< Question biblique tirée de l’épître aux Galates
Q : Dans Gal 1, 1-6, en quoi la salutation de Paul ici diffère-t-elle de celle de ses autres épîtres ?
R : Les lettres de Paul commencent toujours de manière chaleureuse, généralement par des vœux de grâce et de paix. Paul a pour habitude de louer ses frères, les saints ou ses compagnons d’œuvre, et de remercier Dieu pour l’amour, la persévérance et la foi qu’ils partagent. Or, on ne retrouve rien de tout cela ici. En Galates 1, 2, on constate une absence délibérée de cette chaleur présente dans les autres épîtres. Paul n’accueille pas favorablement de nombreux Galates, qui ne sont peut-être même pas sauvés puisqu’ils suivent un faux évangile. Dans Galates 1, 6-9, Paul semble très agité par ce qu’il a entendu au sujet des Galates. Tout son travail acharné dans le sud de la Galatie, ainsi que les persécutions qu’il a subies et le fait d’avoir été lapidé pour le Christ, semblent risquer d’être balayés par Satan.
Q : Dans Gal 1, 1-6, 18, y a-t-il des passages similaires à d’autres parties de la Bible ?
R : Oui. Bien que les mots exacts diffèrent, le raisonnement logique de Galates 4, 3-7 et de Romains 8, 2-17 est similaire. En effet, certains sont allés jusqu’à dire que l’épître aux Galates servait en quelque sorte de version abrégée ou de « brouillon » de l’épître aux Romains. C’est toutefois une simplification excessive, car l’épître aux Galates contient également de nombreux passages sur les judaïsants et le légalisme qui ne figurent pas dans l’épître aux Romains.
Q : Dans Galates 1:1 et Actes 13:30, est-ce Dieu le Père qui a ressuscité Jésus d’entre les morts, est-ce Jésus qui s’est ressuscité lui-même, ou est-ce l’Esprit qui a ressuscité Jésus ?
R : Toutes ces affirmations sont vraies. Même les êtres humains peuvent agir de concert. Les trois personnes de la Trinité ont agi ensemble de manière encore plus étroite dans ce merveilleux miracle. Voici ce que dit l’Écriture.
1. Le Père a pris part à cette action (1 Thessaloniciens1:10 ; Actes3:26 ).
2. Jésus a participé à sa propre résurrection (Jean2:19 -21 ;10:18 ).
3. L’Esprit y a pris part (Romains8:11 ).
4. C’est Dieu qui l’a fait (Actes17:31 ;2:32 ;3:15 ; Hébreux 13:20).
5. Le Père et/ou l’Esprit (2 Corinthiens4:14 ).
Q : Dans Galates 1:1-2, quels sont les faux évangiles qui ont été prêchés depuis lors ?
R : De nombreux faux évangiles ont été prêchés, mais la plupart d’entre eux relèvent d’une ou plusieurs des trois catégories suivantes.
Les « soustracteurs » : il est acceptable d’ignorer certaines parties du Nouveau Testament ou de la Bible, en particulier celles jugées désagréables. Ou bien certaines parties ont été si radicalement mal interprétées qu’elles en sont devenues presque totalement dénuées de sens.
Les « ajouteurs » : pour être véritablement spirituel, il faut suivre une forme ou une autre de légalisme.
Les innovateurs : en plus de la Bible, il faut suivre, au même titre que la Bible, d’autres livres ou enseignements.
Q : Dans Gal 1, 2, quand et à qui l’Épître aux Galates a-t-elle été écrite ?
R : Les spécialistes chrétiens ne s’accordent pas sur ce point. Commençons par un peu de contexte historique, puis examinons deux points de vue, avant de déterminer lequel semble le plus plausible. L’identité des destinataires permet de préciser considérablement la date de rédaction.
Point de vue du sud : Paul a écrit aux Églises que lui et Barnabas avaient visitées, c’est-à-dire dans la partie sud de la province romaine de Galatie. Lorsque Paul mentionne Barnabas dans l’épître aux Galates, il ne donne aucune présentation de celui-ci, ce qui laisse entendre que tous savaient déjà qui était Barnabas.
Cela ferait de l’Épître aux Galates la première lettre écrite par Paul, vers 48-50 apr. J.-C., avant le concile de Jérusalem mentionné dans les Actes 15. Compte tenu du problème posé par les judaïsants, on pourrait penser que Paul aurait fait référence au concile de Jérusalem, qui avait déclaré que les païens n’avaient pas à se convertir au judaïsme avant de devenir chrétiens. La réponse, selon la thèse du Sud, est que le concile de Jérusalem n’avait pas encore eu lieu. Cette thèse a d’abord été défendue par Sir William Ramsay, et c’est celle qui prévaut aujourd’hui.
Point de vue du Nord : puisque Paul s’adressait aux « Galates », il s’agissait des descendants des Gaulois de Galatie, et non de la région méridionale qui ne comptait aucun « Galate ». Cela signifierait que Paul écrivait à des Églises dont nous n’avons aucune trace, à un peuple qu’il n’avait jamais visité. Pourquoi Paul se serait-il rendu chez eux s’il se dirigeait vers l’Europe, alors qu’il ne s’est attardé en Galatie qu’en raison d’une maladie, comme l’indique Galates 4:13 ? Cela situerait la rédaction de l’épître aux Galates à une date ultérieure, vers 53-56 apr. J.-C. Ce point de vue a été défendu par des érudits allemands et dans *The New Geneva Study Bible*, p. 1845.
La réponse la plus probable : rien n’est tout à fait certain dans un sens comme dans l’autre, mais la thèse du sud bénéficie d’une prépondérance des preuves. Quoi qu’il en soit, la doctrine chrétienne et les preuves de l’authenticité du livre n’en sont pas affectées.
Q : Dans Galates 1:4, pourquoi ce monde actuel est-il qualifié de « mauvais », alors qu’il s’agit en réalité d’un endroit bon et merveilleux ?
R : Tout d’abord, ce que ce monde a de mieux à offrir est bien maigre et insignifiant comparé aux merveilles du Ciel. Ensuite, ce monde que Dieu a créé possède effectivement des aspects bons et merveilleux. Cependant, les populations du Soudan, de la Somalie, des camps de concentration allemands et japonais de la Seconde Guerre mondiale, ainsi que du Cambodge, ne sont pas aussi naïves que certains Américains d’aujourd’hui. En effet, dans la religion bouddhiste, la première des quatre nobles vérités est que la vie est pleine de douleur et de souffrance. Outre les catastrophes naturelles, de nombreux musulmans fondamentalistes et communistes convaincus croient sincèrement qu’il est de leur devoir d’envahir et de tuer des personnes qui ne leur faisaient pas la guerre.
Le monde n’est certainement pas entièrement bon et merveilleux. Nous vivons dans une création déchue (Romains8:19 -22), et les hommes ont le mal en eux (Romains3:23 ). Dieu ne s’intéresse pas tant à améliorer le monde, ni à rendre la vie des hommes agréable en son sein, mais à les délivrer de celui-ci.
Q : Dans Galates 1, 6-7, Paul qualifie en substance de nombreux Galates de « chrétiens renégats ». Comment peut-il y avoir aujourd’hui des chrétiens renégats, et quelle devrait être notre attitude à leur égard ?
R : Le mot grec utilisé ici, metatithemi, ne signifie PAS simplement « se détourner » ou « s’éloigner ». Il signifie « transférer son allégeance », comme dans le cas de soldats qui se révoltent, désertent ou, de manière générale, changent de camp. Dans Actes 15, 1 et suivants, les judaïsants résumaient leur message ainsi : « Si vous n’êtes pas circoncis selon la coutume de Moïse, vous ne pouvez pas être sauvés. »
Pour des personnes comme celles-ci aujourd’hui, nous devons continuer à prier pour elles, car un véritable chrétien peut être un déserteur puis revenir. Mais nous ne devons pas accepter leurs faux enseignements ni les laisser empoisonner les autres. Aussi douloureux que cela puisse paraître, nous ne devons pas non plus nous bercer de l’illusion que, s’ils ne reviennent pas à la foi, ils iront au ciel. Notez que Paul ne dit pas simplement qu’il a un désaccord d’opinion, ni même qu’ils s’éloignent de la vérité ou de la vraie foi. Au contraire, ici, Paul affirme qu’ils s’éloignent de Lui, c’est-à-dire de Dieu.
Q : Dans Galates 1, 6-7, pourquoi certains membres de l’Église sont-ils si disposés à accepter l’erreur, comme l’étaient les Galates ?
R : Il y a au moins deux raisons.
a) De nombreux chrétiens ne savent pas bien distinguer les différences doctrinales qui restent dans les limites de l’orthodoxie de celles qui constituent des hérésies menant à la perdition de l’âme. D’autres ont tenté de faire la distinction entre les deux à l’aide de critères quelque peu arbitraires. Fondamentalement, si quelqu’un nie un enseignement fondamental, enseigné directement dans la Bible, c’est une tout autre affaire que lorsque des chrétiens sont en désaccord sur des enseignements implicites, des déductions et des ramifications que certains chrétiens interprètent d’une manière et d’autres d’une autre.
b) De nombreux chrétiens ne comprennent pas que nous devons nous séparer de ceux qui enseignent des hérésies menant à la perdition de l’âme. Jean nous dit, dans 2 Jean 10, de ne même pas les inviter chez nous ni même de les saluer. En revanche, nous devons maintenir l’unité dans l’Esprit avec les autres croyants qui divergent de nous sur des questions secondaires.
Q : Dans Galates 1, 6-7, quels sont quelques exemples de chrétiens qui ont fait défection ces derniers temps ?
R : Les apostats sont ceux qui ont professé la foi du christianisme orthodoxe puis s’en sont détournés. À l’époque du Nouveau Testament, Simon le Magicien et Démas sont deux personnages qui semblaient être chrétiens aux yeux de certains, mais qui ont abandonné la foi. À l’époque moderne, on peut citer Joseph Smith, Jr. (fondateur du mormonisme), le révérend Sun Myung Moon (fondateur de l’Église de l’Unification), Ted Turner, Charles Templeton (célèbre évangéliste des années 1940 et 1950 devenu athée) et Martin Luther King, Jr. qui a nié la résurrection corporelle de Jésus.
Thomas Müntzer et les anabaptistes violents de Münster | 1525 | Ils affirmaient que la fin des temps était arrivée. Ils ont tué des protestants et des catholiques jusqu’à ce que ces derniers les exterminent tous. |
Lelio Sozzini (Socinus) (précurseur des hérétiques unitariens) | 1549-1562 | Antitrinitaire qui niait la préexistence du Christ |
Fausto Sozzini (Socinus) (ancêtre des hérétiques unitariens) | 1552-1604 | Partageait la même vision antitrinitaire que son oncle Lelio Sozzini |
John Locke. Célèbre philosophe et économiste. Auteur de *La raison du christianisme* | 1688-1704 | Ancien puritain, puis unitarien socinien, puis arien. Il prônait la tolérance religieuse pour tous, à l’exception des athées. Il a écrit sur le développement humain, la politique et l’économie |
Emanuel Swedenborg | 1757 | Il rejetait la Trinité. Le Jugement dernier eut lieu en 1757. |
Friedrich Schleiermacher, père du libéralisme chrétien | 1802-1834 | Théologien réformé rationaliste qui rejetait la naissance virginale du Christ. Premier à contester la paternité de Paul sur l’Épître aux Éphésiens. Il accordait une grande importance à Platon et à Spinoza. |
Hung Hsiu-Chuan | 1843-1854 | Il se disait chrétien, puis affirma par la suite être le frère de Jésus. Il fut à l’origine de la rébellion des Taiping, au cours de laquelle 35 millions de Chinois trouvèrent la mort. |
Le luthérien danois N.F.S. Grundtvig | 1783-1872 | Souhaitait intégrer la mythologie nordique héroïque au luthéranisme. |
Mary Baker Eddy et la Science chrétienne | 1875- | Un chrétien fidèle et obéissant ne devrait jamais tomber malade (ni avoir besoin de lunettes). |
Wallace Wattles, auteur du mouvement de la « Nouvelle Pensée » et socialiste | 1896-1911 | A écrit *La science de l'enrichissement*. Excommunié par les méthodistes. |
Le pasteur baptiste américain Walter Rauschenbusch lance le « social gospel » | 1886-1918 | Il niait que Jésus fût mort pour nos péchés. Jésus est mort pour substituer l’amour à l’égoïsme dans la société humaine. L’un des fondateurs de l’Évangile social. Dieu et les États-Unis ont combattu aux côtés les uns des autres contre l’Espagne. Opposé à l’entrée des États-Unis dans la Première Guerre mondiale. |
Dietrich Bonhoeffer, luthérien
| -1945 | A comploté pour assassiner Hitler et a nié la résurrection physique du Christ |
Charles Templeton | Années 1950 | Billy Graham et lui étaient tous deux des évangélistes célèbres. Il est devenu athée par la suite. |
Paul Tillich Luthérien libéral « Dieu est amour » | 1951-1963 | Dieu est amour. Par conséquent, Dieu = amour et amour = Dieu. Tout ce qui est fait par amour est fait pour Dieu, |
Martin Luther King, Jr. | 1955-1968 | Il a remporté le prix Nobel de la paix pour sa résistance non violente. Mais il a nié la résurrection corporelle du Christ. |
Harry Emerson Fosdick, pasteur baptiste libéral | 1878-1969 | Opposé à l’inerrance, aux fondamentalistes et à la naissance virginale. |
John AT Robinson, théologien libéral | 1946-1983 | Souhaitait synthétiser les pensées de Paul Tillich et de Dietrich Bonhoeffer. Salut universel : le Christ reste sur la croix tant qu’il reste un seul pécheur en enfer. A étudié les manuscrits du Nouveau Testament et en a conclu à des dates de rédaction précoces. |
Apollo Quiboloy, originaire des Philippines | 1985- | A déclaré être le « Fils de Dieu désigné ». C’est lui qui décide qui va au paradis. |
Bart Ehrman | 2000- | D’anglican à évangélique, puis à chrétien libéral, avant de devenir agnostique |
Canaan Banana, ancien pasteur méthodiste, premier président du Zimbabwe. A écrit *L'Évangile selon le ghetto*. | 1962-2003 | Théologie de la libération. « Quand je vois un guérillero, je vois Jésus. » Il a purgé une peine de six mois de prison pour homosexualité. Actif au sein du Conseil œcuménique des Églises et de l’Organisation de l’unité africaine. |
William Hamilton | 1952-2012 | Figure de proue du mouvement de l’« athéisme chrétien » |
Thomas J.J. Altizer | 1956-2018 | Figure de proue du mouvement de l’« athéisme chrétien » |
Il existe de nombreux chrétiens qui ont abandonné la foi, célèbres ou non, qui ne figurent pas sur cette liste. Mais le fait est que les chrétiens qui abandonnent la foi ont toujours été nombreux et continueront de l’être.
Q : Dans Galates 1, 7, pourquoi Dieu permet-Il que son Évangile soit dénaturé ?
R : Deux points sont à prendre en compte dans la réponse.
Pas perdu : l’Évangile de Dieu n’est pas dénaturé au sens où il serait perdu. La parole de Dieu ne s’éloignera jamais de son peuple, comme le dit Ésaïe 59, 21.
Certaines versions dénaturées : Cependant, Dieu permet à certaines personnes d’enseigner une version dénaturée de l’Évangile. Même à l’époque de Jésus, les sadducéens niaient l’existence des anges et la résurrection des morts, comme le montrent Matthieu 22, 23-32 et Actes 23, 8.
Q : Galates 1, 8 montre-t-il que l’Église primitive était tombée dans une telle apostasie qu’[insérez ici n’importe quel nom] a dû intervenir pour la restaurer près de 2 000 ans plus tard ?
R : Non. Paul s’adresse uniquement à l’Église de Galatie, et non à toutes les Églises. Par exemple, après la rédaction de l’épître aux Galates, Jésus lui-même, dans le livre de l’Apocalypse 2, 8-11 et 3, 7-13, n’avait que des paroles élogieuses à l’égard des Églises de Smyrne et de Philadelphie. L’ouvrage *When Cultists Ask*, p. 248, mentionne que les mormons affirment que Dieu a dû restaurer l’Église par l’intermédiaire de Joseph Smith. Le révérend Moon a également enseigné la nécessité d’une restauration, tout comme d’autres.
Q : Dans Galates 1, 8-9, Paul ne semble pas faire preuve de beaucoup d’amour en maudissant les gens. Devrions-nous suivre l’exemple de Paul ici ?
R : Paul ne dit pas qu’ils commettent une petite erreur ici ; il tient à montrer à quel point leur faux évangile est grave. Paul ne les maudit pas, mais il les qualifie de maudits. De plus, Paul inclut même lui-même et les saints anges, en disant : « si c’était nous, ou un ange venu du ciel… » Il souhaite que les autres les reconnaissent clairement comme maudits et qu’ils ne suivent pas, ne recommandent pas, ni même n’approuvent leur enseignement. Aujourd’hui, nous devons veiller à ne pas donner l’impression que nous recommandons comme enseignants ceux qui prêchent un faux évangile qui envoie les gens en enfer.
Q : Dans Galates 1:9, qu’est-ce que Paul a dit exactement qu’il avait « déjà dit » ?
R : Il existe deux points de vue :
1. Jean Chrysostome et d’autres affirment que Paul reprend délibérément le verset 8. (Commentaire sur les Galates, p. 8)
2. Le Dr Alexander Gross et d’autres affirment que cela ne peut pas être le cas, car le mot grec est au pluriel et non au singulier. De plus, ce mot grec marque une distinction temporelle plus marquée. Pour plus d’informations, voir *The Nicene and post-Nicene Fathers*, première série, vol. 13, p. 8.
En supposant que le deuxième point de vue soit correct, il y a une leçon à tirer de ce détail mineur. La grammaire grecque était complexe, et même les chrétiens de langue grecque n’étaient pas parfaits dans leur interprétation de la grammaire biblique.
Q : Dans Galates 1, 10-24, que penser d’une personne qui affirme croire en Jésus mais rejette Paul ?
R : Paul établit ici sa légitimité en tant qu’envoyé de Dieu. La défense par Paul de sa vocation est au cœur du chapitre 1 et constitue l’un des deux points principaux de la première moitié de l’épître aux Galates. Une personne qui tient ce discours soit a) rejette la désignation de Paul comme apôtre par Dieu, soit b) reconnaît que Paul était un imposteur et que l’Église chrétienne tout entière, à travers les âges, a faussement présenté les paroles de Paul comme des Écritures. Paul est si direct ici qu’il ne nous laisse pas d’autre choix. Si vous rejetez Paul en tant qu’apôtre, veuillez ne pas dire que vous et moi partageons la même foi, car ce n’est pas le cas.
Le théologien C.H. Dodd a écrit un jour : « Il m’arrive parfois de penser que Paul a tort, et j’ai osé le dire. » (L’Épître aux Romains dans le Commentaire du Nouveau Testament de Moffatt, 1932, p. xxxiv, xxxv). Citation tirée de l’ouvrage de John R. W. Stott, *Le Message des Galates*, p. 15.
Voir le « Believer’s Bible Commentary », p. 1875.
Q : Dans Galates 1:10, pourquoi les chrétiens cherchent-ils à plaire aux hommes ? Pourquoi même Paul a-t-il cherché à être tout pour tous dans 1 Corinthiens 9:19-22 ?
R : 1 Corinthiens9:23 répond que Paul s’efforce de s’adapter à tous les hommes « pour l’amour de l’Évangile ». Paul (et nous-mêmes) essayons d’être agréables, de créer des liens avec les gens et de présenter la vérité intemporelle d’une manière à laquelle les gens de notre époque puissent s’identifier. Cependant, Paul (et nous-mêmes) ne devons pas faire de compromis sur notre enseignement ou notre pratique de la vérité. Il est intéressant de noter que l’Épître aux Galates traite entièrement de la liberté, et que Paul souligne fréquemment qu’il est esclave du Christ.
Le désir de Paul d’être tout pour tous pour l’amour de l’Évangile a été mal interprété par certains, qui ont pensé qu’il cherchait simplement à plaire à tout le monde.
Q : Dans Galates 1, 11-12, Paul s’est-il contredit par rapport à 1 Corinthiens 15, 3-8, comme l’a affirmé le « Jesus Seminar » ?
R : Non. Dans Galates 1, 11-12, Paul dit qu’il n’a reçu l’Évangile d’aucun homme, mais qu’il l’a reçu par révélation de Jésus-Christ. Dans 1 Corinthiens 15, 3-8, Paul dit : « Car je vous ai transmis, en premier lieu, ce que j’ai moi-même reçu :… ». Notez que 1 Corinthiens 15, 3-8 ne précise pas comment Paul a reçu l’Évangile. Paul a reçu l’Évangile de Dieu et nous l’a transmis.
Q : Dans Galates 1, 11-24, dans quelles circonstances devons-nous prendre le temps de défendre de manière approfondie notre témoignage chrétien ou notre ministère ?
R : Les judaïsants incitaient les autres à ne pas faire confiance à Paul en semant le doute sur ses lettres de créance. Paul a défendu ses lettres de créance, son indépendance. S’il ne s’est pas concentré sur la loi juive, ce n’était certainement pas parce qu’il l’ignorait d’une manière ou d’une autre. Dans les versets 1, 11-24, Paul tenait à souligner qu’il était un apôtre désigné par Jésus-Christ lui-même, et non un « apôtre dérivé » issu des autres apôtres et placé sous leur autorité. En revanche, Paul était accepté par eux.
Q : Dans Galates 1, 14-16, pourquoi Paul a-t-il tant insisté sur son zèle antérieur ?
R : Personne doté d’un tel zèle ne se laisserait convaincre par des gens ordinaires. Il fallait quelque chose de spécial, et Dieu l’a fourni en faisant apparaître Jésus lui-même à Paul.
Q : Galates 1, 15-16 et Jérémie 1, 5 enseignent-ils que l’hérésie de la réincarnation, ou du moins de la préexistence, est vraie ?
R : Non. Hébreux 9, 27-28 montre que la réincarnation est fausse, et aucun verset ne montre que la préexistence est vraie. Le fait que Dieu mette quelqu’un à part dès sa naissance, voire avant même sa conception, signifie qu’Il avait prévu que cette personne Le serve d’une manière particulière. Le Psaume 139, 16 montre que chaque jour de notre vie était inscrit dans le livre de Dieu avant même que l’un d’entre eux n’existe. En d’autres termes, avant notre premier jour d’existence, Dieu avait déjà tout prévu pour nous. Dieu n’est pas limité. Nous n’avions pas besoin d’exister au préalable pour que Dieu puisse prévoir quelque chose pour nous.
Ce serait aller bien loin que de dire que, puisque Dieu nous connaissait avant notre naissance, il ne pouvait pas connaître notre avenir à moins que nous n’existions déjà à ce moment-là.
Q : Dans Galates 1, 18 et 2, 1, quelle est la chronologie présentée par Paul ?
R : Dans Galates 1, 18, Paul dit qu’il est monté à Jérusalem au bout de trois ans. Jean Chrysostome pensait que Paul s’y était rendu pour évangéliser les Arabes, mais il est plus probable qu’il y soit allé pour apprendre de Dieu. Tout comme les autres apôtres ont passé trois ans avec Jésus, Paul a passé trois ans en Arabie. Puis, dans Galates 2, 1, au bout de 14 ans, il s’est rendu à nouveau à Jérusalem.
On ne sait pas clairement si ces quatorze ans sont à compter après sa conversion (coïncidant ainsi avec les trois ans), ou après ces trois ans. Cependant, l’ouvrage *The Expositor’s Bible Commentary*, vol. 10, p. 438, indique qu’il semblerait que Paul fasse remonter ces quatorze ans à sa conversion, mais précise qu’il est très probable qu’ils se situent à la fin des trois ans.
Or, dans la conception juive, trois ans pouvaient correspondre à une année complète plus une partie de deux autres années, à trois années complètes, ou à toute durée intermédiaire. Ainsi, trois ans correspondent à une période comprise entre un peu plus d’un an et trois ans. De même, quatorze ans correspondent à une période comprise entre un peu plus de douze ans et quatorze ans.
Paul s’est converti entre 32 et 35 apr. J.-C. et s’est rendu en Arabie. (L’ouvrage sceptique *Asimov’s Guide to the Bible*, p. 1021, indique la période comprise entre 32 et 36 apr. J.-C.) Paul s’est échappé de Damas dans une corbeille et s’est rendu à Jérusalem pour la première fois, comme le rapporte Actes 9, 23-30, vers 35-36 apr. J.-C. Il est ensuite retourné à Antioche. Paul entreprit ensuite son premier voyage missionnaire, qui débuta vers l’an 47 après J.-C. Une grande famine, historiquement datée de l’an 46 après J.-C., sévissait alors. Paul retourna à Jérusalem pour y remettre l’argent destiné à y faire face (Actes 11, 27-30). Paul se rendit ensuite à Jérusalem pour le concile de Jérusalem (Actes 15, 1-30), en l’an 49 après J.-C. Paul se rendit également à Jérusalem à la fin de son deuxième voyage missionnaire, comme le rapporte Actes 18, 22. Le dernier séjour de Paul à Jérusalem eut lieu lorsqu’il y fut emprisonné, comme le relatent Actes 21, 15-23, 24. Les Juifs se rendaient généralement à Jérusalem au moins une fois par an ; Paul s’y est donc peut-être rendu à d’autres occasions également.
Q : Dans Galates 1, 21-22, les Églises de Judée ne connaissaient-elles pas Paul, ou bien Saül avait-il persécuté les Églises de Judée et de Samarie (Actes 8, 1-3) ? (Jesus, Interrupted, p. 56)
R : Elles connaissaient certainement la réputation, mais pas le visage, de Saul de Tarse. Cependant, après qu’il fut devenu chrétien (et eut changé son nom pour Paul), il n’était pas personnellement connu des Églises de Judée. Galates1:22 ne dit PAS que les Églises de Judée n’avaient jamais entendu parler de Saul. Le texte grec indique plutôt : « Je n’étais pas connu de visage » des Églises de Judée. Un deuxième facteur, mentionné dans *The Expositor’s Greek Testament*, vol. 3, p. 156, est qu’après environ 17 ans, Paul « commençait à devenir inconnu » de nombreux chrétiens.
Q : Dans Gal 2,2, pourquoi Paul a-t-il dit qu’il craignait d’avoir couru sa course en vain ?
R : Commençons par ce qui n’est pas la réponse, puis passons à la réponse.
Ce n’est pas la réponse : Paul ne craignait très probablement pas d’enseigner un faux évangile, car il a souligné qu’il l’avait reçu de Dieu dans Galates 1, 11-12.
La réponse : Paul craignait que ses efforts, sa « course » pour amener les gens à Christ, ne soient réduits à néant si lui-même et les apôtres ne parlaient pas d’une seule voix. Paul voyait qu’une mauvaise décision de leur part pourrait avoir des conséquences véritablement terribles. Paul a probablement emmené Tite, un païen, avec lui comme « cas d’essai » afin de montrer en personne les fruits de la conversion des païens.
Q : Dans Galates 2, 3-5, qu’est-ce qui est inhabituel dans l’écriture de Paul à cet endroit ?
R : Paul est un bon rédacteur en grec, mais ici, les phrases sont saccadées et, comme l’a dit l’évêque Lightfoot, ce paragraphe est « ce naufrage de grammaire ». Apparemment, Paul écrivait sous le coup d’une forte émotion et de manière précipitée.
Q : Dans Galates 2, 6, quand faut-il s’en remettre à quelqu’un qui « semble être quelque chose », et quand ne faut-il pas le faire ?
R : Nous devons respecter l’autorité lorsque les autorités agissent dans les limites de leur pouvoir légitime. Mais nous ne devons pas nous soumettre à des autorités illégitimes. Peut-être Paul n’avait-il pas une vision claire du rôle de Jacques, le frère du Seigneur, évêque de l’Église de Jérusalem, qui semblait jouir d’une autorité similaire à celle des apôtres, mais qui n’était pas un apôtre et qui n’avait d’ailleurs suivi Jésus qu’après sa résurrection. Si certains remettaient en cause l’autorité de Paul, qui ne faisait pas partie des douze disciples, alors ces judaïsants devraient également remettre en cause l’autorité de Jacques. Les judaïsants appartenaient au « parti de Jacques », mais les Écritures ne précisent pas qu’ils bénéficiaient réellement du soutien de Jacques, comme l’indiquent *The Expositor’s Bible Commentary*, vol. 10, p. 447, et *The Expositor’s Greek Testament*, vol. 3, p. 162.
Paul soulève ici deux points simultanément. Premièrement, ces autorités reconnaissaient l’autorité de Paul, et deuxièmement, elles ne lui ont pas conféré ni donné d’aucune autre manière une autorité qu’il ne possédait pas déjà.
Q : Dans Galates 2, 7, saint Paul parle de « l’Évangile des incirconcis » et de « l’Évangile des circoncis ». Quelle est la différence entre les deux ?
R : Les termes « circoncision » et « incirconcision » désignent deux groupes de personnes : les Juifs et les païens. Galates 2, 7 indique qu’il s’est vu confier la mission de prêcher l’Évangile aux païens, tout comme Pierre l’a été pour les Juifs, mais il est précisé qu’il s’agit d’un seul Évangile, et non d’Évangiles au pluriel.
Q : Dans Galates 2, 11-14, en quoi l’apôtre Pierre a-t-il pu donner un mauvais exemple ?
R : Pierre a péché, et il était susceptible d’erreur dans sa réflexion et son exemple. Pierre n’a probablement pas changé ses convictions, mais il a modifié son comportement pour plaire à ces judaïsants venus de Jérusalem. Les paroles de Dieu, y compris celles prononcées par l’intermédiaire des apôtres, étaient sans erreur. Cela ne signifie pas que chacune des paroles des apôtres était sans erreur, ni que les apôtres étaient sans péché. Pierre n’avait pas besoin d’être corrigé comme quelqu’un qui ignorait la vérité. Il avait plutôt besoin d’une réprimande, car Pierre savait très bien ce qu’il faisait, grâce à la vision que Dieu lui avait donnée, et parce qu’il s’était assis pour manger avec Corneille et les autres païens dans Actes 10, et surtout dans Actes 11, 3-4. Pierre a également mangé avec des païens à Antioche, mais il a cessé de le faire de manière hypocrite lorsque des chrétiens d’origine juive sont venus de Jérusalem.
Q : Dans Galates 2, 11-14, on pourrait tenter de faire valoir que Paul, par souci d’unité, aurait dû simplement se plier en silence à l’hypocrisie de Pierre sur cette question mineure. En quoi cela serait-il erroné ?
R : Tout d’abord, il ne s’agissait pas d’une question mineure ; cela revenait à considérer que l’accomplissement des rites juifs était indispensable au salut, en plus du Christ.
Paul aurait probablement suivi le mouvement s’il avait considéré que l’unité en Christ était le but suprême. Mais ce n’était pas le cas pour Paul, et cela ne devrait pas l’être pour nous non plus. C’est en réalité Pierre qui, ici, a été le premier à rompre l’unité des croyants, et non Paul. Nous devons rechercher l’unité dans l’Esprit, conformément à Éphésiens 4:3, mais aimer, obéir et glorifier Dieu devraient être notre priorité absolue. Préserver l’unité ne devrait être qu’un moyen parmi d’autres de mettre en œuvre ces priorités absolues.
En réalité, il n’y avait pas un seul problème ici, mais trois. Le premier était que Pierre se séparait des autres croyants parce qu’ils étaient des païens. Le deuxième était son hypocrisie : il n’agissait ainsi qu’en présence de croyants juifs ; que penseraient les païens de la communion de Pierre avec eux une fois les chrétiens juifs partis ? Le troisième problème était que Pierre occupait une position d’autorité si importante que cela semblait légitimer le comportement d’autres chrétiens, et que d’autres succomberaient à leur tour, y compris même Barnabas.
Paul cherchait à faire des compromis avec des frères faibles, et non avec de faux frères. Cependant, lorsque Pierre lui-même donna cet mauvais exemple, Paul ne pouvait faire aucun compromis sur ce point. Souvent, lorsqu’une personne pèche, il convient d’abord de lui parler en privé. Mais comme Pierre avait agi publiquement, Paul devait le réprimander publiquement, dans le même cadre où ce mauvais exemple s’était produit. Si Paul n’avait rien fait, soit le christianisme aurait stagné en tant que secte juive, soit il y aurait eu « deux christianismes » : un juif et un païen.
Q : Dans Galates 2, 11-14, quelles sont certaines des justifications astucieuses que certains ont données à ce passage ?
R : Cela ne présente pas Pierre/Céphas sous un jour favorable. Cela montre qu’il a commis des erreurs et fait des choses répréhensibles, comme nous tous. Clément d’Alexandrie a suggéré qu’il s’agissait peut-être d’un autre Céphas que l’apôtre Pierre. Cependant, rien n’indique que Paul ne parlait pas de l’apôtre. L’étrange maître Origène, puis Jérôme par la suite, pensaient qu’il s’agissait simplement d’un complot mis en scène entre Pierre et Paul pour souligner l’importance de la grâce. Augustin et d’autres ont toutefois réfuté cette thèse.
Q : Dans Galates 2, 11-14, comment devons-nous réagir lorsqu’un responsable d’Église respecté tient des propos ou commet des actes qui constituent un mauvais témoignage pour le Christ ?
R : Tout d’abord, il faut prendre conscience qu’il ne s’agit pas d’incidents isolés. Cela s’est produit ici avec Pierre ; cela s’est produit avec l’évêque Zéphyrin de Rome, de 198 à 217 apr. J.-C. ; cela s’est produit avec de nombreux autres évêques avant et après lui, dans toute l’Europe occidentale au Moyen Âge, et cela se produit aujourd’hui avec des responsables catholiques romains, protestants et charismatiques. C’est donc une situation à laquelle nous sommes fréquemment confrontés.
Cela peut s’expliquer a) par le fait que de véritables chrétiens se sont égarés, ou b) qu’ils n’étaient pas du tout chrétiens. À titre d’exemple de ce second cas, citons le pape Formose de Rome, dont tout le monde s’accorde à dire qu’il était un hérétique. Sept mois après sa mort, son corps fut exhumé et jugé pour hérésie. Imaginez maintenant que vous soyez un chrétien à cette époque, et essayez d’expliquer à un non-croyant pourquoi cela s’est produit.
Fondamentalement, nous devons insister sur le fait que nous regardons vers Jésus, l’auteur et le consommateur de notre foi (Hébreux 12:2), et non vers un être humain faillible. Pierre n’était pas infaillible dans son exemple, pas plus que ne le sont les autres dirigeants. Pierre avait abandonné le salut par les œuvres, mais il y revenait à présent. Oui, c’est décevant lorsqu’un chrétien trébuche, ou lorsque des chrétiens laissent imprudemment un non-chrétien devenir leur dirigeant. Nous devons nous soumettre aux bons dirigeants chrétiens, tout en sachant qu’aucun d’entre eux n’est parfait. Mais s’ils peuvent nous être utiles, nous devons nous détourner de ceux qui semblent diriger l’Église du Christ mais qui sont impies, comme nous le commande 2 Timothée 3, 1-5.
Q : Dans Galates 2, 11-14, si Pierre a autrefois donné un mauvais exemple, cela signifie-t-il qu’un pape catholique ayant donné un mauvais exemple n’est pas disqualifié en tant que successeur de Pierre ?
R : Je suppose que quelqu’un d’autre pourrait faire valoir que si un pape avait brûlé des chrétiens sur le bûcher, c’est qu’il n’était pas disposé à s’asseoir et à manger avec eux, mais je pense que ces deux situations sont fondamentalement différentes. Il y a un monde de différence entre ne pas s’asseoir avec de véritables chrétiens et ordonner qu’on les brûle sur le bûcher pour le crime d’avoir lu la Bible. Le péché involontaire lié à la confusion de Pierre n’excuse pas une vie entière de méchanceté affichée, de meurtres, d’immoralité, d’ivrognerie et de vie luxueuse financée par les offrandes d’autrui. De plus, Pierre s’est repenti de son hypocrisie, ce que les papes catholiques romains n’ont pas fait.
Le pape Jules II (1503-1513) a ordonné à ses armées de détruire et de piller des villes italiennes entières afin d’agrandir son empire, les États pontificaux. Selon l’ouvrage d’Austin intitulé *Topical History of Christianity* (p. 148), après l’an 904, on assista à ce qu’on a appelé la « pornocratie », période durant laquelle des prostituées entretenaient des relations de pouvoir et d’intimité sexuelle avec divers papes, notamment les papes Serge III, Anastase III, Lando et Jean XII. Des personnes achetaient la charge de pape, comme le firent Grégoire VI et Alexandre VI. Certains hommes accédaient à la papauté à la suite du meurtre du pape précédent (Boniface VII, Léon V et Étienne VII furent tous assassinés). Il y eut des périodes où deux, voire (une fois) trois papes coexistaient (Ursinus et Damase (366-384) ; Grégoire VI, Benoît IX et Sylvestre III). Les papes étaient parfois destitués contre leur gré, ce qui rend le concept de succession papale très intrigant. Le pape Étienne VII (896-897) fit exhumer le corps du pape Formose et le condamna pour hérésie lors d’un simulacre de procès.
Certains catholiques pourraient admettre qu’il est possible qu’au moins l’un des papes précédents n’ait pas été en accord avec la volonté de Dieu. En réalité, la « succession papale », si tant est qu’elle ait jamais existé, a été vidée de son sens au Moyen Âge par l’absence même de succession papale.
D’une part, il convient de souligner que le fait de trouver un catholique qui soit une personne corrompue et impie ne prouve en rien que le catholicisme soit erroné. D’autre part, si des millions de catholiques obéissent loyalement aux désirs pervers d’une telle personne, même en sachant qu’elle est impie, il y a là quelque chose qui cloche gravement.
Q : Dans Galates 2, 16-21, Paul laisse-t-il entendre que la Loi de l’Ancien Testament était mauvaise, comme l’enseignaient les hérétiques gnostiques ?
R : Pas du tout. Comme l’a dit Jean Chrysostome (392-407 apr. J.-C.) : « Il ne dit pas qu’ils avaient abandonné la Loi parce qu’elle était mauvaise, mais parce qu’elle était faible. » Voir la discussion sur 1 Jean 1, 1 pour plus d’informations sur les gnostiques.
Q : Dans Galates 2, 16-21 et Galates 3, 11, puisque la justice ne pouvait venir de la Loi, comment se fait-il que ceux qui lisaient l’Ancien Testament aient reçu cet enseignement erroné ?
R : L’Ancien Testament n’enseigne pas cette erreur. Cependant, les gens ont une capacité étonnante à interpréter les choses comme ils le souhaitent et à ajouter à la parole de Dieu. Certains ont pris tout ce que Dieu a dit au sujet de Sa miséricorde et ont fait de leur obéissance à la Loi de Dieu, et non à Dieu Lui-même, leur espérance. Même aujourd’hui, certains chrétiens peuvent manquer d’équilibre et accorder plus d’importance à certains aspects positifs du christianisme, tels que l’expérience spirituelle, l’étude de la Bible, l’aide aux pauvres ou les cérémonies religieuses, qu’à Dieu Lui-même dans leur vie. Certains peuvent aimer la religion plus qu’ils n’aiment Dieu.
Q : Dans Galates 3:1, certains chrétiens peuvent-ils être ensorcelés ?
R : Non, ce n’est pas ce que dit Paul. Paul pose cette question de manière hypothétique, car il est surpris de la rapidité avec laquelle de nombreux Galates se tournent vers un autre évangile, faux. Le mot grec pour « qui », tis, est au singulier et non au pluriel ; il désigne donc Satan, et NON un groupe de personnes. Dans la Bible, un « insensé » n’est pas quelqu’un qui manque d’intelligence ou d’instruction ; c’est quelqu’un qui est naïf face à la sagesse spirituelle ou qui s’y est endurci.
La langue grecque dispose de plusieurs mots pour désigner la « folie ». Le mot utilisé ici diffère de celui qu’utilisait Jésus dans ses paraboles. Il s’agit ici du mot « anoetus », qui désigne une personne capable de réfléchir mais qui choisit de ne pas le faire.
Soit dit en passant, dans la religion islamique, les chrétiens et les musulmans sunnites s'accordent au moins sur un point : à un moment donné, Mahomet a été victime d'un sortilège maléfique et a tenu des propos mensongers. Vous pouvez consulter les hadiths de Boukhari (t. 4, livre 53, chapitre 33, n° 400, p. 267 ; t. 4, livre 54, chapitre 10, n° 490, p. 317 ; et t. 8, livre 75, chapitre 59, n° 400, p. 266) pour obtenir un compte rendu complet de la manière dont il y est rapporté que Mahomet a, à une certaine époque, été victime d’un sortilège maléfique. Les musulmans considèrent généralement que Mahomet s’est rétabli.
Q : Dans Galates 3:1, de quelles manières les gens peuvent-ils être détournés vers quelque chose de moins important, au lieu de se concentrer sur ce sur quoi ils devraient se concentrer ?
R : Les gens sont souvent plus doués pour recueillir des informations que pour hiérarchiser ce qu’ils devraient en faire. Lorsqu’il s’agit de prendre des décisions d’achat pour une entreprise, on a parfois l’impression que les gens ont tendance à se laisser influencer par le dernier commercial à qui ils ont parlé. Nos prises de décision peuvent être fortement biaisées selon l’intensité des discussions que nous avons eues sur un sujet et depuis combien de temps nous nous sommes penchés sur un aspect particulier. Notre attention est trop facilement détournée. Lors de nos moments de recueillement avec Dieu, nous ne devons pas seulement étudier la Parole et prier, mais aussi méditer et réfléchir. Accordons-nous réellement la priorité aux choses les plus importantes ? Ou, paradoxalement, sommes-nous simplement trop occupés pour prendre le temps de nous arrêter et de déterminer ce que nous devrions faire ?
Q : Dans Galates 3, 2-3, il semble qu’au cours de l’histoire, les gens aient éprouvé un besoin presque irrésistible d’ajouter quelque chose à l’Évangile. Pourquoi, selon vous ?
R : Une personne peut considérer que l’Évangile contient la vérité, sans pour autant le juger complet. Si vous pensez qu’il n’existe pas de nombreuses façons dont les gens tentent d’ajouter quelque chose à l’Évangile, permettez-moi de vous détromper. Diverses personnes ont affirmé que, en plus de cela, nous avions besoin de ce qui suit.
L’ensemble de la loi juive (certains membres du mouvement des « racines hébraïques »)
La circoncision et d’autres éléments de la loi juive (Adventistes du septième jour)
Le baptême par l’eau des personnes à la place de la circoncision (Église du Christ)
Le baptême (par aspersion) des voitures, des animaux de compagnie et même des chars d’assaut (Église orthodoxe russe)
Un livre supplémentaire de règles (Tyconius)
Des Écritures supplémentaires (mormons, Église de l’Unification)
Fusion avec l’islam (les « chrétiens » C5 et le Chrislam au Nigeria)
Fusion avec l’hindouisme (certains Indiens du Kerala)
Combinaison avec les dieux gréco-romains (gnostiques hermétiques)
Combinaison avec un enseignement secret supplémentaire (autres gnostiques)
Une organisation chargée de nous dire ce qu’il faut croire, car la Bible peut être dangereuse (Témoins de Jéhovah)
Des saints qui intercèdent en votre faveur
Une révolution violente (théologie de la libération)
Prier devant des images ou des statues de saints
La foi associée aux œuvres (catholicisme romain)
Les icônes (principalement dans les Églises orthodoxes orientales)
« Les œuvres de Calvin n’étaient pas des Écritures, mais elles auraient dû l’être »
Évolution de la théologie : nous avons besoin des avancées théologiques au fil des siècles pour être véritablement des chrétiens « à la hauteur ».
Les gens ont fait preuve d’une grande créativité quant à ce dont nous avons besoin en plus de l’Évangile. Mais la créativité n’est pas toujours une bonne chose.
Il existe probablement de nombreuses raisons différentes pour lesquelles tant de personnes ont cru que tant de choses différentes étaient importantes en plus de l’Évangile, mais la plupart d’entre elles peuvent être regroupées dans au moins l’une des quatre catégories suivantes : les conventions, la peur, l’orgueil et le désir.
La convention : remporter des compétitions sportives, obtenir de bonnes notes à l’école, bénéficier d’augmentations de salaire au travail, et la plupart des choses de la vie que nous avons méritées ou que nous pensons du moins avoir méritées. Pourquoi les choses spirituelles, pour lesquelles il est encore plus important de faire des efforts, devraient-elles être différentes ? Si nous ne les méritions pas, pourquoi les gens s’efforceraient-ils d’y parvenir ?
La peur : ils s’accrochent encore à ce qu’ils considèrent comme le « bien » dans une vision du monde ou une religion concurrente, et ils ont peur de passer à côté de quelque chose s’ils n’acceptent pas cela également. On estime qu’il vaut mieux jouer la carte de la sécurité et faire cette autre chose en plus de l’Évangile, juste pour s’assurer de ne rien oublier.
Orgueil : Dieu a fait un excellent travail en nous donnant Sa Parole, mais ils peuvent, et pensent devoir, l’améliorer.
Le désir : Ils constatent (peut-être à juste titre) que la vie dans ce monde serait tellement plus facile s’ils pouvaient affirmer qu’il existe autre chose, en plus d’être chrétien. La persécution serait moindre, les opportunités professionnelles pourraient être plus nombreuses, et ils ont simplement le désir de conserver leurs anciennes habitudes.
Q : Dans Galates 3:3, 21, de quelles manières les gens tentent-ils d’ajouter quelque chose pour améliorer les choses, mais finissent-ils par détruire l’essence même de ce qu’ils cherchaient à améliorer ?
R : Lorsque vous modifiez l’essence même de l’Évangile au point qu’elle n’en soit plus la même, vous l’avez vidé de sa substance, afin de mieux vous adapter aux autres en proposant un message fondamentalement différent.
En chinois, il existe une expression argotique pour illustrer cette idée : « mettre des pattes à un serpent », c’est-à-dire être le premier à dessiner un serpent lors d’un concours de dessin de serpents, puis, sous l’emprise de l’alcool, lui ajouter des pattes et se faire disqualifier.
Q : Dans Galates 3:3, 21, de quelles manières les gens enseignent-ils aujourd’hui, en réalité, que le Christ est mort pour rien ?
R : Si l’on peut aller au ciel en étant une bonne personne, alors le Christ a perdu son temps. Bien sûr, si chacun peut définir ce qu’est une « bonne personne » selon son propre bon vouloir, alors la notion de « bonne personne » devient plutôt arbitraire. Mais si l’on peut aller au ciel en suivant un ensemble précis de règles, alors là encore, la mort du Christ sur la croix était inutile. Le Christ devait-il vraiment mourir pour nos péchés, et est-il d’une importance cruciale d’y croire ? Si vous le croyez, alors partagez cette conviction avec les autres comme si vous y croyiez vraiment.
Q : Dans Galates 3:8, quel est l’intérêt de mentionner Abraham et Moïse ?
R : Comme le dit John R.W. Stott, Paul a parcouru l’Ancien Testament dans son ensemble, à l’image d’une chaîne de montagnes, dont Abraham et Moïse constituent deux des plus hauts sommets. Mais le mont Everest, c’est Jésus-Christ. Abraham et la promesse qui lui a été faite constituent le premier sommet, et celui-ci n’est pas annulé par le deuxième grand sommet, Moïse et la Loi. Paul est très respectueux de la Loi, et il tient à souligner qu’il n’y a pas seulement deux sommets, mais qu’il en existe également un troisième.
Q : Dans Galates 3, 10 et 13, en quoi les personnes soumises à la Loi sont-elles maudites ?
R : Deutéronome 28, 1-13 évoque les bénédictions destinées aux Israélites qui connaissent la Loi et la respectent. Mais Deutéronome 28, 15-68 évoque les nombreuses malédictions qui s’abattent sur les Israélites qui connaissent la Loi et s’en détournent.
Quant au fait d’être maudit, c’est une description appropriée pour qualifier les personnes qui tentent de se conformer à une norme qu’elles ne peuvent pas respecter, sans jamais s’en rendre compte, et qui refusent pourtant de suivre le seul chemin menant au Ciel, celui qui a respecté pour elles cette norme impossible. « Sous la malédiction » semble être une description pertinente.
Q : Quel est le rapport entre Gal 3, 11 ; Rom 1, 17 ; 3, 28 et Hab 2, 4 ?
R : Dans Habacuc, le terme « juste » semble désigner ceux qui entretiennent une relation juste avec Dieu. Dans ces versets du Nouveau Testament, le terme « juste » peut désigner ceux qui ont été déclarés justes et qui, de ce fait, entretiennent une relation juste avec Dieu.
Paul a également cité Habacuc 1:5 à Antioche de Pisidie dans Actes 13:41 ; Habacuc occupait donc clairement les pensées de Paul.
Q : Dans Galates 3:13, Jésus a-t-il été maudit, ou a-t-il été béni comme le dit le Psaume 72:17 ?
R : Ces deux aspects sont vrais. Le Christ a été béni par Dieu le Père, et le Christ a volontairement pris sur lui la malédiction de Dieu pour nos péchés sur la croix. Dans Apocalypse 5, 12, le Christ sera béni dans les cieux.
Q : Dans Galates 3, 13, les chrétiens adorent-ils et suivent-ils quelqu’un dont ils admettent eux-mêmes qu’il a été maudit par Dieu ?
R : Oui, c’est le cas, et nous n’avons aucune excuse à présenter à ce sujet. Ce n’est pas simplement que Jésus était sous le coup d’une malédiction, c’est plutôt qu’il a choisi d’être sous le coup d’une malédiction, pour votre bien et pour le mien. Jésus a volontairement pris sur lui notre malédiction, notre châtiment et notre honte en mourant sur la croix pour nos péchés. Jésus n’est pas devenu pécheur lui-même, mais les péchés des hommes ont été placés sur lui.
Q : Dans Galates 3:16 (et Actes 3:25) par opposition à Genèse 12:7, etc., le terme « semence » est un nom collectif au singulier (tout comme le mot « descendance ») ; alors pourquoi Paul dit-il qu’il pourrait désigner une seule personne ?
R : En français, on peut dire « les gens », « la descendance » ou « partir en graine » sans pour autant désigner une seule personne. Le point essentiel ici est que Paul rappelle aux Juifs que leurs Écritures (l’Ancien Testament) enseignaient que les promesses faites aux descendants d’Abraham s’accompliraient par le Messie, que tant les Juifs que les chrétiens reconnaissaient comme une seule et même personne.
Q : Dans Galates 3:17, Moïse a-t-il reçu la loi seulement 430 ans après Abraham ?
R : Les Israélites ont vécu en Égypte pendant 430 ans ; ils n’y ont été esclaves que pendant 400 ans. Paul rappelait tout particulièrement à ses lecteurs judaïsants que Moïse avait reçu la Loi juste après cette période de 430 ans. Bien sûr, comme cela faisait plus de 430 ans, il est exact de dire que cela s’est produit 430 ans après.
Q : Dans Galates 3:17, que dit ce verset au sujet de la dispensation abrahamique rendue caduque par la dispensation mosaïque ?
R : Que vous envisagiez ou non l’histoire en termes de dispensations, ce verset prouve que le moment où la Loi mosaïque a été donnée n’a pas invalidé ce qui avait été promis auparavant. Certes, la Loi mosaïque constituait une nouvelle dimension venant s’ajouter à l’alliance de Dieu avec Abraham, mais elle n’a pas rendu sans valeur tout ce qui avait été dit à Abraham. Aujourd’hui, la relation entre la Nouvelle Alliance, en Christ, et l’Ancienne Alliance, sous Moïse, est quelque peu différente. De nombreux éléments de l’Ancienne Alliance ont en effet disparu, tels que les sacrifices d’animaux, les lois alimentaires, etc. Cependant, la nature de Dieu n’a pas changé, et les préceptes enseignés dans l’Ancien Testament restent valables aujourd’hui.
Q : Dans Galates 3:17, pourquoi Paul n’a-t-il pas donné le nombre exact d’années ?
R : Avant d’avancer deux raisons probables, il est important d’expliquer la différence entre exactitude et précision. Si un seau contient exactement 1 056 balles, et que quelqu’un dit qu’il en contient 2 000, ou seulement 500, ces deux affirmations sont inexactes (et fausses). Si quelqu’un dit qu’il en contient mille, c’est exact (et vrai) mais imprécis. Si quelqu’un dit qu’il y a plus de 500 balles, c’est également exact et véridique, mais ni précis ni exhaustif. La Bible est entièrement vraie dans ses manuscrits originaux, mais elle est souvent imprécise et non exhaustive. Voici deux raisons que l’on peut invoquer pour expliquer cette imprécision.
1) Dieu n’a pas jugé nécessaire d’indiquer à Paul (ni à quiconque d’autre) le nombre exact d’années entre Abraham et l’Exode. Dieu a fait rédiger la Bible pour qu’elle soit entièrement vraie et qu’elle possède toute la précision dont nous avons besoin pour comprendre ce qu’Il souhaitait communiquer au sujet de Lui-même, de l’homme, du salut, de la croissance en Christ et du service de Dieu. Dieu n’a apparemment pas jugé nécessaire que la Bible soit rédigée avec plus de précision que ce qui était requis, et Il n’a pas jugé nécessaire qu’elle soit préservée avec plus de précision que ce qui était requis.
2) Paul a souhaité utiliser le chiffre le plus prudent. Si les judaïsants voulaient améliorer la précision, cela ne fait que souligner l’argument de Paul concernant cette longue période.
Q : Dans Galates 3:21, qu’a fait exactement la loi pour nous ?
R : Elle ne nous a pas purifiés ni fait quoi que ce soit pour nous rendre meilleurs ; elle nous a plutôt montré à quel point nous sommes mauvais. Comme le dit Tony Evans, la loi est comme un miroir. Elle nous montre que nous devons nous coiffer, nous laver le visage et remettre nos vêtements en place, mais elle ne peut rien faire de tout cela à votre place.
Q : Dans Galates 3:26, toute personne qui lit l’épître aux Galates est-elle un enfant de Dieu ? L’universalisme est-il vrai ?
R : Non. L’Évangile est proposé à tous, mais ceux qui choisissent de rejeter Dieu sont libres de le faire – et en subissent les conséquences. Voir la discussion sur Colossiens 1:20.
Q : Dans Galates 3:27, puisque tous ceux qui sont baptisés ont revêtu le Christ, tous ceux qui sont baptisés iront-ils au ciel ? Qu’en est-il de Simon le Magicien dans Actes 8:13, 18-20 ?
R : Le baptême d’eau ne vous sauve pas ; c’est le Christ qui vous sauve. Dieu ordonne à tous les chrétiens d’être baptisés d’eau en gage de leur bonne conscience envers Dieu, comme le dit 1 Pierre3:21 .
Q : Dans Galates 3:28, puisqu’il n’y a ni homme ni femme en Christ, pourquoi existe-t-il des rôles différents au sein de l’Église, comme le mentionnent 1 Timothée2:11 -15 et 1 Corinthiens14:34 -37 ?
R : Il est intéressant de noter qu’il s’agit du plus ancien document historique connu affirmant que les hommes et les femmes sont égaux. Les chrétiens ne s’accordent pas sur le rôle des femmes dans l’Église aujourd’hui, mais tous devraient s’accorder sur trois points.
1. En toutes circonstances, il n’y a aucune différence de valeur entre les hommes et les femmes aux yeux de Dieu, et il ne devrait pas y en avoir non plus à nos yeux.
2. Tous les chrétiens doivent reconnaître que cette égalité de valeur ne signifie pas qu’il ne devrait jamais y avoir de différence de rôle, car, du moins à cette époque, les femmes ne devaient pas exercer d’autorité sur les hommes au sein de l’Église, comme le montrent 1 Timothée 2, 11-13, 1 Corinthiens 11, 3-9 et 1 Corinthiens 14, 34-35.
3. Si l’on limite la portée d’un verset du Nouveau Testament en le qualifiant de « valable uniquement pour cette époque », il faut avoir de bonnes raisons bibliques pour expliquer pourquoi ce verset précis est limité à cette époque, et non tous les autres versets avec lesquels vous pourriez être en désaccord.
Q : Dans Galates 3, 28, dans quelle mesure devons-nous prendre au sérieux le commandement selon lequel nous devons tous être un en Jésus-Christ ?
R : Galates 3, 28 semble être l’exact contraire d’une prière prononcée par des hommes juifs : « Je remercie Dieu de ne pas m’avoir fait païen, esclave ou femme ». Bien sûr, il est facile de dire qu’il faut prendre cela au sérieux. Mais d’un autre côté, on pourrait être tenté de minimiser cet aspect lorsqu’il semble plus fructueux de gagner des âmes au Christ. C’est toutefois une erreur, car si une personne ne se soumet pas à l’autorité de Dieu, il convient de se demander si elle est réellement sauvée. Le célèbre missionnaire chrétien William Carey refusait de baptiser quiconque se disait chrétien tout en continuant à suivre le système des castes indien.
Q : Dans Galates 3:28, quelle était la vision de la culture grecque sur les femmes et le mariage ?
R : Voici quelques citations d’auteurs grecs tirées de l’ouvrage *The Great Quotations* compilé par George Seldes.
« Le mariage, à vrai dire, est un mal, mais un mal nécessaire. » – Aristote (384-322 av. J.-C.), cité par Diogène Laërce (p. 67)
« On peut dire que la femme est un homme inférieur. » Ménandre (342 ?-291 ? av. J.-C.) (p. 486)
Il n’est pas bon de fonder notre vision du mariage sur les écrits d’auteurs grecs païens.
Q : Dans Galates 4:3, quels sont exactement les « éléments » ou les « principes élémentaires » auxquels les gens étaient asservis ?
R : Le mot grec, stoicheia, est un terme général qui peut signifier « éléments ». Commençons par ce qui n’est pas la réponse, puis examinons deux réponses possibles.
Ce n’est pas la réponse : les esprits maléfiques ou les idoles. Comme la loi n’est pas mauvaise, certains ont pensé que les démons ou les idoles constituaient les « choses élémentaires » visées ici. Cependant, les versets de Galates 3, 23 à 4, 3 parlent de la loi comme de notre tuteur, et les versets de 4, 4 à 4, 7 traitent de la loi. Le seul verset venant étayer ce point de vue ici est Galates 4, 8, qui mentionne qu’ils servaient des choses non spécifiées qui ne sont pas des dieux. Cela pourrait faire référence à des idoles, mais le texte précise ensuite, en Galates 4, 9, que les Galates envisageaient de revenir à ces choses, et qu’ils risquaient de revenir au judaïsme, et non aux idoles.
Ce n’est pas la réponse : les éléments physiques. De nombreux Grecs, y compris des chrétiens, considéraient que le monde physique était composé de quatre éléments : l’air, la terre, le feu et l’eau, d’où l’utilisation par Paul du mot « éléments ». Paul parle en effet de choses qu’ils connaissaient du monde, mais il n’y a aucune allusion, ni ici ni ailleurs dans le Nouveau Testament, à quelqu’un qui aurait un problème à vénérer ou à se tourner à nouveau vers « l’air », « la terre », « le feu » ou « l’eau ».
La réponse précise : la loi. Jusqu’à ce point, l’épître aux Galates véhicule un message cohérent : ne renoncez pas à vous appuyer sur le Christ pour vous tourner en plus vers la loi. Les « éléments » désignent ici les principes élémentaires que les Juifs apprenaient dès l’enfance au sujet de la loi. Paul ne dit pas qu’il faille désormais suivre la loi, ni que la loi soit mauvaise. Il affirme plutôt que la loi avait le même rôle que les règles dont les jeunes enfants ont besoin avant d’atteindre l’âge adulte. La loi a été donnée par Dieu, mais l’obsession des pharisiens pour les lois, qui primait sur l’amour de Dieu, a été utilisée par Satan pour asservir les gens.
Une réponse générale : une autre façon de paraphraser « stoicheia » serait presque de parler des « bases », sauf que cela ne reflète pas l’aspect disciplinaire de la loi. Outre la loi, que les Juifs avaient apprise dès l’enfance, cela s’applique à l’enseignement religieux qu’une personne avait reçu avant sa nouvelle naissance en Christ, sur lequel elle s’appuyait ou en lequel elle plaçait sa confiance à la place de Christ ou en plus de lui. Peut-être cela peut-il même inclure les fausses philosophies qu’ils avaient apprises par le passé, comme le mentionne Colossiens 2, 8. Le *Bible Knowledge Commentary : New Testament*, p. 601, défend ce point de vue. Bien que ce verset puisse s’appliquer à tout « passé » religieux qu’une personne avait avant de venir à Christ, le contexte immédiat visé pour les Galates était la loi juive.
Q : Dans Gal 4,4 et Tt 1,3, puisque le Père a envoyé Jésus « lorsque les temps étaient accomplis », pourquoi Jésus a-t-il été envoyé à ce moment-là, et non plus tôt ni plus tard ?
R : Ce passage dit simplement que Jésus a été envoyé au moment opportun, sans en préciser la raison, mais il est tout de même intéressant d’émettre des hypothèses. On peut distinguer au moins quatre facteurs.
Langue : De 200 av. J.-C. environ à 250 apr. J.-C., une grande partie du territoire de l’Empire romain parlait le grec. Par la suite, on parlait le grec à l’Est et le latin à l’Ouest. Une langue a grandement contribué à la diffusion du christianisme.
Paix : Ce fut une période de paix. Elle fit suite aux nombreuses guerres menées par les Séleucides, les Ptolémées et les Perses, qui avaient pour l’essentiel pris fin vers 141 av. J.-C. Pompée conquit la Phénicie en 64 av. J.-C. Cette période de paix relative s’étendit jusqu’en 161 apr. J.-C., date à laquelle les Parthes envahirent la Syrie, et jusqu’en 220 apr. J.-C., lorsque les Goths envahirent l’Asie Mineure. Vers 350 apr. J.-C., les peuples du nord de l’Europe, les Huns et les Perses combattaient Rome. Grâce à cette paix relative, les Romains avaient réussi à éliminer une grande partie de la piraterie qui sévissait souvent en Méditerranée dès 69 av. J.-C., ce qui permit aux gens de l’époque de Paul d’être moins souvent confrontés à des pirates. D’une manière générale, la paix a grandement facilité les déplacements des chrétiens pour diffuser l’Évangile.
Routes : Les Romains ont construit plus de 42 000 miles de routes qui reliaient entre elles les différentes parties de leur vaste empire. Cela a permis à des personnes telles que Paul de se rendre relativement facilement et en toute sécurité dans un grand nombre d’endroits.
Les synagogues juives : À cette époque, on trouvait des Juifs enseignant le monothéisme, ainsi que des synagogues juives de la Perse à l’Éthiopie, en passant par Lyon, en France. Cela pouvait aider les païens à comprendre qu’il n’y avait qu’un seul Dieu.
Enfin, la prophétie : le Messie viendrait au cours du quatrième royaume prophétisé dans Daniel 7, 1-10.
Les résultats furent stupéfiants. En l’espace de 300 ans, le christianisme s’était pacifiquement étendu jusqu’en Éthiopie, en Inde, en Géorgie, en Angleterre, en Espagne et en Afrique du Nord. Les deux seules grandes croyances mondiales qui connurent une diffusion initiale plus rapide furent l’islam et le communisme, et toutes deux se répandirent essentiellement par la conquête militaire.
Q : Dans Galates 4:5 et 3:13, de quelles sont les deux choses dont le Christ nous a rachetés ?
R : Le Christ nous a rachetés de la malédiction liée à la désobéissance à la loi, comme l’indique Galates 3:13. Mais le Christ est allé plus loin. Il nous a également rachetés de l’esclavage de la loi, comme l’indique Galates 4:5.
Q : Dans Galates 4, 6-7, quelle est la signification du mot « Abba » dans ce verset ?
R : Ce mot peut ici être traduit par « papa ». Aucun simple esclave, qui n’est ni un fils ni une fille, n’oserait jamais appeler son maître « papa ». Ce mot a été utilisé par Jésus dans Marc 14, 36, puis par Paul dans Romains 8, 15.
Q : Dans Galates 4, 9 et 21, pourquoi certaines personnes souhaitent-elles rester sous le joug de l’esclavage ?
R : Cela peut provenir de la peur, de l’espoir d’une récompense, du fait qu’elles se sentent plus à l’aise ainsi, ou même, dans certains cas, d’une dépendance.
Q : Dans Galates 4, 12-20, pourquoi Paul a-t-il changé de ton à cet endroit ?
R : Paul s’est montré sévère et strict tout au long de cet épître, mais ici, il s’adresse à eux avec tendresse. Paul fait appel à leur cœur pour qu’ils poursuivent dans la même voie. On pouvait lire jusqu’au chapitre 4 et comprendre, intellectuellement, à quel point les Galates avaient tort. Ils pouvaient également lire les avertissements de Paul concernant la gravité de leur erreur. Mais ils n’avaient sans doute pas saisi à quel point Paul se souciait réellement d’eux. C’est ce que Paul leur montre ici. Lorsque nous devons réprimander quelqu’un, nous devons lui montrer en quoi il a tort et la gravité de son erreur sur un point essentiel. Mais nous ne devons pas négliger de lui faire savoir à quel point nous tenons à lui. Or, dans Galates 4:15-20, Paul demande en substance s’ils ont encore de l’affection pour lui, et pourquoi ils se sont montrés si inconstants.
Rappelez-vous que c’est dans le sud de la Galatie, plus précisément à Lystre, que les gens voulaient offrir des sacrifices à Paul et Barnabas en les considérant comme des êtres divins (Actes 14, 11-18), avant que Paul et Barnabas ne les en empêchent. Les croyants de cette région tenaient Paul et ses paroles en si haute estime qu’ils les considéraient comme celles du Christ ; comment ont-ils donc pu changer d’avis et se mettre à le considérer comme un ennemi ?
Q : Dans Galates 4, 13, puisque Paul pouvait guérir les autres, pourquoi était-il lui-même malade ?
R : Ce verset précieux démontre que le pouvoir de guérison appartenait à Dieu, et non à l’apôtre. Certains groupes sectaires, tels que la Science chrétienne et quelques groupes charismatiques étranges, enseignent que les chrétiens obéissants et spirituels ne tombent jamais malades, et que les chrétiens ne devraient pas prendre de médicaments. Cependant, le fait que Paul soit malade ici, son inquiétude face à la maladie presque mortelle d’Épaphrodite dans Philippiens 2, 26-27 et le fait qu’il prescrive un remède pour les problèmes d’estomac de Timothée dans 1 Timothée 5, 23 montrent que même les meilleurs chrétiens, obéissants et spirituels, peuvent tomber malades. Cela ne signifie pas nécessairement qu’ils manquent de foi, ni que Dieu les punit.
Jean Chrysostome (392-407 apr. J.-C.), dans son homélie « Sur les statues », 1, v. 14, apporte une réponse plus détaillée concernant des situations telles que les maux d’estomac de Timothée mentionnés en 1 Timothée 5, 23. Jean Chrysostome affirme que Dieu permet que cette situation arrive aux chrétiens. Voici une paraphrase de ses huit raisons numérotées.
1. Pour les empêcher de s’enorgueillir de la grandeur de leurs bonnes œuvres et de leurs miracles.
2. Afin que les autres n’aient pas une trop haute opinion d’eux.
3. Afin qu’il soit clair que c’est la puissance de Dieu qui se manifeste, et non celle des hommes.
4. Pour que la persévérance des hommes pieux face à leurs épreuves ou à leur maladie serve d’exemple aux autres.
5. Pour que, lorsque nous voyons des personnes pieuses mourir de maladie, nous nous souvenions de la résurrection de tous.
6. Lorsque nous sommes en proie à la souffrance, nous puissions trouver une consolation en sachant que d’autres avant nous ont enduré des épreuves similaires.
7. Lorsqu’on nous dit d’imiter Paul ou d’autres, nous ne reculons pas en pensant qu’ils sont d’une nature supérieure. Ils ont la même nature et les mêmes faiblesses que les autres en général.
8. Nous pouvons apprendre que le bonheur d’une personne pieuse ne découle pas de son état de santé.
Chrysostome poursuit ensuite sur plus de sept pages pour développer et prouver chacun de ces points à partir des Écritures.
Q : Dans Galates 4, 14, que voulait dire Paul par « ils n’ont pas méprisé mon épreuve/ma maladie » ?
R : Paul souffrait d’une maladie lorsqu’il était avec les Galates. Nous ne savons pas s’il s’agissait d’un accès de paludisme, d’un problème oculaire ou d’autre chose. Paul souligne que, même s’il n’était pas en bonne santé lorsqu’il était avec eux, ils ne l’ont pas du tout méprisé pour cela.
Q : Dans Galates 4, 22-31, quelle est la signification des quatre paires ?
R : Paul commence par retracer l’histoire afin d’en tirer une leçon allégorique qui s’applique à nous. Il y a deux fils, deux femmes, deux alliances et deux villes. Ismaël, Agar, l’Ancienne Alliance et l’ancienne Jérusalem représentent l’ancienne voie des lois, qui s’apparente à l’esclavage. Isaac, Sara, la Nouvelle Alliance et la nouvelle Jérusalem représentent la nouvelle voie de la promesse. Tout comme Ismaël et Agar ne pouvaient pas rester avec Isaac et Sarah, qu’ils raillaient et méprisaient, vivre selon la loi ne peut coexister avec le fait de vivre selon la promesse de la grâce de Dieu par la foi.
Q : Dans Galates 4:25, le mont Sinaï se trouvait-il en Arabie, ou bien dans la péninsule du Sinaï, comme l’indique la Torah ?
R : Les deux, sachant que le terme « Arabie » ne désigne pas ici le pays moderne de l’Arabie saoudite, mais la province romaine d’Arabie. La province romaine d’Arabie comprenait la péninsule du Sinaï, la partie nord-ouest de l’actuelle Jordanie et une petite partie de la Syrie. À titre d’information complémentaire, les Romains n’ont jamais conquis les régions proches de La Mecque ou de Riyad.
Q : Dans Galates 4:30, pourquoi Paul tire-t-il cette conclusion ?
R : Agar croyait en Dieu, mais Agar et Ismaël, par leur mépris et leurs railleries, n’étaient pas compatibles avec Sara et Isaac, l’enfant de la promesse. Ils devaient partir, selon Sara. Abraham ne voulait pas qu’ils partent, mais Dieu a dit à Abraham d’écouter Sara sur ce point. De même, l’idée selon laquelle on peut suivre le Christ dans la liberté de la grâce tout en restant asservi à la loi doit être écartée. Enfin, Paul affirme que ceux qui enseignent qu’il faut être assujetti à la loi doivent également être exclus de l’Église.
Q : Dans Galates 5, 1, lorsque Paul dit que nous devons rester fermes dans la liberté, de quel esclavage devons-nous précisément nous garder ?
R : Il s’agit d’un verset de transition ; ce verset sert aussi bien de résumé de Galates 4 que d’introduction à Galates 5, 1-13. Il y a trois réponses possibles.
Le péché : ceux qui pèchent sont esclaves du péché, et nous en avons été libérés. Romains 6 aborde ce sujet plus en détail.
La loi mosaïque : Bien que ce qui précède soit exact, le péché et la chair ne sont mentionnés qu’à un seul endroit dans Galates 5, 1-15 : Galates 5, 13. En revanche, la loi et la circoncision sont mentionnées six fois. Nous devons servir Dieu sans être asservis à la loi. Les Juifs parlaient de « prendre sur soi le joug de la loi ».
Les deux : Dans la mentalité axée sur la loi et le péché, soit « Je suis un tel pécheur pour avoir enfreint la loi », soit « Je suis une personne si formidable pour avoir respecté la loi ». Que l’on se trouve d’un côté ou de l’autre de la balançoire, l’accent est le même : « moi ». Or, nous devrions plutôt nous concentrer sur Celui qui compte vraiment : Dieu, et non sur nous-mêmes. Nous menons une vie sainte parce que nous sommes dans une relation d’amour avec Dieu et que nous voulons Lui plaire, et non pas simplement parce que nous voulons échapper au châtiment, obtenir des récompenses ou nous considérer comme de meilleures personnes.
Nous menons une vie sainte (bien que non exempte de péché) parce que nous sommes libérés de l’esclavage et des dépendances du péché, et libérés du joug de la loi. Le joug de la loi avait une bonne raison d’être : empêcher les gens de pécher. Mais nous n’avons plus besoin de la loi mosaïque, et c’est désormais l’amour de Dieu qui nous empêche de pécher.
Q : Dans Galates 5:2, la circoncision limite-t-elle d’une manière ou d’une autre la puissance ou l’œuvre du Christ ?
R : Pas du tout. Tout comme le fait de ne jamais croire en Christ signifie que le sacrifice de Christ n’a aucune valeur pour une personne, le fait de se fier à la circoncision et de rejeter Christ signifie de la même manière que le sacrifice de Christ n’a aucune valeur pour cette personne, et qu’elle ira en enfer.
Q : Dans Galates 5:2, à l’époque de l’Ancien Testament comme à celle du Nouveau, quelle serait la différence entre le légalisme et le respect de la Loi mosaïque ?
R : Comment qualifieriez-vous une personne qui prenait très au sérieux le respect de la loi de Moïse et s’attachait principalement à plaire à Dieu en obéissant à la loi ? – Si elle vivait avant le Christ, vous pourriez la qualifier de Juif pieux.
Avant le Christ, les Juifs étaient censés s’efforcer de respecter la loi mosaïque aussi pleinement que possible. À cette époque, un légaliste était quelqu’un qui se souciait davantage de la loi que de Dieu. Ces personnes aimaient leurs traditions et le respect de la loi plus qu’elles n’aimaient le Seigneur. À l’instar des pharisiens, elles comptaient sur leur propre justice plutôt que d’avoir foi en Dieu qui pardonne.
Après la mort du Christ pour nos péchés, la définition d’un légaliste a « évolué ». Elle inclut désormais également toute personne qui place sa confiance dans la loi et dans ses propres œuvres, à la place du Christ ou en plus de lui. Vous croyez que le salut du Christ par son sang est essentiel – très bien ! Mais croyez-vous également qu’il est complet, que le Christ a accompli tout ce qui devait l’être ? Si une personne n’y croit pas, elle souffre alors d’un problème de « confiance divisée », dans la mesure où elle estime que le Christ ne nous a sauvés qu’en partie, et qu’il faut en partie quelque chose d’autre.
Q : Dans Galates 5:2-3, puisque le Christ ne profite pas à ceux qui sont circoncis, peut-il profiter aux nombreux petits garçons circoncis aujourd’hui ? Devraient-ils eux aussi être redevables à la loi ?
R : Non, pour deux raisons.
1. Galates 5, 2-3 ne parle que des hommes qui se font circoncire, et non des petits garçons.
2. Le sens général fait référence à ceux qui choisissent de se faire circoncire dans le but d’accomplir la Loi de l’Ancien Testament. Ils démontrent ainsi qu’ils ne comptent pas sur le Christ pour les sauver, indépendamment de la Loi.
Q : Dans Galates 5, 2-4, que diriez-vous à quelqu’un qui affirme : « Je place toute ma confiance dans le sang du Christ pour mon salut complet, mais je veux simplement m’en assurer davantage, c’est pourquoi je suivrai également la loi juive » ?
R : Vos propos se contredisent. Vous ne placez pas pleinement votre confiance dans le sang du Christ pour votre salut complet, sinon vous ne vous appuieriez pas également sur autre chose. Paul a eu des mots très fermes à l’égard de ceux qui pensaient ainsi ; il affirme qu’il s’agit d’une alternative, l’un ou l’autre. La circoncision n’est qu’un exemple parmi d’autres d’une action visant à préserver quelque chose de précieux (le salut) qui finit par annuler ce que l’on cherchait à préserver.
Dans Galates 5:6, Paul affirme que ni la circoncision ni l’incirconcision n’ont vraiment d’importance. Paul a même circoncis Timothée dans Actes 16:3. Ce à quoi Paul s’oppose si fermement, c’est la théologie qui consiste à mettre sa confiance en Christ « plus » quelque chose d’autre.
Q : Dans Galates 5:4, comment peut-on tomber de la grâce ?
R : Paul s’adresse directement à des chrétiens gravement égarés qui ont cessé de s’appuyer sur la grâce de Dieu en Christ. Paul s’adresse également à des légalistes non sauvés. Comment faire la différence entre un chrétien gravement égaré et un légaliste non sauvé ? Souvent, c’est impossible, mais vous pouvez les mettre en garde, quelle que soit leur situation.
Q : Dans Galates 5, 4, quelles sont les différentes interprétations que les chrétiens donnent à ce passage ?
R : Tout d’abord le grec, puis quatre interprétations, et enfin une conclusion.
Le mot grec katergethete signifie « … toute destruction de la croissance et de la vie, physique ou spirituelle, bénéfique ou néfaste », selon l’Expositor’s Greek Testament, p. 184. Ce mot est également utilisé dans Romains 7:2 pour désigner l’annulation, par la mort, de l’obligation d’une épouse envers son mari, ainsi que la mort spirituelle dans Romains 7:6. Il existe quatre interprétations principales.
1. La perte du salut est assimilée à une chute hors de la grâce. Le « Believer’s Bible Commentary », p. 1891, affirme que ce point de vue est erroné, car il ne concerne PAS les personnes qui tombent dans le péché et l’incrédulité. Il s’agit plutôt de personnes vertueuses qui pensent que leurs propres œuvres les aideront à obtenir ou à conserver leur salut. Il juge également ironique que certains de ceux qui souhaitent utiliser ce verset pour soutenir la thèse de la perte du salut soient des légalistes, à l’image de ceux contre lesquels Paul s’élève.
2. Un croyant qui abandonne la grâce au profit d’un système de légalisme, sans pour autant perdre le salut. Il ne s’agit pas ici de tomber du salut dans l’incrédulité ou le péché volontaire, mais de tomber de la grâce dans le légalisme. C’est une paralysie de la vie spirituelle : la rupture de l’union avec le Christ a un effet paralysant sur l’ensemble de la nature spirituelle et se traduit par un besoin impérieux de justification légale. Cependant, certains affirment que ce point de vue est erroné, car il ne décrit pas des chrétiens en quête de sanctification, mais des personnes non sauvées qui tentent d’être justifiées par la loi.
3. Les faux chrétiens qui cherchent à être justifiés par la loi. Le Believer’s Bible Commentary, p. 1891, défend ce point de vue, affirmant qu’ils devaient choisir entre deux sauveurs : soit le Christ, soit la Loi. Calvin estimait qu’ils ne cherchaient pas à choisir la loi à la place du Christ, mais la loi en plus du Christ, et que croire qu’une partie quelconque du salut s’obtient par les œuvres revient à ne pas croire qu’il s’obtient entièrement par la grâce par la foi.
2+3. À la fois les croyants insensés qui renoncent à la grâce au profit du légalisme, et les « faux » chrétiens qui abandonnent définitivement l’Évangile et n’ont jamais été sauvés.
Dans l’Église pré-nicéenne, ce verset n’est en réalité pas commenté. Jean Chrysostome enseigne à propos de ce verset qu’il mentionne la plus sévère des peines, sans toutefois préciser davantage.
Conclusion : d’une part, Paul s’adresse dans Galates 5:4 aux mêmes personnes qu’il appelle « fils de Dieu » en 3:26 ; aux frères auxquels il s’adresse dans Galates 3:15 ; 4:12, 28 ; 5:13 ; 6:1, 18, et qui menaient une bonne course dans Galates 5:7.
Pourtant, d’un autre côté, Paul craint que ses efforts aient été vains à leur égard (Galates4:11 ), et qu’ils puissent figurer parmi les condamnés pour l’éternité qui prêchaient un autre Évangile (Galates 1:8,9).
Paul, tout comme nous, ne savait pas qui étaient les élus. Prenons cet exemple : si une personne qui semblait être un véritable chrétien tombe dans un péché grave, s’agit-il : d’une personne élue qui se repentira plus tard, reviendra et persévérera, ou d’une personne réprouvée qui a définitivement abandonné la vérité qu’elle a entendue ? Dieu le sait ; nous ne le savons pas, et nous n’avons pas besoin de le savoir. Mais nous n’avons certainement pas l’assurance qu’elle est sauvée lorsqu’elle agit ainsi. De même, si quelqu’un tombe dans une grave erreur doctrinale comme l’ont fait les Galates légalistes, ceux à qui Paul s’adressait étaient-ils tous de véritables chrétiens tombés dans l’hérésie mais qui reviendraient, ou étaient-ils tous non sauvés, destinés à l’enfer et qui ne croiraient jamais à l’Évangile de la grâce ? Ou bien s’agissait-il d’un mélange de blé et d’ivraie, dont même Paul ne savait pas distinguer les uns des autres ? Mais la tâche de Paul n’était pas de juger leurs âmes, mais de les avertir des conséquences s’ils persistaient dans leur légalisme. La réponse est donc « 2 + 3 ».
Q : Dans Galates 5, 7, en quoi la vie chrétienne s’apparente-t-elle à une course ?
R : Elle s’apparente à une course très disputée, mais les chrétiens ne sont pas en compétition les uns avec les autres. Nous essayons plutôt d’avancer aussi vite que possible, malgré la présence de coureurs plus lents ou de voitures qui nous coupent la route et nous ralentissent.
Q : Dans Galates5:11 , et 2 Corinthiens2:15 -16, pourquoi Paul prêchait-il la croix, alors qu’il savait que celle-ci était un scandale pour les gens ? Paul ne voulait pas mettre d’obstacle sur le chemin de quiconque (2 Corinthiens 6:3) ni faire quoi que ce soit qui puisse entraver l’Évangile (1 Corinthiens 9:12).
R : À l’instar de Paul, nous ne voulons rien faire qui puisse offenser les gens à notre égard personnellement. Cependant, lorsque nous partageons l’Évangile, nous ne voulons ni cacher ni minimiser les aspects que certaines personnes trouvent choquants. Certaines personnes sont choquées à l’idée que Dieu observe chacun de leurs gestes, ou qu’elles soient, par elles-mêmes, insuffisantes, des échecs devant le tribunal de Dieu. D’autres sont choquées qu’on puisse suggérer qu’elles commettent des actes suffisamment graves pour avoir besoin d’être sauvées. Qu’elles soient offensées ou non, les personnes ont besoin de connaître la vérité de l’Évangile.
Q : Dans Galates 5, 12, pourquoi Paul mentionne-t-il que les hommes qui s’attachent à la circoncision pourraient se castrer eux-mêmes ?
R : Bien que cela puisse nous paraître étrange, il existait en Asie Mineure une déesse nommée Cybèle, et ses prêtres étaient tous des hommes qui s’étaient castrés. Ainsi, même les judaïsants qui mettaient l’accent sur la circoncision n’étaient pas aussi véhéments à ce sujet que les prêtres de Cybèle.
Q : Dans Galates 5, 13, qu’entend-on ici par « l’occasion de la chair » ?
R : Paul vous invite à veiller à ce que, sous le couvert de la liberté chrétienne, vous ne vous en serviez pas comme prétexte pour pécher. Nous sommes libres du péché, mais nous ne sommes pas libres de pécher. Le mot grec pour « occasion », aphorme, désigne un point stratégique propice à une attaque militaire. Ne laissez donc pas Satan utiliser une justification de la liberté chrétienne pour donner au péché un point d’ancrage dans votre vie.
Q : Dans Galates 5, 14-15, que sous-entend Paul ici ?
R : Galates 5, 1-13 et Galates 5, 14-15 semblent aborder des sujets quelque peu distincts, mais en réalité, Paul établit[établit un lien ici. Les légalistes qui privilégient la loi plutôt que Dieu sont source de division et prompts à se quereller avec les autres. Si je pense que la spiritualité consiste uniquement à obéir à toutes les lois telles que je les comprends, et que vous ne suivez pas tout tel que je le conçois, alors je veux que vous vous conformiez au programme – mon programme, bien sûr !
Q : Dans Galates 5, 16, comment marchons-nous/vivons-nous selon l’Esprit ? Cela signifie-t-il qu’à chaque seconde de la journée, quoi que je fasse, je dois prier Dieu pendant que je le fais ? Cela signifie-t-il que je dois toujours penser à Dieu ? Lui parler ? Que signifie « marcher selon l’Esprit », comme le dit Paul ? Cela signifie-t-il que lorsque je me rends au magasin, je me dis en mon for intérieur : « Dieu, chaque pas que je fais dépend entièrement de toi, et je te loue pour chaque souffle que je prends » ? Je ne dis pas que c’est ridicule ou absurde, j’essaie simplement de savoir si c’est bien cela que l’on entend par « marcher selon l’Esprit ».
Si c’est vrai, alors il est vraiment, vraiment difficile de toujours marcher selon l’Esprit, ce qui signifie que je pèche bien plus que je ne le pensais. Merci, que Dieu vous bénisse. P.S. — Est-ce que j’ai rédigé cet e-mail selon l’Esprit, puisqu’il s’agissait de Dieu ?
R : Si vous cherchez à vous rapprocher de Dieu, les désirs pécheresses de ce monde (l’amour de l’argent, la luxure, l’orgueil et d’autres convoitises) s’estomperont. En tant que chrétiens, nous devons combattre le mal en nous, ainsi qu’à l’extérieur, comme le montre Romains 7, 7-25. Heureusement, nous ne sommes pas livrés à nous-mêmes dans cette lutte : Dieu est là pour nous secourir (Romains7:24 -25) et même pour accomplir l’œuvre en nous (Philippiens2:12 -13).
Au lieu de « marcher », le mot grec utilisé ici, peripatite, peut être traduit par « continuer à marcher ». Ainsi, lorsque vous marchez avec Dieu et que vous rencontrez une tentation qui vous incite à vous arrêter, continuez simplement à marcher. Marcher selon l’Esprit n’est pas facile, car « toujours » est un mot très exigeant. Je pense toutefois que vous comprenez globalement qu’il s’agit d’être conscient de la présence de Dieu dans tout ce que vous faites.
Expérience
Paul dit de vous réjouir toujours, de prier sans cesse et de rendre grâce en toutes circonstances dans 1 Thessaloniciens 5:16-18.
« rendant toujours grâce à Dieu le Père pour tout, au nom de notre Seigneur Jésus-Christ. » (Éphésiens5:20 ) (Bible Berean Standard)
[L’amour] « supporte tout, croit tout, espère tout, endure tout. L’amour ne périt jamais. » 1 Corinthiens 13, 7-8a (Bible Berean Standard)
Vous pouvez consulter une concordance pour trouver d’autres exemples de ce qu’il nous est commandé de faire « toujours ».
Jésus a dit qu’Il serait toujours avec nous dans Matthieu 28:20.
Réjouissez-vous toujours dans le Seigneur, selon Philippiens 4:4.
L’exemple de Paul
Paul priait sans cesse pour les autres, comme le montre 2 Thessaloniciens 1:11
Paul rendait grâce à Dieu chaque fois qu’il se souvenait des Philippiens, dans Philippiens 1, 3-4
Actions
Colossiens3:17 « Et quoi que vous fassiez, en parole ou en acte, faites tout au nom du Seigneur Jésus, en rendant grâce à Dieu le Père par lui. » (Bible Berean Standard)
Soyez toujours prêts à rendre compte… 1 Pierre 3:15.
Jacques4:17 dit : « Quiconque sait ce qu’il convient de faire et ne le fait pas commet un péché. » (Bible Berean Standard)
La Bible contient de nombreux versets sur la persévérance, et nous ne devons pas non plus oublier cette importante vertu chrétienne.
Enfin, je vous suggère de bien commencer chaque journée en la consacrant à Dieu. J’ai appris cela il y a de nombreuses années lors d’un camp de jeunes où Josh McDowell était l’intervenant.
Q : Dans Galates 5:19, l’adultère et les meurtres sont-ils mentionnés ?
R : Bien que le terme « adultère » figure dans la liste, il n’apparaît pas dans les manuscrits les plus anciens. Le mot « meurtres », phonoi, est presque identique au mot grec désignant « l’envie », phthonoi ; il ne diffère que par une lettre grecque. Certains manuscrits grecs mentionnent les « meurtres », d’autres non.
Q : Dans Galates 5, 19-21, les chrétiens peuvent-ils commettre ces actes et aller au ciel ?
R : Il est possible pour un véritable chrétien de commettre l’une de ces actions, puis de se repentir. Cependant, si une personne commet habituellement l’une de ces actions, il y a fort à parier qu’elle ira en enfer et qu’elle n’a jamais été sauvée pour l’éternité dès le départ. Au Brésil, on estime que la moitié des personnes se déclarant catholiques pratiquent également une forme de sorcellerie ou d’autres pratiques spirites, ou croient qu’il faut dépenser de l’argent pour payer un sorcier afin qu’il jette un sort à quelqu’un. Bien qu’un catholique romain puisse être un véritable chrétien, et qu’une personne pratiquant la sorcellerie puisse être catholique, il ne semble pas que ces catholiques soient de véritables chrétiens.
Q : Dans Galates 5, 19 et 22, pourquoi parle-t-on des « œuvres de la chair » et du « fruit de l’Esprit », et non du « fruit de la chair » et des « œuvres de l’Esprit » ?
R : Les œuvres sont le fruit de l’énergie humaine ; le fruit (au singulier, et non au pluriel) est ce que Dieu fait grandir en nous. Que l’on doive ou non s’efforcer d’accomplir les œuvres (au pluriel) de la chair (et certains y consacrent beaucoup, beaucoup d’efforts), on s’efforce de réduire leurs conséquences. Pour porter du fruit, il faut éliminer les obstacles à la croissance qui pourraient se trouver dans votre vie. Le « Believer’s Bible Commentary », p. 1894, propose l’analogie suivante : les œuvres de la chair proviennent d’une usine, tandis que le fruit de l’Esprit provient d’un jardin.
Q : Dans Galates 5, 19-21, quelles sont certaines des caractéristiques de ces dix-sept œuvres de la chair énumérées ?
R : Les quatre premières concernent la sexualité, les deux suivantes la religion, huit portent sur les relations interpersonnelles et deux sur la consommation d’alcool. Si vous n’êtes pas en paix avec Dieu, vous n’êtes pas en paix avec les autres ni avec vous-même.
Q : Dans Galates 5, 20, qu’y a-t-il d’intéressant concernant le mot « haine » utilisé ici ?
R : Le mot grec, echtrai, est en réalité au pluriel ; une meilleure traduction serait donc « haines ». Lorsque les gens éprouvent une haine envers une personne, la vérité ou Dieu, s’agit-il généralement d’un sentiment isolé, ou d’autres haines apparaissent-elles peu après ? Si vous n’éradiquez pas toute haine que vous nourrissez, celle-ci peut engendrer d’autres haines. Les seules choses que nous devrions haïr sont les péchés. Nous ne devons même pas haïr les personnes pécheresses.
Q : Dans Galates 5:20, quelle est cette œuvre de la chair appelée « colère » ?
R : Il s’agit d’un mot grec fort, thymoi, qui ne signifie PAS simplement « colère ». Il désigne le fait de perdre son sang-froid dans un accès de rage. Lorsque vous ne maîtrisez plus la situation et que votre colère vous domine, souvenez-vous de Jacques 1, 20 : la colère de l’homme n’accomplit pas la justice de Dieu.
Q : Dans Galates 5, 20, l’idée selon laquelle les dissensions et les factions/hérésies ne seraient que de simples désaccords intellectuels semble très éloignée de la pensée de Paul à cet endroit. Pourquoi pensez-vous que ces éléments soient mentionnés aux côtés d’autres, tels que l’idolâtrie, la sorcellerie et les meurtres ?
R : Paul n’a pas énuméré toutes les œuvres de la chair possibles, mais seulement les plus graves, et il semble que les dissensions et les hérésies soient tout aussi graves que les autres. Elles peuvent ébranler la foi de certains et détruire celle de ceux qui placent leur confiance en une personne ou une organisation.
Q : Dans Galates 5,20, que signifie précisément le mot grec pharmakeia (sorcellerie) ?
R : Ce mot a un sens très large. D’une part, il peut désigner la sorcellerie, la magie ou l’enchantement. D’autre part, il peut également signifier l’administration de drogues, l’empoisonnement, voire la distribution de bons remèdes, comme l’indique notre mot français « pharmacien ». De manière générale, dans ce passage, Paul met en garde contre les fruits de l’immoralité, de la haine et des querelles, des drogues et de la magie, ainsi que des fêtes débridées. On pourrait presque croire que Paul connaissait de nombreux films modernes !
Q : Dans Galates 5:21, quel est exactement le dernier « œuvre de la chair » mentionné ?
R : Certaines traductions mentionnent des « festivités », d’autres des « orgies ». Cela peut faire référence à des fêtes débridées ou à des divertissements tumultueux, à différents niveaux. Les Grecs et les Romains organisaient des fêtes dédiées au dieu du vin, Bacchus/Dionysos, d’où nous tirons notre mot « bacchanales ». Les bacchanales étaient si débridées que le Sénat romain les a interdites (du moins pendant un certain temps) en 186 av. J.-C.
Q : Dans Galates 5, 22-23, si des non-croyants manifestent le fruit de l’Esprit, iront-ils eux aussi au ciel ?
R : Tout comme le fait de porter un pull en laine ne fait pas de vous un mouton. Avoir certaines œuvres extérieures sans la transformation intérieure ne sert à rien.
Les non-croyants ne manifestent pas le fruit de l’Esprit. Ils peuvent accomplir certaines de ces bonnes actions, voire les accomplir avec des motivations louables. Cependant, si l’Esprit de Christ n’est pas en eux et s’ils n’accomplissent pas ces actions pour l’amour de Jésus, alors leurs actes ne constituent pas le fruit de l’Esprit accompli par amour pour le Dieu qui nous a donné la Bible.
Q : Dans Galates 5:24, qu’est-ce qui est important concernant le verbe utilisé ici ?
R : Il s’agit d’un verbe actif, et non passif. En d’autres termes, crucifier la chair, avec ses désirs, n’est pas quelque chose qui nous est infligé. C’est plutôt quelque chose que nous accomplissons nous-mêmes. Comme le souligne John R.W. Stott, la crucifixion dans le monde antique était impitoyable, douloureuse et définitive. Lorsque nous crucifions nous-mêmes notre chair, c’est de la même manière. Paul utilise ce verbe à la forme passive dans Romains 6, 6 et Galates 2, 20, mais ici, il met l’accent sur ce que nous, croyants, devons faire.
Q : Dans Galates 5, 24-25, que diriez-vous à un chrétien qui pense que nous devrions nous contenter de laisser passivement l’Esprit agir comme Il le souhaite dans notre vie, sans prendre aucune initiative ni décision de notre propre chef ?
R : Ce chrétien a en partie raison et en partie tort. Nous devons permettre au Saint-Esprit d’agir comme Il le souhaite dans notre vie et ne lui opposer aucun obstacle. Mais Galates 5:25 dit également que nous devons marcher (ou avancer) au rythme de la direction de l’Esprit. Cela ne signifie pas prendre nos propres décisions pour assouvir notre ambition, indépendamment de ce que Dieu veut que nous fassions. Mais nous devons prendre des initiatives et nous efforcer délibérément de prendre des décisions conformes à la direction que l’Esprit nous indique.
Q : Dans Galates 5:26, que signifie « provoquer » quelqu’un ?
R : Cela ne signifie pas se mettre en colère ou réagir vivement à l’égard de quelqu’un ou de quelque chose. Cela signifie plutôt dire ou faire quelque chose qui provoque la colère d’autrui ou une réaction vive de sa part. Cela peut être fait délibérément ou involontairement. Si c’est involontaire, cela ne signifie pas pour autant que l’acte soit innocent. Cela peut être dû à l’apathie ou à un manque d’attention et d’amour envers la ou les autres personnes concernées. On peut considérer cela comme lancer un défi au combat.
Q : Dans Galates 5:15, 26, quelle est exactement la différence entre soulever et discuter d’un désaccord, auquel l’autre partie pourrait croire fermement, et franchir la ligne rouge en provoquant des querelles ?
R : Probablement que presque tous ceux qui provoquent à tort des dissensions pensent qu’ils ne font que soulever un point de désaccord ; soyez donc prudents, car le risque d’aveuglement est très élevé. Il existe au moins trois aspects distincts entre le fait de provoquer des dissensions et celui de soulever un désaccord. Tomber dans l’un de ces trois pièges revient à provoquer des dissensions.
La motivation – Agissez-vous ainsi uniquement parce que vous souhaitez plaire à Dieu et que vous voulez le meilleur pour cette personne et pour tous ceux qui en entendront parler ? Ou y a-t-il également d’autres motivations, telles que « remettre cette personne à sa place » ou d’autres formes de jalousie ? S’agit-il d’une « revanche » ou d’autres formes de vengeance ? S’agit-il d’un « savez-vous qui je suis », visant à montrer à quel point vous êtes intelligent ou expérimenté, ou d’autres formes d’orgueil ? Vous devez vous assurer que vos motivations sont justes avant d’aller parler à quelqu’un d’autre. Lorsqu’une personne agit avec de mauvaises intentions, les autres perçoivent souvent ces mauvaises intentions avant même qu’elle ne se rende compte qu’elle les « trahit » ouvertement.
Méthode – Jésus a donné un exemple d’approche mesurée dans Matthieu 18, 15-17. Jésus a également donné des exemples où il « leur a dit leurs quatre vérités » sans aucune étape intermédiaire, comme à Chorazin et à Bethsaïda dans Matthieu 11, 21, ou avec les sadducéens dans Matthieu 22, 23-32. Y aura-t-il des « dommages collatéraux », ou des conséquences négatives que vous ne souhaitiez pas ? Que pouvez-vous faire pour cibler le message ou limiter l’audience, afin de réduire les retombées du « tir ami » ou des dommages collatéraux ?
Ampleur – Si vous parvenez à convaincre la partie adverse et les personnes qui assistent à la dispute, tant mieux – peut-être. Êtes-vous prêt à envisager que, peut-être, ils ne sont pas d’accord parce que c’est vous qui avez un point de vue erroné ? Il n’est peut-être pas vrai que ce soit vous qui ayez un point de vue erroné, mais si vous êtes incapable ne serait-ce que de poser la question, c’est un signal d’alarme. Mais admettons que vous soyez sûr d’avoir raison, et pourtant qu’ils ne changent pas d’avis ? Une fois que vous aurez fait connaître votre point de vue, que ferez-vous ? Allez-vous a) laisser tomber puisque c’est clair, b) amènerez-vous deux ou trois autres personnes avec vous, ou porterez-vous cette affaire devant toute l’Église, c) si personne ne prend le parti de la vérité (telle que vous la voyez), partirez-vous en secouant la poussière de vos pieds, d) avant de partir, tenterez-vous d’arracher autant de personnes que possible du « feu » tant que vous le pouvez, e) vous efforcerez-vous également d’avertir le monde de cette erreur qu’ils commettent et de mentionner spécifiquement ces personnes par leur nom ? Que devriez-vous faire ?
Chacune de ces cinq réponses est la bonne, selon la doctrine ou la pratique en cause. Les réponses c), d) et e) sont sources de discorde. Il y a des moments où nous devons semer la discorde, en luttant contre une erreur qui mène à la perdition des âmes, mais il y en a d’autres où nous ne devons pas le faire. Romains 14, 1-15, 7 donne quelques exemples de situations où nous ne devons pas le faire. Galates 1:6-10, 2 Jean 9-10 et 3 Jean 9-10 sont des exemples de situations où nous devons défendre la vérité, même si cela peut provoquer des dissensions. Jésus a même prédit que des dissensions surviendraient précisément à cause de chrétiens obéissants, dans Matthieu 10:21-23, 34-37. Mais nous ne devons pas provoquer de dissensions que Dieu ne souhaite pas que nous provoquions.
Q : Dans Galates 5, 16, 22-23, quels sont les trois groupes de fruits de l’Esprit énumérés ?
R : Les trois aspects de la marche selon l’Esprit consistent à laisser Dieu agir à sa manière, à « respirer spirituellement » ou à rester en communion constante avec lui, et à prendre des décisions saintes.
1) L’amour, la joie et la paix sont des relations. L’amour, envers Dieu et envers les autres, est une relation juste, telle qu’elle doit être. La joie est le contentement et le bonheur dans nos circonstances actuelles, tant dans ce que nous aimons que dans ce que nous n’aimons pas. La paix, avec Dieu, avec les autres et avec notre propre situation, est une tranquillité inébranlable, même au milieu des tempêtes.
2) La patience, la bienveillance et la bonté sont des attitudes que nous devrions adopter les uns envers les autres. La patience, makrothumia en grec, peut signifier supporter les autres. La bienveillance consiste notamment à imiter la bienveillance que Dieu nous a témoignée envers les autres. La bonté comporte de nombreux aspects, et nous devrions tous les incarner.
3) La vie intérieure, c’est la fidélité, la douceur et la maîtrise de soi. Le premier terme ne signifie pas avoir la foi ou croire en quelque chose. Il signifie être une personne digne de confiance, sur laquelle les autres peuvent compter pour tenir ses promesses. Dans une société de l’époque qui valorisait la force, le pouvoir et parfois la cruauté, il était à contre-courant de dire que nous devions, au contraire, exceller dans la douceur. C’est encore le cas aujourd’hui dans certaines régions du monde. La maîtrise de soi ne semble pas être très valorisée dans la société d’aujourd’hui, mais elle est essentielle pour développer les autres aspects du fruit de l’Esprit.
Les trois premiers éléments du fruit sont des choses que nous devons découvrir, les trois du milieu sont des choses que nous devons décider de faire, et pour les trois derniers, nous devons choisir de compter sur le Saint-Esprit.
Q : Que dit Galates 5, 25 au sujet de la « marche » ici ?
R : Ce mot grec, stoichumen, est différent du mot utilisé pour « marcher » dans Galates 5:16, à savoir peripatite. Ce mot grec, dans Galates 5:25, signifie « marcher ou avancer au pas », comme le ferait un soldat. Nous souhaitons que la direction du Saint-Esprit nous indique, de manière générale, où Il veut que nous soyons. Mais ce verset souligne que le Saint-Esprit nous guide également sur la manière d’y parvenir, à chaque étape du chemin.
Q : Dans Galates 5:26, pourquoi des personnes, qui n’étaient peut-être pas orgueilleuses auparavant, le deviennent-elles ? Que pouvons-nous faire pour empêcher cela en nous-mêmes ?
R : Il y a au moins deux aspects à cela. Le premier est un égocentrisme dévorant. Parfois, cela peut provenir du fait de se demander « Qu’est-ce que j’y gagne ? », ou bien de la volonté de rivaliser avec les autres, ou encore simplement de suivre le mauvais exemple des autres. Le deuxième aspect consiste à croire que l’on est meilleur que quelqu’un d’autre, voire que la plupart des gens, d’une certaine manière. En réalité, chacun d’entre nous est probablement meilleur qu’une autre personne à un certain égard. Ce n’est toutefois pas très important, car chacun d’entre nous est probablement aussi pire que cette autre personne à certains égards. À la base, il s’agit d’une désobéissance à Philippiens 2, 3 et suivants, où il nous est demandé de considérer les autres comme supérieurs à nous-mêmes.
Alors que certaines personnes souhaitent s’entourer de personnes qui commettent le même péché, l’orgueil est généralement à l’opposé de cela. Une personne orgueilleuse ne supporte souvent pas une autre personne orgueilleuse. Vous enviez quelqu’un d’autre si vous pensez qu’il est meilleur que vous dans un domaine (et que cela vous tient à cœur). Et vous faites preuve d’orgueil envers quelqu’un d’autre si vous êtes meilleur que lui sur un point important, ou du moins important à vos propres yeux.
Q : Dans Galates 6:1, pourquoi pensez-vous que Paul aborde le cas d’un croyant pris au piège d’un péché juste après avoir parlé des fruits de l’Esprit ?
R : Cela peut sembler être un changement brusque, mais cela a en réalité tout son sens. L’un des aspects de la maturation des fruits de l’Esprit réside dans le fait qu’un croyant dispose d’une force : la force de surmonter ses dépendances.
Q : Dans Galates 6:1, comment une Église devrait-elle réintégrer un croyant qui a chuté ?
R : La personne ne doit pas être réintégrée tant qu’elle ne s’est pas repentie. Mais une fois qu’elle a exprimé son repentir, et qu’il apparaît qu’elle s’est réellement repentie, elle doit être réintégrée. Parfois, lorsqu’une personne se repent, elle ne commet plus ce péché. D’autres fois, en particulier dans le cas de certaines dépendances, la tendance et le désir peuvent persister ; et à condition que la personne ait l’intention de mener une vie libérée de cette dépendance, les chrétiens devront peut-être l’accompagner, l’encourager et la tenir responsable afin d’être à ses côtés dans ses moments de faiblesse. Paul précise notamment ici que nous devons le faire avec douceur.
Il faut espérer que lorsqu’un chrétien trébuche, il fréquente une bonne église, où se trouvent des personnes de bonne volonté prêtes à l’aider. Si vous êtes physiquement malade, vous ne souhaitez pas tomber entre les mains d’un mauvais médecin. De même, sur le plan spirituel, vous ne souhaitez pas avoir affaire à quelqu’un qui donne des conseils spirituels non bibliques.
Le mot grec utilisé ici pour « rétablir », katartizō, est le même que celui employé pour remettre en place un os cassé ou réparer un filet. Souvent, bien que ce ne soit pas toujours le cas, un os cassé nécessite une intervention extérieure, c’est-à-dire l’aide d’une autre personne, pour le remettre en place. Ensuite, le membre doit être immobilisé à l’aide d’un plâtre ou d’une attelle, afin qu’il ne se déplace pas. Il faut faire preuve de prudence pendant la guérison pour éviter qu’il ne se casse à nouveau. Enfin, une fois l’attelle ou le plâtre retirés, l’os est aussi solide qu’auparavant, voire parfois plus solide encore. Les muscles seront toutefois affaiblis, et il faudra progressivement les renforcer à nouveau.
Q : Dans Galates 6:2, devons-nous porter les fardeaux d’autrui, ou seulement les nôtres, comme le dit Galates 6:5 ?
R : Le mot grec signifiant « porter », bastazo, est le même dans les deux versets, mais le mot désignant le « fardeau » est différent. Dans Galates 6:2, le mot grec est « barē », qui signifie « charge écrasante ». Dans Galates 6:5, le mot est « phortion », qui pourrait désigner un sac porté par un soldat en marche. Ce verset sous-entend que presque tout le monde a des fardeaux, et il implique également que nous ne devons pas toujours porter notre propre fardeau seuls. Tony Evans compare cela à un assistant qui aide à soulever un poids si l’haltérophile en a plus qu’il ne peut en soulever à ce moment-là.
Nous devons assumer la responsabilité de nos propres actes. Cependant, nous devons également aider les autres, tout comme nous devons laisser les autres nous aider. Nous avons la responsabilité de porter notre propre fardeau, mais c’est souvent plus facile si d’autres croyants nous aident. Et nous devrions nous empresser d’aider les autres croyants nous aussi, que ce soit pour leur remonter le moral, les encourager à résister aux pièges du diable, leur apporter un soutien matériel ou autre chose.
Comme l’indique l’ouvrage *To Walk and Not Grow Weary* (p. 17) : « Le mot traduit par “porter” a pour sens intrinsèque celui de soutien. De plus, le mot “fardeau” au verset 2 est très différent du mot “charge” au verset 5. “Charge” désigne simplement quelque chose qui est transporté, tandis que “fardeau” désigne les effets de quelque chose qui pèse sur nos ressources. »
Q : Dans Galates 6:2, qu’est-ce qui peut empêcher les chrétiens de mieux porter les fardeaux les uns des autres ?
R : Il peut y avoir au moins cinq raisons.
Le sentiment d’importance personnelle de la personne qui pourrait aider. Parfois, une personne pense avoir des choses bien plus importantes à faire que d’aider un individu en particulier. Aucun d’entre nous n’a le temps, à titre individuel, d’aider tout le monde dans le monde ; cela signifie-t-il pour autant que nous ne devrions aider personne ? – Bien sûr que non. Mais si chacun aidait certaines des personnes qui l’entourent, alors, collectivement, tout le monde pourrait être aidé.
La peur d’avouer à quelqu’un que vous avez besoin d’aide. C’est tout aussi orgueilleux que la raison précédente, mais il s’agit d’une forme d’orgueil très différente. Vous vous comparez peut-être souvent aux autres, ou vous pensez que ce sont les autres qui vous comparent ainsi. Vous ne voulez pas admettre que vous rencontrez des difficultés dans un domaine, ou même que vous n’y rencontrez pas de difficultés, mais que vous échouez tout simplement. Vous pensez peut-être que les gens ne vous respecteraient pas, ou ne vous aimeraient pas, s’ils le savaient.
La fausse humilité peut être sincère, ou simplement un écran de fumée qu’une personne se crée pour dissimuler la raison précédente. « Je devrais avoir surmonté cette dépendance, mais ce n’est pas le cas ; je dois donc résoudre ce problème seul, ou simplement avec le Seigneur. Les autres ont trop de choses importantes à faire pour consacrer du temps à quelque chose d’aussi insignifiant que moi. »
Réputé pour être un piètre conseiller. Lorsque Job traversait une épreuve, ses trois amis vinrent l’aider, et à un moment donné, Job déclara que leur aide bien intentionnée ne servait à rien. Il y a un temps pour chaque chose. Il y a un temps pour réprimander, et un temps pour savoir quand ne pas réprimander, par exemple lorsque la personne admet qu’elle a tort et souhaite se repentir. Il y a également des moments où il faut corriger, et d’autres où il faut encourager.
Manque d’amour de la part de celui qui conseille. Au moins, les amis de Job ne manquaient pas d’amour à son égard, contrairement à Jonas envers les Ninivites. Non seulement nous devons aimer nos frères (1 Jean 4, 11.20), mais Philippiens 2, 3 dit que nous devons estimer les autres plus importants que nous-mêmes.
Q : Dans Galates 6:2, puisque Paul a dit que nous sommes libérés de la loi, pourquoi sommes-nous censés « accomplir la loi du Christ » ?
R : Nous sommes libérés de la loi de Moïse, mais nous ne sommes pas libres de pécher. Au contraire, nous sommes soumis à la loi ou à la « règle » du Christ mentionnée en Galates 6:16. Dans l’Ancien Testament, il nous est interdit d’avoir des images taillées, de pratiquer l’idolâtrie, de voler, de commettre l’adultère, de porter de faux témoignages, de tuer, de convoiter et bien d’autres choses encore. Bien que nous soyons libérés de la loi de Moïse, la loi du Christ (qui consiste à servir dans l’Esprit et non pas simplement à respecter le code écrit) nous commande également de ne pas commettre ces actes.
Q : Galates 6, 2 montre-t-il qu’un saint peut porter les fardeaux d’autrui, comme l’enseigne l’Église catholique romaine ?
R : Non. Apparemment, on pensait ainsi à l’époque de l’Ancien Testament, et si un saint pouvait porter les péchés d’un autre, Noé, Daniel et Job en auraient certainement été capables. Pourtant, Ézéchiel14:14 , 20 et Jérémie 15:1 indiquent clairement qu’ils ne pouvaient sauver que eux-mêmes, et non les autres, par leur justice.
Q : Pourquoi Galates 6:6 mentionne-t-il l’argent dans cette section consacrée à la vie spirituelle ?
R : Tout d’abord, cela montre qu’il n’y a rien de mal à ce qu’un enseignant chrétien soit rémunéré pour exercer son ministère ; il y avait déjà des enseignants rémunérés à l’époque de Paul. Même si Paul était fabricant de tentes, ce n’était pas le cas des autres apôtres et enseignants, et cela ne posait aucun problème à Paul, comme il l’indique dans 1 Corinthiens 9:3-15. Mais plus important encore, votre argent suit la direction que prend votre cœur. Si vous vous souciez véritablement de l’évangélisation, de l’édification de l’Église, des missions ou d’autres causes, vous souhaiterez faire des dons judicieux en faveur de ces causes.
À l’inverse, les Juifs payaient l’impôt du temple pour leurs prêtres et leurs Lévites. Les païens versaient également des contributions et s’acquittaient de leurs vœux pour soutenir leurs temples. John R.W. Stott note qu’historiquement, l’Église catholique romaine attendait d’importants dons de la part des fidèles fortunés afin de financer le train de vie somptueux de certains membres du clergé.
Q : Galates 6, 7-8 montre-t-il que la loi du karma, et donc la réincarnation, est vraie, comme l’enseigne l’École de l’Unité du [soi-disant] christianisme ?
R : Non. Ce passage dit simplement qu’un homme récolte ce qu’il sème. Selon la Bible, la récolte pour les non-croyants n’intervient principalement qu’au moment du Jugement dernier.
Q : Dans Galates 6, 7, quels sont les deux mensonges auxquels s’oppose la première partie de ce verset ?
R : On ne se moque pas de Dieu, myktērizetai, du grec muktērizō, qui signifie littéralement « se moquer » ou « lever le nez » sur quelque chose ou quelqu’un. Le premier mensonge est que notre péché n’a pas d’importance, car il n’entraîne pas de conséquences. En effet, il peut ne pas avoir de conséquences immédiates ou n’avoir qu’un effet temporaire, mais il peut avoir des conséquences à long terme et irréversibles.
Le deuxième mensonge est que les bonnes actions que nous accomplissons n’ont pas d’importance, car nous n’en voyons pas immédiatement les fruits. Un garçon à qui j’ai enseigné à l’école du dimanche, de la sixième au lycée, de manière intermittente pendant environ six ans, m’a rappelé la semaine dernière que le fait d’enseigner aux autres peut porter ses fruits. Il est aujourd’hui pasteur principal d’une église PCA à Philadelphie. Mais il y a une condition dans Galates 6:9 : il ne faut pas se lasser, abandonner en cours de route ni jeter l’éponge.
Que ce soit de manière positive ou négative, Dieu vous rendra le fruit de ce que vous faites. Cependant, il arrive parfois que de nombreuses bonnes actions soient réduites à néant par le péché. Et lorsque nous nous repentons d’avoir semé le mal par le péché, Dieu peut parfois, mais pas toujours, effacer une partie des fruits de ce péché.
Les gens peuvent peut-être se bercer d’illusions en pensant qu’ils peuvent semer le mal sans en récolter les conséquences néfastes, ou bien semer peu et espérer beaucoup, mais ils ne peuvent pas tromper Dieu.
Q : Dans Galates 6, 7-8 et suivants, quelles sont les six conséquences, positives ou négatives, que l’on peut tirer de l’action de semer le bien mentionnée dans ces versets ?
R : Il y en a au moins six.
1) Le bon champ : semez-vous dans le champ de l’Esprit ou dans celui de la chair ?
2) La bonne récolte : si vous semez de l’avoine sauvage, vous attendez-vous à récolter du blé ? Ce ne sont pas les moissonneurs qui décident de la nature de la récolte, mais les semeurs. Job 4, 8 dit que si quelqu’un laboure la méchanceté et les troubles, il en récoltera les fruits. Osée 8, 7 dit que si quelqu’un sème le vent, il récoltera la tempête.
3) Ayez de bonnes graines : vous n’obtiendrez pas beaucoup de blé si vos graines ne sont pas de bonne qualité.
4) Ne vous contentez pas de semer de bonnes choses avec parcimonie : vous n’obtiendrez pas beaucoup de blé si vous ne semez qu’avec parcimonie, par avarice. Nous reviendrons sur ce point plus tard.
5) Semez avec intention : vous n’obtiendrez pas une bonne récolte si vous semez des graines au hasard, sans conviction. Ce verset montre que vous pouvez décider intentionnellement de ce que vous souhaitez semer et ainsi en récolter les fruits dans quelque temps.
6) Cela vous affecte également intérieurement : chaque action que vous décidez d’entreprendre, bonne ou mauvaise, a non seulement des effets extérieurs, mais aussi un effet intérieur sur votre caractère.
Pour obtenir une bonne récolte, vous devez semer la bonne graine, de bonne qualité, et semer abondamment et avec persévérance, dans le champ de l’Esprit.
« Semez une pensée et vous récolterez une action ; semez une action et vous récolterez une habitude ; semez une habitude et vous récolterez un caractère ; semez un caractère et vous récolterez un destin. » (Ralph Waldo Emerson, paraphrasé dans *Les sept lois de la moisson* de John W. Lawrence – Loi n° 2 (2023))
Q : Dans Galates 6, 7-8a, que pouvons-nous retenir concernant le fait de semer de mauvaises choses dans ces versets ?
R : Voici au moins cinq enseignements.
Vous récoltez ce que vous semez. Job 4, 8 dit que ceux qui labourent le mal récoltent le mal. Le Psaume 7, 15-16 dit que si vous creusez une fosse, vous tomberez dans la fosse que vous avez creusée. Matthieu 26, 52 dit que ceux qui prennent l’épée périront par l’épée, comme le montre également Osée 10, 13-14.
Qui sème le vent récolte la tempête (Osée 8:7) : la récolte est bien plus abondante que ce qui a été semé. Proverbes 22:8 dit que si vous semez l’injustice, vous récoltez le malheur.
Cela peut affecter involontairement les autres : les effets sur autrui peuvent être à la fois délibérés et accidentels. Si nous semons des graines de plantes toxiques, comme le sumac vénéneux ou la morelle, celles-ci peuvent nous nuire, voire nous tuer, si nous les consommons. Mais elles peuvent également nuire à d’autres. Même si les graines de ces plantes se mélangent accidentellement à de bonnes graines, cela peut tout de même rendre toute la récolte toxique.
Ce processus peut être progressif : une personne ne devient pas du jour au lendemain toxicomane, alcoolique, ou dépendante de la pornographie ou du jeu. Il s’agit d’un processus graduel, où l’on récolte ce qui a été semé au fil du temps. En général, une personne qui se retrouve dans une situation désespérée n’avait aucune idée qu’elle en arriverait là lorsqu’elle a commencé à « faire des expériences ». On peut attraper un animal lorsqu’un piège se referme brusquement. Mais ici, c’est différent. C’est un piège qui se referme lentement, mais l’appât est si alléchant que la victime reste figée sur place, comme un cerf pris dans les phares d’une voiture, jusqu’à ce que le piège se referme lentement mais sûrement.
Pas d’échappatoire sans renoncer au péché : finalement, la personne piégée peut ne voir aucune issue, même si tout son entourage pense qu’il suffirait simplement d’arrêter pour que tout rentre dans l’ordre. En Asie du Sud-Est, on utilisait une méthode originale pour capturer des singes, que ce soit pour en faire des animaux de compagnie ou pour les manger. On plaçait dans la jungle un pot en argile muni d’un goulot, avec des bonbons au fond. Les singes adorent les sucreries ; ils y glissent la main, s’emparent des bonbons, puis repartent. Ils répètent ce geste, tandis que les goulots se rétrécissent progressivement. Un jour, le singe y glisse la main, et une fois qu’il a serré le bonbon dans son poing, il ne parvient plus à la retirer. Pour s’échapper, il devrait lâcher le bonbon, ce qu’il ne peut se résoudre à faire. Ainsi, le singe renonce à sa liberté, voire à sa vie, pour rien de plus qu’un simple bonbon. Le péché peut fonctionner de la même manière.
Q : Dans Galates 6:7 et Jacques 3:5-6, quels sont, dans la Bible, des exemples de personnes récoltant le mal qu’elles ont semé ?
R : Nous ne tiendrons pas compte des exemples de châtiments judiciaires infligés aux hommes, tels que la dispersion de Siméon et de Lévi en Israël, et nous nous concentrerons sur des exemples ayant une portée plus large.
Adam et Ève – La mort pour les hommes
Caïn tuant Abel – La terre ne lui donna plus de récolte.
Abraham n’ayant pas abandonné toute sa famille mais ayant emmené Lot avec lui – Les Moabites et les Ammonites ont toujours été les ennemis d’Israël.
Abraham a douté de la promesse de Dieu et a eu Ismaël – De nombreux musulmans arabes ont le sang d’Ismaël dans leurs veines.
Ismaël se moquant d’Isaac ou le malmenant, puis lui et sa mère étant chassés.
Jacob trompant Ésaü, puis se faisant lui-même tromper par Laban, et devant à nouveau affronter Ésaü. Dans Genèse 27, Jacob doit s’enfuir, et Rébecca ne le reverra plus jamais, tandis que Jacob sera trompé par Laban.
Éli qui ne discipline pas ses fils – Ils mourront tous les deux et leurs descendants seront maudits.
David procédant au recensement des Israélites – la peste
David commettant l’adultère avec Bethsabée et assassinant Urie – 2 Samuel 12, 9-12. David fuyant Absalom.
Salomon aimant des épouses étrangères et construisant des temples païens – la moitié du royaume lui fut retirée à l’époque de son fils.
Jéchonias n’a pas tenu compte des paroles de Dieu transmises par Jérémie – il n’a eu aucun descendant qui ait jamais occupé le trône.
De manière générale, Jacques 3, 5-6 dit que la langue est un feu capable d’embraser une forêt.
Q : Dans Galates 6, 7 et Jacques 3, 5-6, quels sont, dans l’histoire de l’Église, des exemples de croyants ayant semé de mauvaises choses qui ont porté leurs fruits ?
R : Il y a plusieurs exemples.
Constantin a fermé, sans recourir à la violence, les temples païens et de nombreuses synagogues, afin que les gens se tournent vers l’Église. Certains affirment que le christianisme européen ne s’est jamais pleinement remis de ce qu’a fait Constantin.
Constantin fit du christianisme la religion officielle et privilégiée de l’Empire romain. Par ailleurs, de 325 à 381 apr. J.-C., sous le règne de Shapur II, le million environ de chrétiens perses souffrirent et virent leurs rangs diminuer lorsque leur religion devint la religion d’État de l’adversaire de leur pays.
60 000 Arabes lakhmides chrétiens furent tués par l’empereur perse Shapur II à la suite de leurs précédentes incursions en Perse.
Zwingli rassembla une armée pour vaincre un canton catholique en Suisse. Il remporta la victoire, mais lors d’une bataille ultérieure, ses partisans furent vaincus et il fut tué.
Luther a enseigné à d’autres à tuer les anabaptistes, jusqu’à son dernier sermon, où il a changé d’avis. 72 ans plus tard eut lieu la guerre de Trente Ans entre catholiques et luthériens, qui a coûté la vie à environ un quart de la population allemande.
Luther est devenu antisémite après avoir constaté que les Juifs refusaient de se convertir au luthéranisme. Quatre siècles après que Luther eut prôné de les tuer et de les poignarder, la plupart des Allemands ont toléré que les nazis fassent disparaître 6 millions de Juifs.
John Wesley a minimisé l’importance de la doctrine et des divergences doctrinales pour se concentrer sur l’évangélisation. L’Église méthodiste a rapidement basculé vers le libéralisme chrétien.
Q : Dans Galates 6, 7-8, que récolte-t-on lorsqu’on sème le bien ?
R : Proverbes 11, 18 dit : « Mais celui qui sème la justice récolte une véritable récompense. » Il ne s’agit pas seulement de la vie éternelle, mais aussi d’autres récompenses. Parmi ces récompenses peut figurer la joie d’amener d’autres personnes au Seigneur. Osée 10:12 dit : « Semez pour vous-mêmes la justice et récoltez le fruit de l’amour dévoué ; labourez votre terre en friche. Car il est temps de rechercher l’Éternel jusqu’à ce qu’Il vienne et fasse pleuvoir sur vous la justice comme la pluie. » (Bible Berean Standard)
Q : Dans Galates 6:7, comment se fait-il que les gens ne récoltent pas ce qu’ils n’ont pas semé ?
R : Dans la parabole de Jésus sur les quatre types de sol, on pourrait également imaginer un cinquième sol : celui où rien n’a germé parce que personne n’y a semé de graine. La croissance des plantes prend du temps, et lorsqu’elles germent pour la première fois, elles ne paient pas de mine. Il pourrait y avoir de grandes œuvres pour Dieu, qui s’épanouiraient après de nombreuses années, mais qui ne se sont jamais concrétisées parce que personne n’a fait le travail nécessaire pour semer et prendre soin de la graine.
Jacques 5, 7-8 nous dit que nous devons faire preuve de patience, à l’instar du fermier. Ne soyez pas comme ce petit garçon qui cultivait un haricot pour l’école. Il n’a jamais bien poussé, car chaque jour, il le déterrait pour voir où il en était. Rappelez-vous que nous récoltons à une saison différente de celle où nous semons.
Q : D’après Galates 6, 6-8 et Matthieu 6, 21-33, quelles sont les cinq façons de savoir où nous semons ?
R : Vous pouvez dire une chose sans vous rendre compte qu’il s’agit en réalité d’autre chose. Pour vérifier cela, il existe au moins cinq façons d’examiner votre vie.
Vos relevés de carte bancaire et votre chéquier. D’après Matthieu 6, 19-20, où placez-vous votre argent ? Votre argent peut être considéré comme des graines, qu’il serve à soutenir le ministère de l’Église ou à d’autres fins.
Votre cœur. D’après Matthieu 6, 21, quels sont les espoirs et les rêves que vous nourrissez et que vous aimeriez voir se réaliser ?
Vos yeux. D’après Matthieu 6, 22-23, sur quoi porte votre regard en permanence ? Les divertissements, l’actualité, la bourse ou toute autre chose qui accapare une grande partie de votre temps ?
Votre agenda. D’après Matthieu 6, 24 et 33, comment passez-vous la majeure partie de votre temps ? Le consacrez-vous à la recherche du royaume de Dieu, à celle de Mammon, ou à autre chose ?
Vos pensées. À quoi pensez-vous lorsque vous n’avez rien de particulier à penser ? Vos pensées sont-elles pieuses, haineuses ou autrement impies ? Vos pensées sont-elles uniquement tournées vers l’inquiétude et l’anxiété, comme nous met en garde Matthieu 6, 25-32, 34 ?
Q : Quel est le rapport entre Galates 6:9 et Galates 6:7-8 ?
R : Il ne s’agit pas de semer pour un seul jour, mais de continuer à semer tout au long de la saison des semailles, sans se lasser. Si vous vous lassez pendant la saison des semailles et que vous ne semez que très peu de graines, peu importe à quel point vous travaillez dur le reste de l’année, vous n’obtiendrez qu’une très maigre récolte.
Q : Dans Galates 6, 9, 2 Corinthiens 9, 6 et l’Ecclésiaste 11, 1-6, comment récolte-t-on proportionnellement à ce que l’on sème ?
R : Proverbes 11, 24-26 l’explique clairement. Une personne généreuse, qui va même jusqu’à répandre davantage, aura une récolte abondante et s’enrichira (que ce soit matériellement ou spirituellement). Mais celui qui se montre avare envers les autres sombrera dans la pauvreté. Nous devons prendre au sérieux ce que dit Proverbes 22, 9 au sujet de la générosité envers les autres.
Vous pouvez vous donner du mal, persévérer, semer et entretenir la graine pour obtenir une bonne récolte. Ou vous pouvez ne rien faire du tout. Mais il existe aussi une troisième voie : se contenter de semer sporadiquement un peu de graine, en vous convainquant que vous semez, alors qu’en réalité vous ne faites pas grand-chose. Ce que vous ignorez probablement à mon sujet, c’est qu’aux alentours de 1985, après en avoir discuté avec mon courtier, j’ai investi 5 000 dollars dans une société appelée Apple Computer. Malgré les hauts et les bas d’Apple et du marché, cet investissement vaut aujourd’hui environ 4 millions de dollars. Imaginez si j’avais investi 10 000 ou 15 000 dollars !
Quoi qu’il en soit, au bout d’un mois environ, le cours avait déjà légèrement augmenté et, sur les conseils de mon courtier, j’ai vendu mes actions. Plus tard, mon courtier m’a conseillé d’acheter à nouveau pour 5 000 dollars, ce que j’ai fait. Puis, après une nouvelle hausse au bout d’un mois ou deux, j’ai revendu. Au lieu de gagner 4 millions de dollars, j’ai probablement gagné environ 4 000 dollars. Ai-je semé ? – Techniquement, oui. Mais étais-je vraiment sérieux dans mon intention de « semer » dans cette action en particulier ? – Non. Agissons-nous de la même manière dans notre ministère ? Nous nous amusons un peu avec quelque chose de bien, et nous nous convainquons que nous semons, alors qu’en réalité, nous ne faisons pas grand-chose. Que penser lorsque certaines personnes gagnent 300 ou 400 dollars par an, et qu’un missionnaire vit parmi elles, avec le même niveau de revenus, pendant des décennies ? Puis, un groupe de personnes paie environ 1 200 dollars par personne pour venir pendant 8 jours faire du travail missionnaire. Il n’y a rien de mal à mener des actions à court terme, mais ne croyez pas que cela puisse se substituer à un engagement à long terme.
J’ai entendu parler un jour d’une chirurgienne chrétienne expérimentée et bien rémunérée qui envisageait d’abandonner son cabinet pour partir en Afrique y pratiquer des interventions chirurgicales. Mais lorsqu’elle a fait le calcul, elle s’est rendu compte qu’elle pouvait continuer à opérer aux États-Unis et que, grâce à ses revenus, elle pouvait financer trois chirurgiens africains pour qu’ils pratiquent des interventions. Il était donc plus avantageux financièrement pour elle de financer trois chirurgiens plutôt que de partir elle-même. Il y a donc le fait de « jouer à semer », le semis persévérant, puis, dans le cas de cette chirurgienne, le semis intelligent et persévérant.
Q : Dans Galates 6, 6-9, comment certains croyants s’imposent-ils des limites qui les empêchent de semer comme il se doit ?
R : Nous pouvons tout simplement être trop occupés. Nous pouvons être trop occupés à semer d’autres choses, ou bien perdre du temps sans semer quoi que ce soit. Comme l’a dit un pasteur : « Ne laissez pas le fait de faire de bonnes choses vous empêcher de faire de grandes choses. » Nous sommes trop facilement distraits par le monde, la politique, l’actualité, les informations, les commentaires, les films et mille autres choses agréables pour avoir suffisamment de temps à consacrer au service de Dieu. Les chrétiens doivent « se dépouiller » ; c’est-à-dire se débarrasser de ces distractions, afin que, une fois vidés, nous puissions être remplis à ras bord de l’Esprit.
Une deuxième manière importante de cesser de semer de bonnes choses, voire de commencer à semer de mauvaises choses, consiste à laisser le manque de pardon s’installer dans notre cœur. Dans Matthieu 18, 21-22, lorsque Pierre a demandé à Jésus combien de fois il devait pardonner à son frère, Jésus a répondu métaphoriquement « soixante-dix fois sept ».
Q : Dans Galates 6, 6, 9-10, quel est le contexte historique de ces versets ?
R : Paul était pourchassé par des Juifs qui voulaient le tuer. Il devait également faire face à des chrétiens judaïsants qui cherchaient à le discréditer. Paul était en train de collecter une importante offrande destinée à l’Église de Jérusalem pour venir en aide aux victimes de la famine. Ces derniers voulaient discréditer la collecte de Paul, soit en semant le doute sur le besoin réel, soit sur l’utilisation qui en serait faite, soit encore sur les motivations de Paul. Il n’était pas nécessaire de convaincre les autres que Paul était cupide ; il leur suffisait de semer suffisamment de doutes et d’incertitudes pour que les gens hésitent à donner, et avec une collecte maigre, Paul se serait retrouvé dans une situation embarrassante.
Q : Dans Galates 6:9, que devriez-vous faire si vous sentez que vous commencez à vous lasser de semer le bien ?
R : Faites preuve de plus de patience dans votre marathon. Cessez de vous regarder vous-même ; levez plutôt les yeux et regardez autour de vous. Tout d’abord, ne vous en voulez pas, car vous n’êtes pas seul. Paul, qui écrit ces lignes, savait lui-même très bien ce que cela représentait, comme il l’indique dans 2 Corinthiens 1, 8-11. Mais à l’instar de Paul, qui a affronté de nombreuses épreuves pour l’Église pour finalement voir l’Église de Corinthe risquer de s’éloigner (2 Corinthiens), Paul a levé les yeux au-delà de lui-même. Les résultats sont entre les mains de Dieu. La puissance nécessaire pour exercer le ministère est entre les mains de Dieu. L’amour qui vous motive à exercer le ministère est entre les mains de Dieu.
Nous pouvons souffrir d’épuisement professionnel lorsque nous essayons de servir Dieu uniquement par nos propres forces, en éclairant notre propre chemin (Ésaïe 50, 11), en construisant nos propres citernes fissurées pour retenir l’eau (Jérémie 2, 13), en menant des combats avec nos propres armes (Matthieu 26, 51-54), et même en étant tellement sûrs de notre intelligence que nous donnons nos propres conseils à Dieu (Matthieu 16, 22-23).
Votre valeur dans l’œuvre de Dieu sur terre ne réside pas en qui vous êtes, mais plutôt dans la manière dont le Christ rayonne à travers vous. « Je suis tellement spirituel, tellement savant, tellement fidèle et aimant (et humble aussi !), alors regardez-moi, moi, moi… » – au lieu de regarder le Christ. Il ne s’agit pas de savoir à quel point vous êtes un grand croyant (regardez Esther et Mardochée), mais plutôt de quel type de canal vous êtes pour Dieu. L’efficacité du ministère chrétien ne réside pas dans ce que vous faites, mais dans ce que Dieu accomplit à travers vous. Alors, agissez simplement par la puissance de Dieu, et non par la vôtre (Jérémie 17, 5-8), en vous approchant de Lui dans la prière (Luc 18, 1), et réjouissez-vous en voyant les résultats de Dieu.
Enfin, regardez autour de vous et prenez conscience de l’urgence. Jean 4, 35-36 et Luc 10, 2 disent que les champs sont blancs, prêts pour la moisson. Nous n’avons pas tant besoin de prier pour qu’il y ait une moisson, mais plutôt pour qu’il y ait davantage de moissonneurs. Rappelez-vous que votre travail n’est pas vain, comme le dit 1 Corinthiens 15, 10 et 58.
Q : Dans Galates 6, 9, pourquoi Paul nous met-il en garde à la fois contre le fait de ne pas nous lasser et contre celui de ne pas perdre courage / de ne pas faiblir ?
R : Lorsque l’on sème, il est important d’éviter deux choses bien distinctes : se lasser et faiblir (ou abandonner). Les plantes ne sont prêtes à être récoltées qu’environ quatre mois après avoir été semées. Vous n’obtiendrez la récolte que si vous attendez « en temps voulu et sans perdre courage ». On pourrait presque penser que Paul s’adressait également à lui-même ici, compte tenu des épreuves qu’il a endurées, lorsqu’il a été lapidé et laissé pour mort pour ce qui n’était au départ qu’une maigre récolte en Galatie.
En agriculture, le travailleur pourrait être tenté d’abandonner et d’arrêter prématurément, ou bien de ne pas doser ses efforts et de s’évanouir à cause de la chaleur.
N’oubliez pas, comme on nous le répète sans cesse, que tous les problèmes et tous les conflits se résolvent en une heure – UNIQUEMENT À LA TÉLÉVISION.
Comme le dit John Brown (p. 344) : « Les chrétiens se comportent souvent comme des enfants en ce qui concerne cette moisson. Ils voudraient semer et moissonner le même jour. » (Citation tirée de l’ouvrage de John R.W. Stott, *Le message des Galates*, p. 172).
Q : Dans Galates 6, 10, devons-nous faire du bien à tous, ou ne devons-nous pas faire preuve d’hospitalité envers les faux docteurs, comme le dit 2 Jean 10-11 ?
R : Les deux. Accueillir les faux docteurs chez nous donne l’impression, tant à eux qu’aux autres, que leur enseignement nous convient et que nous pensons qu’il est acceptable aux yeux de Dieu. Nous ne voulons pas induire les gens en erreur de cette manière. Nous ne faisons pas de bien aux faux docteurs ni aux autres lorsque nous les accueillons.
Q : Dans Galates 6, 11, pourquoi Paul a-t-il mis l’accent sur ses grandes lettres ?
R : Il existe plusieurs théories, dont certaines sont farfelues. En voici une peu probable, et deux qui semblent plausibles.
a) Paul a délibérément écrit en plus grand que nécessaire pour mettre l’accent sur quelque chose. Mais si cela était vrai, sur quoi exactement Paul mettait-il l’accent ?
b) Paul écrivait en lettres plus grandes que le scribe professionnel.
c) Peut-être Paul avait-il une mauvaise vue, ou était-il en train de perdre la vue. Si Paul avait contracté une maladie oculaire avant de leur rendre visite, cela pourrait expliquer pourquoi il a dit que les Galates « étaient prêts à s’arracher les yeux pour lui » dans Galates 4:15. L’ouvrage *The Expositor’s Greek Testament*, vol. 3, p. 190, défend ce point de vue.
Q : Dans Galates 6:12, pourquoi le fait d’être circoncis serait-il un moyen d’échapper à la persécution ?
R : À l’époque de Paul (51-57 apr. J.-C.), cela aidait à échapper aux persécutions des Juifs.
Q : Dans Galates 6:12, que signifie « faire bonne impression en apparence » ?
R : En français, il s’agit d’une expression neutre qui peut signifier faire bonne impression de manière sincère pour de bonnes raisons, ou de manière hypocrite pour de mauvaises raisons. Ce n’est pas le cas en grec. En grec, le mot euprosōpēsai signifie faire bonne impression de manière hypocrite, afin d’induire quelqu’un en erreur.
Q : Dans Galates6:14 et 1 Corinthiens1:17 -2:2, devons-nous nous glorifier de la croix ? Les mormons, les Témoins de Jéhovah et les musulmans estiment qu’il est erroné de le faire.
R : Puisque notre religion doit être la même que celle des apôtres, nous devrions le faire. Paul aurait fait un très piètre mormon ou Témoin de Jéhovah dans Galates6:14 et 1 Corinthiens 1:17-2:2. D’ailleurs, il en aurait été de même pour Thomas, qui a appelé Jésus « mon Seigneur et mon Dieu » dans Jean20:28 . Il en aurait été de même pour Étienne, qui a prié Jésus dans Actes 7:59. Il en aurait été de même pour Jean, qui a vu de ses propres yeux des hommes et des anges louant et glorifiant Jésus au ciel, dans l’Apocalypse 5, 8-14 ; 7, 9-10. Pour couronner le tout, Jésus a déclaré que tous doivent honorer le Fils tout comme ils honorent le Père, dans Jean 5, 23.
Ignace était un disciple de l’apôtre Jean, mort soit en 107, soit en 116 après J.-C. Dans la deuxième lettre d’Ignace aux Éphésiens, au chapitre 13, il est dit : « Mon esprit s’incline en adoration devant la croix, qui est une pierre d’achoppement pour ceux qui ne croient pas, mais qui est pour vous source de salut et de vie éternelle. » (Pères anténicéens, volume 1, p. 102.) Croyons et mettons en pratique ce qu’Ignace a enseigné.
Q : Dans Galates 6, 16, qui est « l’Israël de Dieu » ?
R : Les chrétiens ont deux points de vue :
1. Depuis la mort du Christ, l’Israël de Dieu est l’Église, que l’on soit juif ou païen.
2. Ce terme désigne le peuple juif, soit ceux qui ne croient pas encore en Christ mais qui y parviendront, soit ceux qui se sont déjà tournés vers Christ.
L’ouvrage *Hard Sayings of the Bible*, p. 633-636, présente des arguments grammaticaux grecs en faveur des deux points de vue.
Q : Dans Galates 6, 17, quelles étaient les marques sur le corps de Paul ?
R : Les Écritures ne le précisent pas. Une explication est que ce sont les cicatrices et les lésions physiques résultant des coups, des naufrages et des persécutions que Paul a endurés. Tout comme un esclave pouvait être marqué au fer rouge du nom de son maître dans le monde romain, Paul était en quelque sorte marqué du nom du Christ par les coups et les blessures subis par son corps.
Une deuxième explication, selon laquelle il s’agirait de « stigmates », est moins probable, car l’Église primitive ne semblait pas familière avec ce concept.
Q : Dans Galates 6, 17, les marques sur le corps de Paul auraient-elles pu être des « stigmates » ?
R : - Probablement pas. Les stigmates sont des plaies ouvertes qui sont apparues sur les mains et le flanc de certains mystiques catholiques sans raison physique connue. Padre Pio (1887-1968) était l’un d’entre eux. Il est mort plus tard de mort naturelle, ce que Padre Pio a qualifié de sacrifice pour l’unité de l’Église.
Selon l’ouvrage de John R.W. Stott intitulé *The Message of Galatians* (p. 181), on a recensé au moins 321 cas présumés de stigmates jusqu’au début du XXe siècle.
Certains affirment que les stigmates constituent un phénomène psychologique, tandis que d’autres y voient un signe miraculeux de Dieu. Un point important concerne les mains. Le mot grec signifiant « main » inclut le poignet, et nous savons aujourd’hui que lors de la crucifixion, les clous étaient enfoncés dans la partie supérieure du poignet de la victime, là où l’os pouvait retenir le clou. Si les clous avaient été enfoncés dans les paumes des mains, ils auraient été arrachés. Or, les stigmates apparaissent sur les paumes des mains.
Q : Dans l’épître aux Galates, comment sait-on que c’est Paul qui a écrit ce livre ?
R : Il y a au moins deux raisons.
1. Paul l’affirme lui-même dans Galates 6:11. Nous sommes convaincus que cela est exact, car personne dans l’Église primitive n’a jamais remis cela en question. Dieu a promis de préserver sa Parole dans Ésaïe 55:10-11 ; Ésaïe 59:21 ; Ésaïe 40:6-8 ; 1 Pierre 1:24-25 ; Matthieu 24:35.
2. Les témoignages de l’Église primitive. Reportez-vous aux deux questions suivantes pour connaître les auteurs qui ont fait référence à l’épître aux Galates.
Q : De quels éléments disposons-nous pour affirmer que l’épître aux Galates doit figurer dans la Bible ?
R : Il y a au moins quatre raisons.
1. C’est Paul qui l’a rédigé, et il était apôtre. Pierre a attesté que les paroles de Paul faisaient partie des Écritures dans 2 Pierre 3, 15-16.
2. Paul lui-même a déclaré qu’il était apôtre dans 1 Timothée 1, 1 ; 2, 7 ; Romains 1, 1 ; 1 Corinthiens 1, 1 ; 9, 1 ; 2 Corinthiens 1, 1 ; 11, 5 ; Galates 1, 1 ; Éphésiens 1, 1 ; Colossiens 1, 1 ; 1 Timothée 1, 1 ; 2 Timothée 1, 1 ; Tite 1, 1.
3. Les témoignages de l’Église primitive. Reportez-vous à la question suivante pour découvrir certains des auteurs qui ont fait référence à des versets de l’épître aux Galates.
4. Les manuscrits anciens de l’épître aux Galates
Voici quelques auteurs de l’Église primitive qui ont fait référence à l’épître aux Galates.
2 Clément, chap. 2, p. 251 (120-140 apr. J.-C.) cite à la fois Ésaïe 54, 1 et Galates 4, 27
L’Épître de Polycarpe aux Philippiens (100-155 apr. J.-C.) cite un quart d’un verset de l’Épître aux Galates : « On ne se moque pas de Dieu » (3 mots grecs sur 14).
« Mathetes à Diognète » (vers 130-200 apr. J.-C.), chapitre 4, p. 26, fait allusion à Galates 4, 10 : « à leur observance des mois et des jours ».
Le Canon muratorien (vers 190-217 apr. J.-C.) mentionne que Paul a écrit à sept Églises dans ses épîtres : les Corinthiens (deux lettres), les Éphésiens, les Philippiens, les Colossiens, les Galates, les Thessaloniciens (deux lettres) et les Romains. Paul a également rédigé l’épître à Philémon, celle à Tite et deux lettres à Timothée.
Irénée de Lyon (182-188 apr. J.-C.) cite Galates 4, 4-5 comme provenant de la lettre de Paul aux Galates. Irénée, Contre les hérésies, livre 3, chap. 16.3, p. 441
La Passion des martyrs de Scilita (180-202 apr. J.-C.) mentionne les écrits de Paul sans identifier de livres spécifiques.
Clément d’Alexandrie cite Galates 3, 19, 23 et 24 comme étant de Paul dans les *Stromates* (193-202 apr. J.-C.), livre 1, chapitre 27, p. 338
Tertullien (198-220 apr. J.-C.) cite 1 Corinthiens 8, 2 ainsi que Galates 1, 7 et 5, 7 comme étant de l’apôtre dans *Contre les hérétiques*, chapitre 27, p. 256.
Tertullien (198-220 apr. J.-C.) mentionne que Paul est l’auteur des Épîtres aux Galates, aux Corinthiens, aux Philippiens, aux Thessaloniciens, aux Éphésiens et aux Romains, et que Jean est l’auteur de l’Apocalypse (Révélation) dans *Contre Marcion*, livre 4, chapitre 5, p. 350.
Tertullien, en 207 apr. J.-C., a déclaré que Paul avait écrit aux Galates dans son ouvrage *Contre Marcion*, livre 4, chapitre 5, p. 350. Il s’agissait d’un livre « qui nous vient des apôtres, et qui a été conservé comme un dépôt sacré dans les Églises des apôtres ».
Théodote, probablement montaniste (vers 240 apr. J.-C.), fait allusion aux Épîtres aux Romains8:15 , et aux Galates 4:6 au chapitre 19, p. 45
Hippolyte (222-235/236 apr. J.-C.) cite la moitié de Galates 1:1 comme étant de Paul, dans son Traité sur le Christ et l’Antéchrist, chapitre 8, p. 206. Il cite Galates 3:20, fragment tiré des Commentaires sur le Livre des Nombres, p. 169
Origène (qui a écrit entre 225 et 253/254 apr. J.-C.) fait référence à Galates2:12 comme étant de Paul dans la Lettre aux Galates. Origène, Contre Celse, livre 2, chapitre 1, p. 429
Novatien (250/254-257 apr. J.-C.) a cité Galates 1:1 et1:12 comme étant de Paul. Traité sur la Trinité, chap. 13, p. 622
Cyrille de Carthage (vers 246-258 apr. J.-C.) mentionne « Paul aux Galates » et des passages tirés de « Galates » dans les Traités de Cyrille, notamment dans le Traité 12, troisième livre, 3, 9, 64, entre autres. Il cite également Galates 5, 17-22 en précisant qu’il s’agit d’un passage de l’apôtre Paul, dans le Traité 4, chapitre 16, p. 452.
Firmilien de Césarée, dans sa Lettre 74, chapitre 12, p. 393 (256 apr. J.-C.), adressée à Cyprien, cite la moitié de Galates 3, 27
Septième concile de Carthage, p. 566 (258 apr. J.-C.) : Némésien de Thubunae cite Galates 5, 19-21 comme étant de l’apôtre.
Adamantius (vers 300 apr. J.-C.) affirme que Paul a écrit aux Galates, dans son *Dialogue sur la vraie foi* (808a), p. 44
Méthode (270-311/312 apr. J.-C.) cite Galates 5, 22-23 comme provenant de l’apôtre. « Le Banquet des dix vierges », discours 10, p. 340
Alexandre d’Alexandrie (313-326 apr. J.-C.) cite Galates 1, 8-9 comme étant de « l’heureux Paul » dans ses Lettres sur l’hérésie arienne, chap. 1.13, p. 296
Athanase d’Alexandrie (vers 318 apr. J.-C.)
Eusèbe de Césarée (318-325 apr. J.-C.)
Après Nicée
Histoire ecclésiastique d’Eusèbe (323-326 apr. J.-C.), livre 3, chap. 3, p. 134 (sous-entendu). Il déclare : « Les quatorze épîtres de Paul sont bien connues et incontestées. » Il ajoute ensuite que certains contestent que Paul soit l’auteur de l’épître aux Hébreux. Il précise également, au livre 3, chapitre 25, p. 155, que les lettres de Paul font partie des Écritures. Pères nicéens et post-nicéens, deuxième série, vol. 1, p. 155.
Asterius le Sophiste (après 341 apr. J.-C.)
Aphrahat (337-345 apr. J.-C.) Démonstrations choisies
Hégémonios (IIIe siècle) cite une partie de Gal 4, 3 comme provenant de l’apôtre Paul. « Dispute avec Manès », chap. 13, p. 188. Il cite également Galates 1, 6-8. « Dispute avec Manès », chap. 36, p. 209
Eusèbe d’Émèse (vers 359 apr. J.-C.)
Victorin de Rome (après 363 apr. J.-C.)
Athanase d’Alexandrie (367 apr. J.-C.) énumère les livres du Nouveau Testament dans sa Lettre festale n° 39, p. 552
Hilaire de Poitiers (355-367/368 apr. J.-C.)
Le *Synopsis Scripturae Sacrae* (350-370 apr. J.-C. ou Ve siècle) mentionne la Lettre de Paul aux Galates comme faisant partie du Nouveau Testament. Il en cite l’intégralité, à l’exception de la dernière phrase de Galates 1, 1.
Marcellus d'Ancyre (vers 374 apr. J.-C.) fait référence à Galates 1, 11
Éphraïm le Syrien, auteur d’hymnes (350-378 apr. J.-C.)
Basile de Cappadoce (357-378/379 apr. J.-C.) cite Galates 4, 7 comme étant de Paul. Dans « Sur l’Esprit », chap. 5.10, p. 7
Le synode de Laodicée (en Phrygie) (343-381 apr. J.-C.), au canon 60, p. 159, énumère les livres de l’Ancien Testament et du Nouveau Testament. Le canon 59, p. 158, stipule que seuls les livres canoniques de l’Ancien et du Nouveau Testament peuvent être lus à l’église.
Ambrosiaster (après 384 apr. J.-C.)
Cyrille de Jérusalem (vers 349-386 apr. J.-C.)
Ambroise de Milan (370-390 apr. J.-C.)
Grégoire de Nazianze (330-391 apr. J.-C.)
Pacien de Barcelone (342-379/392 apr. J.-C.)
Grégoire d’Elvira (après 392 apr. J.-C.)
Grégoire de Nysse (vers 356-397 apr. J.-C.)
Didyme (398 apr. J.-C.)
Lucifer, le schismatique de Cagliari, en Sardaigne (361-vers 399 apr. J.-C.)
Ammon (IVe siècle)
Épiphane de Salamine (360-403 apr. J.-C.)
Commentaire de Rufin sur le Credo des Apôtres (374-406 apr. J.-C.)
Gaudentius (après 406 apr. J.-C.)
Jean Chrysostome (392-407 apr. J.-C.) a rédigé un commentaire sur l’Épître aux Galates, dont nous disposons aujourd’hui.
Chromace (407 apr. J.-C.)
Séverien (après 408 apr. J.-C.)
Nicète de Remésian (414 apr. J.-C.)
Jérôme (373-420 apr. J.-C.)
Concile de Carthage (218 évêques) (393-419 apr. J.-C.)
Augustin d’Hippone (388 – 28 août 430 apr. J.-C.)
Jean Cassien, semi-pélagien (419-430 apr. J.-C.)
Nilus (vers 430 apr. J.-C.) fait référence à Galates 6, 10
Marc d’Eremita (après 430 apr. J.-C.)
Vincent de Lérins (vers 434 apr. J.-C.)
L’Histoire ecclésiastique de Socrate (vers 400-439 apr. J.-C.)
Le manuscrit Alexandrinus (A) (vers 450 apr. J.-C.)
Hésychius de Jérusalem (après 450 apr. J.-C.) fait référence à Galates 6, 2, et à aucun autre verset de l’épître aux Galates
Concile de Chalcédoine contre les monophysites (451 apr. J.-C.)
Quodvultdeus (vers 453 apr. J.-C.)
Théodoret de Cyr (évêque et historien) (423-458 apr. J.-C.)
Le pape Léon Ier de Rome (440-461 apr. J.-C.)
Prosper d’Aquitaine (adversaire de Cassien) (426-465 apr. J.-C.)
Varimadum (445/480 apr. J.-C.)
Macaire/Siméon (IVe ou Ve siècle)
Speculum (Ve siècle)
Théodote d’Ancyre (Ve siècle après J.-C.)
Deuxième concile de Constantinople (vers 153) (mai 553 apr. J.-C.)
Proclus (412-485 apr. J.-C.)
Témoignages concernant les hérétiques et les ouvrages apocryphes
L’hérétique Marcion selon Tertullien et Adamantius
L'hérétique manichéen Faustinus de Milevis/Milevum (IVe siècle)
L’hérétique Priscillien (exécuté en 385 apr. J.-C.) fait référence à Galates 3, 28
Le donatiste Tyconius (après 390 apr. J.-C.) fait référence à Galates 3, 28 et à d’autres versets.
L’hérétique Pélage (416-418 apr. J.-C.)
Le « Bazar d’Héracléide » de Nestorius (451/452 apr. J.-C.)
Théodore de Mopsueste (425 apr. J.-C.), hérétique pélagien
La plupart de ces informations sont tirées de la quatrième édition révisée d’Aland et al., d’Adamantius : Dialogue sur la vraie foi en Dieu, et des Livres des étapes : le Liber Graduum syriaque.
Q : Dans la lettre aux Galates, comment savons-nous que les Écritures d’aujourd’hui constituent une transmission fidèle de ce qui a été écrit à l’origine ?
R : Il existe au moins trois bonnes raisons.
1. Dieu a promis de préserver sa Parole dans Ésaïe 55, 10-11 ; Ésaïe 59, 21 ; Ésaïe 40, 6-8 ; 1 Pierre 1, 24-25 ; Matthieu 24, 35.
2. Les témoignages de l’Église primitive. Les auteurs de l’Église primitive, jusqu’au premier concile de Nicée (325 apr. J.-C.), ont cité l’épître aux Galates environ 182 fois, sans compter les allusions. Ils ont cité 59 % de l’épître aux Galates, en comptant les versets fractionnaires comme des fractions. Cela représente 87,4 versets sur un total de 149.
Reportez-vous à la question précédente pour connaître les auteurs qui ont fait référence à des versets de l’épître aux Galates.
3. Les plus anciens manuscrits de l’Épître aux Galates dont nous disposons présentent de légères variations entre eux, mais aucune erreur d’importance théologique.
Le p46 Chester Beatty II (100-150 apr. J.-C.) contient 140 versets de l’Épître aux Galates, ainsi que d’autres versets. Plus précisément, il contient Galates 1:1-8 ;1:10 -2:9 ;2:12 -21 ; 3:2-29 ; 4:2-18 ;4:20-5:17 ;5:20 -6:8 ;6:10 -18 ainsi que d’autres passages des épîtres de Paul et de l’Épître aux Hébreux. L’ouvrage *The Complete Text of the Earliest New Testament Manuscripts* présente une photographie d’une partie du p46 à la page 192. Il indique également aux pages 197-198 que la qualité et les marques stichimétriques montrent que ce texte a été rédigé par un scribe professionnel. Une photographie assez lisible de la page du papyrus Chester Beatty contenant Galates 6, 10-18 et le début de l’épître aux Philippiens figure dans *Paul : l’apôtre du cœur libéré*.
Première moitié du IIIe siècle – 1936 – Frederic G. Kenyon, d’après *The Complete Text of the Earliest New Testament Manuscripts*.
IIe siècle, 200 apr. J.-C. – 1935 – Ulrich Wilcken, d’après *The Complete Text of the Earliest New Testament Manuscripts*.
200 apr. J.-C. – 1968 – *The Text of the New Testament*.
81-96 apr. J.-C. – 1988 – Young Kyu Kim, d’après *The Complete Text of the Earliest New Testament Manuscripts*.
Vers 200 apr. J.-C. – 1975 – Aland et al., troisième édition.
Vers 200 apr. J.-C. - 1998 - Aland et al., quatrième édition révisée.
Du début au milieu du IIe siècle – 1999 – « Le texte complet des plus anciens manuscrits du Nouveau Testament ». Ce texte s’appuie en partie sur le fait que l’écriture est très similaire à celle du papyrus d’Oxyrhynque 8 (fin du Ier ou début du IIe siècle) et du papyrus d’Oxyrhynque 2337 (fin du Ier siècle).
p. 51 (= Papyrus d’Oxyrhynque 2157) Galates 1, 2-10, 13, 16-20, vers 400 apr. J.-C.
vers 400 apr. J.-C. – 1968 – *Le texte du Nouveau Testament* et – 1975 – Aland et al., troisième édition, et – 1998 – Aland et al., quatrième édition révisée
Vaticanus [B] 325-350 apr. J.-C.
Sinaiticus [Si] 340-350 apr. J.-C.
Copte bohairique [Boh] IIIe/IVe siècle
Copte sahidique [Sah] IIIe/IVe siècle
Gothique [Goth] 493-555 apr. J.-C.
Consultez la page www.BibleQuery.org/GalatiansManuscripts.html pour en savoir plus sur les premiers manuscrits de l'Épître aux Galates.