< Question biblique tirée des Actes

Q : Luc a-t-il écrit deux livres distincts : « l’Évangile » et « les Actes », ou a-t-il rédigé un seul ouvrage que l’Église ou la première communauté chrétienne a ensuite divisé en deux livres ?

R : Ces deux ouvrages sont assez volumineux, et Luc les a initialement rédigés séparément. Actes 1, 1 commence ainsi : « Dans mon premier livre, ô Théophile, j’ai raconté tout ce que Jésus a commencé à faire et à enseigner… » Parmi les 31 auteurs pré-nicéens qui ont cité ou fait allusion à Luc et/ou aux Actes, aucun n’a jamais écrit qu’il s’agissait d’un seul et même ouvrage.

Q : Dans Actes 1, 1 et Luc 1, 3, Théophile était-il un personnage réel ?

R : Il existe trois possibilités, et je penche pour la troisième.

Non : le mot grec « Théophile » signifie « celui qui aime Dieu », et beaucoup y voient une invitation générale adressée à tous ceux qui aiment Dieu. Selon l’historien Plutarque, un certain Cléomène fut miraculeusement protégé par un serpent, et on l’appelait « théophile », c’est-à-dire « le favori des dieux ».

Oui : Cependant, « Théophile » était un prénom grec connu, et certains, comme la Nelson Study Bible (p. 1685), affirment que Théophile était un croyant en particulier. De même, la NIV Study Bible (p. 1532) indique que « Théophile » « fait presque certainement référence à une personne spécifique plutôt qu’aux amoureux de Dieu en général ». Théophile aurait pu être le mécène de Luc, qui aurait pris en charge ses dépenses pendant qu’il menait ses recherches et rédigeait son ouvrage.

Ambiguïté délibérée : un troisième point de vue consiste à considérer que cette ambiguïté est délibérée, soit de la part de Luc, soit de la part de Dieu.

Théophile était le nom de plusieurs personnes :

1) Un géographe de la Grèce antique mentionné par Plutarque, Ptolémée et Josèphe

2) Un roi indo-grec, soit en 130 av. J.-C., soit en 90 av. J.-C., évêque d’Antioche (168-181/188 apr. J.-C.)

3) Un Théophile de Césarée (vers 170-180 apr. J.-C.)

4) Théophile l’Indien, adepte de l’arianisme (mort en 364 apr. J.-C.)

5) Un patriarche d’Alexandrie vers 391 apr. J.-C.

6) L’auteur du « Martyre de Habib le diacre », survenu en 315 apr. J.-C.

Q : Dans Actes 1, 3, Jésus est-il resté sur terre pendant quarante jours après sa résurrection, ou moins de cinq jours comme le laisse supposer Luc 24, 50-52 ?

R : Jésus est resté sur terre pendant quarante jours après sa résurrection, comme nous le dit Luc dans Actes 1, 3. En revanche, Luc nous parle, dans Luc 24, 50, des cinq derniers jours, mais l’Évangile selon Luc ne précise pas le nombre de jours qui se sont écoulés avant que Jésus ne les conduise à Béthanie et ne monte au ciel.

Q : Dans Actes 1, 8, les apôtres savaient-ils à l’avance ce qui se passerait lorsque le Saint-Esprit descendrait sur eux ?

R : Les Écritures ne le disent pas, mais rien n’indique qu’ils le savaient. Souvent, lorsque nous suivons Dieu, Il ne nous révèle pas toujours à l’avance les bénédictions qu’Il nous réserve.

Q : Dans Actes 1, 10, qui étaient ces hommes vêtus de blanc ?

R : C’étaient des anges. Luc les a appelés « hommes » car ils avaient l’apparence d’êtres humains.

Q : Dans Actes 1:11, pourquoi les anges ont-ils gentiment réprimandé les apôtres ?

R : On peut comprendre qu’ils soient restés là, stupéfaits, à regarder Jésus monter au ciel. Mais après la disparition de Jésus, ils ont continué à le contempler. Ils n’ont pas à craindre de manquer le retour du Christ ; tous les yeux le verront. Tout comme eux, nous ne sommes pas appelés à être des astronomes qui ne font que lever les yeux, mais nous sommes appelés à être des témoins auprès des peuples du monde entier.

Q : Actes1:11 s montre-t-il comment Jésus reviendra ?

R : Oui. Jésus reviendra physiquement dans les nuages, tout comme il est monté physiquement dans les nuages.

L’écrivain chrétien des premiers temps, Irénée (182-188 apr. J.-C.), après avoir cité 1 Jean 5, 1, dit : « sachant que Jésus-Christ est bien le même à qui les portes du ciel ont été ouvertes, parce qu’il a pris chair ; et qu’il reviendra dans cette même chair dans laquelle il a souffert, révélant la gloire du Père. » Irénée, Contre les hérésies, livre 3, chap. 16, 8, p. 443

Q : Dans Actes 1, 12, qu’est-ce qu’un « trajet de sabbat » ?

R : Ce terme familier désignait la distance que les pharisiens avaient fixée comme pouvant être parcourue le jour du sabbat sans effectuer de travail. La Mishna enseigne qu’elle était de 2 000 coudées, ce qui correspond à 1,11 km, soit 1 200 yards ou les deux tiers d’un mile.

Q : Actes 1, 12 montre-t-il que nous ne devrions pas parcourir une distance supérieure à celle-ci le jour du sabbat ?

R : Non. Le fait que l’expression « distance parcourue le jour du sabbat » fût courante et qu’elle soit utilisée ici ne signifie pas que nous devions suivre les traditions des pharisiens. Une « distance parcourue le jour du sabbat » correspondait à environ 3 000 pieds, soit un peu plus d’un demi-mile, selon The Bible Knowledge Commentary : New Testament, p. 354.

Q : Dans Actes 1:12, pourquoi les disciples se sont-ils rendus au mont des Oliviers, alors qu’en Actes 1:4, on leur avait dit de ne pas quitter Jérusalem ?

R : Le mont des Oliviers se trouvait à moins d’un mile des remparts de Jérusalem proprement dite. Il se situait toujours dans l’agglomération de Jérusalem, tout comme une banlieue jouxtant une ville est toujours considérée comme faisant partie de l’environnement urbain.

Q : Dans Actes 1, 12, Jésus est-il monté au ciel depuis le mont des Oliviers, ou est-il monté au ciel depuis Béthanie, comme le dit Luc 24, 50 ?

R : Les deux, car Béthanie se trouvait sur le versant du mont des Oliviers. Béthanie était plus proche de Jérusalem que la distance qu’un Juif était autorisé à parcourir à pied le jour du sabbat, et le mont des Oliviers se situait entre Béthanie et Jérusalem.

À titre d’aparté, la description que fait Luc du mont des Oliviers semble avoir été rédigée à l’intention d’un lecteur païen qui, sans cela, ne le connaîtrait pas. Les lecteurs juifs qui s’étaient déjà rendus à Jérusalem savaient déjà où se trouvait le mont des Oliviers. On ne retrouve donc pas ce genre de formulation chez les autres évangélistes, qui n’en voyaient sans doute pas la nécessité.

Q : Dans Actes 1, 16 et 15, 7, pourquoi Pierre a-t-il commencé par la salutation que le grec traduit par « Hommes, frères » (BSB « Frères »), et pourquoi Jacques a-t-il fait de même dans Actes 15, 13 ?

R : Cela n’a aucune signification particulière ; il s’agissait simplement d’une des formules habituelles pour entamer un discours public solennel et respectueux. À titre d’exemple, l’orateur grec Démosthène commençait certains de ses discours de cette manière, selon The Expositor’s Greek Testament, vol. 2, p. 63. Paul a commencé par « Frères et pères » dans Actes 22:1, par « Frères » dans Actes 23:1 et 28:17, et simplement par « Hommes » devant des païens dans Actes 27:21.

Q : Que révèle Actes 1:14 au sujet de Joseph et de Marie ?

R : Joseph, le père adoptif de Jésus, n’est pas présent. Comme l’enseignait Jean Chrysostome, Joseph était probablement décédé avant la crucifixion de Jésus. Ils étaient là pour adorer et prier Dieu ; il n’est fait aucune mention de vénération ou de prière adressée à Marie. Marie est honorée en tant que mère de Jésus ; le titre « Marie, mère de Dieu » est inconnu dans le Nouveau Testament. C’est la dernière fois que Marie est directement mentionnée dans le Nouveau Testament.

Q : Dans Actes 1, 17, pourquoi Dieu aurait-il voulu que Judas Iscariote fasse partie du ministère avant que Judas ne trahisse Jésus ?

R : La trahison de Judas faisait partie du plan de Dieu, selon Actes 2:23. Judas n’est qu’un exemple parmi d’autres dans la Bible de personnes indignes qui agissent en tant que guides du troupeau de Dieu, mais qui sont en réalité des loups spirituels. Cela s’est produit à l’époque, dans Actes20:29 -31, et cela se produit encore parfois aujourd’hui.

Cependant, Dieu n’en a pas été surpris ; en réalité, Dieu a même intégré la trahison de Judas dans Son plan.

Q : Dans Actes 1:18 et Matthieu 27:3-10, comment Judas est-il mort exactement ?

R : Les Actes 1, 18-19 indiquent que Judas est tombé la tête la première dans un champ, ce qui impliquerait une chute d’une certaine hauteur au moins. En combinant ces versets, deux possibilités se présentent. Dans les deux cas, Judas s’est pendu, très probablement à un arbre, peut-être au bord d’une falaise.

La pendaison a échoué : alors que Judas était encore en vie, la corde s'est rompue, et il est tombé tête la première dans le champ, où son corps s'est déchiré.

La pendaison a abouti, et Judas est mort pendu. Cependant, si personne ne montait pour le décrocher, tôt ou tard, le corps finirait par tomber, d’une manière ou d’une autre.

Dans tous les cas, il y a eu une pendaison, une corde qui s’est rompue et un corps qui s’est fendu en deux.

Q : Dans Actes 1:17, la Bible parle-t-elle du suicide ? Une personne qui se suicide va-t-elle au paradis ou en enfer ? … Je n’ai pas d’arme pointée sur la tête. Je me pose simplement la question. C’est l’une de ces questions que personne n’a jamais soulevées lors d’une étude biblique. Je pense que c’est parce que les gens ont trop peur de la poser.

R : Que ce soit concernant le suicide ou d’autres péchés, la Bible ne précise pas comment Dieu juge une personne. Le suicide est une forme de meurtre, et selon les dix commandements, nous ne devons pas tuer. La Bible cite quelques exemples de personnes malfaisantes qui se sont suicidées : le roi Saül et Judas.

Certaines personnes pensent que si l’on accepte le Christ, on risque de perdre son salut si l’on commet un péché sans jamais se repentir. Une personne qui se suicide, selon la méthode utilisée, peut ne pas avoir le temps de se repentir avant de mourir.

Cependant, ce raisonnement est erroné : bien que les chrétiens soient censés se repentir de tous leurs péchés, nous sommes sauvés par la grâce de Dieu par la foi ; ce n’est pas en fonction de notre repentance pour chaque péché. Je suis certain que chaque chrétien qui meurt ne s’est pas explicitement repenti d’un péché ou d’un autre, soit parce qu’il l’avait oublié, soit parce qu’il n’avait pas conscience qu’il s’agissait d’un péché. Mais notre salut est un don de Dieu à tous ceux qui l’acceptent.
Dans l’Église primitive, on trouve l’exemple d’une mère chrétienne, belle et pieuse, et de ses deux filles, qui furent capturées par des soldats romains. La mère s’est entretenue avec ses filles, et avant d’être violées, celles-ci ont demandé à se rendre au bord de la route, près d’une rivière [vraisemblablement pour se soulager]. Puis elles se sont jetées dans la rivière et se sont noyées. L’Histoire ecclésiastique d’Eusèbe, livre 8, chapitre 12, pages 332-333, les mentionne parmi les « admirables martyrs du Christ ». Cependant, il s’agissait là d’un péché, car il ne faut pas commettre de meurtre. Parmi les premiers auteurs chrétiens, Lactance (vers 303 – vers 325 apr. J.-C.) a enseigné que le suicide est répréhensible dans *Les Institutions divines*, livre 3, chapitre 18, p. 89. Augustin d’Hippone a également enseigné que le suicide, même pour échapper à un viol, est répréhensible.

Q : Dans Actes 1, 20, quel est le rapport entre ces citations du Psaume 69, 25 et du Psaume 109, 8 et Judas ?

R : Le Psaume 69, 21 se rapporte également à Jésus. Il y a trois points à prendre en compte dans la réponse.

1. Ces trois versets ne précisent pas explicitement qu’ils font référence au futur Messie.

2. Il n’y a pas non plus de raison d’interpréter ces versets comme ne s’appliquant qu’à Jésus et à Judas.

3. Cependant, le type de situation dans laquelle se trouvait Jésus correspond très étroitement aux types de situations auxquelles ces Psaumes font référence.

Q : Dans Actes 1, 20, pourquoi Pierre a-t-il dit « sa place », alors que le Psaume 69, 25 dit « leur place » ?

R : Pierre n’a pas récité de mémoire le Psaume 69, 25 mot pour mot, et le livre des Actes nous rapporte (sans erreur) ce que Pierre a réellement récité. Il existe deux interprétations quant à la signification de ce fait.

Premier point de vue : le choix de Matthias comme douzième apôtre était une erreur, puisque l’on n’entend plus parler de Matthias par la suite et que Paul est devenu apôtre. La décision de Pierre de choisir un douzième apôtre par tirage au sort reposait sur un souvenir erroné du Psaume 69, 25. Ainsi, bien que Pierre s’efforçât d’obéir à la parole de Dieu, même lui pouvait commettre des erreurs. Ce n’est toutefois pas grave, car Dieu continue d’agir à travers des personnes imparfaites.

Deuxième point de vue : la paraphrase de Pierre constituait une application correcte, car le Psaume parlait des ennemis du Messie, et Judas en faisait certainement partie.

Q : Dans Actes 1, 21-26, combien y avait-il d’apôtres d’un point de vue biblique ? Je suis presque certain que Barnabas était reconnu comme tel dans le livre des Actes. Et que Jacques, le frère de Jésus, était également un apôtre, comme on le trouve ailleurs dans les Écritures. Par ailleurs, Apollos était-il un apôtre ?

R : Le mot « apôtre » a plusieurs significations. Il peut généralement signifier « ambassadeur », et Barnabas ainsi que Jacques, le frère du Seigneur, étaient des apôtres dans ce sens. Alors que Barnabas est appelé « apôtre » dans les Actes14:4 ; Jacques et Apollos ne sont pas appelés « apôtres » à proprement parler dans la Bible, bien qu’ils aient joué un rôle important au sein de l’Église.

Pour les distinguer, il existait un autre groupe, plus restreint, appelé « les Douze », ce qui soulève un point intéressant. Puisque onze disciples de Jésus sont devenus apôtres, qu’en est-il du douzième ? Pierre a estimé qu’un douzième était nécessaire ; ils ont tiré au sort entre Joseph et Matthias, et c’est Matthias qui a été choisi (Actes1:21 -26). Lors du tirage au sort, il est peu probable qu’il y ait eu une troisième option « ne choisissez pas encore ». Pourtant, on n’entend plus parler de Matthias. Plus tard, Paul devint le douzième apôtre et fut reconnu comme tel par les autres (Gal 2, 8-10 ; 2 Pi3:15 -16). C’est presque comme si Dieu avait simplement ignoré leur tirage au sort, car Son choix de Paul allait intervenir plus tard.

Il est intéressant de noter qu’au sein de la communauté de Qumrân, il y avait douze dirigeants, ainsi qu’un cercle restreint de trois personnes.

Q : Dans Actes 1, 22-26, lorsqu’ils ont choisi Matthias par tirage au sort pour remplacer Judas, était-ce là la volonté de Dieu ?

R : Les Écritures ne mentionnent ni l’approbation ni la désapprobation de cette décision. Cependant, de nombreux chrétiens pensent que ce n’était pas ce que Dieu voulait, et ce pour trois raisons.

1. Dieu n’a reconnu que douze apôtres dans Apocalypse 21, 14.

2. Paul est mentionné en tant qu’apôtre dans 1 Timothée 1, 1 ; 2, 7 ; Romains 1, 1 ; 1 Corinthiens 1, 1 ; 2 Corinthiens 1, 1 ; Galates 1, 1 ; Éphésiens 1, 1 ; Colossiens 1, 1 ; 2 Timothée 1, 1 ; et Tite 1, 1.

3. On n’entend plus jamais parler de Matthias dans la Bible.

Voici les arguments selon lesquels Matthias aurait dû être choisi.

1. Il aurait été bon de mettre en évidence le chiffre « 12 » comme accomplissement de la promesse faite à Israël lors de la Pentecôte, dans le chapitre suivant.

2. Dans le prolongement du point précédent, Paul exerçait un ministère nettement différent, puisqu’il n’était pas présent à la Pentecôte et qu’il s’était rendu loin, auprès des païens.

3. Pierre, inspiré par le Saint-Esprit, aurait su parfaitement comment appliquer ces psaumes dans ce contexte.

4. Il n’y a eu aucune critique ni réprimande de la part de Dieu.

Lorsque des croyants sincères servent Dieu de tout leur cœur, ils commettent tout de même des erreurs. Cependant, Dieu est suffisamment grand pour faire preuve d’indulgence envers nos erreurs.

   F.F. Bruce estime que cette décision était justifiée. F.F. Bruce souligne également qu’ils n’ont pas remplacé Judas parce qu’il était mort. Ils l’ont plutôt remplacé parce qu’il avait abandonné sa place. Ils ne pratiquaient pas une « succession apostolique » au sens littéral : ainsi, lorsque Jacques fut martyrisé dans Actes 12, 2, ils n’ont pas songé à le remplacer. Tertullien (198-220 apr. J.-C.), dans son ouvrage *De la prescription contre les hérétiques*, chapitre 20, p. 252, estime lui aussi que le choix de Matthias était justifié.

Q : Dans Actes 1, 23, que signifie « Barsabbas » ?

R : Cela signifie littéralement « fils du sabbat ». Peut-être Joseph Barsabbas est-il né un jour de sabbat.

Q : Dans Actes 1, 26, le tirage au sort correspondait-il à un vote ?

R : Non. Tirer au sort revient à placer dans un pot des pierres sur lesquelles est inscrit le nom de chaque candidat, puis à demander à quelqu’un d’en tirer un au hasard.

Q : Dans Actes 2, 1, combien de jours se sont écoulés entre l’Ascension de Jésus et la Pentecôte ?

R : Puisque Jésus est monté au ciel environ 40 jours après sa résurrection (Actes 1, 3) et que la Pentecôte avait lieu 50 jours après la Pâque, il s’est écoulé environ 10 jours.

Q : Dans Actes 2, 3, qui a reçu les langues de feu ?

R : Bien que les Écritures ne précisent pas explicitement que ce phénomène était réservé aux apôtres, c’était probablement le cas. Nous ne pouvons pas savoir si Matthias a reçu une langue de feu ou non. En revanche, l’ouvrage *The Bible Knowledge Commentary : New Testament*, p. 357, estime que les quelque 120 croyants ont tous reçu des langues de feu, mais que seuls les douze ont parlé en langues. De plus, le texte ne mentionne pas précisément des « langues de feu », mais plutôt des « langues semblables à du feu ». De même, il ne parle pas du bruit d’un vent impétueux, mais d’un bruit semblable à celui d’un vent impétueux.

Q : Dans Actes 2, 4, pourquoi Dieu a-t-il attendu la Pentecôte pour envoyer le Saint-Esprit ?

R : Les Écritures n’expliquent pas pourquoi il y a eu un délai de cinquante jours après la Pâque. Cependant, deux raisons apparaissent clairement.

Peut-être fallait-il d’abord que l’Ascension ait lieu : Jésus est apparu fréquemment à ses disciples avant de monter au Ciel. Il devait achever de les instruire et leur confier la mission mentionnée dans Actes 1, 7-8 avant de monter au Ciel. Son ascension au Ciel a précédé la venue du Saint-Esprit sur eux.

Respect des fêtes : Dieu a institué les fêtes juives dans l’Ancien Testament. La vie de Jésus a suivi le rythme de ces fêtes, et il était tout à fait approprié que le Saint-Esprit vienne lors de la fête de la Pentecôte. La Pentecôte est prescrite dans Lévitique 23, 15-16 et Deutéronome 16, 9-12.

Q : Dans Actes 2, 4, comment tout le monde a-t-il pu comprendre ces langues, alors que 1 Corinthiens 14, 27-28 stipule qu’il ne doit pas y avoir de langues dans l’Église sans interprétation ?

R : La réaction de la foule montre que les apôtres ne parlaient pas en langues inconnues, mais dans des langues inconnues de ceux qui parlaient, mais connues de ceux qui écoutaient. Ainsi, aucun interprète n’était nécessaire.

Quant à l’idée selon laquelle ils auraient désobéi à 1 Corinthiens14:27 -28, rappelez-vous que

a) Les auditeurs pouvaient interpréter eux-mêmes

b) Cela ne se passait pas dans une église

c) 1 Corinthiens 14, 27-28 n’avait pas encore été écrit.

Bien que les musulmans ne soient pas chrétiens, ils ne devraient avoir aucune difficulté à accepter ce récit. L’un des plus éminents historiens musulmans des premiers temps, al-Tabari, affirme également que les disciples de Jésus pouvaient, de manière miraculeuse, parler la langue des personnes vers lesquelles ils étaient envoyés. (Histoire d’al-Tabari, vol. 8, p. 99)

Q : Dans Actes 2:4, le fait que le Saint-Esprit remplisse les gens prouve-t-il que le Saint-Esprit ne peut pas être une personne, comme l’enseignent les Témoins de Jéhovah ?

R : Non. Si ce raisonnement était valable, alors, puisque Dieu remplit les cieux et la terre, comme le dit Jérémie23:24 , Dieu ne serait pas un dieu personnel. Le fait que le Saint-Esprit puisse accomplir des choses que nous ne pouvons pas faire, et le fait que Dieu soit infini, ne l’empêchent pas d’être également un être intelligent doté de pensées et de sentiments. Comme le souligne l’ouvrage *When Cultists Ask*, p. 194-195, Éphésiens4:10 indique que le Christ remplit toutes choses ; ainsi, selon cette même logique erronée, le Christ ne serait-il pas non plus une personne ?

Alors que le paragraphe précédent montre que rien n’empêche le Saint-Esprit d’être une personne, la liste suivante montre que le Saint-Esprit possède les attributs d’une personne. Par « personne », nous n’entendons pas un être humain, mais un être intelligent et personnel.

Parakletos (le Consolateur, celui qui est à nos côtés)

Il nous parle (Jean14:16 , 26 ; Jean15:26 ; Actes 13, 2 ; Hébreux 3, 7)

Il nous rappelle (Jean14:26 )

Comme un parent, afin que nous ne soyons pas orphelins (orphanos en grec) (Jean14:18 )

Il nous guide (Jean16:13 )

Il nous enseigne (Jean14:26 ; 1 Corinthiens2:13 )

Vit en nous (1 Corinthiens3:16 ; 2 Timothée1:14 ; Romains 8:9,11, Éphésiens2:22 )

Dans nos cœurs (2 Corinthiens1:22 ; Galates 4:6)

Nous vivons par l’Esprit (Galates5:16 , 25)

Guidés par l’Esprit (Galates5:18 ; Romains 8:9)

Il intercède pour nous (Romains8:26 -27)

Il peut être offensé (Hébreux10:29 )

Il rend témoignage au Christ (Jean15:26 )

Il a une pensée (Romains8:27 )

Peut être attristé (Ésaïe 63, 10 ; Éphésiens4:30 )

Choisit à qui accorder ses dons (1 Corinthiens12:11 )

Possède l’amour (Romains15:30 )

Peut considérer que certaines choses sont bonnes (Actes15:28 )

Il sonde les profondeurs de Dieu (1 Corinthiens 2:9-10)

Dieu en nous (1 Jean 4:12-13, 15-16 ; Romains 8:9-10 ; 1 Corinthiens3:16 ,6:19 ; Jean 14:23, 15:4)

Toujours avec nous (Matthieu 28:20)

Il gémit, et donc se soucie de nous (Romains8:26 )

Il nous procure la joie (1 Thessaloniciens 1:6)

Q : Dans Actes 2:4, cela prouve-t-il que le parler en langues était une expérience normale pour les futurs chrétiens ?

R : L’expérience des douze apôtres rapportée dans Actes 2:4 ne prouve ni ne réfute cela, à moins que vous ne considériez que les langues de feu constituent elles aussi une expérience chrétienne courante. Le parler en langues n’avait pas lieu auparavant, car les apôtres n’étaient pas remplis du Saint-Esprit avant la Pentecôte. Quant aux autres personnes qui ont parlé en langues par la suite, il n’est fait aucune mention de langues de feu.

Q : Dans les Actes 2, 6-11, étant donné que la plupart des gens à cette époque parlaient soit le grec, soit l’araméen, les apôtres se sont-ils adressés à chacun dans sa propre langue en utilisant simplement ces deux langues, ce qui n’aurait rien de miraculeux, comme le suggère le Guide sceptique de la Bible d’Asimov, p. 1002 ?

R : De nombreuses personnes en Palestine parlaient à la fois le grec et l’araméen. L’explication d’Asimov, selon laquelle ils auraient simplement parlé ces deux langues, n’a aucun sens pour au moins cinq raisons.

1. « Une foule s’est rassemblée, perplexe, car chacun les entendait parler dans sa propre langue. Stupéfaits et émerveillés,… » (Actes 2, 6-7). Combien de personnes aujourd’hui sont stupéfaites et émerveillées d’apprendre qu’un inconnu est bilingue ?

2. « Étonnés et perplexes, ils se demandaient les uns aux autres : “Que signifie cela ?” » (Actes2:12 ).

3. D’autres disaient : « Ils sont ivres de vin nouveau ! » (Actes2:13 )

4. Actes 2, 8 indique que des personnes issues de quinze groupes ethniques ont entendu l’Évangile dans leur propre langue. Il serait illogique d’énumérer quinze groupes si seules deux langues étaient parlées.

5. Enfin, il est peu probable que tous les Parthes et tous les Arabes parlassent soit le grec, soit l’araméen.

Q : Dans Actes 2:7, comment ont-ils pu savoir que les apôtres étaient des Galiléens ?

R : La foule l’a reconnu à leur accent. En Galilée, les gens avaient tendance à omettre la syllabe « o’er ». Les Galiléens avaient également du mal à prononcer les consonnes gutturales (tout comme les anglophones). Les consonnes gutturales sont pratiquement absentes de l’anglais, à l’exception peut-être du mot « loch ». Elles s’apparentent le plus aux sons h, g, k et au « r » allemand. Elles sont très présentes en allemand, en hébreu et en arabe, comme le saurait mon ami Akhmed. Par exemple, deux mots arabes, « kalb » et « qalb », signifient respectivement « chien » et « cœur ». J’ai entendu dire que les Arabes adoraient entendre les missionnaires étrangers, s’exprimant en arabe, dire aux gens de donner leur « cœur » à Dieu.

Q : Dans Actes 2, 14-40, les discours sont-ils rapportés fidèlement ?

R : Non, pour plusieurs raisons. Actes 2, 14-40 se lit en une minute ou deux, alors que Pierre a probablement parlé plus longtemps que cela. En effet, dans Actes 2, 40, Luc nous indique que Pierre a également prononcé de nombreuses autres paroles. Luc a donné un résumé de ce que Pierre a dit, et il en a probablement paraphrasé certaines parties.

Nous en trouvons un bon exemple dans l’histoire profane, chez l’historien fiable Thucydide, au Ve siècle av. J.-C. Dans son Histoire de la guerre du Péloponnèse, il inclut lui aussi de nombreux discours. Thucydide écrit : « Quant aux discours… il m’était difficile, ainsi qu’aux autres qui me les ont rapportés, de me souvenir des mots exacts. J’ai donc mis dans la bouche de chaque orateur les sentiments propres à l’occasion, exprimés comme je pensais qu’il serait susceptible de les exprimer, tout en m’efforçant, autant que possible, de rendre le sens général de ce qui avait été réellement dit. … Quant aux événements de la guerre, je ne me suis pas risqué à en parler sur la base d’informations aléatoires, ni selon une quelconque idée qui m’aurait été propre ; je n’ai décrit que ce que j’ai vu moi-même ou appris d’autres personnes auprès desquelles j’ai mené l’enquête la plus minutieuse et la plus détaillée qui soit. La tâche était ardue. » Thucydide, traduit en anglais par Benjamin Jowett (1881), vol. 1, livre 1, chap. 22.

Q : Dans Actes 2, 15, pourquoi les Juifs considéraient-ils qu’il était répréhensible de boire du vin à ce moment-là ?

R : Bien que la consommation modérée de vin fût pratiquée, il était d’usage, les jours de fête, de jeûner au moins jusqu’à la quatrième heure. Une personne est considérée comme un alcoolique grave si elle a besoin de vin pour se lever le matin. En général, les Juifs ne buvaient pas de vin le matin.

Q : Dans Actes 2, 16-21, cette prophétie de Joël 2, 28-29 s’est-elle accomplie ici, ou s’accomplira-t-elle lors de la seconde venue du Christ ?

R : Elle doit s’accomplir à chaque venue du Christ. Une partie s’est accomplie lors de la crucifixion de Jésus, lorsque le soleil s’est assombri dans l’après-midi, comme le rapportent Matthieu 27:45, Marc 15:33 et Luc 23:44-45. Pierre en a fait mention dans Actes 2:16-21.

Le ciel s’assombrira également avant le retour de Jésus, comme le mentionnent Apocalypse 6:12-14 ;8:12 ; 9:2 ;16:10 .

Q : Dans Actes 2, 16-21, puisque cela accomplissait la prophétie de Joël 2, 28-32, comment se fait-il que la lune ne se soit pas changée en sang ?

R : Le fait que la lune se transforme en sang signifie simplement qu’elle apparaît de couleur rouge. Le soleil s’est assombri pendant trois heures lors de la crucifixion de Jésus, selon Luc 23, 44-45. Un historien palestinien non chrétien nommé Thalès (également orthographié Thallus) a écrit en 52 après J.-C. que l’obscurité avait accompagné la crucifixion de Jésus. Un écrivain grec de Carie, nommé Phlégon, a également rapporté qu’au cours de la 202e Olympiade (en 33 apr. J.-C.), il y eut une éclipse de soleil.

Il existe deux interprétations concernant Actes 2, 16-21 :

Entièrement accomplie : comme la lune apparaît souvent pendant la journée, lorsque le soleil s’est assombri, la lune s’est probablement assombrie ou rougie elle aussi.

Réalisation partielle : la prophétie de Joël 2, 28-32 comportait plusieurs éléments. L’effusion de l’Esprit n’a eu lieu que cinquante jours plus tard, à la Pentecôte. La lune n’a apparemment pas été obscurcie à ce moment-là, mais elle le sera lors de la seconde venue du Christ. Le soleil a été obscurci tant lors de la crucifixion que lors de la seconde venue.

Q : Dans Actes 2, 25-26 et 4, 25-28, quel est le rapport entre le Psaume 16, 8-11 et le Psaume 2 d’une part, et Jésus et les premiers chrétiens d’autre part ?

R : Ces passages se rapportent avant tout à Jésus. Mais comme Jésus nous a donné sa vie, ils se rapportent également, dans un second temps, à nous.

Dans le Psaume 16, 8-11, le corps de Jésus n’a jamais connu la décomposition, et Jésus connaîtra une joie éternelle au Ciel. Nos corps terrestres se décomposeront. Cependant, nous recevrons plus tard des corps glorifiés, et pour nous aussi, ces corps ne connaîtront jamais la décomposition, et nous connaîtrons une joie éternelle au Ciel.

Dans le Psaume 2, Jésus s’assiéra sur son trône et régnera sur la terre. Éphésiens 2, 6 et Apocalypse 3, 21 indiquent que nous nous assoirons avec le Christ sur son trône (et non sur le nôtre) et que nous régnerons avec lui.

La combinaison de deux versets contenant les mêmes mots constituait la « deuxième règle midrashique » attribuée au célèbre rabbin juif Hillel.

Q : Dans Actes 2:34, David est-il allé au Ciel, ou non ?

R : Finalement, oui. Deux points sont à prendre en compte dans la réponse.

1. Au moment où David a rédigé le passage cité, il vivait encore sur terre.

2. Aujourd’hui, l’âme de David est au ciel. Cependant, son corps n’est pas au ciel, comme l’indique Actes2:29 .

Q : Dans Actes 2, 36, le sceptique Bart Ehrman affirme que Pierre a montré que Jésus avait reçu son statut exalté lors de la résurrection (Jesus, Interrupted, p. 95).

R : M. Ehrman a en partie raison et en partie tort. Alors que les Actes2:36 s montrent que Jésus a reçu un statut exalté, Jean 17:5-7 montre qu’il a retrouvé le statut exalté qu’il possédait avant la création du monde.

Q : Actes 2, 38 signifie-t-il que le baptême d’eau est nécessaire au salut ?

R : Non, comme en témoignent le larron sur la croix et certains des premiers martyrs. C’est Jésus qui est nécessaire au salut. Ni la repentance ni le baptême d’eau ne nous valent le salut. Il s’agit là de notre réponse à l’œuvre de Jésus. Le baptême doit être un signe extérieur de notre repentance intérieure préalable. Mais Pierre n’a pas dit : « Croyez uniquement dans votre cœur ». Leur foi intérieure s’accompagnait d’un témoignage extérieur rendu à Dieu et aux autres.

Notez que le passage d’Actes2:38 était un commandement, et non une formule. Si le passage d’Actes2:38 était une formule, on pourrait alors conclure à tort que l’amour de Dieu, la foi, la croyance et la confiance en Dieu ne sont pas nécessaires, puisqu’ils ne sont pas mentionnés ici. Tous ceux qui viennent à Christ doivent être baptisés, et cela est tout aussi vrai aujourd’hui qu’à l’époque. Cependant, c’est le sang de Jésus, et non notre baptême, qui nous sauve. Néanmoins, les chrétiens voudront obéir au Christ et se faire baptiser par l’eau.

Colossiens 2, 11-12 montre que la circoncision était une figure du baptême. Comme l’a souligné Justin le Martyr, le fait que seuls les hommes, et non les femmes, puissent être circoncis prouvait que la circoncision avait été donnée par Dieu comme un signe, et non comme une œuvre de justice. (Dialogue avec Tryphon, chap. 23, p. 206)

Q : Dans Actes 2, 38, beaucoup affirment qu’il faut se repentir de ses péchés pour obtenir le salut, d’autres disent que la foi suffit, et d’autres encore parlent de repentance envers Dieu. Que dit la Bible ?

R : Je crois que c’est la première approche que la Bible enseigne. J’ai entendu dire un jour que deux missionnaires de Campus Crusade se trouvaient à Moscou, en Russie, et qu’ils avaient aperçu deux prostituées dans la rue. Ils se sont approchés d’elles et ont engagé la conversation, en sortant un tract intitulé « Les quatre lois spirituelles ». Les prostituées ont alors sorti leurs propres exemplaires de ce tract, ont déclaré qu’elles y croyaient, et les ont même distribués à tous leurs clients !

Certains versets bibliques disent : « Repentez-vous et croyez », tandis que d’autres disent simplement « croyez ». Mais « croire », au sens biblique, implique l’obéissance, et pas seulement un assentiment intellectuel, comme l’enseignent Jacques 2:14-20 et 1 Jean 2:3-4, 9 ; 1 Jean 2:15-16. Or, Jean ne dit pas qu’il faille être sans péché (1 Jean 1, 10), mais plutôt que nous ne devons pas persister dans le péché (1 Jean 3, 6).

Dans le message que Pierre a prononcé à la Pentecôte, en Actes 2, 38, il a dit : « Repentez-vous et soyez baptisés ». Comme Pierre l’a dit dans 1 Pierre 3, 21, le baptême ne sert pas en réalité à ôter la souillure (qu’elle soit physique ou spirituelle), mais il est le gage d’une bonne conscience envers Dieu.

D’autres versets soulignent la nécessité de la repentance :

Ézéchiel 18, 23, 32

Matthieu 3:2 ; 3:8, 11 ; 4:17 ; 11:20 ; 21:32

Marc 1:4, 15 ; 6:12

Luc 3:3, 5, 8 ; 5:32 ; 15:7, 10 ; 16:30 ; 24:47

Actes 2:38 ; 3:19 ; 5:31 ; 8:22 ; 11:18 ; 13:24 ; 17:30 ; 19:4 ; 20:21 ; 26:20

Romains 2:4

2 Corinthiens 7, 9-10

2 Timothée 2:25

Hébreux 6:1, 6

2 Pierre 3:9

Apocalypse 2:5,16 ; 2:21,22 ; 3:3 ; 3:19 ; 9:20,21 ; 16:9,11

Q : Dans Actes 2:39, y a-t-il un passage biblique indiquant que la Bible s’applique à des personnes qui n’étaient pas juives et ne vivaient pas en Israël ?

R : Oui, certains versets étendent ces promesses à nous. (Toutes ces citations sont tirées de la Bible Berean Standard.)

Actes2:39 : « Cette promesse vous est destinée, à vous et à vos enfants, ainsi qu’à tous ceux qui sont au loin — à tous ceux que le Seigneur notre Dieu appellera à Lui. »

Éphésiens 1:3 « Béni soit Dieu, le Père de notre Seigneur Jésus-Christ, qui nous a comblés de toutes les bénédictions spirituelles dans les lieux célestes en Christ. »

Romains 10:11-12 « C’est exactement ce que dit l’Écriture : “Quiconque croit en lui ne sera jamais confondu.” Car il n’y a aucune différence entre le Juif et le Grec : le même Seigneur est Seigneur de tous, et il comble de ses bienfaits tous ceux qui l’invoquent. »

Galates 3:28 « Il n’y a ni Juif ni Grec, ni esclave ni libre, ni homme ni femme, car vous êtes tous un en Jésus-Christ. »

2 Pierre 1:1 « … À ceux qui, par la justice de notre Dieu et Sauveur Jésus-Christ, ont reçu une foi aussi précieuse que la nôtre : » Notez que c’est Pierre qui écrit ici, et que notre foi, en tant que païens, est tout aussi précieuse que sa foi, en tant que Juif, car en vérité, il n’y a qu’une seule foi.

Romains 11:17 « Or, si certaines branches ont été retranchées, et que vous, un rameau d’olivier sauvage, avez été greffé parmi les autres pour participer à la sève de la racine de l’olivier, »

Or, les chrétiens ont des opinions divergentes quant à la mesure dans laquelle nous sommes l’Israël de Dieu, et quant au rôle que Dieu réserve aujourd’hui aux Juifs de souche. Au vu d’événements tels que le terrible Holocauste de la Seconde Guerre mondiale, Satan semble toujours avoir les Juifs dans le collimateur pour leur faire du mal. Les Juifs eux-mêmes se sont interrogés sur l’étendue de la protection que Dieu leur accorde depuis que cela s’est produit. En général, les chrétiens dispensationalistes ont tendance à accorder un respect particulier au peuple juif d’aujourd’hui, car Dieu continue d’agir auprès de lui. Les chrétiens adeptes de la « théologie de l’alliance » ont tendance à affirmer que, puisque les Juifs ont rejeté le Christ, ils n’occupent actuellement aux yeux de Dieu aucune place particulière par rapport à tout autre groupe ethnique.

Quelle que soit la manière dont Dieu considère le peuple juif aujourd’hui, celui-ci semble avoir un rôle particulier à jouer dans les derniers temps. Les 144 000 témoins de l’Apocalypse seront tous des hommes juifs purs. Dans Zacharie 12, 1-9, leurs ennemis seront rassemblés autour de Jérusalem. Dans Zacharie 12, 10-14, ils connaîtront une conversion massive au Christ, « pleurant celui qu’ils ont transpercé ». Dans Daniel9:26 , l’Antéchrist conclura une alliance avec les Juifs, la rompra au bout de trois ans et demi, puis détruira la ville et le sanctuaire.

Avant même les Juifs, Dieu avait promis à Abraham que toutes les nations seraient bénies par son intermédiaire (Galates 3:8-9) ; nous sommes tous fils de Dieu par la foi en Jésus-Christ (Galates3:26 ), et nous sommes tous considérés comme les enfants de la promesse, ceux de Sarah et non d’Agar, comme le montre Galates4:24 -28.

Q : Dans Actes 2:40, pourquoi Pierre ressentait-il une telle urgence à partager le message de l’Évangile avec des personnes qui s’efforçaient déjà d’être bonnes ?

R : Pierre se souciait sincèrement d’eux. Le simple fait d’essayer d’être bon ne suffit pas pour entrer dans le royaume de Dieu ; une transformation est nécessaire. Même les Juifs avaient besoin de naître de nouveau.

Pierre suppliait même les Juifs d’accepter Jésus dans2:40 . Si quelqu’un se trouve dans une maison en feu, on ne se contente pas de l’inviter à sortir parce qu’il fait beau ; on lui dit de toute urgence de se sauver.

Il est remarquable que ce même Pierre, qui a renié le Christ à trois reprises chez le grand prêtre, se trouve désormais dans les parvis du Temple où il proclame hardiment le Christ. Pierre allait-il être flagellé ou tué pour cela ? Pierre s’en souciait peu, comparé à l’urgence de faire connaître le message de l’Évangile.

Q : Dans Actes 2:42, que signifie « rompre le pain » ?

R : Cela ne signifie pas simplement manger et boire, car ils ne se seraient pas « consacrés » uniquement à manger et à boire. Il s’agit plutôt de prendre part à la Cène, que Jésus leur a demandé de célébrer en mémoire de lui dans Luc 22, 19 et 1 Corinthiens 11, 24-26.

Q : Dans Actes 2, 44-45 et Actes 4, 32, cela signifie-t-il que les chrétiens ne devraient pas posséder de biens privés ?

R : Non. Cet exemple des premiers chrétiens vivant à Jérusalem n’est pas nécessairement un modèle que nous devons suivre. Dans le Nouveau Testament, on trouve un contre-exemple : la possession privée par Paul de son manteau, mentionnée en 2 Timothée 4, 13. De plus, Paul a exhorté les Corinthiens à faire preuve de générosité dans 2 Corinthiens 8. Il n’aurait pas eu besoin de le faire si l’Église avait déjà confisqué tous leurs biens.

Cette distribution était volontaire et ne s’adressait pas à tous, mais uniquement à ceux qui en avaient besoin.

Q : Dans Actes 2, 44, l’expression « tout en commun » inclut-elle les relations sexuelles libertines, comme l’enseigne la secte des Enfants de Dieu ?

R : Non, pour deux raisons.

1. Les femmes et les hommes ne sont pas des marchandises à échanger ni des objets à utiliser. Cela concerne les biens matériels, et non les personnes ou les relations.

2. Puisqu’ils obéissaient à Dieu, ils n’auraient pas non plus mis en commun des choses mauvaises, telles que des biens volés.

Cela revient à filtrer le moucheron et à avaler le chameau que de tenter de justifier la promiscuité sexuelle en se fondant sur ce verset et d’ignorer tout ce que la Bible dit au sujet de la pureté sexuelle.

Q : Dans Actes 3, 1-3, dans quelles circonstances ce que nous voulons peut-il différer de ce dont nous avons besoin, voire être bien inférieur à ce dont nous avons besoin ?

R : Cet homme voulait un peu d’argent pour soulager sa situation actuelle. Pierre l’a appelé à se relever et à sortir de cette situation. L’homme avait perdu tout espoir d’être un jour guéri, mais après que Pierre eut parlé au nom de Jésus, il eut la foi nécessaire pour y parvenir. L’homme savait que Jésus venait d’être crucifié, mais il savait sans doute aussi que Jésus était ressuscité d’entre les morts.

Certaines personnes, même parmi les chrétiens, pensent qu’elles ne pourront jamais arrêter de fumer, de s’enivrer, de maîtriser leur colère ou de commettre d’autres péchés. Mais Dieu nous appelle à avoir la foi et à nous élever au-dessus de notre servitude paralysante face au péché.

Q : Dans Actes 3:2, où et quand cet homme est-il devenu infirme ?

R : Le mot grec koilia peut signifier « estomac » ou « utérus ». Alors que le Nouveau Testament utilise ce mot ailleurs dans ces deux sens, Luc ne l’utilise que pour désigner l’« utérus ». Cet homme était donc infirme de naissance.

Q : Dans Actes 3:3, que sont les aumônes ?

R : Il s’agit d’argent distribué aux pauvres.

Q : Dans Actes 3, 3-6, quelle foi et quelle espérance cet homme avait-il d’être guéri ?

R : Le mendiant était boiteux de naissance ; il gisait jour après jour à l’entrée du temple et ne laissait transparaître aucun espoir d’être guéri. Il se contentait simplement d’une petite aumône. À quel point nous contentons-nous aujourd’hui d’un tout petit peu de la part de Dieu, alors que Dieu veut faire bien plus dans nos vies ?

Cette guérison est inhabituelle, car l’homme n’a demandé qu’une petite chose, avec peu de foi, et par la grâce de Dieu, il a reçu quelque chose de grand.

Q : Dans Actes 3, 7, compte tenu de la gravité et de la durée de son handicap, cet homme avait toutes les raisons de prétexter qu’il ne pouvait pas marcher. Mais il ne l’a pas fait. Quand essayons-nous de trouver des excuses auprès de Dieu, alors que nous devrions simplement agir ?

R : L’ampleur d’une difficulté n’a aucune importance face à la puissance de Dieu. Si nous continuons simplement à obéir à Dieu, dès que l’occasion se présente, Dieu viendra à notre rencontre et nous guidera. Alors qu’un nourrisson, qui a le potentiel de marcher, doit passer par un long processus pour apprendre à le faire, ce n’était pas le cas de cet homme. Non seulement ses jambes ont été guéries pour lui donner ce potentiel, mais il a immédiatement acquis la capacité et l’habileté de marcher, de sauter et de bondir.

Comme l’a dit quelqu’un : « Ne dites pas à Dieu à quel point la tempête est violente ; dites à la tempête à quel point votre Dieu est grand. »

Q : Dans Actes 3, 11-26, en quoi le sermon de Pierre diffère-t-il de celui qu’il a prononcé dans Actes 2 ?

R : Ce sermon improvisé ne semble pas aussi soigné que celui d’Actes 2. Mais peut-être que la fluidité et la préparation de notre discours n’ont pas d’importance lorsque nous partageons la vérité de l’Évangile qui est en nous.

Q : Dans Actes 3, 13, les Juifs ont-ils renié Jésus en présence de Pilate, alors même que celui-ci était déterminé à le relâcher ?

R : Oui. Cela apparaît clairement dans Matthieu 27, 17-26, Luc 23, 4-25 et Jean 19, 4-16. C’est moins évident dans Marc 15, 9-15.

Q : Dans Actes 3, 14-15, quel contraste Pierre établit-il ici, et en quoi cela s’applique-t-il à nous ?

R : La foule présente au procès de Jésus avait le choix : libérer un meurtrier qui ôte la vie ou libérer le Messie qui donne la vie. Elle a choisi celui qui ôte la vie. Il arrive parfois que les gens fassent de mauvais choix et s’engagent sur une mauvaise voie, dont l’issue ôte la vie. Mais Pierre leur annonçait la bonne nouvelle : il n’est pas encore trop tard pour qu’ils se repentent, changent d’avis et suivent le chemin de la vie. Pierre ne se montre pas sévère à leur égard, mais proclame en termes graves et pressants ce qu’ils ont fait et ce qu’ils doivent faire à présent.

Q : Dans Actes 3, 16-17, en quoi « le Nom » de Jésus revêt-il une importance particulière ?

R : Luc y accordait certainement de l’importance, puisqu’il le mentionne 33 fois : Actes 2, 21 ; 38 ; 3, 6, 16 ; 4, 7, 10, 12, 17, 18 ; 5, 28, 40, 41 ; 8, 12, 16 ; 9, 14, 15, 21, 27, 29 ; 10:48 ; 15:26 ; 16:18 ; 19:5, 13, 17 ; 21:13 ; 22:16 ; 26:9 ; Luc 10:17 ; 21:8 ; 24:47

Q : Dans les Actes3:17 -21, le peuple juif s’est-il vu offrir une nouvelle chance de voir le Royaume de Dieu s’établir ici-bas sur terre ?

R : Les chrétiens ne sont pas d’accord sur ce point.

Oui : De nombreux dispensationalistes estiment que les Juifs, en tant que nation, se sont vu offrir ici l’opportunité d’établir le Royaume de Dieu sur terre. Bien sûr, Dieu savait d’avance qu’ils rejetteraient cette opportunité.

Non : Beaucoup d’autres affirment que l’appel s’adressait ici à chaque individu qui entendait le message.

Question sans objet : Il s’agit d’une offre sincère, mais d’un cas purement hypothétique, comme proposer l’Évangile à des personnes réprouvées. Dieu savait qu’elles ne l’accepteraient pas.

Q : Dans Actes 3, 19-20, pourquoi leur a-t-on dit de se repentir et de se convertir ?

R : C’est un point important à noter. Actes 3, 19 précise que le but de la repentance et du retour vers Dieu était que leurs péchés soient effacés. Le salut comporte toujours une dimension éternelle, puisque Dieu connaissait d’avance et avait prédestiné ceux qui iraient au Ciel. Cependant, Actes 3, 19 montre qu’il existe également une dimension temporelle, et, d’une certaine manière, nos péchés sont pardonnés « lorsque » nous nous repentons et nous convertissons.

Le rafraîchissement et le renouveau de toutes choses étaient déjà connus des Juifs, comme cela avait également été prophétisé dans Ésaïe 34:4 ; 51:6 ; 65. Cela est également mentionné dans le Livre d’Hénoch 45:2 ; 62:1 ; 91:16-17, ainsi que dans l’Apocalypse de Baruch 32, selon The Expositor’s Greek Testament, vol. 2, p. 116.

Q : Dans Actes 3, 21 et 26, ces passages soutiennent-ils l’universalisme, selon lequel tous seront sauvés ?

R : Non. Jésus est venu en tant que sacrifice expiatoire pour le monde entier (1 Jean 2, 2) afin de détourner chacun de ses mauvaises voies. Cependant, pour ceux qui choisissent de ne pas se détourner de leurs voies impies, Dieu ne force personne à entrer au Ciel contre sa volonté.

L’universalisme immédiat, selon lequel tous iraient immédiatement au Ciel, est faux selon Matthieu 25, 46 ; Jean 3:36 ; 5:40-43 ; 6:45 ; 8:24 ; 10:8 ; 12:47-48 ; 14:6 ; (implicite) Actes 4:12 ; 2 Thessaloniciens 1:8-9.

L’universalisme final, selon lequel certains pourraient aller en enfer mais que tous finiront par aller au ciel, est faux selon Marc 9, 44-48 ; Apocalypse 20, 10.

Q : Dans Actes 3, 13, 22, 26 et4:27 , pourquoi Jésus est-il désigné dans ces versets comme un serviteur saint, et que signifie le fait qu’il soit appelé « Fils de l’homme » ?

R : Deux des titres préférés de Jésus semblaient être « Fils de l’homme » et « Fils de Dieu ». Mais Jésus a apparemment introduit ces titres un par un. Le premier souligne que Jésus est pleinement humain, et le second que Jésus était pleinement Dieu. Jésus ne se contentait pas de ressembler à un homme ou d’avoir certains points communs avec les humains ; il était au contraire à 100 % homme. Il était tout aussi humain que vous et moi. De même, Jésus n’était pas un peu Dieu, ni partiellement Dieu, mais il était à 100 % Dieu.

Jésus possédait toute la gloire due à Dieu dans les cieux. Et pourtant, Jésus est descendu sur terre. Hébreux 5, 7-8 ne présente pas Jésus comme un « ami » de Dieu le Père, mais sur terre, Jésus s’est « soumis » et a appris l’obéissance. L’épître aux Philippiens ne dit pas que Jésus était un serviteur de droit, ni qu’il méritait d’être un serviteur, mais plutôt qu’il a choisi volontairement de devenir un serviteur.

Mais l’Écriture va plus loin. Les serviteurs occupaient souvent des postes élevés, tels que maîtres d’école, précepteurs, fonctionnaires et comptables. Seuls les serviteurs de condition modeste devaient laver les pieds de leur maître. Or, Jésus n’était pas simplement un serviteur, mais un humble serviteur des disciples, leur lavant les pieds dans Jean 13, 4-17. Jésus a tout de même affirmé qu’ils avaient raison de l’appeler « Seigneur » dans Jean 13, 13, mais il agissait en tant que serviteur des disciples et affirmait que nous devrions tous être les serviteurs les uns des autres.

À titre d’aparté, la citation de Deutéronome 18, 15, 18-19 ne correspond pas exactement au texte massorétique ni à la Septante. Elle suit toutefois le texte hébreu de Deutéronome 18, 18-19 tel qu’il figure dans le rouleau 4Q175 (= 4QTest), rédigé entre 100 et 1 av. J.-C.

Q : Dans Actes 3, 26, Jésus a-t-il réussi à détourner chacun de ses iniquités ?

R : Trois points sont à prendre en compte dans la réponse.

1. Jésus a pleinement réussi à accomplir tout ce qu’Il était censé faire et à fournir, du côté de Dieu, tout ce qui était nécessaire pour que chacun se détourne de ses iniquités.

2. Cependant, certains choisissent de ne pas se détourner de leurs péchés, et cela n’est pas la faute de Jésus.

3. Pierre mettait l’accent sur le royaume, et non sur l’Église, car il s’adressait ici uniquement à des Juifs.

Q : Dans Actes 4, 3-14, pourquoi les chefs se sont-ils contentés de les avertir à ce moment-là ?

R : Notez tout d’abord que, dans Actes 4:7, les chefs ont essentiellement demandé « par quelle puissance ou en quel nom » ; ce qui leur importait avant tout, c’était de s’assurer de l’autorité légitime. Les sadducéens pensaient que l’ère messianique avait déjà commencé à l’époque des Maccabées, selon le « Message des Actes », p. 78. Les sadducéens, qui constituaient la majorité du Sanhédrin, considéraient que les apôtres prêchaient au sujet de Jésus sans aucune raison valable.

Bien que les Écritures ne répondent pas spécifiquement à cette question, il existe probablement trois raisons.

Les chefs craignaient ce que certains appellent « l’image ». Ils craignaient de perdre le soutien du peuple et de voir celui-ci se retourner contre les dirigeants juifs, pour avoir puni des personnes qui n’avaient fait que du bien en guérissant quelqu’un. Cela aurait été une préoccupation majeure, comme le mentionne Actes 5, 26. Pierre, rempli du Saint-Esprit, a abordé ce point dans Actes 4, 9. Il y aurait peut-être un moment plus propice pour se débarrasser secrètement de ces apôtres.

Deuxièmement, ils craignaient la réaction des Romains face à une émeute populaire. Les Romains avaient montré qu’ils n’hésitaient pas à tuer des dirigeants juifs. Si la foule acceptait de voir mourir les dirigeants qu’elle ne soutenait plus, ils risquaient de se retrouver dans une situation délicate. C’était là une préoccupation majeure de Caïphe dans Jean 11, 48-50.

Troisièmement, selon la loi juive, une personne devait être consciente des conséquences de son crime avant d’en être punie. L’avertissement n’était donc que la première étape, visant à leur faire prendre conscience de ces conséquences.

Pierre n’a fait aucune tentative pour apaiser le Sanhédrin ni pour tenir des propos conciliants afin de l’apaiser. Cela a pu paraître choquant, venant de quelqu’un qui s’était enfui après l’arrestation, sans parler du fait qu’il avait renié Jésus à trois reprises. Parfois, lorsque nous trébuchons sur quelque chose et que nous nous repentons, Dieu nous place dans une situation similaire afin que nous puissions remporter la victoire là où nous avions échoué.

La décision du Sanhédrin a eu pour conséquence, en substance, une déclaration de « guerre » entre l’autorité terrestre du Sanhédrin et l’autorité céleste de Jésus.

Q : Dans Actes 4, 8 ; 4, 31 ; 2, 4 ; 6, 3 ; 11, 24 ; 13, 9 ; 7, 55, pourquoi Dieu remplit-il les gens du Saint-Esprit ?

R : Le livre des Actes nous donne cinq raisons différentes.

Pour proclamer la parole de Dieu (Actes 2, 4 ; 4, 8 ; 4, 31)

Pour servir (Actes 6, 3)

Pour guider le troupeau (Actes 11, 24)

Pour réprimander (Actes 13, 9)

Pour mourir (Actes 7, 55)

Q : Dans Actes 4, 12, Jésus est-il vraiment le seul chemin ?

R : Oui. Jésus est le seul chemin pour tous, selon ce verset, Jean 14, 6 et Actes 4, 12. Si vous n’êtes pas d’accord, le fait d’être en désaccord avec la quasi-totalité des véritables chrétiens à travers l’histoire n’est pas aussi grave que de traiter Jésus et Pierre de menteurs ou de fous pour avoir pensé que Jésus était le seul chemin. Croyez-vous vraiment que Jésus ait dit quelque chose qui ait induit tous ses disciples en erreur pendant des milliers d’années, et qu’il ait permis à ses apôtres de faire de même ? Pensez-vous en savoir plus que Jésus ou Pierre ?

La calomnie consiste à dire quelque chose dont on sait que c’est un mensonge, ou bien en faisant preuve d’un mépris imprudent pour la vérité. Si vous croyez que Jésus et Pierre étaient des calomniateurs, ce serait un mensonge de votre part de dire que vous croyez en Jésus et que vous êtes l’un de ses disciples.

Certaines personnes aimeraient un « buffet biblique », consistant à accepter toutes les doctrines qui leur conviennent et à rejeter celles qui ne leur conviennent pas. C’est un peu comme une attitude opposant « moi et Dieu » à « Dieu et moi ». Mais ce n’est pas ce que Dieu, notre Seigneur, avait prévu.

Q : Dans Actes 4:12, en dehors de la Bible, comment savons-nous que toutes les religions ne sont pas vraies ?

R : Avant de répondre à cette question, voici un bref acrostiche présentant les croyances de certaines religions.

Animisme – Presque chaque arbre et chaque rocher abrite un esprit qu’il faut craindre et apaiser par des offrandes.

Bouddhisme – La vie est souffrance.

Culte du cargo – (Nouvelle-Guinée) Marchez en formation comme le faisaient les dieux (en réalité, des soldats de la Seconde Guerre mondiale), afin qu’ils reviennent avec leurs dons de marchandises.

Taoïsme (plus tardif) – Il existe de nombreux esprits à vénérer.

Philosophie épicurienne – La vie est merveilleuse. Mangez, buvez et réjouissez-vous, car demain nous mourrons. L’épicurisme originel n’était pas vraiment de l’hédonisme, mais consistait plutôt à tout faire (même le mal) avec modération.

La Famille de l’Amour (Enfants de Dieu) : soyez une prostituée pour Jésus.

Grecs – Adorez Zeus, qui a violé Europe et d’autres. Il y a l’Hadès, mais pas de paradis.

Les Hashashins (petite secte musulmane) – Ils se défonçaient au haschisch avant d’assassiner des gens.

Islam – La Trinité est fausse, et Jésus-Christ n’est pas le Fils de Dieu

Jaïnisme – Mourir de faim est un acte spirituel.

Les Khonds (d’Inde) – Il est bon de torturer lentement les gens jusqu’à ce que mort s’ensuive.

Les Loubavitch (aux États-Unis) – Le Messie promis est peut-être déjà venu, et son nom est le rabbin Menachem Schneerson de New York.

Mayas (et Aztèques également) – Arracher le cœur des gens alors qu’ils sont encore en vie est un acte qui plaît aux dieux.

Mouvement de la « Nouvelle Pensée » – Un esprit réceptif peut guérir toutes les maladies. La maladie n’est pas la réalité.

Communauté Oneida – (aux États-Unis) Tous les adultes sont « mariés » à tous les autres membres de la communauté.

Papouasie-Nouvelle-Guinée – Le peuple Fore, en signe de révérence, mange la cervelle de ses proches décédés.

Les Quraysh (avant Mahomet) – vénèrent une idole représentant un dieu de la lune nommée Allah.

Les Romains (plus tard) – Vous devez vénérer l’empereur romain ou mourir.

Le shakerisme (américain) – Toutes les relations sexuelles sont interdites.

Les Thuggees – (en Inde) En janvier, on rend culte à Dieu en étranglant des hommes qui ne se doutent de rien.

Unitariens universalistes – Vous pouvez adhérer à n’importe quelle croyance religieuse (sauf qu’il n’y a qu’un seul chemin vers Dieu, celui qui passe par Jésus).

Vikings – La seule façon d’aller au paradis (le Valhalla) est de mourir de manière violente.

Sorcellerie (ancienne) – Il y a de nombreuses choses que vous devez faire pour éviter le mauvais œil.

Les Yanomamö (Indiens) – Lorsqu’une personne était malade, une plante hallucinogène était consommée – par le chaman, et non par le patient.

Zoroastrisme – Il n’existe qu’un seul vrai Dieu, et le culte des autres divinités doit être réprimé par la force.

Il devrait être évident que toutes ces affirmations contradictoires ne peuvent pas être vraies.

Q : Dans Actes 4:12, en dehors de la Bible, comment savons-nous que toutes les grandes religions du monde ne sont pas vraies ?

R : Voici quelques brèves explications.

Les juifs croient que Jésus n’est pas le Messie envoyé par Dieu. Les chrétiens croient que Jésus est le Messie envoyé par Dieu. Les hindous et de nombreux bouddhistes croient qu’il faut adorer des idoles en tant que dieux. Les enseignements chrétiens et juifs affirment que l’idolâtrie est un grand mal. Les premiers chrétiens préféraient la torture et la mort à l’adoration des idoles. Mahomet a enseigné aux musulmans que les idolâtres qui ne se repentent pas doivent être tués.

Si vous vous arrêtiez pour demander à cinq personnes comment vous rendre quelque part et qu’elles vous donnaient des réponses aussi différentes que celles de ces religions, vous devriez en conclure qu’au moins certaines d’entre elles se trompent. Soit

a) il est acceptable d’adorer des idoles,

b) les personnes qui vénèrent des idoles devraient être mises à mort

c) il vaut mieux être torturé et mourir que d’adorer des idoles,

Ces trois affirmations ne peuvent pas toutes être vraies.

Soit

a) vous devez être une source de bénédiction pour les autres, ou

b) il est bon, et agréable à Dieu, de maudire les juifs et les chrétiens, comme l’enseignait Mahomet.

Les deux ne peuvent pas être vraies.

Imaginez que vous observiez le carrefour de deux rues sur une petite île. Vous pouvez probablement emprunter n’importe quelle rue et finir par atteindre n’importe quelle destination souhaitée sur l’île. La plupart des religions sont ainsi. Tant que vous souhaitez voyager sur l’île, peu importe la route que vous empruntez. Vous pouvez faire le tour de l’île par la droite, par la gauche ou en passant par le milieu. Les routes finiront par se croiser. Cependant, si vous quittez l’île pour rejoindre le continent du Royaume de Dieu avant l’arrivée de l’ouragan, vous devez emprunter le seul long pont. Affirmer cela n’est pas un signe d’étroitesse d’esprit, mais une réalité géographique telle qu’elle apparaît sur la carte. Dire qu’il n’y a qu’un seul chemin vers Dieu n’est pas une opinion étroite de notre part, mais la vérité enseignée par Jésus.

Une vieille légende raconte l’histoire d’un escroc qui montre le pont de Brooklyn à de nouveaux immigrants arrivés en Amérique. Voyant toutes ces voitures qui le traversent, l’escroc propose de vendre le pont, dont il n’est pas propriétaire, à l’immigrant afin que celui-ci puisse gagner de l’argent en percevant des péages. Parfois, les gens veulent se fier à un pont imaginaire, ou à un pont qu’ils prévoient de construire eux-mêmes. La vérité concernant le salut, c’est que vous ne pouvez rien « acheter ». Vous pouvez traverser librement le pont étroit de la croix de Jésus, ou vous pouvez rester sur l’île de la catastrophe.

Q : Dans Actes 4, 12, que pouvez-vous répondre à quelqu’un qui pense que toutes les religions mènent à Dieu ?

R : Cela dépend de la personne et de la situation. Voici trois réponses différentes mais complémentaires.

a. Il est réconfortant de penser que tout va bien dans le monde et que toutes les religions conduisent les gens à Dieu. Les talibans, le riche révérend Moon, l’immoral Rajneesh, le violent David Koresh, le suicidaire Jim Jones, sont-ils tous des « phares » qui ont conduit leurs disciples vers ce qui plaît à Dieu ? Le sacrifice de Jésus, mort dans d’atroces souffrances sur la croix, n’avait-il aucune importance, ou pire encore, était-ce un gaspillage inutile ? Non, Jésus a dit que large était le chemin qui menait à la perdition, et étroit celui qui menait à la vie éternelle. Certains rejettent les paroles de Jésus en les qualifiant de propos d’un insensé, pensant qu’Il ne savait pas de quoi Il parlait. Cependant, si nous faisons honnêtement confiance à Jésus, nous devons accepter le fait que tout ne va pas pour le mieux dans la majeure partie du monde, et que nous avons du travail à accomplir pour faire connaître ce chemin étroit.

b. Sur une note plus légère, si quelqu’un me dit que toutes les religions mènent à Dieu, je lui demande s’il se rend compte qu’il prend vraiment un risque en affirmant cela. Par exemple, dans la religion des Thuggee, étrangler d’autres personnes jusqu’à la mort est un acte de culte. Ainsi, puisqu’ils croient que toutes les religions mènent à Dieu et qu’ils ne vous connaissent pas très bien, pourraient-ils avoir l’amabilité de se détourner et de fermer les yeux afin que je puisse pratiquer un acte de culte conforme à cette tradition religieuse ?

c. Mahomet a enseigné qu’il fallait attaquer les non-musulmans et tuer les païens dans la sourate 9:29 et dans le Hadith de Boukhari, vol. 4, n° 196, p. 124. Les personnes qualifiées d’extrémistes musulmans sont simplement celles qui prennent au sérieux tout ce que Mahomet a dit. Ce type de musulman violent pourrait dire à un universaliste : « Mon prophète, Mahomet, que la paix soit sur lui, nous a dit de tuer les mécréants. Cependant, avant de vous couper la tête par obéissance à Allah, je tenais simplement à vous faire savoir que j’apprécie que vous reconnaissiez la justesse de ma religion. »

Q : Dans Actes 4:12, les religions qui accomplissent de bonnes œuvres sont-elles bonnes ?

R : Voici une lettre de recommandation concernant l’une de ces religions, qui mettait l’accent sur l’amour du prochain.

« Le fait de savoir que votre congrégation s’implique profondément dans les grandes questions sociales et constitutionnelles de notre pays est pour moi une grande source d’inspiration. » -- Walter Mondale (vice-président des États-Unis) dans une lettre de recommandation adressée au révérend Jim Jones. Jones a présenté cette lettre de recommandation au gouvernement de la Guyane lors de la fondation de Jonestown. (Cité dans The New Republic,12/2/1978 , et dans Experts Speak, p. 283.) Jim Jones a par la suite contraint ses disciples de Jonestown à se suicider.

Q : Dans Actes 4:19, dans quelles circonstances devons-nous désobéir aux ordres des chefs religieux ?

R : Trois points à prendre en considération : les ordres, les chefs religieux impies et Pierre.

Les ordres : de la même manière que les lois d’une nation priment sur celles d’une province, les ordres de Dieu priment sur ceux des autres. Tout ce que les gens vous disent, même les paroles de pasteurs pieux, doit être vérifié à la lumière des Écritures.

Les chefs : Paul dit dans 2 Timothée 3:5 qu’il y aura des gens qui auront l’apparence de la piété, mais qui en renieront la puissance. Nous ne devons avoir aucun rapport avec eux. Bien sûr, vous avez un rapport avec une personne si vous la reconnaissez comme votre chef spirituel.

Tite3:10 , nous enseigne de ne pas avoir de relations avec quelqu’un qui sème la division après l’avoir averti à deux reprises. Dans Apocalypse 2:20, l’Église de Thyatire a été réprimandée par Jésus pour avoir toléré une fausse prophétesse qui encourageait l’immoralité sexuelle et la consommation d’aliments sacrifiés aux idoles.

Or, aucun responsable chrétien n’est parfait au point d’être sans péché, ni à 100 % sur chaque point doctrinal, aussi mineur soit-il. Mais si un responsable chrétien refuse de se soumettre à Dieu, nous ne devons pas nous soumettre à lui. Quant à nos responsables chrétiens qui marchent avec Dieu, aussi imparfaits soient-ils, il nous est ordonné de nous soumettre à eux, comme le montrent Hébreux13:17 et 1 Pierre 5:2-5.

Pierre : La réaction de Pierre aurait pu se limiter au silence (mais pas à un consentement), après quoi il aurait pu s’exprimer en secret, ou affirmer qu’il n’avait jamais donné son accord. Mais Pierre a fait tout le contraire. Il n’avait pas peur de se retrouver hors de la protection de Dieu. S’il s’était contenté de garder le silence, cela aurait pu laisser entendre qu’il était d’accord, et alors, à tort ou à raison, on aurait pu l’accuser de revenir sur ce qu’il avait tacitement accepté. Non, Pierre a fait preuve d’audace ici, et ce qu’ils demandaient à Dieu, c’était justement cette audace.

L’un des premiers auteurs à avoir abordé ce point fut Tertullien (198-220 apr. J.-C.) dans *Scorpiace*, chap. 14, p. 648.

À titre de note historique, Jean Wycliffe (~1330-1382) a poussé cette réflexion un peu plus loin. Il a été influencé par Richard Fitzralph dans l’idée que « la domination vient de Dieu ». Ce concept repose sur l’idée que le pouvoir et l’autorité humains proviennent de Dieu et sont maintenus par Lui. Les chefs religieux désobéissants et impies ne devraient ni être soutenus ni rémunérés. Wycliffe posait la question suivante : si l’Église catholique romaine tout entière est corrompue, pourquoi l’Angleterre devrait-elle alors fournir de l’argent à Rome ?

Quelle fut la réaction de l’Église catholique romaine ? La mort de Wycliffe, survenue à la suite d’un accident vasculaire cérébral, lui a probablement évité le martyre. Quoi qu’il en soit, l’Église a exhumé le corps de Wycliffe et l’a jeté.

Q : Dans Actes 4:21, comment tout le monde a-t-il glorifié Dieu ici ?

R : Le terme « tout le peuple » désignait ici toutes les personnes qui avaient été témoins de ce qui s’était passé. Certaines d’entre elles se détourneraient peut-être des apôtres par la suite, mais pour l’instant, elles exprimaient toutes leur louange à Dieu.

Q : Dans Actes 4, 22, quelle est la signification du fait que cet homme ait 40 ans ?

R : Cela nous enseigne que l’âge n’a aucune importance aux yeux de Dieu.

Le corps ne grandit plus beaucoup après 20 ans, et il guérit plus lentement avec l’âge. Tout cela n’a aucune importance pour Dieu qui accomplit des miracles.

De même, une personne âgée peut hésiter à se repentir et à se tourner vers Dieu, car elle estime avoir gâché ses jeunes années et se sent trop ancrée dans ses habitudes. Tout cela n’a aucune importance pour Dieu. N’essayez pas de dire à Dieu que vous souhaitez venir à Lui, mais qu’Il n’est pas assez puissant pour surmonter vos limites ou votre âge. Dieu ne croit pas cela, et vous ne devriez pas y croire non plus.

Q : Dans Actes 4:23, Pierre et Jean colportaient-ils des ragots en rapportant aux autres croyants tout ce que les prêtres avaient dit ?

R : Non. Quatre points à prendre en compte dans la réponse.

1. Le commérage est un péché grave, selon Proverbes 11:13 ; 16:28 ; 18:8 ; 20:19 ; 26:20, 22, ainsi que 2 Corinthiens 12:20 ; 3 Jean 10 ; Romains 1:29 et 1 Timothée 5:13. Le commérage et la calomnie consistent notamment à dire des choses sur autrui sans raison valable, ainsi qu’à proférer des mensonges.

2. Pierre et Jean ne colportaient pas de ragots, car ils racontaient ce qui leur était arrivé, et ils disaient la vérité.

3. De plus, il était important que les autres chrétiens soient informés du jugement et des agissements des grands prêtres et des anciens.

4. Enfin, ils racontaient la guérison opérée par Dieu, et l’on peut toujours parler aux autres de ce que Dieu a fait.

Q : Dans Actes 4, 28-29, qu’y a-t-il de curieux dans leur prière ?

R : Deux éléments sont très intéressants : ce qu’ils ont déclaré à Dieu, et ce pour quoi ils n’ont pas prié.

On aurait pu s’attendre à ce qu’ils disent à Dieu que les dirigeants s’opposaient à Sa volonté. Mais au lieu de cela, il y a ici une « surprise ». Ils reconnaissent devant Dieu que ces dirigeants impies faisaient en réalité exactement ce que Dieu avait décidé qu’ils feraient, conformément au Psaume 2 cité dans Actes 4, 25-26.

Ils ont essentiellement formulé trois demandes à Dieu.

1. Qu’Il prenne en compte les menaces des dirigeants (sans prétendre Lui dire ce qu’Il devait faire à ce sujet)

2. Donnez-leur l’audace de proclamer la Parole de Dieu

3. Continuez à glorifier Votre Nom par les guérisons, les signes et les prodiges.

Ce qui est le plus curieux, c’est ce pour quoi ils n’ont PAS prié. Ils s’adressaient à Dieu en tant que Seigneur souverain, mais ils n’ont pourtant pas prié pour leur sécurité, pour être délivrés de l’oppression, ni pour que Dieu les protège. Ils n’ont pas prié pour que Dieu leur offre sur un plateau des occasions de prêcher la Parole. Ils voyaient déjà de nombreuses occasions. Au contraire, ils ont seulement prié pour que Dieu les transforme, en leur donnant davantage d’audace pour créer ou saisir les occasions qui ne manqueraient pas de se présenter afin de prêcher la Parole.

Dieu a montré qu’Il était très satisfait de leur prière en faisant trembler le lieu. Comme l’a fait remarquer Jean Chrysostome, lorsque le lieu a tremblé, eux-mêmes sont devenus plus inébranlables.

Q : D’après Actes 4, 32-35 et 2 Corinthiens 8, 13-15, les chrétiens doivent-ils aujourd’hui jouir d’une égalité financière avec tous les autres chrétiens ?

R : Actes 4, 32-35 montre que les premiers chrétiens étaient très généreux et mettaient tout en commun, et que personne ne souffrait de manque. Cependant, la Bible n’ordonne pas et ne donne pas non plus l’exemple d’un « communisme chrétien », car Actes 5, 4 montre qu’Ananias avait le droit de garder pour lui-même le terrain et l’argent. Il n’avait simplement pas le droit de prétendre avoir donné tout l’argent à l’Église alors qu’en réalité il ne l’avait pas fait. Paul possédait des biens personnels, à savoir son manteau et quelques rouleaux, dont il parle dans 2 Timothée 4, 13.

2 Corinthiens 8, 13-15 dit que personne ne devrait avoir trop et que personne ne devrait avoir trop peu. Ce sont des versets qui constituent un défi pour les chrétiens fortunés, mais nous devons suivre l’ensemble de la Bible, et non seulement certaines parties de celle-ci.

Q : Dans Actes 4, 36, existait-il un véritable Évangile de Barnabé, rédigé par Barnabé comme l’affirment certains musulmans ?

R : Non. L’Évangile de Barnabé est un faux datant du Moyen Âge. Voici quelques-unes des raisons pour lesquelles nous savons qu’il ne s’agit pas d’un ouvrage antique.

Des faits élémentaires montrent qu’il ne s’agit pas d’un ouvrage ancien. L’Évangile de Barnabé n’est connu qu’en italien, et aucun auteur antique n’y a jamais fait référence. Il mentionne des éléments qui n’ont été utilisés que plusieurs siècles plus tard. De plus, d’autres faux évangiles rédigés en arabe ont également été découverts à Grenade. Ils ont été mis au jour après 1588, et leurs auteurs étaient des Maures. Alors que tout le monde rejette généralement ces autres faux évangiles, pourquoi accepter celui-ci ? Bien qu’un auteur musulman, Ata ur-Rahman, ait confondu l’Évangile de Barnabé avec un autre écrit intitulé la Lettre ou Épître de Barnabé, il n’existe aucune similitude entre les deux, si ce n’est le nom de la personne.

En contradiction avec la Bible et le Coran

Voici les enseignements de l’Évangile de Barnabé qui contredisent la doctrine islamique du Coran, ainsi que l’enseignement chrétien de la Bible.

Jésus n’est pas le Messie. chap. 83, p. 181 ; chap. 97, p. 223 ; chap. 42, p. 97

Les paroles d’un prophète ne s’adressent qu’au peuple auquel il a été envoyé. chap. 43, p. 101. (La sourate 4, versets 150-151, dit de ne pas faire de distinction entre les messagers.)

Le Messie est Mahomet. chap. 97, p. 225-227

Ismaël était l’ancêtre du Messie. chap. 190, p. 425 ; chap. 191, p. 407 ; chap. 208, p. 459 ; chap. 43, p. 103

Dieu a créé toutes choses pour le Messie. chap. 191, p. 427

Dieu a tout créé pour Mahomet. chap. 39, p. 91 « [Mahomet] sera mon messager, pour qui j’ai créé toutes choses ; qui apportera la lumière au monde lorsqu’il viendra ; dont l’âme a été placée dans une splendeur céleste soixante mille ans avant que je ne crée quoi que ce soit. »

« Le messager de Dieu [Mahomet] répondra : “Ô Seigneur, je me souviens que lorsque Tu m’as créé, Tu as dit que Tu avais voulu créer, par amour pour moi, le monde et le paradis, ainsi que les anges et les hommes, afin qu’ils Te glorifient par mon intermédiaire, moi, Ton serviteur.” » chap. 55, p. 131. Voir également chap. 56, p. 133

Sans la foi en Mahomet, nul ne sera sauvé. (La plupart des musulmans ne croient pas qu’il faille avoir une foi salvatrice en Mahomet.) chap. 192, p. 429

Quelques autres différences avec la Bible

Jésus est une voix dans le désert. chap. 42, p. 97

Les anges ont « écarté » les soldats pour Jésus. chap. 153, p. 355

Mahomet va venir. chap. 44, p. 105

D’autres différences avec le Coran devraient inciter les musulmans à se méfier de ce « Évangile ». Selon le Hadith de Boukhari, volume 4, livre 56, n° 712, p. 467, Mahomet a déclaré que l’un des trois pires mensonges consiste à « m’attribuer ce que je n’ai pas dit ».

Les musulmans fidèles qui n’auront pas accompli de bonnes œuvres passeront 70 000 ans en enfer. chap. 137, p. 319

Mahomet ira en enfer et sera terrifié en contemplant le châtiment des autres, chap. 135, p. 315

Marie a donné naissance à Jésus sans souffrir. Chap. 3, p. 9

Il est illicite de haïr quoi que ce soit, sauf le péché. chap. 86, p. 199

Dieu est un père. chap. 133, p. 307

Dieu est notre Père. (— mais il n’a pas de fils) chap. 17, p. 31, 33

Il n’y aura pas d’envie au Paradis. chap. 177, p. 401

Erreurs générales – Naviguer vers des villes de l’intérieur des terres : il ne s’agit pas seulement de petites erreurs, mais cela démontre que l’auteur connaissait très peu la géographie et l’histoire de la Palestine.

Jésus se rendit au lac de Galilée et, après s’être embarqué sur un bateau, navigua jusqu’à sa ville de Nazareth. chap. 20, p. 41 (Nazareth est située à l’intérieur des terres.)

Les Romains disaient que les idoles étaient tout-puissantes. chap. 152, p. 353

Les Cananéens méprisaient les pharisiens. chap. 144, p. 335

Les pharisiens de l’époque de Jésus se distinguaient par un ascétisme très singulier. chap. 145, p. 337-339

Anecdotes amusantes sur les pharisiens. chap. 143, p. 343-345

Rome compte 28 000 dieux. chap. 152, p. 353

Le Sénat romain a décrété que personne ne devait appeler Jésus « Dieu » ou « Fils de Dieu ». chap. 98, p. 227, ni parler de Jésus. chap. 157, p. 367

Décret du Sénat romain. chap. 210, p. 461

Les personnes qui prêchaient la pénitence étaient appelées Nazaréens (du nom de Jésus). chap. 194, p. 433

Judas a souri lorsque les disciples l’ont pris pour Jésus. chap. 216, p. 471

Israël affirme que Jésus était Dieu ou le Fils de Dieu. chap. 138, p. 321

Barnabé était l’un des disciples de Jésus. chap. 83, p. 191 ; chap. 88, p. 205 ; chap. 19, p. 39 ; et chap. 72, p. 167

Il y eut une grande famine en Israël à l’époque de Jésus. chap. 138, p. 321

Dieu a infligé des conséquences néfastes à Jésus parce que d’autres l’appelaient Dieu. chap. 112, p. 257

Les montagnes (au pluriel) de Samarie. chap. 81, p. 189

Anachronismes historiques : Le problème ici n’est pas que l’Évangile de Barnabé comporte quelques anomalies historiques. Le problème est que les nombreuses erreurs prouvent que cet ouvrage a été rédigé au Moyen Âge en Europe.

Les pièces de monnaie mentionnées au chapitre 54 (un denier d’or divisé en soixante « minuti ») étaient espagnoles.

Le père d’Abraham affirmait qu’il existait un nombre infini de dieux. (Les Sumériens n’avaient pas la notion d’infini.) chap. 26, p. 57

« Sur quoi, alors que la nourriture descendait [dans la gorge d’Adam], il se souvint des paroles de Dieu ; c’est pourquoi, souhaitant arrêter la nourriture, il enfonça sa main dans sa gorge, là où chaque homme porte la marque. » (L’expression « pomme d’Adam » est d’origine médiévale européenne.) chap. 40, p. 93

Pilate était gouverneur de Judée à la naissance de Jésus. chap. 3, p. 7

Les Juifs enseignaient à jeûner, à faire l’aumône, à prier et à partir en pèlerinage. chap. 89, p. 207

Le jubilé a désormais lieu tous les 100 ans. chap. 83, p. 191-193

Les barons des rois. chap. 131, p. 301

Vous aspirez à posséder des chevaux, à l’instar des chevaliers. chap. 69, p. 159

Le fardeau de la république. chap. 69, p. 161

Les courtisans. chap. 133, p. 307

Après la prière du soir. chap. 131, p. 299

Le pinacle où les scribes avaient coutume de prêcher. chap. 127, p. 291 ; chap. 129, p. 297 ; et chap. 12, p. 19

Le fils prodigue, de nouvelles bas. chap. 147, p. 241

Dieu n’est pas composé. chap. 161, p. 377

L’homme est un être composite. chap. 168, p. 389

Lazare et ses deux sœurs étaient propriétaires dans d’autres villes, à Magdala et à Béthanie, tout comme au Moyen Âge ! chap. 194, p. 433

Jésus (en réalité Judas) était habillé en jongleur. chap. 217, p. 475

Des pommes de pin (il n’y en a pas là où Jésus vivait). chap. 113, p. 259

Fistule. (Terme médical qui n’a été utilisé qu’à partir du Moyen Âge pour désigner une ouverture dans le corps destinée au drainage.) chap. 120, p. 275

Jésus ne savait pas lire à l’âge de 12 ans. chap. 9, p. 15

Faire pénitence. chap. 121, p. 277

Jésus a prié en union avec le messager de Dieu, et Jésus a entendu la voix de Mahomet [Mahomet a-t-il vécu avant sa naissance ?] chap. 84, p. 195

Ces erreurs, « bien plus nombreuses que quelques-unes », prouvent que ce livre a été écrit au Moyen Âge en Europe.

Q : Dans Actes 4, 36, qui a donc écrit l’Évangile de Barnabé ?

R : Tout d’abord, quelques indices, puis trois suspects possibles.

Indices : un imprimeur italien du nom d’Arrivabene a publié en 1547 la première traduction italienne du Coran. L’auteur de l’Évangile de Barnabé ne maîtrisait ni l’histoire biblique ni la théologie musulmane orthodoxe, mais il (ou elle) semblait très bien connaître les coutumes médiévales européennes. L’italien de l’Évangile de Barnabé présentait des traces des dialectes vénitien et toscan. L’orthographe latine témoigne de l’influence de la Vulgate. On y trouve également des influences tirées des œuvres de Dante.

Des notes en arabe figuraient dans la marge. Cependant, comme le mentionne David Sox (p. 51), elles n’ont pas été rédigées par un musulman orthodoxe. Les Raggs émettent l’hypothèse que, puisque la reliure de couleur vert foncé, de style oriental, est très similaire à celle d’un document turc de 1575 conservé dans les archives vénitiennes, la reliure et les notes marginales auraient pu être réalisées à Istanbul/Constantinople.

Premier suspect : Fra Marino fut inquisiteur de Venise de 1542 à 1550, et son mobile était peut-être la vengeance (Sox, p. 68). Felice Peretti (le futur pape Sixte V) était un inquisiteur vénitien sévère et zélé qui s’était fait de nombreux ennemis. Au XVIe siècle, on dénombrait 843 procès pour protestantisme et anabaptisme, 65 pour propos blasphématoires et 148 pour sorcellerie rien qu’à Venise. (Sox, p. 57) Dans les années 1530, Venise fut critiquée pour sa tolérance. Un frère augustin fut puni pour avoir enseigné l’hérésie à l’église Saint-Barnabé de Venise. (Sox, p. 59) Une analyse graphologique de l’écriture de Fra Marino et de l’Évangile de Barnabé montre qu’elles pourraient provenir de la même personne, selon Sox, p. 70.

Deuxième suspect : Anselmo Turmeda (qui devint plus tard Abd-Allah ibn Abd Allah), originaire de Majorque, en Espagne, étudia à Bologne pendant dix ans. Dans sa biographie, rédigée entre 1383 et 1390, il affirmait avoir été prêtre avant sa conversion à l’islam. Son professeur à Bologne était un musulman clandestin. De Epalza (p. 63-64) indique qu’il s’agissait d’un franciscain converti qui s’est vengé du christianisme après sa conversion à l’islam. La mention de pièces de monnaie espagnoles dans l’Évangile de Barnabé vient étayer cette théorie.

Autres suspects : d’autres faux évangiles, ceux-ci au moins rédigés par des Maures en arabe, proviennent de Grenade. Aucun n’était toutefois connu avant 1588.

Conclusion : Imaginez que vous soyez un musulman à qui l’on dise que quelqu’un a retrouvé un « livre » perdu provenant de Dieu. Entre autres choses, cette « sourate » mentionnait que Mahomet s’était rendu à La Mecque en bateau, et elle contredisait l’enseignement de la Bible ainsi que le Coran sur dix points. Le plus ancien manuscrit de cette prétendue sourate a été rédigé en italien, qui n’est pas seulement une langue non moyen-orientale, mais qui n’existait même pas à l’époque de Mahomet. Enfin, cette supposée sourate faisait référence à certaines coutumes historiques qui ne sont apparues qu’un millénaire plus tard en Europe.

Je pense qu’on peut affirmer sans risque de se tromper qu’un musulman aurait probablement quelques questions, c’est le moins qu’on puisse dire. Avant d’adopter ce faux médiéval comme un ouvrage authentique révélant les « véritables » enseignements de Jésus, rappelez-vous que cet ouvrage contredit également le Coran.

Q : Dans Actes 4:36, comment un croyant peut-il évoluer pour devenir plus encourageant, à l’image de Joseph ou de Barnabas ?

R : Il y a un certain nombre de choses que vous pouvez faire, ainsi que quelques choses que vous devez cesser de faire.

Lorsqu’une personne vous voit, s’attend-elle à entendre plus souvent des paroles d’encouragement ou des remarques critiques ? Il y a certes des occasions où il est légitime de formuler des critiques, mais en général, celles-ci devraient être moins nombreuses que les paroles d’encouragement.

Vous devriez bannir de votre discours les propos décourageants et cyniques.

Soyez reconnaissant pour les contributions et les efforts des autres. Même si une initiative bien intentionnée a échoué, soyez reconnaissant qu’ils aient essayé.

Veillez à souligner les bonnes choses que les autres font ou tentent de faire.

En revanche, soyez honnête : ne flattez pas les gens en complimentant des actions dont ils savent qu’elles n’ont pas été motivées par les meilleures intentions ou qu’elles n’ont pas été menées à bien.

Q : Dans Actes 4:37 et Actes 5:2, pourquoi les offrandes de l’Église étaient-elles déposées aux pieds des apôtres ?

R : Les Écritures ne le précisent pas, mais nous pouvons envisager quatre raisons possibles.

Autorité : la reconnaissance de l’autorité des apôtres au sein de l’Église pour recueillir et distribuer l’argent et les autres offrandes.

Absence de conditions préalables : en offrant le don de cette manière, il n’y avait aucune contrainte ni aucune condition imposée.

Don anonyme : puisque ce sont les apôtres qui se chargeaient de la distribution plutôt que le donateur lui-même, ce dernier n’avait peut-être pas autant l’occasion d’être loué ou de gagner en renommée.

Confiance : Les donateurs avaient confiance dans le fait que les apôtres utiliseraient ce don à bon escient.

Q : Dans Actes 4, 37 et Actes 5, 2, les Églises d’aujourd’hui doivent-elles fonctionner sur la base de la confiance, ou doivent-elles mettre en place des contrôles financiers ?

R : Les deux. Si nous savons que nous ne pouvons pas faire confiance à un responsable d’Église ou à une organisation, nous ne devrions pas faire de dons à ce responsable ou à cette organisation. La question ici ne se limite pas à la fraude, mais concerne également le fait de dépenser les dons de Dieu pour des choses qui n’honorent pas Dieu. Les dons affectés à un usage précis sont acceptables, comme ce fut le cas lors de la famine en Israël à l’époque de Paul.

Cependant, la confiance ne signifie pas qu’il ne faille pas également mettre en place des contrôles financiers. Dans 2 Corinthiens 8:17-18, plusieurs personnes ont été envoyées pour remettre une offrande afin d’éviter tout soupçon d’irrégularité. Cela reste tout aussi important aujourd’hui pour éviter tout soupçon d’irrégularité. Même les bons ministères ont parfois connu des problèmes liés au détournement de fonds par un employé. Les bons ministères ont pu détecter ces cas grâce à des contrôles financiers. Il existe une organisation faîtière, appelée le Conseil évangélique pour la responsabilité financière (ECFA), qui compte parmi ses membres des centaines d’organisations chrétiennes. Chaque organisation doit adhérer à la Déclaration de foi et se conformer aux pratiques comptables de l’ECFA, qui prévoient notamment un audit externe et indépendant réalisé par un cabinet d’expertise comptable une fois par an.

Q : D’après Actes 4, 37 et Actes 5, 2, les dons doivent-ils aujourd’hui être versés à une église ou directement aux pauvres dans le besoin ?

R : Il n’y a pas de règle absolue, mais quatre points doivent être pris en compte pour répondre à cette question.

1. Aider les pauvres, les orphelins et les veuves devrait constituer une priorité importante dans nos vies (Jacques 1:27 ; Deutéronome 15:11 ; Ésaïe 1:17 ; 58:6-10 ; Jérémie 5:28 ; 22:16 ; Galates 2:10 ; Psaume 41:1 ; 68:5 ; Proverbes 19, 17 ; 21, 13 ; 22, 9 ; 24, 11-12 ; 29, 7 ; 31, 9, 20 ; Matthieu 25, 34-36 ; Zacharie 7, 9-10 ; Actes 10, 2, 4 ; Éphésiens 4, 28 ; 1 Timothée 6, 18-19). « Quiconque ferme ses oreilles au cri du pauvre, lui aussi criera et ne recevra pas de réponse. » (Proverbes 21, 13)

2. Il ne faut pas venir en aide aux pauvres qui refusent de travailler, tant qu’ils ne sont pas disposés à le faire (2 Thessaloniciens3:10 ).

3. Lorsque vous donnez directement aux pauvres, donnez avec discernement. Efforcez-vous de réduire le risque que l’argent soit dépensé en drogue, en alcool, en cigarettes, en tickets de loterie ou en autres dépenses futiles.

4. Lorsque vous faites un don à une Église ou par son intermédiaire, donnez avec discernement. Renseignez-vous sur les causes soutenues par cette organisation. Par exemple, un certain pourcentage des offrandes de nombreuses confessions traditionnelles était versé au Conseil œcuménique des Églises. Cet argent servait à financer des guérilleros rhodésiens (zimbabwéens), qui ont tué des missionnaires de l’une des organisations membres du Conseil œcuménique des Églises.

Si une partie de votre argent sert à soutenir des apostats (tels que l’évêque épiscopalien Spong) ou des séminaires où l’on nie la résurrection physique du Christ (comme certains à la Perkins School of Theology de la Southern Methodist University), prenez conscience qu’une partie de l’argent que vous prétendez donner à Dieu est en réalité donnée à des loups qui dispersent le troupeau. Pourquoi gaspiller de l’argent en le donnant à ceux qui ne s’engagent pas à suivre le Christ tel qu’il est présenté dans la Bible ?

Q : Dans Actes 5, 1-10, en quoi le fait qu’Ananias et Saphira aient vendu un terrain et n’aient déposé qu’une partie de l’argent aux pieds des apôtres était-il répréhensible ?

R : Le fait de ne donner qu’une partie de l’argent n’était pas un problème en soi. Dans Actes 5, 4, Pierre montre que personne n’était contraint de suivre l’exemple de Barnabas. Le problème, c’est qu’ils ont menti en affirmant qu’il s’agissait de la totalité de l’argent. Le problème secondaire était le manque d’honnêteté. Le problème principal était de penser qu’ils pouvaient tromper le Saint-Esprit.

En relatant cet événement, Luc fait preuve de franchise en rapportant cet incident malheureux et quelque peu embarrassant survenu au sein de l’Église. Ananias et Saphira sont à l’Église primitive ce que la famille d’Acan était aux Israélites : une tromperie pécheresse qui vient interrompre la marche victorieuse du peuple de Dieu.

En général, Satan attaque l’Église de trois manières.

De l’extérieur : la violence, comme dans le livre des Actes

Infiltration interne, telle que le compromis moral et l’enseignement hérétique

La distraction : se laisser absorber par d’autres bonnes actions que Dieu n’avait pas prévues pour ces personnes.

Q : Dans Actes 5, 1-10, pourquoi les personnes qui font une fausse déclaration sur leurs dons à l’Église aujourd’hui ne sont-elles pas mises à mort par Dieu ?

R : Quatre points à prendre en compte dans la réponse.

1. Cela s’est passé en présence même des apôtres, ce qui constituait peut-être un accomplissement partiel de Jean 20, 23. Il s’agissait d’une nouvelle période marquée par « la lumière éclatante d’un témoignage presque parfait de l’Église primitive », comme l’indique le New International Bible Commentary, p. 1277.

2. D’une part, ils ont fait preuve de malhonnêteté, mais c’était un péché encore plus grave de mentir aux apôtres et de penser qu’ils pourraient s’en tirer en mentant à Dieu.

3. Rien n’indique qu’ils méritaient davantage la mort physique immédiate que tous ceux qui ont trompé les gens au nom de la religion. Cependant, ils ont reçu leur châtiment « plus tôt » afin de servir d’exemple durant les premiers jours de l’Église, sous la direction directe des apôtres.

4. Ananias et Saphira étaient proches des apôtres et se trouvaient au cœur de l’œuvre de Dieu. C’est une bonne chose si l’on obéit à Dieu et si l’on est honnête envers Lui, mais cela s’avère douloureux si ce n’est pas le cas.

Q : Dans Actes 5, 3-4, le Saint-Esprit est-il un Esprit féminin, comme l’enseigne le prétendu Messie coréen, le révérend Moon (Principe divin, cinquième édition, 1977, p. 215-216) ?

R : Non. Le Saint-Esprit n’a ni chromosomes X ni Y, ni organes sexuels. Cependant, lorsque la Bible fait référence au Saint-Esprit, elle l’appelle « Il », et jamais « Elle ». Jean14:17 , dit : « Le monde ne peut pas Le recevoir, car il ne Le voit pas et ne Le connaît pas. Mais vous, vous le connaissez… » (BSB). En grammaire grecque, les terminaisons des mots ont un genre, et Jean 14:16, 26 ainsi que Actes 13:2 sont au genre masculin. Jean15:26 et Jean16:13 mentionnent également « Lui ».

En résumé, Jean 14:17 est vrai. Ceux qui affirment que le Saint-Esprit est féminin ne Le connaissent pas.

Q : Dans Actes 5, 13-14, comment se fait-il que personne d’autre ne se soit joint aux croyants, alors que leur nombre augmentait ?

R : Le texte grec littéral est « aucun des autres ». Par crainte de la persécution et de ce qui était arrivé à Ananias et Saphira, personne ne voulait se joindre aux croyants, à moins d’avoir lui-même trouvé la foi. Comme l’indique le Commentaire biblique de Tony Evans, p. 1078 : « Malheureusement, lorsque Dieu se met à l’œuvre, le diable en fait de même. »

Q : Dans Actes 5, 19-20, pourquoi les apôtres ont-ils été libérés à ce moment-là ?

R : Actes 5, 20 montre qu’ils ont été libérés dans un but précis : aller parler à nouveau au peuple, debout dans le temple. Ils ne devaient pas le faire en secret, mais avec audace et ouvertement.

Dieu a ridiculisé les autorités religieuses de manière comique. Les geôliers gardaient soigneusement des cellules vides. Le Sanhédrin s’était réuni pour juger des prisonniers qu’il n’avait pas. Tandis qu’ils tentaient de déterminer où les prisonniers s’étaient enfuis, ceux-ci se trouvaient au grand jour dans les parvis du temple, en train de prêcher à nouveau.

Notez que lorsqu’ils furent à nouveau arrêtés, les questions de savoir si Jésus pouvait être le Messie ou comment ils avaient pu s’échapper pour prêcher n’étaient même pas à l’ordre du jour. En fait, lors de cet « interrogatoire », aucune question posée aux apôtres n’est rapportée. Seule une déclaration du grand prêtre indiquant qu’ils avaient enfreint les règles du Sanhédrin est mentionnée.

Q : Dans Actes 5, 30 ; 10, 39 et 13, 29, Jésus a-t-il été pendu à un arbre ou crucifié sur une croix ?

R : Jésus a été crucifié sur une croix en bois. Cette croix provenait du tronc d’un arbre mort. Être « suspendu à un arbre » constituait une malédiction selon Deutéronome 21, 23. L’utilisation de ce terme souligne que Jésus a pris sur lui l’humiliation et la malédiction à notre place.

Q : Dans Actes 5, 34 et 22, 3, que savons-nous de Gamaliel Ier en dehors de la Bible ?

R : Gamaliel, fils de Simon, était un célèbre rabbin juif, petit-fils d’un autre rabbin célèbre nommé Hillel. Gamaliel Ier est mort en 52 après J.-C. La tradition pharisienne de Hillel considérait qu’un homme pouvait divorcer de sa femme pour n’importe quelle raison.

Q : Dans Actes 5, 36, à quelle époque a vécu Théudas ?

R : Tout d’abord, ce qui n’est pas la réponse, puis un fait sans rapport avec la réponse, et enfin la réponse.

Ce n’est pas la réponse : il se pourrait que Gamaliel se soit trompé ici, et que Luc se soit contenté de rapporter ce que Gamaliel avait dit à tort. Cependant, compte tenu de la réponse suivante, il n’y a aucune raison de remettre en question l’ordre ou le moment où ces propos ont été tenus.

Sans rapport avec la réponse : Josèphe, dans ses « Antiquités judaïques » 20.5.1 (vers 93-94 apr. J.-C.), mentionne un certain Théudas qui fut décapité par Cuspius Fadus en 44 apr. J.-C., alors que ce dernier occupait la fonction de procurateur. Cependant, Gamaliel précise que ce Théudas est antérieur au recensement, qui a eu lieu vers 6-7 apr. J.-C. De plus, ce Théudas disposait d’une armée assez importante, et non pas seulement de 400 personnes.

Pour compliquer encore les choses, il y eut de nombreuses mini-révoltes à cette époque. Josèphe mentionne quatre de ces révoltes menées par des personnes différentes, toutes prénommées Simon, sur une période de quarante ans. Il mentionne également trois révoltes distinctes, menées par trois hommes différents, tous prénommés Judas, en l’espace de dix ans. Bien sûr, même si Josèphe était en général un historien rigoureux, il a également commis d’autres erreurs. Il est donc possible que Josèphe lui-même ou un copiste ultérieur ait également mal noté un nom. Beaucoup pensaient autrefois que Luc s’était inspiré de Josèphe comme source. Cependant, quelques auteurs, dont Emil Schürer, ont « réfuté » cette hypothèse.

La réponse : Ce Theudas, à la tête de 400 rebelles, était une autre personne portant le même nom. Le sentiment de rébellion contre les Romains était très fort, car il existait un groupe de personnes, appelés les zélotes, qui combattaient presque sans interruption les Romains, jusqu’à la révolte victorieuse, mais de courte durée, de l’an 70 après J.-C. Ce Theudas était l’un de ceux qui s’étaient rebellés avant Judas, tandis que le rebelle mentionné par Josèphe s’est rebellé après Judas.

Q : Dans Actes 5, 36, quelle preuve y a-t-il que Paul ait étudié auprès de Gamaliel ?

R : Outre l’excellente connaissance de l’Ancien Testament dont fait preuve Paul et le fait qu’il se présente comme un pharisien, il existe un exemple précis. Dans 1 Corinthiens 14, 21, Paul qualifie une citation tirée d’Ésaïe 28, 11-12 de partie de la Torah (la Loi). Les sadducéens et d’autres ne reconnaissaient que les cinq premiers livres de la Bible comme faisant partie de la Torah, tandis que les pharisiens considéraient l’ensemble de l’Ancien Testament comme faisant partie de la Torah. Cela indique donc que Paul a étudié auprès d’un pharisien, et non d’un sadducéen.

Soit dit en passant, bien que Gamaliel fût un pharisien très respecté, on dit qu’il n’était qu’un simple membre du Sanhédrin à Jérusalem. Les rabbins pharisiens n’ont jamais été à la tête du Sanhédrin avant la destruction du Temple en 70 après J.-C.

Q : Dans Actes 5, 38-39, était-il caractéristique des pharisiens de se montrer aussi indulgents dans ce cas précis ?

R : Il existe différents sous-groupes de pharisiens, et certains, comme Gamaliel Ier et Josèphe, faisaient partie des plus indulgents. Un rabbin postérieur, Gamaliel II, était plus strict. Josèphe écrit : « Les pharisiens sont naturellement indulgents en matière de châtiments » dans Antiquités judaïques, livre 13, 294 [x.6]. Un pharisien plus tardif, le rabbin Johanan le cordonnier, qui étudia sous la direction du célèbre rabbin Akiba, a tenu des propos très similaires à ceux de Gamaliel. Dans Pirkei Avot 4:11, il a déclaré : « Tout rassemblement qui est pour l’amour du Ciel finira par s’établir, mais tout rassemblement qui n’est pas pour l’amour du Ciel ne finira pas par s’établir. »

Q : Dans Actes 5, 40-41, en quoi cela est-il ironique ?

R : Les apôtres ont subi quarante coups de fouet moins un. Parfois, les gens ne survivaient pas à un tel châtiment. À moins d’une intervention divine, ils ont probablement subi des séquelles physiques permanentes. Ainsi, les apôtres que Dieu avait envoyés dans le monde auraient porté des séquelles physiques dues à leur flagellation. Pourtant, les apôtres se sentaient honorés d’avoir été déshonorés, et avaient reçu la grâce d’être couverts de honte !

Comme l’a dit l’évêque ougandais Festo Kivengere : « Sans effusion de sang, l’Église ne peut bénir. » Tertullien a prononcé cette phrase célèbre : « Tuez-nous, torturez-nous, condamnez-nous, réduisez-nous en poussière ; votre injustice est la preuve de notre innocence. … Plus souvent vous nous fauchez, plus notre nombre s’accroît ; le sang des chrétiens est une semence. » Apologie, chap. 50 (ANF, vol. 3, p. 33).

Q : Dans Actes 6, 1, pourquoi y avait-il tant de veuves dans l’Église, d’ailleurs ?

R : Tout d’abord, une mauvaise réponse : « parce que leurs maris avaient été tués pour leur foi » n’est pas correcte à ce stade, car presque personne n’avait encore été tué pour sa foi. Il y a probablement trois raisons. 1) Il y avait peut-être beaucoup de veuves dans le besoin dans la société en général. À l’époque, il était difficile pour une femme de subvenir à ses besoins sans un homme, à moins qu’elle ne fût tisserande ou marchande, ou qu’elle n’exerce une profession mal vue.

2) Une partie de la raison pourrait résider dans ce que l’on observe dans certains pays en développement : lorsqu’une personne âgée se convertit au Christ, la famille qui subvenait à ses besoins financiers cesse de le faire. Cela inciterait non seulement beaucoup de personnes à revenir à la foi de leur famille, mais constituerait également un fardeau financier pour l’Église, détournant des fonds qui pourraient autrement être utilisés pour l’évangélisation. Et si l’Église ne prenait pas soin de ses propres veuves, cela montrerait au monde que les chrétiens ne se soucient pas vraiment des autres, ou du moins des personnes qui n’ont pas d’argent.

3) Outre leur famille, les Juifs disposaient déjà d’un moyen de distribuer de la nourriture aux Juifs pauvres et affamés, selon The Expositor’s Bible Commentary, vol. 9, p. 330. Mais si une personne n’écoutait plus les chefs juifs, ceux-ci pouvaient alors cesser de l’inclure dans la distribution de nourriture.

Or, les besoins des veuves ne constituaient en rien un fardeau pour l’Église ; au contraire, il incombait à l’Église de prendre soin d’elles. L’évangélisation, et les fonds qui y sont associés, ne constituent pas notre responsabilité première ; c’est plutôt de plaire à Dieu en lui obéissant. Aider les pauvres et les veuves n’est pas un fardeau pour la mission de l’Église ; c’est au contraire un élément fondamental de cette mission.

Q : Dans Actes 6, 1, quand et comment est-il approprié de se plaindre ?

R : Il n’est jamais approprié de se plaindre ou de murmurer. Mais il est souvent approprié de soulever des problèmes et des points qui doivent être corrigés. Lorsque vous le faites, vous risquez d’être accusé à tort de vous plaindre, mais il y a une différence.

Les murmures peuvent être démoralisants. Ils consistent à rabaisser les autres, ce qui est une manière destructrice de se concentrer sur le problème. Soulever des problèmes peut, quant à lui, se concentrer sur la solution et sur la collaboration avec les autres pour la mettre en œuvre. C’est constructif, mais parfois, être constructif implique de démolir ce qui est mauvais et de balayer les décombres.

Si Luc avait simplement cherché à brosser un tableau de l’harmonie parfaite des premiers chrétiens, alors le chapitre 6 des Actes irait exactement à l’encontre de cet objectif. Au contraire, ce chapitre montre que l’intention de Luc était de décrire la réalité telle qu’elle était, problèmes compris.

Q : Dans Actes 6, 1, lorsque quelqu’un se plaint au sein de l’Église de Dieu, comment devez-vous réagir et que devez-vous faire ?

R : Examinez séparément le ton de la plainte et son contenu. Même si sa suggestion est bonne et légitime, il se peut qu’il doive modifier la manière dont il exprime ses préoccupations. Il est tout à fait acceptable de se montrer ferme pour faire passer son message, mais vous devez également faire preuve de respect envers vos responsables et vos interlocuteurs. Si quelqu’un soulève un point de manière à semer la discorde ou de façon inappropriée, vous devez le corriger ou le réprimander. Mais s’il s’agit tout de même d’un problème valable qu’il a soulevé de manière inappropriée, vous devez tout de même vous pencher sur la question.

Il arrive parfois qu’un croyant sincère soulève ce qu’il considère comme un problème, de manière appropriée, tout en se trompant complètement. Vous devez être capable de lui dire, avec douceur, que vous avez pleinement pris en compte tout ce qu’il a dit et que vous avez décidé qu’il valait mieux ne rien faire. S’il tient absolument à lancer un nouveau ministère et que vous n’y êtes pas aussi favorable, accordez-lui un peu de latitude et laissez-le se lancer.

Deuxièmement, que sa plainte ait été formulée ou non sur le bon ton, examinez si son problème constitue une réelle préoccupation et si sa suggestion pourrait être pertinente. S’il y tient vraiment, vous pourriez vous demander, ou mieux encore, lui demander pourquoi. Il se peut qu’il y ait là quelque chose qui vous échappe.

Dans ce cas précis, les apôtres n’ont pas cherché à rejeter la faute sur qui que ce soit ; ils ont simplement décidé de résoudre le problème.

Q : Dans Actes 6, 1, pourquoi pensez-vous que les veuves de langue grecque ont été négligées au profit des veuves de langue hébraïque ?

R : Ne parlant pas l’araméen, ou du moins n’en étant pas de langue maternelle, elles étaient probablement arrivées à Jérusalem depuis seulement quelques années et n’avaient pas encore de racines solides au sein de la communauté. Il existait différentes sous-cultures au sein de l’Église, et l’on attendait des chrétiens qu’ils s’entraident sans faire preuve de favoritisme fondé sur la culture.

Ce problème n’était peut-être pas intentionnel, mais il existe aussi des favoritismes et des préjugés involontaires. Lorsque vous aidez de manière sélective ceux que vous voyez le plus souvent, veillez à ne pas faire preuve de favoritisme sans le vouloir, car c’est facile. Dans ce cas précis, la solution n’a pas consisté à dire aux distributeurs de nourriture de ne pas faire de favoritisme, mais à réunir un groupe diversifié de distributeurs.

Q : D’après Actes 6, 1, pensez-vous qu’il soit parfois juste d’avoir différents groupes au sein de l’Église ?

R : Il peut être bénéfique d’avoir différents groupes au sein d’une église, mais cela pose parfois des difficultés. Parfois, les différences de langue ou de culture sont si importantes qu’il vaut mieux avoir des cultes, des communautés ou des églises distincts. J’ai entendu parler d’une église au Pérou qui accueillait à la fois des citadins et des villageois ; ces derniers amenaient leurs bébés au culte sans leur mettre de couches. L’urine qui coulait sur le sol ne plaisait guère aux citadins. Ainsi, il arrive parfois que des églises différentes puissent entretenir des relations amicales entre elles, tout en restant des églises distinctes.

Cependant, indépendamment de la culture et de la langue, 1 Corinthiens 1:10-13 stipule qu’il ne doit y avoir aucune division parmi nous, chrétiens. Ainsi, chaque membre devrait peut-être s’efforcer davantage d’apprendre à connaître, de se lier d’amitié et d’aimer ceux qui sont différents de lui, plutôt que les personnes qui lui ressemblent. Si vous êtes un croyant mûr, quelle que soit votre origine ethnique, envisagez de renforcer une église en rejoignant une église où votre origine ethnique n’est pas majoritaire.

Q : Dans Actes 6, 2, puisque les Douze ont délibérément choisi de ne pas répondre à un besoin légitime, dans quelles circonstances est-il approprié pour nous de ne pas répondre aux besoins légitimes d’autres croyants ?

R : « Vous » devriez répondre aux besoins de chacun. Mais il ne s’agit pas ici du « vous » au singulier, mais du « vous » au pluriel, dans la mesure où c’est à l’Église de répondre aux besoins de chacun. Ils n’avaient pas besoin de subir une pression insensée et écrasante en pensant qu’ils devaient répondre personnellement à chaque besoin. L’Église, ce n’est pas l’individu, mais l’équipe. Un jour, un chrétien discutait du Christ avec un voisin qui se montrait disposé à l’accueillir. Le chrétien a donc appelé précipitamment le pasteur et lui a demandé de venir rapidement, car cette personne souhaitait accepter le Christ. Le pasteur a répondu « d’accord », puis a raccroché. C’est alors qu’il a ressenti une conviction du Saint-Esprit. Il a rappelé et a dit : « Je ne viendrai pas ; c’est à vous de le conduire vers le Seigneur. » En tant que chrétien, ne déléguez pas ce que vous devriez faire vous-même. En tant que pasteur, n’encouragez pas la dépendance.

Souvenez-vous que Pierre a courageusement risqué sa vie pour prêcher l’Évangile, en disant aux chefs et aux anciens : « Jugez-en vous-mêmes s’il est juste, aux yeux de Dieu, de vous obéir plutôt qu’à Dieu. Car nous ne pouvons pas ne pas parler de ce que nous avons vu et entendu. » Essayez maintenant d’imaginer Pierre décidant, après tout, de ne plus prêcher beaucoup l’Évangile, parce qu’il allait passer tout son temps à aider les chrétiens dans le besoin.

Imaginez Pierre disant : « Je dois prêcher l’Évangile, et je dois aider les pauvres ; il faut donc que je fasse un choix, je vais donc simplement supprimer la majeure partie de mon temps de prière. » Je ne pense pas que cette idée ait jamais traversé l’esprit de Pierre. Au contraire, dans Actes 6, 4, Pierre semble considérer que la prière et le ministère de la Parole vont de pair, car il ne peut efficacement accomplir le second sans le premier.

Dans Actes 6, 3, ils ont effectivement répondu aux besoins, mais de manière indirecte plutôt que directe. Ils leur ont demandé de choisir sept hommes pour distribuer de la nourriture aux veuves dans le besoin.

Q : Dans Actes 6, 3, pourquoi ces hommes devaient-ils être remplis de l’Esprit et de sagesse, puisqu’ils accomplissaient essentiellement des tâches administratives ?

R : Tout d’abord, un peu de contexte. Les Juifs disposaient d’un réseau de distribution de nourriture pour les pauvres ; il semblait donc naturel que les chrétiens issus du judaïsme fassent de même. Les pauvres et les veuves juives qui recevaient de la nourriture grâce à ce réseau de distribution auraient probablement été exclues dès qu’elles seraient devenues chrétiennes. Ainsi, le témoignage de la manière dont l’Église prenait soin de ses pauvres revêtait sans doute ici une importance particulière. C’est une chose de donner de la nourriture aux pauvres de manière sporadique et intermittente, mais c’en est une autre d’assurer une aide régulière sur laquelle ils peuvent compter.

Ces hommes devaient veiller (diakonein/diakoneo) aux besoins d’autrui. La distribution de nourriture constituait la diaconie. Pour accomplir cette tâche en rendant un bon témoignage à l’Église, ces personnes devaient être honnêtes et irréprochables (un bon exemple au-dessus de tout reproche), spirituelles (remplies du Saint-Esprit) et pragmatiques (remplies de sagesse). Les diacres sont également mentionnés dans Philippiens 1, 1 et 1 Timothée 3, 8-13. Mais ces diacres devaient également être capables d’encourager les autres à donner de l’argent pour la nourriture. Les gens seraient peut-être moins enclins à donner s’ils ne pensaient pas que l’argent était utilisé comme prévu et avec sagesse. Parfois, le peuple de Dieu ne reçoit pas comme il le devrait parce que le peuple de Dieu ne donne pas toujours comme il le devrait.

Q : Dans Actes 6, 5, pourquoi ces noms indiquent-ils tous la même origine ethnique ?

R : Ce sont des noms grecs, et non hébreux. La solution à la répartition inégale de la nourriture consistait à confier une partie de la responsabilité de cette tâche à des membres du groupe ethnique minoritaire.

Bien sûr, il est possible que certains d’entre eux ne soient pas d’origine grecque, mais qu’on leur ait donné des prénoms grecs. Cependant, le fait que les sept aient reçu des prénoms non hébreux suggère fortement que la plupart d’entre eux, voire tous, étaient soit grecs, soit principalement de langue grecque.

Certains ont émis l’hypothèse que les « Juifs de langue grecque » désignaient uniquement des païens convertis au judaïsme. Cependant, cela n’est pas exact, car Nicolas d’Antioche, mentionné dans Actes 6, 5, est le seul à être présenté comme un converti au judaïsme. Le fait de ne mentionner que Nicolas suggère fortement que les six autres n’étaient pas des convertis.

Il est intéressant de noter que les apôtres ont identifié le problème et proposé une solution, mais que c’est l’ensemble de la communauté des croyants qui a choisi ces hommes, et non les apôtres. Les apôtres n’ont attribué la responsabilité du problème à personne, et ils ont estimé qu’il valait mieux que d’autres prennent la décision finale à leur place.

Q : Dans Actes 6, 7, après avoir choisi ces sept hommes, pourquoi pensez-vous qu’un grand nombre de prêtres se sont convertis à la foi ?

R : Il n’y avait aucune raison évidente pour que le choix de ces sept hommes, qui portaient tous des noms grecs, comme diacres incite davantage les prêtres juifs à se tourner vers le Christ ; d’un point de vue naturel, on aurait pu penser le contraire. Peut-être que le moment choisi pour cet événement témoignait de la satisfaction de Dieu face à la sélection de ces sept hommes.

De plus, le terme « prêtres » désignait non seulement les sadducéens, mais aussi d’autres prêtres à proprement parler, des familles sacerdotales, et même les esséniens qui se qualifiaient eux-mêmes de prêtres.

Q : Dans Actes 6, 8, pourquoi ont-ils confié à Étienne, un homme rempli de la grâce et de la puissance de Dieu, qui accomplissait de grands prodiges et des miracles, un rôle administratif « banal » ?

R : Apparemment, ils ne considéraient pas comme insignifiant le fait d’être diacre et d’assurer une distribution équitable de la nourriture. Ils voulaient quelqu’un d’honnête et reconnu pour être rempli du Saint-Esprit, ce qui impliquait également qu’il jouissait d’une bonne réputation. Il était également important qu’il soit un Juif parlant le grec. (Étienne n’est pas un prénom juif, mais grec.) En effet, les autres prénoms étaient eux aussi grecs.

Aujourd’hui encore, il est important de choisir les bonnes personnes pour assumer des tâches importantes, telles que veiller à ce que les gens soient nourris. Vous souhaitez que ce soient des personnes qualifiées et dignes de confiance qui occupent un poste. Si une personne présente une légère lacune dans un domaine, vous préférez qu’elle soit un peu moins qualifiée plutôt qu’un peu moins digne de confiance. De plus, comme les veuves de langue grecque étaient négligées, il était important de disposer d’un diacre parlant le grec pour plusieurs raisons. Grâce à ses contacts, il était peut-être mieux à même de savoir qui étaient ces veuves. Cela montrait également à tous que le problème était résolu par quelqu’un qui n’était pas indifférent à leurs besoins. Ainsi, par exemple, si tous les anciens ou tous les diacres de l’Église sont issus de la même race, de la même origine ethnique, parlent la même langue maternelle ou appartiennent à la même classe sociale, même s’ils s’efforcent de s’occuper de chacun de manière équitable, cela peut donner l’impression d’une partialité, contre laquelle met en garde Jacques 2, 1-5. Si tous les responsables appartiennent à une seule et même catégorie, ne pourraient-ils pas trouver ne serait-ce qu’une seule personne issue d’une catégorie différente pour occuper également un poste de responsabilité ?

Q : Dans Actes 6, 9, compte tenu du choix des diacres, pourquoi l’opposition viendrait-elle de la synagogue des affranchis ?

R : La nomination de ces diacres montre que les Juifs de langue grecque n’étaient pas simplement des membres de seconde zone au sein de l’Église. Les affranchis étaient probablement de langue grecque, ce qui aurait eu tendance à encourager les Juifs de langue grecque à se convertir au christianisme. D’autres Juifs affranchis n’auraient pas apprécié cela.

Q : Dans Actes 6, 9, que peuvent nous apprendre les archéologues au sujet de la synagogue des affranchis ?

R : Au sommet de la colline sud-est de Jérusalem, les archéologues ont découvert ce que l’on appelle « l’inscription de Théodote », datée d’environ 70 apr. J.-C. On peut y lire notamment : « Théodote, fils de Vettanus, prêtre et président de la synagogue, […] a construit la synagogue […] ainsi que l’auberge, les chambres et les citernes d’eau afin d’offrir un hébergement aux étrangers qui en ont besoin […] ».» On pense que son nom de famille provenait de la famille romaine des Vettani.

Dans la tradition ultérieure, les rabbins nés dans le pays considéraient les Juifs hellénistiques comme des Juifs de seconde zone.

Q : Dans Actes 6, 10-11, pensez-vous qu’Étienne aurait réussi à les convaincre s’il s’était montré plus habile ou plus efficace dans son argumentation ?

R : Non, ces gens étaient remplis de fureur. Ces Juifs ont failli déclencher une révolte parce que Pilate avait placé dans son propre palais à Jérusalem des boucliers en or portant les noms d’idoles grecques, selon The Expositor’s Greek Testament, vol. 2, p. 165.

Ils avaient déjà pris leur décision et ont déformé les propos d’Étienne pour justifier leurs actes.

Étienne disait indirectement que vénérer la Terre promise plus que Dieu peut faire passer à côté de l’œuvre de Dieu sous d’autres formes.

Q : Dans Actes 6, 11, qu’entend-on exactement par « blasphème contre Moïse » ?

R : Ce terme n’est jamais utilisé dans la Bible par des croyants, ni avant ni après cet épisode. Le blasphème contre Dieu consiste à tenir des propos impies à l’encontre de la majesté de Dieu. Bien que Moïse fût un homme bon, c’est presque comme s’ils avaient élevé Moïse au rang d’idole.

Étienne respectait manifestement Moïse et son enseignement, mais lorsque Étienne et les premiers chrétiens affirmaient que la loi mosaïque n’était pas la fin ultime, mais seulement une mesure temporaire jusqu’à la venue du Christ, de nombreux Juifs rejetaient cela comme un blasphème, sans même y réfléchir. De même aujourd’hui, lorsque vous vous prononcez contre la « vache sacrée » de quelqu’un, même s’il est nécessaire de le faire, cette personne risque de vous rejeter.

Q : Dans Actes 6, 13, pourquoi des Juifs prétendument pieux et craignant Dieu auraient-ils mis en place de faux témoins ?

R : On peut être très religieux sans pour autant être en règle avec Dieu. Apparemment, ils pensaient que la fin justifiait les moyens, et ils ne se sont jamais demandé (ni souciés de savoir) si Dieu souhaitait qu’ils recourent à ces moyens ou non. Certaines personnes peuvent essayer d’œuvrer pour Dieu, tout en manquant profondément de foi en la capacité de Dieu à s’occuper Lui-même des choses.

Aujourd’hui, si jamais vous vous trouvez dans une situation où vous pensez devoir commettre une mauvaise action ou pécher pour « donner un coup de main à Dieu », arrêtez-vous immédiatement. Dieu n’a pas besoin d’aide, et Il ne souhaite certainement pas ce genre d’aide.

Q : Dans Actes 7, 3-5 et Genèse 11, 31, Dieu a-t-Il appelé Abram depuis Ur ou depuis Haran ?

R : Même si Étienne, un orateur pieux, aurait pu, par hypothèse, se tromper, il avait raison sur ce point. Actes 7, 2-4a indique spécifiquement que Dieu a appelé Abram depuis Ur, avant qu’il ne s’installe avec sa famille à Haran. Puis, dans Actes 7, 4b-5, après la mort de son père à Haran, Dieu a fait partir Abram de là pour l’amener en Palestine. Dieu s’est adressé à Abram à plusieurs reprises.

Aujourd’hui, lorsque Dieu nous guide, Il ne se contente pas de nous conduire vers la destination finale où nous sommes censés nous rendre, mais Il nous accompagne à chaque étape du chemin. Dieu nous guide également quant au moment opportun pour agir. L’obéissance ne consiste pas seulement à aller là où Dieu veut que vous alliez, mais à Lui obéir sans tarder et à suivre Son calendrier.

Q : Dans Actes 7:4 et Genèse 11:26, quand Abraham quitta la ville de Haran, comment se fait-il qu’il eût 75 ans ?

R : À moins qu’Abram, Nahor et Haran n’aient été des triplés (ce qui, bien que possible, est peu probable), Genèse11:26 indique que Térach avait 70 ans lorsqu’il a commencé à avoir des enfants. Abram n’est né que lorsque Térach avait au moins 130 ans.

Q : Dans Actes 7:6 et Genèse 15:13, comment Dieu a-t-il pu prophétiser que les Israélites seraient opprimés pendant 400 ans, alors qu’Exode 12:40-41 indique qu’ils sont restés en Égypte pendant 430 ans, au jour près ? (Deux mormons différents ont invoqué cet argument pour justifier leur méfiance envers la Bible.)

R : Les Israélites ont été esclaves en Égypte pendant 400 ans, mais avant cela, ils avaient déjà passé 30 ans en Égypte sous le règne de Joseph. (Je connais une élève de cinquième, Amy, qui a compris cette prétendue contradiction en moins d’une minute.)

Soit dit en passant, Irénée (182-188 apr. J.-C.) cite Actes 7, 2-8, 56, 60a, et ce qu’il cite correspond à ce que nous avons aujourd’hui. (Irénée, Contre les hérésies, livre 3, chapitre 21, p. 434)

Q : Dans Actes 7, 7, comment l’Égypte a-t-elle été jugée lors de l’Exode ?

R : Le jugement peut être une évaluation ou une punition, et ces deux sens s’appliquent ici.

Évaluation : lorsque Dieu a ordonné au pharaon, par l’intermédiaire de Moïse, de laisser partir son peuple, le refus initial du pharaon, puis sa complicité, et enfin le fait qu’il ait envoyé l’armée à leur poursuite ont révélé ses intentions. Plutôt que d’empêcher cela, Dieu a permis au pharaon de s’opposer à Lui comme il le souhaitait. Les conséquences ont à la fois montré à quel point le cœur du pharaon était endurci, et que la succession des plaies ne faisait que l’endurcir davantage.

Châtiment : non seulement le fils du pharaon est mort, mais un jugement s’est abattu sur toute l’Égypte pour les 400 ans durant lesquels elle a opprimé le peuple de Dieu.

Q : Dans Actes 7:14, combien de personnes exactement se sont rendues en Égypte à l’époque de Jacob ?

R : Cinq points à prendre en compte dans la réponse.

1. Étienne a dit 75. Même si Étienne s’était trompé en s’exprimant ainsi, la Bible pourrait rapporter fidèlement cette prétendue erreur qu’il a commise. Cependant, il ne faut pas conclure hâtivement qu’Étienne avait tort, comme le montrent les points suivants

2. Dans les manuscrits hébreux, Genèse 46:27 et Exode 1:5 mentionnent tous deux 70 hommes, y compris Jacob, Joseph et les deux fils de Joseph. Actes7:14 , indique 75. La Septante grecque pour Deutéronome 10:22 mentionne également 70.

3. La Septante grecque, dans Exode 1,5, mentionne 75. La Septante grecque, dans Genèse 46,27, mentionne 75, car elle indique que Joseph avait neuf (et non deux) fils. Exode 1,5 dans le Rouleau de la Mer Morte 4QExod(b) mentionne également soixante-quinze. Veuillez vous reporter à la dernière question à la fin de la Genèse et à la dernière question à la fin de l’Exode pour consulter des citations tirées des textes hébreux et de la Septante.

4. Qui étaient ces fils supplémentaires mentionnés dans la Septante (et probablement dans les manuscrits de la mer Morte) ? Genèse 46:20 dans la Septante énumère ces sept « fils » (en réalité des petits-fils et des arrière-petits-fils) comme suit :

« …Et des fils naquirent à Manassé, que la concubine syrienne lui avait enfantés, à savoir Machir. Et Machir engendra Galaad. Et les fils d’Éphraïm, frère de Manassé : Sutalaam et Taam. Et les fils de Sutalaam : Édom. »

Notez que cette liste ne mentionne que trois petits-fils et deux arrière-petits-fils, soit cinq au total (et non sept). Or, tant Manassé que Sutalaam avaient des fils (au pluriel).

5. Étienne étant un Juif de langue grecque (voir Actes 6, 1-5), il a probablement utilisé la Septante et non l’Ancien Testament hébreu, et ce petit détail est rapporté sans erreur.

Résumé : Peut-être Étienne a-t-il commis une erreur ici, et la Bible, infaillible, rapporte ce qu’il a dit. D’un autre côté, Étienne avait probablement raison après tout.

Q : Dans Actes 7, 16, comment Jacob et les patriarches ont-ils été enterrés à Sichem ?

R : Il s’agit d’une répétition de la discussion sur Genèse 33, 18-19.

Abraham a acheté un terrain à Mamré, près d’Hébron, pour Sara dans Genèse 23, 16-20, mais ce n’est pas au même endroit. Quant au terrain acheté à Sichem, il existe trois réponses possibles.

Jacob et Abraham l’ont achetée : Josué 24, 32 et Genèse 33, 18-19 indiquent tous deux que c’est Jacob, le petit-fils d’Abraham, qui a acheté le terrain près de Sichem. Que Abraham soit venu ou non assister à l’achat de ce terrain avec l’argent qu’il avait légué à Isaac, on pourrait dire que c’est le clan d’Abraham qui a acheté ce terrain. Même aujourd’hui, un adolescent, avec le consentement de son père, peut acheter une voiture au nom de ce dernier.

Étienne pourrait se tromper : puisque Jacob a acheté le terrain sur lequel ses fils ont été enterrés, alors que Jacob lui-même a été enterré à Mamré avec Abraham, Étienne a peut-être accidentellement confondu ces deux événements distincts. Même si Étienne se trompait, la Bible resterait infaillible. La Bible a simplement rapporté, sans erreur, ce qu’Étienne a dit, erreur comprise.

Réinhumation : Une fois qu’ils se furent installés définitivement dans le pays, ils décidèrent de réinhumer Abraham, Sarah, Isaac et Rébecca afin qu’ils soient tous ensemble.

Q : Dans Actes 7:19, en quoi le pharaon a-t-il agi de manière perfide / sournoise envers les Israélites ?

R : Il s’est montré perfide en ce sens qu’après tout le dur labeur accompli par les esclaves hébreux, il leur a ordonné de jeter leurs bébés de sexe masculin dans le fleuve. De plus, à plusieurs reprises, le pharaon leur a dit qu’ils pouvaient partir, puis s’est ravisé. Après la dernière fois, il a même envoyé son armée à leur poursuite.

Q : Dans Actes 7:20, pourquoi dit-on que Moïse était « beau aux yeux de Dieu » ?

R : Ce terme grec est celui qu’un professionnel de santé pourrait employer. Il désigne un enfant en bonne santé, en forme et bien nourri.

Q : Puisque Actes 7, 22 indique que Moïse a appris la sagesse des Égyptiens, que savaient donc les Égyptiens à cette époque ?

R : Les Égyptiens possédaient de vastes connaissances en astronomie, en calendrier, en géographie (y compris sur des lieux aussi lointains que l’Inde), dans l’utilisation du fer issu de météorites et dans le tissage de vêtements en lin fin. De la soie, probablement originaire de Chine, a été découverte en Égypte dès 1 000 av. J.-C. C’étaient d’excellents architectes et, pour ce que cela vaut, ils excellaient dans l’embaumement des corps.

À l’époque de Moïse, les Égyptiens ne savaient pas fabriquer de selles adaptées à l’équitation, ni former de soldats de cavalerie, ni fondre le minerai de fer.

Q : Dans Actes 7:29, comment réagissez-vous lorsque des personnes auxquelles vous êtes fidèle, et qui devraient vous être fidèles, sont prêtes à vous dénoncer à d’autres ?

R : Moïse constata qu’au moins certains Israélites ne le protégeraient pas ; en effet, peut-être les Israélites n’étaient-ils pas en mesure de le protéger. Moïse partit donc là où il serait en sécurité.

Ne restez pas dans une situation où vous devez compter sur des personnes qui se sont montrées indignes de confiance, envers vous ou envers les autres. Vous pouvez pardonner à quelqu’un de vous avoir mal traité, ou du moins lorsque vous estimez qu’il vous a mal traité. Cependant, même si vous pardonnez à un voleur, vous n’êtes pas obligé de lui faire confiance au point de lui confier d’autres objets à voler.

Q : Dans les Actes7:32 , en quoi cette citation est-elle inhabituelle ?

R : La citation d’Étienne tirée d’Exode 3:6 suit le Pentateuque samaritain, et non le texte massorétique ni la Septante.

Q : Dans les Actes 7:36, ont-ils traversé la mer Rouge ou la mer des Roseaux ?

R : Quatre points à prendre en compte dans la réponse.

1. Le mot grec utilisé à la fois dans Actes 7:36 et dans la version de la Septante d’Exode 15:4 est eruthro, qui signifie « rouge », et non « roseau ».

2. En hébreu, le mot est similaire à l’anglais sans les voyelles : « Rd » pourrait signifier aussi bien « rouge » que « roseau ».

3. Soit il s’agissait de la mer Rouge, et Étienne ne faisait que répéter cela.

4. Soit il s’agissait de la « mer des roseaux », bien que la Septante grecque l’ait traduite par « rouge ». Étienne, un Juif parlant grec, ne fait que rapporter ce qu’il a appris.

Résumé : Dans les deux cas, la Bible peut rapporter sans erreur ce qu’Étienne a dit.

Q : Dans Actes 7, 41-43, le veau idolâtre était-il une fausse représentation du vrai Dieu, ou s’agissait-il d’un culte rendu à des êtres célestes ?

R : Étienne ne dit pas explicitement que le veau d’or constituait un culte rendu à des êtres célestes. Il mentionne plutôt le veau d’or, le fait que Dieu s’est détourné d’eux, et qu’au cours des siècles suivants, ils se sont tournés vers l’adoration de nombreuses idoles diverses, y compris des êtres célestes.

Quant à l’utilisation du veau d’or, il s’agissait d’une image représentant un faux dieu, ce qui enfreignait le premier commandement. Actes 7, 42 indique qu’il s’agissait de faux dieux. Même s’il avait été conçu comme une image taillée représentant le vrai Dieu, cela aurait tout de même constitué un péché et enfreint le deuxième commandement.

Q : Dans Actes 7, 43, qui étaient Moloch et l’étoile Rephan ?

R : Il s’agit d’une citation tirée d’Amos 5, 25-27 dans la Septante.

Q : Dans Actes 7:43, faut-il lire « Moloch et Rephan » ou « Sakkuth et Kaiwan », comme l’indique le texte massorétique d’Amos 5:26 ?

R : Étienne était un Juif de langue grecque, et il citait probablement la Septante. Étant donné que les Actes se contentent de rapporter sans erreur les paroles d’Étienne, ce verset ne permet pas à lui seul de déterminer quelle était la formulation originale dans Amos.

Q : Dans Actes 7, 43, quand leur a-t-on annoncé qu’ils se rendraient à Babylone dans le futur ?

R : Deutéronome 28, 64 dit que si les Israélites désobéissaient, ils seraient dispersés. Il n’est toutefois pas question de Babylone. Étienne paraphrase Amos 5, 25-27. Il s’agirait presque d’une citation de la Septante, si ce n’est qu’Amos 5, 25-27 mentionne « au-delà de Damas » tant dans le texte hébreu que dans la Septante, tandis qu’Étienne a dit « Babylone », qui est précisément le lieu, situé au-delà de Damas, où les Israélites du sud ont été exilés.

Q : Dans Actes 7, 48, qu’y a-t-il d’intéressant dans l’expression « n’habite pas dans des maisons construites de mains d’hommes » ?

R : Cette expression d’Étienne est quelque peu singulière, mais elle a dû impressionner au moins un de ses auditeurs. Paul utilise la même expression lorsqu’il s’adresse aux Athéniens dans Actes 17, 24. L’idée, mais pas la formulation, se retrouve dans Ésaïe 66, 1-2 et 1 Rois 8, 27.

Q : Dans Actes 7, 51-53, quel était l’objectif d’Étienne à cet endroit ?

R : Les auditeurs d’Étienne avaient le cœur endurci, car ils raisonnaient selon d’autres termes. Avant la destruction de Jérusalem en 70 de notre ère, les trois piliers fondamentaux du judaïsme étaient : 1) la terre, 2) la loi et 3) le temple. Étienne a abordé ces trois , mais de manière indirecte. Étienne ne reniait pas ces éléments, mais montrait plutôt que Dieu était plus grand qu’eux.

Mais rappelez-vous qu’Étienne fut interrompu avant d’avoir pu terminer son discours. On peut se demander dans quelle mesure ses auditeurs étaient impartiaux. Lorsqu’ils déposèrent leurs vêtements aux pieds de Saul, c’était probablement parce que Saul en était l’instigateur.

Ainsi, la vie d’Étienne n’était PAS en jeu, car les Juifs, sous l’impulsion de Saul de Tarse, avaient déjà décidé du sort d’Étienne. La manière dont Étienne s’exprimait indique que son objectif principal ici n’était pas d’essayer de sauver sa propre vie, mais de sauver, pour l’éternité, la vie de certains de ses auditeurs. Étienne n’a pas plaidé pour sa propre vie ; il plaidait essentiellement pour la leur.

Étienne avait probablement déjà compris qu’il n’avait aucune chance, mais comme on lui avait donné la parole pour se défendre, il a profité de cette dernière occasion pour leur prêcher. Si, pour les lecteurs d’aujourd’hui, son discours peut sembler long, il a en réalité omis de nombreux détails. Cependant, d’après ce qu’Étienne a inclus, son message semble suivre une structure bien définie. Il a évoqué Abraham quittant Ur et Haran, Joseph s’installant en Égypte, Moïse quittant l’Égypte, ainsi que d’abord le tabernacle, puis David construisant le temple à Jérusalem.

1) L’œuvre de Dieu est marquée par le progrès et le changement.

2) Les bénédictions de Dieu ne se limitent pas à la terre d’Israël et au Temple. Dieu les guidait bien avant qu’il n’y ait de temple, et même bien avant qu’ils n’entrent dans la Terre Promise. Étienne a utilisé le mot « Égypte » à six reprises.

3) Israël s’est toujours opposé aux plans de Dieu. Ni Joseph ni Moïse n’ont été acceptés avant leur deuxième apparition.

Comme le fait remarquer avec perspicacité le Believer’s Bible Commentary, p. 1604 : « Les Juifs pensaient qu’Étienne était sur la défensive, mais à la fin, c’est lui qui est devenu l’accusateur, et ce sont eux qui se sont retrouvés en réalité dans la position des accusés coupables. »

Q : Dans Actes 7, 51-53, il arrive que les gens rejettent l’Évangile parce qu’ils ne le comprennent pas. Il arrive aussi qu’ils le rejettent parce qu’ils ne veulent pas le comprendre. Quelle est la différence ?

R : Certains n’ont entendu parler que d’une caricature de l’Évangile. D’autres ne comprennent pas comment il ne peut y avoir qu’un seul Dieu ; certains ne parviennent pas à comprendre comment nous pourrions être sauvés par la grâce, sans aucun mérite de notre part. D’un autre côté, d’autres encore pourraient comprendre, mais choisissent de ne pas croire.

« C’est ainsi que vous annulez la parole de Dieu au profit de votre tradition. » Matthieu 15, 6b. Voir également Marc 7, 13.

« Sa parole ne demeure pas en vous, car vous ne croyez pas en celui qu’Il a envoyé. » Jean 5:38

« … mais vous cherchez à Me faire mourir, parce que Ma parole n’a pas de place en vous. » Jean 8:37b

Démétrius, l’orfèvre, dans Actes 19, 23-34. Actes 19, 34 : « Mais lorsqu’ils se rendirent compte qu’il [Alexandre] était juif, ils s’écrièrent tous d’une seule voix pendant environ deux heures : “Grande est Artémis des Éphésiens !” »

Q : Dans Actes 7, 51-53, comment parvenir à toucher ceux qui ne comprennent pas l’Évangile ?

R : Tout d’abord, comprenez que ce n’est pas vous qui convertissez les gens, mais le Saint-Esprit. Sans l’action du Saint-Esprit dans leur vie, il n’y aurait aucun espoir qu’ils viennent à Christ. Deuxièmement, nous ne nous adressons pas nécessairement à des personnes qui se contentent d’examiner les faits de manière totalement objective. Certaines personnes ont beaucoup de mal à comprendre parce qu’on leur a enseigné des choses erronées, et elles confondent ce que vous dites avec ce qu’on leur a enseigné. D’autres encore prétendent ne pas comprendre, mais il s’agit en réalité d’un refus de comprendre. Comme quelqu’un l’a dit un jour, on ne peut jamais réveiller quelqu’un qui fait semblant de dormir.

Mais nous devons faire preuve de patience, car même s’ils refusent d’accepter l’Évangile pour l’instant, ils écoutent tout de même, la graine est semée, et une graine peut encore germer même si elle reste en dormance pendant longtemps.

Parfois, vous pouvez trouver un terrain d’entente et faire le lien avec des choses qui leur sont déjà familières. Même dans ce cas, cela ne fonctionne pas toujours. Au Moyen-Orient, on raconte l’histoire d’un homme qui se présenta devant le juge de son village pour lui demander quelle était la loi applicable dans ce cas précis. Son taureau s’était échappé par accident et avait encorné à mort le taureau du juge. Le juge répondit que la loi était claire : l’homme devait payer pour le taureau mort. L’homme s’excusa en expliquant qu’il s’était trompé sur un détail : en réalité, c’était le taureau du juge qui s’était échappé et avait encorné à mort le taureau de l’homme. Dans ce cas-là, dit le juge, la loi n’était pas claire. C’est de là que vient l’expression « tout dépend de qui se fait encorner ».

Pour toucher des personnes déchues et mal instruites, nous avons besoin du Saint-Esprit et de la puissance de la croix. Comme Paul l’a dit à son sujet : « Car le Christ ne m’a pas envoyé pour baptiser, mais pour prêcher l’Évangile, non pas avec des paroles de sagesse, de peur que la croix du Christ ne soit vidée de sa puissance. » (1 Corinthiens 1:17).

« Mon message et ma prédication ne reposaient pas sur des paroles persuasives de sagesse, mais sur une démonstration de la puissance de l’Esprit, afin que votre foi ne repose pas sur la sagesse des hommes, mais sur la puissance de Dieu » (1 Corinthiens 2, 4-5).

Q : Dans Actes 7, 52, Matthieu 23, 37 et Luc 13, 34, que disait la littérature juive non biblique au sujet de la manière dont ils traitaient les prophètes ?

R : Le traité b. Pesahim 87b indique que les prophètes vivaient jusqu’à un âge avancé (ce qui fut le cas de Jérémie et de Daniel). B Nedarim 38a indique que les prophètes étaient riches (ce qui était le cas de Joseph et de Daniel). Cependant, les prophètes ont été persécutés et/ou tués par les Juifs, selon b. Gittin 57b, b Sanhédrin 96b, Lev R 10.3 ; Exod R 31.16 ; Pesikta Rabbati 26, 1-2. Ces événements leur ont toutefois servi de leçons dont ils ont tiré des enseignements.

Q : Dans Actes 7, 53, comment ont-ils reçu la Loi par l’intermédiaire des anges ?

R : Dieu s’est servi d’anges pour guider les Israélites à l’aide de la nuée le jour et de la colonne de feu la nuit. Il semble également avoir utilisé des anges pour remettre à Moïse les tables originales des Dix Commandements.

Q : Dans Actes 7, 55, puisque Étienne était rempli du Saint-Esprit, pourquoi le Saint-Esprit a-t-il poussé Étienne à tenir des propos qui lui ont coûté la vie ?

R : Deux réponses complémentaires :

1. Le Saint-Esprit conduit parfois délibérément des chrétiens obéissants vers des situations où ils glorifieront Dieu et mourront pour leur foi.

2. Ils allaient de toute façon le tuer. Étienne avait déjà été arrêté (Actes 6, 11-7, 1), et ils allaient le lapider quoi qu’il dise.

Q : Dans Actes 7, 56 et Marc 16, 19, comment Jésus pouvait-il se tenir à la droite de Dieu, puisque Jésus est Dieu ?

R : La « droite » désigne une position d’honneur. Jésus est souvent représenté comme « assis » à la droite du Père, mais ici, Jésus rend un hommage debout.

Le mot « Dieu » dans la Bible, lorsqu’il ne désigne pas un faux dieu, revêt plusieurs significations. La preuve la plus simple en est Jean 1, 1 et Hébreux 1, 9. Dans chacun de ces versets, le mot « Dieu » est utilisé deux fois, et les significations sont manifestement le Père et le Fils.

Le mot « Dieu » a trois sens étroitement liés. Il s’agit de :

Dieu le Père, ici et dans 1 Pierre 1, 2-3 ; Éphésiens 1, 3, 17 ; 3, 14 ; 5, 20 ; 1 Thessaloniciens 1, 1 ; 3, 11 ; 2 Thessaloniciens 1, 1-2 ; 2, 16 ; Tite 1, 4

Dieu le Fils dans Hébreux 1, 8-9 ; Jean 1, 1, 18 ; 20, 28 ; Osée 1, 7 ; Ésaïe 7, 14 ; 1 Jean 5, 11, 12 et 21 ; Colossiens 2, 9 ; Matthieu 1, 23

Dieu le Saint-Esprit dans Romains 8:9-16 ; Luc 1:35 ; 1 Jean 4:12, 13, 15-16 ; 1 Corinthiens3:16 + 1 Corinthiens 6:19 ; Actes 5:4

De plus,

le Père est éternel dans le Psaume 90, 2 ; 93, 2.

Le Fils est éternel dans Hébreux 7:3 ; 13:8

L’Esprit est éternel dans Hébreux 9:14.

Q : Dans Actes 7:59, comment Étienne a-t-il pu être lapidé, si le Sanhédrin n’avait pas le pouvoir d’exécuter qui que ce soit ?

R : C’était une période mouvementée pour le gouvernement de la Judée. Ponce Pilate n’était plus en fonction. Sur l’insistance de Vitellius, préfet de Syrie, Pilate fut rappelé à Rome en déshonneur pour répondre devant l’empereur Tibère de sa mauvaise gestion. Il n’y eut pas d’autre gouverneur romain en Judée avant plus tard, sous Marcellus. Cependant, cette interprétation impliquerait que Étienne ait été mis à mort un peu plus tard, en 37 de notre ère. À cette époque, Vitellius aurait souhaité apaiser les Juifs ; les Romains auraient donc pu laisser entendre qu’ils autoriseraient cette exécution.

De plus, la Mishna Sanhédrin 4:1, postérieure, stipule que dans le cas d’un procès pour meurtre passible de la peine capitale, la peine ne peut être prononcée le jour même du verdict ; il faut attendre au moins un jour.

Q : Dans Actes 7:59-60, Étienne priait-il Jésus à ce moment-là ?

R : Oui. Il s’est adressé spécifiquement au « Seigneur Jésus » et a demandé à « Jésus » de recevoir son esprit.

Q : Dans Actes 8:1, que savons-nous de Saul de Tarse à ce stade ?

R : Le texte grec indique que Saul était un « jeune homme » (neanias), et on estime qu’il avait environ 30 ans. Il était donc trop jeune pour être membre du Grand Conseil ou pour occuper de nombreux postes au sein de la synagogue. Lors d’une lapidation, ce sont les mains des témoins qui doivent être les premières à le lapider à mort, selon Deutéronome 17:7. Paul ne faisait pas partie de ces témoins, mais il surveillait leurs vêtements. Saul a participé à la mise à mort d’autres personnes, comme le rapporte Actes 9, 1. Devenu Paul, il se souvenait très bien de ces événements et en a parlé avec regret dans Galates 1, 13 ; 1 Corinthiens 15, 9 ; Philippiens 3, 6 ; et 1 Timothée 1, 13.

Q : Dans Actes 8:1, cette persécution était-elle une bonne chose ?

R : Non, persécuter les chrétiens était une chose mauvaise. Ces persécuteurs étaient probablement encouragés par Saul de Tarse et s’étaient enhardis en constatant que le meurtre d’Étienne n’avait entraîné aucune conséquence négative. Ce jour semblait être un jour très sombre pour le christianisme. Cependant, Dieu a utilisé cette chose mauvaise pour le bien, car Dieu peut faire concourir toutes choses au bien de ceux qui l’aiment (Romains 8:28). Apparemment, les premiers chrétiens ont mis du temps à obéir au grand mandat de Matthieu 28, 19 et surtout d’Actes 1, 8. La persécution les a chassés de Jérusalem et les a conduits vers d’autres lieux où ils étaient de toute façon censés évangéliser.

De plus, les Samaritains, qui n’appréciaient guère les Juifs, n’étaient peut-être pas enclins à écouter l’Évangile de la bouche de personnes venues de Jérusalem. Mais comme les chrétiens, en particulier les chrétiens hellénistiques, fuyaient Jérusalem, les Samaritains étaient peut-être plus disposés à écouter des personnes que les autorités juives de Jérusalem n’appréciaient pas. C’est peut-être l’une des raisons pour lesquelles, dans Actes 1, 8, Jésus leur a dit d’être des témoins à Jérusalem et en Judée, puis en Samarie. Voir The Expositor’s Bible Commentary, vol. 9, p. 359, pour plus d’informations sur ce point de vue.

Q : Dans Actes 8, 1, les chrétiens se seraient-ils dispersés à travers la Judée et la Samarie s’il n’y avait pas eu de persécution ?

R : Ils se seraient probablement dispersés à un rythme plus lent que si la persécution n’avait pas eu lieu. Lorsque les chrétiens désobéissent ou tardent à obéir à la volonté de Dieu, il arrive que Dieu utilise les épreuves et la persécution pour les amener là où ils sont censés être.

Q : Dans Actes 8:1, pourquoi les chrétiens ont-ils fui Jérusalem à cause de la persécution, alors que les apôtres sont restés ?

R : Il existe deux points de vue.

1. Selon l’ouvrage *Hard Sayings of the Bible* (p. 522-523), la persécution était le fait du Sanhédrin et visait principalement les chrétiens de langue grecque. Les chrétiens qui étaient également des Juifs de langue araméenne n’ont été persécutés que plus tard. Voir également *The Bible Knowledge Commentary : New Testament* (p. 371-372) pour plus d’informations sur ce point de vue.

2. Ils ont bel et bien tenté de persécuter les apôtres, lorsqu’ils ont tué Jacques, le frère de Jean, et emprisonné Pierre. Cependant, comme Dieu protégeait Pierre, ils n’ont plus tenté de le faire, par crainte de l’impression que cela ferait sur le peuple.

Q : Dans Actes 8, 1b-25, pourquoi pensez-vous que les hérésies apparaissent ?

R : Walter Martin a dit un jour que les hérésies sont les factures impayées de l’Église. Lorsque l’Église omet d’enseigner certaines doctrines, ce manquement à son devoir de berger ouvre la voie aux sectes qui s’engouffrent alors dans la brèche avec de faux enseignements. J’ai entendu parler un jour d’une église de Galveston qui menait des entretiens avec des candidats au poste de pasteur. L’un des diacres a demandé au pasteur s’il pouvait expliquer la Trinité. Le pasteur a répondu qu’il s’agissait d’un sujet complexe et qu’il ne pouvait pas vraiment l’expliquer. Plus tard, le diacre lui a dit que c’était une bonne réponse, car s’il avait affirmé pouvoir l’expliquer, ils ne l’auraient pas engagé. C’est cette mauvaise attitude envers la vérité qui peut rendre le troupeau vulnérable aux sectes. Oui, la Trinité est complexe, et oui, Dieu ne nous a pas tout révélé à ce sujet dans la Bible. Mais un enseignant pieux et expérimenté devrait être capable d’expliquer de manière adéquate ce que Dieu a révélé au sujet de la Trinité, ainsi que toutes les autres doctrines chrétiennes majeures. Lorsqu’une église cherche à minimiser l’importance de l’enseignement doctrinal, elle est alors mûre pour s’écarter de l’orthodoxie, même si cela peut prendre une dizaine d’années.

Q : Dans Actes 8, 1b-25, y a-t-il aujourd’hui de véritables chrétiens qui se distinguent nettement de ceux-là ?

R : Les véritables chrétiens divergent sur des doctrines secondaires telles que le baptême des croyants par opposition au baptême des nourrissons, la relation entre la souveraineté de Dieu et le libre arbitre des personnes, la Cène du Seigneur, les dons charismatiques. Les chrétiens divergent également sur ce qu’ils considèrent comme les meilleures pratiques : les jeunes enfants doivent-ils toujours être à l’église avec les adultes, faut-il un programme d’enseignement standardisé, la propriété de l’église doit-elle appartenir à une dénomination ou à une congrégation locale, faut-il un conseil missionnaire confessionnel, et bien d’autres questions qui ne sont pas précisées dans la Bible.

Q : Dans Actes 8:2, pourquoi les croyants pieux se sont-ils lamentés sur la mort d’Étienne, alors que celui-ci était parti rejoindre Jésus ?

R : Les Écritures ne le disent pas, mais nous pouvons en discerner quelques raisons.

1. Ils étaient affligés par cette mort « apparemment prématurée » de ce puissant homme de Dieu, ainsi que par toutes les occasions de servir Dieu qui avaient été perdues à cause de son décès. Cependant, Dieu est aux commandes, et ce qui pouvait sembler être une mort prématurée a peut-être contribué à ce que Saul vienne au Christ.

2. Ils se lamentaient peut-être de ne plus revoir Étienne avant d’être au ciel.

3. Même s’ils savaient qu’Étienne serait au ciel, il est parfois difficile de voir les choses avec les yeux de la foi lorsque le corps déchiqueté et meurtri de leur ami bien-aimé gisait devant eux sous un tas de pierres froides et cruelles.

Le mot grec utilisé ici pour désigner la « mort », anairesei, n’est pas le terme courant désignant la mort, mais un terme médical.

Lorsqu’un croyant cher à notre cœur meurt aujourd’hui, il est naturel et légitime de pleurer le fait de ne plus pouvoir le voir pendant un certain temps. Mais nous ne pleurons pas comme ceux qui n’ont pas d’espoir, car nous le reverrons au ciel.

À titre d’aparté, il se peut qu’ils aient pleuré Étienne en privé, car la Mishna juive stipule qu’il ne faut pas se livrer à des « lamentations publiques » pour ceux qui ont été exécutés sur décision du Sanhédrin, bien qu’un deuil discret soit autorisé.

Q : Dans Actes 8, 5, Philippe s’est-il rendu dans la ville appelée Samarie ou dans une ville de la région de Samarie ?

R : Il existait à la fois une région et une ville située en son sein, appelée Samarie. Le texte grec littéral indique « une ville de Samarie » ; il pourrait donc s’agir de n’importe quelle ville de la région de Samarie. Justin le Martyr (vers 150 apr. J.-C.), lui-même chrétien samaritain, précise que Simon était originaire du village samaritain de Gitto/Gitta. Soit Philippe s’est rendu à Gitto/Gitta, soit Simon s’est rendu dans une autre ville. Pour plus d’informations, consultez la Première Apologie de Justin Martyr, chapitre 26, p. 171.

Q : Dans Actes 8, 5-8,8:26 -40, de quel Philippe s’agissait-il ?

R : Les Écritures ne précisent pas s’il s’agissait de Philippe l’apôtre ou de Philippe l’évangéliste grec mentionné dans Actes 6, 1-5 et Actes 21, 8-9. S’il s’agissait de Philippe le Grec, cela signifierait que la capacité d’accomplir de nombreux miracles puissants n’était pas réservée aux douze apôtres.

D'autre part, Papias, Polycrate et Eusèbe considéraient tous que Philippe l'évangéliste mentionné dans Actes 8, 5 et Philippe l'apôtre étaient une seule et même personne.

Q : Dans Actes 8, 9, que pensez-vous de la théorie des critiques libéraux selon laquelle Simon le Magicien serait un synonyme ou un nom de code désignant Paul ?

R : Cette théorie a été avancée pour la première fois par Baur, en se fondant sur la confrontation entre Pierre et Simon le Magicien dans les « Reconnaissances de Pierre » (hérétiques) des Ébionites. Cependant, un autre libéral, Spitta, qualifie cela d’« absurdité totale ». Pourquoi Luc aurait-il ajouté cela s’il était l’ami et le compagnon de voyage de Paul ?

Q : Dans Actes 8, 9-24, pourquoi Simon a-t-il tenté d’acheter le droit de guérir les gens ?

R : Du point de vue de Simon le Magicien, cela n’aurait pas semblé si grave. La fonction de grand prêtre juif s’achetait à l’époque séleucide et sous les Romains. Au Moyen Âge, certains papes ont prétendument assuré la « succession papale » en achetant leur charge de pape. Simon le Magicien ne faisait que ce que de nombreux autres faux chefs religieux faisaient.

Cependant, du point de vue de Dieu et de Pierre, Simon le Magicien a commis un acte terrible. Acheter ce que Dieu donne gratuitement, et peut-être faire payer pour dispenser la grâce que Dieu a donnée gratuitement, constituerait une insulte à Dieu.

Q : Dans Actes 8, 9-24, Simon a-t-il été sauvé ?

R : Les Actes indiquent que Simon a cru et qu’il a lui aussi été baptisé. Pour l’observateur lambda, il ne semblait y avoir aucune différence entre Simon et n’importe qui d’autre. Cependant, pour employer un terme du football américain, il s’agissait là d’un « fumble ». Pierre a dit à Simon : « Que ton argent périsse avec toi », alors que les croyants ne périront jamais selon Jean 3:16. Pierre a déclaré que Simon n’avait aucune part dans ce ministère, que son cœur n’était pas droit, et qu’il était empoisonné par l’amertume et lié par l’iniquité. Simon n’était certainement PAS sauvé au moment où Pierre lui a dit ces choses. Ceux qui croient que l’on peut perdre son salut, et que Simon l’a perdu, devraient comprendre que Simon, s’il avait effectivement été sauvé, ne l’aurait été que pendant une heure tout au plus. Simon semblait plus soucieux d’échapper à ce jugement que de la miséricorde et du pardon de Dieu.

La véritable réponse se trouve dans l’histoire ultérieure de Simon. Il a fondé une hérésie et avait même un disciple nommé Ménandre, qui a perpétué sa tradition hérétique.

C’est de là que provient le mot anglais « simonie », qui désigne le fait de payer pour devenir un dignitaire ecclésiastique.

Q : Dans Actes 8, 9-24, qu’est-il arrivé à Simon le Magicien ?

R : Les Écritures ne nous disent rien quant à la repentance éventuelle de Simon, ni à son absence de repentance. À cette époque, Simon n’était pas sauvé ; le mot utilisé ici pour désigner la croyance, « pisteuo », est également celui qui désigne la foi des démons dans Jacques 2:19 ; Luc ne dit jamais que Simon a reçu le Saint-Esprit ; et surtout, Pierre a déclaré que Simon était [toujours] en train de périr. En d’autres termes, Simon « professait » la foi, mais il ne la « possédait » pas. Le terme anglais « simony » (simonie) tire son origine de ce passage. Il s’agit de la pratique pernicieuse consistant à tenter d’obtenir une charge ecclésiastique par la corruption.

Les auteurs ecclésiastiques Justin le Martyr, Irénée, Clément d’Alexandrie, Tertullien et Hippolyte nous rapportent les actes ultérieurs de Simon en tant qu’hérétique notoire. (Irénée était un disciple de Polycarpe, lui-même disciple de l’apôtre Jean. Hippolyte était un disciple d’Irénée.)

Justin le Martyr (vers 150 apr. J.-C.), lui-même chrétien samaritain, affirme que Simon était originaire du village samaritain de Gitto/Gitta. Il précise qu’un de ses disciples, Ménandre, un Samaritain de la ville de Capparetaea, fonda sa propre hérésie à la suite de Simon. Justin ajoute que Simon se rendit par la suite à Rome, où il pratiqua la magie et où une statue fut érigée en son honneur. Première Apologie de Justin Martyr, chap. 26, p. 171. Justin se trompe très certainement sur ce point. Une statue a été mise au jour sur une île du Tibre, portant l’inscription « Semoni Sanco Dei Fidio », qui fait référence à « Semo Sancus », un dieu sabin similaire à Hercule. Voir The Expositor’s Greek Testament, vol. 2, p. 213 pour plus d’informations à ce sujet.

Irénée, dans son ouvrage Contre les hérésies (182-188 apr. J.-C.), a consacré tout le chapitre 23 à Simon le Magicien. Il a déclaré que l’empereur Claude avait rendu hommage à Simon le Magicien en lui érigeant une statue en raison de ses pouvoirs magiques. Irénée rapporte que Simon enseignait qu’il apparaissait aux Juifs sous la forme du Fils, aux Samaritains sous celle du Père, et aux autres nations sous celle du Saint-Esprit. Simon libéra de l’esclavage une femme de Tyr nommée Hélène, qu’il présentait comme la première conception de son esprit. Simon affirmait qu’il s’agissait de la même Hélène pour laquelle la guerre de Troie avait été menée. Irénée précise que le successeur de Simon le Magicien était l’hérétique Ménandre.

Dans *Contre toutes les hérésies* (200-210 apr. J.-C.), le premier chapitre est également consacré à Simon le Magicien. Tertullien rapporte que Simon se faisait appeler « la Vertu suprême » et que son successeur était Ménandre.

Tertullien (198-220 apr. J.-C.), dans son *Traité sur l’âme*, chapitre 34, affirme que Simon consacra toute son énergie à détruire la vérité après avoir été réprimandé par Pierre. Il ajoute qu’Hélène était une femme originaire de Tyr qui était esclave dans une maison close.

Consultez le site pour consulter des citations d’autres auteurs.

Q : Dans Actes 8, 14-17, s’agissait-il d’une expérience normale ?

R : Non. Le retard pris à croire en Jésus sans que le Saint-Esprit ne réside en eux était dû soit :

1. de l’arrivée des apôtres, ou

2. D’un enseignement insuffisant de la part de Philippe, ou

3. d’une mauvaise compréhension de ce qu’enseignait Philippe.

S’ils avaient reçu le Saint-Esprit sans la présence des apôtres, ils se seraient peut-être considérés comme une « deuxième Église », indépendante de celle qui avait vu le jour à Jérusalem. Mais ils étaient dans une situation d’insuffisance jusqu’à l’arrivée des apôtres de Jérusalem ; ainsi, tout était lié à l’Église [unique] qui avait vu le jour à Jérusalem. Cette expérience a constitué une étape transitoire dans l’histoire de l’Église.

Q : Dans les Actes8:15 -17, pourquoi le Saint-Esprit n’a-t-il pas été donné aux Samaritains lorsqu’ils ont entendu l’Évangile pour la première fois ?

R : Les chrétiens ont deux points de vue.

1. La prédication qu’ils ont entendue était incomplète.

2. La prédication s’est bien déroulée, mais pour cette « grande transition » que constituait la prédication aux Samaritains, il était opportun que certains apôtres soient présents avant que le Saint-Esprit ne vienne sur ces non-Juifs. Voir *1001 questions bibliques répondues*, p. 50, 53, pour plus d’informations sur ce point de vue.

Q : Dans Actes 8:26, quel était le but du voyage de Philippe de Jérusalem vers Gaza ?

R : Du point de vue de Philippe, il n’en avait aucune idée. Il y avait beaucoup de monde à Jérusalem, et très peu de voyageurs empruntaient les 50 miles de route désertique reliant Jérusalem à la Nouvelle Gaza (construite en 57 av. J.-C.) ou à l’Ancienne Gaza (saccagée en 93 av. J.-C.), également connue sous le nom de Gaza-du-Désert. Il y avait de nombreux croyants à former, de nombreux non-croyants à qui annoncer l’Évangile, et, d’une manière générale, de nombreuses occasions de témoigner – bien plus qu’il n’y en aurait sur une route désertique. Philippe ne savait pas pourquoi on lui avait ordonné de se rendre à Gaza. Soit dit en passant, Actes 8, 40 montre que Philippe n’est jamais arrivé à Gaza, du moins lors de ce voyage.

Mais du point de vue de Dieu, le fait que Philippe fasse un détour pour s’adresser à un seul homme répondait à un objectif important. C’est à partir de ce moment-là que le christianisme a pris racine en Éthiopie. C’est comme si le judaïsme avait préparé ce peuple à l’Évangile, et que Dieu en avait immédiatement tiré parti. Ni Philippe ni les démons ne pouvaient toutefois le savoir. De plus, les chrétiens n’avaient pas encore prêché l’Évangile en dehors de Jérusalem et de la Samarie ; c’est pourquoi Dieu a conduit Philippe vers l’Éthiopien.

Q : Dans Actes 8:27, dans quelles circonstances Dieu pourrait-Il nous demander de faire quelque chose sans que nous en connaissions la raison ?

R : Dieu peut le faire quand bon lui semble. Il peut agir ainsi pour mettre notre obéissance à l’épreuve, ou parce qu’Il souhaite que nous réagissions comme nous le ferions si nous ne connaissions pas toute l’histoire.

On peut prendre l’exemple du grand missionnaire Adoniram Judson, qui vécut de 1788 à 1850. Né à Malden, dans le Massachusetts, d’un pasteur congrégationaliste et de son épouse, Adoniram suivit le Christ dès son enfance. Il entra à l’université (qui devint plus tard l’université Brown) à l’âge de 16 ans et obtint son diplôme en tant que major de sa promotion à 19 ans. Cependant, pendant ses études, il se lia d’amitié avec un sceptique et un déiste et perdit la foi. Il ouvrit une école et rédigea un manuel de grammaire et de mathématiques. Plus tard, lors d’un voyage, alors qu’il séjournait dans une auberge, il entendit les gémissements agonisants de la personne occupant la chambre voisine. Le lendemain, Adoniram apprit que cette personne était décédée et que, « par coïncidence », il s’agissait de son meilleur ami. Judson revint à la foi après cet événement, en 1808. Il connaissait le latin, le grec et l’hébreu. Judson et son épouse Nancy se marièrent et, le lendemain, embarquèrent à bord d’un navire à destination de Calcutta, en Inde, en tant que missionnaires congrégationalistes, en 1812. Judson étudia également la question du baptême et parvint à la conclusion que le baptême était un acte réservé aux croyants ; il n’était pas destiné aux nourrissons. Ainsi, à son arrivée, il quitta la mission congrégationaliste et demanda aux baptistes du Sud de le soutenir, ce qu’ils firent. William Ward le baptisa. Pendant la guerre anglo-américaine de 1812, la Compagnie britannique des Indes orientales ordonna aux missionnaires américains de quitter l’Inde ; c’est ainsi qu’en 1813, ils embarquèrent sur un navire à destination de la Birmanie ; son épouse fit une fausse couche à bord. Il passa trois ans à étudier le birman environ 12 heures par jour. De 1810 à 1823, il ne vit que 18 personnes venir à la foi, mais il s’était engagé dans une tâche de 24 ans consistant à traduire la Bible en birman, qu’il mena à bien. Pendant la guerre anglo-birmane de 1824, le roi birman les jeta, lui et son compagnon, dans une horrible prison infestée de rats. Son épouse, alors enceinte, donna naissance à leur troisième enfant. Puis son deuxième enfant mourut, et en 1824, son épouse décéda à son tour. Enfin, en 1827, son troisième enfant mourut.

Alors qu’il prêchait auprès des Karens et d’autres peuples tribaux du sud, Adoniram racheta et libéra un esclave appartenant à l’un de ses convertis : Ko Tha Byu. Ce dernier n’était pas un candidat très prometteur. Contrairement à Judson, il ne savait pas lire. Alors que Judson avait passé trois années éprouvantes, Ko Tha Byu ne savait même pas parler le birman. Il avait été bandit et ne se souvenait pas du nombre d’hommes qu’il avait tués, bien qu’il s’en fût au moins de trente. – Des références irréprochables, en effet ! Après avoir été libéré, il fut baptisé, puis disparut immédiatement dans la jungle pour retourner auprès de sa tribu. Mais lorsqu’il prêcha à ses compatriotes karens, quatre d’entre eux se convertirent immédiatement au Christ. Le peuple karen avait une « tradition des anciens » selon laquelle il existait un Dieu immuable, éternel et tout-puissant, le Créateur, qui avait créé l’homme et une femme tirée de sa côte. Ils avaient été tentés par le diable, et un jour, un Sauveur viendrait. Ils croyaient qu’un jour, des étrangers blancs leur apporteraient des écrits sacrés à ce sujet. Le christianisme se répandit comme une traînée de poudre tandis que Ko Tha Byu, ainsi que George et Sarah Boardman, évangélisaient le peuple karen du sud. Encouragé par cela, Judson sortit de la dépression qui l’avait accablé pendant un an. Il se rendit donc dans les jungles infestées de tigres pour évangéliser le peuple karen du nord. Malgré toutes ces épreuves, ces revers et cette réaction initiale mitigée, quels furent les résultats ? À sa mort, on comptait 100 églises et 8 000 croyants, principalement issus des tribus karen et kachin. Aujourd’hui, les pays comptant le plus grand nombre de baptistes du Sud sont les États-Unis, l’Inde et le Myanmar. (Extrait de Wikipédia sur Adoniram Judson, 30/03/2018).

Q : Dans Actes 8:27, qui était Candace ?

R : Candace (ou Kandake) était un titre désignant les reines de Nubie, tout comme « pharaon » désignait les rois d’Égypte et « César » les empereurs de Rome.

Une reine éthiopienne régnait toujours en tant que régente pour le compte de son fils, car celui-ci était considéré comme un enfant du soleil et trop sacré pour s’occuper des affaires profanes. Cette information s’appuie sur l’ouvrage *Aethiopica* 1 de Bion de Soli ; la *Géographie* 17.1.54 de Strabon ; l’*Histoire naturelle* 6.186 de Pline l’Ancien ; l’*Histoire de Rome* 54.5.4 de Dion Cassius ; et l’*Histoire ecclésiastique* 2.1.13 de Eusèbe (NPNF2, p. 105).

Q : Dans Actes 8, 27, pourquoi un Éthiopien voudrait-il se rendre à Jérusalem ?

R : L’ancienne région appelée Éthiopie se situait en réalité au nord de l’Éthiopie actuelle, sur le territoire de l’actuel Soudan. Après 590 av. J.-C., des mercenaires juifs gardaient un fort à Éléphantine, dans le sud de l’Égypte, afin d’empêcher les Nubiens d’attaquer l’Égypte. Certains de ceux qui venaient d’Éthiopie auraient pu être leurs descendants.

De plus, la reine de Saba s’est rendue à Jérusalem à l’époque de Salomon (vers 960 av. J.-C.). Bien que Saba fût située de l’autre côté de la mer Rouge, en face de l’Éthiopie, il semble que certaines personnes originaires du territoire de l’Éthiopie actuelle se soient converties au judaïsme à cette époque et qu’elles s’y trouvaient encore au XXe siècle. Au Xe siècle apr. J.-C., le royaume éthiopien du nord, celui des Beni Hamwiyah, a combattu le royaume éthiopien chrétien situé au sud.

Irénée, dans son ouvrage *Contre les hérésies* (180-188 apr. J.-C.), livre 3, chapitre 12.6, p. 432, et Eusèbe, dans son *Histoire ecclésiastique*, livre 2, chapitre 1.13, p. 105, indiquent que l’eunuque avait été envoyé par Dieu pour prêcher aux Éthiopiens.

En résumé, cet Éthiopien se rendait probablement au Temple juif car il était de religion juive. De plus, il est possible qu’il eût également un peu de sang juif dans les veines.

Q : Dans Actes 8, 27, pourquoi est-il dit que l’Éthiopien se rendait à Jérusalem pour adorer, plutôt qu’au Temple ?

R : Le Deutéronome 23, 1 stipule qu’un eunuque ne pouvait pas entrer dans le Temple. Étant eunuque, il n’était pas censé pénétrer dans le Temple lui-même, mais il pouvait au moins se rendre dans la cour extérieure des Gentils. Nous ne savons pas s’il s’est rendu à Jérusalem en le sachant ou non.

Avant que Philippe ne le rejoigne, il se peut qu’il ait lu Ésaïe 56, 3-7. L’eunuque éthiopien aurait tout de même pu se rendre à Jérusalem pour célébrer la Pâque, et demander à d’autres d’aller au temple à sa place.

Q : Dans Actes 8, 36, une personne doit-elle être baptisée dès qu’elle croit ?

R : Dès qu’une personne croit et comprend simplement ce que signifie être chrétien, elle devrait être baptisée. Deux questions se posent ici : les cours préparatoires au baptême, et le baptême des croyants par opposition à celui des nourrissons.

1. Certains chrétiens estiment qu’une personne doit être baptisée immédiatement après avoir cru en Christ, comme ce fut le cas pour l’eunuque éthiopien. D’autres chrétiens pensent qu’il faut d’abord un enseignement, et l’Église d’Alexandrie a poussé ce principe à l’extrême en imposant un catéchuménat de deux ans avant le baptême. Notez que l’eunuque connaissait bien les Écritures avant de rencontrer Philippe, et bien que ses connaissances fussent imparfaites, elles étaient suffisantes pour qu’il soit baptisé immédiatement.

2. Ce verset n’aborde pas la question du baptême des croyants par opposition à celui des nourrissons. Tous les chrétiens s’accordent à dire que si un adulte croit en Christ et n’a pas encore été baptisé, il doit l’être. Pour plus d’informations, consultez la discussion sur le baptême des croyants et celui des nourrissons dans Colossiens 2:11-12.

À titre d’aparté, sur cette route désertique, nous ne savons pas exactement où Philippe et l’eunuque sont descendus dans l’eau pour se faire baptiser, mais le Wadi el-Hesi, au nord-est de Gaza, aurait été un endroit pratique et situé sur leur chemin. Cependant, nous ne pouvons en être certains, car il existait plusieurs wadis saisonniers entre Jérusalem et Gaza, et le climat en Palestine était un peu moins aride à l’époque.

Q : Dans Actes 9, 1-2, pourquoi les prêtres juifs étaient-ils si désireux de tuer les chrétiens ?

R : Il y a trois raisons concomitantes.

Une menace avant tout religieuse : l’arrivée de Jésus et sa manière d’instaurer un nouvel ordre, en contradiction avec les traditions des pharisiens, constituaient une menace pour leur autorité religieuse.

En second lieu, le pouvoir politique : c’est à cette époque que les Romains ont retiré aux dirigeants juifs un pouvoir qu’ils considéraient comme essentiel : le droit d’exécuter les personnes reconnues coupables de crimes passibles de la peine capitale. Comme les Romains semblaient accepter l’exécution des chrétiens, on peut supposer que cela constituait un moyen de conserver, ne serait-ce qu’en apparence, ce pouvoir.

Sur le plan spirituel, Satan était à l’œuvre ici. Même aujourd’hui, Satan cherche à tuer ceux qui adorent Dieu.

Q : Dans Actes 9:1-2, pourquoi des lettres émanant de dirigeants juifs (et non romains) de Jérusalem auraient-elles un quelconque effet sur une ville non juive située en dehors de la Judée ? Imaginez que je me rende chez mon pasteur pour lui demander d’écrire une lettre au dirigeant de la Corée du Nord, afin qu’il me remette tous les prisonniers chrétiens. Lorsque je me rendrai en Corée du Nord pour la remettre, comment pensez-vous que cela se passera ? Si vous pensez que cela ne se passerait pas bien, alors pourquoi Saul s’attendrait-il à un meilleur accueil à Damas ?

R : Il y a deux réponses, et les deux peuvent être vraies.

1) Il est probable que Rome reconnaisse le droit des prêtres juifs d’extrader des Juifs d’autres villes pour qu’ils soient jugés.

2) Le roi arabe nabatéen de Syrie et de Damas à cette époque, Arétas IV, détestait les Romains qui le contrôlaient. Il aurait très probablement accordé cette faveur aux prêtres juifs, dont il savait qu’ils n’appréciaient pas non plus Rome. Il y avait beaucoup de Juifs à Damas ; Josèphe rapporte que les habitants de Damas ont tué (selon des sources contradictoires) soit 10 500, soit 18 000 Juifs à Damas.

Enfin, Saul n’était peut-être pas certain que les lettres des prêtres juifs seraient reconnues.

Q : Dans Actes 9, 1-2, que savait Saul ?

R : Dans sa propre vie, Saul accordait probablement une grande importance à la tradition. D’après Genèse 10, 4 et les découvertes archéologiques, soit la ville, soit le peuple de Tarse était plus ancien qu’Abraham. Dans Philippiens 3, 4-6, Paul mettait en avant son ascendance, son rang de pharisien et son zèle. C’est-à-dire avant Philippiens 3, 7-8, où Paul affirmait que tout cela n’était que balayures comparé à la connaissance du Christ.

En ce qui concerne les chrétiens, Saul savait qu’ils étaient dévoués, prêts au sacrifice et qu’ils ne reculeraient devant rien pour amener le peuple juif au Christ.

Q : Dans Actes 9, 3-8, en quoi ce récit diffère-t-il de ceux des passages 22, 6-11 et Actes 26, 12-18 ?

R : Les récits diffèrent sur trois points.

La lumière et les compagnons de Paul

Actes 26, 13 : la lumière entourait Saul et ses compagnons

Actes 22, 6 et 9 : Saul et ses compagnons ont tous vu une lumière éclatante.

Actes 9, 3 : Une lumière venue du ciel a jailli autour de Saul, mais le texte ne précise pas ce qui entourait ses compagnons ni ce qu’ils ont vu.

Conclusion : Saul et ses compagnons ont tous vu une lumière éclatante qui les entourait. Il n’est pas précisé si la lumière a d’abord entouré Saul, ou s’ils ont tous été entourés en même temps ; en réalité, cela n’a pas d’importance.

La voix et les compagnons de Paul

Ce n’est pas la réponse : dans Actes 22:8-9, Paul s’est peut-être simplement trompé sur ce que les hommes ont entendu, et les Écritures ont fidèlement rapporté ce que Paul a dit. Cependant, Paul le savait probablement, et il ne s’est sans doute PAS trompé sur ce point.

La réponse :

Actes 26, 14 : Saul de Tarse (Paul) a entendu une voix. Le texte ne précise pas ce qu’ont entendu ses compagnons

Actes 22, 9 : Les compagnons de Saul n’ont ni entendu ni compris la voix.

Actes 9, 7 : Les compagnons de Saul ont entendu le bruit, mais n’ont vu personne.

Conclusion : Il n’y a aucune difficulté à ce que les compagnons de Saul aient entendu un son sans pour autant comprendre la voix. Le mot utilisé dans Actes 22:9 apparaît 153 fois dans les écrits de Luc. 57 fois, il signifie « écouter pour comprendre », et 7 fois, il signifie « obéir ». Ce verbe, à la forme génitive, tend à signifier simplement « entendre ». À l’accusatif, tel qu’il est utilisé dans Actes 22, 9, il signifie souvent « écouter pour comprendre », bien qu’il puisse également signifier simplement « entendre ».

La posture des compagnons de Saul

Actes 26, 14 : Saul et ses compagnons tombèrent tous à terre

Actes 22, 6-9 : Saul tomba à terre, mais le texte ne précise pas ce que firent ses compagnons.

Actes 9, 7 : Les compagnons de Saul restèrent là, sans voix.

Conclusion : Au départ, ils se tenaient tous debout. Saul fut aveuglé et tomba à terre. Après être restés debout, sans voix, la peur provoquée par la voix et la lumière aurait facilement pu les amener, eux aussi, à tomber à terre.

Q : Dans Actes 9:4-7, comment se fait-il que Paul ait entendu et vu des choses différentes des autres ?

R : Les autres hommes ont vu la lumière et entendu le son, mais Dieu ne voulait que Saul comprenne les paroles.

Q : Dans Actes 9, 11, existe-t-il des preuves archéologiques de l’existence de la rue Droite à Damas ?

R : Oui. Non seulement il existe des preuves archéologiques indiquant que cette rue était autrefois bordée de colonnades, mais elle est encore en service aujourd’hui. Elle s’étend du nord-est au sud-ouest et, à l’époque de Paul, mesurait au moins deux miles (3,2 km) de long.

Q : Dans Actes9:15 -16, pourquoi Dieu a-t-il choisi Saul de Tarse comme instrument ?

R : C’est l’un des nombreux versets qui montrent que les voies du Seigneur sont impénétrables. Alors qu’aujourd’hui, nous pouvons tous lire le livre des Actes et constater que Dieu a fait le bon choix, cela a dû paraître très étrange à Ananias. On comprend qu’Ananias, bien qu’il crût en Dieu, ait demandé une confirmation dans Actes 9, 13-14, et Dieu la lui a donnée librement et avec bienveillance.

Q : Dans Actes 9, 16, quel était l’intérêt de dire à Ananias à quel point Saul allait souffrir pour le nom du Christ ?

R : Les Écritures ne le précisent pas. Ananias n’aurait pas dû avoir l’impression que Saul de Tarse s’en tirait « à bon compte », car les souffrances qu’il a endurées étaient probablement plus grandes que celles qu’il a infligées à n’importe quelle autre personne.

Q : Dans Actes 9, 23, qui cherchait à tuer Paul ?

R : Actes9:23 , indique que les Juifs cherchaient à tuer Paul. De plus, 2 Corinthiens 11:32-33 précise que le gouverneur sous le règne du roi Arétas cherchait également à arrêter Paul.

Q : Dans Actes 9:26, pourquoi les disciples avaient-ils peur de Saul, alors qu’ils n’auraient pas dû craindre la mort ?

R : Les chrétiens doivent faire preuve de prudence, et Jésus a dit aux croyants que, bien que la persécution soit inévitable (Jean15:20 ), les croyants peuvent fuir la persécution (Matthieu10:23 ).

De plus, les disciples pouvaient naturellement craindre la mort douloureuse que Saul de Tarse avait infligée à d’autres.

Q : Dans Actes 9:27-28, Barnabas a-t-il fait preuve de courage ou d’imprudence en présentant Saul, un « infiltré » potentiel, aux autres ?

R : Bien que le courage et la témérité puissent aller de pair, Barnabas n’a pas fait preuve de témérité dans ce cas précis. Sa confiance en ce que Dieu avait accompli en Saul lui a donné le courage d’aller de l’avant et de présenter Saul aux autres.

Q : Dans Actes 9, 27-28, pourquoi pensez-vous que Barnabas ait fait preuve d’une telle audace au point de ne pas avoir peur de Saul, alors même que les autres en avaient ?

R : Les Écritures ne le précisent pas, mais nous pouvons avancer trois raisons.

Son tempérament : Barnabas était quelqu’un d’encourageant, et il était peut-être plus enclin à faire confiance à quelqu’un.

Le temps passé avec Paul : Barnabas ne s’était pas contenté d’entendre des rumeurs selon lesquelles Paul aurait pu changer ; il s’était entretenu avec Paul lui-même et l’avait entendu débattre avec d’autres à Damas.

Dieu lui a révélé la vérité. Si Dieu s’est adressé à Barnabas au sujet de Paul, comme Il l’avait fait avec Ananias, ou s’Il a donné à Barnabas cette assurance, alors bien sûr, Barnabas n’avait pas peur.

Une leçon à tirer de cela est que Dieu ne révèle pas toujours les choses en premier lieu aux responsables de l’Église. Les responsables devraient également être disposés à apprendre des autres membres.

Q : Dans Actes 9, 31, comment les Églises vivaient-elles dans la crainte du Seigneur, et comment devrions-nous en faire de même aujourd’hui ?

R : Elles éprouvaient un profond respect pour Dieu et sa puissance. Elles respectaient sa Parole, et la crainte du Seigneur était une source de motivation pour l’évangélisation et une vie sainte.

D’autres versets illustrant la crainte du Seigneur chez le croyant sont Genèse 22:12 ; Proverbes 1:7 ; 1 Samuel 12:14 ; 2 Chroniques 6:33 ; 19:7 ; Néhémie 5:9 ; Psaume 19:9 ; 22:25 ; 33:8 ; 119:74 ; 128, 1 ; l’Ecclésiaste 8, 13 ; 12, 13 ; Ésaïe 11, 3 ; Jérémie 5, 22 ; Michée 6, 9 ; Malachie 3, 5 et 2 Corinthiens 5, 11.

Q : Dans les Actes9:43 , le métier de tanneur était-il considéré comme impur par les Juifs ?

R : Les Israélites ont appris ce métier important auprès des Égyptiens, bien que les Syriens le pratiquaient également. Les Juifs ne considéraient pas le tannage comme un métier respectable à l’époque de Jésus, car il fallait manipuler des animaux morts pour en retirer les peaux. Simon a trouvé une communauté parmi les chrétiens, mais il n’aurait peut-être pas trouvé sa place parmi les Juifs. Il s’agissait d’un métier rituellement impur, et à Joppé, les maisons des tanneurs étaient situées au sud, juste à l’extérieur de la ville, sur la côte (où les produits chimiques usagés pouvaient être éliminés).

Q : Dans les Actes 10, quelle est la principale application de ces deux messages ?

R : Le message transmis à Corneille dans Actes 10, 1-8 est que l’Évangile vient des Juifs. Dans Actes 10, 9-23, le message transmis à Pierre est que l’Évangile s’adresse également aux païens.

Q : Dans Actes 10, versets 2, 4 et 31, que savons-nous de Corneille ?

R : Corneille portait à la fois un prénom inhabituel et un prénom courant. En 82 av. J.-C., Corneille Sylla affranchit 10 000 esclaves, qui changèrent tous leur prénom pour Corneille en son honneur. L’Expositor’s Bible Commentary, vol. 9, p. 384-385, émet l’hypothèse que Corneille descendait peut-être de l’un d’entre eux. Nous savons que le « régiment italien » romain servait en Syrie en 69 apr. J.-C.

Cornelius lui-même était un homme hors du commun : bien qu’il fût soldat dans une armée d’occupation, il donnait de l’argent pour venir en aide aux pauvres du territoire occupé. Il disposait probablement d’une fortune personnelle, puisqu’il pouvait faire de nombreuses aumônes. Concernant les centurions en général, l’historien Polybe écrit : « On attend des centurions non pas tant qu’ils soient audacieux et aventureux, mais plutôt qu’ils soient de bons chefs, d’un esprit posé et prudent, peu enclins à passer à l’offensive ou à engager le combat sans raison, mais capables, lorsqu’ils sont submergés et acculés, de tenir bon et de mourir à leur poste. » Livre 6, chapitre 24. Césarée était la capitale de la Judée aux yeux du gouvernement romain.

Il est dit que Corneille était centurion d’une cohorte. Le terme « centurion » désignait un commandement de plus de 100 hommes, mais les centurions commandaient généralement une cohorte, qui représentait un dixième d’une légion, soit 300 à 600 hommes. La « cohorte italienne » était probablement la Cohors II Miliaria Italica Civium Romanorum. Cette cohorte était composée d’affranchis originaires d’Italie qui avaient obtenu la citoyenneté romaine et étaient tous des archers. Elle fut transférée en Syrie peu avant l’an 69 après J.-C. et participa à la prise de Jérusalem tant en l’an 70 après J.-C. qu’en l’an 135 après J.-C. Bien que les archéologues ne puissent vérifier de manière indépendante où se trouvait cette cohorte entre les années 41 et 44 après J.-C., il semble logique que l’approvisionnement en eau de Césarée ait dû être protégé.

Soit dit en passant, cet événement revêtait une grande importance pour Pierre, puisqu’il l’a évoqué à nouveau dans les Actes 11 et 15, 6-9.

Q : Dans Actes 10, 2, 4 et 31, quel était le lien entre les aumônes de Corneille et la réponse de Dieu à ses prières ?

R : Corneille a perçu la vérité concernant Dieu dans l’Ancien Testament. Trois points sont à prendre en compte dans la réponse.

1. Les aumônes de Corneille n’étaient en aucun cas nécessaires pour permettre au Dieu Tout-Puissant d’agir ou de répondre à ses prières.

2. Les prières sincères de Corneille ont été exaucées, tout comme Dieu exauce les prières sincères de tous ceux qui souhaitent Le connaître.

3. Il est intéressant de noter que tant les aumônes que les prières ont été présentées devant Dieu. C’est presque comme si les aumônes étaient considérées comme une forme de prière ou comme un moyen de renforcer ses prières.

Q : Dans Actes 10, 2, 22, 44-48, étant donné que Corneille craignait Dieu et priait régulièrement, mais qu’il n’était pas encore né de nouveau avant la visite de Pierre, Corneille serait-il allé en enfer s’il était mort ?

R : C’est une question sans objet. Si le Dieu dont nous parlons n’était pas assez avisé pour savoir que Corneille accepterait Jésus avec joie, ou s’il n’était pas assez puissant pour maintenir Corneille en vie jusqu’à ce moment-là, alors nous ne parlons pas du Dieu de la Bible.

Notez que les prières et les offrandes de Corneille, avant qu’il n’entende parler de Jésus, constituaient un hommage acceptable aux yeux de Dieu. Cela vaut également pour les personnes décédées avant Jésus qui obéissaient à la parole de Dieu dans l’Ancien Testament ; or, Corneille était respecté par les Juifs, non pas pour sa crainte d’un dieu quelconque, mais pour sa crainte du vrai Dieu, leur Dieu.

Q : Dans Actes 10, 10-16 et Marc 7, 17-23, puisque Jésus a dit qu’il n’abolit rien de la loi dans Matthieu 5, 17, pourquoi les chrétiens ne respectent-ils pas les lois alimentaires de l’Ancien Testament comme le font [soi-disant] les musulmans ?

R : Bien que ni les chrétiens ni les musulmans ne respectent les lois alimentaires, les chrétiens ne le font pas parce qu’ils écoutent Jésus. Cinq points à prendre en compte dans cette réponse.

À cette époque, les disciples de Jésus observaient les lois alimentaires de l’Ancien Testament. Jésus a en effet déclaré qu’il ne disparaîtrait pas un seul iota ni un seul trait de lettre avant que tout ne soit accompli.

Le fait de la résurrection de Jésus a fondamentalement changé la manière dont Dieu traitait Ses enfants. Un ange a informé Pierre, l’apôtre de Jésus, que Dieu avait déclaré tous les aliments purs dans Actes 10, 9-16. Notez qu’il n’est pas dit que ces animaux étaient purs depuis toujours, mais plutôt que Dieu les avait déclarés purs.

Même les musulmans qui soulèvent cette objection doivent eux-mêmes admettre que certaines des lois alimentaires de l’Ancien Testament ne doivent pas être respectées. Mahomet a enseigné aux musulmans qu’ils pouvaient manger de la viande de chameau (Sahih Muslim, vol. 1, livre 1, n° 220, p. 70), alors que Lévitique 11, 3-8 et Deutéronome 14, 6-8 interdisent de manger du chameau.

Écoutez Jésus dans Matthieu 15:10, 17-20 et Marc 7:14-15. Jésus a dit que c’est ce qui sort de l’homme qui le rend impur, et non ce qui y entre. Marc 7:19 montre que, par là, Jésus a déclaré tous les aliments purs. Si nous considérons Jésus comme un prophète, nous devrions écouter ses paroles.

Une voix venue du ciel a ordonné à Pierre de manger dans Actes 10:10-16, lui montrant que les lois alimentaires n’étaient en vigueur que jusqu’au sacrifice de Jésus, et non après. Nous devrions obéir à la voix de l’ange de Dieu et de l’apôtre de Jésus.

En conclusion, nous ne devons pas ignorer ce qu’ont dit les prophètes de Dieu, mais les écouter.

Q : Dans Actes 10, 20-23, lorsque Pierre a reçu l’ordre de ne pas hésiter à accompagner les trois hommes, a-t-il désobéi en leur posant des questions, en les invitant chez lui et en partant le lendemain ?

R : Peut-être Pierre n’a-t-il pas agi aussi rapidement qu’il l’aurait pu. D’un autre côté, s’il était déjà tard dans la journée, la seule chose raisonnable à faire était de partir tôt le lendemain matin plutôt que d’essayer de trouver une maison dans l’obscurité. N’oubliez pas qu’à l’époque, il n’y avait ni panneaux de signalisation ni éclairage public.

Quoi qu’il en soit, Pierre avait clairement l’intention de les accompagner. Il n’était pas licite pour un Juif de manger avec un païen, mais après avoir tiré les leçons de sa vision, Pierre a invité ces hommes à manger avec lui.

Il a probablement fallu à la fois du courage et une vision directe pour convaincre Pierre de manger quoi que ce soit. Le juif sceptique Asimov, dans son ouvrage *Asimov’s Guide to the Bible* (p. 1050), souligne qu’à l’époque des Maccabées, des Juifs avaient préféré mourir sous la torture plutôt que de manger du porc.

Q : Dans Actes 10, 25-26, pourquoi Corneille a-t-il tenté d’« adorer » Pierre ?

R : Le mot grec utilisé ici est proskuneo, qui signifie soit « adorer », soit « se prosterner en signe de révérence ». Soit Corneille, qui n’avait pas encore reçu d’enseignement sur la foi chrétienne, était confus en essayant d’adorer Pierre, soit il n’avait pas l’intention d’adorer, mais de témoigner un grand respect à celui qui allait lui enseigner le chemin du salut.

Q : Dans Actes 10, 28, s’agissait-il uniquement des non-Juifs en général qui ne devaient pas être considérés comme communs ou impurs, ou bien de chaque personne sans exception ?

R : Dans ce verset, « aucun homme » désigne tout le monde, sans exception, quelle que soit la personne ou la race.

Q : Dans les Actes 10, 30-33, comment Luc a-t-il pu écrire : « Je jeûnais depuis mercredi, lorsque, à la neuvième heure, je priais dans ma maison, et qu’un homme vêtu d’un habit resplendissant est apparu devant moi » ? Cornelius a-t-il prié pendant quatre jours d’affilée jusqu’à la neuvième heure (15 h), moment où il s’entretient avec Pierre ? Et quel jour cet homme vêtu d’un habit resplendissant est-il apparu ? Enfin, quelle est la justification linguistique pour traduire la construction APO… MECRI… dans Actes 10, 30 autrement que par une « durée » de quatre jours dans le temps ? Une formulation telle que « il y a quatre jours » me semble n’être qu’une acrobatie linguistique sans fondement.

R : Examinons les trois versets dans leur intégralité : Actes 10, 30-32 dit : « Corneille répondit : “Il y a quatre jours, j’étais chez moi en train de prier à cette heure-ci, la neuvième heure. Soudain, un homme vêtu d’un habit resplendissant se tint devant moi et dit : « Corneille, ta prière a été exaucée, et tes dons aux pauvres ont été pris en compte devant Dieu. Envoie donc à Joppé chercher Simon, celui qu’on appelle Pierre. Il est l’hôte de Simon le tanneur, au bord de la mer. » » (BSB)

Luc rapporte les paroles de Corneille. Ce fut un moment décisif pour l’Église, car c’est à ce moment-là que l’Église, et en particulier Pierre, comprit clairement que le Christ n’avait pas été envoyé uniquement aux Juifs, mais à toute la terre. Luc a peut-être entendu le récit de cet événement décisif directement de la bouche de Pierre, ou bien il l’a appris par quelqu’un d’autre. Luc a peut-être cité mot pour mot les paroles de Corneille, ou il est très probable qu’il les ait paraphrasées. Cela n’a toutefois pas d’importance ; c’est le sens qui compte.

Lorsqu’une personne s’exprime, il est toujours possible de trouver une ambiguïté si l’on cherche suffisamment longtemps et avec suffisamment d’insistance, qu’il y en ait réellement une ou non. Dans d’autres cas, y compris celui-ci, une phrase prononcée par une personne peut en soi être interprétée de plusieurs façons différentes, mais le bon sens rend le sens clair pour tous les auditeurs. Voici la chronologie des événements, dans l’ordre inverse.

3. Pierre est arrivé quelques jours après avoir été convoqué (Actes 10, 23-24)

2. L’homme vêtu d’un habit resplendissant a dit à Corneille de faire venir Pierre.

1. Auparavant, Corneille était en train de prier lorsque l’homme vêtu d’un habit resplendissant est apparu.

Le bon sens veut que « cette heure » où Corneille priait soit la même heure (15 h) d’il y a quatre jours, et non cette heure-ci, ce jour-là. Sinon, Corneille aurait envoyé les hommes chercher Pierre après que ceux-ci soient déjà partis le chercher.

Q : Dans Actes 10, 31, Dieu se souvient-il de toutes les actions justes que les gens accomplissent ?

R : Dieu connaît toutes les actions justes (et injustes) que nous accomplissons avant même notre naissance (Psaume 139). Cependant, s’il s’agit de les prendre en compte pour obtenir des récompenses au ciel, ce n’est pas nécessairement le cas. Ézéchiel3:20 donne l’exemple d’un homme juste qui s’est détourné de sa justice, et dont les actes justes n’ont pas été retenus. De même, Paul craignait de s’égarer et de perdre la couronne pour laquelle il avait œuvré.

Q : Dans Actes 10, 34-35, comment Pierre a-t-il pu [prétendument] contredire Jésus en affirmant que Dieu accepte les personnes de toutes les nations qui craignent Dieu et pratiquent la justice, alors que Jésus a dit que nul ne vient au Père que par lui, dans Jean 14, 6 ? (C’est le musulman Ahmad Deedat qui a soulevé cette question.)

R : Il n’y a pas de contradiction ici. Dieu a des enfants qui croient en Lui parmi toutes les nations. Il y a des Arabes, des Chinois, des Australiens, des Africains, des Européens, des Esquimaux, ainsi que des Chiliens et des Argentins qui croient en Jésus. Quel que soit votre groupe ethnique, des Ababda aux Zuni, Jésus est là pour vous.

Personne ne vient au Père si ce n’est par Jésus. Même des personnes comme le patriarche Abraham, qui est mort avant d’avoir entendu le nom de Jésus, ne vont vers le Père céleste que par Jésus. Dans Jean 8, Jésus a dit qu’Abraham avait vu [dans l’avenir] le jour de Jésus et s’en était réjoui.

Il y a trois points à retenir :

1) Tous ceux qui sont allés au ciel n’ont pas entendu le nom de Jésus avant leur mort, comme ceux qui ont suivi Dieu dans l’Ancien Testament avant d’entendre parler de Jésus.

2) Tous ceux qui placent leur confiance dans le vrai Dieu vont au ciel par Jésus.

3) Ceux qui rejettent Jésus dans cette vie (et ne se repentent jamais) ont rejeté le seul chemin qui leur aurait permis d’aller au ciel.

Q : Dans Actes 10:34, Pierre s’est rendu compte que ses « préjugés » à l’égard des païens étaient contraires à la volonté de Dieu. Que devons-nous faire si nous nous rendons soudain compte que nous avons des préjugés à l’égard de certaines personnes ?

R : Il existe différents types et degrés de préjugés, à l’encontre de différents groupes de personnes, et pas seulement en fonction du genre, ou à l’encontre des Noirs, des Blancs, des Hispaniques, des Asiatiques, etc. Les préjugés peuvent également viser les pauvres ou les riches, les personnes moins ou plus instruites, moins ou plus à la mode, les geeks, ou encore de nombreux autres facteurs.

Mais quels que soient la nature et le degré de ces préjugés, nous devons les éradiquer de nos vies. Le moment d’agir est « maintenant », dès que vous les découvrez. Liez-vous d’amitié avec une personne issue de ce groupe et, comme l’enseigne Philippiens 2, 3-4, considérez ses intérêts comme plus importants que les vôtres. Obéissez sans tarder et réjouissez-vous que Dieu ait ôté de vos yeux les œillères dont vous n’aviez peut-être même pas conscience.

Si vous constatez qu’un autre croyant a des préjugés, c’est très triste. Mais il peut tout de même être un croyant sincère, simplement désobéissant ou aveugle. Outre le fait de prier pour lui, encouragez-le activement à exprimer son amour envers « tous les hommes », à aimer son prochain comme soi-même.

Q : Dans Actes 10, 34-43, dans quelle mesure ces paroles sont-elles fidèles à celles prononcées par Pierre ?

R : Bien que Luc ait pu paraphraser, nous pensons qu’il a été assez littéral ici. Le style de Luc était un grec sophistiqué et raffiné, avec des termes techniques et des phrases complexes. Mais dans cette section, le choix des mots et le style étaient ceux d’un Juif s’exprimant en grec.

Q : Dans Actes 10, 38, comment Dieu était-il avec Jésus, puisque Jésus est Dieu ?

R : Sur terre, Jésus s’est volontairement dépouillé de sa gloire et a temporairement renoncé à l’usage de ses attributs divins. Cependant, le Père et le Saint-Esprit ont montré qu’ils étaient avec Jésus. Ils l’ont démontré lors de son baptême et à travers les miracles de Jésus. Voir la discussion sur Actes 7:56 pour plus d’informations.

Q : Dans Actes 10, 45-48, le baptême d’eau est-il indispensable pour être sauvé ?

R : Non. Quatre points sont à prendre en compte dans la réponse.

1. Ils ont parlé en langues avant d’être baptisés d’eau.

2. Le fait de parler en langues est un signe (mais pas le seul) d’être rempli du Saint-Esprit.

3. Être rempli du Saint-Esprit est réservé à ceux qui sont nés de nouveau.

4. Ceux qui sont nés de nouveau sont sauvés.

Ils étaient donc nés de nouveau avant d’être baptisés d’eau. Reportez-vous à l’analyse d’Actes 22:16 pour un deuxième exemple de salut antérieur au baptême d’eau.

Q : Dans Actes10:45 -48, ce passage décrivant un événement très particulier, cela empêche-t-il de l’utiliser pour démontrer que le baptême d’eau n’est pas essentiel au salut ?

R : Non. Ce passage décrit certes une transition importante pour l’Église, mais cela ne nous empêche pas d’en comprendre l’ensemble de l’enseignement. Trois points sont à prendre en compte dans la réponse.

1. À cette époque, les païens pouvaient être remplis du Saint-Esprit, et donc être sauvés, avant le baptême. Il n’était pas impossible à Dieu d’agir ainsi tout en restant fidèle à Sa parole.

2. Il est donc possible que des personnes soient sauvées avant le baptême à d’autres époques, sans que Dieu ne trahisse Sa parole.

3. Si l’interprétation de la Bible par une personne implique que Dieu ne peut rester fidèle à Sa parole si, après le Christ, quelqu’un est sauvé avant d’être baptisé, alors considérez que c’est cette interprétation, et non la parole de Dieu, qui est erronée.

Q : Dans Actes 10, 48 et Actes 2, 38, puisque les gens sont baptisés au nom de Jésus, et puisque, dans Matthieu 28, 19, ils sont baptisés au nom (au singulier) du Père, du Fils et du Saint-Esprit, cela signifie-t-il que ces trois sont tous Jésus, comme l’enseigne le pentecôtisme unitarien ?

R : Non. C’est Jésus, et non le Père ni le Saint-Esprit, qui a ordonné aux chrétiens de se faire baptiser. « En son nom » signifie également « par l’autorité de Jésus ».

Q : Dans Actes 11, 1-3, puisque Paul était l’apôtre des païens, pourquoi Dieu aurait-il envoyé Pierre et non Paul auprès de Corneille ?

R : La réponse comporte quatre parties.

Premièrement, Paul n’avait pas encore été consacré pour être envoyé avant le chapitre 13 des Actes ; peut-être Dieu n’a-t-il pas jugé nécessaire d’attendre aussi longtemps pour que quelqu’un s’entretienne avec Corneille.

Deuxièmement, il aurait été préférable que ce soit Pierre, le chef des apôtres, afin qu’il apparaisse plus clairement qu’il n’y avait qu’une seule Église, et non une Église juive et une Église païenne.

Troisièmement, Pierre aurait pu être réticent à parler du Christ à un païen, en raison de son éducation. Dans Actes 10, 34, Pierre déclare : « Je comprends maintenant à quel point il est vrai que Dieu ne fait pas acception de personnes. » Parfois, lorsqu’un croyant nourrit des préjugés à l’égard d’un certain groupe, Dieu peut amener ce chrétien à exercer son ministère auprès de ce groupe précis. Ainsi, au lieu que Pierre soit celui qui remette en question le baptême d’un païen, c’est lui qui a défendu sa propre décision de baptiser un païen.

Quatrièmement, Pierre a été rempli du Saint-Esprit, avec des langues de feu sur lui lors de la Pentecôte, et sa description de ce qui est arrivé à ces croyants païens rappelle la Pentecôte.

D’une part, certains pourraient trouver formidable que Pierre ait eu une vision et qu’un ange lui ait dit précisément quoi faire. Mais d’un autre côté, le fait que Dieu ait jugé nécessaire de « tenir la main » à Pierre pourrait avoir été un signe de la faiblesse de Pierre, et non de sa force.

Q : Dans Actes 11, 1-3, ces hommes avaient-ils raison de contester l’apôtre Pierre ?

R : Ils avaient raison d’une certaine manière, mais ils avaient tort dans une plus large mesure.

Ils avaient raison : ils avaient raison de remettre en question les agissements de tout chrétien, même de Pierre, lorsqu’ils estimaient que ceux-ci n’étaient pas conformes aux Écritures. Après tout, dans Matthieu 10, 5-7, Jésus avait dit à l’époque de ne pas aller parler aux païens, mais uniquement à la maison d’Israël. De même, Paul a corrigé Pierre dans Galates 2, 11-21.

À tort : leur compréhension des Écritures était erronée. De plus, après que le Concile de Jérusalem eut réglé la question en présence de tous les apôtres encore en vie, certaines de ces personnes ont continué à semer la division, car elles refusaient d’accepter d’être corrigées par autrui.

Q : Dans Actes 11, 1-3, Pierre aurait pu dire : « Je sais que je suivais Dieu, et je me moque bien de ce que vous pensez. » En quoi cela n’aurait-il pas été approprié ?

R : Pierre ne voulait pas créer de malentendus, car il se devait d’être un bon exemple. Il y a deux aspects dans le leadership : faire ce qui est juste et le faire de la bonne manière. Même si Pierre a fait ce qui était juste (comme le lui avait montré le Saint-Esprit), il a humblement (et à juste titre) soumis ses actions à l’examen des autres. Il a patiemment expliqué les raisons de ses actes et a partagé les résultats en toute impartialité. Aujourd’hui, les dirigeants devraient être des « leaders-serviteurs », guidant par leurs paroles, leurs actes et leur manière de se comporter dans le respect d’autrui.

Q : Dans Actes 11, 1-3, dans quelles situations actuelles pourriez-vous, vous-même ou quelqu’un d’autre, avoir dit ou avoir effectivement dit cela ? Comment cela se passerait-il ?

R : J’ai autrefois fait partie d’une Église chrétienne chinoise aux États-Unis. Aux États-Unis, les groupes, les comités et les votes sont courants. Un pasteur formé à l’étranger, doté d’un état d’esprit plus hiérarchique, a été engagé. Dans une période plutôt difficile, ce pasteur a déclaré que les anciens devaient rendre des comptes à lui, et qu’il-même ne rendait compte qu’à Dieu. Il a été licencié peu de temps après. Le problème n’était PAS qu’il n’agissait pas selon le modèle américain non catholique (même s’il ne le faisait pas). Le problème, ici, était qu’il n’agissait pas selon le modèle biblique ; même l’apôtre Pierre n’agissait pas de la sorte.

Q : Dans Actes 11, 1-4, à quel point pensez-vous que l’Église devrait être structurée ?

R : La « meilleure » réponse peut varier selon les cultures et les circonstances. Cette question comporte deux aspects : la constance supra-culturelle et la flexibilité culturelle.

Constance transculturelle : les concepts relatifs à la direction et à l’organisation de l’Église qui sont prescrits ou illustrés dans les Écritures doivent être appliqués dans toutes les Églises. Par exemple, 1 Timothée 3, 1-13 et Tite 1, 5-9 énoncent les exigences applicables aux anciens, aux diacres et aux diaconesses au sein d’une Église. Il n’y a pas de « clause dérogatoire » où Paul dirait : « à moins que vous ne vous trouviez dans cette culture, auquel cas vous n’êtes pas tenus de le faire ».

Flexibilité culturelle : les Églises doivent s’adapter à leur environnement, à leur culture et à leur époque. Grandes églises ou églises de maison ? Comment gérer la présence de plusieurs langues au sein d’une Église ? Si votre Église rassemble à la fois des citadins cultivés et des membres de tribus, doivent-ils toujours se réunir ensemble ? Dans quelle mesure les responsables doivent-ils s’impliquer activement ou rester en retrait ? Les hommes et les femmes doivent-ils se réunir ensemble ou séparément ? Les principes qui peuvent vous aider à répondre à ces questions pour votre église se trouvent dans les Écritures, mais les réponses elles-mêmes n’y figurent pas. C’est probablement un choix délibéré de la part de Dieu, car les réponses varient selon les églises, et Dieu souhaite que nous fassions preuve de discernement selon Dieu pour prendre ces décisions.

Q : Dans Actes 11, 3, les apôtres ont-ils obéi au commandement de Jésus, tel qu’il figure dans Matthieu 28, 19 et Actes 1, 8, de répandre l’Évangile jusqu’aux extrémités de la terre ?

R : Les apôtres n’étaient pas sans péché, et il ne semble pas qu’ils aient activement obéi à ce commandement. La raison en était peut-être leur réticence à fréquenter des non-Juifs. Malheureusement, il arrive parfois aujourd’hui que des chrétiens laissent leurs réticences les empêcher d’obéir pleinement à Dieu eux aussi. Reportez-vous à la discussion sur Actes 8:1 pour savoir comment Dieu a apparemment géré cette situation.

Q : Dans Actes 11:14, Corneille était-il sauvé avant de faire venir Pierre ?

R : Ce passage montre que non. Cependant, par la grâce de Dieu, Corneille a cherché Dieu et a fait venir Pierre.

Q : Dans Actes 11:18, quels seraient les deux effets de cet événement : d’une part sur les autres païens et, d’autre part, sur les Juifs ?

R : Pour les païens, cela démontrerait qu’ils étaient aussi bienvenus dans l’Église de Dieu que les Juifs. En revanche, les chefs religieux païens pourraient se sentir davantage menacés que s’ils pensaient que les gens devaient d’abord devenir juifs avant de pouvoir devenir chrétiens.

Pour les Juifs, cela a accentué la division entre les chrétiens d’origine juive et les Juifs non chrétiens.

Q : Dans Actes 11, 18, que pensez-vous qu’un ancien païen, qui s’était converti au judaïsme dans le seul but de se convertir au christianisme, aurait ressenti à ce sujet ?

R : Un homme adulte mettrait environ une semaine à se remettre après avoir été circoncis. Pourquoi personne ne lui a-t-il dit « c’était juste pour rire ! » ? Le croyant pourrait se sentir « trompé ». On lui avait dit qu’il devait d’abord devenir juif, et pourtant, toutes ces personnes seraient admises sans avoir à se convertir au judaïsme au préalable. A-t-il vraiment fait cela pour Dieu, puisque Dieu n’exigeait apparemment cela de personne d’autre ?

Mais Dieu regarde nos intentions et notre cœur, pas seulement nos actes. Les choses faites inutilement, parce qu’un responsable chrétien a donné un mauvais conseil, seraient tout de même faites pour Dieu.

Q : Dans Actes 11, 19, pourquoi ne prêchaient-ils qu’aux Juifs ?

R : À cette époque, il y avait un désaccord sur la question de savoir si un païen pouvait devenir chrétien sans devenir d’abord juif. Même après que ce désaccord eut été réglé lors du concile de Jérusalem, dans Actes 15, Paul continuait à prêcher l’Évangile d’abord aux Juifs, puis seulement ensuite aux païens. Lisez Actes 18, 6 pour en voir un exemple.

Q : Dans Actes 11, 20, en quoi Antioche revêt-elle une importance particulière ?

R : Antioche n’était pas une ville très ancienne, puisqu’elle avait été fondée vers 300 av. J.-C. par Séleucos Nicator Ier, dont le père et le fils s’appelaient tous deux Antiochus. Elle se situait à environ 300 miles au nord-nord-est de Jérusalem. Mais Antioche était la troisième plus grande ville de l’Empire romain, avec environ 500 000 habitants. Seules Rome et Alexandrie étaient plus grandes. Elle était également appelée Antioche sur l’Oronte afin de la distinguer des quinze autres villes fondées par Séleucos et portant le nom d’Antioche. Des Romains, des Grecs, des Syriens et des Perses y vivaient tous, et on estime qu’un septième de sa population était juive. Cependant, plus tard, à l’époque de Caligula (37-41 apr. J.-C.), de nombreux Juifs furent tués. Antioche fut pillée par les Perses en 540 apr. J.-C., et elle ne s’en remit jamais vraiment par la suite.

Q : Dans Actes 11, 25-26, que faisait Paul de retour dans sa ville natale de Tarse ?

R : Les Écritures ne le disent pas explicitement pour ces sept ou huit années environ. Mais Paul mentionne avoir reçu cinq coups de fouet de la part des autorités de la synagogue dans 2 Corinthiens 11, 24, ainsi que d’autres persécutions physiques dans 2 Corinthiens 11, 23-27, sans que l’on sache quand celles-ci ont eu lieu. Peut-être certaines, voire toutes, se sont-elles produites pendant que Paul prêchait à Tarse.

Comme nous le montre Actes 11, 20-21, Paul n’était pas indispensable à la diffusion de l’Évangile. Il y avait un grand nombre de croyants à Cyrène (au nord-est de la Libye) et à Chypre (d’où était originaire Barnabas), et ils participaient à une grande œuvre du Seigneur à Antioche. Nous ne connaissons le nom d’aucun de ces chrétiens « de base », et apparemment, Dieu n’a pas jugé nécessaire que nous les connaissions ni qu’ils deviennent célèbres.

C’est désormais la deuxième fois que Barnabas s’est employé à faciliter le ministère de Paul. Quelles occasions saisissez-vous pour encourager et faciliter le ministère d’autrui ?

Q : Dans Actes 11, 26, quelle est la signification du fait que le terme « chrétiens » ait été utilisé pour la première fois à Antioche ?

R : Deux points sont à prendre en compte dans la réponse.

La dérision : d’autres personnes les ont peut-être d’abord appelés « chrétiens » par moquerie. À cette époque, il y avait des gens très dévoués au culte de César, et on les appelait « Césariens ». 1 Pierre 4:14 dit que si vous êtes insultés à cause du nom du Christ, vous êtes bénis. 1 Pierre 4:16 mentionne la souffrance en tant que « chrétien ».

Honneur : Les croyants ont adopté le terme « chrétien » comme un titre d’honneur. Le Christ est le seul nom sous lequel les hommes peuvent être sauvés.

« Chrétien » était un nom précieux pour les premiers disciples du Christ. C’est le nom que nous devons utiliser pour nous-mêmes, selon 42 auteurs chrétiens des premiers temps antérieurs à l’an 325 après J.-C. Consultez pour découvrir des citations de chacun d’entre eux.

Q : Dans Actes 11, 28, Actes 14, 17 et 2 Corinthiens 8-9, quels éléments attestent d’une famine ayant touché le monde entier à l’époque de Claude (41-54 apr. J.-C.) ?

R : Les chrétiens ont deux points de vue.

Une famine locale

1. Le mot grec utilisé ici pour désigner le monde ou la terre est « oikoumene ». Il ne désigne pas nécessairement la planète entière ou le monde, comme le fait le mot grec « cosmos ». La famine touchait plutôt la Judée.

2. Josèphe, dans ses *Antiquités judaïques* 20.5.2 (vers 93-94 apr. J.-C.), mentionne une famine en Judée en 44/46-47/48 apr. J.-C.

3. Autre élément de preuve : Paul a collecté une offrande auprès des Églises de Grèce (où il n’y avait vraisemblablement pas de famine) pour l’envoyer en Palestine, comme le rapportent 1 Corinthiens 16, 2-3 et 2 Corinthiens 8, 1-4, 13-15, 18-21.

4. Pour étayer davantage cette hypothèse, Hélène, puis son fils Izates, après s’être convertis au judaïsme, ont envoyé du blé acheté en Égypte et des figues achetées à Chypre afin de les distribuer en Judée pour pallier la famine vers l’an 46 après J.-C., selon le livre XX, chapitres 51-52 [ii.5], des Antiquités judaïques de Josèphe.

Une famine dans l’ensemble de l’Empire romain

L’expression grecque utilisée ici était couramment employée par les Romains pour désigner l’ensemble du monde romain. Il n’y eut pas de famine unique qui ait touché l’ensemble de l’Empire romain en même temps. Cependant, *The Expositor’s Bible Commentary*, volume 9, p. 403-404, indique que les historiens Suétone (Vie de Claude 18, 2), Tacite (Annales 12, 43), Dion Cassius (Histoire de Rome 60, 11) et Orose (Histoire 7, 6, 17) mentionnent plusieurs famines ayant frappé l’Empire romain sous le règne de Claude. Il n’existe aucune autre période de l’histoire romaine où l’on parle aussi fréquemment de famines.

Q : Dans les Actes 12, pourquoi Dieu ne vous bénit-Il pas financièrement autant que vous êtes en mesure de recevoir ?

R : Tout d’abord, Proverbes 30, 8-9 montre qu’une personne pourrait être bénie au-delà de ce qu’elle est capable de supporter. Elle pourrait être tellement bénie qu’elle en viendrait à oublier Dieu. Mais au-delà de cela, de nombreux croyants pourraient recevoir davantage de bénédictions financières qu’il ne leur en a été accordé. Mais pour Dieu, notre foi est plus précieuse que l’or (1 Pierre 1, 7) et Dieu utilise les épreuves pour fortifier et approfondir notre foi. On dit que lorsqu’un papillon émerge de son cocon, si vous l’aidez à en sortir, il ne volera jamais. Il doit passer par cette épreuve, faire l’effort de se libérer de son cocon, pour renforcer ses muscles et pouvoir voler.

Apparemment, le plan de Dieu à notre égard ne concerne pas en premier lieu nos bénédictions matérielles. Plutôt que d’espérer que Dieu se conforme à nos priorités, nous devrions abandonner nos priorités et faire nôtres celles de Dieu. Il se peut que Dieu ne soit pas particulièrement désireux de nous bénir dans le seul but de nous permettre de vivre plus confortablement grâce à une plus grande richesse matérielle. Au contraire, il se peut que Dieu bénisse grandement certains dans le but qu’ils viennent en aide aux autres.

Q : Dans Actes 12, 1-2, qui était cet Hérode, et pourquoi aurait-il voulu tuer Jacques et Pierre ?

R : Il ne s’agissait ni d’Hérode le Grand ni d’Hérode Antipas, mais d’un autre Hérode, appelé Hérode Agrippa Ier, qui régna à partir de l’an 41 après J.-C. et mourut en l’an 44 après J.-C. Il est né vers l’an 10 avant J.-C., fils d’Aristobule IV et de Bérénice. Il était le petit-fils d’Hérode le Grand, qui régnait à l’époque de la naissance de Jésus. Agrippa II, mentionné dans Actes 25, 13-22, est une autre personne.

À l’âge de trois ans, Hérode Agrippa Ier fut emmené à Rome après qu’Hérode le Grand eut fait étrangler son père, Aristobule IV, en 7 av. J.-C. Il était proche de la famille royale. Il s’enfuit en Idumée (Édom) en 23 apr. J.-C. pour échapper à ses créanciers. Plus tard, son oncle Hérode Antipas lui accorda une pension, bien qu’il finît par se brouiller avec lui. En 36 apr. J.-C., Agrippa Ier retourna à Rome, offensa l’empereur Tibère et fut emprisonné. À la mort de Tibère en 37 apr. J.-C., le nouvel empereur, Caligula, le libéra. Lorsque Hérode Antipas fut banni en 39 apr. J.-C., Agrippa Ier hérita de ses terres. Agrippa Ier et son épouse veillaient à respecter la loi juive, probablement pour s’attirer les faveurs des Juifs, ce qu’il réussit à faire, du moins jusqu’à ce qu’il se laisse adorer comme un dieu. Lorsque Claude, un ami personnel d’Agrippa Ier, devint empereur en 41 apr. J.-C., il confia la Judée et la Samarie à Agrippa Ier pour qu’il les gouverne, jusqu’à ce que celui-ci meure des suites d’une maladie causée par des parasites intestinaux en 44 apr. J.-C. Nous ne savons pas avec certitude de quelle fête il s’agissait. Il pourrait s’agir soit d’une fête spéciale instaurée par Agrippa Ier pour célébrer l’anniversaire de Claude, le 5 août, soit de la fête célébrée tous les cinq ans à l’occasion de la fondation de Césarée, qui aurait lieu vers le 5 mars, soit encore de la fête annuelle des Tabernacles.

Les vers ronds peuvent atteindre une longueur de 10 à 16 pouces et provoquer une occlusion intestinale, de nombreux vomissements, des douleurs intenses et la mort. Le récit de Josèphe diffère quelque peu de celui de Luc, mais indique qu’il est mort après cinq jours d’agonie. L’homme qui a exécuté l’apôtre Jacques et a tenté d’exécuter Pierre n’est pas mort sans souffrir, mais a fini en pâture pour les vers.

Hérode Agrippa Ier n’était pas réputé pour être particulièrement sanguinaire, contrairement à Hérode le Grand, si ce n’est qu’il appréciait les jeux de gladiateurs sanglants. Hérode Agrippa Ier souhaitait tuer Jacques, Pierre et probablement d’autres encore afin de gagner en popularité. Il semblait très soucieux de s’assurer le soutien de ses sujets juifs, afin qu’ils ne se plaignent pas de lui auprès de Rome. Agrippa Ier persuada Caligula de ne pas faire installer une statue à son effigie dans le Temple en l’an 40 après J.-C.

Les Juifs n’appréciaient peut-être pas vraiment la faveur que Hérode leur accordait pendant la Pâque, et il n’était probablement pas approprié de procéder à une exécution pendant la Pâque de toute façon ; Hérode aurait donc voulu attendre la fin de la semaine pour exécuter Pierre.

En l’an 40 après J.-C., l’empereur Caligula souhaitait ériger une statue à son effigie à Jérusalem, mais Hérode l’en dissuada.

Pour plus d’informations, consultez les livres 18 et 19 des « Antiquités judaïques » de Josèphe.

Q : Dans Actes 12, 6, comment Pierre a-t-il pu dormir si profondément la nuit précédant son exécution ?

R : Les personnes qui ont du mal à dormir aimeraient bien avoir ce que Pierre avait ! Pierre avait confiance que Dieu le protégeait et que les paroles de Jésus ne failliraient pas. D’après Jean 21, 18-19, Pierre savait avec certitude qu’il ne mourrait pas avant d’être vieux. Imaginez si vous saviez que personne ni rien ne pourrait vous tuer, jusqu’au moment où Dieu le permettrait. Cependant, Pierre dormait toujours profondément malgré le fait qu’il sût que l’apôtre Jacques avait été décapité peu de temps auparavant.

Pierre se trouvait probablement dans la forteresse sécurisée d’Antonia, au nord de Jérusalem. Habituellement, un prisonnier était enchaîné à un garde au maximum. Mais Pierre était enchaîné à deux gardes. Il était surveillé par quatre escouades de quatre soldats chacune, selon Actes 12, 4. Peut-être que chaque escouade effectuait un service de six heures. Pourquoi une telle sécurité pour un seul homme désarmé ? Rappelez-vous que c’était la deuxième fois que les autorités s’occupaient de Pierre. Un ange avait permis à Pierre de s’échapper (Actes 5, 18-21).

Nous n’avons peut-être aucune certitude quant à la durée de notre vie sur cette terre, mais nous avons la promesse que Dieu veillera sur nous et que nous vivrons éternellement au Ciel. Alors, dormez tranquilles.

Q : Dans Actes 12, 15, pourquoi ont-ils pensé que « l’ange de Pierre » était apparu à la porte ?

R : Il existe deux interprétations.

1. L’interprétation la plus simple est qu’ils pensaient que Pierre avait été tué et qu’il s’agissait de l’esprit de Pierre.

2. Cependant, ils auraient pu employer d’autres termes, tels que « son esprit » ou « son fantôme », plutôt que « son ange ». Ils ont peut-être cru que, puisque chacun a un ange gardien, il s’agissait de son ange gardien, qui ressemblait à Pierre.

Quoi qu’il en soit, telles étaient les croyances des jeunes chrétiens présents dans cette maison. La Bible montre qu’ils se trompaient en l’occurrence, car c’était Pierre lui-même qui était apparu.

Q : Dans Actes 12, 23, quelle est la preuve extra-biblique de la mort soudaine d’Hérode, rongé par les vers ?

R : L’écrivain juif Flavius Josèphe rapporte ce qui suit dans ses *Antiquités judaïques*, livre 19, chapitre 8, paragraphe 2 (vers 93-94 apr. J.-C.)

« Après avoir régné pendant trois années complètes sur toute la Judée, Agrippa se rendit dans la ville de
Césarée, anciennement appelée la Tour de Straton. Là, il organisa des spectacles en l’honneur de César, instaurant ainsi une fête pour le bien-être de l’empereur. Une multitude de fonctionnaires provinciaux et de personnes ayant été élevées à des fonctions distinguées s’y rassemblèrent. Le deuxième jour des festivités, il revêtit une robe entièrement en argent, d’un tissage tout à fait merveilleux, et arriva au théâtre à l’aube. Alors, l’argent brilla lorsque les premiers rayons du soleil s’y posèrent et scintilla merveilleusement, son éclat inspirant une sorte de crainte et de tremblement à ceux qui le contemplaient. Aussitôt, ses flatteurs s’écrièrent de toutes parts, en des termes qui, en vérité, n’étaient pas pour son bien, s’adressant à lui comme à un dieu et l’invoquant par ces mots : « Soyez propice ! Si jusqu’à présent nous vous avons vénéré comme un être humain, désormais nous vous reconnaissons comme supérieur à la nature mortelle. »

Le roi ne les réprimanda pas, pas plus qu’il ne rejeta leurs flatteries impies. Mais, levant les yeux peu après, il aperçut la chouette perchée sur une corde au-dessus de sa tête, et il reconnut aussitôt en elle un messager du mal, tout comme elle avait autrefois été un messager du bien ; une vive douleur lui transperça alors le cœur. Une douleur intense se fit également sentir dans son ventre, commençant par une violente crise… On le transporta donc rapidement au palais et la nouvelle se répandit aussitôt parmi tous qu’il allait certainement mourir d’ici peu… Et après avoir souffert sans relâche pendant cinq jours de cette douleur au ventre, il quitta cette vie à l’âge de cinquante-quatre ans et au cours de la septième année de son règne. »

À titre d’aparté, ce n’est pas quelque chose qui arrivait souvent aux Juifs obéissants qui ne mangeaient jamais d’animaux impurs.

Bien que Josèphe et les Actes présentent des similitudes, les différences sont suffisamment importantes pour montrer que Luc n’a pas pu simplement copier Josèphe, ni l’inverse. Il s’agissait probablement de vers ronds intestinaux, qui peuvent mesurer jusqu’à 16 pouces de long.

Q : Dans Actes 12, 2 et 7, Jacques, Jean et Pierre étaient trois des disciples les plus proches de Jésus. Pourquoi pensez-vous que ces trois hommes ont connu des morts si différentes ?

R : Les Écritures ne le précisent pas, et elles n’indiquent pas non plus que l’un d’entre eux était « plus méritant » ou qu’il y avait une autre raison. Mais c’est comme chez les chrétiens d’aujourd’hui. Certains chrétiens vivent longtemps et meurent paisiblement. D’autres semblent (du moins à nos yeux très limités) avoir vu leur vie écourtée par un accident ou une maladie. D’autres encore meurent glorieusement en martyrs, sans commettre de violence alors qu’on leur en infligeait, tout en servant le Seigneur. En fin de compte, cela nous montre que Dieu traite chacun d’entre nous de manière différente.

Mais selon vous, qui était le « plus chanceux » ? Jacques, qui a été martyrisé rapidement et qui a ainsi échappé à tant de tentations ? Pierre, qui est mort bien plus tard, vers l’an 63 après J.-C., en martyr, crucifié la tête en bas à Rome ? Ou Jean, qui a pu exercer son ministère le plus longtemps, mais qui n’est pas mort en martyr ? Vous ne pouvez pas juger de la qualité de la vie d’une personne à l’aune de sa durée. En réalité, vous n’avez d’ailleurs pas du tout besoin de juger de la qualité de la vie d’autrui ; c’est à Dieu de le faire, pas à vous.

Q : Dans Actes 12, 2 et 7, pourquoi Dieu sauve-t-il certaines personnes, parfois de manière miraculeuse, et pas d’autres ?

R : Paul répond à cette question dans Philippiens 1, 22-25. Dieu aurait pu rappeler Paul auprès de lui immédiatement, mais Paul croyait que Dieu voulait qu’il reste encore un certain temps pour accomplir l’œuvre qu’il avait à accomplir ici-bas. Dans une bande dessinée de Calvin et Hobbes, Calvin dit : « Dieu m’a mis sur terre pour accomplir certaines choses, et au rythme où je vais, je vais vivre éternellement ! » La théologie de Calvin n’est peut-être pas toujours la meilleure. Même ainsi, Dieu pourrait nous faire monter au ciel dès maintenant, mais il attend, nous donnant ainsi l’occasion de le servir et de le glorifier sur terre. Tirez pleinement parti des occasions qui vous ont été données.

Q : Dans Actes 12, 13-16, qu’y a-t-il de plutôt embarrassant dans cette histoire ?

R : La situation embarrassante ne concerne pas tant Rhoda (qui signifie « Rose » en grec), qui a oublié d’ouvrir la porte sous le coup de la stupéfaction. Ce sont plutôt les chrétiens présents dans la maison, qui priaient pour Pierre dans Actes 12, 5, qui réprimandaient Rhoda pour leur avoir en substance annoncé que Dieu avait exaucé leur prière. Note à retenir : si vous priez pour quelque chose, croyez que cela va se réaliser ! Comme l’indique le Commentaire évangélique de la Bible, p. 902, c’était probablement la seule fois où il était plus facile de sortir de prison que de se rendre à une réunion de prière !

Q : Dans Actes 12, 17, « l’autre » pourrait-il désigner Rome, et Pierre y serait-il resté pendant 25 ans, comme l’ont suggéré certains théologiens catholiques romains ?

R : Non, rien n’indique que cet endroit ait été Rome, pas plus qu’il n’était la Chine. Cependant, Pierre se trouvait à Jérusalem, ou était de retour à Jérusalem, dans Actes 15, 7, à peine deux ans plus tard. Par la suite, Pierre se trouvait à Antioche en Syrie, selon Galates 2, 11, et voyageait un peu partout, d’après Paul dans 1 Corinthiens 1, 12 et 9, 5.

Q : Dans Actes 12, 18-19, pourquoi les gardes se seraient-ils inquiétés ?

R : En vertu du droit romain, notamment du Code de Justinien 9.4.4, un garde qui laisse s’échapper un prisonnier encourt la même peine que celle qu’aurait subie le prisonnier. Le texte grec des Actes indique simplement que les gardes devaient « être emmenés », ce qui signifie probablement qu’ils seraient exécutés.

Q : Dans Actes 12, 25 et Actes 15, 37, ce Jean Marc est-il celui qui a rédigé l’Évangile selon Marc ?

R : Oui.

Q : Dans Actes 13, 1, quelles étaient ces fonctions et que signifiait ici l’imposition des mains ?

R : Il est intéressant de noter que, dans l’Église d’Antioche, il existait deux fonctions distinctes : celle de prophète et celle d’enseignant. Les prophètes étaient Siméon, Lucius et Manaën. Il ne s’agissait pas d’une ordination, car Barnabas exerçait lui aussi un ministère au sein de l’Église, tout comme Saul. Manaën et Hérode Antipas (le tétrarque qui a jugé Jésus) avaient tous deux été élevés dans la maison d’Hérode le Grand. Manaën devint un disciple, tandis qu’Hérode le tétrarque s’opposa au christianisme et fit décapiter Jean-Baptiste.

Q : Dans Actes 13, 1, Simon/Siméon Niger était-il originaire du pays africain du Niger ?

R : Non. Ce pays n’existait pas à l’époque, et « niger » est simplement le mot latin signifiant « noir ». Il aurait pu être noir. Cependant, comme M. White ou Mme Green pourraient vous le dire, les noms de famille ne désignent pas nécessairement la couleur de peau. Toutefois, la NIV Study Bible indique que ce nom de famille pourrait faire référence à son teint foncé.

Cela n’a pas d’importance, car comme le dit si bien le « Believer’s Bible Commentary » (p. 1619) : « Un nouveau critère a été établi : ce n’est pas qui vous êtes, mais à qui vous appartenez. »

Q : Dans Actes 13:1, Lucius de Cyrène pourrait-il être le même que Luc, l’auteur de l’Évangile selon Luc et des Actes des Apôtres ?

R : Probablement pas. Bien que « Luc » soit une forme abrégée de « Lucius » (tout comme « Lucanus »), rien n’indique que Lucius et Luc soient une seule et même personne.

Q : Dans Actes 13, 1-15, quelle est la différence entre évangéliser « au passage » et faire un détour pour évangéliser ?

R : Il est bon de se préparer à l’« évangélisation spontanée » et de la pratiquer. Au départ, vous n’aviez pas prévu de partager l’Évangile, mais l’occasion s’est présentée et vous avez pu le faire. Cependant, l’évangélisation intentionnelle est tout aussi valable : elle consiste à planifier et à partager l’Évangile avec quelqu’un. Se contenter de pratiquer l’évangélisation spontanée ne remplace pas l’évangélisation intentionnelle, et inversement. À quand remonte la dernière fois où vous avez pratiqué l’évangélisation spontanée ? À quand remonte la dernière fois où vous avez pratiqué l’évangélisation intentionnelle ?

Actes 13, 1-15 marque le début d’une évangélisation intentionnelle, consistant à se rendre de manière stratégique là où l’Évangile n’avait jamais été proclamé auparavant. Ils se sont d’abord rendus à Chypre, d’où était originaire Barnabas (Actes 4, 36). Actes 13, 5 ne dit pas qu’ils ont proclamé le message dans « une synagogue », mais bien dans « des synagogues » au pluriel ; il devait donc y avoir une importante population juive à Chypre. Paul était originaire de Tarse, et ils devaient également passer par là. Mais après cela, ils se rendraient vers des « contrées inconnues ».

Il est bon pour nous de partager l’Évangile « de manière spontanée », mais aussi de nous rendre délibérément dans des lieux qui nous sont familiers pour partager l’Évangile avec ceux qui ont besoin de l’entendre. Il est également bon de se rendre dans des « lieux inconnus » pour voir comment Dieu nous utilisera pour y partager l’Évangile.

Q : Dans Actes 13, 6, pourquoi le sorcier s’appelait-il Bar-Jésus ?

R : Bar-Jésus signifie « fils de Jésus ». Peut-être son père s’appelait-il Jésus ou Josué. D’un point de vue allégorique, on peut dire que les sectes d’aujourd’hui tentent d’être des « fils de Jésus ». Elles prétendent être compatibles avec le christianisme, et affirment en outre être des versions « nouvelles et améliorées » de ce qu’enseignait Jésus.

Alors que la mission en Samarie a rencontré Simon le Magicien, celle menée au-delà de la Palestine a rencontré Élymas (Bar-Jésus). Luc a rédigé ce passage de manière à ce que le lecteur puisse percevoir les parallèles.

Q : Dans Actes 13, 6, pourquoi un proconsul apparemment sensé emploierait-il un magicien à sa cour ?

R : Dans la société romaine, les magiciens étaient employés non seulement par les fonctionnaires du gouvernement, mais aussi par de nombreuses autres personnes, « comme en témoignent les écrivains romains, d’Horace à Tite-Live ». D’après *The Expositor’s Greek Testament*, vol. 2, p. 286. L’ouvrage ajoute également que, bien souvent, le scepticisme et la crédulité peuvent coexister chez une même personne. Cela vaut également aujourd’hui.

Q : Dans Actes 13, 6-13, quelles preuves extra-bibliques existe-t-il concernant Sergius Paulus ?

R : Il existe deux sources.

1. Une inscription à Soli (aujourd’hui Karavastasi), sur la côte nord de Chypre, mentionne le proconsul Paulos. (Inscriptiones Graecae ad res Romanas pertinentes, 3:930). Une inscription à Antioche de Pisidie concernant L. Sergius Paullus, propraetor de Galatie entre 72 et 74 apr. J.-C., faisait probablement référence à son fils.

2. L’écrivain chrétien des premiers temps Tertullien (198-220 apr. J.-C.), dans son ouvrage *De l’idolâtrie*, chapitre 9, p. 66, mentionne que le magicien au service de Sergius Paulus perdit la vue.

Une autre possibilité est celle d’un Lucius Sergius Paulus qui fut « curateur du Tibre » sous l’empereur Claude (Corpus Inscriptionum Latinarum 6.4.2, n° 31545). Il est possible qu’à l’issue de son mandat, il ait été envoyé à Chypre en tant que proconsul.

Soit dit en passant, Sergius Paulus avait une fille, Sergia Paulla, qui était chrétienne, et son fils, Gaius Caristanius Fronto, qui devint sénateur romain, était également chrétien.

Dans le même ordre d’idées, certains manuscrits mentionnent « Etymas » ou « Hetiomos » à la place de « bar Jésus », Elymas (magicien / sage / l’érudit). Josèphe évoque un magicien juif de Chypre nommé Atomos, qui fut engagé par Félix pour persuader Drusilla, l’épouse d’Azizus, de quitter son mari/fiancé et d’épouser Félix, aux côtés de ses trois autres épouses.

Q : Dans Actes 13, 7, quelle était la différence entre un procurateur et un proconsul ?

R : La plupart des provinces relevaient de l’empereur, mais quelques-unes, dont Chypre, relevaient du Sénat. Pour gouverner les provinces, les procurateurs étaient nommés par l’empereur romain, tandis que le Sénat romain nommait les proconsuls.

Cela constituait autrefois une difficulté majeure dans l’interprétation de la Bible. Si Chypre avait été une province impériale, Luc aurait eu tort d’utiliser le mot « proconsul » ; il aurait semblé qu’il aurait dû employer le mot « procurateur ». Cependant, on a découvert que l’empereur et le Sénat avaient procédé à un « échange », et qu’à cette époque, Chypre relevait du Sénat ; Luc a donc bel et bien utilisé le mot correct. Il est possible que l’on n’ait pas eu connaissance de cet échange à moins de vivre à cette époque ou à une période proche. Par ailleurs, une inscription a été découverte mentionnant le « proconsul » Paulus.

Q : Dans Actes 13, 7-9, Saül de Tarse a-t-il peut-être tiré son nouveau nom romain de Sergius Paulus, le proconsul de Paphos ?

R : C’est la première fois que le nom « Paul » est utilisé pour désigner Saul de Tarse ; c’est pourquoi l’ouvrage *Ante-Nicene Fathers*, vol. 5, p. 562, avance qu’il se pourrait que ce soit le cas. Cependant, aucune autre preuve ne vient étayer cette hypothèse. Paulus signifie « petit » en latin.

Q : Dans Actes 13, 9-11, pourquoi Saul a-t-il réprimandé Elymas si sévèrement ?

R : Il y a un moment et un lieu pour une réprimande sévère, et c’était bien le cas ici. Non seulement Élymas avait délibérément choisi de rejeter la vérité lui-même, mais il s’efforçait activement d’éloigner les autres de la vérité. Dans 1 Thessaloniciens 2, 16, Paul évoque ceux qui s’opposaient activement au message de Dieu. Paul avait lui-même été aveuglé autrefois, tant spirituellement que physiquement ; il savait donc ce que cela représentait. Peut-être pensait-il que ce serait là le seul espoir pour Élymas.

Dans 2 Pierre 2, 20-21, Pierre évoque certaines personnes pour lesquelles il aurait mieux valu ne pas connaître la vérité plutôt que de la connaître et de la rejeter. Aujourd’hui, nous devons distinguer quatre types de personnes.

1. Certains sont susceptibles de vouloir connaître la vérité et de la suivre. Il faut leur enseigner.

2. D’autres, comme dans 2 Pierre 2, 20-21, rejetteront la vérité que vous leur transmettez. Leur en donner davantage reviendrait à jeter des perles aux cochons. Une question que j’aime poser aux membres de l’Église de l’Unification du révérend Moon est la suivante : « Si, d’une manière ou d’une autre, vous appreniez avec certitude que le révérend Moon ne venait pas de Dieu, que feriez-vous ? Continueriez-vous malgré tout à le suivre, ou chercheriez-vous la vérité, quelle qu’elle soit ? » J’ai posé cette question à plusieurs personnes, et je n’ai reçu qu’une seule fois la réponse : « qu’elles suivraient la vérité ».

3. Certains, comme Elymas, non seulement rejettent la vérité, mais tentent d’en détourner les autres. Le fait qu’Elymas ait été rendu aveugle constituait une manifestation supplémentaire de la véracité des paroles de Dieu. Cela a été fait non pas tant pour aider Elymas que pour authentifier la vérité aux yeux de Sergius Paulus et des autres.

4. Nouveaux venus : nous ne savons pas à quelle catégorie ils appartiennent.

Q : Dans Actes 13, 11, quel genre de brume s’est abattue sur Elymas ?

R : Cela ne signifie pas qu’il a plu sur Élymas, mais plutôt que sa vue s’est voilée, comme s’il se trouvait dans un brouillard.

Q : Dans Actes 13, 13, pourquoi pensez-vous que Jean (alias Jean Marc) les a quittés si brusquement pour retourner à Jérusalem ?

R : Bien que les Écritures ne donnent pas la raison pour laquelle Jean Marc les a abandonnés, nous pouvons émettre quelques hypothèses sur les raisons pour lesquelles, aujourd’hui encore, des croyants abandonnent parfois leur travail auprès d’autres croyants.

Ce n’était pas exactement ce à quoi Jean Marc s’était engagé.

Barnabas était le chef d’origine, et c’était désormais Paul.

Ils prêchaient principalement aux Juifs, et désormais aux païens.

La route traversant les monts Taurus était dangereuse.

La ville de Pergé était touchée par le paludisme, et Paul y a peut-être contracté cette maladie. Paul souffrait d’une certaine maladie, comme le mentionne Galates 4:13.

La mère de Marc était peut-être veuve (Actes 12, 12). Marc avait peut-être le mal du pays.

Q : Dans Actes 13, 14, dans quelle province se trouvait « Antioche de Pisidie » ? (question piège)

R : En réalité, elle ne se trouvait pas en Pisidie, mais juste à côté de la Pisidie, en Phrygie. Elle était historiquement appelée « Antioche de Pisidie » pour la distinguer de l’autre Antioche, qui se trouvait également en Phrygie. Elle fut fondée par Séleucos Nicator en 281 av. J.-C., en l’honneur soit de son père, soit de son fils, qui s’appelaient tous deux Antiochus. L’influence romaine y était très forte, car en 25 av. J.-C., l’empereur Auguste y installa 3 000 vétérans de l’armée et leurs familles.

Q : Dans Actes 13, 16, pourquoi Paul s’est-il levé pour parler, alors que dans Luc 4, 16 et 20, Jésus s’est levé pour lire les Écritures et s’est assis pour parler ?

R : Philon, le savant juif d’Alexandrie, indique également que les orateurs se tenaient debout lorsqu’ils s’adressaient à l’assemblée. Apparemment, du moins en Palestine, ils se tenaient debout pour lire les Écritures et s’asseyaient pour les expliquer. Ainsi, les gens pouvaient distinguer les paroles issues des Écritures de celles qui n’étaient que leur interprétation de celles-ci. Mais lorsqu’ils n’expliquaient pas un passage, du moins en dehors de la Palestine, ils se tenaient debout pour parler, tout comme les orateurs grecs et romains se tenaient debout pour s’exprimer.

Q : Dans Actes 13, 19, quelles étaient les sept nations de Canaan que les Israélites ont conquises ?

R : Lorsque Paul s’exprimait, il pensait apparemment (par ordre alphabétique) aux Amoréens, aux Cananéens, aux Guirgashites, aux Hittites, aux Hivites, aux Jébusites et aux Périzzites. Deutéronome 7:1, Josué 3:10 et Josué 24:11 mentionnent ces sept nations dans un ordre différent ; cet ordre n’a donc rien de particulier.

Ces nations se confondaient en quelque sorte, car il existait de nombreuses petites cités-États. Exode 3:8 ; 3:17 ; Exode 23:23 ; Deutéronome 20:17, Josué 12:8 et Juges 3:5 mentionnent six nations, chacun de ces six versets omettant les Girgashites. Exode 13:5 ne mentionne que cinq nations, en omettant les Girgashites et les Perizzites. 1 Rois 9:20 et 2 Chroniques 8:7 mentionnent également cinq nations, en omettant les Girgashites et les Cananéens.

Reportez-vous à l’analyse de Deutéronome 7:1 pour plus d’informations sur les nations qui vivaient en Canaan avant les Israélites.

Q : Dans Actes 13:20, que signifie « environ 450 ans avant Josué jusqu’à Samuel » pour la chronologie de l’Ancien Testament ?

R : Les Israélites ont été opprimés pendant 400 ans en Égypte, ils ont erré dans le désert pendant au moins 40 ans, et la conquête de Josué a duré jusqu’à dix ans.

Cela correspond à ce qu’indique 1 Rois 6:1, à savoir que Salomon a construit le temple la 480e année après la sortie des Israélites d’Égypte. Les archéologues sont raisonnablement certains que le temple de Salomon a été achevé en octobre/novembre 960 av. J.-C. (Wycliffe Bible Dictionary, p. 1673). L’Exode aurait donc eu lieu vers 1440 av. J.-C. Étant donné que Samuel est mort environ 30 ans avant l’achèvement du temple de Salomon, cela correspondrait à environ 990 av. J.-C.

La date de 1440 (ou 1447/6 av. J.-C.) pour l’Exode est importante, car au début du XXe siècle, nombreux étaient ceux qui situaient l’Exode plus d’un siècle plus tard. Cependant, cette date plus tardive ne correspond pas vraiment aux preuves archéologiques.

Q : Dans Actes 13:22, comment David a-t-il pu être un homme selon le cœur de Dieu, alors qu’il a péché avec Bethsabée et Urie ?

R : Le péché de David était horrible. La merveilleuse nouvelle, c’est que David s’est repenti et que Dieu a accepté sa repentance. Bien sûr, il y a eu une punition et des conséquences : l’enfant est mort, l’épée n’a pas quitté la maison de David, et les fils bien-aimés de David, Amnon et Absalom, sont tous deux morts de mort violente. Absalom a tué Amnon. Absalom a été tué après que David eut envoyé son armée pour réprimer la révolte d’Absalom.

Toutes ces épreuves restent toutefois insignifiantes comparées au fait que Dieu a, dans sa miséricorde, pardonné à David. Non seulement Dieu a pardonné à David, mais il « pardonne et oublie ». Bien que Dieu n’« oublie rien », il choisit de considérer David comme si ces péchés n’avaient jamais été commis.

Il devrait être évident pour tous que lorsque David, Salomon, Abraham ou d’autres ont commis un péché, les chrétiens n’ont pas besoin de suivre leur mauvais exemple. Dieu ne nous appelle pas à pécher comme ils l’ont fait. En revanche, lorsque Jésus a donné l’exemple en accomplissant quelque chose, je crois qu’il faut suivre Son exemple.

Q : Dans Actes 13, 30, comment Dieu a-t-il ressuscité Jésus d’entre les morts, puisque Jésus est Dieu ?

R : Il s’agit d’une répétition de la réponse donnée pour Galates 1:1.

Même les êtres humains peuvent agir de concert. Les trois personnes de la Trinité ont agi ensemble de manière encore plus étroite dans ce merveilleux miracle. Voici ce que dit l’Écriture.

1. Le Père y a pris part. (1 Thessaloniciens 1:10 ; Actes 3:26)

2. Jésus a participé à sa propre résurrection. (Jean 2:19-21 ;10:18 )

3. L’Esprit y a pris part. (Romains 8:11)

4. C’est Dieu qui l’a fait. Actes (17:31 ;2:32 ;3:15 ; Hébreux13:20 )

5. Le Père et/ou l’Esprit. (2 Corinthiens 4:14)

Q : Dans Actes 13, 32-33, le sceptique Bart Ehrman écrit : « Dans ce texte, le “jour” où Jésus a été engendré en tant que Fils de Dieu était le jour de la résurrection. » Ehrman demande ensuite comment concilier cela avec le fait que Jésus ait été engendré dans Luc 3, 22. (Jesus, Interrupted, p. 95)

R : Il est généralement admis que ces deux passages sont de Luc, et celui-ci n’y voyait certainement aucun problème. Il semblerait qu’Ehrman n’ait lu ni Luc ni les Actes avec suffisamment d’attention. Trois points sont à prendre en compte dans la réponse.

a) Luc 3, 22 ne dit pas que Jésus a été engendré lors de son baptême, ni qu’il est devenu le Fils de Dieu lors de son baptême. Le Père a plutôt reconnu : « Tu es mon Fils », sans préciser quand cela s’est produit.

b) De même, Actes 13, 32-33 ne dit pas non plus que Jésus est devenu Fils de Dieu lors de sa résurrection. Ce passage cite le Psaume 2, sans préciser quand, puis enchaîne sur la démonstration de l’autorité de Jésus par sa résurrection.

c) Ehrman se trompe donc quant au moment où Jésus est devenu le Fils de Dieu, mais quand exactement Jésus est-il devenu le Fils de Dieu ? Selon le christianisme, Jésus était le Fils de Dieu dans deux sens distincts. Premièrement, il a toujours été le Fils de Dieu, avant même que le temps n’existe. Deuxièmement, le Père était ce qui se rapprochait le plus d’un père biologique pour Jésus, bien que le corps de Jésus ne fût pas le fruit d’une relation sexuelle.

Q : Dans Actes 13, 32-37, en quoi la combinaison du Psaume 2, 7 et de 2 Samuel 7, 14 revêt-elle un caractère messianique ?

R : Nous pouvons constater aujourd’hui que ces passages font référence au Messie, mais même à cette époque, un commentaire de type « pesher » découvert à Qumrân, intitulé 4QFlorilegium, associait déjà le Psaume 2, 7 et 2 Samuel 7, 14 pour parler du Messie.

Q : Dans Actes 13, 41, en quoi Habacuc 1, 5 revêt-il un caractère messianique ?

R : Habacuc 1, 5 fait référence au Messie selon le rouleau de la mer Morte 1QpHab.

Q : Dans Actes 13, 42-43, comment Paul et Barnabas ont-ils pu être bien accueillis, alors qu’ils ont été rejetés dans Actes 13, 45 ?

R : Les opinions peuvent varier d’une personne à l’autre, et elles peuvent évoluer. Tant les païens que, dans un premier temps, les Juifs souhaitaient écouter Paul et Barnabas dans Actes 13, 42-45. Mais après les avoir entendus, une semaine plus tard, certains chefs juifs, pris de jalousie face à l’accueil que Paul et Barnabas recevaient de la part d’autres Juifs et de païens, s’opposèrent à eux.

Q : Dans Actes 13, 46-47, comment certains ont-ils pu se juger indignes de la vie éternelle ? Ne sont-ils pas tous indignes de la vie éternelle ?

R : Personne sur terre n’est assez bon pour aller au ciel sans le Christ ; mais ce n’est pas là le propos de Paul ici. Paul critique plutôt ces personnes parce qu’elles choisissent de ne pas écouter, et encore moins de croire, au don gracieux de la vie éternelle offert par Jésus.

Q : Dans Actes 13, 48, que dit ce verset au sujet de l’élection ?

R : Ce verset dit simplement que lorsque Paul s’est adressé à cette foule en particulier, tous les élus (ceux qui iraient au ciel) présents dans la foule ont cru à ce moment-là.

Q : Dans Actes 13, 50, comment ont-ils pu semer le trouble pour Paul et Barnabas ?

R : À cette époque, le judaïsme était une religion légale au sein de l’Empire romain. Mais comme les Juifs pouvaient affirmer aux Romains que la prédication de Paul ne relevait pas du judaïsme légitime, les Romains pouvaient les expulser au motif qu’ils prêchaient une religion illégale.

Q : Dans Actes 13, 52, si les disciples étaient continuellement remplis de joie et du Saint-Esprit, les chrétiens d’aujourd’hui devraient-ils l’être également ?

R : Oui. C’était peut-être plus facile à l’époque, avec les apôtres parmi eux et la résurrection de Jésus qui remontait à quelques années seulement, mais le commandement de Paul dans Philippiens 3, 1 est tout aussi valable aujourd’hui qu’il l’était à son époque. Nous ne devons pas idéaliser l’Église primitive. Elle connaissait elle aussi des problèmes importants, comme le montrent 1 Corinthiens, Galates, Colossiens et les sept Églises de l’Apocalypse.

Q : Dans Actes 14:2, que pouvez-vous faire lorsque Satan agit chez certains non-croyants pour empoisonner l’esprit d’autrui contre le message ?

R : Satan agit aussi bien dans le domaine spirituel que dans le domaine physique ; par conséquent, la chose la plus importante que vous puissiez faire est de prier pour eux et de demander à Dieu de lier Satan dans cette situation. Deuxièmement, nous pouvons veiller à briller comme des lumières pour le Christ, et à faire preuve d’amour et de patience.

Actes 14:3 indique que Paul et Barnabas « y passèrent un long moment ». Apparemment, ils avaient besoin d’un séjour prolongé pour contrer les mensonges de Satan. Certaines luttes s’étendent sur une longue période, et nous devons faire preuve de persévérance pour résister aux assauts de Satan contre ces personnes.

Actes 14:3 indique que Dieu a accordé des signes et des prodiges pour révéler la vérité. Nous pouvons non seulement prier, mais aussi compter sur la puissance de Dieu à travers la prière. Outre vos paroles, vous pouvez également témoigner par votre caractère et par la manière dont vous gérez la souffrance et la persécution.

Q : Dans Actes 14, 6, en quoi le fait qu’ils soient « partis » pour la Lycaonie est-il significatif ?

R : Iconium, Lystre et Derbe se trouvaient toutes dans la grande province de Galatie. La Galatie était si vaste qu’elle était divisée en cinq districts, dont la Phrygie et la Lycaonie. Selon les auteurs romains Cicéron et Pline le Jeune dans son « Histoire naturelle » 5.25, ces trois villes se situaient en Lycaonie. Cependant, l’archéologue Sir William Ramsay a démontré qu’Iconium faisait partie de la Phrygie de 37 à 72 apr. J.-C., soit une période relativement courte. Ainsi, non seulement ces événements se sont-ils produits à cette époque, mais cela indiquerait que l’auteur, Luc, devait vivre à cette époque pour le savoir, car par la suite, ces villes se trouvaient toutes en Lycaonie.

Q : Dans Actes 14, 8-13, à quel point les païens auraient-ils été surpris de voir ce miracle ?

R : Peut-être pas autant que nous pourrions le penser. Ils pensaient que leurs dieux et déesses pouvaient accomplir des miracles ; ils ont donc tenté d’interpréter les miracles de Paul comme s’il s’agissait de l’un des miracles de leurs dieux.

Q : Dans Actes 14, 11-13, en quoi cette attaque satanique est-elle pire que les autres ?

R : Si Paul et Barnabas s’étaient contentés de ne rien faire et de ne pas réagir, l’attention se serait portée sur les serviteurs du Christ et non sur le Christ lui-même. Cela aurait presque pu se produire, car Paul et Barnabas ne comprenaient pas ce que les gens criaient dans leur langue locale. On aurait alors attribué ce pouvoir aux idoles païennes plutôt qu’au vrai Dieu. Aujourd’hui, une œuvre de Dieu peut trop mettre l’accent sur les personnes qui l’accomplissent, et non sur Dieu. Il est alors facile pour Satan de « s’approprier » ou de détourner le ministère à ses propres fins.

Q : Dans Actes 14, 12-14, pourquoi les habitants de Lystre auraient-ils pensé que Paul et Barnabas étaient Zeus et Hermès ?

R : Ovide était un poète latin qui vécut de 43 av. J.-C. à 18 apr. J.-C., soit environ 50 ans avant Paul et Barnabas. Ovide est le seul auteur à avoir rapporté cet épisode : dans le huitième livre de ses Métamorphoses (vers 626 et suivants), il raconte que Zeus et Hermès vinrent à Lystre sans être reconnus et rendirent visite à un couple de personnes âgées nommés Philémon et Baucis. Ceux-ci les ont accueillis chez eux, alors que personne d’autre ne voulait le faire. Zeus et Hermès ont détruit les autres maisons, mais ont transformé leur demeure en un temple doté de colonnes de marbre et d’un toit doré. Ils sont devenus les gardiens de ce temple. Les dieux ont exaucé leur vœu : que lorsque l’un mourrait, l’autre mourrait également. À leur mort, ils ont été transformés en deux arbres entrelacés. C’est donc probablement pour cette raison, parmi tous les dieux grecs, que les Phrygiens ont pensé qu’il s’agissait de Zeus et d’Hermès.

Des taureaux et des guirlandes étaient offerts en sacrifice à Zeus et Hermès, selon les « Métamorphoses » d’Ovide (4.755), les « Satires » de Persius (2.44), l’« Énéide » de Virgile (5.366) et l’« Héraclès » d’Euripide (529).

Une inscription à Sedasa, près de Lystra (vers 250 apr. J.-C.), fait état de la dédicace à Zeus d’une statue d’Hermès par des hommes portant des noms lycaoniens.

Clément d’Alexandrie (193-217/220 apr. J.-C.), dans son « Exhortation aux païens », chapitre 4, p. 186, donne plusieurs autres exemples de personnes appelées « dieux » ou même du nom d’un dieu spécifique. Il rapporte que Ceyx, fils d’Éole, était appelé Zeus par son épouse Alcyone. Son mari l’appelait Héra. Ptolémée IV était appelé Dionysos. Alexandre souhaitait être considéré comme un fils du dieu égyptien Ammon et faire figurer des cornes sur ses statues. Ménécrate, le médecin, prit le nom de Zeus. Le grammairien Alexarque souhaitait être connu sous le nom du dieu Soleil. Nicagoras de Zéla était appelé Hermès et avait coutume de s’habiller comme Hermès. Il cite également diverses autres personnes qui étaient vénérées comme des dieux.

Les deux options possibles étaient donc que Paul et Barnabas soient Hermès et Zeus, ou qu’ils soient des imposteurs. Dans leur vision païenne particulière du monde, ce n’étaient là que les deux seules options possibles.

Q : Dans Actes 14, 14, pourquoi Paul et Barnabas ont-ils déchiré leurs vêtements ?

R : Il existe trois interprétations.

1. C’était leur façon d’essayer de montrer aux habitants de Lystre qu’ils portaient des vêtements ordinaires et qu’ils n’étaient que des hommes ordinaires.

2. Il s’agissait d’un signe habituel exprimant la détresse, la protestation ou le chagrin.

3. C’était une coutume juive de déchirer ses vêtements lorsqu’on entendait un blasphème. Les déchirures étaient pratiquées à quatre à cinq pouces de l’encolure. La personne restait ainsi pudiquement vêtue, mais ses vêtements étaient désormais abîmés.

Q : Dans Actes 14, 2 et 19, qu’y a-t-il chez les gens qui a pu pousser une foule à passer du désir d’adorer Paul et Barnabas à lapider Paul et à le laisser pour mort ?

R : Leurs plus fervents partisans se sont transformés en leurs plus grands détracteurs et persécuteurs. Cela illustre l’inconstance à son paroxysme. Peut-être la situation à Lystre se présentait-elle ainsi.

Certains habitants de Lystre voulaient adorer Paul et Barnabas comme des dieux. Un deuxième groupe s’est peut-être demandé s’ils n’étaient pas des imposteurs.

1. Pour le premier groupe, Paul et Barnabas les ont fait passer pour des imbéciles.

2. Pour le deuxième groupe, ils ne voulaient pas de faux dieux. Lorsque d’autres ont prétendu que Barnabas et Paul étaient Zeus et Hermès, et que les gens ont découvert que ce n’était pas le cas (parce qu’ils le leur avaient dit), ils en ont alors conclu que Barnabas et Paul étaient des imposteurs.

3. Pour tous les habitants de Lystre, Paul et Barnabas prônaient l’abandon de leur culte traditionnel des idoles au profit d’un « nouveau » Dieu, pour lequel ils ne pouvaient pas fabriquer d’idoles.

4. Les prêtres des idoles, qui tiraient profit des sacrifices, ne voulaient pas entendre cela.

5. Les adorateurs d’idoles, à qui l’on disait en substance que leurs offrandes passées n’étaient que de l’argent gaspillé, ne voulaient pas entendre cela.

Malheureusement, il est souvent plus confortable de croire à un mensonge lorsque la vérité implique d’admettre que l’on a eu tort par le passé et que l’on a gaspillé ses ressources et son argent.

Q : Dans Actes 14, 10-20, pourquoi pensez-vous que Dieu n’a pas accompli un miracle supplémentaire, comme faire descendre le feu du ciel sur les gens qui lapidaient Paul, ou empêcher les pierres d’atteindre Paul ?

R : Paul a souligné, dans Actes 14, 14-18, que Barnabas et lui n’étaient que des êtres humains comme eux. Les sauver par un acte surnaturel aurait donné l’impression qu’ils disposaient de défenses surhumaines et aurait renforcé l’idée qu’ils étaient eux aussi, en réalité, des divinités.

Plus tard, après que Paul eut été lapidé, ils sont retournés à l’endroit où il avait été lapidé. Alors qu’ils auraient pu prendre un raccourci, qui ne les aurait menés qu’à 160 miles d’Antioche en Syrie, dans Actes 14, verset 21, ils ont emprunté le chemin le plus long, revenant sur leurs pas, en repassant une seconde fois par Lystre, Iconium et Antioche.

Il est peu probable que Paul ait été blessé si gravement qu’il ait été laissé pour mort, puis qu’il se soit rétabli naturellement, car les personnes souffrant de fractures et de blessures importantes ne peuvent pas facilement marcher pour se rendre quelque part. Peut-être Paul a-t-il été laissé pour mort, puis s’est-il rétabli, mais Dieu l’a guéri, soit partiellement, soit complètement. Ou peut-être Paul a-t-il réellement été tué, et Dieu l’a-t-il ressuscité. Bien que les Écritures indiquent seulement que Paul a été laissé pour mort, c’est peut-être parce que, que Dieu l’ait guéri de ses blessures ou de la « mort », Paul a repris sa prédication dans les deux cas.

Q : Dans Actes 14, 15-17b, pourquoi pensez-vous que Paul n’a pas cité l’Ancien Testament à cet endroit ?

R : Dans Actes 14, 15-17, Lystre ne disposait pas de synagogue ; il n’y avait pas beaucoup de Juifs sur place. Il devrait y avoir une synagogue s’il y a au moins dix hommes juifs, selon M. Sanhédrin 1, 6 et M. Pirke Aboth 3, 6 (The Expositor’s Bible Commentary, vol. 9, p. 460. Voir également l’Evangelical Commentary on the Bible, p. 909).

Ce que Paul a dit ici, il ne le disait généralement pas aux Juifs. Les Juifs le savaient déjà. Paul n’a pas mis l’accent sur les Écritures ni sur la philosophie (comme il le fera plus tard à Athènes), mais plutôt sur la nature et la futilité des idoles.

Q : Dans Actes 14, 19-20, comment prêcheriez-vous, sachant que vous risqueriez d’être lapidé selon ce que vous diriez ?

R : D’une certaine manière, on pourrait dire que Paul a eu ce qu’il « méritait », qu’il a reçu ce qui lui était dû. Sous le nom de Saul de Tarse, il avait persécuté et tué d’autres chrétiens ; désormais, il allait être persécuté et finirait par être tué pour sa foi. Mais Paul n’a pas reculé devant cela ; il était intrépide. Plutôt que de fuir son ministère, il a embrassé sa vocation, et même la persécution a servi à amener des gens vers Dieu. Que feriez-vous si vous étiez intrépide ? Non pas intrépide parce que Dieu vous aurait dit qu’Il vous préserverait d’être lapidé, jeté aux bêtes sauvages ou tué, mais intrépide parce que, même face à ce qu’il savait devoir arriver, Paul savait que rien ne lui arriverait que Dieu ne puisse utiliser pour Sa gloire. « Et nous savons que Dieu fait concourir toutes choses au bien de ceux qui l’aiment, de ceux qui sont appelés selon son dessein. » (Romains 8:28)

Q : Dans Actes 14:23, pourquoi ont-ils jeûné à ce moment-là ?

R : En plus de leurs prières, ils jeûnaient pour demander à Dieu de les guider dans la désignation des anciens. C’était un véritable défi de nommer des hommes chrétiens mûrs comme anciens, alors qu’ils n’étaient chrétiens que depuis peu.

Q : Dans Actes 14:23, depuis combien de temps ces anciens étaient-ils en Christ ? Faut-il être chrétien depuis longtemps avant de devenir ancien ?

R : Ces personnes n’étaient chrétiennes que depuis quelques semaines, voire quelques mois tout au plus. Il s’était donc écoulé un peu de temps entre le premier contact de Paul et son retour, ce qui leur avait permis de grandir dans la foi. Mais cela restait tout de même peu de temps. D’un autre côté, on pourrait dire qu’ils avaient « marché avec Dieu » avant de connaître le Christ, en tant que Juifs. Mais cet argument est contredit par le fait que, selon Actes 14, 15-17, il n’y avait pas de synagogue à Lystre ; il n’y avait donc pratiquement pas de Juifs à Lystre.

1 Timothée 3:6-7, rédigé postérieurement, précise qu’un ancien ne doit pas être un nouveau croyant. Il est donc généralement préférable qu’une personne soit chrétienne depuis plusieurs années. Il est intéressant de noter qu’ils ont désigné des anciens qui vivaient sur place et connaissaient la langue et la culture locales, plutôt que d’« importer » des anciens d’Antioche ou de Jérusalem.

Q : Dans Actes 14, 27, pourquoi est-il important que les missionnaires rendent compte à l’Église de ce qu’ils ont accompli ?

R : Il ne s’agit pas de se vanter, mais plutôt de raconter ce que Dieu a accompli à travers eux. L’un des objectifs est d’encourager les croyants. Mais c’est aussi pour les aider à orienter leurs prières. Enfin, aujourd’hui, cela permet d’aider l’Église à prendre des décisions concernant l’affectation des fonds destinés aux missions.

Q : Dans Actes 15, 1-29, quelles sont les deux manières différentes d’étudier ce passage ?

R : La première consiste à se concentrer sur ce qui a été décidé ; la seconde porte sur l’idée d’un concile pacifique visant à trancher les questions et à parvenir à un consensus. Aux tout débuts de l’islam, après Mahomet, il y eut des désaccords et des résolutions similaires, sauf qu’on ne les appelait pas des conciles : il s’agissait de batailles (à savoir les batailles du Chameau, de Siffin, de Harra et de Karbala).

Q : Dans Actes 15, 1-29, Pierre était-il le « pape » du premier concile de l’Église, comme certains catholiques romains aiment à le dire ?

R : Non. Pierre était l’un des dirigeants de ce concile, mais pas le seul. Les éléments suivants viennent étayer cette affirmation.

1. Le différend a été porté devant les apôtres et d’autres personnes dans Actes 15, 4 et 6.

2. Pierre a pris la parole dans Actes 15, 7-11, mais d’autres ont également pris la parole dans Actes 15, 1 ; Actes 15, 2 ; Actes 15, 5.

3. Pierre n’a pas eu le dernier mot ; Paul et Barnabas (qui soutenaient Pierre) ont pris la parole ensuite dans Actes 15, 12.

4. Le tout dernier mot revint à Jacques, qui rendit son « jugement » dans Actes 15, 13-21.

5. La lettre qui fut envoyée ne l’a pas été sous la forme d’une « bulle papale », ni même sous l’autorité de Pierre (Actes15:22 -29). Elle a plutôt été envoyée sous l’autorité de tous les apôtres et des anciens.

6. Enfin, le mot « pape » vient de pappa, qui signifie « père », et Jésus a dit de n’appeler personne « père » dans Matthieu 23, 9.

Q : Dans Actes 15, 1-6, l’Église tout entière était-elle présente, ou seulement Paul, Jacques et les apôtres ?

R : Cela s’est déroulé vers l’an 49 après J.-C. Il était urgent de se réunir assez rapidement, afin que cette source potentielle de division ne s’envenime pas. Notez également que ces hommes venaient de Judée, mais Jacques, dans Actes 15, 24, précise qu’ils n’ont donné aucun commandement selon lequel il fallait d’abord se faire circoncire. Il existe deux points de vue.

L’Église tout entière : Le « Believer’s Bible Commentary », p. 1628, 1629, indique que si Actes 15, 6 semble indiquer que seuls les apôtres et les anciens étaient présents, Actes 15, 12 semble montrer qu’il s’agissait de l’Église tout entière.

Les anciens uniquement : Actes 15, 6 n’indique pas la présence d’autres personnes que les apôtres et les anciens. L’« assemblée tout entière » mentionnée en Actes 15, 12 peut désigner l’assemblée des apôtres et des anciens. Mais lorsque la décision fut prise, en Actes 15, 22, elle fut annoncée aux apôtres, aux anciens et à toute l’Église. La direction faisait donc preuve de transparence ; l’Église tout entière pouvait constater le problème, entendre les différents points de vue, observer le comportement de chacun et prendre connaissance de la résolution. On pouvait comprendre la position des judaïsants, puisque Genèse 17:14 stipule qu’un homme juif doit être « retranché » du peuple s’il ne se fait pas circoncire. Même Exode 12, 48-49 précise que les étrangers vivant parmi eux, qui souhaitaient célébrer la Pâque, devaient être circoncis. Ainsi, en supposant que l’Ancien Testament dans son intégralité fût encore en vigueur (une hypothèse audacieuse), on pouvait comprendre leur point de vue.

Soit dit en passant, Actes 15, 7 peut être traduit par « de nombreuses discussions », « débats », « enquêtes » ou « interrogations ». Il est fait allusion à Corneille (dans Actes 10, 1-11, 18) dans Actes 15, 7, et cela remontait à dix ans.

Q : Dans Actes 15, 1-3, comment le Mouvement des racines hébraïques et de nombreux adventistes du septième jour perpétuent-ils aujourd’hui cette combinaison de l’alliance de Dieu en Christ et de la loi de l’Ancien Testament ?

R : Ces deux hérésies distinctes ont pour point commun de tenter d’ajouter Jésus aux lois de l’Ancienne Alliance. Vous pouvez reconnaître un adepte du Mouvement des racines hébraïques au fait qu’il prétend suivre le Christ, tout en refusant d’affirmer que Paul était un apôtre envoyé par Dieu. Il écrit généralement « G_d » ou « g_d » au lieu de « Dieu ». Il croit au respect du sabbat (le samedi) et au respect des lois alimentaires mosaïques. Il estime que Jésus s’est contenté d’ajouter des éléments à la loi mosaïque.

Les adventistes du septième jour n’ont pas tous les mêmes croyances, mais les plus « traditionnels » d’entre eux nient la Trinité, respectent les lois alimentaires mosaïques et observent le sabbat (le samedi). Ils croient que la marque de la bête est présente dans le monde aujourd’hui, et que cette marque correspond au culte du dimanche. Imaginez que vous disiez à vos enfants : « Je ne sais pas ce que vous comptez faire aujourd’hui, dimanche, mais quoi que ce soit, vous feriez mieux de ne pas adorer Dieu ! »

Q : Dans Actes 15:5, lorsque ces pharisiens sont devenus chrétiens, pourquoi Dieu ne les a-t-Il pas remis dans le droit chemin concernant la circoncision et la Loi de l’Ancien Testament ?

R : Les Écritures ne le disent pas, et Dieu a le droit de révéler autant ou aussi peu qu’Il le souhaite. Pour ceux qui n’apprennent pas quelque chose que Dieu a déjà révélé, Dieu a le droit de « le répéter jusqu’à ce qu’ils comprennent » ou de s’en abstenir.

Bien que nous ne cherchions pas ici à expliquer exactement pourquoi Dieu agit comme Il le fait, nous pouvons, dans ce cas précis, formuler quelques observations qui apportent une réponse raisonnable à la question de savoir pourquoi Dieu ne corrige pas immédiatement toutes les erreurs de tous les chrétiens professants.

Être uni au Christ, comme un sarment l’est à la vigne (Jean 15), est apparemment plus important aux yeux de Dieu que le fait que nous ayons toujours la bonne réponse. Si une personne n’est pas unie au Christ, le problème principal ne réside pas dans ses mauvaises réponses, mais dans le fait qu’elle n’est pas unie à Lui.

Nous avons été créés pour avoir besoin les uns des autres au sein du corps du Christ (1 Corinthiens12:17 -19,21-26). Chaque croyant a quelque chose à apporter au corps, et il manque à chaque croyant quelque chose qu’il ne peut obtenir qu’en étant relié aux autres.

Une tentation à laquelle les chrétiens sont exposés consiste à accorder une telle importance à des opinions sur des questions secondaires que nous en venons à manquer au commandement de Dieu qui nous demande d’aimer les autres et de travailler ensemble. Pour une raison ou une autre, Dieu n’a pas écarté cette tentation ni d’autres. Il est toujours possible, si nous le permettons, que des questions doctrinales secondaires fassent naufrager notre foi, notre témoignage collectif et notre unité parmi les autres vrais chrétiens.

L’unité en Christ malgré nos divergences d’opinion est un défi que Dieu nous a lancé. D’un même cœur et d’une même voix, nous devons (toujours) glorifier Dieu (Romains 15, 5-6). L’unité serait bien plus facile si tous les chrétiens partageaient les mêmes opinions. Or, comme ce n’est pas le cas, la prière du Christ était que nous soyons néanmoins un (Jean17:21 -23). La Bible ne dit jamais que nous devons créer une unité qui n’existe pas. Au contraire, Éphésiens 4:3 précise que nous avons la responsabilité de « préserver l’unité de l’Esprit ». Il existait des divergences doctrinales parmi les croyants dans Romains 14. Paul acceptait les croyants qui avaient des opinions divergentes sur ces questions secondaires, et nous devrions accepter les autres croyants tout comme le Christ les a acceptés (Romains 15:7).

Le timing et les priorités de Dieu diffèrent souvent des nôtres. Nous pouvons souhaiter que les autres soient immédiatement corrigés sur un détail particulier, tandis que Dieu souhaite que la personne travaille d’abord sur d’autres aspects.

Résumé : La connaissance enflée, mais l’amour édifie (1 Corinthiens 8:1). Dieu se soucie davantage de voir ceux qui connaissent la vérité fondamentale de l’Évangile lui obéir, aimer les autres et vivre en unité avec les autres vrais chrétiens, que de nous voir avoir raison sur toutes les questions secondaires.

Q : Dans Actes 15, 9, comment nos cœurs sont-ils purifiés par la foi ?

R : Dieu a déclaré Son peuple purifié à ses yeux lorsque Jésus est mort pour nous sur la croix. Pierre a dit que c’était « par la grâce du Seigneur Jésus », et non « par la grâce plus la loi ». Cependant, nous devons faire l’expérience de la purification au cours de cette vie. Par la grâce de Dieu, grâce à notre foi, non seulement Dieu nous a sauvés et justifiés, mais Il nous rend purs et nous sanctifie.

Bien que personne, à l’exception de Jésus, n’ait un cœur pur et sans péché avant d’arriver au ciel, nous devons passer par ce processus de purification dès maintenant, ici-bas. La purification n’est pas quelque chose que nous pouvons accomplir seuls, mais ce que Dieu accomplit en nous lorsque nous nous soumettons à Lui. La purification ne se produit pas lorsque nous nous concentrons sur le péché en répétant « Je ne ferai pas cela, je ne ferai pas cela, etc. », mais plutôt par la foi, lorsque nous fixons nos regards sur Jésus, comme nous y exhorte Colossiens 3, 1-4. Il est significatif que la belle image décrite en Colossiens 3, 1-4 soit presque une préparation à une bataille (en réalité, un combat à mort) contre notre nature pécheresse, telle qu’elle est décrite en Colossiens 3, 5-10.

Q : Dans Actes 15, 14-21, quel est le résumé du discours de Jacques ?

R : Dans Actes 15, 14-18, Jacques expliquait l’œuvre récente menée parmi les païens en établissant un parallèle entre l’histoire de ce qui s’était passé et les prophéties de l’Ancien Testament. Dans Actes 15, 19-21, Jacques conclut sur ce qu’il convient de faire et sur les restrictions (ou l’absence de restrictions) à imposer aux croyants païens. Il est intéressant de noter que Jacques place la consommation d’aliments offerts aux idoles et celle du sang au même rang que le mal que représente l’immoralité sexuelle.

Voir The Expositor’s Greek Testament, vol. 2, p. 320-321.

Q : Dans Actes 15, 15-17, pourquoi la citation par Jacques d’Amos 9, 11-12 correspond-elle à la Septante et non au texte massorétique ? Voici Amos 9, 11a et 12.

Texte massorétique : « En ce jour-là, […] afin qu’ils possèdent (yaras en hébreu) le reste d’Édom (Édom s’écrit « dm » en hébreu) et toutes les nations qui portent mon nom, dit le Seigneur qui accomplit ces choses. »

Septante : « En ce jour-là… afin que le reste des hommes, et toutes les nations païennes sur lesquelles mon nom est invoqué, me cherchent de tout leur cœur, dit le Seigneur qui accomplit toutes ces choses. »

Actes 15:17a « Après cela… afin que le reste des hommes (Adam se dit « dm » en hébreu) cherche (daras en hébreu) le Seigneur, ainsi que toutes les nations sur lesquelles mon nom est invoqué, dit le Seigneur qui accomplit ces choses »

Midrash 4QFlorilegium 1:12 ?

R : C’est difficile, car l’Ancien Testament a été rédigé à l’origine sans voyelles, et les consonnes correspondant à « Édom » et à « Adam » (« dm », traduit par « hommes ») sont identiques. Le mot signifiant « posséder », yaras, ne diffère que d’une seule consonne du mot hébreu signifiant « chercher », daras. Cette citation figure dans un manuscrit de midrash hébreu découvert parmi les manuscrits de la mer Morte, intitulé 4QFlorilegium 1:12, et est similaire à la Septante, sans toutefois y être identique. Le texte massorétique indique « ils hériteront des hommes » et « le reste » est le complément d’objet, tandis que la Septante et le 4QFlorilegium indiquent « ils chercheront parmi les hommes » et « le reste » est le sujet.

En résumé, la citation de Jacques concorde avec le texte hébreu du 4QFlorilegium 1:12. Le texte massorétique n’est pas toujours la meilleure version.

Q : Dans Actes 15,16, qu’est-ce que le tabernacle de David ?

R : La BSB traduit cela par « reconstruire la tente de David qui s’est effondrée ». Tout comme nous ferions référence à la maison de telle ou telle personne lorsque nous parlons de sa famille, les cultures plus nomades faisaient référence aux tentes. Ce verset rappelle la promesse de Dieu concernant la lignée de David. L’importance du trône de David est mentionnée dans 2 Samuel 7:16 et le Psaume 89:4. Le Christ siégera sur un trône dans Matthieu 19:28 et 25:31. L’intérêt de cette citation réside dans le verset suivant, qui concerne les païens qui porteront le nom de Dieu. Il semble que Dieu se réjouisse de restaurer ce qui est tombé ; mais Il le restaure souvent d’une manière différente de l’originale. Certains voient cela s’accomplir dans l’Église ; d’autres y voient son accomplissement au cours du Millénium.

Q : Dans Actes 15:20, les transfusions sanguines sont-elles répréhensibles ?

R : Non, les Écritures ne disent pas cela. À l’époque, le concept de transfusion sanguine n’existait pas. Ils n’introduisaient aucune nouvelle règle, mais le sens de leur déclaration laconique « s’abstenir de consommer du sang » signifiait clairement qu’ils enseignaient que les prescriptions de l’Ancien Testament concernant la consommation de sang étaient toujours valables. Recevoir son propre sang lors d’une transfusion n’est pas un acte de cannibalisme envers soi-même, et recevoir une transfusion sanguine d’une autre personne n’est pas non plus un acte de cannibalisme, car rien n’est « mangé ».

Q : Dans Actes 15:20 et Actes 21:25, pourquoi ces quatre interdictions figurent-elles ici ?

R : Tout d’abord, Jacques ne parlait pas du salut, mais de la pratique et de la communion avec les croyants juifs, ainsi que de ce à quoi les païens devaient se conformer. Voici deux réponses possibles. Examinons-les toutes les deux, puis décidons laquelle est la bonne.

Réponse possible n° 1 : Une sensibilité culturelle visant à éviter d’offenser : il arrive parfois qu’un chrétien s’abstienne de faire quelque chose, du moins en public, car cela heurterait la conscience d’autrui et amènerait ces personnes à considérer que le chrétien a tort. Par exemple, dans l’Andhra Pradesh, en Inde, au XXIe siècle, un hindou a jeté un os de bœuf à l’intérieur d’une église. Les hindous ont alors accusé les chrétiens de manger secrètement du bœuf dans l’église et, s’appuyant sur la présence de cet os, les villageois ont démoli l’édifice. En période de persécution, les chrétiens peuvent s’abstenir de faire des choses qui leur vaudraient une persécution immédiate et qui ne relèvent pas de la prédication de l’Évangile. Dans certaines églises, les hommes et les femmes s’assoient séparément, car il semblerait culturellement scandaleux qu’ils s’assoient ensemble. Cependant, éviter l’immoralité sexuelle (porneia en grec) est une obligation commune à tous les chrétiens du monde entier. Un contre-argument est que de nombreux chrétiens considèrent que boire du sang (comme dans la soupe au sang en Allemagne et en Chine) est acceptable, et peut-être que la mention de la porneia ici visait à souligner la nécessité d’éviter même la moindre apparence d’immoralité sexuelle. Certains, qui considèrent cela comme de simples questions cérémonielles, réinterprètent ce passage pour y voir uniquement l’interdiction des relations entre proches parents mentionnée dans le Lévitique. Cependant, le grec utilisé ici serait interprété par un chrétien d’origine païenne comme désignant l’immoralité en général ; cette interprétation est donc plutôt « forcée » pour étayer la conclusion.

Réponse possible n° 2 : La morale courante : tous les chrétiens, même aujourd’hui, ne devraient commettre aucune de ces actions. Le fait de ne pas manger d’aliments dont on sait qu’ils ont été sacrifiés aux idoles, c’est-à-dire des aliments souillés par les idoles, est également mentionné dans Apocalypse 2, 14 et 20. L’interdiction de l’immoralité sexuelle est présente tant dans l’Ancien Testament que dans le Nouveau. L’interdiction de consommer du sang, bien qu’elle figure également dans la loi mosaïque, remonte en réalité à Noé, dans Genèse 9:4. Les animaux étranglés, dont le sang n’a pas été vidangé, sont implicitement mentionnés dans Lévitique 17:10-14.

Q : Dans Actes 15, 22-29, pourquoi Paul n’a-t-il pas répété le décret du Concile lorsqu’il a écrit aux Galates ?

R : Tout d’abord, ce qui n’est probablement pas la réponse, puis la réponse principale, et enfin une réponse secondaire.

Ce n’est pas la réponse : il est possible que Paul ait rendu visite aux Galates, en Asie Mineure centrale, et leur ait écrit avant le concile de Jérusalem. Cependant, la plupart des spécialistes chrétiens estiment que le concile de Jérusalem a eu lieu vers l’an 49 après J.-C., et que Paul a écrit aux Galates entre 53 et 59 après J.-C.

Réponse principale : Paul a effectivement mentionné ses discussions à Jérusalem dans Galates 2, 2-10, mais seulement en partie. Les Galates ont reconnu que Pierre et lui-même étaient tous deux des apôtres, et Paul a indiqué que Pierre et lui étaient parvenus à un accord. On ne sait pas clairement si le concile était public ou s’il s’agissait en réalité d’une réunion privée dont seul le décret final a été rendu public. Enfin, il ignorait ce qu’avaient dit les hommes qui prétendaient venir de la part de Jacques. Paul a donc mis l’accent sur ce que Pierre lui avait dit personnellement.

Réponse secondaire : Si Paul avait répété le décret du concile, il n’est pas certain qu’ils l’auraient cru ou accepté. Pendant des siècles après l’époque de Paul, il y eut des hérétiques appelés Ébionites, qui affirmaient croire en Jésus tout en enseignant que tous les croyants devaient encore respecter l’ensemble de la loi mosaïque. Ils affirmaient que Jésus n’était appelé « Dieu » qu’à titre honorifique. De plus, Pierre, techniquement parlant, ne désobéissait pas au décret du concile lorsqu’il s’abstenait de manger avec les païens en présence de certains Juifs.

Q : Dans Actes 15, 28, puisque cela semblait bon au Saint-Esprit, en quoi était-il pertinent que cela leur semble bon à eux aussi ?

R : Cela montre qu’ils savaient que c’était ce que voulait le Saint-Esprit. Bien qu’ils ne souhaitassent pas aller à l’encontre du Saint-Esprit, il n’aurait pas été acceptable que le Saint-Esprit veuille qu’ils obéissent et agissent sans que personne ne sache ce qui était demandé.

De même, aujourd’hui, Dieu sait ce qui est bon et ce qui ne l’est pas. Cependant, nous avons toujours besoin de notre propre jugement pour discerner ce qui est le mieux du point de vue de Dieu.

Soit dit en passant, Judas Barsabbas est un nom intéressant. « Barsabbas » signifie « fils du sabbat » ; il est donc possible qu’il soit né un jour de sabbat, mais il était presque certainement un croyant juif.

Q : Dans Actes 15, 29, ces commandements sont-ils toujours valables pour les chrétiens d’aujourd’hui ?

R : Les chrétiens s’accordent à dire que les commandements relatifs à l’immoralité sexuelle n’ont pas changé, mais ils divergent quant à ceux concernant les viandes sacrifiées aux idoles, le sang et la viande d’animaux étouffés. Tous s’accordent à dire que la lettre des apôtres s’imposait à tous les chrétiens de l’époque, et que le respect de ces règles n’offenserait pas le peuple juif (qu’il soit chrétien ou non).

1. Certains chrétiens sincères considèrent que, puisque cette lettre provenait des apôtres et que ceux-ci n’ont jamais précisé qu’elle ne s’appliquait que pendant une période déterminée, toutes ces prescriptions sont toujours contraignantes aujourd’hui. C’est généralement ainsi que les chrétiens des IIe et IIIe siècles percevaient ces prescriptions. C’est également mon point de vue.

Par exemple, dans *L’Octave* de Minucius Felix (vers 210 apr. J.-C.), chapitre 30, page 192, il est indiqué que les chrétiens n’utilisaient même pas le sang d’animaux comestibles dans leur alimentation. Parmi les autres chrétiens de l’époque pré-nicéenne qui affirmaient que les chrétiens ne consommaient pas de sang, on peut citer Justin le Martyr (150 apr. J.-C.), les chrétiens de Vienne et de Lugdunum (177 apr. J.-C.), Clément d’Alexandrie (193-217/220 apr. J.-C.), Tertullien (198-220 apr. J.-C.) et Lactance (vers 303-vers 325 apr. J.-C.)

2. Un autre point de vue consiste à considérer que les restrictions sexuelles sont contraignantes, tandis que les restrictions alimentaires relèvent de notre conscience et de celle des personnes que nous ne voulons pas faire trébucher. Alors que la lettre avait force obligatoire à l’époque, l’interdiction absolue de consommer de la viande sacrifiée aux idoles a par la suite été qualifiée par Paul de question de conscience.

Q : Dans Actes 15, 37-40, qui avait raison, et comment cette affaire s’est-elle conclue ?

R : Du point de vue de Barnabas, Jean Marc était son cousin, et peut-être Barnabas a-t-il constaté que Marc s’était sincèrement repenti de les avoir abandonnés. Du point de vue de Paul, pour ce ministère, il était essentiel de disposer d’une personne qui avait fait ses preuves (et qui avait réussi l’épreuve), sur laquelle on pouvait non seulement compter, mais dont Paul savait qu’on pouvait compter. Paul ne connaissait probablement pas Marc aussi bien que Barnabas.

Du point de vue de Dieu, cette séparation a contribué à sa gloire. Silas (= Silvanus) et Timothée ont rejoint Paul en tant que collaborateurs. L’histoire de l’Église nous apprend que Barnabas et Marc se sont rendus en Égypte pour y évangéliser. Quelques siècles plus tard, l’Égypte est devenue l’un des principaux centres du christianisme, les trois autres étant Jérusalem, Rome et Constantinople. Paul et Marc se sont réconciliés, comme le mentionne 2 Timothée 4:11.

Q : Dans Actes 16, 1, s’agit-il de la même personne que le destinataire des épîtres 1 et 2 Timothée ?

R : Oui.

Q : Dans Actes 16, 1, que pensez-vous que Paul ait ressenti en retournant une nouvelle fois dans une ville où l’on l’avait lapidé et laissé pour mort ?

R : Peut-être Paul craignait-il quelque peu qu’ils ne recommencent ce qu’ils s’étaient déjà montrés prêts à faire. Ou peut-être n’y a-t-il pas prêté attention. Un troisième point de vue est que ce souvenir douloureux lui est bien revenu à l’esprit lorsque Paul est entré à nouveau dans la ville, mais qu’il a décidé de ne pas s’en soucier. Peut-être qu’après tout ce qu’il avait fait contre les chrétiens, et compte tenu de la merveilleuse grâce de Dieu, Paul a pensé que suivre Dieu allait lui apporter davantage d’épreuves et la mort avant qu’il n’aille au ciel, et qu’il valait mieux qu’il s’attelle à la tâche, achève ce que Dieu voulait qu’il fasse, et en finisse une bonne fois pour toutes.

Il y a peut-être des lieux et des personnes qui représentent pour vous des souvenirs plutôt douloureux. Mais si Dieu vous appelle à y retourner, espérons que l’amour de Dieu dans votre cœur soit plus grand que vos souvenirs.

Q : Dans Actes 16, 1-5, pourquoi Paul et Silas ont-ils circoncis Timothée après avoir affirmé que les païens n’avaient pas besoin d’être circoncis et après avoir décidé de ne pas circoncire Tite ?

R : Paul savait que Timothée n’avait pas besoin d’être circoncis, mais cette « circoncision facultative » visait à apaiser les Juifs. Il s’agit en réalité de trois questions : pourquoi Paul l’a-t-il fait, a-t-il eu raison de le faire, et quels principes devrions-nous suivre aujourd’hui ?

1. Pourquoi Paul a-t-il circoncis Timothée ?

Paul l’a fait pour apaiser les Juifs qui savaient que Timothée n’était pas circoncis comme un Juif devrait l’être. Paul voulait éliminer un obstacle empêchant les Juifs d’accepter l’Évangile. Dans la mesure du raisonnable, nous devons être tout pour tous, comme le dit 1 Corinthiens 9:19-23. Pour prendre un deuxième exemple, Paul était même prêt à cesser de manger certaines viandes si cela permettait d’éviter de faire trébucher quelqu’un, comme le montrent 1 Corinthiens8:13 , et Romains 14:20-21.

2. Paul aurait-il dû faire circoncire Timothée ?

Paul était un apôtre, mais cela ne signifie pas qu’il n’ait jamais commis d’erreur de jugement. Certes, je suis sûr que cela a apaisé les Juifs, mais à un certain prix. De nombreux Juifs n’ont jamais compris que l’Évangile avait remplacé la loi, et que nous n’étions plus sous la loi mais sous la grâce. Beaucoup de Juifs sont entrés dans l’Église en tant que « judaïsants » et n’ont jamais bien saisi le message. Actes 16, 1-5 indique que cela s’est produit à Lystre, près de Derbe et d’Iconium. Toutes ces villes se trouvent en Galatie, et selon l’Épître aux Galates, elles ont posé des problèmes en revenant à la loi. Bien que Paul eût auparavant fait circoncire Timothée en Galatie simplement pour apaiser les Juifs, il finit par dire plus tard aux Galates : « Prenez garde : moi, Paul, je vous le dis : si vous vous faites circoncire, le Christ ne vous servira de rien. » (Galates 5:2)

3. Quels principes pouvons-nous en tirer et appliquer aujourd’hui ?

3.1 Certes, nous devons faire des compromis et suivre le principe consistant à être tout pour tous, mais nous ne devons pas pour autant négliger le principe supérieur qui consiste à ne pas transiger sur le message. Circoncire Timothée a peut-être donné l’impression que l’évangélisation était plus facile, mais au prix de l’entrée de non-croyants dans l’Église et de la confusion chez les jeunes chrétiens. De même, nous pouvons paraître plus efficaces dans l’évangélisation si nous ne parlons jamais de l’enfer ou de la seigneurie du Christ. Mais édulcorer l’Évangile est-il vraiment ce que souhaitent faire des ambassadeurs obéissants ?

3.2 Lorsque vous souhaitez faire un compromis pour faciliter le partage de l’Évangile, demandez-vous pourquoi. Si cela n’a aucun rapport avec l’Évangile, alors n’hésitez pas à le faire. Si cela concerne directement l’Évangile, alors ne le faites pas. Si cela concerne indirectement l’Évangile, par exemple si l’on prétend que la nourriture vous rapproche ou vous éloigne de Dieu, alors passez au point suivant.

3.3 Il existe une meilleure façon de faire un compromis, décrite dans Romains 14, 15-16. Ne pratiquez pas l’activité qui fait trébucher votre frère, mais d’un autre côté, ne permettez pas qu’on en parle comme d’une chose mauvaise.

3.4 Même des responsables tels que Pierre et Paul peuvent commettre des erreurs et prendre de mauvaises décisions. Ces décisions peuvent être si graves qu’elles peuvent avoir des conséquences susceptibles de semer la confusion chez les nouveaux chrétiens. Nous devons signaler leurs erreurs aux responsables, et nous pouvons diffuser cette correction auprès de toutes les personnes qui ont été induites en erreur par ce problème, comme Paul l’a fait avec Pierre dans Galates 2. Cependant, tant qu’ils ne commettent pas d’actes qui les disqualifient de leur fonction, ils restent nos responsables. Si vous pensez qu’un responsable chrétien est parfait, cela signifie simplement que vous ne le connaissez pas très bien. Aucun d’entre nous n’est parfait, et nous devrions tous nous efforcer de ressembler davantage au Christ.

Q : Dans Actes 16, 3, Paul a-t-il eu raison de faire circoncire Timothée, uniquement pour obtenir l’approbation des autres, alors que 1 Corinthiens 7, 18-19 affirme que la circoncision n’a aucune importance et que Galates 5, 2-3 indique que nous ne devons pas nous faire circoncire ?

R : Il existe cinq points de vue différents.

a) Il s’agit d’une autre question : Paul et Timothée n’ont jamais cru que la circoncision justifierait Timothée. Elle n’a pas été pratiquée pour des raisons religieuses, mais afin de ne pas scandaliser les Juifs.

b) Une époque antérieure : Paul a circoncis Timothée bien avant d’écrire 1 Corinthiens et les Épîtres aux Galates. Dieu n’avait apparemment pas encore révélé à Paul que les chrétiens ne devaient pas se faire circoncire pour des raisons religieuses. Dieu n’attend pas de quelqu’un qu’il obéisse à un commandement qu’Il n’a pas encore donné.

c) Paul a manqué de cohérence : Paul a commis une erreur en circoncisant Timothée, car cela donnait l’impression aux Juifs que c’était pour des raisons religieuses. Après s’être rendu compte de son erreur, il a écrit 1 Corinthiens 7, 18-19 et Galates 5, 2-3. Paul a spécifiquement mentionné qu’il n’avait pas circoncis Tite dans Galates 2, 3.

Il n’est pas surprenant que les apôtres n’aient pas été parfaits. Pierre a commis une erreur quelque peu similaire en refusant de manger avec les païens, comme le rapporte Galates 2, 11-14.

d) Ne pas faire trébucher les autres : Paul avait fait circoncire Timothée auparavant parce qu’il ne voulait pas faire trébucher les frères les plus faibles, comme indiqué dans Romains 14. Cependant, lorsque les « frères les plus faibles » devinrent si forts qu’ils tyrannisaient l’Église, Paul dut réagir face à cette menace de légalisme.

e) Se rendre à la synagogue : Timothée serait considéré comme juif car sa mère était juive. De plus, le temps verbal utilisé indique que son père était décédé. Comme la méthode de Paul consistait à se rendre d’abord à la synagogue, Timothée n’aurait pas été autorisé à y entrer si le bruit s’était répandu qu’il n’avait jamais été circoncis. Même si Paul a peut-être commis une erreur, il y a une différence entre considérer la circoncision comme nécessaire au salut (ce que Paul n’a jamais laissé entendre) et la considérer comme utile à l’évangélisation.

Q : Dans Actes 16, 6, comment le Saint-Esprit a-t-il empêché Paul et ses compagnons de prêcher dans la province romaine d’Asie ?

R : Il n’y a aucune preuve de contrainte ou de coercition. Paul et ses compagnons étaient obéissants à Dieu, et il est fort probable que le Saint-Esprit ne leur ait pas permis d’avoir la paix d’esprit à l’idée de se rendre en Asie, ou bien que le Saint-Esprit leur ait tout simplement dit de ne pas y aller. Paul a traversé les environs de la Mysie orientale (y compris Troas), mais il semble qu’il n’y ait pas prêché. À l’époque de Paul, la ville de Troas se trouvait au sud de la ville antique de Troie. Cette interdiction ne devait durer que jusqu’à ce que le moment opportun soit venu. D’autres pensent que la maladie fut le moyen utilisé par le Saint-Esprit pour empêcher Paul de s’y rendre. Aujourd’hui encore, il arrive parfois que le Saint-Esprit touche notre esprit pour nous faire savoir que nous devons ou ne devons pas faire quelque chose.

On pourrait appeler cela une « double orientation », où Dieu dit : « Ne faites pas cela, faites plutôt ceci. » D’autres exemples de double orientation sont ceux de David Livingstone, qui a tenté de se rendre en Chine, mais que Dieu a envoyé en Afrique à la place ; de William Carey, qui souhaitait se rendre en Polynésie, mais que Dieu a envoyé en Inde à la place ; ou encore d’Adoniram Judson, qui s’est d’abord rendu en Inde, mais qui n’y est pas resté et s’est rendu en Birmanie (Myanmar) à la place. Dieu vous révèle apparemment ce que vous avez besoin de savoir, et uniquement au moment où vous en avez besoin.

Il semble que Dieu eût d’autres projets pour les Bithyniens et les habitants de la province d’Asie (y compris les Éphésiens). Ils ont entendu l’Évangile plus tard, comme le montrent Actes 18, 19-21 ; 18, 24-19, 41 et 1 Pierre 1, 1.

Q : Dans Actes 16, 6-7, comment devons-nous réagir lorsque Dieu dit « non » à quelque chose dont nous savons qu’elle n’est pas un péché, même si cela pourrait faire avancer son royaume ?

R : Continuer à vouloir le faire relève de la désobéissance. Ne soyez pas comme Balaam, que Dieu a averti par l’intermédiaire d’un âne dans Nombres 22, et qui a malgré tout continué à convoiter l’argent. Faire progresser le royaume de Dieu n’est pas notre objectif premier. Notre objectif premier est de glorifier Dieu en L’aimant et en Lui obéissant. Que ce soit sur le plan spirituel, dans les affaires ou à d’autres égards, les êtres humains, qui sont déchus, ont fortement tendance à détourner leur regard de l’objectif et à confondre un moyen d’atteindre un but avec le but lui-même.

Q : Dans Actes 16:9, l’homme de la vision était-il Luc ?

R : Non. La NIV Study Bible, p. 1 676, indique qu’il n’y a aucune indication que ce soit le cas. Au contraire, dans Actes 16:11, Luc utilise le pronom « nous » lorsqu’il parle de Paul et de ses compagnons se rendant en Europe pour la première fois ; Luc était donc avec Paul à ce moment-là. On suppose également que Paul a rencontré Luc pour la première fois à cette occasion, en se rendant auprès de lui pour des raisons médicales.

Q : Dans Actes 16, 14, pourquoi Lydie avait-elle besoin que son cœur s’ouvre pour répondre au message de Paul, puisqu’elle adorait déjà Dieu ?

R : Nous avons tous besoin que notre cœur s’ouvre pour répondre à l’Évangile. Le Saint-Esprit agit dans les cœurs conformément à Jean 16, 8-11. Personne, y compris ceux qui sont naturellement les meilleurs parmi les hommes, ne cherche Dieu de son propre chef, comme l’indique Romains 3, 10. 2 Corinthiens 4, 3-4 précise que l’Évangile est voilé pour ceux qui périssent. Nous devons prier pour qu’il leur soit dévoilé. Actes 16, 14 rapporte simplement la merveilleuse nouvelle selon laquelle le Saint-Esprit a agi dans le cœur de Lydie afin qu’elle accepte l’Évangile. Bien qu’il n’y ait aucune trace de contrainte de la part de Dieu, l’œuvre du Saint-Esprit est essentielle pour qu’une personne naisse de nouveau.

Soit dit en passant, Thyatire était une ville de la Lydie avant que les Romains ne la conquièrent. À l’époque de Paul, les Romains l’avaient intégrée à leur province d’Asie, mais elle restait une ville lydienne.

Q : Le passage d’Actes16:15 , soutient-il le baptême des nourrissons ?

R : Non. Reportez-vous à l’analyse de 1 Corinthiens 1:16 pour connaître la réponse.

Q : Dans Actes 16, 16-18, pourquoi Paul était-il troublé par cette esclave possédée qui disait qu’ils venaient de Dieu ?

R : Les Écritures ne le précisent pas. Les Écritures indiquent qu’elle était possédée par un esprit de divination — en grec, un esprit « python » —, ce qui signifie qu’elle était possédée par un esprit python issu du démon grec Apollon. Voici quelques théories expliquant pourquoi Paul était troublé.

1. Elle s’exprimait d’une manière qui repoussait les gens. Ou peut-être criait-elle sans cesse, détournant ainsi l’attention du message de Paul.

2. Elle tenait ces propos de manière positive, afin qu’après le départ de Paul, les gens croient que la jeune fille possédée par un démon était l’une des leurs et suivent plus tard son enseignement. Elle s’appropriait ainsi leur message.

3. Le démon voulait que tout le monde sache que Paul essayait de convertir les païens (une loi romaine l’interdisait) et qu’il disait aux citoyens romains de ne pas adorer l’Empereur ni les dieux romains.

Il est facile pour les gens de mal interpréter notre message et de penser que Jésus est « une voie de salut ». Si les gens croyaient les vérités exprimées par cette esclave, cela donnerait aux yeux des autres une légitimité au fait que suivre Apollon était également une bonne chose.

Q : Dans Actes 16, 19, ce que Paul a en réalité fait, c’est chasser la source de revenus des maîtres de la jeune esclave. À quel moment de notre propre vie devrions-nous « chasser notre source de revenus » parce qu’elle ne plaît pas à Dieu ?

R : Luc a utilisé deux fois le même verbe. Lorsque l’esprit est « sorti » de la jeune fille, la source de revenus est « sortie » de ses maîtres. Cela peut s’avérer très douloureux si nous accordons plus d’importance à l’argent, à la prospérité et à la sécurité qu’à la gloire de Dieu. Mais vous pouvez adopter une meilleure attitude en prenant conscience que si cela ne plaît pas à Dieu, cela ne vous appartenait pas dès le départ.

Si des personnes recourent à la tromperie, à l’occultisme, au désespoir d’autrui , voire à la religion pour tirer davantage profit des gens, nous devons aider les victimes, ainsi que les futures victimes potentielles, en dénonçant ces pratiques. Si, dans notre vie, nous tirons une source de revenus d’une activité qui déplaît à Dieu, nous devons y mettre fin. Cela peut impliquer d’essuyer une perte financière et d’y mettre un terme, et non pas simplement de la revendre à quelqu’un d’autre pour en tirer profit.

Remarquez que cette jeune fille était possédée par un démon, et lorsqu’elle en a été libérée, ses propriétaires, qui ne se souciaient absolument pas de son bien-être, étaient furieux d’avoir perdu une source de revenus. Ce ne serait pas la dernière fois que des personnes malveillantes préféreraient voir autrui souffrir plutôt que de perdre une partie de leurs revenus. Rien n’indique que les propriétaires se souciaient le moins du monde de l’aspect religieux ; ils voulaient simplement s’en prendre à Paul pour avoir réduit leurs revenus.

Parfois, une personne peut penser que si son métier ne consiste pas à dépouiller, voler ou assassiner autrui, alors c’est un bon métier. Mais que se passe-t-il si vous occupez un emploi classique, en tant que comptable, programmeur, ouvrier d’usine, etc., au sein d’une entreprise dont vous savez qu’elle dépouille, vole ou assassine autrui (y compris des bébés à naître), et que votre travail l’aide à atteindre son objectif ? Dans ce cas, vous devez « exorciser » cet emploi de votre vie.

Q : Dans Actes 16:19, lorsqu’un autre croyant gagne de l’argent d’une manière qui ne plaît pas à Dieu, comment lui dire d’« exorciser » ses revenus ?

R : Les Actes ne mentionnent que deux endroits où des païens ont fait du tort à Paul et Silas : ici et à Éphèse, dans Actes 19, 23-41. Dans les deux cas, le principal enjeu était la perte de revenus. Satan a utilisé ici deux techniques différentes : la fausse amitié et la guerre ouverte.

Imaginez que vous disiez à une autre personne : « Je vous ai libéré de la nécessité d’exercer votre profession. En fait, je me suis rendu auprès des autorités compétentes et vous ne pourrez plus exercer la profession que vous avez choisie. Vous pourrez me remercier plus tard. » Comment cela serait-il perçu ?

Q : Dans Actes 16, 21, comment réagissez-vous lorsque vous n’êtes pas censé prêcher ?
R : L’Empire romain autorisait les gens à avoir leur propre religion, mais il leur était interdit d’essayer de convertir les citoyens romains.

Q : Dans Actes 16, 25, qu’est-ce que cela nous enseigne sur la souffrance et la louange ?

R : Paul et Silas se trouvaient dans une cellule obscure, le corps meurtri et le dos ensanglanté. Le geôlier a nettoyé les blessures récentes de Paul dans Actes 16:33. Espérons qu’ils ne dormaient pas habituellement sur le dos ! La situation ne semblait guère encourageante, et ils n’avaient aucune idée de l’issue. Mais ils ont loué Dieu, non pas dans les moments heureux, mais ici, au milieu de leur souffrance et de leur désespoir. Dieu nous demande de le louer, mais il souhaite également que nous le louions au milieu de notre propre souffrance et de notre propre désespoir, lorsque nous n’avons aucune idée de l’issue des événements.

Q : Dans Actes 16, 26-28, existe-t-il des preuves extra-bibliques de ce tremblement de terre ?

R : Non. Cependant :

1. Les tremblements de terre étaient fréquents dans cette région montagneuse du nord de la Grèce et de la Macédoine. Voici quelques-uns des tremblements de terre majeurs survenus dans cette région. (Dans l’Antiquité, les rapports étaient très sporadiques.)

403 apr. J.-C. Constantinople (exil de Chrysostome)

856 apr. J.-C. Corinthe, Grèce   45 000 morts

1858  Corinthe, Grèce   

1928  Corinthe, Grèce   

3/18/1953 Nord-ouest de la Turquie : 1 200 morts, magnitude 7,2 sur l'échelle de Richter

7/26/1963 Skopje, Macédoine du Nord : 1 100 morts, magnitude 6,0 sur l'échelle de Richter

En ce qui concerne les séismes de faible magnitude, l’Encyclopédie Britannica indique, pour la Grèce et la Turquie, que :

Entre 1902 et 1946, on a dénombré 58 séismes

Entre 1947 et 1966, on a dénombré 82 séismes

Entre 1967 et 1976, on a dénombré 45 séismes

Entre 1977 et 1981, il y a eu 9 séismes

2. Mais il ne s’agissait pas d’un séisme ordinaire. Le bâtiment est resté debout, mais les chaînes se sont miraculeusement brisées. Le séisme a peut-être été limité à la zone de la prison.

Quant à la manière dont toutes les portes ont pu s’ouvrir, dans certaines prisons turques, les portes étaient simplement fermées par des barreaux. Un tremblement de terre aurait pu écarter les montants de la porte.

Q : Dans Actes 16:34, comment vous sentiriez-vous si vous étiez l’invité de l’homme qui vous avait mis aux fers ?

R : Juste avant cela, dans Actes 16:33, le geôlier avait lavé les blessures de Paul et de Silas, probablement pour éviter toute infection. Naturellement, cela semblerait très étrange. Mais le geôlier leur serait très reconnaissant de ne pas s’être échappés, car la personne chargée de surveiller un prisonnier recevait la même peine que ce dernier en cas d’évasion, selon le Code de Justinien (ultérieur) 9.4.4. De plus, si le geôlier et sa famille souhaitaient se tourner vers le Christ, accepter cette situation était la seule chose à faire. Il y eut d’abord le tremblement de terre physique, puis l’esprit du geôlier fut ébranlé lorsqu’il crut que tous les prisonniers s’étaient échappés. Comme l’a fait remarquer Jean Chrysostome, puisque le geôlier et sa famille avaient été purifiés de leurs péchés par le Christ, il était tout à fait normal qu’ils lavent les blessures de Paul et de Silas.

À titre d’information, les geôliers étaient généralement d’anciens militaires à la retraite.

Considérez la composition hétérogène de l’Église de Philippes : une femme d’affaires fortunée et pieuse, une esclave autrefois païenne et possédée par un démon, et un geôlier romain, entre autres. Lorsque nous, chrétiens, montrons que nous ne formons qu’un en Christ, au milieu de notre diversité, cela rend gloire à Dieu et constitue un témoignage pour le monde.

Q : Dans Actes 16, 37, à quelle loi romaine Paul et Silas ont-ils fait appel ?

R : Selon les lois de Valérien et de Porcian, rédigées entre 509 av. J.-C. et 195 av. J.-C., un citoyen romain n’était pas soumis aux lois locales à moins d’y consentir. Le citoyen romain pouvait échapper à la mort, à la torture ou à l’emprisonnement en faisant appel à César, qui trancherait alors l’affaire. Quant à savoir pourquoi ils ont flagellé Paul avant même de lui demander s’il était citoyen romain, un événement similaire est arrivé à un citoyen romain qui a été flagellé pendant un certain temps même après avoir crié son statut, selon Cicéron dans les Discours sur Verrinius, 2.5.161-162. Mais si un magistrat frappait un citoyen romain alors qu’il n’était pas censé le faire, cela pouvait l’empêcher d’exercer à nouveau une fonction publique romaine.

Q : Dans Actes 17, 6, quelle preuve extra-biblique existe-t-il concernant cet étrange mot grec désignant le « chef de la ville » (politarch) ?

R : Il n’y en avait absolument aucune autrefois. Cependant, des archéologues ont découvert ce mot pour la première fois en 1835 sur une arche située à l’extérieur de Thessalonique. Depuis, ce terme a été retrouvé dans seize ou dix-sept autres endroits, mais uniquement pour des villes de Macédoine. Soit dit en passant, cela a dû paraître étrange que ces Juifs se montrent si indignés face à la nécessité de défendre la réputation de l’Empire romain.

Q : Dans Actes 17, 11, pourquoi les Béréens se sont-ils montrés plus nobles que les Thessaloniciens, puisqu’ils ne faisaient pas autant confiance à Paul ?

R : Ils faisaient preuve de plus de noblesse parce qu’ils comparaient de manière critique les paroles de Paul avec l’Ancien Testament. La foi des Thessaloniciens n’en était pas moins valable. Aujourd’hui encore, la foi d’un chrétien reste valable s’il s’est contenté de croire ce que ses amis et sa famille chrétiens lui ont dit. Cependant, il vaut mieux examiner les faits et prendre connaissance de toutes les preuves qui étayent la foi.

Q : Dans Actes 17, 14-15, Paul s’est-il rendu à Athènes [soi-disant] seul, laissant Silas et Timothée à Bérée, ou a-t-il renvoyé Timothée à Thessalonique, comme l’indique 1 Thessaloniciens 3, 1-2 ?

R : Tout d’abord, nous ne savons pas si Paul avait initialement prévu de se rendre à Athènes, qui comptait à l’époque probablement pas plus de 10 000 habitants. À cette époque, la ville avait perdu toute influence politique, mais elle était la « capitale intellectuelle » de la Grèce. Il s’agissait essentiellement d’une « ville-temple historique » et d’une ville universitaire. Paul avait peut-être l’intention de suivre la Voie Egnatienne, longue de 500 miles, jusqu’à la mer Adriatique, puis de se rendre directement à Rome. Mais les troubles à Thessalonique l’ont peut-être poussé à bifurquer vers le sud, en direction d’Athènes. Il existe deux réponses différentes qui répondent efficacement à cette question, même si je préfère la seconde.

Aucune preuve de la présence de Timothée à Athènes : 1 Thessaloniciens 3, 1-2 ne mentionne à aucun moment que Timothée était avec Paul à Athènes. Il est simplement indiqué que Paul a envoyé Timothée. Paul aurait pu donner cette consigne à Timothée par lettre, ou oralement par l’intermédiaire d’un autre collaborateur. Autrefois comme aujourd’hui, il est courant de déléguer des tâches à d’autres par le biais de messages.

Timothée aurait pu se rendre à Athènes puis en repartir : Actes 17, 14-15 indique que Paul s’est d’abord rendu à Athènes, mais qu’il les y a attendus. Ainsi, Paul s’est rendu à l’Aréopage avant que Timothée et Silas n’arrivent à Athènes ; ceux-ci sont arrivés à Athènes, puis Paul a renvoyé Timothée à Thessalonique.

Ainsi, après que Timothée se fut rendu à Bérée, soit

a) il s’est rendu à Athènes après Paul, puis a reçu l’ordre de Paul de retourner à Thessalonique ;

b) il est resté à Bérée et a reçu l’ordre, par lettre ou par messager, de retourner à Thessalonique.

c) alors qu’il était en route pour Athènes, on lui a demandé, par lettre ou par messager, de retourner à Thessalonique.

C’est l’un des détails que les Actes ne nous révèlent pas.

Q : Dans Actes 17, 16, pourquoi Paul aurait-il été irrité en voyant toutes ces belles sculptures ? Que devrions-nous ressentir lorsque nous voyons des temples et des autels artistiques et finement ouvragés ?

R : Dans le pire des cas, pensez au savoir-faire artistique méticuleux et professionnel des temples mayas, avec leurs bassins bien conçus au fond, destinés à y jeter les corps des victimes des sacrifices humains. Or, les Grecs, les Romains, les Égyptiens et d’autres peuples ne pratiquaient pas le sacrifice humain. Xénophon, d’ailleurs, décrivait Athènes comme un immense autel et un immense sacrifice. Il disait avec sarcasme qu’il était plus facile de trouver un dieu à Athènes qu’un homme. Il y avait probablement plus d’autels à Athènes que dans le reste de la Grèce réuni. Mais ces temples et autels idolâtres plongeaient les gens dans un asservissement spirituel vis-à-vis de leurs « dieux », qui n’étaient en réalité que des démons. Pensez également à l’architecte du magnifique Taj Mahal. Il ne s’agissait pas d’un temple religieux, mais d’un mausolée dédié à l’épouse bien-aimée d’un souverain. Il voulait s’assurer que rien d’autre ne serait construit qui puisse lui faire concurrence ; c’est pourquoi il récompensa l’architecte pour son excellent travail en le faisant exécuter. Dieu s’intéresse peut-être davantage à l’aspect moral des choses, tandis que beaucoup de gens ne s’intéressent qu’à l’aspect physique. Le mot grec utilisé ici pour décrire l’« angoisse » de Paul est un terme médical qui peut également désigner une crise ou une crise d’épilepsie. Peut-être devrions-nous, nous aussi, nous intéresser davantage à l’aspect moral.

Peut-être ne parlons-nous pas comme Paul parce que nous ne ressentons pas ce que Paul ressentait. Nous ne ressentons pas ce que Paul ressentait, car nous ne voyons pas comme Paul voyait.

Q : Dans Actes 17, 16, quelles sont les trois réactions que Paul aurait pu adopter, et laquelle a-t-il choisi d’adopter ?

R : Les trois réactions possibles sont : se battre, fuir ou dialoguer. Sur le plan émotionnel, Paul aurait pu agir sous l’emprise de la colère, de la peur ou de l’amour. Paul a choisi de dialoguer avec eux en raison de son amour pour Dieu et pour eux.

Q : Dans Actes 17, 18-34, pourquoi Paul a-t-il cité des vérités tirées de sources païennes ? Plus précisément, le poète Épiménide (600 av. J.-C.) de Cnossos, en Crète, qui, à l’instar de Minos, fils de Zeus, disait : « c’est en lui que nous vivons, que nous nous mouvons et que nous existons » ; ainsi que le poète cilicien Aratus (vers 315-240 av. J.-C.) dans *Phénomènes*, et le stoïcien Cléanthe d’Assos (331-233 av. J.-C.) dans son *Hymne à Zeus* : « Nous sommes sa progéniture »

R : Les citations de Paul étaient à la fois intentionnelles et comprises comme telles par ses auditeurs. Paul cherchait à établir un terrain d’entente auquel bon nombre de ses auditeurs pouvaient s’identifier. Aratus a écrit : « C’est avec Zeus que chacun d’entre nous a affaire à tous égards, car nous sommes aussi sa progéniture. » Clément d’Alexandrie, dans les Stromates (193-202 apr. J.-C.), livre 1, chapitre 14, p. 313, formule une réflexion intéressante à ce sujet. Il affirme que Paul citait des propos véridiques de poètes grecs pour édifier certains et en faire rougir d’autres. Peut-être Paul souhaitait-il souligner à quel point il était curieux que des épicuriens quasi athées et des stoïciens panthéistes adorent les idoles grecques et leur composent des hymnes.

Q : Dans Actes 17, 23-30, puisque Paul a proclamé aux Grecs le dieu inconnu dont ils avaient une certaine intuition, les autres religions d’aujourd’hui ont-elles un dieu inconnu qu’elles pressentent, ou, comme l’a formulé quelqu’un, « le Christ caché de l’hindouisme » ?

R : Cette idée et cette expression proviennent de Raymond Panikkar, dans « Le Christ inconnu de l’hindouisme », p. 137. C’est tout aussi erroné que de dire que les adorateurs de Baal adoraient en réalité le vrai Dieu d’Israël. Paul n’a pas loué leur culte, mais plutôt leur aveu sincère qu’ils ne connaissaient pas de Dieu particulier. La proximité ou l’éloignement d’un non-croyant par rapport au Christ, ou ce qu’il a fait pour un faux dieu par opposition à la recherche du seul vrai Dieu, ne sont pas des détails que nous devons déterminer. Au contraire, Paul est « pris d’une sorte de frénésie » lorsqu’il voit tous ces dieux et ces autels à Athènes, dans Actes 17, 16. Paul savait qu’ils devaient se détourner des idoles, dont les offrandes sont destinées aux démons et non à Dieu, comme il l’indique dans 1 Corinthiens 10, 19-20. Paul a déclaré : « C’est pourquoi, mes bien-aimés, fuyez l’idolâtrie », dans 1 Corinthiens 10, 14. Nous devons nous préserver des idoles, comme le dit 1 Jean 5, 21.

Q : Dans Actes 17, 18-34, Paul a-t-il par la suite regretté cette approche lorsqu’il a souligné qu’il ne prêchait rien d’autre que le Christ aux Corinthiens dans 1 Corinthiens 1, 18-2, 8, sa prochaine étape après Athènes ?

R : Bien que les avis divergent sur ce point, certains pensent que oui.

À Athènes, Paul a commencé par établir un lien avec leur religion, a mis en évidence certaines vérités louables à respecter dans leur religion, a souligné certaines incohérences de leur culte des idoles et a distingué la vérité du Christ.

À Corinthe, Paul a souligné que la sagesse du monde ne peut être progressivement transformée pour aboutir au Christ, qu’il prêchait le Christ seul, et qu’il souhaitait que leur foi repose sur la puissance de Dieu, et non sur la sagesse humaine.

Quoi qu’il en soit, Paul prêchait le Christ, utilisait les Écritures, répondait aux besoins des gens, démolissait toujours les raisonnements (2 Corinthiens 10, 5) et s’efforçait d’être tout pour tous afin d’en sauver certains (1 Corinthiens 9, 19-22).

Il est intéressant de comparer trois des sermons de Paul :

1) Antioche de Pisidie (située en réalité en Phrygie, et non en Pisidie) Actes 13, 16-43

2) Lystre, où il n’y avait pas de synagogue (Actes 14, 15-17)

3) Athènes : Actes 17, 22-31 ; Actes 20, 18-35 ; voir 1 Corinthiens 2, 2-5

Pour plus d’informations, consultez l’analyse de 1 Corinthiens 1, 18-2, 8.

Q : Dans Actes 17, 18-34, quel élément prouve que Paul n’a pas réussi ?

R : L’idée selon laquelle Paul aurait été déçu par les résultats obtenus à Athènes a été popularisée par Sir William Ramsay, d’après l’ouvrage *The Message of Acts* (édition révisée), p. 272-273. Cependant, N.B. Stonehouse écrit que cette thèse est « indéfendable ». Quatre points sont à prendre en compte dans cette réponse.

1. L’Église devait être insignifiante dans l’une des principales villes de Grèce ; seules deux personnes y sont mentionnées, et il n’a jamais écrit à cette Église. D’autre part, bien qu’Athènes et son université fussent considérées comme une capitale culturelle et éducative du monde romain, la population d’Athènes n’était que d’environ 10 000 habitants.

2. L’histoire de l’Église ne fournit guère d’éléments attestant de l’importance de l’Église d’Athènes.

3. Dans Actes 17, 18, certains critiquaient Paul en le qualifiant de « cueilleur de graines », un éclectique qui puisait des éléments dans des sources diverses pour se forger sa propre philosophie.

4. Lorsque Paul est venu d’Athènes à Corinthe, c’est dans la faiblesse, la crainte et un grand tremblement qu’il s’est présenté, comme le rapporte 1 Corinthiens 2, 3.

Les Athéniens voulaient l’écouter, et bien qu’ils fussent en désaccord avec lui et se montrassent condescendants à son égard, ils ne le persécutèrent pas. Certains aiment débattre de Dieu et des choses spirituelles, mais ne sont jamais disposés à s’engager dans quoi que ce soit. Certains rejettent l’Évangile parce qu’ils le jugent faux, tandis que d’autres le rejettent parce qu’ils le considèrent comme insignifiant. Ils pensent ainsi parce qu’ils ont un « substitut de Dieu ». Une idole est tout ce qui tient lieu de Dieu. Parfois, même une idéologie peut devenir une « idolologie ».

Mais du moins, du côté positif, les Juifs qui poursuivaient Paul de ville en ville n’ont apparemment pas osé tenter de l’arrêter une fois qu’il fut arrivé à Athènes, ville païenne. Athènes avait honte d’avoir mis à mort, des siècles auparavant, le philosophe Socrate. Depuis lors, ses habitants tenaient à laisser s’exprimer toutes les écoles de pensée, et comme ils considéraient Paul comme un philosophe, ils étaient plus enclins à s’en prendre aux persécuteurs d’un philosophe qu’au philosophe lui-même.

Conclusion : Les preuves ne permettent pas d’affirmer de manière concluante que Paul ait totalement échoué. Cependant, il est avéré que l’Église d’Athènes était bien plus petite et moins influente que les Églises grecques de Philippes, de Thessalonique et de Corinthe.

Q : Dans Actes 17, 18, de quoi accusait-on Paul ?

R : Le mot utilisé ici, parfois traduit par « bavard », avait en réalité un sens plus spécifique. Il désignait les oiseaux qui ramassaient diverses graines, ainsi que les personnes qui ramassaient des déchets. En substance, ils accusaient Paul de ne pas avoir d’idées originales, mais de glaner ici et là des bribes de sagesse pour les présenter comme si elles étaient nouvelles.

Il est intéressant de noter que les philosophes athéniens eux-mêmes étaient accusés de passer leur temps à attendre d’entendre de nouvelles idées. Non seulement Luc le mentionne dans Actes 17, 21, mais Thucydide, dans son Histoire 3.38.5, dit des Athéniens : « Vous êtes les plus aptes à vous laisser tromper par toute nouveauté qui se dit. » Plus tard, lorsque les Macédoniens s’apprêtaient à conquérir Athènes, le Démosthène athénien reprocha aux Athéniens de toujours réclamer de nouvelles idées. Philippe 1.10.

Q : Dans Actes 17, 18, comment Paul a-t-il tenté de toucher les épicuriens, disciples d’Épicure de Samos (341-270 av. J.-C.) ?

R : Épicure considérait que les deux principales choses dont l’homme pouvait avoir conscience étaient la douleur et le plaisir. Il affirmait que la fin première de l’homme était de maximiser le plaisir et le bonheur. Il estimait que les dieux, s’ils existaient, n’avaient aucune importance pour l’humanité, et que la matière et le hasard en étaient les causes premières. http://www.nidlink.com (October 29, 2002 ) indique qu’Épicure se distinguait en admettant les femmes et les esclaves dans son école.

Les épicuriens croyaient que seuls les atomes matériels étaient éternels et qu’il n’y avait pas d’au-delà. Épicure et Chrysippe affirmaient soit qu’il n’y avait aucun dieu, soit que, s’il existait, celui-ci ne se souciait que de lui-même, selon la Lettre de Théophile à Autolycos, livre 2, chapitre 4, p. 95.

Tant les stoïciens que les épicuriens croyaient que le monde serait détruit par le feu, selon *L’Octave* de Minucius Felix (210 apr. J.-C.), chapitre 34, p. 194. D’après l’Encyclopédie Britannica, l’un des principaux objectifs d’Épicure était de débarrasser l’homme de la crainte des dieux. Les hommes devaient être libérés de la peur de la mort et du jugement. Les épicuriens n’avaient pas beaucoup d’enseignements éthiques. Il existait deux types d’épicuriens : les « originaux » et les « dérivés ». Les épicuriens originaux prônaient la modération. Par exemple, la famine comme la suralimentation causaient de la souffrance. Les épicuriens dérivés, apparus plus tard, étaient des fêtards qui disaient : « Mangez, buvez et réjouissez-vous, car demain nous mourrons. » On pourrait considérer que les adeptes actuels d’Ayn Rand s’apparentent aux épicuriens originaux. Il y eut peu d’épicuriens célèbres, mais le poète romain Lucrèce en faisait partie.

Face à cela, Paul a mentionné ce qui suit.

1) C’est Dieu, et non le hasard, qui a créé le monde et tout ce qu’il contient

2) C’est Dieu qui détermine quand et où les hommes vivent

3) Les hommes doivent rechercher Dieu

4) Nous devons nous repentir devant Dieu

5) Dieu est proche de nous

6) Dieu jugera le monde avec justice

7) La preuve de la vraie religion : la résurrection de Jésus

Q : Dans Actes 17, 18-31, pourquoi mentionner les idoles aux épicuriens ?

R : Épicure ne niait pas l’existence des dieux grecs, puisqu’il écrivait (Lettre à Ménécée 123) : « Nous connaissons leur existence par une perception immédiate. » D’autres épicuriens écrivaient : « Façonnés d’une matière plus noble que la nôtre, ils habitent au loin dans les espaces intermondiaux » (Plutarque, Moralia 731 D, 734 C ; Intermundia, Cicéron, N.D. i.8). Les stoïciens accusaient les épicuriens d’être athées. Cette accusation n’était pas tout à fait vraie, mais les épicuriens ne croyaient pas que les dieux se souciaient des affaires humaines ni qu’ils les influençaient.

Les principaux adversaires des épicuriens étaient les stoïciens. Alors que les stoïciens étaient panthéistes et que les épicuriens s’apparentaient à des rationalistes athées, les uns et les autres présentaient l’incohérence de nier l’existence des dieux tout en affirmant explicitement les idoles grecques, puis romaines.

Q : Dans Actes 17, 18, comment Paul a-t-il tenté de toucher les stoïciens, qui s’inspiraient de Zénon de Kition à Chypre (vers 320 – vers 250 av. J.-C.) ?

R : Les stoïciens croyaient en une force panthéiste ou en une âme divine qui imprégnait toute chose, et ils pensaient qu’un grand dessein guidait l’histoire. Ils ne considéraient pas que le plaisir fût nécessairement le meilleur moyen d’éviter la souffrance. Parfois, on ne savait pas comment choisir correctement le meilleur plaisir. Ils étaient fatalistes, et Josèphe remarque qu’ils présentaient de nombreuses similitudes avec les pharisiens. Plutôt que de croire en une loi divine, ils estimaient devoir suivre une « loi de la nature ».

Selon Athénagoras dans *Apologie des chrétiens* (177 apr. J.-C.), chap. 19, p. 138, les stoïciens affirment que tout sera consumé par le feu et que le monde connaîtra un nouveau commencement. L’*Discours aux Grecs* de Tatien, chap. 6, p. 67, ajoute que les stoïciens croyaient que tout serait détruit, puis reviendrait à l’état antérieur selon un cycle.

Les stoïciens mettaient l’accent sur trois éléments : la logique, la physique et l’éthique, et ils s’efforçaient de forger un caractère fort chez les individus à travers les triomphes et les tragédies. Leurs quatre vertus suprêmes étaient la sagesse, le courage, la maîtrise de soi et la justice. Le stoïcisme a exercé une influence considérable. Sénèque, Épictète et l’empereur Marc Aurèle étaient des stoïciens.

S’opposant au stoïcisme, Paul, à Athènes, a déclaré ce qui suit :

1) Dieu a créé le monde et tout ce qu’il contient ; le monde n’est pas Dieu

2) Dieu est une personne

3) C’est Dieu qui vous soutient ; vous ne faites rien pour soutenir Dieu

4) Les hommes doivent rechercher Dieu, et pas seulement la sagesse et l’éthique

5) Nous devons nous repentir devant Dieu

6) Dieu jugera le monde

7) La preuve de la vraie religion : la résurrection de Jésus

Q : Dans Actes 17, 18-31, pourquoi Paul a-t-il évoqué les idoles devant les stoïciens, qui étaient panthéistes ou athées ?

R : Le célèbre philosophe Socrate fut le seul philosophe grec connu à avoir été exécuté pour ne pas avoir cru aux dieux grecs. Depuis lors, aucun autre philosophe grec ne s’est levé pour affirmer que les dieux grecs étaient faux. L’un des disciples de Socrate, Antisthène, fonda l’école cynique, et les stoïciens sont issus des cyniques.

Il convient de noter l’incohérence entre la philosophie stoïcienne et les croyances réelles des stoïciens.

Philosophie stoïcienne : le stoïcisme enseignait que tous les êtres humains provenaient d’un seul esprit universel (et non des idoles grecques) qui imprégnait la matière, et que tous les hommes étaient frères et égaux.

Les stoïciens : Cependant, les stoïciens n’étaient pas athées, comme en témoigne Cléanthe d’Assos, l’un de leurs chefs de file, qui a rédigé l’Hymne à Zeus (Zeus étant une idole grecque) dont Paul a tiré une citation. La croyance des stoïciens en ces idoles devint par la suite une question de vie ou de mort pour les chrétiens. L’empereur romain Marc Aurèle était un stoïcien qui persécutait les chrétiens, notamment parce qu’ils ne croyaient en aucun dieu à l’exception du seul vrai Dieu.

L’intention de Paul : Dans Actes 17, 18-31, Paul soulignait probablement avec perspicacité, mais de manière implicite, l’hypocrisie intellectuelle que représentaient les hymnes à Zeus et l’approbation des idoles grecques, par opposition à la croyance en un seul Dieu (bien que panthéiste). Le problème fondamental est que si Dieu est la cause de notre existence, alors nous ne pouvons pas être la cause de l’existence de Dieu.

Q : Dans Actes 17, 18-31, Paul a-t-il utilisé un argument fallacieux en affirmant que les dieux n’étaient pas ces idoles fabriquées par l’homme ? Certains polythéistes croyaient que les idoles n’étaient que des représentations inanimées des dieux.

R : Les païens croyaient de manière incohérente à la fois en des dieux invisibles et en des statues visibles. Plus précisément, les dieux pouvaient être localisés pour « habiter » les statues visibles, qui étaient sacrées et avaient le pouvoir de délivrer des prophéties et de guérir. Par exemple, à Éphèse, ils ne disaient pas que la déesse Artémis était importante ; ils s’écriaient plutôt : « Grande est Artémis des Éphésiens. » Examinons ce qu’ont dit les premiers chrétiens, les hindous modernes et les catholiques modernes, non pas au sujet du polythéisme en général, mais au sujet du culte des statues de pierre elles-mêmes.

Église primitive : Outre Paul, de nombreux auteurs chrétiens des premiers temps ont souligné cette incohérence, en avançant de nombreux arguments du même type, selon lesquels « le bois, le métal et la pierre en eux-mêmes ne peuvent rien faire ». En voici quelques exemples :

Discours de Tatien aux Grecs, chap. 4, p. 66, 110-172 apr. J.-C.

Théophile à Autolycos, livre 1, chapitre 10, p. 92, 168-181/188 apr. J.-C.

La Défense des chrétiens d’Athénagoras (177 apr. J.-C.) reproche aux païens de croire que les statues elles-mêmes guérissent les malades et prononcent des oracles.

L’Exhortation de Clément d’Alexandrie (193-217/220 apr. J.-C.), chapitre 10, p. 199, critique le fait de considérer les pierres et le bois comme des objets sacrés.

Minucius Félix (210 apr. J.-C.) : « À quel point les animaux muets jugent-ils plus justement, par nature, vos dieux ? Les souris, les hirondelles, les milans savent qu’ils sont dépourvus de sensibilité : ils les rongent, les piétinent, s’assoient dessus ; et à moins que vous ne les chassiez, ils construisent leurs nids à l’entrée même de la bouche de votre dieu. Les araignées, en effet, tissent leurs toiles sur son visage et suspendent leurs fils à sa tête même. Vous essuyez, nettoyez, grattez, et vous protégez et nourrissez ceux que vous avez créés ; » Octave, dans Minucius Felix, chap. 24, p. 187

Octave de Minucius Felix, 210 apr. J.-C., chap. 19, p. 184 et chap. 27, p. 189-190. Au chapitre 27, p. 190, il mentionne que des démons se cachent sous les statues et les images.

Cyrille de Carthage (vers 246-258), Traité 6, chap. 7, p. 467, paraphrase Octave au sujet des esprits maléfiques qui se cachent sous les statues et les images consacrées.

L’idolâtrie hindoue : aujourd’hui, les hindous védantistes mettent l’accent sur les Upanishads et sur un être unique et panthéiste, le Brahman. Contrairement à d’autres hindous, ils ne mettent pas l’accent sur Indra, le roi des dieux, ni sur le fait que Shiva soit suprême, ni sur le fait que Vishnu soit suprême, ni sur d’autres dieux. Pourtant, de manière incohérente, ils peuvent tout de même posséder chez eux des idoles représentant ces divinités ou d’autres, auxquelles ils offrent du ghee (beurre) ou d’autres offrandes. Comment ces petites idoles en plastique ou en métal peuvent-elles consommer le beurre et les autres aliments, d’autant plus si tout est Brahman ?

L’idolâtrie catholique : aujourd’hui, les catholiques croient non seulement que Marie verse des larmes et guérit, mais aussi que ce sont ses statues elles-mêmes qui versent des larmes et guérissent.

Q : Dans Actes 17, 23, existe-t-il une preuve extra-biblique de l’existence d’un autel dédié à un dieu inconnu ?

R : Il n’existe aucune preuve archéologique, mais de nombreuses sources littéraires. Pausanias (IIe siècle après J.-C.), dans sa *Description de la Grèce* 1,1,4, parle d’« autels dédiés à des dieux inconnus » et Philostrate (IIIe siècle après J.-C.), dans la *Vie d’Apollonius de Tyane* 6,3,5, mentionne : « Il est plus prudent de parler en bien de tous les dieux, surtout à Athènes, où l’on érige même des autels à des dieux inconnus. » Diogène Laërce, dans *Vies des philosophes* 1,110, rapporte que, lors d’une épidémie à Athènes, Épiménide lâcha des moutons noirs et blancs. Les Athéniens devaient sacrifier les moutons là où ceux-ci s’étaient couchés, sur l’autel le plus proche de l’endroit où ils s’étaient arrêtés. Lorsque les moutons s’arrêtaient loin de tout autel existant dédié à un dieu, les Athéniens érigeaient un autel à un dieu inconnu.

De plus, nous ne savons pas avec certitude si Paul avait terminé son discours lorsqu’il fut interrompu par les philosophes athéniens qui se moquaient de lui.

Q : Le passage d’Actes 17, 23 vient-il d’une certaine manière étayer l’argument athée selon lequel « Dieu » n’est que le nom donné à ce que nous ne connaissons pas ?

R : Il existe un point sur lequel les chrétiens peuvent partiellement s’accorder avec les athées. « Dieu » est le terme désignant ce qu’ils ne connaissent pas. Mais grâce au Christ, nous connaissons Dieu. Un deuxième point sur lequel les athées devraient s’accorder est que, compte tenu du volume de la Bible et des nombreux témoignages de chrétiens, le christianisme, à supposer qu’il soit vrai, révèle beaucoup de choses sur Dieu.

Soit dit en passant, Eschyle, dans *Les Euménides*, fait dire au dieu Apollon : « Lorsque la poussière a absorbé le sang d’un homme, une fois qu’il est mort, il n’y a pas de résurrection ». Si quelqu’un croyait cela, il se moquerait alors lorsque Paul parle de la résurrection.

On peut dire que tout le monde, y compris les athées, croit en Dieu. Si l’on définit ici Dieu comme ce qui n’a pas été créé, ce qui a établi les lois de la nature, la cause première, le nom du dieu des athées est « le hasard » (extrait d’une conférence de David Prentiss).

Q : Dans Actes 17, 28, comment et quand devrions-nous citer des sources non chrétiennes, en les présentant comme vraies, lorsque nous partageons l’Évangile ou que nous débattons avec des non-chrétiens ?

R : Il convient de le faire avec beaucoup de prudence. Nous ne voulons pas donner l’impression que nous croyons, ou qu’ils devraient croire, à l’ensemble de l’ouvrage dont nous citons un extrait, même si une partie de celui-ci est vraie. Paul, tout comme nous, pourrait citer un passage pour établir un terrain d’entente, en s’accordant sur des points que les deux parties considèrent déjà comme vrais, avant d’aborder de nouveaux sujets. Mais nous pouvons introduire nos propos par une phrase du type : « Je ne crois pas que ce livre ou cette source soit entièrement vrai(e), mais je pense que nous pouvons convenir que cette phrase-là est vraie. » D’une certaine manière, vous marchez sur une corde raide entre un argument ad hominem consistant à faire appel à ce qu’ils considèrent déjà comme crédible et fiable, sans pour autant confirmer ni renforcer leur opinion quant à la crédibilité d’une source non biblique.

Il arrive toutefois que l’on y trouve des vérités intéressantes. Par exemple, Xénophane, qui écrivait en 570 av. J.-C., se moquait du fait que les dieux du ciel étaient tous à la peau claire et aux yeux bleus, tout comme les Thraces, du moins selon les Thraces de la Bulgarie moderne et du nord-est de la Grèce. Or, pour les Éthiopiens, les dieux du ciel avaient tous la peau foncée et ressemblaient tous, disons, à des Éthiopiens. D’ailleurs, avez-vous déjà entendu parler de cette déesse hindoue aux cheveux blonds et aux yeux bleus nommée « Brigitte », ou de ce dieu hindou nommé Chau Chung ? – Je ne pense pas. Si chaque culture pensait que les personnes qui ressemblaient le plus physiquement aux dieux du ciel étaient elles-mêmes, on pourrait se demander si les images de ces dieux du ciel n’étaient pas toutes des faux ou des supercheries, et Xénophane avait peut-être vu juste. Partageriez-vous donc cela avec un païen ? – Peut-être. Est-ce là prêcher l’Évangile ? – Non. C’est ce qu’on appelle la polémique.

Dans de nombreux cas, il n’est absolument pas nécessaire de faire appel à des sources non chrétiennes et anti-bibliques, ni même de les évoquer. Mais si les personnes qui vous écoutent ont un obstacle à l’Évangile, dans ce cas, parfois – mais pas toujours –, il peut être utile de montrer ce qui est correct et ce qui est incorrect dans la source ou l’autorité à laquelle elles font confiance.

Dans le cas de Paul, les chrétiens sont divisés quant à savoir s’il a agi de la meilleure façon possible. On ne constate pas d’Église florissante à Athènes, et seules quelques personnes ont cru. Peut-être les auditeurs ont-ils trouvé les paroles de Paul intéressantes, mais son enseignement s’inscrivait sans doute facilement dans leur vision religieuse existante, car tout ce qu’il disait provenait de toute façon de leurs propres sources. D’un autre côté, d’autres soutiendraient que, face à un public très sceptique, Paul a fait tout ce qu’il était possible de faire.

Je connaissais un chrétien né de nouveau, un ancien mormon, qui, lorsqu’il témoignait auprès de mormons, se contentait de leur citer des passages du Livre de Mormon (qu’il connaissait très bien). Ils ne pouvaient pas vraiment le contredire, puisque cela figurait dans leur propre livre religieux. Mais je ne sais pas dans quelle mesure cette approche singulière lui a valu du succès.

Q : Le passage des Actes «17:28 » montre-t-il que le panthéisme est vrai ?

R : Non. L’expression « En lui, nous vivons, nous nous mouvons et nous existons » ne signifie pas que nous sommes physiquement à l’intérieur de Dieu, qui est esprit. Elle signifie plutôt que nous avons tous été créés par Dieu et que notre existence dépend de lui. Voir Colossiens 1:16-17 pour en savoir plus sur la pensée de Paul à ce sujet.

Q : Les Actes17:28 -29 montrent-ils qu’un Père et une Mère célestes ont donné naissance à des enfants d’esprit, comme l’enseignent les mormons ?

R : Non. Deux points sont à prendre en compte dans la réponse.

1. Notez l’absence de toute référence à une déesse ou à une mère.

2. Notez l’absence de toute référence à une activité sexuelle de la part de Dieu. Les musulmans pensent souvent à tort que les chrétiens croient que Dieu peut avoir des relations sexuelles. Les véritables chrétiens n’ont jamais affirmé que Dieu est un être sexuel, bien que les mormons enseignent effectivement que Dieu est un être sexuel.

Q : Dans Actes 17, 34, s’agit-il du même Denys que celui qui devint plus tard évêque d’Athènes ?

R : Nous n’en sommes pas certains, mais l’Histoire ecclésiastique d’Eusèbe, livre 3, chapitre 4, pages 137-138, rapporte que Denys de Corinthe (170 apr. J.-C.) a déclaré que Denys, le premier évêque d’Athènes, et Denys l’Aréopagite étaient une seule et même personne.

Q : Dans Actes 17, 34, ce Denys est-il l’auteur des ouvrages attribués à Denys l’Aréopagite ?

R : Non. Ces ouvrages ont été rédigés plusieurs centaines d’années plus tard, entre environ 485 et environ 528 apr. J.-C. L’Encyclopédie Britannica, édition de 1956 (tome 7, p. 396-397), indique que ces quatre ouvrages, auxquels s’ajoutent dix lettres, ont exercé une influence profonde sur les théologiens du Moyen Âge, notamment Thomas d’Aquin, Érigène, Pierre Lombard, Albert le Grand et d’autres. Ces derniers s’intéressaient davantage au système de théologie chrétienne associé à la philosophie grecque qu’ils y découvraient qu’à l’identité de l’auteur réel.

Malheureusement, cela a substitué la philosophie à la relation avec Dieu et à l’obéissance à Dieu. L’Encyclopédie Britannica (1956), p. 396, indique : « Leurs éléments — chrétiens, grecs, orientaux et juifs — sont réunis en un système organique, et non pas simplement mélangés de manière grossière. Peut-être la fantaisie théologique et philosophique n’a-t-elle jamais construit rien de plus remarquable. » Ce système mettait l’accent sur le flux de vie provenant de Dieu à travers une hiérarchie céleste de trois niveaux sur trois, composée de :

I. Les séraphins, les chérubins et les trônes

II. Les Dominations, les Vertus et les Puissances

IIIIII. Principautés, archanges et anges.

L’étude des relations supposées entre ces êtres, des triades rituelles et d’autres éléments a pris le pas sur la simple étude de la parole de Dieu. C’est presque comme si l’auteur, signant sous le pseudonyme de Denys l’Aréopagite, avait lu très attentivement Colossiens 2, 18-19, puis avait fait tout ce qu’il pouvait pour y désobéir.

Q : Dans Actes 17, 34, qui furent les premiers à croire en Achaïe : les Athéniens Denys et Damaris, ou la famille de Stéphanas mentionnée dans 1 Corinthiens 16, 15 ?

R : La mais-famille de Stéphanas a été la première à croire en Achaïe. Athènes ne faisait pas partie de la province romaine d’Achaïe, mais était une ville administrativement indépendante entourée par l’Achaïe. Un auteur n’aurait probablement pas pu le savoir, à moins de vivre à cette époque précise.

Q : Dans Actes 18, 2, dispose-t-on d’une confirmation extra-biblique indiquant que l’empereur Claude (41-54 apr. J.-C.) a ordonné à tous les Juifs de quitter Rome ?

R : Oui, l’historien romain Suétone, dans son ouvrage « Claude » (chapitre 25), fait état de cette expulsion et en donne comme raison « leurs tumultes incessants fomentés par Chrestus ». Chrestus était probablement une déformation orthographique du nom « Christ », et ces tumultes correspondaient sans doute à l’opposition de nombreux Juifs à l’acceptation du Christ. Ces événements se sont produits vers l’an 50 après J.-C., mais Suétone ne précise pas l’année exacte.

L’historien romain Cassius Dio et l’historien juif Flavius Josèphe mentionnent également le décret de Claude visant à expulser tous les Juifs de Rome, mais ils n’en précisent pas l’année.

L’écrivain chrétien Orose en fait également mention, précisant qu’il s’appuie sur Flavius Josèphe. Orose indique que l’année était 49 après J.-C.

Q : Dans Actes 18, 3 ; 20, 34 ; 1 Corinthiens 9, 1-18 ; 2 Corinthiens 11, 7-12 ; 1 Thessaloniciens 2, 9 ; 2 Thessaloniciens 3, 7-10, pourquoi Paul était-il fabricant de tentes et non pas rabbin de profession ?

R : Il n’existait pas de rabbins professionnels. Tous les rabbins devaient apprendre un métier, selon la Mishna Pirke Aboth/Avot 2, 2.

Q : Dans Actes 18, 6, quand pensez-vous qu’il soit approprié d’imiter Paul en cette occasion et de « secouer vos vêtements » (ou, comme dans Actes 13, 51, de « secouer la poussière de vos pieds ») ?

R : Ils avaient décidé qu’en aucun cas ils n’accepteraient les paroles de Paul, et ils le lui avaient clairement fait savoir. Lorsque toutes les personnes à qui vous vous adressez sont fermement convaincues de ne pas suivre Dieu, qu’elles vous rejettent, vous et votre message, et qu’elles ne prêtent aucune attention à vos paroles, alors votre rôle consistant à les avertir est peut-être terminé. Secouer la poussière de vos pieds est un dernier message à leur intention, leur indiquant que Dieu lui-même peut désormais les avertir. Soit dit en passant, Paul n’a agi ainsi qu’à l’égard de la synagogue de Corinthe. Plus tard, Paul s’est rendu à la synagogue d’Éphèse.

Q : Dans Actes 18, 9-10, pourquoi pensez-vous que Dieu s’est adressé à Paul à ce moment-là ?

R : Après les persécutions qu’il avait subies et l’accueil peu favorable qu’il avait reçu à Athènes, il se sentait peut-être découragé. Même dans d’autres lieux, il avait souvent connu des débuts prometteurs, avant d’être contraint de partir en raison de toute l’opposition rencontrée. Alors qu’il se demandait peut-être si ses efforts avaient un effet durable, Dieu l’a encouragé. Malgré ce qui s’était passé auparavant, Dieu a promis à Paul que personne ne lui ferait de mal à Corinthe. 2 Corinthiens 1, 3-11 montre également le découragement que Paul ressentait à cette époque.

Q : Dans Actes 18, 9-10, pourquoi les responsables pieux se sentent-ils parfois abattus et découragés ?

R : Cela peut parfois s’expliquer par le fait qu’ils ne voient pas les résultats auxquels ils s’attendent. Ou, ce qui est tout aussi grave, ils constatent des résultats positifs, mais s’aperçoivent ensuite que ceux-ci ne durent pas. Rappelez-vous toutefois que les résultats appartiennent à Dieu.

D’un autre côté, il arrive parfois que les responsables prennent la grosse tête. Cela peut être décourageant pour les autres.

Même les chrétiens obéissants, qui aiment le Seigneur, peuvent se sentir découragés. Parmi les exemples tirés de la Bible, on peut citer Job, Élie, David et Paul. D’autres exemples de chrétiens ayant souffert de découragement ou de dépression sont Martin Luther, Charles Spurgeon, Adoniram Judson, Hudson Taylor, Mary Morrison, l’épouse de Robert Morrison, David Brainerd et A.B. Simpson.

Examinons ce que Paul pouvait percevoir dans les situations de sa vie. La direction que prenait Paul pouvait receler une grande valeur stratégique. Si Paul avait pu s’entretenir avec les chefs juifs et persuader les dirigeants d’accepter Jésus comme le Messie, cela aurait eu un impact considérable. Si Paul avait pu témoigner auprès de l’empereur romain et le conduire au Christ, ou tout au moins faire du christianisme une religion acceptée qui ne serait pas persécutée, cela aurait grandement facilité la vie des chrétiens dans tout l’Empire. Paul a pris des mesures dans ces deux directions, mais nous ne savons pas dans quelle mesure il a réfléchi à ces initiatives stratégiques. Quoi qu’il en soit, ces deux opportunités potentiellement formidables se sont soldées par un échec. À cette époque, les chrétiens ne disposaient ni des ressources de la nation juive, ni de celles de l’Empire romain pour les aider à diffuser l’Évangile. Au contraire, ils ont dû mener un combat difficile avec l’aide de Dieu, mais sans le soutien des institutions.

Comment vous sentiriez-vous si vous étiez un prédicateur, un enseignant et un faiseur de miracles doué, puis que vous vous retrouviez en prison pendant deux ans, avec une possibilité très limitée d’avoir un impact ? Nous sommes des outils. J’ai un marteau dans ma boîte à outils, et c’est un bon marteau. Je le sors et je m’en sers quand j’en ai besoin, et le reste du temps, je le laisse dans ma boîte à outils. Je ne me demande pas si ce marteau est pleinement utilisé ou non, ni s’il se sent épanoui. Nous sommes des outils pour Dieu. Dieu nous utilise quand Il le souhaite, et Il peut ne nous offrir que des occasions limitées à d’autres moments.

Parfois, Dieu nous a demandé d’être des prisonniers et des esclaves. Nous ne sommes pas toujours autorisés à agir en exploitant pleinement notre potentiel, ni même à œuvrer pour Dieu en exploitant pleinement notre potentiel. Mais Dieu ne nous demande pas des résultats, mais un amour obéissant. Nous devons être préparés, toujours prêts, et ne pas nous offenser lorsque nous sommes mis en veilleuse et que nous devons attendre.

Q : Dans Actes 18, 9-10, que devons-nous faire lorsque nous nous sentons découragés ?

R : Comme l’a dit un bon auteur chrétien, nous ne devons pas nous offusquer de ce qui reste inexpliqué. Rapprochez-vous de Dieu. Prenez conscience que le moment présent est bien insignifiant comparé à l’éternité à venir. Ce que vous êtes est plus important que ce que vous faites et ce qui vous arrive. Paul en a pris conscience, depuis sa prison, et c’est là le secret qui lui a permis d’être joyeux, même là-bas, en chantant et en louant Dieu.

Q : Dans Actes 18, 9-10, que devons-nous faire pour encourager les responsables pieux ?

R : Priez pour eux, faites-leur savoir que vous les appréciez et que vous priez pour eux. Même s’ils ont parfois besoin d’être corrigés, voire réprimandés, faites-leur également savoir que vous continuez à les respecter et à vous soucier d’eux.

Q : Dans Actes 18, 12, disposons-nous d’informations extra-bibliques concernant Gallion, le proconsul ?

R : Oui, mais avant d’aborder le cas particulier de Gallion, parlons d’abord des proconsuls en général. Certaines provinces romaines étaient placées sous l’autorité d’un legatus impérial relevant de l’empereur, d’autres sous celle d’un proconsul relevant du Sénat. Il s’agissait d’une distinction importante à Rome, car elle déterminait qui percevait les impôts. Corinthe était une ville antique, détruite par les Romains, mais reconstruite en 47 av. J.-C. Elle était la capitale de la région de Grèce connue sous le nom d’Achaïe. L’Achaïe faisait partie de la Macédoine jusqu’en 27 av. J.-C. et était placée sous l’autorité d’un proconsul (nommé par le Sénat). En l’an 15 apr. J.-C., Tibère la réunit à la Macédoine et à la Mésie pour en faire une province impériale. Claudius la plaça sous l’autorité d’un proconsul du Sénat en l’an 44 apr. J.-C., selon Suétone, Claudius 25.

Junius Annaeus Gallion était le frère aîné du célèbre philosophe stoïcien Lucius Annaeus Sénèque, qui fut le précepteur de Néron. Une inscription à Delphes indique que Gallion fut proconsul de 51 à 52 apr. J.-C. environ. D’autres interprètent cette date comme étant 52-53 apr. J.-C. Apparemment, il venait d’accéder à la fonction de proconsul lorsque Paul s’y trouvait. Gallion était d’un caractère très affable. Selon le propre frère de Gallion, Sénèque : « Aucun mortel n’est aussi agréable à quiconque que Gallion ne l’est à tout le monde. » Gallion n’a pas occupé la fonction de proconsul très longtemps. Il a entrepris une croisière au bout de quelques années pour se débarrasser d’une fièvre récidivante. Quelques années plus tard, il a effectué une croisière à destination d’Alexandrie pour soulager son asthme. Finalement, le frère de Gallion, Sénèque, a été contraint de se suicider, puis Néron a fait tuer Gallion.

La décision de Gallion de classer l’affaire contre Paul a constitué un précédent important. Si Gallion avait déclaré Paul coupable de prêcher une religion illégale, d’autres gouverneurs auraient pu suivre son exemple et expulser Paul dès son entrée sur leur territoire.

Q : Dans Actes 18, 17, qui a frappé Sosthène et pourquoi ?

R : Les Écritures ne précisent pas qui a frappé Sosthène ni pourquoi. Examinons quatre hypothèses, puis déterminons laquelle est la plus probable.

a) Des Grecs antisémites ont frappé Sosthène

b) Des Juifs ont frappé Sosthène parce qu’il était un porte-parole tiède.

c) Sosthène, le Juif, s’est fait battre « par sacrifice » pour tenter de convaincre Gallion.

d) Des Juifs ont battu Sosthène parce qu’il était devenu chrétien.

La bonne réponse est probablement a), mais d) est également plausible. Paul mentionne Sosthène dans 1 Corinthiens 1, 1. Comme Paul n’a pas fait la distinction avec un autre Sosthène, il s’agissait probablement du même, ce qui fait de d) la réponse la plus probable. Sosthène n’était pas un prénom grec courant.

Q : Dans Actes 18, 24-28, Apollos était-il croyant avant de connaître Jésus ?

R : Apollos ne connaissait pas Jésus, mais, à l’instar d’Abraham, de Job et d’autres véritables disciples, il croyait en Dieu, sans avoir encore eu l’occasion d’entendre parler de Jésus. Comme l’enseignait J.D. Pentecost, en ce qui concerne Apollos, il se trouvait encore sous l’Ancienne Alliance avant de s’entretenir avec Aquila et Priscille. Apollos était originaire d’Alexandrie et avait probablement une « conception hellénistique du judaïsme » qui le rendait familier avec la philosophie grecque. Il aurait peut-être été plus à même de dialoguer avec les philosophes grecs que Paul.

Q : Dans Actes 18, 24-28, si Apollos était mort avant d’avoir parlé avec des chrétiens, serait-il allé au ciel ?

R : Les Écritures ne le disent pas, mais il y a trois points à retenir.

1. Apollos croyait en la vérité concernant Dieu qu’il connaissait.

2. Il ne comprenait probablement pas l’Esprit, ni ne l’avait reçu.

3. Plutôt que de laisser Apollos dans cet état intermédiaire, où il ressemblait en quelque sorte à un croyant de l’Ancien Testament, Dieu a veillé à ce qu’Apollos apprenne la vérité.

Q : Dans Actes 18, 24-28, comment instruisez-vous quelqu’un qui a une connaissance partielle mais incomplète de la vérité ?

R : S’il s’agit d’un non-croyant, commencez par la prière ; seul le Saint-Esprit peut le convertir, mais vous pouvez semer des graines, l’accompagner ou le conduire vers le Christ, selon où il en est. De nombreux chrétiens, anciens mormons, avec lesquels j’ai discuté, m’ont confié qu’ils avaient dû entendre une dizaine de fois ce qui les a finalement poussés à quitter le mormonisme avant que cela n’ait un quelconque effet sur eux. Ce n’est qu’alors qu’ils ont décidé de mener des recherches, « convaincus » qu’ils prouveraient que le chrétien avait tort. Ils se sont ensuite rendu compte qu’ils n’y parvenaient pas, et ont fini par quitter le mormonisme avant de se tourner vers le Christ.

S’il s’agit d’un croyant qui se trompe sur des points importants mais secondaires, commencez tout de même par la prière. Vous devrez peut-être aussi faire preuve de patience à son égard. Ne vous lancez pas dans un débat avec lui, sauf si cela s’avère nécessaire. Parfois, vous devrez étayer soigneusement chacun de vos arguments ; mais parfois, il n’est pas nécessaire de perdre du temps à le faire, contentez-vous d’exposer vos arguments. Vous devez déterminer où il en est et évaluer la situation en fonction de la personne et du contexte. Il est bon de leur demander sur quoi repose leur position. Peut-être reconnaissent-ils déjà le bien-fondé de votre point de vue, mais ont-ils l’impression de ne pas pouvoir l’accepter car ils pensent qu’ils devraient alors modifier une autre de leurs convictions. Mais vous ne le saurez pas tant que vous ne leur aurez pas demandé pourquoi ils s’en tiennent à leur position. Vous pourrez alors peut-être leur montrer qu’ils peuvent changer d’avis et adopter votre point de vue, sans pour autant devoir modifier leur opinion sur l’autre sujet.

Il se peut également qu’après avoir présenté vos arguments et qu’ils vous aient expliqué les raisons de leur position, vous vous rendiez compte que c’est vous qui vous trompez, et que soit vous, soit vous deux, deviez modifier votre point de vue pour vous conformer à la vérité.

Q : Dans Actes 19, 1, à quoi ressemblait la ville d’Éphèse à l’époque de Paul ?

R : Éphèse était l’une des trois ou quatre plus grandes villes de l’Empire romain. La présence païenne y était très forte, et des intérêts financiers étaient liés au maintien du paganisme. Son apogée commerciale était déjà derrière elle, car le port s’ensablait en raison de la coupe excessive des arbres, du surpâturage et de la production de charbon de bois en amont. Les Romains tentèrent de déblayer les sédiments en 65 apr. J.-C., mais sans grand succès. Ils pouvaient toutefois encore tirer d’importants profits de leur déesse Artémis en argent. La rue principale était très large pour l’époque, environ 11 mètres. Mais rien de tout cela n’a réellement entravé la grande diffusion de l’Évangile dans cette ville. Le temple d’Artémis mesurait 239 pieds de large et 418 pieds de long, selon l’Histoire naturelle de Pline (36.95). Il s’agissait probablement du plus grand temple du monde, environ quatre fois plus grand que le Parthénon d’Athènes.

Q : Dans Actes 19, 1, que sont les « côtes supérieures » ?

R : Il s’agissait de la région montagneuse de l’intérieur de l’Asie Mineure (les plateaux de Phrygie et de Galatie), que Paul a traversée en se rendant à Éphèse.

Q : Dans Actes 19, 2-3, comment pouvaient-ils croire véritablement sans avoir reçu le Saint-Esprit ?

R : Quatre points sont à prendre en compte dans la réponse.

Intellectuellement, n’importe qui peut croire que le christianisme est vrai sans pour autant s’engager à devenir chrétien et à être sauvé.

À l’époque de l’Ancien Testament, nombreux étaient ceux qui croyaient en Dieu sans que le Saint-Esprit ne réside en eux.

En cette période de transition, ces païens ont fait preuve d’obéissance en croyant, même si le Saint-Esprit ne les avait pas encore remplis.

Aujourd’hui, bien que ce cas ne constitue pas un exemple pour nous, il prouve néanmoins que la présence du Saint-Esprit en une personne n’était pas une condition nécessaire pour qu’elle croie en Dieu.

Q : Dans Actes 19, 2-3, les gens d’aujourd’hui peuvent-ils véritablement croire sans recevoir le Saint-Esprit ?

R : Deux points sont à prendre en compte dans la réponse.

1. Ce passage, ainsi que l’expérience de nombreux croyants de l’Ancien Testament, prouve que, théoriquement, il est possible que Dieu amène des personnes à croire sans que le Saint-Esprit ne soit en elles.

2. À l’époque où Paul a rédigé Romains 8, le Saint-Esprit habitait en chaque personne qui était un véritable croyant.

Q : Dans Actes 19, 5, pouvez-vous expliquer pourquoi, dans le livre des Actes, il est dit que les disciples de Jésus ne baptisaient qu’au nom de Jésus ? Pourquoi ?

R : Bien que les Écritures ne le mentionnent pas explicitement, nous pouvons observer plusieurs éléments.

1. D’autres personnes pratiquaient également le baptême. Les Juifs avaient des ablutions rituelles, et plus tard, les hérétiques cérinthiens baptisaient. Il existait diverses cérémonies dans les religions à mystères grecques.

Mais contrairement à ces autres baptêmes, ils baptisaient par l’autorité de Jésus ; ainsi, l’expression « au nom de » inclut ici sans aucun doute le sens de « par l’autorité de ».

2. Bien sûr, Jean-Baptiste baptisait lui aussi. En fait, certains chrétiens agissaient de manière incorrecte à Éphèse. Voir Actes 19, 1-6 pour plus de détails.

3a. Certains estiment que le fait de baptiser au nom de Jésus ou au nom du Père, du Fils et du Saint-Esprit n’a pas d’importance, que c’est la même chose. Ce n’est pas la « formule » ou les mots qui comptent, mais le sens et l’intention.

3b. D’un autre côté, il se peut que les chrétiens ou Luc aient délibérément voulu éviter de préciser qu’ils baptisaient au nom du Père, du Fils et du Saint-Esprit, mais qu’ils aient simplement dit, par souci de concision, qu’ils baptisaient par l’autorité ou au nom de Jésus.

4. Les pentecôtistes unitariens affirment qu’il s’agit de synonymes, car Jésus est le Père et Jésus est le Saint-Esprit. Mais cela ne peut être vrai, car dans Matthieu 27:46, JÉSUS s’est écrié : « Mon Dieu, mon Dieu, pourquoi m’as-tu abandonné ? ».

Ainsi, les points 1 et 2 sont tous deux incontestablement vrais, et soit le point 3a, soit le point 3b pourrait être vrai. Le point 4 est incontestablement faux.

Q : Dans Actes 19, 6-7, les disciples d’Éphèse étaient-ils de véritables chrétiens avant d’être baptisés du Saint-Esprit ?

R : Ils n’étaient pas encore chrétiens, bien qu’ils fussent parmi les élus. Quatre points sont à prendre en compte dans cette réponse.

À l’époque de l’Ancien Testament, une personne pouvait croire sincèrement en Dieu sans que le Saint-Esprit ne réside en elle. Le Saint-Esprit pouvait quitter quelqu’un, comme Dieu a quitté Samson dans le livre des Juges16:20 , et comme David a demandé à Dieu de ne pas le faire dans le Psaume 51, verset 11.

À l’époque du Nouveau Testament, tous les véritables chrétiens ont le Saint-Esprit en eux, comme le dit Romains 8:9-11 et comme le laisse entendre 1 Corinthiens 2:16. Actes 19:2 mentionne des personnes qui croyaient en Jésus mais qui n’avaient pas encore reçu le Saint-Esprit. La transition entre l’alliance mosaïque de l’Ancien Testament et le Nouveau Testament ayant déjà eu lieu, il fallait immédiatement demander le Saint-Esprit.

Dieu n’est pas limité à agir dans le cadre de nos attentes. Par exemple, certains nourrissons meurent sans avoir eu la capacité de croire en Jésus. Rien dans la Bible n’empêche Dieu de les faire aller au Ciel par Jésus.

Les disciples d’Éphèse ne connaissaient que l’Ancien Testament et Jean-Baptiste. (Peut-être Apollos leur avait-il parlé.) Ils étaient peut-être comme ceux de l’époque de l’Ancien Testament.

Q : Dans Actes 19, 12, les guérisseurs par la foi d’aujourd’hui devraient-ils distribuer des mouchoirs pour guérir ?

R : En tant que non-charismatique, je dirais qu’il n’y a rien dans ce passage, ni dans aucun autre de la Bible, qui exclue directement cette pratique.

Q : Dans Actes 19, 12, le fait que des personnes aient été guéries par des mouchoirs et des tabliers que l’apôtre avait touchés justifie-t-il l’utilisation de reliques religieuses, comme celles employées par les Églises catholiques et orthodoxes ?

R : Non, car il existait des différences significatives entre les mouchoirs de l’apôtre et les reliques ultérieures.

1. Ces vêtements étaient utilisés à des fins de guérison, et non dans le cadre du culte ou de la vénération.

2. Il s’agissait uniquement de vêtements provenant des apôtres, et non d’autres saints, tels que Marie ou Jacques, le frère du Seigneur.

3. Il n’y avait aucune implication financière dans ce contexte.

À partir de l’époque de Jean Climaque (avant 670 apr. J.-C.), divers théologiens chrétiens ont tenté d’établir une liste exhaustive des vertus et des vices. Ce qui est le plus significatif dans la quasi-totalité de ces listes, c’est qu’elles ont totalement oublié le deuxième des dix commandements. (Si vous ne savez pas exactement en quoi consiste le deuxième commandement, vous pouvez consulter Exode 20:4-6.)

Notez qu’il existe certaines différences entre les conceptions catholique et orthodoxe de la vénération. Les orthodoxes possèdent généralement des icônes, c’est-à-dire des images en deux dimensions par l’intermédiaire desquelles ils prient Dieu. Les catholiques ont davantage de statues.

Q : Dans Actes 19, 13-17, pourquoi les exorcistes juifs n’ont-ils pas pu chasser les démons ?

R : Ils prononçaient les paroles justes, mais la puissance ne résidait pas dans les paroles. L’essentiel résidait dans la puissance de Dieu circulant à travers la vie d’un chrétien. Comme ils n’étaient pas chrétiens, cette puissance n’était pas présente.

Soit dit en passant, le fait que Sceva ait été présenté comme un grand prêtre ne signifie pas pour autant qu’il l’était réellement ; il s’agissait peut-être simplement d’un titre qu’il s’était attribué lui-même. De même, si les fils de Sceva pratiquaient l’exorcisme, le texte ne précise pas si Sceva lui-même s’y adonnait ou non.

Notez que ces exorcistes ne se sont pas soumis à Jésus en tant que Seigneur et Sauveur, mais qu’ils ne voyaient aucune raison de ne pas utiliser le nom de Jésus à leur propre profit. Certaines personnes agissent de la même manière aujourd’hui.

Q : Dans Actes 19, 13-17, dispose-t-on de preuves indiquant que des exorcistes pratiquant la magie à une époque ultérieure aient tenté d’utiliser le nom de Jésus ?

R : En effet, oui. Le papyrus magique de Paris n° 574, lignes 3018-3019, dit : « Je vous conjure par Jésus, le dieu des Hébreux » (cf. K. Preisendanz, Papyri Graecae Magicae, 2 vol. [Leipzig : Teubner, 1928, 1931], 1 planche IV). De même, des rabbins juifs se sont prononcés contre l’utilisation du nom de Jésus dans le cadre de pratiques de guérison (cf. Tos Hulin 2:22-23 ; j. Shabbath 14.4.14d ; j Abodah Zarah 2.2.40d-41a ; b Abodah Zarah 27b). Pourquoi auraient-ils dénoncé cela si certaines personnes n’avaient pas tenté de le faire ? On ne peut pas mélanger l’occultisme et Jésus. En tant que chrétiens, nous ne devons pas nous adonner à l’horoscope, à la chiromancie, aux planches Ouija, aux cartes de tarot ou à toute autre pratique occulte.

Q : Dans Actes 19, 19, quelle devrait être notre attitude envers les ouvrages occultes et les fausses religions ?

R : Comme l’a dit Zola Levitt : « Si vous jouez avec Satan, il jouera avec vous. »

Il y avait peut-être un ou deux remèdes médicaux efficaces, mêlés à un grand nombre de remèdes bidons. Il y avait peut-être quelques paroles sages et sensées, mêlées à de nombreux mensonges occultes. Il y avait peut-être quelques sorts qui fonctionnaient réellement parce que les démons faisaient croire qu’ils fonctionnaient. Néanmoins, tous les livres ont été brûlés.

Bien que les livres d’autres religions contiennent de nombreuses vérités, nous ne devons pas chercher la vérité en étudiant des ouvrages consacrés à d’autres dieux. Dans les Proverbes9:17 , c’est la folie, et non la sagesse, qui dit : « L’eau volée est douce, et le pain mangé en secret est savoureux ! » (BSB). Cela signifie qu’il est insensé de vouloir faire preuve d’éclectisme et de retenir les « détails » positifs qui pourraient se trouver dans un ouvrage consacré à un faux dieu. Avez-vous chez vous des statues, des magazines, des vidéos ou des livres douteux ? Si tel est le cas, prenez au sérieux votre relation avec Jésus et débarrassez-vous-en.

Pour contrebalancer le paragraphe précédent, il faut noter que Paul a cité des poètes grecs païens lorsqu’il s’adressait aux Grecs à Athènes et ailleurs. Bien que Paul ait clairement exprimé son opinion sur la confiance accordée à la philosophie grecque dans Colossiens 2:8 et 1 Corinthiens 1:18-31, il utilisait sa connaissance de la philosophie et de la religion grecques pour expliquer les concepts chrétiens d’une manière à laquelle ses interlocuteurs pouvaient mieux s’identifier. Les chrétiens ne s’accordent pas sur l’efficacité relative de cette méthode employée par Paul par rapport à celle consistant à « ne prêcher que l’Évangile », comme il a déclaré l’avoir fait dans 1 Corinthiens 1, 18-31.

Q : Dans Actes 19, 24, s’agit-il du même Démétrius que celui qui était croyant dans 3 Jean 12 ?

R : Bien que cela soit possible, c’est hautement improbable, car Démétrius était un prénom grec courant.

Q : Dans Actes 19, 26 et 28, pourquoi Démétrius a-t-il résumé ainsi l’ensemble de l’enseignement de Paul ?

R : Son résumé partial est en réalité très instructif. Il a pris l’ensemble de l’enseignement de Paul et l’a « condensé » en ce qu’il considérait comme pertinent pour lui. Comme il ne souhaitait pas suivre la vérité, tout ce qu’il a retenu, c’est que son activité de fabrication d’idoles risquait de péricliter si les gens croyaient en un Dieu qui n’avait pas d’idoles.

Certains chrétiens pourraient s’étonner de constater que le résumé de leurs paroles par un non-chrétien puisse être aussi partial et superficiel que l’analyse de Démétrius. Bien que Paul fût un communicateur chrétien efficace, ses paroles ne parvenaient tout simplement pas à combler le fossé, car des personnes comme Démétrius avaient brûlé les ponts de l’autre côté. Même si vous en saviez autant que Paul, si vous aviez son expérience et si vous pouviez accomplir les miracles qu’il a accomplis, si le Saint-Esprit n’agit pas dans le cœur de celui qui écoute, vos paroles seules ne suffiront pas à combler le fossé.

En revanche, ces mêmes paroles ont permis de convertir de nombreuses personnes à Éphèse. Ainsi, le fait que vos paroles puissent ne pas toucher certaines personnes ne signifie pas que l’échec réside dans les paroles elles-mêmes.

Q : Dans Actes 19, 31, que sont les asiarches ?

R : Il s’agit de fonctionnaires de la province. Les asiarches faisaient partie d’une société honorifique et avaient pour mission de promouvoir le culte de l’empereur dans la province d’Asie. Leur siège se trouvait à Pergame. Une seule personne à la fois exerçait la fonction d’asiarque pour l’ensemble de la province, et il y avait des asiarches dans chaque ville. À l’expiration de leur mandat, ils étaient honorés à vie par le titre d’asiarque. Il existait également des lysiarches dans la province de Lycie et des galatarches dans la province de Galatie. Apparemment, la foule pouvait penser que si quelqu’un était un ami des asiarches, il ne représentait pas une menace pour l’Empire romain.

Q : Dans Actes 19, 35, pourquoi étaient-ils si sensibles à l’égard d’« Artémis des Éphésiens » ?

R : Le temple d’Artémis avait été construit ici, très probablement après la chute d’une météorite qu’ils vénéraient. La déesse grecque Artémis était la déesse célibataire de la chasse, tandis que cette Artémis était une déesse de la fertilité à l’apparence grotesque. Un dieu ou une déesse grec(he) pouvait présenter des attributs différents selon les lieux. Les offrandes déposées au temple et la vente d’idoles d’Artémis rapportaient des revenus à la ville. De plus, comme un temple était considéré comme un lieu sacré et donc sûr, il servait également de banque où les riches pouvaient entreposer leurs fortunes. Comme le souligne le Guide sceptique de la Bible d’Asimov, p. 1072, les conquérants épargnaient généralement Éphèse par respect pour le temple d’Artémis. Cependant, en 400 av. J.-C., le temple fut accidentellement détruit par un incendie, et en 356 av. J.-C., un homme avide de gloire nommé Hérostrate y mit le feu délibérément le jour de l’anniversaire d’Alexandre le Grand afin que son nom soit immortalisé. Hérostrate fut exécuté, et à l’avenir, toute personne accusée d’avoir profané le temple d’Artémis, qui leur apportait sécurité et revenus, serait probablement exécutée. À l’époque de Paul, c’était un temple somptueux, doté de 127 colonnes de marbre doré et blanc. Le temple servait également de dépôt bancaire.

Pour certaines personnes, le culte d’une idole est assimilé au patriotisme national. À l’époque romaine, les citoyens romains loyaux étaient censés offrir des sacrifices à l’empereur. Le magazine Hinduism Today d’avril 1998, p. 36, mentionne que l’hindouisme est « patriotique » envers l’Inde. Bien sûr, jusqu’à l’arrivée des Britanniques, l’un des rares éléments communs à l’ensemble de l’hindouisme était le « suttee », cette pratique consistant à brûler vive la veuve sur le bûcher funéraire de son mari. Si l’hindouisme traditionnel est un véritable patriotisme, heureusement que peu d’Indiens sont « patriotes » selon cette définition déformée qui consiste à rester fidèle à leurs traditions hindoues.

Il n’est pas nécessaire d’avoir un don prophétique pour prédire que Paul allait vivre une expérience intéressante à Éphèse, ponctuée de nombreuses difficultés. Mais cela ne semblait pas freiner Paul le moins du monde. Si vous saviez qu’aller quelque part vous exposerait à de nombreuses difficultés, mais que vous saviez également que Dieu voulait que vous y alliez, seriez-vous tout de même impatient d’y aller ? – J’espère que oui.

Q : Dans Actes 19, 35, que savons-nous de cette fonction de « greffier municipal » ?

R : Le greffier municipal, ou grammateus, était généralement le plus haut fonctionnaire de l’administration municipale, le président du conseil municipal, et non pas simplement un secrétaire. Son rôle s’apparenterait en quelque sorte à celui d’un directeur municipal aux États-Unis. Le gouvernement provincial romain était établi à Éphèse, et le greffier municipal assurait la liaison entre la ville et le gouvernement romain. Il n’était pas nommé par les Romains, mais le proconsul romain le tenait pour responsable du maintien de l’ordre public. En cas d’émeute, son poste, voire sa vie, pouvaient être en jeu. Le théâtre d’Éphèse pouvait accueillir plus de 24 000/25 000 personnes. Le discours bref mais efficace du greffier municipal a démontré son habileté à mettre à profit sa connaissance du peuple pour le persuader de garder son calme, ainsi que le respect que le peuple lui portait.

Q : Dans Actes 19, 35, pourquoi mentionne-t-on l’image « qui est tombée du ciel » (KJV : « qui est tombée de Jupiter ») ?

R : Apparemment, l’un des facteurs expliquant l’importance particulière accordée à Artémis à Éphèse était une météorite tombée du ciel à proximité de cette ville. Outre Éphèse, des météorites étaient également vénérées à Troie, à Pessinus, à Enna et à Émèse (Amasea), selon The Expositor’s Bible Commentary, vol. 9, p. 502.

De même, une météorite était vénérée à la Kaaba, à La Mecque, tant avant l’époque de Mahomet qu’à son époque. L’écrivain chrétien des premiers temps, Arnobe (297-303 apr. J.-C.), écrit : « Vous [les païens] riez parce qu’autrefois les Perses vénéraient les fleuves, comme le rapportent les écrits qui transmettent ces faits à la postérité ; les Arabes, une pierre informe ; les peuples scythes, un sabre ;… » Arnobe, Contre les païens, livre 6, chapitre 10, p. 510

Q : Dans Actes 20, 3, faut-il parfois modifier ses projets par crainte ou par prudence dans une situation dangereuse ?

R : C’est ce qu’a fait Paul. Paul a été protégé, non pas par un pouvoir surnaturel, mais en prenant connaissance du complot et en prenant les mesures qui s’imposaient. Paul avait initialement prévu de partir du port surpeuplé de Cenchrées, près de Corinthe, en direction du sud-est, pour se rendre directement en Syrie, ce qui constituait l’itinéraire le plus rapide vers Jérusalem. Mais lorsqu’il eut connaissance du complot ourdi contre lui, il prit la direction opposée, s’enfonçant dans les terres vers le nord jusqu’en Macédoine, et peut-être même plus au nord encore, en Illyrie (l’actuelle Serbie, Bosnie et Monténégro). C’est soit Paul, soit l’un de ses compagnons, qui a apporté l’Évangile en Illyrie, comme le mentionne Romains 15, 19.

Q : Dans Actes 20, 4, comment se fait-il que Gaïus soit originaire de Derbe, alors qu’il était macédonien dans Actes 19, 29 ?

R : Derbe se trouve au centre de la Turquie actuelle, loin de la Macédoine. S’il est possible qu’un Macédonien se soit installé à Derbe, il est bien plus probable qu’il s’agisse de deux hommes différents. Gaïus était un prénom très courant à l’époque. On trouve également un Gaïus (probablement une troisième personne) dans la 3e épître de Jean.

Q : Dans Actes 20, 6, que sont les « jours des pains sans levain » ?

R : Il s’agissait d’une expression propre à la période de la Pâque. Dans la Bible, celle-ci est assimilée à la Pâque dans Exode 23:15 et Lévitique 23:4-8. Paul souhaitait se rendre rapidement à Jérusalem pour deux raisons probables. Il avait passé la Pâque à Philippes (Actes 20:6) et souhaitait arriver à Jérusalem pour la Pentecôte (Actes 20:16) ; de plus, il ne voulait pas se faire voler, car il transportait une importante somme d’argent. Être chrétien ne signifie pas que l’on ne doit pas prendre de précautions de sécurité, ni que l’on ne peut pas se faire voler.

Q : Que dit Actes 20, 7-9 aux adventistes du septième jour et aux Témoins de Jéhovah ?

R : Les premiers chrétiens célébraient le culte le premier jour de la semaine, le dimanche, comme le mentionne 1 Corinthiens 16:1-2. S’il était acceptable pour Paul et les premiers chrétiens d’adorer Dieu le premier jour de la semaine, cela l’est également pour nous.

Q : Dans Actes 20, 9-12, que signifie le nom « Eutychus » en grec ?

R : Le nom Eutychus signifie « chanceux ». Vous pouvez vous souvenir de cette histoire, car rares sont ceux qui, ayant manqué une occasion en s’endormant, ont droit à une seconde chance. Certains spécialistes ont émis l’hypothèse que, comme c’était la nuit, de nombreuses lampes brûlaient probablement, ce qui aurait pu priver la pièce d’une partie de son oxygène et rendre les gens plus somnolents. Cependant, Eutychus était assis sur le rebord d’une fenêtre ; il disposait donc probablement de suffisamment d’oxygène.

Q : Dans Actes 20, 9-12, Eutychus était-il mort, ou était-il encore en vie, comme Paul semblait l’indiquer ?

R : Eutychus était encore en vie après que Paul l’eut ressuscité. Luc était médecin, et il était probablement en mesure de déterminer si une personne endormie, tombée d’une fenêtre du troisième étage, était morte ou non.

Q : Dans Actes 20, 13, pourquoi Paul a-t-il voulu faire ce trajet à pied ?

R : Les Écritures ne précisent pas pourquoi Paul a voulu parcourir ces quelque 20 miles à pied. Peut-être souhaitait-il passer un moment seul, avec le Seigneur, ou bien voulait-il revoir certaines personnes une dernière fois sur terre.

Q : Dans Actes 20, 15 et 17, que savons-nous de la ville de Milet ?

R : Les Perses et l’envasement ont fait de cette ville une cité « ayant connu des jours meilleurs ». Les Perses ont saccagé Milet en 494 av. J.-C. Elle s’est ensuite relevée pour devenir une ville importante d’Asie Mineure. Milet était située sur la côte, à environ 30 miles d’Éphèse. Aujourd’hui, le littoral se trouve à dix miles de là, car de grandes quantités de sédiments se sont déposées tout le long de la côte.

Elle comptait 100 000 habitants au Ier siècle après J.-C. Cependant, une autre source indique qu’il s’agissait d’une ville sans grande importance.

Cette divergence d’opinion s’explique probablement par le fait que Milet était à l’origine plus grande qu’Éphèse. Cependant, vers le IIe siècle après J.-C., elle avait perdu de son importance en raison de l’envasement de son port. On ignore quelle était sa taille à l’époque de Paul.

Q : Dans Actes 20, 16, pourquoi Paul souhaitait-il se dépêcher d’arriver à Jérusalem avant la Pentecôte ?

R : Apparemment, Paul savait qu’il avait rendez-vous avec le destin à cet endroit et à ce moment précis. Actes20:23 mentionne que le Saint-Esprit lui avait révélé une partie de son avenir.

Une deuxième raison pourrait être qu’il savait que de grandes foules venues de nombreux pays se trouveraient à Jérusalem à ce moment-là, et Paul souhaitait leur prêcher.

Q : Dans Actes 20, 18-35, quels étaient les points principaux du message de Paul à cette occasion ?

R : Un exemple de service passé (20, 18-21)

La ligne de conduite actuelle (20:22-27)

Des avertissements aux anciens concernant l’avenir (20, 28-31)

La recommandation au Seigneur (20, 32)

Un exemple de générosité dans le don (20, 33-35)

Q : Dans Actes 20, 20, quelles directives pouvons-nous tirer de Paul pour proclamer le message de Dieu ?

R : Ce verset ne donne pas une liste exhaustive, mais nous pouvons en tirer cinq enseignements.

Paul n’a pas hésité : il a parlé, que ce soit en bien ou en mal, indépendamment de ce que les auditeurs souhaitaient entendre. Contrairement à Paul qui « s’acquittait de son devoir » (2 Timothée 4, 5-9), les faux docteurs flattaient les oreilles avides des gens (2 Timothée 4, 3-4).

Ce qui serait utile : il existe une multitude de petits sujets intéressants qui n’ont aucun rapport avec la nouvelle naissance d’une personne ou avec sa croissance dans sa relation avec le Seigneur. Paul parlait pour encourager, corriger et réprimander (2 Timothée4:2 ), ainsi que pour encourager, réconforter et exhorter (1 Thessaloniciens2:12 ). Notre discours doit toujours être « assaisonné de sel », comme le dit Colossiens 4, 6.

À votre intention : Jésus n’utilisait souvent pas exactement les mêmes mots avec des personnes différentes. De même, Paul disait ce dont ses auditeurs avaient besoin.

Enseignement en public : Paul n’avait pas peur de s’adresser à l’improviste à une foule, sachant que Dieu parlerait à travers lui.

Et de maison en maison : la stature, la réputation et le succès de Paul ne rendaient pas cet orateur public orgueilleux, au point qu’il n’hésitait pas à s’adresser en tête-à-tête à de petits groupes de personnes pour leur bien.

Q : Dans Actes 20, 21, pourquoi Paul leur enseignait-il à avoir foi dans le Seigneur Jésus plutôt que foi en Dieu le Père ?

R : Si l’on comprend bien, la foi en l’un est la foi en l’autre, car avec le Saint-Esprit, ils forment une Trinité. L’hérésie de l’unicité (modaliste) était si éloignée de l’esprit de Paul et de celui des premiers chrétiens à cette époque que la question n’était même pas envisagée.

Q : Dans Actes 20, 22-23, pourquoi le Saint-Esprit conduisait-il Paul vers la persécution et peut-être vers la mort ?

R : La réponse se trouve dans Actes 20, 24. Le Saint-Esprit lui a dit sans détour ce qui arriverait si Paul suivait Dieu. Paul, en toute connaissance de cause, a librement pris la décision de partir malgré tout. Paul s’était résolu dans son esprit à se rendre à Jérusalem, comme le rapporte Actes 19, 21. Il ne faut pas se méprendre en pensant que ce qui exige du courage n’est jamais nécessaire. Parfois, Dieu conduit également les chrétiens d’aujourd’hui de cette manière. Il se peut que le chemin tracé par Dieu pour un chrétien obéissant aboutisse à la mort, pour la gloire de Dieu.

Q : Dans Actes 20, 22 – Actes 21, 11, Paul était-il obéissant ou désobéissant envers le Saint-Esprit ?

R : Paul était obéissant. Voici quatre points à prendre en compte pour répondre à cette question.

1. Le Saint-Esprit a expressément fait part à Paul de la volonté de Dieu qu’il se rende à Jérusalem.

2. À plusieurs reprises, le Saint-Esprit l’a averti des dangers qui l’attendaient là-bas.

3. Peut-être Paul a-t-il eu le choix entre se rendre à Jérusalem et souffrir, ou ne pas s’y rendre.

4. Le choix de Paul, qui consistait à faire exactement ce que Dieu voulait et à se rendre à Jérusalem, n’était ni le fruit d’une contrainte, ni le résultat d’une ignorance, mais il a été fait en sachant, grâce à la révélation que Dieu lui avait donnée, qu’il allait souffrir.

Q : Dans Actes 20, 25, pourquoi Paul a-t-il dit qu’aucun d’entre eux ne le reverrait jamais, alors qu’ils le reverraient au ciel ?

R : Tout d’abord, le « Bible Knowledge Commentary : New Testament », p. 414, précise que cela ne signifie pas qu’aucune des personnes présentes ne le reverrait jamais, mais plutôt que, pris dans leur ensemble, ils ne reverraient plus Paul. Quoi qu’il en soit, pour la plupart d’entre eux, voire pour tous, leurs yeux mortels ne reverraient plus jamais Paul. Paul faisait une prédiction, mais il ne s’agissait pas nécessairement d’une prophétie, car il a spécifiquement déclaré ne pas connaître tout son avenir, mais seulement certaines parties de celui-ci, dans Actes 20, 22-23. De plus, le texte grec indique littéralement qu’ils ne reverraient plus jamais le visage de Paul. 1 Corinthiens 15:50-54 précise que la chair et le sang ne peuvent hériter du royaume de Dieu, mais que ce qui est périssable doit être transformé en ce qui est impérissable. Il est donc vrai qu’ils ne reverraient plus jamais la chair ni le visage mortel de Paul.

Q : Dans Actes 20, 26, comment Paul peut-il bien affirmer qu’il avait les mains innocentes du sang de tous, alors qu’il avait tué tant de chrétiens ?

R : Il y a deux aspects à cela : l’aspect physique et le fait de ne pas avoir annoncé l’Évangile.

Sur le plan physique, Paul était autrefois coupable de ces crimes contre Dieu, mais Dieu l’a purifié par le sacrifice de Jésus-Christ. Quelle que soit la gravité des péchés d’une personne, le sang du Christ peut la purifier de ses péchés, si elle se repent et croit en Jésus.

Ne pas annoncer l’Évangile : Paul annonçait librement l’Évangile à tous, sauf dans les rares cas où le Saint-Esprit lui indiquait expressément qu’il ne devait pas encore le faire, comme le rapportent les Actes 16, 6-7. Tant dans Ézéchiel 3, 17-21 que dans Ézéchiel 33, 2-7, Dieu a fait du prophète Ézéchiel une sentinelle, chargée d’avertir le peuple. S’ils ne tenaient pas compte de cet avertissement, leur sang retomberait sur leur propre tête. Mais si Ézéchiel manquait à son devoir de les avertir, il serait appelé à en rendre compte. De même, lorsque Dieu veut qu’un chrétien partage l’Évangile et que celui-ci ne fait pas ce que Dieu attend de lui, il sera appelé à en rendre compte, comme le montre 1 Corinthiens 3, 11-15. Cela ne fait pas référence à la perte du salut, mais plutôt à la perte de récompenses.

Q : Dans Actes 20, 28, puisque le Christ a racheté son Église par son propre sang, cela signifie-t-il qu’il n’a pas racheté le salut des non-élus ?

R : Il n’y a qu’une seule réponse, mais elle comporte deux parties.

Non. Le Christ a fait ce sacrifice et a inclus tout le monde dans cette offre.

Oui. Puisqu’ils n’ont pas accepté cette offre, la transaction par laquelle Jésus a racheté leur salut n’a jamais été menée à bien.

Il existe une incohérence fondamentale chez de nombreux calvinistes (à l’exception des calvinistes amyraldiens et des hypercalvinistes). Ils croient que le Christ a offert même aux non-élus quelque chose qu’Il n’avait pas acquis pour eux et qu’Il n’a jamais eu l’intention ni le désir de leur donner.

Notez également que « Dieu » les a rachetés par « son sang ». Le Saint-Esprit a-t-il du sang, ou Dieu le Père ? Bien sûr que non. Il s’agit là d’un autre verset démontrant que Jésus est Dieu.

Q : Dans Actes 20, 28, quels sont tous les commandements que Paul a donnés ici aux anciens (episkopous) ?

R : Paul leur a dit de veiller et d’être des bergers. Il y a ici plusieurs objets : ils doivent veiller à la fois sur eux-mêmes et sur l’Église. Ainsi, outre la surveillance de l’Église, chaque ancien doit veiller sur lui-même, ainsi que sur les autres anciens.

Les anciens ne doivent tolérer ni l’hérésie, ni le péché persistant et impénitent de la part d’autres anciens, ni de leur part. Jacques 3:1 dit : « Mes frères, ne soyez pas nombreux à vouloir enseigner, car vous savez que nous qui enseignons serons jugés plus sévèrement. » (BSB). Nous ne devons pas seulement veiller sur les croyants égarés ou mal guidés, mais aussi sur ceux que Paul appelle des « loups féroces ». Malheureusement, il existe un désaccord au sein de certaines Églises chrétiennes en Europe quant à savoir si les « loups féroces » devraient être autorisés à enseigner au sein de l’Église. En d’autres termes, si une personne enseigne non seulement des erreurs, mais aussi des hérésies, elle est tout de même autorisée à enseigner à l’Église. Vous pouvez imaginer les conséquences que cela aurait sur la vitalité de l’Église. J’ai lu une histoire triste : après la Seconde Guerre mondiale, un certain nombre de missionnaires chrétiens se sont rendus au Japon. Le théologien très libéral Paul Tillich a été invité à venir au Japon pour y prononcer un discours. Après son intervention, l’Église sur place n’a pas connu de grande croissance. Nous ne pouvons ignorer l’enseignement de Paul à ce sujet qu’aux risques et périls de l’Église.

Q : Dans Actes 20, 29-30, pourquoi Dieu Tout-Puissant permettrait-Il à des « loups féroces » d’entrer et de ravager Son troupeau ?

R : Pour une raison ou une autre, Dieu permet souvent que son peuple soit mis à l’épreuve. L’un des buts de la vie sur terre est de servir de terrain d’essai pour le Ciel. Cependant, à travers toutes les épreuves que traversent les chrétiens, Dieu promet qu’il leur montrera toujours un moyen de les surmonter. Plus précisément, voici les versets relatifs aux points suivants.

La tentation : 1 Corinthiens 10, 13 dit qu’aucune tentation ne nous arrive qui ne soit commune aux hommes. Ce qui est encore plus important, c’est la dernière partie de ce même verset : lorsque nous sommes tentés, Dieu nous fournira également une issue afin que nous puissions y résister.

Doctrine : Dans Jean 16:13, Jésus a promis que le Saint-Esprit vous guiderait dans toute la vérité. 1 Jean 4:1-3 vous donne un moyen doctrinal de discerner les esprits. Jésus nous a donné un autre moyen (à leurs fruits) dans Matthieu 7, 15-20. 2 Timothée 3, 5, 8-9 indique que le genre de faux docteurs qui ont l’apparence de la piété, mais en renient la puissance, sera reconnaissable par tous.

Le découragement : Jésus a promis que ceux qui pleurent seront consolés (Matthieu 5, 4), et 2 Corinthiens 1, 3-5 promet que le Père nous consolera dans toutes nos épreuves. Il arrive parfois que les responsables se découragent ou manquent de patience envers leur troupeau. Mais puisque Jésus est mort pour eux, ne pourrions-nous pas au moins œuvrer pour eux ?

Q : Dans Actes 20, 31, Paul a-t-il exhorté les Éphésiens pendant trois ans, ou a-t-il enseigné à l’école de Tyrannus à Éphèse pendant deux ans, comme le dit Actes 19, 10 ?

R : Les deux affirmations sont vraies. Avant d’enseigner dans la salle de Tyrannus (Actes19:10 ), Paul a passé du temps à Éphèse à faire des convertis (Actes 19, 1-7), et il a prêché pendant trois mois à la synagogue (Actes 19, 8), entre autres lieux.

Paul, malgré l’opposition des païens, celle des Juifs et, selon certains, des problèmes de santé, a continué à prêcher l’Évangile. Je vous suggère de dresser une liste de vos proches et de vos amis à qui vous n’avez jamais parlé de l’Évangile, puis de cesser d’être timide ou paresseux et de leur en parler.

Q : Dans Actes 20, 35, où Jésus a-t-il dit : « Il y a plus de bonheur à donner qu’à recevoir » ?

R : Ces paroles de Jésus ne figurent pas dans les quatre Évangiles. L’apôtre Jean a déclaré en Jean 21:25 que Jésus avait dit bien d’autres choses qui n’ont pas été consignées.

Q : Dans Actes 20, 38, pourquoi certains se sont-ils affligés du martyre imminent de Paul, et est-il acceptable pour les chrétiens de se lamenter ?

R : Oui, il est normal de se lamenter pendant un certain temps sur la mort de quelqu’un, et il est normal que les chrétiens se lamentent. Jésus attendait des personnes pieuses qu’elles se lamentent sur le péché dans Matthieu 5:4, bien que le contexte plus large puisse justifier le deuil en général.

Q : Dans Actes 21, verset 8, de quel groupe de sept personnes Philippe faisait-il partie ?

R : Il s’agissait des sept premiers diacres choisis dans Actes 6, 3-5.

Q : Dans Actes 21, 4, pourquoi les disciples ont-ils exhorté Paul, par l’intermédiaire de l’Esprit, à ne pas se rendre à Jérusalem, alors que l’Esprit avait dit à Paul d’y aller dans Actes 20, 22-23 ?

R : Tout d’abord, lorsque les disciples ont exhorté Paul à ne pas y aller, l’Écriture ne précise pas si Paul a reconnu que cela venait du Saint-Esprit ou non. Cependant, lorsqu’Agabus, un prophète reconnu par Paul, a tenu les mêmes propos, Paul l’a alors compris.

Actes 20, 22 et 21, 14 montrent que Dieu se réjouissait que Paul se rende à Jérusalem. Le Saint-Esprit a dit aux disciples qu’ils ne reverraient plus jamais Paul vivant sur terre s’il y allait. Avertir Paul des dangers est différent de lui interdire d’y aller. Le Saint-Esprit disait-Il à Paul de ne pas y aller par l’intermédiaire d’Agabus, ou bien Agabus agissait-il de sa propre initiative en rapportant à Paul ce que le Saint-Esprit lui avait révélé ? Les deux hypothèses sont possibles. Cependant, Dieu savait que s’Il révélait l’avenir à Agabus, celui-ci réagirait de cette manière, et il en résulta que Paul était parfaitement conscient de ce qui allait lui arriver à Jérusalem. Une fois à Jérusalem, Dieu annonça à Paul qu’il rendrait témoignage à Rome, comme le rapporte Actes 23, 11.

Q : Dans Actes 21, 4-6, puisque Paul n’avait aucun lien avec l’Église fondée à Tyr, pourquoi a-t-il passé sept jours avec les disciples ?

R : L’Église de Tyr n’était pas celle de Paul, mais celles de Corinthe, de Thessalonique, d’Iconium, ni aucune autre Église n’étaient non plus celles de Paul. Elles étaient toutes les Églises de Dieu ! Paul était là pour instruire et encourager les croyants, et le fait qu’ils soient venus à Christ par son intermédiaire ou non n’avait aucune importance. De même, nous devrions aider le corps du Christ sans nous soucier de la reconnaissance que nous en tirerons ni de savoir qui les a conduits à Christ.

Q : Dans Actes 21, 9, qui étaient Philippe et ses quatre filles ?

R : Philippe n’était pas un apôtre, mais l’un des sept premiers diacres mentionnés en Actes 6:5. Il s’agissait probablement du même Philippe qui a prêché aux Samaritains et à Simon le Magicien en Actes 8:5-13, ainsi qu’à l’eunuque éthiopien en Actes 8:26-40. Philippe avait quatre filles célibataires qui prophétisaient. La plupart des femmes se mariaient, et la polygamie étant autorisée dans la culture juive, il est probable qu’elles aient choisi le célibat par dévotion envers Dieu. Bien que les femmes ne doivent pas exercer la fonction de pasteur auprès des hommes, le Saint-Esprit accorde ses dons sans distinction de sexe. Eusèbe écrit que Papias les a mentionnées à l’époque de l’Église primitive.

Q : Dans Actes 21, 11, pourquoi Agabus a-t-il prophétisé que les Juifs ligoteraient Paul de cette manière, alors que ce sont les Romains qui l’ont ligoté dans Actes 22, 25 et 29 ?

R : Soit dit en passant, Agabus est le même prophète qui avait prédit la famine dans Actes 11, 28. Le recours à des gestes (un mime) pour prophétiser était également pratiqué par Ésaïe dans Ésaïe 20, 3, par Ézéchiel dans Ézéchiel 4, 1, et par Achija de Silo dans 1 Rois 11, 29-39.

Tout d’abord, les Juifs ont peut-être également ligoté Paul lorsqu’il comparaissait devant le Sanhédrin dans Actes 23, 1-10. Quoi qu’il en soit, les Romains ont agi au nom des Juifs lorsqu’ils ont ligoté Paul en raison de l’agitation provoquée par ces derniers. Cette formulation est similaire à celle employée par Pierre dans Actes 4, 10, lorsqu’il a déclaré au Conseil : « C’est vous qui avez crucifié » Jésus, même si ce sont les soldats romains qui ont effectivement exécuté cette sentence.

L’idée selon laquelle quelqu’un qui aurait ourdi et ordonné la commission d’un crime serait innocent parce que c’est la main d’un autre qui l’a commis était un concept aussi étranger pour eux qu’il devrait l’être pour nous.

Q : Dans Actes 21, 19, pourquoi Paul racontait-il sans cesse aux autres croyants ce que Dieu avait accompli par son intermédiaire ?

R : Il n’y avait rien de mal à cela. Jacques et les autres rendaient gloire à Dieu pour l’œuvre de Paul, selon Actes 21, 18-20.

Q : Dans Actes 21, 21, les Juifs qui sont chrétiens sont-ils soumis à des règles supplémentaires que les chrétiens non juifs n’ont pas ?

R : À cette époque, c’était le cas. On attendait des Juifs devenus chrétiens qu’ils respectent la loi de l’Ancien Testament, et il y avait deux raisons pratiques de ne pas offenser les Juifs.

a) Ils voulaient pouvoir les convertir au Christ.

b) Ils pourraient ainsi éviter certaines persécutions en vivant sur leur propre terre.

Cela dit, un ange a déclaré à un chrétien d’origine juive (Pierre) que, pour l’essentiel, les chrétiens n’étaient pas tenus d’observer les lois alimentaires juives (Actes 10, 9-16). Un autre chrétien d’origine juive (Paul) a affirmé qu’il était acceptable que les véritables chrétiens aient des opinions divergentes quant à l’observance du sabbat et à la consommation de certaines viandes (Romains 14).

Cela étant dit au sujet des lois alimentaires, rien n’indique que la loi morale de l’Ancien Testament ait été modifiée ou soit devenue caduque.

Malgré ce que Paul a dit aux païens, il n’a jamais demandé aux Juifs de ne pas suivre les coutumes juives ni de ne pas circoncire leurs fils.

Q : Dans Actes 21, 21-26, la demande que Jacques et les anciens ont adressée à Paul était-elle judicieuse ?

R : D’après Actes 21, 27-36, il semblerait que ce plan se soit retourné contre eux. Si cela a donné à quiconque l’impression que les Juifs convertis devaient continuer à obéir à la loi, cette impression a été occultée par la fausse accusation selon laquelle des non-Juifs avaient été introduits dans le Temple et que Paul avait été arrêté. D’une part, Paul cherchait peut-être à « se faire tout à tous » (1 Corinthiens 9, 19-23), mais d’autre part, cela pouvait donner l’impression à certains qu’il essayait de paraître à nouveau soumis à la loi. Pourtant, même si nous ne sommes pas sous la loi, nous avons la liberté de faire un vœu naziréen si nous le souhaitons. Comme l’a dit F.F. Bruce : « Un esprit véritablement émancipé [libéré] tel que celui de Paul n’est pas asservi à sa propre émancipation. »

Mais certains affirment qu’il s’agissait d’un rituel de purification, et non d’un vœu naziréen prononcé par Paul, car la durée minimale d’un vœu naziréen était de 30 jours, selon la Mishna Nazir 3, 6.

Paul et Jacques s’accordaient à dire que le salut venait du Christ et non de la loi. Deuxièmement, ils s’accordaient à dire que les païens n’avaient pas besoin de suivre les coutumes juives, comme cela avait déjà été décidé lors du Concile de Jérusalem dans Actes 15, 1-31. Mais les Juifs, devenus chrétiens, devaient-ils continuer à suivre les coutumes juives, soit par obligation, soit simplement pour témoigner auprès des Juifs ? Jacques et les anciens pensaient que oui, et Paul s’y est rallié.

Mais quoi qu’il en soit, cela n’a pas fonctionné. Il arrive parfois que des personnes pieuses, s’efforçant avec diligence de servir Dieu, commettent néanmoins des erreurs. Cependant, selon Paul, il se trouvait au cœur de la volonté de Dieu. Il a déclaré ne pas avoir trahi sa propre conscience dans Actes 23, 1.

Q : Dans Actes 21, 22-26, dans quelle mesure devrions-nous adapter nos coutumes pour mieux nous intégrer parmi ceux auprès desquels nous exerçons notre ministère ?

R : Dans les années 1860, alors que la plupart des hommes chinois portaient leurs cheveux en queue de cochon, auriez-vous dû, en Chine, porter vos cheveux en queue de cochon, comme l’a fait Hudson Taylor ? Au Moyen-Orient, où de nombreux hommes portent la barbe longue, les missionnaires chrétiens devraient-ils se laisser pousser la barbe, s’ils en ont la possibilité ? Lorsque, dans les années 1860, les Chinoises bandaient les pieds de leurs filles afin qu’elles paraissent « plus mignonnes » en marchant avec leurs pieds estropiés, les chrétiens devraient-ils en faire autant ? Où tracez-vous la limite, et pourquoi ?

Des ouvrages ont été écrits à ce sujet, mais nous pouvons trouver dans les Écritures quelques principes directeurs. Tout d’abord, que cela soit socialement acceptable ou non, nous ne devons pas transiger sur ce que Dieu nous enseigne dans les Écritures. Ainsi, s’il est socialement acceptable d’être impudique ou de colporter des ragots sur autrui, alors nous ne faisons pas ce qui est socialement acceptable. Nous devons obéir à Dieu plutôt qu’aux hommes (Actes 4, 19-20). D’un autre côté, dans la mesure du possible, nous devons faire preuve de souplesse et nous conformer aux coutumes locales lorsque cela ne compromet pas notre foi (1 Corinthiens 9, 19-23), pour le bien de l’Évangile. Nous ne devons pas faire des choses qui font trébucher les autres (1 Corinthiens 8, 9, 13 ; Romains 14, 13-15, 21), que ce soit en ne faisant pas quelque chose ou en faisant quelque chose. Cependant, nous ne devons pas permettre que ce que nous savons être bon soit qualifié de mauvais (Romains 14, 16).

Q : Dans Actes 21, 24-26, puisque Jésus est mort sur la croix, pourquoi pensez-vous que Paul ait payé pour des sacrifices d’animaux ?

R : Il considérait probablement cela comme un souvenir, car les sacrifices seront un souvenir dans Ézéchiel 43, 18-46, 24 ; Malachie 1, 11 et Malachie 3, 3-4. Soit dit en passant, il était considéré comme un acte pieux de prendre en charge les dépenses d’un naziréen. Hérode Agrippa Ier prenait en charge les dépenses d’un certain nombre de naziréens pauvres, selon le livre 19, n° 294 (6.1) des Antiquités judaïques de Josèphe.

Q : Dans Actes 21, 28 et 31, existe-t-il des preuves archéologiques de la règle juive selon laquelle les non-Juifs devaient être mis à mort s’ils pénétraient dans le Temple ?

R : Oui. En 1871, une inscription a été découverte à Jérusalem sur laquelle on peut lire : « Aucun étranger ne peut pénétrer à l’intérieur de la barrière qui entoure le Temple et son enceinte. Quiconque sera surpris en train de le faire n’aura qu’à s’en prendre à lui-même pour la mort qui s’ensuivra. » En 1935, une deuxième inscription a également été découverte.

Q : Dans Actes 21, 38, que savons-nous de cet Égyptien avec lequel Paul a été confondu ?

R : Selon l’historien juif Flavius Josèphe, un Égyptien prétendait être un prophète ; il avait levé une armée de 30 000 hommes et s’était rendu au mont des Oliviers en affirmant que les murs de Jérusalem s’effondreraient sur son ordre. Luc indique qu’il n’y en avait que 4 000, mais Josèphe cite souvent des chiffres incroyablement élevés.

Soit dit en passant, lorsque Paul parlait avec fierté de Tarse, en utilisant cette expression qui peut paraître curieuse : « citoyen d’une ville qui n’est pas une ville ordinaire », il s’agit de la même formule qu’Euripide avait employée 500 ans plus tôt dans *Ion* 8 pour décrire Athènes comme « une ville qui n’est pas une ville ordinaire parmi les Grecs ».

Q : Dans Actes 21, 40-22, 23, pourquoi Paul a-t-il voulu s’adresser à la foule ?

R : Ce n’était probablement pas pour les apaiser ni les satisfaire. Rappelez-vous que Paul avait vécu une expérience très similaire, à ceci près qu’il se trouvait alors de l’autre côté, lorsque Étienne prit la parole dans Actes 7, 1-58. Paul eut d’ailleurs l’audace de le mentionner dans Actes 22, 20. Paul leur prêchait l’Évangile afin qu’ils croient en Jésus.

Q : Dans Actes 22, 1, qu’y a-t-il de curieux dans le début du discours de Paul ?

R : Paul commence son discours par « frères et pères », tout comme Étienne avait commencé le sien dans Actes 7, 2.

Q : Dans Actes 22, 6-8, Paul pouvait facilement deviner que, lorsqu’il raconterait son expérience de conversion, beaucoup le prendraient pour un fou. Continuerions-nous à partager l’Évangile, sachant que, ce faisant, beaucoup nous prendraient pour des égarés ?

R : Espérons que oui, car nous devrions accorder plus d’importance à la satisfaction et à la faveur de Dieu qu’aux louanges et au respect des hommes. Lorsque certaines personnes vous rejettent, cela peut tout de même faire un peu mal, mais cela n’est pas aussi important que de plaire à Dieu. Lorsque certaines personnes ne cessent de vous dire que vous êtes un fou, un bon à rien, inutile ou sans valeur, pour vous épanouir, vous devez parvenir au stade où vous ne vous souciez tout simplement plus de ce qu’elles pensent.

Q : Dans Actes 22, 9, pourquoi est-il dit qu’ils n’ont pas compris la voix, alors qu’Actes 9, 7 indique qu’ils ont entendu le son ?

R : Ils ont entendu le son, mais n’ont pas pu distinguer les mots. Trois points à prendre en compte dans la réponse.

1. Dans Actes 22, 9, en grec, Paul dit : « mais ils n’ont pas entendu sa voix »

2. Actes 9, 7, en grec, dit : « entendant bien le son ».

3. Comme le souligne l’Encyclopédie des difficultés bibliques (p. 382-383), ils ont entendu un bruit, mais n’ont pas entendu les paroles d’une voix. Bien que le nom grec soit le même, le verbe est au génitif lorsqu’il s’agit d’entendre un bruit, et à l’accusatif lorsqu’il s’agit d’entendre un message transmettant une pensée.

Q : Dans Actes 22:16, comment les gens se font-ils baptiser et se lavent-ils de leurs péchés ?

R : Dans Actes 22:16, le grec est ici un peu plus précis que le français. Il y a ici deux propositions distinctes. La première consiste à se lever et à se faire baptiser. La seconde consiste à se laver de ses péchés en invoquant Son nom.

On peut dire que les gens lavent leurs péchés ici, à condition de garder à l’esprit quatre points.

1. Le pouvoir de laver les péchés appartient à Dieu, et non à une quelconque magie contenue dans l’eau.

2. Dieu n’est pas « incapable » de sauver les personnes qui ne sont pas baptisées, car le voleur sur la croix s’est retrouvé avec Jésus au Paradis.

3. De notre côté, l’engagement d’une conscience sincère devant Dieu est plus important que l’eau, comme le montre 1 Pierre 3:21. Cependant, le baptême d’eau est un commandement qui s’adresse à chaque chrétien.

4. Les Juifs connaissaient bien les ablutions rituelles prévues par la Loi de l’Ancien Testament. Ainsi, les auditeurs de Paul comprenaient ce qu’il voulait dire et ne confondaient pas cela avec les erreurs liées à « l’eau magique » ou à « un Dieu limité ».

L’expression « invoquer son nom » est un participe aoriste grec, qui « désigne soit une action simultanée à celle du verbe principal, soit une action antérieure à celle-ci ». Ici, le fait que Paul ait invoqué le nom du Christ (pour le salut) a précédé son baptême d’eau. Le participe peut être traduit par « ayant invoqué son nom ».

Q : Dans Actes 22, 22-23, les Juifs semblaient avoir ici une « expression déclencheuse », celle de se tourner vers les païens. Quand faut-il utiliser, ou ne pas utiliser, une expression déclencheuse ?

R : Paul ne s’était peut-être pas rendu compte que ce serait une phrase déclencheuse, susceptible de les mettre en colère, mais quoi qu’il en soit, Dieu a dit dans Genèse 12:3 que toutes les nations seraient bénies par Abraham, Jonas s’est rendu auprès des Ninivites, et Ésaïe 49:22 dit que toutes les nations viendront. De toute évidence, si l’objectif premier de Paul avait été sa propre sécurité, il n’aurait pas dû tenir ces propos, ni se rendre à Jérusalem. Mais l’objectif premier de Paul était de prêcher l’Évangile dans sa plénitude, et il fallait qu’ils sachent que l’Évangile s’adressait à tous, y compris aux païens.

Lorsque nous partageons la vérité de Dieu avec quelqu’un, nous pouvons parfois vouloir commencer par un « terrain d’entente », en affirmant les points sur lesquels nous sommes d’accord, comme Paul l’a fait ici dans Actes 22:3. Mais lorsqu’il y a un point précis sur lequel les auditeurs s’opposent à l’Évangile, nous devons aborder ce sujet de manière spécifique et leur montrer en quoi ils doivent changer. Sinon, si vous ne leur dites que des choses qu’ils savent déjà et sur lesquelles ils sont d’accord, leur avez-vous vraiment apporté une nouvelle lumière ?

Q : Dans Actes 22, 24-25, en quoi les gens d’aujourd’hui jugent-ils parfois le bien ou le mal d’une personne ou d’un point de vue uniquement en fonction de l’agitation provoquée par d’autres personnes ?

R : Certaines personnes ne se soucient pas de la justice, mais uniquement de maintenir la paix. Bien sûr, le commandant de la garnison romaine, appelé chiliarque, ne comprenait probablement pas le discours de Paul en araméen.

Se contenter de tirer une conclusion, se fier aux autres au lieu de vérifier les faits par soi-même, est plus rapide et peut s’avérer soit plus efficace, soit plus paresseux, si l’on ne se soucie pas trop de l’exactitude de cette conclusion. Mais il faut reconnaître que le commandant romain a changé d’avis et a voulu déterminer la raison par lui-même.

Q : Dans Actes 22, 28, pourquoi le capitaine a-t-il déclaré avoir lui-même payé pour devenir citoyen romain ?

R : C’était peut-être pour tenter de piéger Paul si celui-ci mentait. Un homme qui se faisait passer pour un citoyen romain aurait pu simplement dire qu’il était devenu citoyen romain en payant pour cela, lui aussi. Il était très rare de devenir citoyen romain en payant pour ce privilège. Il était possible d’acheter la citoyenneté romaine à l’époque de l’empereur Claude (41-54 apr. J.-C.). L’historien romain Cassius Dio rapporte que Messaline, l’épouse de Claude, ainsi que des affranchis, vendaient la citoyenneté romaine pour le prix d’une ou deux coupes fêlées. Les documents attestant de la citoyenneté romaine étaient souvent conservés en lieu sûr et non portés sur soi ; c’est pourquoi ils acceptaient une affirmation verbale sans exiger de documents. Par ailleurs, une deuxième raison d’accepter une affirmation verbale résidait dans la sévérité de la peine encourue en cas de mensonge à ce sujet. Une fausse déclaration de citoyenneté pouvait être punie de mort.

Par ailleurs, le centurion a peut-être été convaincu parce que, alors que Paul s’était auparavant adressé au peuple en hébreu, il s’exprimait probablement en grec cette fois-ci ; originaire de Tarse, il parlait sans doute un grec parfait, sans l’accent de la Palestine.

Q : Dans Actes 23, 1-2, comment se présentait le grand prêtre Ananias, fils de Nédébée ?

R : Josèphe a écrit que le grand prêtre Ananias, fils de Nédébée, mentionné dans Actes 23, 1-2, était insolent, colérique, blasphémateur et cupide. Il fut nommé grand prêtre par le gouverneur romain Hérode de Chalcis, de 47 à 59 apr. J.-C. Le Commentaire évangélique de la Bible, p. 917, indique que la réplique de Paul, selon laquelle Dieu frapperait Ananias, s’est réalisée. Ananias fut grand prêtre de 47 à 58 apr. J.-C. Il était connu pour sa brutalité, pour avoir détourné les dîmes des fonds du temple et pour avoir versé des pots-de-vin tant aux Juifs qu’aux Romains. Le peuple juif le détestait ; le Talmud contient même un poème moqueur à son sujet : « Levez vos têtes, ô portes, et laissez entrer Yohanan [Ananias], fils de Narbai/Nadbai [qui signifie « le généreux »] et disciple de Pinqai (qui signifie « choyer »), afin qu’il se remplisse le ventre des sacrifices divins » (b. Pesahim 57a). Lorsque la guerre contre les Romains éclata en 66 apr. J.-C., des zélotes juifs incendièrent sa maison. Il s’enfuit, mais lui et son frère Ézéchias furent bientôt tués dans l’enceinte du palais d’Hérode le Grand.

Q : Dans Actes 23, 3, en quoi certaines personnes sont-elles comparées à des murs blanchis à la chaux ?

R : La chaux est une peinture bon marché. Elle peut donner à une clôture ou à un mur un aspect très blanc, mais cette couleur s’efface facilement sous la pluie ou au moindre contact. Quant à Ananias, il devait juger si Paul avait enfreint la Loi ou non, mais c’est lui-même qui a ordonné un acte illégal en faisant frapper Paul alors que celui-ci n’avait encore été reconnu coupable de rien. De même, certaines personnes peuvent paraître très justes, mais cette justice s’efface très facilement. Nous devons aspirer à une justice qui imprègne tout notre être. La chaux convient aux clôtures et aux murs, mais pas aux chrétiens.

Q : Dans Actes 23, 3, Paul s’est-il mis en colère et a-t-il perdu son sang-froid à ce moment-là ?

R : Oui, il semblerait que ce soit le cas. Paul n’était pas sans péché, et souvent, lorsque nous perdons notre sang-froid, nous pouvons dire des choses que nous regrettons. Rappelez-vous Jacques 1:20, qui dit que la colère de l’homme ne produit pas la justice de Dieu.

Q : Dans Actes 23, 5, pourquoi Paul a-t-il dit qu’il ne savait pas qu’Ananias était le grand prêtre ?

R : Paul a prononcé ces paroles (Actes 23, 5) en se référant à Exode 22, 28. Ananias fut grand prêtre de 47 à 58 apr. J.-C., date à laquelle Agrippa le destitua et nomma Ismaël ben Phabi grand prêtre à partir de 58 apr. J.-C. Les Écritures ne le précisent pas, mais il existe quatre raisons possibles.

(peu probable) 1. Paul faisait ici preuve de sarcasme. Il aurait été difficile pour un étranger de reconnaître Ananias comme grand prêtre, d’autant plus qu’Ananias avait enfreint la loi juive en ordonnant que Paul soit frappé.

(peu probable) 2. Certains pensent que Paul avait une mauvaise vue, et qu’il n’existait pas de lunettes à l’époque. Si Paul connaissait le visage d’Ananias, il ne l’a pas reconnu de loin.

(probable) 3. Comme Paul ne vivait pas à Jérusalem, il ne savait pas qu’Ananias était le grand prêtre ; ou bien, s’il connaissait son nom, il n’avait jamais vu cet homme auparavant.

(probable) 4. Lorsque Paul a été frappé, il a entendu l’ordre de le frapper, mais il n’a pas vu qui parlait. Paul s’est élevé contre celui qui parlait, sans se rendre compte qu’il s’agissait du grand prêtre.

Q : Dans Actes 23, 5, pourquoi Paul a-t-il dit qu’il ne fallait pas dire du mal du chef de votre peuple ?

R : Exode 22, 28 dit de ne pas « maudire » le chef de votre peuple. Le mot hébreu utilisé ici, qalal, signifie également injurier, mépriser, tenir pour insignifiant, etc.

Q : Dans Actes 23, 6, Paul a-t-il eu raison d’attiser la discorde entre les pharisiens et les sadducéens ?

R : Paul avait raison d’agir ainsi. Il a soulevé une question importante (voir 1 Corinthiens 15:1-4), afin de montrer que l’unité entre les sadducéens et les pharisiens n’était que superficielle. Étant donné que les pharisiens se sont ensuite convertis au Christ en grand nombre (Actes 15:5), ils restaient, en quelque sorte, des pharisiens.

Q : Dans Actes 23, 6-7, êtes-vous d’accord ou non avec l’affirmation selon laquelle un sadducéen, en devenant chrétien, cesse d’être sadducéen, tandis qu’un pharisien, en devenant chrétien, peut rester pharisien, comme l’indique le New International Bible Commentary, p. 1307 ?

R : La question est trop complexe pour y répondre par un simple « oui » ou « non ». Examinons d’abord le cas des pharisiens, puis celui des sadducéens. À titre de comparaison, demandons-nous également si un véritable chrétien aurait pu être nazi pendant la Seconde Guerre mondiale.

Un chrétien pourrait-il encore être un pharisien ? Oui, mais plus tard, non.

De manière évidente, oui : il n’y avait aucune obligation officielle de nier que Jésus était le Messie pour empêcher quelqu’un de rejoindre ou de rester parmi les pharisiens. Leur amour et leur connaissance des Écritures de l’Ancien Testament constituaient un atout. Ainsi, un pharisien, en devenant chrétien, n’aurait pas eu à décider de quitter volontairement le groupe des pharisiens. Au début de l’histoire de l’Église, Actes 15, 5 montre que certains chrétiens faisaient encore partie du groupe des pharisiens, même s’ils avaient malheureusement conservé leur obstination à suivre les coutumes juives.

Par la suite, non : cependant, les autres pharisiens auraient pu l’exclure, car ils n’appréciaient pas qu’il croie que Jésus était le Messie. Mais s’ils ne l’excluaient pas, il pouvait alors rester. Soit dit en passant, il n’y avait qu’environ 5 000 pharisiens à l’époque de Jésus. Ils avaient été persécutés par les sadducéens, mais les pharisiens étaient très estimés parmi le peuple en tant qu’enseignants de la loi. Rester parmi eux, si possible, pouvait donc constituer un avantage.

Examinons l’attitude de Paul dans Philippiens 3, 6. Paul, selon ses propres termes, était un pharisien, tout comme il était un Hébreu, de la tribu de Benjamin. Ces éléments-là n’avaient pas changé. Cependant, dans Philippiens 3, 7-9, Paul considérait ces choses comme des ordures comparées à la grandeur incomparable du Christ. Paul conservait son passé de pharisien, et il n’hésitait pas à le mentionner comme un atout, mais il ne laissait pas cela l’empêcher d’obéir au Christ.

Un chrétien pourrait-il encore être un sadducéen ? À première vue, non ; mais en réalité, oui.

Manifestement non : les sadducéens niaient tous la résurrection, niaient l’au-delà et niaient l’existence des anges et des démons. Un chrétien ne pouvait pas croire ce que Jésus et les apôtres disaient à ce sujet tout en croyant exactement le contraire.

Oui, en cachette : mais si une personne était sadducéenne, puis devenait chrétienne, elle pouvait être un « chrétien clandestin » et cacher secrètement aux responsables qu’elle rejetait ces enseignements sadducéens. Cela fonctionnerait jusqu’à ce que les dirigeants sadducéens le découvrent. Ou bien cela pourrait fonctionner indéfiniment si ces dirigeants-là fermaient les yeux ou s’en moquaient. Ainsi, un chrétien sadducéen serait un « croyant secret » qui devrait faire croire aux autorités (peut-être par son silence) qu’il adhérait à l’enseignement sadducéen, tout en diffusant peut-être la vérité de l’Évangile à d’autres sadducéens.

Un chrétien pouvait-il être nazi pendant la Seconde Guerre mondiale : ouvertement non, en secret oui

Imaginons qu’un nazi soit devenu chrétien par la suite, ou qu’un chrétien soit devenu nazi sans savoir ce que représentait le parti nazi.

De manière manifeste, non : le parti nazi croyait que ce qu’il qualifiait à tort de « race aryenne » était la race supérieure, et que les membres des autres races devaient être asservis ou exterminés. Il prônait l’extermination des Juifs, des personnes handicapées mentales et de nombreux Européens de l’Est afin de faire de la place pour son expansion. Un chrétien, qui est censé aimer tous les hommes, croire qu’en Christ il n’y a ni Juif ni païen, ni aucune autre division, et considérer que le meurtre est un mal, ne pourrait pas suivre le Christ tout en adhérant aux enseignements des nazis.

D’une certaine manière, oui : saviez-vous qu’un membre du parti nazi a été enterré, avec les honneurs, à Jérusalem ? Oskar Schindler, membre du parti nazi qui a été témoin du sort réservé aux Juifs, n’a PAS renoncé à son adhésion au parti nazi. Au contraire, il s’en est servi pour sauver de l’extermination environ 1 200 Juifs en Europe, dépensant toute sa fortune considérable en pots-de-vin pour sauver des Juifs. Plus tard, il a fait faillite. En Chine, un nazi allemand nommé John Rabe s’est efforcé de protéger un quartier de Nankin, ainsi qu’environ 200 000 Chinois, des atrocités commises par les Japonais. Là encore, il aurait pu dire : « Je n’approuve pas les principes défendus par le parti nazi, j’en suis sorti et je vais simplement m’isoler. » Mais non, au lieu de cela, il a mis à profit sa position et son appartenance à cette organisation malfaisante pour sauver des vies. De ce fait, après la guerre, il a été dénoncé comme nazi et a ensuite souffert de malnutrition, faute de pouvoir trouver du travail. Par ailleurs, Schindler et Rabe n’étaient pas connus pour être chrétiens ; tous deux étaient des nazis très engagés lorsque la guerre a éclaté.

Pertinence aujourd’hui

Il s’agit là d’une question très d’actualité, car les chrétiens débattent pour savoir si un disciple de Jésus peut également être musulman ou hindou.

Du côté des arguments contre, ils pourraient commettre un péché en affirmant le mensonge selon lequel le Coran ou les Vedas sont des livres spirituels précieux provenant du seul vrai Dieu, ou en omettant d’avertir les gens que Mahomet est un faux prophète et qu’on ne peut adorer que le vrai Dieu. Si certains (mais pas la majorité) rejettent le fait que Jésus soit Dieu, ou nient que Paul soit un apôtre et l’auteur des Écritures, alors ils ne sont pas vraiment des croyants.

Du côté des avantages, dans des pays comme la Malaisie, lorsqu’une personne naît dans une famille musulmane, sa carte d’identité indique qu’elle est musulmane. Peu importe ce qu’elle croit par la suite, la carte d’identité ne sera pas modifiée.

À la fin des temps, il se pourrait que les croyants aient l’occasion d’essayer d’agir de l’intérieur, de s’infiltrer subrepticement au sein de Babylone, afin de survivre et de partager secrètement leur foi avec les autres. Mais les croyants ne doivent PAS saisir cette occasion ; ils doivent fuir Babylone, comme Dieu le commande dans Apocalypse 18:4.

Q : Dans Actes 23, 6-7, de nos jours, à quels types de groupes une personne pourrait-elle encore appartenir en toute transparence lorsqu’elle devient chrétienne, et de quels types de groupes ne pourrait-elle plus faire partie ?

R : Je suppose qu’une personne pourrait faire partie d’un groupe qui n’aurait pas de croyances contraires à la Bible auxquelles il faudrait adhérer pour y adhérer ou y rester membre. Mais si le groupe prônait des croyances contraires à la Bible, sans que vous soyez obligé d’y croire, vous devriez vous demander pourquoi vous souhaitez en être membre. Pour devenir musulman, vous devez dire : « Il n’y a pas d’autre Dieu qu’Allah, et Mahomet est son prophète. » Vous ne pouvez pas dire cela sans pécher.

Supposons que quelqu’un dise être devenu chrétien, mais affirme ne pas croire en Dieu, ne pas vouloir suivre Jésus et ne pas accepter la Parole de Dieu. N’auriez-vous pas au moins des soupçons quant au fait qu’il s’agisse d’un faux chrétien ? Ce qui vaut pour le rejet des principes fondamentaux du christianisme vaut également pour le rejet des principes d’autres religions. Donc oui, hypothétiquement, une personne pourrait être chrétienne et un faux hindou, un faux adorateur des dieux romains, voire un faux sataniste. Mais le Vrai Dieu voudrait-il que vous agissiez ainsi ? – Bien sûr que non.

Q : Dans Actes 23, 11, pourquoi le Seigneur est-il apparu à Paul à ce moment-là ?

R : Paul était sur le point de traverser une période difficile, puisqu’il allait être emprisonné pendant deux ans. Dieu lui a parlé pour l’encourager et lui assurer qu’il était au bon endroit, exactement au moment où il devait s’y trouver. Notez qu’il n’y a eu aucune critique à l’égard de Paul pour s’être rendu à Jérusalem, ni à l’égard de Paul pour avoir monté les pharisiens et les sadducéens les uns contre les autres.

Q : Dans Actes 23, 1-11, grâce à son audace, Paul a-t-il bien témoigné à cette occasion ?

R : Oui, car il a bel et bien témoigné. L’un des moyens assurés d’échouer dans la proclamation de l’Évangile est de ne pas le proclamer du tout. Or, Paul ne voulait pas laisser passer cette occasion. Prions pour que nous ayons l’audace dont Paul a fait preuve. Le dialogue manque ici de fluidité. On n’a pas demandé à Paul de prononcer un discours ; il s’agissait plutôt d’un échange de questions et de réponses, au cours duquel ses interlocuteurs pouvaient l’interrompre à tout moment. Aujourd’hui, lorsque nous nous trouvons dans un contexte chaotique et improvisé, il est bon d’exposer d’abord vos points clés, comme le ferait un article de journal, au cas où vos interlocuteurs décideraient de ne pas écouter la suite de votre propos.

D’abord ce qui n’est pas la réponse, puis la réponse.

Ce qui n’est pas la réponse : Paul n’a pas vraiment témoigné ici ; il allait témoigner à Césarée en Judée, puis plus tard à Rome. Cependant, ce n’est pas la réponse, car le Seigneur ne l’a pas félicité pour ce qu’il allait faire, et Il n’a pas félicité Paul pour avoir témoigné en Judée, mais plutôt à Jérusalem.

La réponse : il s’en est suffisamment bien sorti en témoignant courageusement devant un public hostile.

Q : Dans Actes 23, 15-25, les quarante assassins sont-ils morts, et pourquoi a-t-on fait appel à 470 Romains ?

R : Il est intéressant de noter que les Juifs pensaient avoir plus de chances de voir Paul mourir en tendant une embuscade à une garde militaire romaine qu’en le faisant condamner devant un tribunal. Cela suggère qu’ils se rendaient eux-mêmes compte de la faiblesse de leur dossier.

Ces Juifs avaient tous prêté serment de ne ni manger ni boire tant qu’ils n’auraient pas tué Paul. Cependant, s’ils ne parvenaient pas à tuer Paul, sans que cela soit de leur faute, les chefs juifs les libéraient de leur serment. Les rabbins autorisaient la rupture des vœux pour quatre raisons : les vœux d’incitation, les vœux exagérés, les vœux faits par erreur et les vœux impossibles à tenir en raison d’une contrainte (M Nedarim 3:1-3).

Le commandant romain, Claudius Lysias, souhaitait garantir la sécurité de Paul, non pas par honneur ou par souci pour ce dernier, mais plutôt parce qu’il aurait fait mauvaise figure s’il avait, par sa négligence, laissé les Juifs tuer un citoyen romain placé sous sa garde. Césarée se trouvait à 65 miles au nord-ouest de Jérusalem, suffisamment loin pour être à l’abri d’une émeute. Ils se sont probablement arrêtés à Antipatris, à mi-chemin environ, à 35 miles de Jérusalem et à 23 miles de Césarée. De plus, pour gagner en rapidité, les fantassins ont peut-être voyagé à dos d’animaux de bât.

Q : Dans Actes 23, 26-30, quels sont les éléments importants de cette lettre ?

R : Elle contient une erreur et quelques omissions. La lettre donne l’impression que Lysias a sauvé Paul parce qu’il était citoyen romain. En réalité, Lysias n’a appris que Paul était citoyen romain que bien plus tard. Lysias a apparemment « oublié » de mentionner qu’il s’apprêtait à faire fouetter Paul. Le reste de la lettre est en grande partie exact, mais elle était très intéressée.

Luc devait avoir eu connaissance de cette lettre par Paul, mais comment Paul pouvait-il en connaître le contenu ? Même si Félix n’avait pas montré la lettre à Paul par la suite, celle-ci avait probablement été lue au cours de la procédure judiciaire.

Q : Dans Actes 24, 1-27, que savons-nous de celui que Tertullus appelait « le noble Félix » et de son épouse Drusilla ?

R : D’après le Commentaire évangélique de la Bible, p. 918, Antoninus Félix était né esclave, avait été affranchi par la mère de l’empereur Claude et, en 52 apr. J.-C., avait été promu gouverneur de Judée grâce à l’influence de son frère Pallas. Félix était cupide et traitait les bandits avec cruauté.

Par la suite, une révolte éclata à Césarée, et Félix y fit face avec ses soldats, tuant de nombreux civils juifs et s’emparant de leurs biens. Un grand prêtre juif nommé Jonathan écrivit à Félix pour lui demander de se montrer plus digne de sa fonction. Félix paya alors les Sicarii, un groupe d’assassins anti-romains, pour qu’ils assassinent Jonathan. En raison du comportement général de Félix, certains Juifs se rendirent à Rome pour se plaindre auprès de Néron, et Félix fut rappelé. Il aurait subi des souffrances à Rome, si son frère Pallas n’était pas intervenu en sa faveur.

Drusilla était la plus jeune fille d’Hérode Agrippa Ier. Ses frères et sœurs étaient Bérénice, Mariamne et Hérode Agrippa II, comme le mentionnent les Actes 25, 13-26, 32. Drusilla était la troisième ou quatrième épouse de Félix. Elle et Azizas/Azizus, roi (sous la domination romaine) d’Émèse (aujourd’hui Homs, en Syrie), avaient prévu de se marier lorsqu’elle avait 14 ans, à condition qu’il se convertisse au judaïsme. Mais par la suite, Félix la persuada de quitter Azizas/Azizus et de l’épouser à sa place, devenant ainsi sa quatrième épouse.

Tertullus lui-même portait un nom assez courant, signifiant « petit Tertius ». Félix connaissait bien les coutumes juives et avait réprimé une révolte de brigands, ce à quoi Tertullus fait probablement allusion dans Actes 24, 2. À part cela, Tertullus n’avait sans doute pas grand-chose d’autre de flatteur à dire à propos de Félix. Parfois, flatter quelqu’un peut s’avérer une tâche difficile !

Pour plus d’informations, consultez les « Antiquités judaïques » de Josèphe, livre 20, chap. 7.1-2,5, p. 420-421.

Q : Dans Actes 24, 5-8, quelle est l’essence de l’accusation portée par Tertullus contre Paul ?

R : Tertullus n’a avancé que quatre arguments. Il a qualifié Paul, de manière assez subjective, de « fléau » ; il a déclaré que Paul était un semeur de dissensions ; il a affirmé à juste titre que Paul était un chef des Nazaréens (c’est-à-dire des chrétiens) ; et il a faussement prétendu que Paul avait tenté de profaner le Temple. Mais toute personne que vous, ou ceux qui vous ont engagé, n’appréciez pas peut tout simplement être qualifiée de « fléau ». Curieusement, les Juifs qui suivaient Paul partout, et qui avaient même comploté pour le tuer, n’étaient pas accusés de semer la discorde, contrairement à Paul. Est-ce un crime de diriger un groupe de personnes ? – Les Juifs eux-mêmes avaient diverses écoles rabbiniques. Tertullus a donc gardé pour la fin l’accusation la plus grave, celle de profanation du Temple, et même celle-ci était fausse. En tant qu’avocat, Tertullus a tenté de tirer le meilleur parti possible du peu d’éléments dont il disposait.

Q : Dans Actes 24, 11-21, quel est le fond de la défense de Paul ?

R : Pendant le très bref séjour qu’il a effectué à Jérusalem, douze jours, il n’a incité personne à quoi que ce soit. Ce sont les Juifs qui ont incité la foule qui devraient être ici, pas lui. Paul n’a pas profané le Temple, et ils n’ont aucune preuve qu’il l’ait fait. Oui, il faisait partie de la « Voie », c’est-à-dire qu’il était chrétien.

Mais Paul a également tenu de nombreux propos qui ne visaient pas vraiment à sa défense. Il a d’abord fait remarquer qu’ils n’avaient formulé aucune accusation précise quant à la manière dont il aurait profané le Temple, ni même sur quoi portait réellement son procès ; Paul s’est donc fait un plaisir d’expliquer à Félix quelle était la véritable accusation portée contre lui. Paul a saisi cette occasion pour prêcher une partie de l’Évangile, notamment la résurrection des morts. C’est comme s’il avait interrompu sa défense en plein milieu, car il se devait de faire connaître l’Évangile.

Au début du procès, Félix n’a pas dit : « Nous devons attendre l’arrivée de Lysias pour rendre un verdict. » C’est presque comme si Félix ne voyait pas de résultat rapide, s’il s’était peut-être lassé du procès, et s’il avait simplement décidé de reporter l’affaire jusqu’à ce que Lysias vienne en personne. Si Félix avait acquitté Paul sur-le-champ, les chefs juifs se seraient fâchés contre lui, et Félix tenait à conserver leur faveur et à préserver la fête. Entre-temps, les chefs juifs auraient dû retourner péniblement à Jérusalem, puis revenir plus tard pour la suite du procès. Mais Félix ne se souciait probablement pas de leurs difficultés, ni de la durée pendant laquelle Paul resterait en prison. Soit dit en passant, nous n’avons aucune trace indiquant que Lysias ait jamais effectué ce voyage de deux jours pour venir.

Q : Dans Actes 24, 25b, quelle est aujourd’hui la différence entre rejeter l’Évangile et simplement retarder sa prise en considération ?

R : Lorsque ce report est infini, il n’y a finalement aucune différence. Mais Dieu fait preuve de patience à notre égard, et nous pouvons prier pour que le report de quelqu’un ne soit que temporaire et qu’il se repente. Dieu fait preuve d’une grande patience envers les non-croyants, et nous devrions en faire autant. Malheureusement, dans ce cas précis, Félix a ordonné qu’on s’en aille, précisant qu’il ferait appeler Paul lorsque cela lui conviendrait. Apparemment, il n’y a jamais eu de moment opportun pour Félix d’accepter l’Évangile. Lorsqu’une personne n’écoute l’Évangile que lorsque cela lui convient, il n’y a, dans de nombreux cas, jamais de moment opportun.

Q : Dans Actes 24, 25-27, Félix a-t-il agi injustement en maintenant Paul en prison ?

R : Selon les normes romaines, Félix n’était pas injuste, mais en réalité, il l’était. Félix n’avait rendu aucun jugement erroné à l’encontre de Paul. Cependant, le fait de l’avoir emprisonné pendant deux ans était une erreur. Paul se trouvait dans un état que les Romains appelaient « custodia libera », ce qui signifie qu’il était constamment sous surveillance, mais que ses amis pouvaient aller et venir pour lui rendre visite. De plus, s’il était juste que Paul puisse se défendre lors de son procès, celui-ci a en réalité dû subir quatre procès, devant le Sanhédrin, Félix, Festus et Hérode Agrippa II. Paul s’est peut-être demandé combien de procès il devrait encore subir, sans qu’aucune culpabilité ne soit retenue contre lui, avant qu’on ne le libère. Aujourd’hui, on peut se montrer injuste non seulement en refusant à quelqu’un ce qui lui revient, mais aussi en reportant indéfiniment ce qui lui est dû.

Q : Dans Actes 24, 26, pourquoi Félix aurait-il espéré recevoir un pot-de-vin de la part de Paul, un simple fabricant de tentes ?

R : Paul n’était très probablement pas riche, mais quelqu’un capable d’apporter une offrande d’argent substantielle à Jérusalem devait soit disposer de cette somme, soit avoir des amis qui, ensemble, possédaient beaucoup d’argent. De plus, selon l’ouvrage de Josèphe *Antiquités judaïques*, livre 20, chapitre 9.5, p. 424, après le règne de Félix et de Festus, le gouverneur Albinus a pratiquement vidé les prisons, et les seuls qui y restaient étaient ceux qui ne pouvaient absolument pas verser d’argent à Albinus.

D’une part, Félix aurait probablement pu obtenir de l’argent en demandant aux Juifs un pot-de-vin pour leur livrer Paul. Mais si quelqu’un venait à révéler que Félix avait agi ainsi pour faire tuer un citoyen romain, cela serait très dangereux pour lui.

Q : Dans Actes 24, 27, quelles informations extra-bibliques avons-nous concernant Festus ?

R : Porcius Festus fut nommé gouverneur de Judée à l’automne de l’an 60 après J.-C. Cependant, une certaine incertitude subsiste quant à la date, qui pourrait varier entre 55 et 60 après J.-C. Josèphe (Antiquités judaïques 20.8.9-11 ; 20.185-188, et La Guerre des Juifs 2.271, écrits vers 93-94 apr. J.-C.) mentionne également que Festus fut nommé gouverneur de Judée. Les Juifs devaient considérer Festus comme un homme meilleur et plus raisonnable que son prédécesseur Félix, ainsi que que ses successeurs Lucceius Albinus (62-64 apr. J.-C.) et le corrompu Gessius Florus (64-66 apr. J.-C.)

Festus était le nom de famille d’une famille noble de Rome.

On ne trouve aucune trace de Festus avant son arrivée en Palestine. Cependant, les récits de son mandat montrent qu’il était plus sage et plus honnête que Félix. Malgré cela, Félix dut se rendre à Rome pour répondre de sa gestion des émeutes entre Juifs et païens à Césarée.

À l’inverse, Félix réprima violemment la population. Il était à l’origine un esclave, puis fut affranchi. L’historien romain Tacite dit de Félix : « Il exerçait le pouvoir royal avec l’esprit d’un esclave ». Il organisa l’assassinat d’un grand prêtre nommé Jonathan, qui le critiquait pour sa mauvaise gouvernance.

Q : Dans Actes 25, 2, pourquoi parle-t-on de « grands prêtres » (au pluriel) alors qu’il n’était censé y en avoir qu’un seul ?

R : Le grand prêtre à cette époque était Ismaël, fils de Phabi, nommé par Hérode Agrippa II (Marcus Julius Agrippa II). Ismaël avait succédé à Ananias. En général, un ancien grand prêtre pouvait encore être appelé « grand prêtre », mais il y avait ici une raison plus immédiate. Ananias détenait toujours le pouvoir jusqu’à ce que les rebelles juifs le tuent en 66 apr. J.-C. Ananias n’hésitait pas à recourir au meurtre et à l’assassinat pour atteindre ses fins, et il est juste que ceux qui vivaient par l’épée périssent par l’épée. Voir « Antiquités judaïques » de Josèphe, livre 20, chapitres 179 (i.8), 194-196 (8.11) pour plus d’informations.

Q : Dans Actes 25, 23, que savons-nous d’autre au sujet de Bérénice ?

R : Tout d’abord, son nom était soit Bérénice, soit Pherenika, prononcé « Véronique » en latin. Bérénice était fiancée à Marcus, un neveu du philosophe juif Philon. Elle épousa ensuite son oncle Hérode de Chalcis, souverain d’un tout petit royaume soumis à Rome, situé dans les montagnes du Liban. Après la mort de celui-ci en 48 apr. J.-C., elle quitta son troisième mari et vécut avec son frère (d’un an son aîné), Agrippa II. Tant le poète romain Juvénal (Satires 6.156-160) que l’historien juif Josèphe (Antiquités 20.145-147) ont rapporté qu’ils entretenaient une relation incestueuse. Cela n’aurait toutefois pas posé de problème, car l’empereur Néron entretenait lui-même une relation sexuelle avec sa propre mère (même si celle-ci n’y consentait probablement pas). Elle prit le parti des Romains lors de la guerre juive et devint par la suite la maîtresse de Vespasien, puis du général romain Titus. Cela fit scandale, et Titus dut finalement la renvoyer.

Vous avez donc ici ce « couple » qui tente d’écrire à un empereur qui deviendra plus tard (après l’an 60 de notre ère) un monstre, essayant de présenter des accusations à l’empereur Néron pour expliquer pourquoi Paul est un homme mauvais et coupable, et ils ont beaucoup de mal à le faire. Notez toutefois que Paul continue de les traiter avec respect.

Quoi qu’il en soit, comme Agrippa était considéré comme un expert du judaïsme et un ami de la famille impériale, il se vit accorder le privilège de choisir le grand prêtre juif ; il destitua Ananias et choisit Ismaël, fils de Phabi. Plus tard, un différend éclata au sujet d’un mur qui obstruait la vue du roi sur le Temple ; Agrippa destitua donc Ismaël et choisit Joseph, fils de Siméon. Quoi qu’il en soit, l’ancien grand prêtre Ananias continuait de tirer les ficelles en coulisses, et c’est probablement la raison pour laquelle Luc parle de « grands prêtres » au pluriel.

Q : Actes 25, 23 mentionne qu’Agrippa et Bérénice firent leur entrée en grande pompe, mais les Écritures ne rapportent rien de tel pour Hérode ou Pilate. Pourquoi certaines personnes agissent-elles avec « pompe » ?

R : En grec, on parlait de « meta polles phantasias ». Elles agissent ainsi pour les apparences, en feignant que l’apparence corresponde à la réalité. Les Romains faisaient souvent preuve d’une grande solennité. Peut-être pensait-on que cette pompe impressionnerait les dirigeants juifs ou intimiderait l’accusé. Cinq cohortes étaient stationnées à Césarée, et chaque cohorte comptait nominalement 1 000 hommes. Il y avait donc cinq chiliarches romains au service de Festus.

Les empereurs romains étaient parfois appelés « Auguste », ou « Sebastos » en grec, ce qui signifiait qu’ils étaient supérieurs aux autres mortels. Ce n’est toutefois qu’à l’époque de Néron qu’ils ont commencé à être appelés « Seigneur ».

Aujourd’hui, certaines personnes pensent que si elles ont l’air importantes, les autres les accepteront comme telles, et qu’elles deviendront alors plus importantes. Il est triste de croire que votre estime de soi dépend de votre apparence et de votre popularité.

Q : Dans Actes 26, 12-15, Paul a omis certains détails, notamment concernant Ananias et la mission qui lui a été confiée par la suite. Dans quelles circonstances pouvons-nous résumer et simplifier ?

R : Paul n’a pas recouru à la tromperie, et nous ne devrions pas le faire non plus. Mais Paul a omis certains détails, car ils n’auraient pas été jugés importants pour son auditoire. Il est tout à fait acceptable que nous omettions nous aussi certains détails.

Q : Dans Actes 26:14, comment la voix a-t-elle pu s’adresser à Saul en hébreu, puisque l’expression courante « il est difficile de résister aux aiguillons » était connue en grec, mais pas en hébreu ?

R : Il s’agissait d’une expression bien connue en grec, signifiant « lutter contre une divinité », comme le montrent ces cinq références. Les Bacchantes d’Euripide, 794-795 ; Prométhée enchaîné d’Eschyle, 324-325 ; Agamemnon, 1624 ; La Pythie de Pindare, 2.94-95 ; Phormion de Térence, 1.2.27. Paul connaissait le grec et la culture grecque aussi bien que l’hébreu. Il existe deux réponses possibles, et franchement, peu importe laquelle est la bonne.

1. Il n’est pas rare de traduire une expression d’argot d’une langue à une autre, d’autant plus que Paul, sans parler de Dieu, connaissait bien les deux langues.

2. Dieu aurait pu s’adresser à Paul en hébreu et n’avoir prononcé que cette phrase en grec. Il serait tout de même exact, bien qu’imprécis, de dire que Dieu s’est adressé à Paul en hébreu si Dieu a également prononcé une petite phrase en grec.

Q : Dans Actes 26:14, un aiguillon à bœuf était un bâton dur et pointu servant à piquer un bœuf lorsque celui-ci refusait d’avancer. « Donner des coups de pied contre les aiguillons » va bien au-delà du simple fait de pécher. Comment les gens pèchent-ils et donnent-ils des coups de pied contre les aiguillons aujourd’hui ?

R : Comme l’a fait remarquer avec humour un auteur plus moderne : « Vos bras sont trop courts pour boxer contre Dieu. » C’est une chose de pécher, mais c’en est une autre de faire preuve de défiance à cet égard. Lorsque Dieu a clairement dit de ne pas faire quelque chose, et que, tout en le sachant, vous allez de l’avant et le faites quand même, vous vous opposez fondamentalement à Dieu.

Q : Dans Actes 26, 23, que signifie précisément « d’abord » ici ?

R : Examinons d’abord le mot grec signifiant « premier » que Paul utilise ici et ailleurs, puis voyons précisément ce que Paul entendait par « résurrection », ici et ailleurs.

Les mots grecs protos/proton (Strong 4412/4413) sont des termes apparentés qui peuvent signifier « premier » dans le temps, dans l’ordre ou en importance. Paul utilise également ce mot dans un sens approximatif pour signifier « très tôt » ou « avant un autre ».

En combinant les écrits de Paul et le récit de Luc sur l’enseignement de Paul, on constate que Paul utilise ce mot comme suit :

Uniquement en termes de temps ou d’ordre : Actes 13, 46 ; 20, 18 ; 26, 20 ; 1 Corinthiens 14, 30 ; 16, 2 ; Galates 4, 13 ; Éphésiens 1, 12 ; 4, 9 ; 1 Th 4, 16 ; 2 Th 2, 3 ; 1 Tm 3, 10 ; 5, 4 ; 5, 12 ; 2 Tm 1, 5 ; 4, 16 ; 2 Tm 2, 6 ; Tt 3, 10

Importance uniquement : 1 Co11:18 ;12:28 ; 15,3 ; 2 Co 8,5,12 ; 1 Ti1:16 ; 2,1

À la fois le moment/l’ordre et l’importance : Actes 26:23 ; Romains 1:8 ;1:16 ; 1 Corinthiens 15:45, 46, 47 ; 1 Timothée 2:13

Avant ou plus tôt qu’un autre : Romains 10,19-20 ; 15,24 ; Éphésiens 1,12 ; 6,2 ; Philippiens 1,5 ; 1 Timothée 1,16 ; 2 Timothée 4,16

Sans distinction : Romains 2:9 ; 2:10 ; Éphésiens 6:2

Conclusion : Actes 26:23 peut signifier ces trois aspects : le temps/l’ordre, l’importance et avant un autre. Le Christ a été le premier à ressusciter avec un corps incorruptible, Il est la source de notre résurrection, et Il est ressuscité avant que l’un d’entre nous ne ressuscite.

De quel type de résurrection s’agit-il ?

Paul n’était pas étranger à la résurrection, puisqu’il avait ressuscité Eutyches d’entre les morts dans Actes 20, 9-12. Mais d’un point de vue technique, le terme grec ne désigne pas l’action de « ressusciter d’entre les morts », mais plutôt le nom « résurrection des morts ». À quoi Paul fait-il donc référence ?

a) Une résurrection temporaire avec des corps qui mourraient à nouveau : Lazare (Jean11:38 -42), le fils de la veuve (1 Rois17:22 ), le fils de la Sunamite (2 Rois4:28 -37) et Eutychès (Actes 20, 9-12).

b) La résurrection définitive, dont Jésus fut le premier à bénéficier avec un corps incorruptible.

Paul n’a prêché nulle part ailleurs le premier type, mais uniquement le second. Dans Romains 6:9, il dit que puisque le Christ est ressuscité d’entre les morts, « il ne peut plus mourir », et de même, nos corps ressuscités sont incorruptibles (1 Corinthiens 15:20-23, 35-55). Paul dit également : « En effet, Dieu l’a ressuscité [Jésus] d’entre les morts, pour qu’il ne connaisse plus la décomposition » dans Actes 13:34a

Il serait faux de penser que Paul prêchait que le Christ n’avait connu qu’une résurrection temporaire, ou qu’il ne nous promettait qu’une résurrection temporaire. Son message à Festus et à Agrippa, ainsi qu’à tous les autres, ne portait que sur la résurrection définitive dont bénéficient le Christ et nous-mêmes.

Q : Dans Actes 26, 24-29, pourquoi Paul s’est-il montré si audacieux devant le roi Agrippa ?

R : Qu’avait Paul à perdre ? Le Saint-Esprit avait dit à Paul qu’il rendrait témoignage à Rome, et Paul savait qu’il se rendrait à Rome. Paul s’est montré audacieux ici dans le but de convertir ses auditeurs. Paul pensait apparemment qu’un appel direct et simple était la meilleure approche. Il se peut également qu’il y eût une certaine urgence pour Paul à faire appel à Rome à ce moment-là. Festus ne connaissait pas bien la situation et ne se doutait apparemment pas que les Juifs voulaient simplement que Paul soit envoyé à Jérusalem afin de pouvoir lui tendre une embuscade. Paul a peut-être fait appel à Rome à ce moment-là parce qu’il voyait qu’il était sur le point d’être envoyé à Jérusalem.

On pourrait se demander pourquoi Paul se donnait la peine de prêcher l’Évangile à des dirigeants qui semblaient si éloignés de sa portée. Peut-être la réponse réside-t-elle dans le fait que Paul ne voyait pas les choses ainsi. Paul ne se demandait pas qui était hors de portée de l’Évangile, mais, puisqu’il en avait l’occasion, il allait la saisir et prêcher non seulement à Félix et au roi Agrippa, mais aussi à tous ceux qui l’écoutaient.

À titre d’anecdote historique, au IIe siècle (100-200 apr. J.-C.), les citoyens romains étaient généralement envoyés à Rome sans avoir besoin de faire appel à César. Au IIIe siècle, presque tous les non-esclaves de l’Empire romain étaient citoyens ; ainsi, presque n’importe qui pouvait choisir d’être envoyé à Rome. Mais à l’époque de Paul, les citoyens romains n’étaient envoyés à Rome que s’ils en faisaient expressément la demande.

Aujourd’hui, nous devrions nous aussi faire preuve d’audace. Ne vous contentez pas de faire de la présentation de l’Évangile un motif caché, mais dites d’emblée que la raison la plus importante pour laquelle nous leur parlons est qu’ils puissent être sauvés.

Q : Dans Actes 26, 24-25, pourquoi Festus a-t-il accusé Paul d’être fou ?

R : Ce n’était pas parce qu’il pensait que Paul était ignorant ; en fait, il a affirmé que toute la grande érudition de Paul le rendait fou, ce qui en dit long sur le niveau d’érudition de Festus lui-même. L’une des raisons pour lesquelles Festus a pu tenir ces propos est qu’il n’avait peut-être pas suivi tout le raisonnement de Paul. Une deuxième raison est que Festus était grec, et non juif, et que la philosophie grecque n’avait (presque) aucune notion de résurrection des morts.

Q : Dans Actes 26:27, Paul menait de haut la main son discours éloquent, érudit et ancré dans les Écritures, mais il a interrompu son exposé pour poser au roi Agrippa une question directe et percutante. À votre avis, quand devrions-nous marquer une pause dans notre témoignage de l’Évangile pour poser des questions directes et percutantes ?

R : Lors d’un discours sur l’Évangile, le lecteur peut facilement se contenter d’écouter passivement, sans se rendre compte qu’il est sur le point de prendre la décision la plus importante de sa vie : celle de croire ou non au message de l’Évangile et de le suivre. Le roi Agrippa était censé être un expert du judaïsme, y compris des prophètes. Mais Paul a ici tracé une ligne dans le sable. Agrippa connaissait les prophètes, mais y croyait-il, oui ou non ? Agrippa était sans aucun doute un auditeur disposé à écouter, mais était-il prêt à faire la différence et à changer en fonction de ce qu’il allait entendre ?

Q : Dans Actes 26, 27-29, pourquoi le roi Agrippa n’a-t-il pas accepté le Christ lorsque Paul s’est adressé à lui ?

R : Bien que nous n’en connaissions pas toutes les raisons, cela a pu être par orgueil, par crainte ou parce que d’autres personnes l’observaient. En fin de compte, Dieu connaissait d’avance et avait prédestiné ceux qui iraient au ciel. Quelle que soit la manière dont vous conceviez l’interrelation entre la prescience et la prédestination, il est erroné de combiner ces deux notions de manière à décharger explicitement ou implicitement le roi Agrippa de sa responsabilité d’accepter et de croire.

Q : Dans Actes 26, 32 et Actes 25, 11, Paul aurait-il dû faire appel à César ?

R : Cela signifiait que Paul se rendrait à Rome afin que César statue personnellement sur son affaire.

Paul a eu raison de faire appel à César pour trois raisons.

Premièrement, Paul souhaitait se rendre à Rome, et cela lui en aurait permis d’y parvenir.

Deuxièmement, Paul avait peut-être compris que l’opposition implacable et meurtrière dont il faisait l’objet signifiait qu’il ne serait jamais libéré en Judée. Rappelez-vous que les grands prêtres voulaient que Paul revienne à Jérusalem afin de pouvoir lui tendre une embuscade.

Troisièmement, si Paul comparaissait devant César et était déclaré innocent, cela donnerait au christianisme une base juridique, à l’instar du judaïsme.

Enfin, rappelez-vous que lorsque quelqu’un dit quelque chose, cela ne signifie pas pour autant que ce qu’il dit est nécessairement vrai. Festus et Agrippa s’accordaient à dire que Paul était innocent, et s’il n’avait pas fait appel à César, ils l’auraient relâché. C’était facile à dire pour eux à ce moment-là. Ils auraient pu relâcher Paul à tout moment au cours des deux années qu’il avait passées en prison ! Ils auraient même pu le libérer dès lors, ce qui aurait rendu l’appel à César sans objet. Il est facile pour quelqu’un de se montrer très aimable et conciliant lorsque cela ne lui coûte rien, qu’il n’a rien à perdre et qu’il sait qu’il est impossible que sa « générosité » soit mise en pratique. En réalité, Festus a probablement poussé un soupir de soulagement lorsque Paul a interjeté appel, car cela lui a permis de se sortir d’une situation délicate. Il ne voulait pas s’attirer l’hostilité des Juifs, et il préférait ne pas mettre à mort un citoyen romain innocent dont il aurait pu avoir à répondre plus tard. Festus s’est donc probablement rendu compte que, même si Paul était innocent, il pouvait tout de même représenter un danger.

Q : Dans Actes 27, 1-28, 13, que peut-on déduire du style d’écriture ?

R : Le récit est si détaillé que Luc devait être un témoin oculaire, et qu’il a probablement même eu accès aux journaux de bord du navire. Comme l’a dit Thomas Walker : « Il n’existe dans toute la littérature classique aucun récit aussi détaillé du fonctionnement d’un navire antique. » En tant que médecin, Luc, qui utilisait fréquemment des termes médicaux dans le livre des Actes, devait avoir le souci du détail. Mais d’un autre côté, la terminologie simple employée par Luc pour décrire la navigation indique qu’il n’était pas marin. James Smith, originaire du Renfrewshire, en Écosse, a été plaisancier pendant trente ans et s’est rendu à Malte pour étudier le voyage de Paul. Il a écrit *Le voyage et le naufrage de Paul* en 1848 : « Aucun marin n’aurait écrit dans un style si peu semblable à celui d’un marin ; aucun homme qui ne soit pas marin n’aurait pu rédiger un récit de voyage en mer aussi cohérent dans tous ses détails, à moins de s’être appuyé sur des observations réelles. » D’autre part, sans compter ce voyage, les onze autres voyages de Paul ont totalisé 3 500 miles. Ainsi, même si Paul n’était pas un marin expérimenté, il était un passager de navire expérimenté.

Par ailleurs, qui d’autre aurait pu se trouver à bord ? Parmi les passagers figuraient probablement d’autres prisonniers se rendant à Rome pour y être jugés ou exécutés. On les exécutait souvent au Colisée ou dans d’autres arènes.

Q : Dans Actes 27, 10, Paul a-t-il fait ici une fausse prophétie, selon laquelle des personnes perdraient la vie, puisque personne n’a perdu la vie d’après Actes 27, 22-23 ?

R : Non, mais il y a deux réponses différentes.

L’opinion initiale de Paul face à la promesse ultérieure de Dieu : Paul s’exprimait d’après sa propre connaissance dans Actes 27, 10, car il a dit : « Je vois », et non « Dieu a dit » ou « un ange a dit », comme dans Actes 27, 22.

La volonté révélée de Dieu peut changer lorsque la nôtre change : il se peut que Dieu ait effectivement dit à Paul qu’il y aurait des pertes humaines avant Actes 27, 10. Puisqu’Actes 27, 24 indique que la vie de ceux qui accompagnaient Paul lui a été « accordée », Paul a dû prier avec ferveur pour eux. La volonté révélée de Dieu à notre égard peut changer lorsque nous prions, ou lorsque notre volonté change. Pour un autre exemple de cela, voir Genèse 20, 3-7. Pour un exemple où la prière fidèle, fréquente et fervente de David a reçu une réponse négative, voir 2 Samuel 12, 15-19.

Q : Dans Actes 27, 10, comment devriez-vous vous comporter lorsque vous vous retrouvez malgré vous impliqué dans une situation qui dérive vers le naufrage ?

R : Commencez par prier à ce sujet, puis mettez les autres en garde, comme l’a fait Paul. Parfois, cela ne fonctionne pas, car ceux à qui vous vous adressez sous-estiment soit la gravité du danger, soit la probabilité qu’il se produise. Vous pourriez vouloir descendre du bateau si vous le pouvez, bien que cela n’ait pas été possible dans le cas de Paul. Ou si vous vous trouviez à bord du Titanic alors qu’il coulait, vous pourriez dire aux gens de monter dans les canots de sauvetage, leur dire d’attendre que d’autres viennent les remplir, et, d’une manière générale, agir comme le Christ voudrait que vous agissiez dans cette situation. Mais pour faire tout cela, vous devriez garder la tête froide et ne pas céder à la panique. Les gens ont davantage tendance à céder à la panique lorsqu’ils ignorent que Dieu veille sur eux. Or, le fait que Dieu veille sur vous peut notamment se traduire par un apaisement de vos nerfs, afin que vous puissiez choisir la meilleure ligne de conduite.

Nous pourrions nous contenter de penser que tant que nous suivons fidèlement Dieu, nous ne rencontrerons ni tempêtes violentes ni naufrage. Mais cela n’est pas vrai, ni sur le plan physique ni sur le plan émotionnel, même pour Paul. Dieu nous aidera à traverser les tempêtes, mais en attendant, nous devons être un « havre de calme », donner un bon témoignage et louer Dieu même au cœur de la tempête.

Q : Dans Actes 27, 14, qu’est-ce qu’un vent d’Euroclydon ?

R : Cela signifie littéralement « nord-est », et il s’agit d’un vent fort soufflant du nord-est qui souffle à l’automne et au début de l’hiver dans cette partie de la Méditerranée. Il rend la navigation en Méditerranée orientale périlleuse après le 14 septembre. C’était après le Jour des Expiations et, selon William Ramsay, en octobre 59, le Jour des Expiations tombait le 5 octobre ; la période de navigation calme était donc terminée jusqu’au 5 mars environ. Cauda était une petite île située à environ 25 milles au sud de la Crète. Il était imprudent de naviguer à cette saison, mais les armateurs ont probablement voulu prendre ce risque pour des raisons financières. La traversée de Fair Havens à Phoenix représentait moins de 100 milles, et le vent était faible lorsqu’ils ont pris la mer ; ils ont donc décidé de tenter leur chance.

Q : Dans Actes 27, 17, comment les gens d’aujourd’hui se sentent-ils plus en sécurité en prenant de petites précautions dans des situations dangereuses ?

R : Dans Actes 27, 17, ils ont enroulé des cordages autour de la coque du navire afin de mieux le maintenir en un seul morceau en cas de mer agitée. Imaginez qu’on vous dise que vous allez affronter des vents de la force d’un ouragan en mer, mais ne vous inquiétez pas, nous allons attacher des cordages autour de votre bateau ! Bien que l’idée d’attacher des cordages autour du navire fût bonne, elle n’était pas un centième aussi bonne que celle de ne pas prendre la mer aussi tardivement. Mais une fois cette décision prise, pour un gain financier au détriment de la sécurité de tous, le fait d’attacher le navire valait mieux que rien. Les quatre autres mesures qu’ils ont prises – hisser le canot de sauvetage à bord, abaisser la voile pour ralentir leur progression, jeter l’ancre pour ralentir légèrement leur progression et, par désespoir, jeter la cargaison par-dessus bord – étaient le mieux qu’ils pouvaient faire, maintenant qu’ils se trouvaient déjà dans cette situation. Ils voulaient ralentir le navire, car ils ne voulaient pas heurter les côtes libyennes de nuit. On craignait la présence de bancs de sable au large des côtes libyennes.

Aujourd’hui, il arrive que les gens prennent des mesures qui les mettent un tout petit peu plus en sécurité, non pas parce que cela change grand-chose, mais pour se sentir mieux face à une situation risquée. Il vaut mieux évaluer le risque global et, peut-être, ne pas s’être mis dans cette situation risquée dès le départ. Les petites mesures visant à améliorer la situation ou à la rendre moins risquée sont acceptables, mais ne vous laissent pas aveugler au point de ne plus voir la situation dans son ensemble. Prenons l’exemple de Robin des Bois, qui volait les riches pour donner aux pauvres. Aurait-il dû voler ? Non. Mais s’il avait donné un peu aux pauvres, cela l’aurait-il aidé à se sentir mieux ? Il vaut mieux ne pas voler les gens que de les voler, même si l’on donne aux pauvres de l’argent qui ne nous appartient pas.

Q : Dans Actes 27:21, comment et quand devriez-vous dire « Je vous l’avais bien dit », comme Paul semblait le faire ici ?

R : Cela dépend en grande partie de votre attitude et de votre ton lorsque vous le dites. Paul ne cherchait pas à les rabaisser, mais en disant cela, il leur suggérait qu’à l’avenir, ils devraient prêter davantage attention à ses recommandations.

Q : Dans Actes 27:27, comment se fait-il qu’ils naviguaient dans la mer Adriatique, alors qu’ils auraient dû se trouver au sud de l’Italie ?

R : À l’époque, ce qu’on appelait la mer Adriatique comprenait également les eaux situées au sud de l’Italie, jusqu’à la Sicile et Malte à l’ouest, et jusqu’à l’île de Crète à l’est. Cela se situe nettement plus au sud de ce qu’on appelle aujourd’hui la mer Adriatique. Josèphe, qui a lui aussi fait naufrage à cet endroit, l’appelait la « mer d’Adria ».

Q : Dans Actes 27, 37, pourquoi y avait-il autant de personnes (276) à bord du navire sur lequel Paul voyageait ?

R : Il s’agissait apparemment d’un grand navire, et la plupart des navires de l’époque emploiaient des esclaves pour ramer. Josèphe, dans le livre 15, chapitre 3 de sa « Vie », mentionne que le navire qui l’emmenait en Italie comptait 600 passagers. Josèphe a lui aussi fait naufrage, et seuls 80 passagers ont survécu.

Q : Dans Actes 27, 38-41, pourquoi voulaient-ils diriger le navire vers un cours d’eau ou un ruisseau ?

R : Probablement pour éviter les gros rochers.

Q : Dans Actes 27, 41, quelle est la signification du fait d’avoir échoué le navire entre deux mers ?

R : Il y avait (et il y a toujours) des bancs de sable dans ce qu’on appelle aujourd’hui la baie de Saint-Paul, entre l’île de Malte et l’îlot voisin de Salmonetta. Cet endroit était idéal pour échouer le navire, car personne n’aurait voulu le faire s’échouer contre des rochers.

Ce détail anodin revêt une grande importance, car personne ne pourrait le savoir à moins d’avoir vécu à Malte ou d’en avoir été témoin oculaire.

Q : Dans Actes 27, 42, pourquoi les soldats étaient-ils si impatients de tuer les prisonniers ?

R : Les soldats romains risquaient d’être mis à mort s’ils laissaient leurs prisonniers s’échapper, mais ils ne seraient pas punis s’ils les tuaient pour les empêcher de s’enfuir. Peut-être les soldats se seraient-ils estimés satisfaits, sachant que toute la responsabilité retomberait sur le centurion, puisqu’il leur avait ordonné de ne pas tuer les prisonniers.

Q : Dans Actes 27, 1 à 28, 1, nous traversons tous des tempêtes dans la vie. Comment compareriez-vous et mettriez-vous en parallèle le voyage de Paul avec celui de Jonas ?

R : Il est intéressant de comparer le voyage de Paul à un voyage similaire effectué par Jonas dans à peu près la même région. Tous deux ont connu des tempêtes et ont dû, de manière inattendue, quitter la protection du navire. Mais Jonas, sous la protection de Dieu, s’enfuyait volontairement pour désobéir à Dieu. Paul, malgré l’opposition potentielle de Satan, mais toujours sous la protection de Dieu, était un prisonnier n’ayant aucun contrôle sur sa destination. Tous deux sont toutefois parvenus aux destinations que Dieu avait prévues. Et tous deux y sont parvenus d’une manière totalement inattendue pour eux.

Q : Dans Actes 28:1, que savons-nous de l’île de Malte ?

R : Malte est une petite île (18 par 8 miles, soit 95 miles carrés ou 246 kilomètres carrés), située à seulement 58 à 60 miles (93 à 96 kilomètres) au sud de la Sicile et à environ 180 miles au nord-est de la Tunisie. Elle se trouve à 600 miles (960 kilomètres) à l’ouest de Fair Havens, en Crète.

Ses habitants étaient d’anciens Phéniciens, ainsi que des soldats romains et leurs familles. On les appelait « barbares », non pas parce qu’ils n’étaient pas civilisés, mais parce que le terme « barbare » désignait à l’origine une personne dont la langue maternelle n’était pas le grec (ou, plus tard, le latin). La NIV Study Bible, p. 1699, ajoute que ces personnes étaient les descendants de Phéniciens romanisés, et donc tout à fait civilisés.

Q : Dans Actes 28:1, où exactement Paul a-t-il débarqué à Malte ?

R : Il s’agissait probablement d’un endroit qui s’appelle aujourd’hui Paul’s Bay (pour des raisons évidentes). Il se trouve à environ 8 miles (13 km) au nord-ouest de la ville de La Valette.

Q : Dans Actes 28:3, comment une vipère a-t-elle pu s’accrocher à la main de Paul, alors qu’il n’y a plus de vipères à Malte aujourd’hui ?

R : Aujourd’hui, il n’existe que deux espèces de serpents à Malte, et toutes deux ont été importées. Il n’y a pas non plus beaucoup de forêts où se procurer du bois à Malte aujourd’hui. Cependant, avant que les hommes ne défrichent les forêts, rien ne permet de supposer qu’il n’y avait pas les mêmes espèces de serpents que dans les contrées environnantes. Le serpent Vipera aspis vit dans le sud de l’Europe, Vipera latastei habite l’Espagne et le Portugal, et Vipera ammodytes se trouve un peu plus loin, dans le sud-est de l’Europe.

Même s’il aurait pu s’agir d’un démon déguisé en serpent, rien ne permet de supposer qu’il ne s’agissait pas d’un animal normal et naturel. Que ce serpent fût indigène ou qu’il soit arrivé à bord d’un navire, les Maltais n’étaient pas étrangers aux serpents venimeux.

Q : Dans Actes 28, 4, qui ou quoi désigne ici le terme « Justice » ?

R : « Justice » signifie « justice », mais il existait également une déesse grecque nommée Dike/Dice, également appelée « Dame Justice », qui était la déesse de la justice et de l’ordre moral. Elle était la fille de Zeus et de sa deuxième épouse, la Titanide Thémis, qui était la déesse de « l’ordre divin et de la justice ». Les Maltais faisaient donc peut-être référence à l’une ou l’autre d’entre elles. Si la plupart des Maltais étaient d’origine phénicienne ou carthaginoise, d’autres appartenaient à des familles de soldats romains. Apparemment, divers dieux et déesses circulaient librement d’une culture à l’autre.

Q : Dans Actes 28, 7, existe-t-il des preuves archéologiques concernant le titre de « premier homme / chef » de l’île ?

R : Oui. Malte était trop petite pour être une province ou un royaume. Une inscription montre que l’empereur Auguste avait nommé un « chef de toute la municipalité de Malte ».

Q : Dans Actes 28, 7, existe-t-il des preuves extra-bibliques concernant ce Publius, le « chef de l’île » ?

R : Oui. La tradition rapporte que Publius devint le premier évêque de Malte. Gennadius/Jérôme, dans son ouvrage *Des hommes illustres* (chapitre 19), indique qu’il fut par la suite mis à mort en raison de sa foi chrétienne.

Q : Dans Actes 28, 7-10, pourquoi les insulaires leur auraient-ils fourni des provisions ?

R : Malte est une petite île, et les insulaires n’avaient aucune obligation de donner des provisions plutôt que de les vendre. Mais ils étaient probablement très reconnaissants envers Paul pour avoir guéri des personnes sur l’île. Ainsi, tous les soldats romains et l’équipage ont bénéficié des actions de Paul. En tant que croyant aujourd’hui, les personnes qui vous entourent bénéficient-elles de votre vie bénie ?

Q : Dans Actes 28, versets 8, de quoi le père de Publius aurait-il pu souffrir ?

R : Malte bénéficie d’un climat tempéré. En hiver, la température peut osciller entre 50 et 65 °F (10-17 °C) ; il pourrait donc s’agir de plusieurs affections. Dans la plupart des régions, la dysenterie est due à de l’eau insalubre ou à des aliments avariés. Cependant, à Malte, il existe une troisième cause. Il existe un micro-organisme, présent dans le lait de chèvre à Malte, à Gibraltar et dans d’autres régions chaudes de la Méditerranée, appelé Micrococcus melitensis. Il existe aujourd’hui un vaccin contre cette maladie, mais en l’absence de vaccination, la fièvre intermittente peut durer de quatre mois à trois ans.

Q : Dans Actes 28:11, qui étaient Castor et Pollux ?

R : Selon la mythologie grecque, Castor et Pollux étaient des jumeaux nés de Zeus et de Léda, reine de Sparte, lorsque Zeus prit la forme d’un cygne et féconda Léda. Ils étaient les dieux protecteurs des marins. Si leur constellation, les Gémeaux, était visible pendant une tempête, cela était de bon augure. Ils seraient apparus en sortant d’œufs. Ce mythe n’était pas aussi populaire que d’autres à l’époque, mais plus tard, à la Renaissance, de nombreux artistes ont réalisé des tableaux représentant cet acte explicite, notamment Léonard de Vinci (œuvre inachevée) et Michel-Ange. Ils étaient rémunérés pour cela par des mécènes. Si l’on vous paie pour faire quelque chose, combien de temps passez-vous à vous demander si Dieu souhaite réellement que vous travailliez là-dessus ou non ?

Soit dit en passant, au Vatican, sur la porte de la basilique Saint-Pierre, se trouve une représentation de ce qui semble être Léda et le cygne. Trip Advisor en présentait une photo. Je ne sais pas pourquoi cette image se trouve au Vatican.

Q : Dans Actes 28, 24-25, que savons-nous des Juifs de Rome ?

R : Ils se trouvaient d’abord à Pouzzoles, un port près de Naples, vers l’an 4 av. J.-C. L’empereur Claude avait expulsé les Juifs de Rome entre 41 et 53 apr. J.-C., mais ils avaient depuis été autorisés à revenir. Il y avait sept synagogues juives différentes à Rome. Ils constituaient une minorité à Rome, mais une minorité importante.

Q : Dans Actes 28, 30-31, qu’a fait Paul pendant ces deux années d’assignation à résidence à Rome ?

R : Les Écritures indiquent que Paul recevait des visiteurs et prêchait l’Évangile, mais elles ne donnent pas beaucoup plus de détails. C’est peut-être à cette époque que Paul a rédigé les épîtres aux Éphésiens, aux Philippiens, aux Colossiens et à Philémon.

Q : D’après Actes 28, 30-31, pensez-vous que Paul ait été libéré ou non ?

R : Les Écritures ne le précisent pas. L’histoire ne nous dit pas non plus si a) Paul a été condamné et martyrisé, ou b) s’il a été libéré, a poursuivi son œuvre, puis a été arrêté plus tard, avant d’être condamné et martyrisé. Mais nous pouvons examiner la situation. Rien n’indique que ses accusateurs juifs se soient présentés, probablement parce qu’ils savaient que leur dossier était très fragile. Néron n’était pas encore un tyran meurtrier au début de son règne. Il y avait donc de fortes chances que Paul ait finalement été libéré.

Tout comme nous, Paul a connu des moments heureux et des moments difficiles, des moments où il était sûr de ce qui allait se passer et d’autres où il n’en avait aucune idée. Mais que Paul ait été libéré cette fois-ci ou non, il était un chrétien en toutes circonstances. Il pouvait se contenter de prêcher devant de grandes foules et de guérir les gens, il pouvait se contenter de la prison, d’où il a écrit l’épître aux Philippiens. Paul pouvait se contenter de la certitude qu’il se rendrait à Rome, et il pouvait se contenter des moments d’incertitude où la vie ressemblait à un naufrage. Après avoir examiné la vie de Paul, nous devrions aspirer à rendre nos vies plus semblables à la sienne (Philippiens 3, 17).

Q : Dans les Actes et l’Évangile selon Luc, que peut-on dire du style d’écriture de Luc ?

R : Alors que Marc écrivait en « homme d’action », Luc s’intéressait à ce qui était dit. Plus de 22 % des Actes sont constitués de discours principaux, et si l’on inclut d’autres discours plus courts, plus de la moitié du livre des Actes est constituée de discours. Ces discours étaient sans aucun doute beaucoup plus longs que ce que Luc a rapporté, et il est admis que Luc les a paraphrasés. De même, l’Évangile selon Luc rapporte davantage de paraboles de Jésus que les autres évangiles.

Le grec de Luc est excellent, et il était apparemment très instruit. En effet, les étudiants en grec d’aujourd’hui considèrent que son grec est le plus difficile à traduire de toute la Bible.

Q : Qui a rédigé le livre des Actes ?

R : Il est assez largement admis que ce texte a été rédigé par Luc, le même auteur qui a rédigé l’Évangile selon Luc.

Certains indices laissent penser que l’auteur des Actes était en réalité un compagnon de Paul qui l’accompagnait dans ses voyages. »

Luc est également mentionné dans Colossiens 4, 14, 2 Timothée 4, 11 et Philémon 24.

Q : Quand le livre des Actes a-t-il été écrit ?

R : Il existe deux points de vue.

1. Une date précoce : en effet, s’il en avait eu connaissance, Luc aurait probablement mentionné la mort de Paul, les persécutions de Néron et la chute de Jérusalem si celles-ci avaient eu lieu. Luc aurait donc pu rédiger le livre des Actes entre 61 et 64 apr. J.-C. D’autres avancent la période 63-70 apr. J.-C. en raison du silence sur les événements ultérieurs.

2. Une deuxième hypothèse est qu’il est possible que Luc ait prévu un troisième volume (bien que cela n’ait pas été dans la volonté de Dieu) ; il aurait donc pu écrire plus tard et prévoir les événements ultérieurs pour ce troisième volume.

Clément de Rome (96-98 apr. J.-C.) cite un quart d’Actes 20, 35 et suivants (5 mots sur 26) dans 1 Clément, vol. 1, chap. 2, p. 5, et Polycarpe (100-155 apr. J.-C.) cite la moitié d’Actes 2, 24a (7 mots grecs sur 15) dans la Lettre de Polycarpe aux Philippiens, chap. 1, p. 33. Ce texte a sans aucun doute été rédigé avant 96-98 apr. J.-C.

Q : Ce livre a-t-il été rédigé au IIe siècle (bien après la mort de Luc), comme l’affirmait l’école libérale de Tübingen ?

R : Ils affirmaient cela en raison des nombreux faits parallèles présentés à la fois dans les Actes et dans les œuvres de Josèphe. (Josèphe a rédigé les Antiquités judaïques vers 93-94 apr. J.-C.)

Cependant, cela serait tout à fait normal si Luc avait eu accès à bon nombre des mêmes sources que celles utilisées par Josèphe. De plus, Irénée (182-188 apr. J.-C.), Clément d’Alexandrie (193-202 apr. J.-C.), le Canon muratorien (170-210 apr. J.-C.), Origène (225-254 apr. J.-C.) et Pamphile (martyrisé en 309 apr. J.-C.) affirment tous que Luc a rédigé les Actes.

Q : Dans les Actes, comment sait-on que le texte biblique actuel est une transmission fidèle de ce qui a été écrit à l’origine ?

R : Il existe au moins trois bonnes raisons.

1. Dieu a promis de préserver sa Parole dans Ésaïe 55, 10-11 ; Ésaïe 59, 21 ; Ésaïe 40, 6-8 ; 1 Pierre 1, 24-25 ; et Matthieu 24, 35.

2. Les témoignages de l’Église primitive. Les auteurs chrétiens antérieurs au concile de Nicée ont cité 20,4 % du livre des Actes, soit 204,86 versets sur 1 003. Voici les auteurs qui ont fait référence à des versets des Actes.

Clément de Rome (96-98 apr. J.-C.) cite un quart d’Actes 20, 35 et suivants (5 mots sur 26) : 1 Clément, vol. 1, chap. 2, p. 5

L’Épître de Barnabé (vers 100-150 apr. J.-C.), chap. 7, p. 142, fait allusion à Actes 14, 22

Polycarpe (100-155 apr. J.-C.) cite la moitié d’Actes 2, 24a (7 mots grecs sur 15) : Lettre de Polycarpe aux Philippiens, chap. 1, p. 33. Il cite également Actes 17, 31 au chap. 2, p. 33

Le Pasteur d’Hermas (160 apr. J.-C.), livre 1, chap. 2, p. 18, cite la moitié d’Actes 4, 12.

Justin le Martyr (vers 138-165 apr. J.-C.) paraphrase clairement Actes 1, 9 dans *Sur la résurrection*, chapitre 9, p. 298

Les chrétiens de Vienne et de Lugdunum (177 apr. J.-C.) citent la moitié d’Actes 7, 60 : « tout comme Étienne, le témoin parfait : “Seigneur, ne leur impute pas ce péché” ». Pères anténicéens, vol. 8, p. 784.

Irénée, qui a rédigé *Contre les hérésies* entre 182 et 188 apr. J.-C., fait référence à 88 versets des Actes à 48 reprises.

Irénée (182-188 apr. J.-C.) cite Actes 8, 9-11, 20, 21, 23 (Simon le Sorcier) tels qu’ils ont été écrits par Luc. Irénée, *Contre les hérésies*, livre 1, chap. 23.1, p. 347

Le Canon muratorien (190-217 apr. J.-C.), ANF, vol. 5, canon 2, p. 603 : « De plus, les Actes des Apôtres sont rassemblés par Luc en un seul livre »,

Clément d’Alexandrie (193-217/220 apr. J.-C.) cite 48 versets des Actes : 1,7 ;2:26 -28, la moitié de2:41 ; 6,2 ; 8,22a ;10:10 -15,34,35 ;15:23 ,28,29,17:18 ,22,23,28 ; 26:17-18. Il fait allusion à 9 versets des Actes :3:14 , 17, 19, 21 ; 5:1 ;8:30 ;10:24 ;17:15 (mention d’Athènes) ;17:30 .

Clément d’Alexandrie (193-202 apr. J.-C.) cite Actes 17, 22-23 en disant : « Luc dans les Actes des Apôtres », dans les Stromates (193-202 apr. J.-C.), livre 5, chapitre 12, p. 464. Il cite également « Pierre dans les Actes » dans les Stromates, livre 6, chapitre 8, p. 494.

Tertullien (198-220 apr. J.-C.) mentionne nommément les Actes des Apôtres dans *De la résurrection de la chair*, chapitre 39.

Tertullien fait de nombreuses citations et allusions aux Actes, précisant qu’il s’agissait des Actes des Apôtres dans *Cinq livres contre Marcion*, livre 5, chapitre 2, p. 432-433.

Hippolyte (222-235/236 apr. J.-C.) cite Jérémie 23, 18 et Actes 10, 36, puis ajoute immédiatement : « Ces choses donc, mes frères, sont déclarées par les Écritures. » Dans *Contre l’hérésie de Noète*, chapitres 13-14, p. 228

Origène (225-254 apr. J.-C.) « … comme le rapporte Luc dans les Actes des Apôtres » Origène, Contre Celse, livre 6, chap. 11, p. 578

Novatien (250-257 apr. J.-C.) cite les trois quarts des Actes2:17 (ainsi que Joël2:28 ) comme ayant été prophétisés par Joël et transmis par le Christ. Traité sur la Trinité, chap. 29, p. 640

Traité sur le rebaptême, chapitres 1 et 2, p. 668 (250-258 apr. J.-C.) : « C’est pourquoi nous rassemblerons, comme il se doit, en un tout les passages des Saintes Écritures qui se rapportent à ce sujet. » Puis, au chapitre 2, il cite Matthieu 3, 11b et Actes 1, 4-5 (Actes des Apôtres), Actes 11, 15-17, Actes 15, 5-8

Traité sur le rebaptême (vers 250-258 apr. J.-C.), chap. 12, p. 674, cite Actes15:13 -17, et mentionne nommément Jacques s’exprimant dans les Actes des Apôtres.

Cyrille de Carthage (vers 246-258 apr. J.-C.) : « L’Écriture sainte le prouve lorsqu’elle dit : “Mais la multitude de ceux qui avaient cru n’avait qu’un seul cœur et qu’une seule âme.” [Actes 4, 32] Et encore : “Tous d’un même cœur persévéraient dans la prière, avec les femmes, Marie, mère de Jésus, et ses frères.” » [Actes 1, 14] Traités de Cyprien, Traité 1, chap. 25, p. 429

Cyrille de Carthage (vers 246-258 apr. J.-C.) cite les « Actes des Apôtres » dans son Traité 12, livre III, 3,43.

Cyrille de Carthage (vers 246-258 apr. J.-C.) mentionne les Actes des Apôtres et cite Actes 5, 3-4 dans les Traités de Cyrille – Témoignages, chap. 30, p. 543. Voir également la Lettre 72, chap. 17, p. 383.

L’ouvrage de Pontius intitulé « Vie et Passion de Cyprien » (après 258 apr. J.-C.), au chapitre 3, p. 268, fait référence à Actes 8, 37 en le qualifiant de « dans les Actes des Apôtres ».

Dionysius d’Alexandrie (246-265 apr. J.-C.) cite Actes 13, 5 et 13 en les désignant comme « dans les Actes des Apôtres » dans *Les deux livres sur les promesses*, chapitre 5, p. 83.

Adamantius (vers 300 apr. J.-C.) mentionne « les Actes des Apôtres » dans son *Dialogue sur la vraie foi*, deuxième partie, 12d, p. 90.

Victorin, évêque de Petau, dans l’actuelle Slovénie (martyrisé en 304 apr. J.-C.), mentionne les Actes des Apôtres dans son « Commentaire sur l’Apocalypse de saint Jean », p. 355.

Pamphile (martyrisé en 309 apr. J.-C.) : nous avons conservé son résumé des Actes des Apôtres. Pères anténicéens, vol. 6, p. 166-168.

Pierre d’Alexandrie (306, 285-311 apr. J.-C.) cite Actes 7, 59 alors qu’Étienne s’exprime. Épître canonique, canon 9, p. 273.

Concile de Néocésarée (vers 315 apr. J.-C.), canon 15, p. 86 : « Les diacres doivent être au nombre de sept, selon le canon, même si la ville est grande. C’est ce que vous constaterez dans le Livre des Actes. »

Athanase (vers 318 apr. J.-C.), avant le concile de Nicée, cite une partie du discours de Paul dans les Actes (14:15 ) comme étant de Paul. Contre les païens, partie 3, chapitre 35, p. 22

Lactance (vers 303-vers 325 apr. J.-C.) fait allusion à Actes 1, 9 en disant : « Il [Jésus] pourrait se rendre auprès de son Père, porté sur une nuée. » Les Institutions divines, livre 4, chapitre 12, p. 111

Après Nicée

Eusèbe de Césarée (323-326 apr. J.-C.) indique que cela figure dans « le livre sacré des Actes ». Histoire ecclésiastique, livre 2, chapitre 18 ; Pères nicéens et post-nicéens, deuxième série, vol. 1, p. 122. Luc a rédigé les Actes des Apôtres. Ibid., chapitre 22, p. 124

Eusèbe de Césarée (323-339/340 apr. J.-C.) fait référence à Actes 12, 3 en disant : « comme le dit l’Écriture divine ». Histoire ecclésiastique d’Eusèbe, livre 2, chapitre 9, p. 111

Eustathe d’Antioche (avant 337 apr. J.-C.) fait référence à Actes 16, 17 et à d’autres versets.

Aphrahat le Syrien (337-345 apr. J.-C.) fait allusion aux Actes dans *Démonstrations choisies*

La lettre de Candidus, hérétique arien, à Marius (359-362 apr. J.-C.)

Hégémonios de Sirmium (IIIe siècle apr. J.-C.), traduisant Archélaüs (262-278 apr. J.-C.), cite Actes 2, 6 comme Écriture. « Dispute avec Manès », chap. 36, p. 210.

Archélaüs cite également Actes 9, 15 dans *Dispute avec Manès*, chap. 34, p. 208. Il fait peut-être allusion à Actes 9, 40 dans le « Fragment 1 », p. 234. Il ne fait référence à aucun autre verset des Actes.

Le synode de Laodicée (en Phrygie) (343-381 apr. J.-C.), au canon 60, p. 159, énumère les livres de l’Ancien Testament et du Nouveau Testament. Le canon 59, p. 158, stipule que seuls les livres canoniques de l’Ancien et du Nouveau Testament peuvent être lus à l’église.

Victorin de Rome (après 363 apr. J.-C.)

Athanase (367 apr. J.-C.) « Il n’est pas fastidieux non plus de parler des [livres] du Nouveau Testament. Ce sont les quatre Évangiles, selon Matthieu, Marc, Luc et Jean. Viennent ensuite les Actes des Apôtres et les Épîtres (dites catholiques), au nombre de sept, à savoir : une de Jacques ; deux de Pierre ; trois de Jean ; et, après celles-ci, une de Jude. À cela s’ajoutent quatorze épîtres de Paul, rédigées dans l’ordre suivant : la première, aux Romains ; puis deux aux Corinthiens ; après celles-ci, celle aux Galates ; ensuite, celle aux Éphésiens ; puis celle aux Philippiens ; puis celle aux Colossiens ; après celles-ci, deux aux Thessaloniciens, et celle aux Hébreux ; puis encore deux à Timothée ; une à Tite ; et enfin, celle à Philémon. Et en outre, l’Apocalypse de Jean. » Lettre festale n° 39 d’Athanase, chap. 5, p. 552

Hilaire de Poitiers (355-367/368 apr. J.-C.) cite Actes 1, 7 comme étant une parole de Jésus. Dans *De la Trinité*, livre 9, chapitre 75, p. 181

Le *Synopsis Scripturae Sacrae* (350-370 apr. J.-C. ou Ve siècle) mentionne les Actes comme faisant partie du Nouveau Testament. Il cite l’intégralité d’Actes 1, 1.

Éphrem le Syrien (350-378 apr. J.-C.) cite Actes 22, 11 et 26, 13 dans *Trois homélies*, homélie 1, chapitres 26 et 27, p. 316.

Basile de Cappadoce (357-378/379 apr. J.-C.)

Ambrosiaster (après 384 apr. J.-C.)

Cyrille de Jérusalem (vers 349-386 apr. J.-C.) mentionne les Actes des Apôtres dans sa « Conférence 14.28 », p. 102

Le Canon de Cheltenham (= Catalogue de Mommsen) (vers 360-370 apr. J.-C.) mentionne chacun des quatre Évangiles, les Actes, les épîtres de Paul, 1 Pierre, 1 Jean et l’Apocalypse.

Ambroise de Milan (370-390 apr. J.-C.)

Grégoire de Nazianze (330-391 apr. J.-C.)

Pacien de Barcelone (342-379/392 apr. J.-C.) mentionne que Paul cite un poète grec (Actes17:28 -29) dans les « Actes des Apôtres », lettre 4.2, p. 31

Grégoire d’Elvira (après 392 apr. J.-C.)

Grégoire de Nysse (vers 356-397 apr. J.-C.) mentionne les Actes dans le deuxième livre de son ouvrage « Contre Eunomius », p. 274 et p. 276.

Grégoire de Nysse (vers 356-397 apr. J.-C.) cite Actes 2, 36 dans son ouvrage « Contre Eunomius », livre 5, chapitre 3, p. 177

Amphilochius (mort en 397 apr. J.-C.) fait référence aux Actes (15:24 ) et à d’autres passages dans *Iambi ad Seleucum*

Didyme l’Aveugle (398 apr. J.-C.) fait allusion aux Actes 13, 8-11. Commentaire sur Zacharie 11, p. 285

Le schismatique Lucifer de Cagliari (361-399 apr. J.-C.) fait référence aux Actes 12, 23

Le Catalogue syrien de Sainte-Catherine (vers 400 apr. J.-C.) fait référence aux quatre Évangiles, aux Actes, à l’Épître aux Romains et aux Épîtres aux Galates jusqu’à l’Épître aux Hébreux.

Maximinus (IVe/Ve siècle)

Maxime de Turin (IVe/Ve siècle)

Le schismatique donatiste Pétilien (IVe/Ve siècle)

Épiphane de Salamine (360-403 apr. J.-C.) mentionne les quatre Évangiles, les 14 épîtres de Paul, celles de Jacques, de Pierre, de Jean et de Jude, les Actes, l’Apocalypse de Jean, la Sagesse de Salomon et le Siracide (= Ecclésiastique).

Le pape Innocent Ier de Rome (vers 405 apr. J.-C.)

Rufin (374-406 apr. J.-C.), traduisant Origène (225-254 apr. J.-C.), fait référence aux Actes 7 sous le titre « Actes des Apôtres » dans son ouvrage *De Principiis*, livre 2, chapitre 4.2, p. 276

Gaudentius, schismatique donatiste (après 406 apr. J.-C.)

Jean Chrysostome (392-407 apr. J.-C.) a rédigé 55 sermons sur les Actes.

Chromace (mort en 407 apr. J.-C.)

Séverien (après 408 apr. J.-C.)

Asterius d’Émèse (vers 410 apr. J.-C.)

Orosius/Hosius de Braga (414-418 apr. J.-C.) fait allusion aux Actes 6, 11-13, dans « Défense contre les pélagiens », chap. 8, p. 124

Concile de Carthage (393-419 apr. J.-C.) (218 évêques)

Jérôme (373-420 apr. J.-C.) traite des livres du Nouveau Testament. Il mentionne spécifiquement chacun des quatre Évangiles, les épîtres de Paul aux sept Églises, l’Épître aux Hébreux, ainsi que les épîtres de Paul à Timothée, à Tite et à Philémon. Jérôme aborde ensuite les Actes des Apôtres. Puis il traite des sept épîtres de Jacques, Pierre, Jean et Jude. Enfin, il aborde l’Apocalypse de Jean. Lettre 53, chap. 9, p. 101-102.

Sulpicius/Sulpitius Sévère (363-420 apr. J.-C.) mentionne les Actes des Apôtres dans son ouvrage *Histoire*, livre 1, chapitre 36, p. 89, et dans son ouvrage *Histoire*, livre 2, chapitre 28, p. 110.

Augustin d’Hippone (388-430 apr. J.-C.) cite Actes 17, 30-31 dans *La Cité de Dieu*, livre 18, chapitre 54, p. 395

Jean Cassien (419-430 apr. J.-C.) mentionne Actes 4, 32-34, tiré des Actes des Apôtres, dans les « Institutions de Jean Cassien », livre 2.5, p. 206

Le concile d’Éphèse (431 apr. J.-C.) cite les Actes.

Vincent de Lérins (vers 434 apr. J.-C.)

Socrate de Constantinople (vers 400-439 apr. J.-C.) fait référence à Actes 15, 29 et à d’autres versets. Histoire ecclésiastique de Socrate

Cyrille d’Alexandrie (444 apr. J.-C.)

Hésychius de Jérusalem (mort en 450 apr. J.-C.)

Speculum (Ve siècle)

Théodote d'Ancyre (Ve siècle)

Concile de Chalcédoine (451 apr. J.-C.)

Quodvultdeus (vers 453 apr. J.-C.)

Euchaire (vers 424-455 apr. J.-C.) Instructiones

Théodoret de Cyr (évêque et historien) (423-458 apr. J.-C.)

Le pape Léon Ier de Rome (461 apr. J.-C.)

Prosper de Tyre, en Aquitaine (425-465 apr. J.-C.), affirme que les Actes d’10:45 e figurent dans les Actes des Apôtres

Preuves concernant les hérétiques et les livres apocryphes

Constitutions apostoliques (date incertaine, vers 380 apr. J.-C.)

L’hérétique Priscillien (vers 385 apr. J.-C.)

L’hérétique Apollinaire de Laodicée (vers 390 apr. J.-C.)

L’hérétique arien Eunomius (vers 360 – vers 394 apr. J.-C.) cite Actes 2, 36 dans le discours de Pierre. Lettre apologétique, chap. 25, p. 71

L’hérétique pélagien Théodore de Mopsueste (392-423/429 apr. J.-C.) fait allusion à Étienne dans Actes 7, 42-43 en parlant des « Actes des saints apôtres ». Commentaire sur Amos, chap. 5, p. 154

Le « Bazar d’Héracléide » de Nestorius (451/452 apr. J.-C.)

Nous disposons encore aujourd’hui de tous ces textes.

3. Les plus anciens manuscrits des Actes dont nous disposons présentent de légères variations, mais aucune erreur théologique significative.

Q : Dans les Actes, quels sont les manuscrits bibliques les plus anciens ?

R : En voici la plupart. Au total, les manuscrits bibliques pré-nicéens citent 32,5 % du Livre des Actes. Cela représente 326 versets sur 1 003. Les auteurs chrétiens pré-nicéens et les manuscrits bibliques pré-nicéens couvrent 43,9 % du Livre des Actes. Consultez le site pour plus d’informations.

p8 (= Berlin Inv. 8683) Actes4:31 -37 ; 5:2-9 ; 6:1-6, 8-15 (IVe siècle)

p. 29 Actes 26, 7-8, 20. 200-225 apr. J.-C. Le scribe qui a rédigé ce manuscrit a écrit les lettres suivantes d’une manière inhabituelle : thêta, pi et epsilon. Le manuscrit p. 45 (Chester Beatty I) présente le même type d’écriture inhabituelle. La date indiquée est 200-225 apr. J.-C., car l’écriture est similaire à celle du Papyrus Marmarica, qui est presque certainement un texte alexandrin datant de 200 à 225 apr. J.-C.

p. 33 Actes 7, 6-10, 13-18 ;15:21 -24, 26-32 (VIe siècle) – Conforme au Sinaitique

p. 38 (= Ann Arbor Inv. 1570, = papyrus Michigan 137) Actes18:27 -19,6 ;19:12 -16, vers 300 apr. J.-C.

Fin du IIe ou début du IIIe siècle - 1999

p. 41 (VIIIe siècle) Actes 17:28-34 ; 18:1 et suivants, 17 et suivants, 22-25, 27 ; 19:1-4, 6-8, 13-16, 18 et suivants ; 20:9-13, 15 et suivants, 22-24, 26-38 ; 21:1-4, 26 et suivants ; 22, 11-14, 16 et suivants. Source : Vienne, Collection de papyrus de la Bibliothèque nationale, K. 7541-7542-7543-7544-7545-7546-7547-7548. Stud. Pal. 015 237 ; P. Weigandt, dans K. Aland, *Materialien* (1969), p. 54-72. Éd. principale (fac-similé) ; J. Henner, H. Förster, U. Horak, *Christliches mit Feder und Faden*, *Nilus* 3 (1999), p. 10, n° 9

(Voir http://www.tyndale.cam.ac.uk/Tyndale/staff/Head/NTPapyri.htm#_ftn40)

p. 45 Chester Beatty I (100-150 apr. J.-C.) Les quatre Évangiles et 29 % (289 versets sur 1 003) des Actes. Actes 4, 27-36 ; 5, 10-20 ; (8 lettres sur 33 dans 5, 21) 30-39 ; 6, 7-7, 2 ; 7, 10-21 ; 7, 32-41 ; 7, 52-8, 1 ; 8, 14-15, 8, 34-9, 6 ; (8, 37 n’a jamais été écrit) ; 9, 16-27 ; 9, 35-10, 2 ; 10:10-23, 31-41 ; 11:2-13 ; 11:24-12:6 ; 12:13-22 ; 13:6-16, 25-36 ; 13:46-14:3 ; 14:15-23 ; 15:2-7, 9-27 ; 15:38-16:4 ; 16:15-21, 32-40 ; 17:9-17. En Actes 15:7, ce copiste s’est égaré et a répété six versets tirés d’Actes 15:2. (On pensait autrefois qu’il datait de la fin du IIe ou du début du IIIe siècle, soit vers 200 apr. J.-C.)

p. 48 Actes 23:11-17, 25-29 (vers 220 ou fin du IIIe siècle après J.-C.)

p. 50 (Papyrus Yale 1543) Actes 8:26-32 ; 10:26-31. Aland a daté ce document du IVe ou du Ve siècle, « mais les éditeurs de Yale plaident de manière tout à fait convaincante en faveur d’une datation au règne de Dioclétien (284-305 apr. J.-C.) ».

p. 53 Matthieu 26, 29-30 et Actes 9, 33-38 ; (3 lettres d’Actes 9, 39b) ; Actes9:40 -10, 1. Vers 260 apr. J.-C. Cette date repose sur des similitudes avec les Lettres d’Héroninos, datées vers 260 apr. J.-C.

p. 56 Actes 1, 1, 4-5, 7, 10-11 (Ve au VIe siècle) Texte alexandrin

p. 57 Actes4:36 - 5,2 ; 5,8-10 (IVe ou Ve siècle) Texte alexandrin

p. 58 : même original que p. 33. Voici les informations figurant à la p. 33. Actes 7:6-10, 13-18 ;15:21 -24, 26-32 (VIe siècle) ; en accord avec le Sinaitique

p. 74 (= Bodmer 17) Actes 1, 2-5, 7-11, 13-15, 18-19, 22-25 ; 2, 2-4 ; 2, 6-3, 26 ; 4, 2-6, 8-27 ; 4, 29-27, 25 ; 27, 27-28, 31 ; Jacques 1, 1-6, 8-19, 21-23, 25 ; 1, 27 ; 2, 1-3 ; 2, 4 ? ; 2, 5-15 ; 18-22, 25-26 ; 3, 1, 5-6, 10-12, 14, 17-18 ; 4, 8, 11-14 ; 5, 1-3, 7-9, 12-14, 19-20 ; 1 Pierre 1, 1-2, 7-8 ; 1, 12 ? ; 1, 13, 19-20, 25 ; 2, 6-7, 11-12, 18, 24 ; 3, 4-5 ; 2 Pierre 2, 21 ; 3, 4, 11, 16 ; 1 Jean 1, 1, 6 ; 2, 1-2, 7, 13-14, 18-19, 25-26 ; 3, 1-2, 8, 14, 19-20 ; 4, 1 ; 6-7 ; 12 ; 16-17 ; 5, 3-4 ; 9-10 ; 17 ; 2 Jean 1 ; 6-7 ; 13 ; 3 Jean 6 ; 12 ; Jude 3 ; 7 ; 12 ; 18 ; 24 (VIIe siècle)

p. 91 (= Sydney Inv. 360) Actes2:30 -37 ;2:46 -3:2, milieu du IIIe siècle. Il s’agit d’un seul feuillet (deux fragments) « rédigé dans une écriture documentaire ».

p. 112 (= papyrus d’Oxyrhynchus 4496) Actes 26, 31-32 ; 27, 6-7 (Ve siècle)

Uncial 0165 (Berlin, Ve siècle) Actes 3:25 ; 4:1 ; 4:6 ; 4:8 ;4:10 ainsi que probablement d’autres versets.

Ouncial 0189 Actes 5, 3-21. Il s’agit de l’un des plus anciens oncials : fin du IIe ou début du IIIe siècle.

Vaticanus [B] (325-350 apr. J.-C.)

Le Sinaiticus [Si] (340-350 apr. J.-C.) contient l’intégralité des Actes. Après les épîtres de Paul (y compris l’épître aux Hébreux), qui se terminent par l’épître à Philémon, se trouve une page lignée vierge, puis les Actes. Après les Actes vient l’épître de Jacques.

Alexandrinus [A] (vers 450 apr. J.-C.)

Copte bohairique [Boh] IIIe/IVe siècle

Copte sahidique [Sah] IIIe/IVe siècle

Copte mégas [Meg] IIIe/IVe siècle

Copte faïoumite [Fay] IIIe/IVe siècle

Éphraémi Rescriptus [C] Ve siècle

Italique

Vulgate latine [Vg] IVe et Ve siècles

Arménien [Arm] après 406 apr. J.-C.

Géorgien [Geo] à partir du Ve siècle

Cambridge, Ve/VIe siècle

Éthiopien [Eth] à partir de vers 500 apr. J.-C.

Gothique, 493-555 apr. J.-C.

Syriaque philoxénien [SyrPh] : 507/508 apr. J.-C.

Syriaque harcléen [SyrH] : 616 apr. J.-C.

Byzantin [Byz] (La famille byzantine comprend entre 1 761 et 2 209 manuscrits distincts. Ceux-ci datent d'environ 850 apr. J.-C. à 1576 apr. J.-C.)

Pour en savoir plus sur les premiers manuscrits des Actes, consultez la page.