< Question biblique de Jacques

Q : Dans Jacques 1, 1-5, 20, qui est Jacques ?

R : Jacques est le demi-frère de Jésus-Christ. Il ne s’agit pas de Jacques, le disciple de Jésus et frère de Jean, car ce dernier a été mis à mort.

L'épître de Jacques a été rédigée dans un grec de grande qualité. Jacques a peut-être rédigé lui-même ce livre, ou bien l'a-t-il dicté à un scribe.

Q : Dans l’épître de Jacques, puisque Jacques est le frère du Seigneur, et non l’un des douze disciples ni l’apôtre Paul, pourquoi devrions-nous lire l’épître de Jacques ?

R : Nous devrions lire l’épître de Jacques pour au moins deux raisons.

1. Jésus est apparu tout particulièrement à Jacques dans 1 Corinthiens 15, 7.

2. Paul a qualifié Jacques d’apôtre dans Galates 2, 7-8. Hippolyte (222-235/6 apr. J.-C.) fait référence à Jacques, le frère du Seigneur, premier évêque de Jérusalem et l’un des soixante-dix apôtres, dans son ouvrage *Sur les douze apôtres*. Origène (225-254 apr. J.-C.) fait référence à Josèphe qui écrit au sujet de Jacques dans son ouvrage *Contre Celse*, livre 1, chapitre 47, p. 416.

Q : Concernant l'épître de Jacques, quand ce livre a-t-il été rédigé ?

R : Josèphe indique que Jacques, le frère du Seigneur, a été martyrisé en 62 après J.-C. ; ce livre a donc dû être rédigé avant cette date. De nombreux spécialistes estiment qu’il a été écrit entre 45 et 60 après J.-C., bien que la date se situe probablement plus près de 45 après J.-C. Certains pensent qu’il s’agit de l’un des premiers livres du Nouveau Testament à avoir été rédigés.

Q : Que dit Josèphe à propos de Jacques ?

R : Nous disposons de deux sources : l’ouvrage de Josèphe lui-même (Antiquités judaïques 20.9.1 et 18.5.2), et une deuxième source indépendante, Origène (qui a écrit entre 225 et 254 apr. J.-C.), qui commente les écrits de Josèphe. Voici ce que dit Origène dans son ouvrage *Contre Celse*, livre 1, chapitre 47, p. 416 : « Car, dans le 18e livre de ses *Antiquités judaïques*, Josèphe atteste que Jean était un baptiste… Or, cet auteur, bien qu’il ne croie pas en Jésus comme le Christ, en cherchant la cause de la chute de Jérusalem et de la destruction du Temple – alors qu’il aurait dû dire que la conspiration contre Jésus était la cause de ces calamités qui s’abattirent sur le peuple, puisqu’ils mirent à mort le Christ, qui était un prophète –, dit néanmoins – se trouvant, bien qu’à son corps défendant, non loin de la vérité – que ces désastres sont arrivés aux Juifs en punition de la mort de Jacques le Juste, qui était un frère de Jésus (appelé le Christ), – les Juifs l’ayant mis à mort, bien qu’il fût un homme qui se distinguait par sa justice. »

Q : Dans l’épître de Jacques, quel est un bon plan de ce livre ?

R : Beaucoup affirment que l’épître de Jacques est un livre difficile à schématiser. Cinq schémas différents de l’épître de Jacques s’accordent sur les « sous-chapitres », mais le schéma d’ensemble diffère dans chacun d’eux. Voici un schéma simple, utile pour retenir le contenu de l’épître de Jacques.

Chap. Titre

Il est difficile d’établir un plan de l’épître de Jacques. En voici un.

1, 1-27 Veillez d’abord à votre propre relation avec Dieu et à votre maturité

- 1, 3-12 Le salut glorieux par le Christ

2-5:6 Les péchés commis envers autrui

- 2 Le favoritisme : le péché oublié

- - 2:1-7 Pas de favoritisme envers les personnes

- - 2:8-13 Pas de favoritisme envers certaines parties de la loi

- 3:1-18 Les enseignants et la langue

- 4:1-10 Notre combat contre le monde

- 4:11-17 Juger les autres et oublier Dieu

- 5:1-6 Condamner la mentalité des riches

5:7-20 La patience, les serments et la prière

- 5, 7-11 La patience

- 5:12 Les serments

- 5, 13-18 La prière : le chant, l’onction et la confession. La foi et la patience dans la prière d’Élie

- 5, 19-20 Ramener avec patience ceux qui se sont égarés

Q : Dans l’épître de Jacques, quelles autres parties de la Bible sont similaires à ce livre ?

R : À première vue, l’épître de Jacques semble unique, mais en y regardant de plus près, elle présente des similitudes avec quatre autres livres.

Le livre des Proverbes contient de nombreux préceptes éthiques similaires.

Le Sermon sur la montagne (Matthieu 5, 3-7, 23) comporte 26 parallèles.

1 Jean et l’épître de Jacques présentent des parallèles frappants.

1 Pierre et l’épître de Jacques présentent également des parallèles.

Enfin, la courte épître de Jacques fait allusion à des passages tirés de 21 livres de l’Ancien Testament.

Q : Dans l’épître de Jacques, quelles sont les similitudes avec le livre des Proverbes ?

R : Voici les similitudes.

Versets similaires dans l’épître de Jacques et dans les Proverbes

Idée ou concept

Jacques

Proverbes

Importance de la sagesse

Jc 1, 5

Prov 2, 3-6

Soyez lent à parler ; ne vous précipitez pas dans vos paroles

Jc 1, 19

Proverbes 29:20

Quand les paroles sont nombreuses, le péché n’est pas absent

Jc 3, 2

Proverbes 10:19

Une mauvaise parole, une langue, c’est comme un feu

Jc 3, 6

Proverbes 16:27

Les bons fruits ; le fruit de la justice

Jc 3, 18

Proverbes 11:30

Contre les orgueilleux, il accorde sa grâce aux humbles

Jc 4, 6 et 1 Pierre 5, 5

Proverbes 3:34

Ne vous vantez pas de demain

Jc 4, 13-16

Proverbes 27, 1

Couvre les péchés

Jc 5, 20 ; 1 P 4, 8

Proverbes 10, 12

L’épître de Jacques présente également des similitudes avec 1 Jean et 1 Pierre. Elle fait allusion à des passages tirés de 21 livres de l’Ancien Testament.

Q : Dans l’épître de Jacques, quelles sont les similitudes avec le Sermon sur la montagne de Matthieu ?

R : Voici les similitudes.

Versets similaires dans l’épître de Jacques et le Sermon sur la montagne de Matthieu

Idée ou concept

L'épître de Jacques

Autres versets

Épreuves et tentations

Jc 1, 2.12 ; 5, 10

Mt 5, 10-12 ; Lc 6, 23

Prière

Jc 1, 5 ; 4, 3 ; 5, 13-18

Mt 6, 6-13 ; 7, 7-12

L’œil unique

Jc 1, 8 ; 4, 8

Mt 6, 22-23

La richesse

Jc 1, 10-11 ; 2, 6-7

Mt 6, 19-21, 24-34

Le Père qui donne des dons

Jc 1, 17

Mt 7, 11 ; Lc 11, 13

La colère

Jc 1, 19-20 ; 4, 1

Mt 5, 22

Soyez des pratiquants, et non pas seulement des auditeurs

Jc 1, 22

Mt 7, 24-27 ; Lc 6, 46-47

La Loi

Jc 1, 25 ; 2, 1, 12-13

Mt 5, 17-44

Se contenter de professer la foi

Jc 1, 26-27

Mt 6, 1-18

Les pauvres / les pauvres en esprit

Jc 2, 5

Mt 5, 3.5 ; 11, 5 ; Lc 6, 20 ; 7, 22

La Loi royale

Jc 2, 8

Mt 7, 12

Enfreindre une loi, c’est les enfreindre toutes

Jc 2, 10

Mt 5, 19

Le meurtre par rapport aux autres lois

Jc 2, 11

Mt 5, 21-22

Ceux qui font preuve de miséricorde obtiennent miséricorde

Jc 2, 13

Mt 5, 7

La foi et les œuvres

Jc 2, 14-26

Mt 7, 15-27

La racine et le fruit

Jc 3, 10-12

Mt 7, 16-20 ; Lc 6, 44-45

La vraie sagesse

Jc 3, 13

Mt 7, 24

Le pacificateur

Jc 3, 17-18

Mt 5, 9

Juger les autres

Jc 4, 11-12

Mt 7, 1-5

Des trésors rouillés

Jc 5, 2

Mt 6, 19-20 ; Lc 6, 37 ; 12, 33

Les serments

Jc 5, 12

Mt 5, 33-37

« Vous n’avez pas parce que vous ne demandez pas » vs « Demandez et vous recevrez »

Jc 4, 2

Mt 7, 7

Se lamenter

Jc 4, 9

Mt 5, 4 ? ; Lc 6, 25

Ne vous vantez pas / Ne vous inquiétez pas pour demain

Jc 4, 13-15

Mt 6, 34

Les prophètes : exemples de souffrance vs. ont été persécutés

Jc 5, 10

Mt 5, 11-12 ; Lc 6, 23

Ne jurez pas ; que votre « oui » soit « oui » et que votre « non » soit « non ».

Jc 5, 12

Mt 5, 34-37

Q : Dans l’épître de Jacques, quelles sont les similitudes avec d’autres passages du Nouveau Testament ?

R : Voici les similitudes.

Idée ou concept

Jacques

Autres versets

La foi sans aucun doute

Jc 1, 6

Mt 21, 21

Aimez votre prochain comme vous-même

Jc 2, 8

Mt 22, 39-40

Humiliez-vous

Jc 4, 10

Mt 23, 12 ; Lc 14, 11 ; 18, 14

Connaître ce qui est juste et ne pas le faire : c’est un péché, par opposition à être battu

Jc 4, 17

Luc 12, 47

Les riches pleurent et gémissent vs. malheur aux riches

Jc 5, 1

Luc 6, 24-25

Élie et la famine due à l’absence de pluie

Jc 5, 17

Luc 4, 25

Q : Dans Jc 1,1 et Jc 2,1, l’épître de Jacques est-elle essentiellement un ouvrage juif ayant subi quelques modifications chrétiennes mineures, comme l’ont affirmé Spitta et Meyer ?

R : Non. Comme le souligne Peter Davids dans le « New International Greek Testament Commentary » consacré à l’épître de Jacques, p. 14-15, l’épître de Jacques est un ouvrage résolument chrétien pour deux raisons principales, outre Jacques 1, 1 et 2, 1.

1. Des similitudes avec d’autres livres du Nouveau Testament, à savoir 1 Jean, 1 Pierre et le Sermon sur la montagne dans Matthieu.

2. Des concepts chrétiens qui n’existent pas dans le judaïsme, tels que le salut par la parole (Jacques1:18 ) et les « anciens de l’Église » (Jacques5:14 ).

Q : Dans Jacques 1, 1, que signifie ici le terme « dispersion » ?

R : Il y a eu plusieurs dispersions. À l’origine, lorsque les Juifs furent exilés sous le joug des Assyriens en 722 av. J.-C., puis plus tard sous celui des Babyloniens, beaucoup continuèrent à vivre en Mésopotamie, en Perse et en Égypte. Deuxièmement, à l’époque de la Pentecôte, dans Actes 2, il y avait des Juifs non seulement dans ces contrées, mais aussi plus à l’ouest, en Asie Mineure, en Grèce, à Rome, voire dans le sud de la Gaule, et peut-être même en Espagne. Troisièmement, la persécution menée par Saul de Tarse a poussé les chrétiens à quitter la Judée et à se disperser vers d’autres lieux, comme le relate Actes 8. Bien sûr, en tant que chrétiens sur terre, aucun d’entre nous n’est encore chez lui ; nous sommes nous aussi dispersés à travers le monde. L’expression « les douze tribus de la Diaspora » n’était pas précise ; elle peut s’appliquer à tous les cas mentionnés ci-dessus.

Jacques affectionne particulièrement les doubles sens, et l’adresse aux « douze tribus de la Diaspora » est « magistralement générique ». Les Juifs s’y reconnaîtraient aisément, mais les chrétiens se verraient eux aussi comme la dispersion de Dieu dans le monde. Il est parfois bon de rester dans le général et de ne pas entrer dans les détails. Peut-être Jacques a-t-il laissé cette formulation plutôt générale parce que, tout au long de sa vie, il a exercé son ministère auprès des Juifs et cherché à les amener dans le royaume.

Q : Dans Jacques 1:4, il est bien sûr bon que Dieu nous accorde la patience, mais pourquoi ce verset nous donne-t-il un ordre catégorique, c’est-à-dire qu’il est de notre responsabilité de laisser la patience produire pleinement son effet ?

R : L’une des raisons est que nous pouvons agir de manière à fuir la difficulté et à court-circuiter le processus. Si Dieu veut que vous soyez à un certain endroit, et que les choses se compliquent, persévérez-vous patiemment, ou prenez-vous la fuite ? Heureusement (même si cela peut ne pas sembler ainsi sur le moment), il y a des épreuves auxquelles nous ne pouvons pas échapper. Paul a connu l’épreuve de son « épine dans la chair » dans 2 Corinthiens 12, 8-10. Lorsque Paul a demandé à Dieu de court-circuiter cette épreuve et de l’ôter, Dieu a répondu par la négative. Non seulement Paul a dû affronter cette épreuve, mais il n’en voyait ni la nécessité ni le but, du moins jusqu’à ce qu’il se tourne vers Dieu dans la prière. Nous non plus, nous ne voyons pas toujours la nécessité ou le but de nos épreuves, ou alors nous ne les comprenons que plus tard.

Q : Dans Jacques 1, 1-5, 20, quels sont certains des jeux de mots présents dans l’épître de Jacques ?

R : Parlons d’abord un peu de la structure.

Structure logique : de nombreux Occidentaux utilisent une structure logique comprenant une introduction, environ trois points et une conclusion. Paul varie habilement cette formule, mais il reste fondamentalement occidental. Combien d’entre vous, lorsque vous avez appris cela pour la première fois dans votre cours d’écriture, ont levé la main et demandé poliment à l’enseignant : « Je ne souhaite pas utiliser ce schéma d’organisation, puis-je utiliser l’une des alternatives établies ? » Je suis presque certain que peu d’entre vous l’ont fait !

Les chiasmes : les auteurs hébreux de l’Ancien Testament appréciaient particulièrement les chiasmes, dont la structure était symétrique, par exemple les points : A, B, C, C’, B’, A’, à ceci près que la longueur pouvait varier.

L’acrostiche est un autre type de structure, également utilisé dans l’Ancien Testament. Dans un acrostiche, la première lettre de chaque verset suit l’ordre de l’alphabet hébreu ou forme un mot.

Les doubles sens : Jacques adopte encore une autre approche. Il utilise souvent les doubles sens des mots, non pas comme des jeux de mots humoristiques, mais plutôt comme des « transitions » pour relier une section précédente à la suivante. Un auteur de l’Ancien Testament qui utilisait les jeux de mots davantage comme aide-mémoire est Michée, dans Michée 1:10-14. Dieu lui-même utilise des doubles sens lorsqu’il s’adresse à Jérémie, dans Jérémie 1:11-14.

Les contraires : Pour compléter cette liste, une autre technique littéraire consiste à utiliser des contraires. Comme dirait Charles Dickens, cette technique est efficace dans les meilleurs moments comme dans les pires.

Voici des doubles sens et des jeux de mots dans l’épître de Jacques.

Salutations : chairein dans Jacques 1, 1 et joie (charan) dans Jacques 1, 2.

Les épreuves extérieures (« peirasmois ») dans Jacques 1, 2 et les tentations intérieures (« peirazomai ») dans Jacques 1, 12.

« Ne manquer de rien » dans Jacques 1:4 et « manquer de sagesse » dans Jacques 1:5

Demander dans Jacques 1:5 et Jacques 1:6.

La tentation dans Jacques 1, 12 et Jacques 1, 13.

Q : Dans Jacques 1, 2-4, en quoi le fait de subir des épreuves est-il une joie ? Cela concerne-t-il la vie ici-bas ou celle de l’au-delà ?

R : Tout d’abord, le bonheur et la joie ne sont pas la même chose. Le bonheur est un plaisir éphémère dû aux circonstances, tandis que la joie est un plaisir durable, indépendant des circonstances. Au ciel, nous serons récompensés pour les épreuves que nous aurons endurées avec persévérance. Sur terre, nous pouvons déjà goûter à la joie de savoir que nous plaisons à Dieu.

Nous connaîtrons des épreuves variées ou diverses sur terre ; c’est là une « précieuse promesse de Dieu » mentionnée dans Jean 16, 33. Bien que ces mots constituent probablement la meilleure traduction, un autre choix lexical pour le grec est littéralement « des épreuves multicolores ».

Soit dit en passant, Jacques ne présente pas cela comme un secret que seuls quelques chrétiens doivent découvrir. Au contraire, il commence par « comme vous le savez », car il ne fait que leur rappeler quelque chose qu’ils devraient déjà savoir.

En 1828, en Amérique, voici ce qu’écrivait une fillette chrétienne de huit ans : « Ô quelle âme heureuse je suis, bien que je ne puisse pas voir ; je suis résolue à être comblée dans ce monde. Combien de bénédictions je jouis que d’autres n’ont pas ; je ne peux pas et je ne veux pas pleurer ni soupirer parce que je suis aveugle. » Ces mots ont été écrits par Fanny J. Crosby, une autrice de cantiques aveugle qui a composé plus de 8 000 cantiques, dont plus de 100 millions d’exemplaires ont été publiés. Dès l’âge de 10 ans, elle mémorisait cinq chapitres de la Bible par semaine. Elle était également une oratrice qui défendait les missions chrétiennes de sauvetage des âmes perdues. (Citation tirée du Believer’s Bible Commentary, p. 2219.)

Une question connexe se pose : comment quelqu’un, qu’il soit voyant ou aveugle, a-t-il pu écrire plus de 8 000 cantiques ? Il ne s’agit pas simplement de paroles banales ; les cantiques de Crosby reposent sur une doctrine chrétienne solide et profonde. Je pense que la réponse réside en grande partie dans le fait qu’en mémorisant cinq chapitres de la Bible par semaine, son esprit était imprégné des Écritures. Mais si l’on compare les écrits de Jacques aux Proverbes et au Sermon sur la montagne, on constate que l’esprit de Jacques était lui aussi imprégné des Écritures et des enseignements de Jésus. Notre esprit devrait-il également être imprégné des Écritures ?

Q : Puisque Jacques 1:5 dit que si quelqu’un manque de sagesse, il doit la demander à Dieu, était-ce une erreur de la part de Joseph Smith, le fondateur du mormonisme, de se rendre prétendument dans les bois pour prier afin de savoir quelle religion était la bonne ?

R : Tout d’abord, il faut s’adresser au bon Dieu. Avant de fonder le mormonisme, Joseph Smith était un occultiste qui pratiquait la voyance à l’aide d’un verre. Cela est consigné dans un dossier judiciaire où il a été reconnu coupable de ces faits et condamné à une amende. Il faut s’adresser au vrai Dieu.

Deuxièmement, vous devez comparer ce que vous pensez avoir entendu avec la Bible. Puisque Joseph Smith affirmait que les hommes peuvent devenir tels que Dieu est actuellement, il aurait dû lire Nombres 23:19 et 1 Samuel 15:29 pour constater que ce qu’on lui avait dit ne provenait pas de la même source que la Bible. Le récit mormon populaire de la première vision a été en partie inventé après la mort de Joseph Smith. Il existe au moins trois versions contradictoires de cette première vision.

Troisièmement, il est tout à fait légitime de prier le vrai Dieu pour des questions telles que le choix de l’Église à fréquenter. En revanche, nous ne prions pas pour des choses dont nous savons qu’elles sont contraires à la Bible et erronées.

Quatrièmement, suivre ce que Dieu dit n’est pas « sournois ». Joseph Smith a affirmé avoir reçu l’ordre de pratiquer la polygamie ; il a donc épousé une deuxième femme. Cependant, il n’en a rien dit à sa première femme pendant plus d’un an.

Q : Dans Jacques 1:4, quelle est la différence entre un jeune chrétien obéissant et enflammé pour le Seigneur, et un chrétien mûr ?

R : Un jeune chrétien obéissant peut faire preuve d’un zèle salutaire, mais il ou elle peut encore avoir besoin des conseils avisés d’un croyant plus âgé. Un chrétien mûr devrait posséder cette sagesse tant pour lui-même que pour les autres, mais il doit veiller à ce que son amour ne commence pas à se refroidir, comme Jésus l’a reproché à l’Église d’Éphèse dans l’Apocalypse.

Q : Dans Jacques 1, 4, qu’est-ce que la persévérance exactement, et comment devons-nous la cultiver ?

R : Mon pasteur a défini la persévérance comme suit : « Persister dans un état, une entreprise ou une initiative malgré les influences, les revers, l’opposition ou le découragement. »

La persévérance est l’art de rester ferme et constant dans votre foi et votre pratique, même face à la persécution et à la souffrance. Vous pouvez puiser du réconfort en entendant parler ou en lisant des récits sur la persévérance d’autrui, mais la seule façon de savoir si vous en êtes capable est de la mettre en pratique.

Q : Dans Jacques 1, 5-6, pourquoi Jacques dit-il de demander la sagesse ? 1 Corinthiens 12, 8 établit une distinction entre les dons de sagesse et de connaissance. Quelle est la différence ?

R : Tous les chrétiens doivent posséder une certaine sagesse, et tous devraient acquérir toute la sagesse dont ils ont besoin. Une partie de cette sagesse peut leur venir de leur propre cheminement avec Dieu, tandis qu’une autre partie peut provenir des conseils avisés d’autrui. Au-delà de cela, certains chrétiens possèdent un don spirituel particulier de sagesse ; il leur arrive parfois d’apprendre des choses au moment même où elles sortent de leur bouche. Bien entendu, les dons spirituels ne sont pas destinés à être thésaurisés, mais à être partagés avec les autres. Le don spirituel de la connaissance consiste à savoir ce qu’enseigne la Bible et, de manière générale, la volonté de Dieu. Le don spirituel de la sagesse consiste à appliquer la connaissance de Dieu à une situation spécifique. La connaissance et la sagesse vont souvent de pair, mais pas toujours.

Q : Dans Jacques 1, 6-7, qu’entend-on par « avoir l’esprit partagé » et en quoi certaines personnes sont-elles aujourd’hui « ballottées par la tempête » en mer ?

R : Cela fait référence au fait de vouloir deux choses contradictoires. L’expression « d’esprit partagé » se traduit plus correctement par « au cœur partagé », c’est-à-dire ayant deux affections contradictoires. Une personne peut avoir une dépendance à l’alcool ou à une autre substance, tout en souhaitant également suivre Dieu. Cette personne peut ne pas être fiable dans sa manière de suivre Dieu. Elle peut décider de suivre Dieu un jour, mais lorsqu’une occasion se présente de satisfaire son autre désir, celui-ci prend le dessus. Dieu veut que nous l’aimions de tout notre cœur, et non pas seulement d’une partie de celui-ci.

Quant au fait d’être ballotté par la tempête, vous pouvez demander à Jonas, ou à Pierre sur la mer de Galilée.

Quelqu’un peut convoiter un profit illicite, tout en souhaitant néanmoins être considéré comme une personne intègre. Comme l’a dit quelqu’un, si vous dansez avec les pécheurs le samedi soir, il est difficile de vous lever et de chanter avec les saints le dimanche matin.

En fin de compte, la plupart des péchés relèvent d’une double pensée, car les gens désirent le péché sans en vouloir les conséquences terrestres et éternelles.

Q : Dans Jacques 1, 9-11, pourquoi Jacques mentionne-t-il ici les riches et les pauvres, entre deux passages sur les épreuves et les tentations ?

R : La richesse est liée aux deux. Mais Jacques ne parle pas ici d’une épreuve liée à des difficultés financières. Il évoque plutôt l’épreuve des pauvres, lorsqu’ils souffrent d’être exploités par le système en général, et par certains riches en particulier, uniquement parce qu’ils sont pauvres. Il y a également la tentation de l’envie que peuvent ressentir les pauvres.

Alors, ne soyez pas pauvres et vous n’aurez peut-être pas ces problèmes… mais vous pouvez en rencontrer d’autres. Il y a l’épreuve de mener une vie pieuse lorsque les richesses agissent comme un « aimant » qui vous éloigne de la confiance en Dieu et anéantit votre ministère et votre témoignage. Il est facile de « se glorifier de ses richesses » bien que Jérémie 9, 23-24 nous dise expressément de ne pas le faire. Il y a la tentation de l’arrogance, et celle de mépriser les personnes plus pauvres en les considérant comme « moins utiles » uniquement en raison de l’état de leur compte en banque.

Q : Dans Jacques 1, 9, comment un homme pauvre devrait-il tirer fierté de sa position élevée ?

R : Il peut savoir que l’argent ou la richesse qu’il ne possède pas n’ont absolument aucune importance sur le plan éternel. En réalité, il n’a aucune raison d’envier les riches, car il vaut mieux avoir un cœur rempli de foi et peu de moyens financiers que de posséder une grande richesse, mais pas de foi.

Q : Jacques 1, 10 fait-il référence à un croyant riche ou à un non-croyant riche ?

R : Le texte ne le précise pas. D’une part, puisque Jacques 1, 9 parle de frères, on pourrait en déduire que l’homme riche de Jacques 1, 10 est lui aussi un frère. Cependant, Jacques 1, 11 ne parle pas des richesses, mais plutôt du fait que la personne riche s’éteint au milieu de ses aspirations.

Jacques, à l’instar de certains Chinois, est passé maître dans l’art de l’ambiguïté. Jacques 1, 10 ne le précise pas ; peut-être parce qu’il est parfois difficile de déterminer si une personne riche est chrétienne ou non. Elle peut « se réclamer de ce nom », mais au vu de sa vie, vous n’avez en réalité aucune certitude, dans un sens comme dans l’autre, quant à ce qu’il y a dans son cœur.

Parfois, la richesse peut amener un croyant à « s’éteindre » dans son témoignage et son ministère. Il y avait un chrétien qui avait gagné beaucoup d’argent. Il en a aussitôt donné au moins 10 % à l’Église. Il a également subvenu aux besoins de sa famille, constitué le fonds d’études de ses enfants, etc. Au bout d’un certain temps, il a utilisé son argent pour se saouler, fréquenter des prostituées, et il s’est fait voler à plusieurs reprises dans sa voiture, où il gardait beaucoup d’argent liquide. Plus tard, il a déclaré qu’il aurait préféré ne jamais avoir gagné à la loterie. Malheureusement, il n’a pas su résister à la tentation de la richesse.

Q : Dans Jacques 1, 10-11, comment les chrétiens riches devraient-ils tirer fierté de leur condition modeste ?

R : Eux aussi peuvent prendre conscience que la richesse qu’ils ont amassée pour eux-mêmes ne leur sert à rien lorsqu’ils seront au ciel. Mais leurs richesses peuvent être utiles sur terre, dans la mesure où ils en font don. Ils peuvent se réjouir d’abaisser leur position aux yeux du monde en distribuant leur fortune. Ainsi, bien que les richesses puissent être d’une grande utilité dans le royaume de Dieu, nous devons prendre conscience du danger qu’elles constituent un « aimant » nous éloignant de Dieu.

Q : Dans Jacques 1, 12, en quoi sommes-nous bénis dans l’épreuve ? Cela concerne-t-il la vie ici-bas ou celle de l’au-delà ?

R : Au ciel, des récompenses nous sont promises dans 1 Corinthiens 3, 10-14. Sur terre, nous sommes bénis d’au moins trois manières. Persévérer dans l’épreuve forge notre caractère, et nous pouvons savoir que nous plaisons à Dieu en supportant l’épreuve. De plus, le témoignage que nous rendons aux autres peut contribuer à les attirer vers le Seigneur afin qu’il les sauve. Dans le langage courant, ne considérez pas cela comme une « épreuve », mais plutôt comme une « transformation radicale » que Dieu vous fait vivre !

Q : Dans Jacques 1, 12, qu’est-ce qu’une couronne ici ?

R : Il existe deux mots en grec traduits par « couronne ». L’un désigne un « diadème », la couronne d’un roi, et l’autre une couronne de feuilles remise au vainqueur d’une compétition sportive. C’est ce deuxième mot qui est utilisé ici.

Q : Dans Jacques 1, 12 et Jacques 1, 2, quelle est la différence entre une épreuve et une tentation ?

R : Les mots grecs ne sont pas identiques, mais similaires. Les épreuves extérieures et les tentatives extérieures de vous mettre à l’épreuve sont désignées par le terme « peirasmois », tandis que les éléments intérieurs qui vous tentent réellement sont désignés par « peirazomai ». Les deux mettent notre foi à l’épreuve, mais vous pouvez distinguer les « épreuves saintes », qui peuvent provenir de Dieu, des « tentations impies », qui ne proviennent pas de Dieu.

Q : Dans Jacques 1, 12, puisque les épreuves et les tentations peuvent tourner à notre bien, devrions-nous les rechercher ?

R : Non. Jacques 1, 14 dit que les désirs des croyants recherchent déjà trop les tentations. Les uns et les autres se présenteront sur notre chemin ; mais nous ne devons rechercher ni les uns ni les autres. De même, nous ne devons pas rechercher des épreuves pour d’autres croyants, ni tenter d’autres croyants.

Q : Dans Jacques 1, 13, Dieu peut-il être tenté, puisque Exode 17, 7 ; Nombres 14, 22 ; Deutéronome 6, 16 et Psaumes 78, 18, 41, 56 ; 95, 9 ; 106, 14 indiquent que des personnes ont tenté Dieu ?

R : Les hommes, à l’époque de l’Exode comme aujourd’hui, peuvent tenter de tenter Dieu s’ils le souhaitent, mais Dieu ne peut être tenté. Dans les passages de l’Ancien Testament, le fait que les Israélites aient tenté Dieu signifie qu’ils ont tant péché qu’ils ont provoqué la colère de Dieu. On pourrait croire qu’ils tentaient Dieu de les détruire. Que pourriez-vous Lui offrir pour tenter le Tout-Puissant ? Comment pourriez-vous tromper l’Omniscient ?

Q : Dans Jacques 1, 13, comment se fait-il que personne ne soit tenté par Dieu, alors que de nombreux autres versets indiquent que Dieu les a mis à l’épreuve ?

R : Il y a une différence entre « tenter » et « mettre à l’épreuve », et entre « permettre une épreuve » et « la provoquer ».

Personne n’est tenté par Dieu : Dieu n’incitera jamais personne à faire le mal, ni à accomplir quoi que ce soit qui Lui déplaise, et Il ne lui en donnera jamais l’idée.

Dieu met à l’épreuve : Dieu nous permet de nous trouver dans des situations où nous serons tentés, bien qu’Il ne nous laisse pas être tentés au-delà de ce que nous pouvons supporter. Dieu permet à Satan, aux démons et à d’autres de nous tenter et de nous faire subir des épreuves. Même si Dieu Tout-Puissant pourrait empêcher toutes ces choses de se produire s’Il le voulait, Dieu, dans Sa sagesse souveraine, estime qu’il est préférable que nous les traversions, afin de développer notre caractère chrétien et de recevoir des récompenses au ciel.

Le rabbin juif Chaninah (Ier siècle après J.-C.) a déclaré : « Aucun mal ne vient d’en haut. » Extrait de The Expositor’s Greek Testament, vol. 4, p. 4, 29-430.

Q : Dans Jacques 1:14, quel rôle jouent nos propres désirs ?

R : Il s’agit d’un terme issu de la chasse et de la pêche. Bien qu’il puisse signifier « être tiré hors de », il désigne plus couramment le fait d’être attiré ou incité par un appât.

Q : Dans Jacques 1, 14-15, quel est le processus de la tentation ?

R : Avez-vous déjà pensé que le péché et les tentations, à l’instar d’un cancer, peuvent se développer ? Ces versets illustrent « trois générations de péché ». La tentation commence lorsqu’une personne éprouve le désir de quelque chose. Soit cette chose est mauvaise, soit elle ne croit pas que Dieu la lui accordera, soit elle souhaite l’obtenir par des moyens répréhensibles. Elle commence alors à agir en fonction de ce désir, afin d’obtenir ce qu’elle veut. Après cela, Satan veut qu’elle subisse les conséquences de son péché. Souvent, un péché n’a pas une seule cause. Tout comme un incendie peut avoir trois causes : l’air, le combustible et une étincelle, le péché peut avoir un contexte, un désir et une occasion. Consultez l’article « Vaincre la tentation » sur http://www.BibleQuery.org/Experience/Temptation/OvercomingTemptation.html pour plus d’informations.

Q : Dans Jacques 1:14, sommes-nous tentés par notre propre désir, ou par Satan, comme l’indiquent 1 Corinthiens 7:5 et Actes 5:3 ?

R : Les deux affirmations sont vraies. Tout comme un incendie est provoqué à la fois par une étincelle et par du bois, Satan tente d’attiser nos désirs, notre orgueil, notre cupidité et nos peurs pour nous pousser à commettre des péchés précis. Satan peut nous inciter à pécher en nous tendant des « appâts », mais il nous appartient de ne pas mordre à l’hameçon et de fuir la tentation. Jacques 4, 7 et 1 Pierre 5, 8-9 soulignent que nous devons résister au diable. Si nous marchons près de Dieu, notre bois est transformé en or, et le bois restant est imprégné de l’eau de l’Esprit.

Q : Dans Jacques 1, 15, à quoi la « mort » fait-elle exactement référence ici ?

R : La meilleure réponse, donnée par A. Barnes, est « la mort sous toutes ses formes ». Elle peut désigner la mort physique, la mort spirituelle, ainsi que la fin d’une amitié, d’une relation ou d’une opportunité.

Q : Dans Jacques 1:17, pourquoi mentionne-t-on à la fois un « don bon » et un « don parfait » ?

R : Il s’agit de mots différents en grec, et Jacques fait référence aux deux. Le premier mot, « dosis », désigne quelque chose qui est donné, tandis que « dorema » signifie un don concret. Selon Philon, le mot « dorema » désignait un don beaucoup plus fort et plus complet. Vous pourriez considérer ces deux notions comme de bons dons de Dieu, qu’ils soient grands ou petits.

Q : Dans Jacques 1, 17, que signifient ici les « lumières » ?

R : Bien que le mot « céleste » ne figure pas dans le texte grec, le contexte fait ici référence aux lumières célestes. Sur le plan physique, on considérait le soleil, la lune et les étoiles comme des lumières célestes, conformément à Genèse 1, 14-18 et au Psaume 136, 7. Le Psaume 19, 1-6 évoque le firmament et le soleil comme des moyens de communiquer la gloire de Dieu. Sur le plan spirituel, la lumière est ce qui nous permet de voir la vérité, ce qui nous attire et ce que nous devons suivre, comme le montre le Psaume 19, 7-14. Mais contrairement à Dieu, une lumière céleste peut sembler « changer », comme le fait la lune chaque mois ou lors d’une éclipse.

Q : Dans Jacques 1, 17, qu’en est-il des autres types de lumières qui existent et qui ne proviennent pas de Dieu ?

R : Nous pouvons être induits en erreur en pensant que d’autres lumières sont semblables au soleil, et les suivre parce qu’elles sont plus proches. Si nous étions des insectes, ce serait comme si Satan installait des lampes anti-insectes à l’extérieur pour nous électrocuter. Oui, elles existent, et elles peuvent paraître attrayantes, mais nous ne devrions pas vouloir nous approcher de ces lumières.

Q : Dans Jacques 1:17, comment se fait-il que Dieu ne change pas comme des ombres changeantes ?

R : Le caractère ou les attributs de Dieu ne changent pas. Nombres 23, 19 et 1 Samuel 15, 29 indiquent que Dieu ne change pas d’avis, contrairement aux hommes. Cependant, la volonté de Dieu qui nous est révélée peut changer lorsque nous changeons d’avis sur un point. Par exemple, lorsque Dieu a dit au pharaon à l’époque d’Abraham, à Abimélec, puis plus tard aux Ninivites, qu’ils allaient être punis de diverses manières pour leur péché, et qu’ils se sont repentis, la punition ne s’abattrait alors plus sur eux.

Q : Dans Jacques 1:18, comment Dieu vous a-t-il donné la vie par la parole de vérité ?

R : D’une part, Dieu nous a fait naître de nouveau par la parole de vérité de l’Évangile. Mais plus fondamentalement, Jésus est la Parole et la Vérité, et nous sommes nés de nouveau grâce à la venue de Jésus et à sa mort sur la croix pour nos péchés.

Q : Dans Jacques 1, 18 et Apocalypse 14, 4, en quoi les hommes sont-ils les prémices de Dieu, puisque le Christ est mentionné dans 1 Corinthiens 15, 20 ?

R : Le Christ est le premier-né de tous les humains qui croient, puisque Jésus a « ouvert le voile » menant à notre salut. Jacques 1, 18 dit que nous sommes en quelque sorte les prémices de toutes les créatures de Dieu. Les 144 000 mentionnés en Apocalypse 14, 4 constituent les prémices de ceux qui seront sauvés pendant la tribulation qui suivra l’enlèvement.

Q : Dans Jacques 1, 18, en quoi sommes-nous en quelque sorte les prémices des créatures de Dieu ?

R : Les Écritures n’apportent pas de réponse précise à cette question. Cependant, elles nous enseignent deux choses.

Les êtres humains en général : nous sommes formés de manière merveilleuse et extraordinaire (Psaume 139, 14), Dieu a un dessein particulier pour nous (Psaume 8, 4-8)

Les enfants de Dieu : C’est une vérité extraordinaire que nous soyons appelés enfants de Dieu (1 Jean 3:1), que nous régnerons avec le Christ (Éphésiens 2:6-7), et que nous soyons des personnes qui, autrefois, n’appartenaient pas à Dieu mais qui lui appartiennent désormais (1 Pierre 2:9-10). Il existe de nombreux autres versets également, et le fait d’être des prémices n’est qu’une bénédiction parmi tant d’autres.

Q : Dans Jacques 1, 19, à qui pensez-vous que nous devrions prêter l’oreille ?

R : Jacques 1, 19 parle de l’écoute en général et ne répond pas à la question. Mais nous devons d’abord écouter Dieu, puis les responsables de notre Église. Nous devons également obéir aux dirigeants du gouvernement. Cependant, 2 Timothée 3, 5 dit expressément que nous ne devons avoir aucun rapport avec ceux qui se détournent de Dieu pour devenir des amateurs de plaisirs. Si quelqu’un ne suit manifestement pas Dieu, vous n’avez alors aucune raison de le suivre en tant que responsable d’Église.

Q : Dans Jacques 1:19, puisque nous sommes censés prêcher l’Évangile, pourquoi pensez-vous que nous devrions être plus prompts à écouter qu’à parler ?

R : Même lorsque vous prêchez aux autres, il est bon de commencer par écouter leur point de vue. Dans vos conversations en tête-à-tête, il est tout à fait acceptable d’écouter davantage que de parler.

Q : Dans Jacques 1, 19 et 3, 1, quelle est la différence entre une langue débridée, une langue silencieuse et une langue maîtrisée ?

R : Une langue débridée dit des choses, qu’elles soient vraies ou non, qui ne devraient pas être dites. Une langue silencieuse ne dit rien, y compris ce qui devrait être dit. Imaginez qu’un incendie se déclare dans une église, ou qu’une conflagration spirituelle se produise, et que vous ne disiez rien. Une langue maîtrisée est capable d’en dire beaucoup plus qu’elle ne le fait, mais elle se limite à ne dire que ce qui est utile.

Q : Dans Jacques 1, 19, de quelles choses ne devrions-nous pas parler ?

R : Nous ne devons rien révéler de ce que Dieu ne veut pas que nous révélions ; priez donc Dieu de vous montrer dans votre cœur quand vous devez garder le silence. Voici l’ABC de quelques choses dont nous ne devons pas parler.

Mettre les autres en colère, à moins qu’ils n’aient une raison légitime de l’être.

Se vanter ou se glorifier

Les informations confidentielles que d’autres vous ont confiées, qu’ils aient eu le droit de le faire ou non

Démoraliser ou décourager une autre personne de mener une vie vertueuse, comme l’a fait la femme de Job. (Le décourager de pécher est toutefois acceptable.)

Glorifier le péché. (Cette fois où je me suis saoulé au bar, c’était génial…)

Les mensonges et les fausses déclarations, y compris la flatterie

Glorifier les autres, les mettre sur un piédestal. (Les honorer est toutefois une bonne chose.)

Les propos nuisibles ou blessants envers la personne en question ou d’autres personnes

Les propos insultants visant à rabaisser l’autre ou d’autres personnes

Juger les autres, même s’il est acceptable de dire que les actes pécheresses sont des péchés

Parler en sachant que les autres perdront confiance en vos paroles

Être prolixe, verbeux et bavard, en donnant plus d’informations que la personne ne souhaite en entendre

Diffuser des fausses informations malveillantes dans le but de nuire à autrui ou de se moquer aux dépens d’autrui

Divulguer des informations privées concernant une autre personne, que celle-ci ne souhaite pas voir partagées. (Que vous estimiez ou non qu’elle a raison de ne pas les divulguer.)

Plagier les propos d’autrui sans en citer la source. Ne vous appropriez pas les propos d’autrui comme s’ils étaient les vôtres.

Exactitude douteuse (vous n’êtes pas vraiment sûr que ce soit vrai ou non)

Revenir sans cesse sur les mauvaises actions commises par l’autre personne, alors que vous en avez déjà discuté et que vous lui avez pardonné. Ces choses devraient être oubliées.

Des secrets qui pourraient entraîner la mort, des blessures ou l’incarcération injustifiée d’une personne innocente

Les tentations pour les autres. (Cette fois où je me suis saoulé dans ce bar précis, où les boissons sont à moitié prix…)

Des informations confidentielles que vous avez promis à votre employeur, à votre ancien employeur ou à un client de ne pas divulguer.

Diffamer ou calomnier une autre personne

Les personnes malveillantes pourraient en tirer profit

Humour ou informations classés X, érotiques, indécents ou vulgaires

Vous ne rendez pas gloire à Dieu ni à vos frères et sœurs chrétiens

Les gens devraient voir votre vie en action, mais vous ne devriez pas ressentir la pression de devoir toujours dire quelque chose.

Q : Dans Jacques 1, 19-20, quelle raison est donnée pour être prompt à écouter et lent à se mettre en colère ?

R : Il est spécifiquement indiqué que la colère des hommes n’accomplit pas la justice de Dieu. Cela ne signifie pas qu’il ne faut pas parler du tout, mais si nous prenons le temps de réfléchir avant de parler, en écoutant d’abord, nous risquons moins de tenir des propos colériques qui ne sont d’aucune utilité et que nous regretterons (ou devrions au moins regretter) par la suite.

Le simple fait que Dieu l’ait ordonné est la seule raison dont nous avons besoin. Cependant, ce que Dieu ordonne est parfois également bon pour notre santé physique. Le magazine Health & Healing du Dr Julian Whitaker, vol. 10, n° 8, août 2000, p. 5, rapporte que les personnes colériques ont 2,7 fois plus de risques de subir une crise cardiaque que celles qui sont les moins enclines à la colère.

Q : Dans Jacques 1:20, pour quelle autre raison devrions-nous être lents à la colère ?

R : Lorsque vous prenez la parole, demandez-vous pourquoi vous ressentez le besoin de parler à ce moment précis. Parlons-nous avant tout pour nous sentir mieux, pour paraître sous un meilleur jour, ou pour dire ce que Dieu souhaite que nous disions afin d’aider au mieux les autres ? Jacques nous dit que notre colère, précisément, ne contribue pas à ce dernier objectif. Essayez de faire en sorte que chaque mot qui sort de votre bouche soit celui que Dieu voudrait que vous prononciez, et quant à tous les autres mots, ne les prononcez tout simplement pas. Il vaut bien mieux se taire que de dire des choses que vous ne devriez pas dire.

Q : Dans Jacques 1, 19 et 21, ainsi que dans Jacques 1, 26, pourquoi Jacques établit-il si facilement un lien entre la langue et la souillure morale ?

R : Si la langue peut prononcer des paroles obscènes, elle peut surtout servir de passerelle vers des lieux où l’on commet toutes sortes de maux.

Q : Dans Jacques 1, 20, puisque la colère de l’homme ne contribue pas à la justice de Dieu, est-il jamais acceptable de se mettre en colère ?

R : La Bible ne nous commande pas de ne jamais nous mettre en colère ; en effet, il arrive parfois que nous ressentions de la colère lorsque nous partageons les sentiments de Dieu face à une situation. Mais Éphésiens 4:26 dit que nous ne devons pas laisser le soleil se coucher sur notre colère. En d’autres termes, ne gardez pas votre colère en vous au moment d’aller vous coucher. Éphésiens 4:27 dit de ne pas donner prise au diable. Car en réalité, lorsque vous pensez vous accrocher à votre colère, c’est en fait votre colère qui s’accroche à vous.

À titre d’aparté, Proverbes 29, 11 mentionne également que nous devons être lents à parler.

Q : Dans Jacques 1:21, que signifie « se débarrasser de la souillure morale » ?

R : Le verset 21 peut être considéré comme une conclusion de la section précédente, comme une introduction à la section suivante, ou, plus probablement, comme les deux à la fois.

Le mot grec utilisé ici pour « souillure », ribarion, signifie « souillure », mais un mot très similaire, ribara, signifie « minable ». Débarrassez-vous de tout ce qui nuit à votre vie chrétienne, car c’est « minable », voire « souillé ».

Le mot grec signifiant « ôter » ou « se débarrasser de », apothememoi, fait souvent référence au fait d’enlever des vêtements souillés. Lorsqu’une personne porte des vêtements propres et que ceux-ci se salissent progressivement de plus en plus, il est facile de ne pas s’en rendre compte et de continuer à les porter comme si tout était encore normal. Méfiez-vous de ce que vous considérez comme « normal ».

Cela peut également être considéré comme un complément intéressant à la parabole du semeur. Nous sommes peut-être une bonne terre qui a déjà reçu la parole, mais nous pouvons tout de même avoir quelques mauvaises herbes morales autour de nous. Nous avons la responsabilité de nous occuper de ces mauvaises herbes et de ne pas les laisser pousser.

Q : Dans Jacques 1, 21, « c’est pourquoi » peut signifier « afin d’accomplir ce qui précède », « faites ce qui précède pour accomplir ce qui suit », ou « ce qui précède était un exemple de ce qu’il faut faire maintenant ». Selon vous, quel sens est-il voulu ici ?

R : Si l’on examine la question de manière logique, en désignant Jacques 1, 19 par « A » et Jacques 1, 21 par « B », cela nous dit-il de faire « A » afin d’accomplir « B », ou de faire « B » afin d’accomplir « A », ou bien « A » était-il un exemple de la manière de faire « B » ?

C’est la deuxième option. Le salut n’est évoqué qu’à partir de Jacques 1:21, et il s’obtient par la Parole implantée (Jésus). Jacques 1:19 est un commandement qu’il nous est demandé d’accomplir, et 1:21 est nécessaire pour que nous puissions accomplir ce qui précède dans Jacques 1:19.

Q : Dans Jacques 1:21, est-ce la Parole implantée qui sauve nos âmes, ou est-ce le Christ, ou encore le sang du Christ, ou la grâce de Dieu ?

R : Tout ce qui précède ; ce sont différentes façons d’envisager la même chose. La grâce aimante de Dieu est la raison ultime de notre salut, et non nos propres mérites. L’« événement » qui a été la cause de notre salut, c’est la mort et la résurrection de Jésus. Notre vie est soutenue par la parole implantée en nous, qui est Jésus, la Vérité et la Parole, vivant dans notre cœur. C’est par Jésus que cette grâce nous a été répandue, selon Tite 3, 6-7 et Hébreux 1, 9. L’Esprit de Dieu doit habiter en nous pour que nous appartenions au Christ, comme le dit Romains 8, 9-11. Enfin, nous sommes sauvés par la grâce par la foi (Éphésiens 2, 8), et le message de l’Évangile n’a aucune valeur pour nous si nous ne l’associons pas à la foi, comme l’enseigne Hébreux 4, 2.

Un point qu’il est facile de négliger est que Jacques ne parle pas seulement de la parole de Dieu implantée en nous qui finira par nous sauver de la condamnation du péché ; Jacques met également l’accent sur le fait qu’elle nous sauve dès maintenant de la puissance du péché.

Q : Dans Jacques 1, 22, que signifie « se tromper soi-même » ?

R : Les gens se trompent eux-mêmes tout le temps. J’ai un jour montré à une étudiante musulmane la preuve que le Coran avait été altéré, et sa réponse a été : « Je sais par la foi que ces choses ne sont pas vraies. » La discussion s’est arrêtée là ; elle ne voulait pas prendre en considération les faits susceptibles de modifier son point de vue.

Concrètement, les gens peuvent choisir de croire des choses qui ne sont pas vraies. Ils peuvent le faire, non pas parce qu’ils en sont convaincus intellectuellement, mais parce qu’ils craignent les conséquences s’ils adoptaient une autre opinion. De même, ils se rendent compte qu’ils devraient changer certaines choses s’ils adoptaient une autre opinion, et ils ne sont pas disposés à opérer ces changements. Parfois, une personne constate un certain nombre de ce qu’elle considère comme des faits qui viennent étayer sa conviction, tout en observant d’autres faits qui contredisent cette conviction. Plutôt que d’examiner ces deux séries de faits et d’admettre qu’il est légitime de modifier son point de vue, elle se contente d’ignorer les faits qui la dérangent.

Implicitement, les gens peuvent percevoir des choses qui sont assez manifestement vraies, tout en continuant à prétendre que cela n’est pas clair ou que cela fait doute. Ils ne sont pas assez malhonnêtes pour croire le contraire, mais ils ne sont pas assez honnêtes avec eux-mêmes pour affirmer ce qu’ils devraient.

Si une personne adhère à une certaine conviction et que, pour quelque raison que ce soit, elle constate des faits apparemment avérés qui la contredisent, la première étape vers la vérité doit simplement consister à reconnaître que ces autres faits viennent étayer un autre point de vue. Lorsque vous lisez la Bible et que vous y découvrez des éléments qui diffèrent de vos convictions, au lieu d’en être mécontent, vous pouvez vous en réjouir. Une occasion s’offre désormais à vous de changer, de devenir plus sage et de vous rapprocher davantage de Dieu. Comme l’a dit quelqu’un : « Je me réserve le droit de devenir plus intelligent. »

Q : Dans Jacques 1:22, pourquoi le fait d’écouter la parole de vérité sans mettre en pratique ce qu’elle dit revient-il à se tromper soi-même ? Après tout, la parole est vraie.

R : Lorsqu’un bâtiment est en feu, dire à quelqu’un qu’il doit quitter les lieux ne sert à rien si cette personne ne le fait jamais. De même, entendre la parole véritable ne sert à rien si la personne ne veut pas y croire ni agir en conséquence. Jacques parle ici des personnes qui n’ont pas une bonne relation avec Dieu. Il peut s’agir aussi bien de non-croyants qui n’ont aucune relation avec Dieu que de croyants hypocrites qui doivent revenir à leur premier amour et poursuivre leur cheminement.

Jacques poursuit en expliquant qu’il faut être des pratiquants et non de simples auditeurs, et ce de trois manières spécifiques : le comportement individuel, l’attention portée aux autres dans la société et les valeurs intérieures.

Q : Dans Jacques 1, 23-25, pourquoi le fait d’écouter sans agir s’apparente-t-il à se regarder dans un miroir, puis à s’en aller en oubliant à quoi l’on ressemble ?

R : Avant de répondre à cette question, parlons du concept du miroir. À l’époque, il n’existait pas encore de miroirs en verre, mais on utilisait des miroirs en laiton brillant qui permettaient de voir les contours, même si les couleurs n’étaient pas toujours fidèles. Un miroir vous donne une image fidèle de votre apparence. Il ne flatte pas et n’insulte pas ; il vous montre simplement ce que vous êtes. Dès que vous vous éloignez du miroir, il ne vous reste plus qu’un souvenir ; vous ne vous voyez plus.

La Parole de Dieu est formidable pour nous apporter de nouvelles informations et la vérité, mais elle remplit toujours un deuxième objectif (si nous le lui permettons). C’est un miroir de notre caractère. Nous pouvons nous plonger dans la Parole de Dieu, et elle nous montre où nous échouons en ne sommes pas à la hauteur, et où nous pouvons progresser en changeant. Dans 2 Corinthiens 13:5, Paul exhorte les croyants à s’examiner eux-mêmes. Nous ne le faisons pas selon des critères arbitraires et inventés de notre propre chef, mais selon la vérité de Dieu contenue dans Sa Parole. Mais si vous vous regardez dans le miroir de Dieu et que vous ne souhaitez pas mettre en pratique ce qu’il dit, lorsque vous vous en éloignez, il ne vous reste qu’un souvenir, et aucun changement n’a eu lieu.

L’enseignement selon lequel nous devons être des pratiquants et non de simples auditeurs se retrouve également dans Matthieu 7, 21-27 ; Luc 11, 28 ; Jean 13, 17 ; et Romains 2, 13.

Q : Dans Jacques 1, 25, quelle est cette loi parfaite qui donne la liberté ?

R : C’est l’obéissance à Dieu qui donne la liberté, et c’est ce que nous sommes censés suivre aujourd’hui. Il s’agit d’une liberté vis-à-vis des dépendances, des obsessions et de la peur. Il ne s’agit pas de la loi mosaïque de l’Ancien Testament, car l’Ancienne Alliance est caduque selon Hébreux 8, 13. Mais cette loi consiste à faire ce qui plaît à Dieu. Elle peut se résumer ainsi : « Aimez le Seigneur votre Dieu de tout votre cœur, de toute votre âme, de toute votre force et de tout votre esprit, et aimez votre prochain comme vous-même. »

Q : Dans Jacques 1:25, tout le monde sait en général ce qu’est une loi : des restrictions qui imposent de faire ceci ou de ne pas faire cela. Comment expliqueriez-vous donc à quelqu’un d’autre qu’il s’agit là d’une loi qui apporte la liberté ?

R : Cela semble en effet être un paradoxe, mais prenons un exemple. Les règles de circulation, telles que l’interdiction de rouler à contresens sur une voie, nous permettent de nous déplacer rapidement d’un endroit à un autre. Certes, les lois sont des restrictions, mais le cadre de ces restrictions dans certains domaines nous offre davantage de liberté pour agir avec assurance, rapidité et sécurité dans d’autres domaines. L’alcoolique ou le toxicomane, qui ignore la loi de Dieu interdisant de s’enivrer ou de se droguer, et qui est constamment à la recherche de sa prochaine « dose », est moins libre, et non pas plus libre, qu’une personne qui respecte la loi de Dieu dans ce domaine.

Q : Dans Jacques 1:25, en quoi sommes-nous bénis lorsque nous faisons le bien ?

R : Nous ne sommes pas seulement bénis par une récompense au Ciel, mais nous sommes bénis dès à présent par une joie qui découle du fait de plaire à Dieu. Cela ne fait pas référence à une bénédiction matérielle, que nous pouvons recevoir ou non.

Il est vrai que parfois, lorsque nous aidons les autres, nous éprouvons de bons sentiments, obtenons des récompenses financières et bénéficions de meilleures opportunités dans cette vie. Les gens souhaitent travailler et fréquenter ceux qui se soucient d’eux et qui sont prêts à les aider.

Cependant, il arrive parfois que, lorsque nous aidons les autres et que nous leur apportons une bénédiction, nous n’obtenions rien de tout cela, voire que nous subissions le contraire. Mais quoi qu’il en soit, Dieu nous récompense au ciel pour les bonnes œuvres que nous accomplissons, avec les bonnes motivations, sur terre, selon 1 Corinthiens 3:14.

Q : Dans Jacques 1:26, quelles sont les deux étapes pour maîtriser sa langue ?

R : Jacques insiste sur l’importance de maîtriser notre langue. La première étape est un engagement stratégique : nous savons qu’à l’avenir, il y aura des choses drôles que nous pourrions dire, ou d’autres choses que nous aurons vraiment, vraiment envie de dire, qui ne seront pas moralement irréprochables, ou qui seront méchantes ou haineuses. Il y aura des choses que nous estimerons vraiment nécessaires de dire si elles sont vraies, mais dont nous ne sommes pas certains qu’elles le soient. Nous nous engagerons toutefois à garder le silence, plutôt que de laisser ces propos malsains sortir de notre bouche. Cela peut signifier que nous serons moins drôles, moins persuasifs ou que nos propos paraîtront moins profonds, mais nous aurons fait le choix d’être moins tout cela, afin d’honorer Dieu par notre langue.

La deuxième étape est un point tactique à surveiller à chaque instant. Gardez toujours la bouche fermée, à moins qu’il n’en sorte quelque chose de bon ou d’édifiant. Si quelque chose qui n’est qu’à moitié bon est sur le point de sortir, ne le laissez pas sortir non plus. Proverbes 17:28 dit : « Même un insensé passe pour sage s’il se tait, et pour avisé s’il retient sa langue. » Ou, comme certains l’ont dit avec humour : « Mieux vaut se taire et passer pour un insensé que d’ouvrir la bouche et dissiper tout doute. »

Q : Concernant Jacques 1:27, certains chrétiens affirment qu’ils ne veulent pas être religieux, mais simplement aimer le Seigneur. D’après Jacques 1:27, en quoi cette affirmation est-elle erronée ?

R : Peut-être ont-ils eu une mauvaise expérience de ce qu’on pourrait appeler le christianisme, et pensent-ils donc qu’il faut éviter la religion et le christianisme institutionnalisé. La religion peut être toxique ou néfaste, et certaines formes de religion sont à éviter. Mais Jacques a dit que certaines sont bonnes. De plus, si vous dénigrez les chrétiens en général, vous dénigrez l’Épouse du Christ.

Q : Jacques 1:27 dit que nous devons nous préserver de toute souillure et de toute contamination du monde. Mais le monde et ses influences sont tellement polluants ! La télévision, les films, Internet, les amis, les soi-disant amis… Comment pouvons-nous y parvenir ?

R : Comme l’a dit un évangéliste à la télévision, la première étape pour servir Dieu consiste à lever le doigt. La deuxième étape consiste à le tourner pour éteindre la télévision. À mesure que nous renoncerons volontairement à regarder autant la télévision, les films et Internet, nous serons étonnés de constater tout le temps libre dont nous disposons désormais. Ce n’est pas que la télévision, les films et Internet soient mauvais en soi, mais ils peuvent vous nuire si vous y consacrez un temps excessif.

Cependant, certaines émissions de télévision, certains films et certains contenus sur Internet sont néfastes, et ne constituent pas seulement une perte de temps. Vous pouvez faire des choix délibérés quant à ce que vous décidez de ne pas voir ni entendre. Vous pouvez également faire des choix délibérés concernant les propos obscènes que vous avez entendus et que vous ne répéterez jamais.

Q : Dans Jacques 2,1-5,6, qu’y a-t-il d’intéressant dans la structure de ce passage ?

R : En revenant à Jacques 1, 18, Jacques met en avant trois caractéristiques de Dieu : a) Sa sollicitude envers les plus démunis, b) Sa parole de vérité, et c) Son dessein de sainteté. Plus loin, dans Jacques 1, 26-27, il évoque trois marques d’un enfant de Dieu (en inversant les points a et b) : b) une langue maîtrisée, a) un ministère de sollicitude, et c) une vie sainte. Ce que Jacques a brièvement évoqué au sujet de Dieu, puis au sujet de nous-mêmes, il le développe ensuite dans : a) un ministère de sollicitude (Jacques 2, 1-16), b) une langue maîtrisée (Jacques 3, 1-12), et c) une vie sainte (Jacques 3, 13-5, 6).

Q : Dans Jacques 2, 1, pourquoi ne devrions-nous pas faire preuve de partialité, puisque Dieu fait preuve de partialité à l’égard des non-croyants ?

R : Le contexte de l’épître de Jacques s’adresse aux croyants : nous ne devons favoriser personne en raison de sa richesse ou de sa pauvreté. Une raison tout à fait suffisante pour ne pas faire preuve de favoritisme est tout simplement que Dieu nous le commande. Mais au-delà de cette vérité, nous sommes tous créés à l’image de Dieu, et Dieu ne fait aucune distinction quant à notre richesse matérielle, notre origine ethnique, notre sexe ou notre intelligence. Il arrive parfois qu’un chrétien fasse preuve de partialité à l’égard d’une personne divorcée, alors que ce divorce n’était pas de sa faute.

Curieusement, le mot utilisé ici pour désigner la partialité, « prosupolumphiais », n’a pas été retrouvé dans la littérature grecque profane ; apparemment, on n’y prêtait pas attention et on ne voyait rien de mal à faire preuve de partialité. Cela était universellement considéré comme normal dans la société païenne antique. Quelques centaines d’années plus tard, vers 230 après J.-C., il existait deux catégories de Romains : les « nobles » (honestior) et le peuple (humilior). Les nobles jouissaient de plus de droits, bénéficiaient de peines plus légères et étaient favorisés dans les procès civils. Le peuple pouvait être brûlé vif en guise de châtiment, mais pas les nobles. Voir *Les Pères de l’Église : Origène sur les Psaumes*, p. 393, pour plus d’informations à ce sujet.

Le terme hébreu correspondant signifie littéralement « recevoir le visage », c’est-à-dire l’acceptation ou un meilleur traitement simplement parce que l’on sait qui est la personne. L’Ancien Testament s’élevait également contre la partialité ; il ne s’agissait donc pas d’une notion nouvelle introduite par Jacques. Jésus a également déclaré expressément que les pauvres étaient bénis dans Luc 6, 20. Plus tard, Paul a également affirmé que Dieu ne fait pas acception de personnes dans Romains 2, 11.

L’impartialité envers la richesse n’est pas synonyme d’aveuglement face à tout. Jacques 2, 1 utilise l’exemple de la richesse, et Galates 3, 28 montre que nous ne devons pas faire preuve de partialité fondée sur la race ou le sexe. Cependant, nous devons exclure de l’Église les personnes qui commettent des péchés sans repentir, tels que l’inceste (1 Corinthiens 5, 2).

Les « beaux » vêtements, lampra en grec, désignent des vêtements somptueux ou ceux d’une personne noble. Les « vêtements sales » désignent ici les vêtements qu’une personne pauvre porterait.

Q : Dans Jacques 2, 1-3, comment la description que fait Jacques de la discrimination ou du favoritisme s’applique-t-elle à de nombreux contextes actuels ?

R : Le favoritisme peut être manifeste s’il concerne une fonction publique. Il peut être subtil lorsque la sélection repose sur le favoritisme. Les fidèles obtiennent-ils des avantages au sein d’une église s’ils font des dons importants ? Les gens favorisent-ils ceux qui peuvent donner davantage ? Dans une bonne église, cela ne se produit pas.

La discrimination peut également être fondée sur la race, l’origine ethnique ou la langue.

La discrimination n’est pas toujours malveillante. Elle peut être tout à fait involontaire, comme le montre Actes 6, 1 lors de la distribution de nourriture aux veuves de langue grecque. Elle peut relever du snobisme ou de « distinctions de caste » implicites, ce qui n’est pas malveillant mais reste déplaisant. Elle peut également reposer sur des idées erronées qui nous ont été inculquées. Nous pourrions, à tort, justifier notre volonté de « protéger » certaines catégories de personnes en les empêchant de se retrouver dans certaines situations, alors qu’en réalité, nous faisons preuve de discrimination à leur égard. La discrimination peut avoir un but (qu’il soit malveillant ou bienveillant mais mal intentionné), ou bien elle peut être totalement absurde, comme dans le Sud des États-Unis où les toilettes étaient séparées selon la race, comme le montre bien le film « Les Figures cachées ». Si votre église est majoritairement composée de personnes d’une même race ou d’un même groupe ethnique, et qu’une personne différente s’y présente, veillez-vous à ce qu’elle se sente la bienvenue dans la maison de Dieu ? Et si cette personne venait chez vous ?

Si vous constatez que la discrimination est présente dans votre cœur, ou si vous souhaitez vous assurer que vous n’avez aucune discrimination cachée, une façon de surmonter cela consiste à vous faire des amis issus de ce milieu. Si vous vous sentez mal à l’aise ou si vous avez peur de « ce genre de personnes », vous devez décider si vous accordez plus d’importance à votre confort ou à votre sentiment de sécurité qu’à l’obéissance à Dieu. Si vous avez plus de mal à comprendre quelqu’un à cause de son accent, devriez-vous simplement renoncer à nouer une amitié avec cette personne, ou faire un effort, peut-être avec l’aide d’amis communs ou d’un logiciel de traduction, pour communiquer ? Lorsque vous écoutez suffisamment longtemps quelqu’un qui a un accent que vous avez du mal à comprendre, vous acquérez progressivement la capacité de comprendre non seulement cette personne, mais aussi cet accent en général.

Mais quelle que soit la nature de la discrimination ou des préjugés, Dieu ne veut en aucun cas que nous fassions preuve de discrimination. En Christ, il n’y a ni Juif ni Grec, ni esclave ni libre, ni homme ni femme, selon Galates 3:28. Mais comme il arrive que l’on fasse preuve de discrimination sans même s’en rendre compte, nous devons tous nous remettre activement en question et nous assurer qu’il n’existe aucun contexte dans lequel nous pourrions, involontairement, nous rendre coupables de cela.

Q : D’après Jacques 2, 1-3, que faire si quelqu’un vient à l’église et que vous savez qu’il se trouve illégalement dans le pays ?

R : Tout d’abord, demandez-vous pourquoi cette personne se trouve en situation irrégulière dans le pays. Pour certains, franchir la frontière relève d’un choix personnel. Mais je connais un adulte qui a été amené aux États-Unis depuis le Mexique alors qu’il n’avait que quelques mois. Aux yeux du gouvernement, il est un « étranger connu », et il a vécu aux États-Unis toute sa vie, à l’exception de brefs séjours au Mexique. Le Mexique ne l’acceptera pas, car il ne le considère pas non plus comme un citoyen mexicain. Il y a quelque temps, une « amnistie » a été accordée aux « dreamers », mais son arrivée aux États-Unis s’est faite après la date limite pour en bénéficier. Il peut donc travailler ici, mais il ne peut pas occuper un emploi nécessitant une carte de sécurité sociale.

J’ai lu l’histoire d’une autre personne qui, chaque semaine, entrait illégalement aux États-Unis par le poste-frontière. Les gardes-frontières américains savent qui il est et le laissent simplement passer. Il travaille aux États-Unis, juste de l’autre côté de la frontière. À la fin de chaque semaine, il repasse le poste-frontière et retourne au Mexique. De nombreux pays comptent des personnes dans cette situation ; on les appelle des travailleurs invités. Ce n’est pas un concept inhabituel, mais nos lois doivent être améliorées pour pouvoir gérer cette situation en toute légalité. Certains semblent tellement préoccupés par tous les étrangers en situation irrégulière que l’on en vient presque à ne plus remarquer les Chinois et les Russes qui entrent illégalement par le Mexique et tentent d’espionner nos bases militaires, prétextant qu’ils se sont perdus et qu’ils cherchaient simplement un hôtel ! Le gouvernement se contente généralement de les mettre en garde, de leur infliger une amende et de leur demander de ne pas revenir. Nous avons bien d’autres soucis en tête, avec tous ces autres étrangers en situation irrégulière qui cherchent simplement à travailler.

Mais qu’une personne soit ici en situation irrégulière ou non, et quelle que soit la manière dont elle est arrivée illégalement, nous devons l’estimer autant que n’importe qui d’autre, car tous les êtres humains sont créés à l’image de Dieu. Nous pouvons toujours les aimer comme nous devons aimer tout le monde, même si nous pourrions souhaiter qu’il n’y en ait pas autant ici pour prendre les emplois des Américains.

Q : Donc, d’après Jacques 2, 1-3, devrions-nous jamais faire de la discrimination au sein de l’Église ?

R : Dans deux cas, étonnamment, oui ! Premièrement, si quelqu’un se dit chrétien et persiste dans un péché flagrant, comme le mentionne 1 Corinthiens 5, 1-13.

Deuxièmement, si quelqu’un vient enseigner une hérésie qui mène à la perdition des âmes, il nous est ordonné de ne même pas le laisser entrer chez vous, selon 2 Jean 9-11 ! Comme l’Église primitive se réunissait généralement dans des églises de maison, il n’aurait jamais pu y entrer.

Mais dans les autres cas, non.

Q : Dans Jacques 2, 1-3, pourquoi Jacques utilise-t-il ici le mot « synagogue » ?

R : L’épître de Jacques a été écrite très tôt, et comme le montrent les voyages de Paul, les chrétiens de cette époque étaient les bienvenus dans les synagogues juives. La distinction stricte entre synagogue et Église n’est apparue qu’après Paul. Le mot utilisé ici pour désigner l’assemblée, « synagogue », fait généralement référence à un rassemblement juif. Mais même après cette époque, les chrétiens utilisaient parfois le mot « synagogue » pour désigner une assemblée chrétienne. L’Épître d’Ignace à Polycarpe 4.2, p. 94, mentionne le fait de « se réunir en synagogue ». Ignace appelle les presbytres « le Sanhédrin de Dieu » et parle de la « synagogue des apôtres » dans l’Épître aux Tralliens, chap. 3, p. 67 ; voir également le Pasteur d’Hermas, onzième commandement, p. 28. Les Juifs avaient deux noms pour désigner une synagogue : « maison d’assemblée » et, en araméen, « maison du peuple », selon Shabbat 32a.

Q : Dans Jacques 2, 4-9, quelles raisons Jacques donne-t-il pour que nous ne fassions pas preuve de favoritisme ?

R : Tout d’abord, Jacques commence ici par un jeu de mots. « Juger » se dit kritai en grec, et « faire preuve de discrimination » se dit diekrithete en grec. Souvent, lorsque vous endossez le rôle de juge, vous devenez quelqu’un qui fait preuve de discrimination. Plus précisément, voici quelques raisons données pour ne pas faire preuve de discrimination.

1) Faire preuve de partialité fait de vous un juge aux pensées mauvaises (Jacques 2, 4).

2) Cela peut aller à l’encontre de l’attitude de Dieu. Dieu a souvent choisi les pauvres pour qu’ils soient riches en foi et héritiers du royaume (Jacques 2, 5).

3) La personne pauvre que vous déshonorez pourrait être riche en foi et particulièrement honorée par Dieu (Jacques 2, 5-6a).

4) Cela déshonore le pauvre (Jacques 2, 6a).

5) Les riches ont souvent opprimé les pauvres, les traînant devant les tribunaux, et blasphèment contre Dieu (Jacques 2, 6b). En effet, de nombreuses attaques contre le christianisme proviennent aujourd’hui de personnes bien éduquées et à l’abri du besoin.

6) Par leurs paroles et leurs actes, les riches blasphèment le nom de « chrétien » dont nous portons le titre ; en d’autres termes, par leur vie, ils déshonorent le mot « chrétien » (Jacques 2, 7).

7) Nous commettons un péché en manquant à la « loi royale » qui consiste à aimer son prochain comme soi-même, telle qu’elle est énoncée en Jacques 2, 8-9.

Q : Dans Jacques 2, 4-9, quelles sont au moins douze façons de s’assurer que nous ne faisons pas preuve de favoritisme ?

R : Nous pouvons nous examiner nous-mêmes. Voici douze points ; il y en a probablement d’autres.

1) Considérez les autres comme plus importants que vous-mêmes, comme le dit Philippiens 2, 3.

2) Traitez les pauvres comme vous traitez les riches, et les riches comme vous traitez les pauvres.

3) Nous devons veiller à ne pas profiter des autres, même lorsque cela pourrait être facile ou culturellement accepté.

4) Ne traitez pas quelqu’un différemment en raison de son origine ethnique, de sa culture, de son sexe ou d’autres critères superficiels.

5) Traitons-nous quelqu’un différemment, en tirons-nous profit ou ne lui accordons-nous pas les mêmes conditions si cette personne a un fort accent ou des difficultés à parler notre langue ?

6) Sommes-nous plus bienveillants et plus indulgents envers une personne de notre propre origine ethnique qu’envers une autre ?

7) Prenez conscience que vous ne pouvez rien savoir du cœur d’une personne en vous basant uniquement sur son apparence extérieure.

8) Évitons-nous les personnes présentant un handicap physique ou mental parce que cela pourrait nous mettre mal à l’aise ?

9) Nous devons respecter les aînés, mais ne méprisez personne en raison de son âge (qu’il soit jeune ou vieux).

10) Par exemple, préférons-nous être en compagnie de personnes âgées plutôt que de jeunes (ou l’inverse) ?

11) Accueillons-nous aussi chaleureusement les personnes qui sont différentes de nous que celles qui nous ressemblent ?

12) Ne vous montrez pas condescendants envers certains groupes.

Dans tous ces domaines, nous ne devons pas faire preuve d’incohérence.

Q : Dans Jacques 2, 5-7, pourquoi Jacques semble-t-il véhiculer de tels stéréotypes sur les riches et les pauvres ?

R : Certains riches peuvent se montrer très généreux et bienveillants. Certains pauvres peuvent être très avides d’argent et avares. Mais dans l’ensemble, les riches ont davantage d’opportunités et donc davantage de tentations de tirer profit de leur situation. De même, dans l’ensemble, les pauvres disposent de moins de ressources financières pour se défendre devant les tribunaux.

Q : Dans Jacques 2, 6, en quoi les riches s’en sortent-ils mieux devant les tribunaux ?

R : Le terme utilisé ici par Jacques, « katadynasteuo », signifie « priver de leurs droits ». Voici un exemple tiré de l’Inde. « Voici A*** et A****, deux professionnels des technologies de l’information qui rentraient chez eux à Pune le 19 mai lorsqu’une Porsche non immatriculée, roulant à 150 km/h à Kalyani Nagar, les a percutés. L’un d’eux est décédé sur le coup, et l’autre est décédé pendant son traitement médical. Le conducteur de la voiture était un mineur de 17 ans, qui revenait apparemment d’une boîte de nuit après avoir fait la fête avec des amis pour célébrer leurs résultats de terminale.
Pourquoi il ne s’agit pas simplement d’un accident, mais d’un meurtre :
1. La voiture n’était pas immatriculée ; le concessionnaire l’avait livrée sans immatriculation.
2. Les parents ont autorisé un mineur à conduire sans permis.
3. Le propriétaire de la discothèque a servi de l’alcool et a laissé entrer un mineur.
4. La police routière n’a pas repéré pendant des mois une voiture non immatriculée et roulant à une vitesse excessive sur la route.
Lorsque le mineur a été arrêté à minuit, il a bénéficié d’un traitement de faveur. Un député local est venu à son secours, accompagné d’une équipe d’avocats.
Alors que les citoyens ordinaires doivent faire face à des retards dans le traitement de leurs dossiers, ce mineur s’est vu accorder une libération sous caution un dimanche, en seulement 14 heures. La condition de cette libération était qu’il rédige une dissertation et que ses parents veillent à ce qu’il ne commette pas à nouveau la même erreur.
« Si la loi est la même pour tous, pourquoi les personnes privilégiées sont-elles traitées différemment ? » Une autre personne, originaire de Bulgarie, a indiqué que la situation était identique dans ce pays. (Source : LinkedIn, 27/05/2024)

Q : Dans Jacques 2:10, en quoi le fait d’enfreindre un seul point de la loi signifie-t-il que nous sommes coupables de l’avoir enfreinte dans son intégralité ?

R : Trois points sont à prendre en compte dans la réponse.

a) C’est « la loi » qui est enfreinte, et non pas simplement « une loi », comme l’aurait dit Jacques.

b) Il s’agit d’une « loi royale ». Non seulement Jésus, notre Roi, l’a ordonnée directement, mais il a également déclaré qu’il s’agissait de l’une des deux lois dont découlent toutes les autres. Jacques place ce péché, qui consiste à faire preuve de partialité, au même rang que l’adultère et le meurtre. La loi n’a pas été donnée de manière sélective, et aujourd’hui, nous sommes censés faire preuve d’une obéissance totale, et non d’une obéissance partielle, afin de respecter tout ce que Dieu attend de nous, ou de nous abstenir de faire ce qu’il nous interdit.

c) L’idée du « tout ou rien » concernant la loi se retrouve également dans Matthieu 5, 18-19 ; 23, 23 et Galates 5, 3 dans le Nouveau Testament. Comme le dit Alec Motyer, la loi ne ressemble pas à un tas de pierres, mais plutôt à une plaque de verre. Vous pouvez retirer une pierre d’un tas, le tas est toujours là. Mais si vous frappez une vitre à un seul endroit et que vous la cassez, toute la vitre est fissurée ou brisée.

Q : Dans Jacques 2, 10-11, quelle tendance naturelle avons-nous que Jacques s’efforce de contrer ?

R : Nous avons tendance à vouloir mettre en avant ce que nous faisons bien, en le considérant comme important, et à minimiser ce que nous ne faisons pas bien, en le considérant comme sans importance. L’homme déchu est bien trop doué pour se trouver des justifications, ou pour inventer de manière créative des raisons qui semblent logiques afin d’excuser son péché. Il est facile de le voir chez les autres, mais il est facile de l’ignorer chez soi-même.

Q : Dans Jacques 2, 10-11, pourquoi Jacques a-t-il jugé bon d’insérer ce passage ici, juste après avoir parlé de favoritisme et de discrimination ?

R : Imaginez que vous soyez jugé devant un tribunal pour vol et que vous disiez au juge : « Au moins, je n’ai enfreint aucune règle de circulation ! » À quoi cela vous mènerait-il ? Jacques, d’une manière assez directe, fait valoir un point précis, mais de façon indirecte. Même si vous respectez une partie de la loi, vous l’enfreignez dès lors que vous en enfreignez une autre partie. Il évoque le meurtre et l’adultère, qui sont des concepts évidents pour ses lecteurs, mais il le fait juste après avoir parlé de la violation d’une autre loi : celle de ne pas faire de partialité. Jacques dit à ses lecteurs que si vous suivez les commandements de Dieu concernant le meurtre, l’adultère et tout le reste, mais que vous faites néanmoins preuve de discrimination, il existe un terme pour désigner quelqu’un comme vous : vous êtes un transgresseur de la loi.

Q : Dans Jc 2,12, qu’est-ce que la « loi de la liberté » exactement ?

R : Il ne s’agit pas d’une loi spécifique, mais plutôt d’une « liberté » qui décrit ce que l’obéissance à Dieu nous apporte aujourd’hui. Jésus a abrogé la loi de l’Ancien Testament, mais cela ne signifie pas que nous vivons désormais comme bon nous semble. Dieu a gravé sa loi dans nos cœurs, et nous suivons désormais ce que Jésus et le Nouveau Testament nous commandent.

Q : Dans Jacques 2:12, la loi apporte-t-elle la liberté, ou l’esclavage comme le dit Galates 4:24 ?

R : La loi mosaïque, qu’ils ne pouvaient pas respecter pleinement, servait à illustrer leur besoin du pardon de Dieu. La respecter pleinement aurait signifié la libération du péché, mais la connaître sans la respecter n’apportait que l’esclavage et la prise de conscience de son insuffisance. Si vous savez ce qui est juste et que vous ne le faites pas, alors pour vous, c’est un péché, comme le dit Jacques 4:17. Aujourd’hui, nous suivons la loi qui consiste à obéir au Christ, ce qui nous libère de l’esclavage du péché.

Q : Dans Jacques 2, 13, que disait le judaïsme au sujet de la miséricorde et du jugement ?

R : Dieu rend son jugement, mais il se réjouit de faire preuve de miséricorde, comme le dit Michée 7, 17-18. Nous voyons la miséricorde de Dieu en Jésus mourant sur la croix pour nous « pour la joie qui lui était réservée », comme le dit Hébreux 12, 2. Le rabbin Barabbi a dit : « À celui qui fait preuve de miséricorde envers les créatures, le Ciel fait preuve de miséricorde, mais à celui qui est sans miséricorde envers les créatures, le Ciel est également sans miséricorde. »

Cette idée se retrouve également dans le Siracide 27, 30-28, 7 ; Tobie 4, 9-11 ; le Testament de Zabulon 8, 3 et b. Shabbat 151b.

Q : Dans Jacques 2, 13, de quelles manières notre vie devrait-elle montrer que nous croyons que la miséricorde l’emporte sur le jugement ?

R : Nous croyons que la grâce et la miséricorde de Dieu sont plus grandes que tous nos péchés. Nous devons être capables de nous pardonner à nous-mêmes. Deuxièmement, nous nous sommes engagés envers les autres à leur accorder le pardon et la miséricorde, comme Dieu nous les a accordés.

Q : Dans Jacques 2, 13, que devriez-vous faire si vous soupçonnez un autre croyant de faire preuve de discrimination à l’égard d’un groupe ?

R : Premièrement, restez ouvert à l’idée que vous pourriez vous tromper. Deuxièmement, prenez conscience que même s’il pèche en faisant preuve de discrimination, il ne s’en rend peut-être pas compte, et il pourrait même le nier lorsque vous aborderez le sujet. Troisièmement, priez pour savoir comment Dieu souhaite que vous réagissiez. Il doit comprendre que

a) Soit il fait réellement preuve de partialité, soit il donne imprudemment l’impression d’en faire.

b) La gravité de ce péché, comme le montre Jacques 2, 1-13.

c) Les prochaines étapes pour se repentir et, si possible, réparer le tort causé.

d) La réconciliation : que vous les aimez, et qu’ils doivent aimer tous les autres.

Q : Dans Jacques 2, 14-26, quel est le lien entre ce passage et la première partie du chapitre 2 ?

R : Il y a deux liens. Jacques 2, 1-13 traite de l’absence d’actions concrètes concernant un péché spécifique : le favoritisme, tandis que cette section élargit cette réflexion au péché en général. Deuxièmement, tout comme vous ne devez pas faire preuve de partialité et ne pas vous montrer aimable uniquement envers certaines personnes, vous ne devez pas non plus faire preuve de partialité dans votre foi, en accomplissant certaines bonnes œuvres tout en refusant d’obéir aux autres.

Q : Dans Jacques 2, 14-17, citez au moins deux façons dont les gens peuvent avoir une foi qui ne sauve pas, sans œuvres.

R : L’une d’elles consiste à croire en la vérité de Dieu et à croire ce qu’il faut, mais sans jamais Lui confier votre vie. Certains ont qualifié cela d’« athéisme pratique ». Bien qu’ils croient réellement en Dieu, concrètement, dans leur conduite, ces personnes agissent comme si elles étaient athées. Jacques affirme qu’une foi dépourvue de désir d’accomplir des œuvres n’est pas la foi de quelqu’un qui ira au ciel. Dans la « galerie des héros de la foi » d’Hébreux 11, la foi s’est manifestée par leurs actes.

Une deuxième manière consiste à placer sa confiance en un faux dieu et à rejeter le Dieu de la Bible. Ces personnes peuvent même accomplir de nombreux actes : tuer des païens, pratiquer le suttee, se laisser mourir de faim, etc., mais rien de tout cela ne les sauvera.

Ce n’est pas tant notre foi en Christ qui importe, mais plutôt notre foi EN Christ.

Q : Dans Jacques 2, 14-25, comment sommes-nous justifiés par les œuvres ainsi que par la foi, et non par la foi seule, comme l’a dit Paul dans Éphésiens 2, 8-9 ?

R : Jacques ne dit pas que la foi et les œuvres sont identiques ; il ne dit pas non plus qu’elles jouent le même rôle. Mais ce qu’il affirme avec force, c’est que, dans la vie d’un véritable croyant, elles sont indissociables. Pour être précis, Jacques n’a pas dit : « si quelqu’un a la foi », mais plutôt : « si quelqu’un dit avoir la foi ». Les œuvres sont un sous-produit, le résultat d’une foi authentique. Certaines personnes pourraient être comme le larron sur la croix et accepter le Christ juste avant de mourir. Cependant, d’autres feront preuve de bonnes œuvres si elles sont véritablement sauvées dès le départ.

De nombreuses religions païennes, d’hier comme d’aujourd’hui, proposent une spiritualité sans aucune exigence morale. Il serait donc relativement facile pour un païen de se méprendre sur le christianisme et de le considérer comme une religion parmi d’autres, à l’instar de celles-ci.

Il s’agit d’un sujet complexe ; c’est pourquoi, dans les versets 15 à 26, Jacques l’explique à l’aide de quatre illustrations. Les deux premières sont des exemples de ce que la foi n’est pas, et les deux dernières sont des exemples de ce qu’est la foi.

Le salut par les œuvres est l’erreur selon laquelle il faudrait accomplir de bonnes œuvres pour être sauvé. Le « facile-croyance » est l’erreur inverse, selon laquelle les œuvres n’ont rien à voir avec le salut et où les œuvres ainsi que la seigneurie du Christ sont facultatives. La vérité est que les œuvres ne méritent rien en vue du salut, mais qu’elles en constituent une partie normale en tant que résultat. Tout comme un cœur qui bat est le signe qu’une personne est vivante, les œuvres sont le signe que nous sommes sauvés et spirituellement vivants.

Q : Dans Jacques 2:16, cette expression implique-t-elle qu’ils étaient déjà bien nourris ?

R : Non, il s’agissait d’une formule d’adieu juive courante en grec. Cela ne signifie PAS qu’ils étaient déjà au chaud et bien nourris.

Q : Dans Jacques 2, 17-26, que diriez-vous à une personne qui affirmerait : « Nous n’avons plus aucune loi, nous n’avons que la liberté en Christ » ?

R : Deux mots : lisez l’épître de Jacques. Cette personne a en partie raison, dans la mesure où nous ne sommes plus sous la loi mosaïque et où nous avons la liberté en Christ de faire ce qui est juste. Cependant, tous les commandements, sauf un (le sabbat), sont repris dans le Nouveau Testament. Certaines choses sont même plus strictes (comme le divorce) dans le Nouveau Testament que dans l’Ancien. Ne mettons pas dans la bouche de Dieu des paroles qui vont en réalité à l’encontre de ce que Dieu lui-même dit dans les Écritures.

Il existait un groupe, ainsi qu’une personnalité célèbre, qui partageaient cette vision erronée. Ce groupe s’appelait les Khlysty, et son membre le plus célèbre était Raspoutine. Lorsqu’on demanda à Raspoutine pourquoi il affirmait que le péché était indispensable devant Dieu, il répondit : « “Certes, petit père”, dit-il, “notre Sauveur et les saints pères ont dénoncé le péché, car c’est l’œuvre du Malin. Mais comment chasser le mal, petit père, si ce n’est par une repentance sincère ? Et comment pouvez-vous vous repentir sincèrement, si vous n’avez pas péché ? … À bas vos Écritures ! » tonna-t-il. « Les Écritures ! En vérité, je vous le dis, petit père, cessez ce labeur vain et inutile afin de pouvoir vous présenter devant le Seigneur. Prenez la vie telle qu’elle est, car elle seule vous est donnée par Dieu. Et laissez-moi vous dire ceci. Ne vous tourmentez pas sans cesse à vous demander d’où vient le péché, combien de prières un homme doit réciter par jour, et combien de temps il doit jeûner pour échapper au péché ! Péchez, si le péché se cache encore en vous ; ce n’est qu’ainsi que vous pourrez le vaincre ! Péchez, alors vous vous repentirez et chasserez le mal de vous. Tant que vous porterez secrètement le péché en vous et que vous le dissimulerez craintivement par le jeûne, la prière et l’étude sans fin des Écritures, tant vous resterez des hypocrites et des bons à rien, et ceux-là sont haïs du Seigneur. Il faut expulser la souillure, vous entendez, petit père ? Ce n’est qu’alors que votre odeur sera agréable au Seigneur. » (Raspoutine : Le Saint Diable, p. 54-55)

Q : Dans Jacques 2, 19, puisque les démons croient en Jésus, devraient-ils être sauvés, étant donné que tout ce qu’il faut faire, c’est croire en Jésus, comme le disent Actes 16, 31 et Jean 3, 16 ?

R : Certainement pas. Jacques souligne que le fait de croire intellectuellement aux bonnes choses ne suffit pas en soi pour être sauvé. Selon Berakhot 1, 1, les Juifs, depuis l’époque de l’Exil et par la suite, considéraient comme leur devoir de réciter le Shema (Deutéronome 6, 4-5) chaque matin. Comme l’indique le Believer’s Bible Commentary, p. 2229 : « Les démons croient au fait, mais ils ne se soumettent pas à la Personne. » Nous devons également placer notre confiance en Dieu.

Q : Dans Jacques 2, 21-24, Abraham a-t-il été justifié par ses œuvres, ou par la foi, comme l’indiquent Romains 4, 1-4 et Romains 3, 28 ?

R : Comme le montre Romains 4, 1-4, Dieu a déclaré Abraham justifié par la foi avant même qu’il ne se montre disposé à sacrifier Isaac, ce qui s’est produit environ trente ans plus tard. Mais la disposition d’Abraham a montré que Dieu avait agi dans son cœur. Certains pensent que la vie est si facile une fois que l’on croit en Dieu. Abraham qualifierait cela de mensonge. C’est une décision très difficile que de décider de sacrifier son propre fils, simplement parce que Dieu l’exigeait. En tant que chrétiens, nous savons que Dieu ne nous ordonnerait jamais de sacrifier quelqu’un ni d’aller à l’encontre des commandements bibliques qu’il nous a donnés. Mais nous pourrions tout de même devoir prendre des décisions difficiles dans notre cheminement à sa suite.

Q : Dans Jacques 2, 21-24, puisque personne d’autre n’était présent, à qui Abraham justifiait-il sa foi ?

R : Même si les hommes qui accompagnaient Abraham et Isaac se trouvaient peut-être à une certaine distance, ils ne sont pas présents ici.

Abraham justifiait avant tout sa foi devant Dieu. Bien sûr, Abraham lui-même en était témoin, tout comme Isaac (avec un vif intérêt, je tiens à le préciser). Les anges et les démons en étaient également témoins. Et à travers les âges, tous les fidèles de Dieu ont pu contempler l’exemple saisissant de la foi obéissante d’Abraham.

Q : Dans Jacques 2, 22, qu’est-ce qui est le plus important : la foi ou les œuvres ?

R : Est-ce qu’il est plus important d’être en vie ou d’avoir un battement de cœur ? On peut placer des électrodes sur le cœur d’une personne décédée et le faire battre. Mais normalement, un battement de cœur est la preuve qu’une personne est en vie. Vous dites que vous avez une foi authentique. Voyons-en la preuve. Si vous n’en avez pas, alors il convient de se demander si vous avez une foi authentique ou une foi qui ne vaut pas mieux que toutes les autres, celles des hommes et des démons, vouées à l’enfer.

Q : Dans Jacques 2:25, en quoi l’expérience de Rahab la Cananéenne contrastait-elle avec celle d’Abraham ?

R : Abraham était un ancêtre majeur et très respecté dans la Bible ; Rahab était une étrangère mineure et de mauvaise réputation. On a demandé à Abraham de faire certaines choses qui semblaient insensées : quitter l’une des villes les plus puissantes du monde à l’époque, et décider d’obéir à Dieu en sacrifiant son fils Isaac (Genèse 22, 1-14). Il a pu s’écouler entre 8 et 30 ans entre le moment où Abraham a été déclaré juste et celui où il a accompli cet acte. Mais Abraham, un homme juste, n’a rien retenu et a obéi à Dieu.

Rahab était différente ; elle était prostituée, un métier immoral. Elle n’avait pas besoin d’une grande foi pour comprendre que la grande armée israélite signifiait probablement la ruine de Jéricho. Mais Rahab devait avoir la foi que Dieu l’accepterait, et elle a agi selon cette foi en risquant sa vie pour cacher les deux espions israélites. Parfois, notre foi est mise à l’épreuve par la question : « Dieu va-t-il protéger ou défendre ? » D’autres fois, notre foi est mise à l’épreuve par la question : « Dieu va-t-il me protéger ou me défendre, moi aussi ? »

Q : Dans Jacques 2, 25, alors qu’Abraham n’a rien retenu, pas même ce qui lui était le plus précieux, pour servir Dieu, quelles sont les choses que les chrétiens d’aujourd’hui retiennent et qui les empêchent de servir pleinement Dieu ?

R : Il peut s’agir d’une relation dans laquelle un chrétien sait qu’il ne devrait pas se trouver, d’un emploi qui compromet son obéissance à Dieu, ou du renoncement à la richesse. Il peut s’agir de privilégier le confort ou la sécurité au détriment du service de Dieu. Les gens peuvent avoir peur de l’échec, peur de paraître sous un mauvais jour, souffrir du syndrome FOMO (peur de passer à côté de quelque chose), ou avoir peur de se sentir mal à l’aise.

La peur peut vous empêcher de faire quoi que ce soit. Nous ne devrions pas essayer de limiter Dieu en Lui disant que nous voulons d’abord voir et comprendre tout ce qui se passe. Comme le dit un enseignant biblique, nous ne devrions pas nous offusquer de l’inexpliqué.

Q : Dans Jacques 2:26, on pourrait comparer la foi à l’esprit et les œuvres au corps, mais Jacques utilise l’analogie inverse. Pourquoi pensez-vous qu’il en soit ainsi ?

R : Il faut avoir un corps pour être sur cette planète, et il faut croire (ou avoir la foi) pour être un enfant de Dieu. Mais si vous êtes ici-bas, votre esprit est présent dans votre corps. Si votre foi est vivante spirituellement, vous accomplissez des œuvres. Or, tout comme un corps sans esprit n’est qu’un cadavre en décomposition, une foi intellectuelle sans œuvres est un cadavre en décomposition, bien qu’orthodoxe.

Q : Dans Jacques 3:1, puisque les chrétiens n’ont pas à s’inquiéter du jugement du Grand Trône Blanc, pourquoi les enseignants chrétiens doivent-ils craindre d’être jugés plus sévèrement ?

R : Les croyants sont jugés par le Christ lors du jugement du tribunal de Christ, mentionné en 1 Corinthiens 3:12-15. Les enseignants peuvent être jugés pour avoir enseigné des choses erronées à autrui. Ils sont également jugés pour avoir égaré des personnes ou pour avoir exercé leur ministère avec négligence.

Matthieu 12, 36-37 dit que nous serons jugés pour chaque parole vaine que nous prononçons. Proverbes 10, 19 dit que là où les paroles sont nombreuses, le péché n’est pas absent. Proverbes 30, 5-6 souligne combien il est important de ne rien ajouter aux paroles de Dieu.

Q : Dans Jacques 3, 1, quelles sont les bonnes et les mauvaises raisons qui poussent les gens à vouloir enseigner malgré tout ?

R : Les bonnes raisons sont que Dieu vous a appelé à enseigner, que vous souhaitez aider les autres et, dans un second temps, que vous apprendrez davantage vous-même en enseignant.

Une mauvaise raison est de penser que vous serez considéré comme important aux yeux de Dieu et admiré par les autres. D’autres mauvaises raisons consistent à vouloir dominer les autres, à se mettre en avant, à éviter d’être scruté (ce que, selon Jacques 3:1, vous ne pourrez pas éviter), ou parce que vous vous considérez comme meilleur ou plus important que les autres. Mais Dieu vous aime de la même manière, que vous enseigniez ou non. Dieu souhaite que vous le serviez de la manière dont il vous a créés pour le servir, qu’il s’agisse d’une forme d’enseignement relativement en vue ou d’autres moyens.

Lorsque vous enseignez, vos ambitions personnelles sont-elles conformes à la volonté de Dieu ? – Question piège. Si vous avez une ambition égoïste, vous agissez pour de mauvaises raisons. Au contraire, si quelqu’un d’autre donne un bon cours, ou si vous-même donnez un bon cours, vous devriez en être tout aussi satisfait.

Q : Dans Jacques 3:1, en quoi les enseignants sont-ils jugés avec plus de sévérité ?

R : Ils sont jugés d’au moins quatre manières :

La parole : Proverbes 10, 19 dit que lorsque les paroles sont nombreuses, le péché n’est pas absent. Matthieu 12, 36-37 dit que nous sommes jugés pour chaque parole vaine que nous prononçons. Vous pouvez pécher moins en parlant moins ; mais les enseignants doivent parler. Si vous enseignez des choses erronées, ou même si vous présentez vos propres opinions comme la Parole de Dieu, alors vous péchez lorsque vous enseignez.

Autres aspects : Tous les chrétiens doivent être le sel et la lumière du monde (Matthieu 5, 13-16 ; Philippiens 2, 14-15) et les responsables doivent être des exemples pour le troupeau (1 Pierre 5, 3). Les anciens qui pèchent doivent être réprimandés publiquement (1 Timothée 5, 19-20).

Dieu : Avant tout, Dieu juge les hommes en fonction de ce qu’ils savent. Les chrétiens n’ont aucune raison de s’inquiéter lors du jugement du Grand Trône Blanc, car le sang de Jésus a payé le prix de leurs péchés. Cependant, les chrétiens feront l’objet d’un second jugement, souvent appelé « jugement du tribunal de Christ », mentionné dans 1 Corinthiens 3:10-15, au cours duquel Dieu jugera les œuvres de chaque chrétien et le récompensera comme il se doit.

Soi : Les enseignants peuvent être tentés de penser : « Puisque j’ai tant appris, je peux me permettre de relâcher mes efforts dans d’autres domaines, tels que la prière, la sainteté ou l’amour du prochain. » Or, connaître un grand nombre de faits ne signifie pas nécessairement que l’on éprouve un grand amour pour Dieu ni que l’on lui obéit.

1 Corinthiens 8, 1 nous met en garde contre le fait que la connaissance enfle, tandis que l’amour édifie.

Q : Dans Jacques 3, 1-8, pourquoi pensez-vous que Jacques voit une transition naturelle entre Jacques 3, 1-2 et Jacques 3, 3-6 ?

R : Jacques a à l’esprit que nous trébuchons tous. Même de petits problèmes liés à notre langue peuvent provoquer un véritable incendie de péché chez les autres. De plus, parfois, en l’absence de bonnes œuvres, il y a une abondance de paroles inutiles. Jacques prend les péchés de la langue extrêmement au sérieux. Dans Matthieu 12, 36-37, Jésus en fait de même.

Q : Dans Jc 3, 2, que signifie ici le mot « parfait » ?

R : Il s’agit du même mot grec que celui utilisé dans Jacques 1:4 et 2:22. Il signifie que quelque chose ou quelqu’un a atteint la maturité ou est complet. Les deux sens du mot « parfait » sont utilisés dans Philippiens 3:12, 15.

Q : Dans Jacques 3, 3-8, quels sont les points communs entre la langue et un mors, un gouvernail, un feu, un animal sauvage et un poison mortel ?

R : Une grande puissance malgré une petite taille. Un mors maintient un cheval sur sa trajectoire en contrôlant sa force interne. Un gouvernail maintient un navire sur sa trajectoire en contrôlant l’angle de la force externe qui s’exerce sur lui. Un petit feu peut se transformer en un brasier puissant, et ce qui a été brûlé ne peut jamais être restauré. Une infime quantité de poison mortel peut être suffisamment puissante pour tuer. Mais d’un point de vue positif, vous pouvez également glorifier Dieu par ce que vous ne dites pas.

Jacques se préoccupe beaucoup de nos langues ; il en parle également dans Jacques 1, 19, 26 ; 2, 12 ; 4, 11 ; 5, 12. Des paroles imprudentes peuvent nuire à un mariage, détruire une carrière ou ruiner un ministère. Un poison mortel peut être en grande partie comestible ; seul un faible pourcentage est nocif et mortel.

Q : Dans Jacques 3, 3-5, pourquoi pensez-vous que Jacques compare la langue à un mors ou au gouvernail d’un navire ?

R : On peut diriger de grandes choses à l’aide d’un objet de petite taille. Un mors représente moins d’un pour cent du poids d’un cheval, mais son utilisation stratégique peut contraindre le cheval à suivre une direction précise. De même, un gouvernail est plutôt petit et d’apparence insignifiante, et il faut du temps et de la patience pour s’en servir, mais on ne peut pas diriger un navire sans lui. Selon le « Believer’s Bible Commentary », p. 2231, le navire Queen Elizabeth pesait 83 673 tonnes brutes, alors que le gouvernail ne pesait que 140 tonnes brutes. Le gouvernail ne représente donc qu’environ 0,17 % du poids total.

Q : Dans Jacques 3:3, 12 ; 1:19, lorsqu’une personne est trop bavarde, que ce soit par la fréquence de ses propos ou par le caractère néfaste de ce qu’elle dit, comment pouvez-vous le lui faire comprendre de manière à ce qu’elle reçoive le message, sans l’offenser ?

R : Parfois, il n’y a pas d’autre moyen que d’offenser une personne, et ce n’est pas grave car il se peut qu’elle ait besoin d’être offensée, même si ce n’est généralement pas le cas. Il est plus facile de s’adresser à quelqu’un avec qui vous entretenez déjà une relation, qui sait que vous l’aimez, que vous l’appréciez et que vous le respectez, qu’à un inconnu. Cette personne doit prendre conscience de ce qu’elle doit faire et cesser de faire, de la gravité de ses actes, ainsi que de l’espoir de pouvoir entretenir une bonne relation une fois qu’elle aura changé. N’oubliez pas qu’il est difficile de jeter de la boue sans en recevoir sur ses propres mains… et dans son cœur.

Un chrétien avait une façon singulière de gérer les personnes qui juraient beaucoup. Il se moquait d’elles. Puis il leur demandait sur le ton de la plaisanterie : « Alors, dites-moi ce que vous pensez vraiment. » Il donnait en quelque sorte l’impression de ne même pas prêter attention aux mots que la personne venait de prononcer, tout en lui offrant une seconde chance de s’exprimer de manière appropriée. Une autre approche consiste simplement à appeler les choses par leur nom : un langage grossier. Bien sûr, quelle que soit la méthode que vous utilisiez, elle ne sera d’aucune utilité si vous jurez ou utilisez vous-même un langage grossier de manière hypocrite.

Je connais un chrétien que je n’ai jamais entendu jurer, sauf dans une seule situation. Il s’est excusé immédiatement après avoir tenu ces propos, et a expliqué qu’il avait du mal à ne pas dire ce genre de choses lorsqu’il était en colère (ce qui était le cas). Même en tant que chrétien, les vieilles habitudes ont parfois la vie dure. Bien qu’il ne fût pas parfait, il faisait tout de même des efforts et s’est excusé aussitôt après.

Bien sûr, lorsque vous discutez avec un chrétien qui a la langue trop bien pendue, conseillez-lui de relire l’épître de Jacques.

Q : Dans Jacques 3:3, à quoi ressemble le commérage ?

R : Voici un exemple tiré du Believer’s Bible Commentary, p. 2231. « La manière dont la flamme de la médisance se propage est illustrée par la conversation entre deux femmes à Brooklyn. L’une d’elles a dit : « Tillie m’a dit que vous lui aviez révélé ce secret que je vous avais demandé de ne pas lui révéler. » L’autre répondit : « C’est une méchante. J’avais dit à Tillie de ne pas te dire que je le lui avais dit. » La première répliqua : « Eh bien, j’avais dit à Tillie que je ne te dirais pas qu’elle me l’avait dit – alors ne lui dis pas que je l’ai fait. » Personne ne peut faire confiance à personne.

Q : Dans Jacques 3, 6, pourquoi Jacques compare-t-il la langue à un feu ?

R : Une langue malveillante peut s’apparenter à une étincelle de deux façons :

Propagation : il suffit d’une petite étincelle pour déclencher un grand incendie de forêt. De même, il suffit de quelques mots pour déclencher une réaction en chaîne.

Irréversibilité : une fois qu’un incendie s’est déclaré, tout ce qui a brûlé ne peut plus être « débrûlé ».

À titre d’anecdote historique, l’un des plus grands feux de forêt s’est déclaré en 2003 dans la taïga sibérienne, après un été sec. Il a ravagé 55 millions d’acres (22 millions d’hectares) en Sibérie, dans le nord de la Chine et dans le nord de la Mongolie. Il continue d’influencer les températures sur Terre aujourd’hui. À titre de référence, un acre est légèrement plus petit qu’un terrain de football américain, hors zones d’en-but. La Pennsylvanie s’étend sur 29,5 millions d’acres ; l’incendie de la taïga sibérienne a donc ravagé une superficie presque deux fois plus grande que celle de la Pennsylvanie.

Consultez les sites et pour plus d’informations.

Q : Dans Jacques 3:6, comment la langue met-elle le feu à nos membres ?

R : Les Écritures ne le disent pas explicitement, mais nous pouvons en distinguer plusieurs façons.

1. Bon nombre des tentations auxquelles nous sommes confrontés nous parviennent par le biais de ce que disent les autres. Par leurs paroles, les gens peuvent ourdir le mal, tenter, séduire, calomnier autrui, colporter des ragots, insulter, raconter des blagues grivoises, mentir, détourner les gens du bien et les encourager à faire le mal. Les gens peuvent s’encourager mutuellement à pécher : ce qu’une personne aurait pu avoir honte de faire au départ, elle finit par considérer comme acceptable parce que les autres sont d’accord.

2. Les gens communiquent souvent leurs intentions de pécher et les mettent en œuvre par la parole. Ils peuvent blesser les sentiments d’autrui et calomnier les autres par leur langue.

Q : Dans Jacques 3, 6, quelles sont certaines caractéristiques des personnes d’aujourd’hui qui semblent incapables de contrôler leur langue ?

R : Beaucoup de gens ne les respectent pas à cause de leurs paroles. Ils sont toujours en train de « faire marche arrière », essayant de réparer le mal qu’ils ont accidentellement causé par leur langue. Mais la vérité, c’est qu’il n’existe aucun moyen de réparer ce mal qui soit aussi efficace que de se taire, en s’abstenant dès le départ de prononcer des paroles inappropriées. Ils donnent l’impression d’être incohérents et peu sincères.

Q : Dans Jacques 3, 6, comment la langue est-elle enflammée par l’enfer ?

R : Les Écritures ne le précisent pas avec certitude. Cependant, ce petit organe recèle un immense potentiel. À poids égal, la langue peut être l’un des organes les plus efficaces entre les mains de Satan pour tromper et tenter les gens.

Q : Dans Jacques 3:6, comment répondriez-vous à l’affirmation erronée selon laquelle « le cours de la nature » ferait référence à la réincarnation, comme l’enseignent certains adeptes de sectes ?

R : Ce verset traite du pouvoir de persuasion du langage humain. Rien dans ce verset n’a jamais suggéré cette interprétation novatrice de la réincarnation à quiconque au cours de l’histoire, jusqu’à l’époque moderne. Rien dans l’épître de Jacques ne mentionne la réincarnation ; il s’agit donc clairement d’un cas de redéfinition des termes pour leur donner le sens que l’on souhaite leur attribuer. Jacques fait simplement référence à ce qui se produit naturellement. L’eiségèse consiste à lire dans les Écritures ce que l’on souhaite y trouver. Nous ne devrions pas pratiquer l’eiségèse, mais l’exégèse, c’est-à-dire tirer des Écritures ce qu’elles ont voulu dire.

Rien dans la Bible n’enseigne la réincarnation. Si la résurrection était connue dans l’Ancien Testament, il n’existait aucun concept de réincarnation chez les Juifs de l’Ancien Testament ni chez les premiers chrétiens, à l’exception du fait qu’ils ont écrit que certaines fausses religions croyaient en la réincarnation. Hippolyte (222-235/6 apr. J.-C.), en particulier, mentionne la réincarnation comme une croyance, non pas des chrétiens, mais des « brahmanes » d’Inde.

Parmi les autres chrétiens pré-nicéens qui considéraient le brahmanisme comme une fausse religion, on peut citer Théophile d’Antioche (161-181/188 apr. J.-C.), Tertullien (198-220 apr. J.-C.) et Origène (225-254 apr. J.-C.).

Un adepte d’un culte ne peut honnêtement prouver une doctrine en se contentant de redéfinir un terme qu’aucun des premiers chrétiens ne comprenait de cette manière.

Q : Dans Jacques 3, 6-7, en quoi la métaphore du poison diffère-t-elle de celle du feu ?

R : Alors que le feu modifie radicalement l’apparence extérieure, le poison agit de l’intérieur plus lentement. Les deux peuvent tout aussi bien tuer. Il suffit d’une petite quantité pour qu’ils atteignent leur but. Parfois, des paroles malveillantes peuvent être prononcées spécifiquement dans le but d’empoisonner la pensée ou le cœur d’une personne.

De nombreuses personnes cultivées savaient que la langue peut tuer, comme l’a montré l’exécution du philosophe grec athénien Socrate. Socrate a été vivement critiqué dans une pièce de théâtre qui le calomniait en le présentant comme un homme mauvais, stupide et brutal qui corrompait les Athéniens. Après avoir vu cette pièce, les citoyens ont exigé que Socrate soit exécuté, ce qui fut fait en le forçant à boire de la ciguë. Finalement, ils ont pris conscience qu’ils avaient exécuté un homme, simplement en raison de sentiments intenses suscités par des calomnies non prouvées. Peu de temps après, Athènes est devenue très tolérante envers les différentes opinions philosophiques.

Q : Dans Jacques 3:8, en quoi la langue est-elle un mal « agité » ou « indiscipliné » ?

R : Elle est comparable à une bête indomptable. Jacques donne des exemples de bêtes puissantes que les hommes ont apprivoisées, mais les hommes ont plus de mal à dompter leur propre langue.

Q : Dans Jacques 3, 9-12, en quoi le bien et le mal jaillissent-ils de notre langue ? (Voir Romains 7, 14-25 pour un indice.)

R : Des louanges à Dieu et des paroles destinées à aider les autres devraient sortir de notre bouche. Tant de bien peut en découler : des encouragements, des corrections, des enseignements, des réprimandes (oui, cela aussi est une bonne chose). Mais des paroles contre Dieu et qui blessent les autres peuvent également sortir, si nous ne faisons pas attention. Elles peuvent jaillir sous l’effet de la colère, de l’insouciance, ou pire encore, de l’apathie.

Q : Dans Jacques 3:11, que se passerait-il si de l’eau douce et de l’eau salée jaillissaient toutes deux de la même source ?

R : L’eau douce potable se mélangerait à l’eau salée, et cette eau saumâtre qui en résulterait serait imbuvable. Un croyant qui prononce de bonnes paroles, mais qui, de la même bouche, prononce des paroles malveillantes ou obscènes, ne donnerait pas un bon témoignage. Nous devons tout particulièrement remettre notre langue entre les mains de Dieu.

D’une part, la mer Morte possède à la fois des sources d’eau salée et des sources d’eau douce, mais même là, aucune source ne contient les deux.

Q : Dans Jacques 3, 13, qu’entend-on exactement par « sagesse », par opposition à la « connaissance » ?

R : La connaissance peut être considérée comme l’ensemble des faits, des observations et de la logique. La sagesse consiste à appliquer cette connaissance à la vie.

Q : Dans Jacques 3, 13, quelle est la différence entre la douceur et l’humilité ?

R : Ce sont des mots différents en grec. L’humilité, tapienophrosynē en grec, signifie ne pas se croire quelqu’un d’important. Le mot grec pour la douceur, prautēs, désigne une douceur et une acceptation actives. Ne pensez pas à quelqu’un de physiquement faible, mais plutôt à une personne forte qui est docile et soumise.

Il est intéressant de noter que le philosophe grec Épictète (vers 50-135/138 apr. J.-C.), par l’intermédiaire de son élève Arrien, a lui aussi enseigné la douceur. Il enseignait que la douceur, à l’instar de la servilité, était un défaut moral.

Q : Dans Jacques 3, 13 ; Matthieu 11, 29 et 2 Corinthiens 10, 1, pourquoi Jacques, Jésus et Paul enseignent-ils tous un lien étroit entre la douceur et la sagesse ?

R : La véritable sagesse consiste à connaître la place qui nous revient devant Dieu et à reconnaître que nous ne sommes pas supérieurs aux autres.

Q : Dans Jacques 3, 13-18, beaucoup de gens sont sages, mais ne possèdent pas la sagesse céleste. Pensez-vous que l’envie amère ou l’ambition égoïste empêchent une personne d’être sage selon la sagesse céleste ?

R : Ces personnes peuvent tout de même posséder des éléments de sagesse céleste, mais si celle-ci est empoisonnée par l’envie ou l’ambition égoïste, elle n’est pas bonne. L’ambition égoïste ne signifie pas seulement la poursuite de ses propres intérêts, mais aussi le recours à des moyens indignes et source de division pour y parvenir. L’envie et l’ambition égoïste peuvent aveugler les gens face à la vérité, et le recours à la sagesse du monde peut sembler plus efficace pour atteindre des objectifs à court terme. La sagesse céleste ne néglige pas les objectifs à court terme, mais elle se tourne également vers le jugement du tribunal de Christ. La pureté désigne ici l’absence de motifs ou d’attitudes égoïstes.

Cependant, dans Philippiens 1, 15-18, Paul loue tout de même Dieu pour ceux qui prêchent le véritable Évangile, même si certains prêchent le Christ par envie et par ambition égoïste, car au moins, ils prêchent l’Évangile.

Q : Dans Jacques 3, 13, 17-18, pourquoi la sagesse produit-elle ces choses ?

R : Proverbes 23, 7 dit : « Tel qu’un homme pense dans son cœur, tel il est. » L’Esprit utilise la sagesse pour nous transformer et produire le fruit de l’Esprit. La vraie sagesse est pure, pacifique, disposée à céder, pleine de miséricorde et de bonnes œuvres, sans partialité, sans hypocrisie. En d’autres termes, ce que vous voyez est ce que vous obtenez.

Q : Dans Jacques 3, 17-18, quelle est la différence entre la sagesse céleste et la sagesse du monde ?

R : La sagesse céleste vient d’en haut, elle manifeste les fruits de l’Esprit et nous montre comment plaire à Dieu. La sagesse du monde vient d’en bas, elle cherche à s’élever dans cette vie et s’efforce de nous satisfaire nous-mêmes. Comme le dit Tony Evans : « La simple sagesse humaine est l’expression des desseins de Satan. Pour transmettre la sagesse céleste, vous devez communiquer avec le ciel. »

Ce que le monde appelle « sagesse » peut inclure un style argumentatif, un sarcasme cinglant, des moyens astucieux, voire déloyaux, de faire valoir son point de vue, etc.

Q : Dans Jacques 3:18, quel est le fruit ou la moisson de la justice qui découle de la paix ?

R : Les chrétiens ont deux points de vue différents, et les deux peuvent être vrais.

Le fruit de l’Esprit, ou le fruit issu de la sagesse de la justice.

La vie juste elle-même, qui découle de la connaissance et de la mise en pratique de la voie de la sagesse de Dieu.

En combinant les deux, la « récolte » que vous obtenez est une vie pieuse qui plaît à Dieu, manifestée par le fruit de l’Esprit.

Q : Dans Jacques 4, 1, comment les désirs « se livrent-ils bataille » en nous ?

R : Les gens peuvent être « tiraillés » par des désirs contradictoires, hedonon en grec, d’où vient notre mot « hédonisme ». Même les non-croyants qui souhaitent commettre le mal s’en abstiennent souvent, car ils ont un désir plus fort de ne pas en subir les conséquences.

Les termes désignant les guerres et les combats peuvent faire référence à des conflits nationaux et à des guerres civiles. Cependant, l’Empire romain ne connaissait pas de guerre civile à cette époque, et les combats dont parle Jacques sont intérieurs.

Q : Dans Jacques 4, 1, comment cette lutte intérieure peut-elle déborder et susciter de l’antagonisme envers les autres ?

R : Lorsqu’une personne est malheureuse en raison d’un conflit intérieur, elle peut ne pas juger nécessaire de se montrer aimable envers les autres. Si quelqu’un vous mène la vie dure ou est en conflit avec vous, considérez que cela n’a peut-être rien à voir avec vous. Il se peut que ce soient ses propres « batailles » intérieures qui débordent et s’abattent sur nous. Cette personne ne peut pas être en paix avec les autres si elle est en guerre contre elle-même.

Certaines personnes pensent que les conflits avec les autres constituent un état de fait normal et inévitable. Lorsqu’une personne a été critiquée publiquement par une autre qu’elle considérait comme un ami, cette dernière a simplement justifié cela en parlant de « tir ami ».

Q : Dans Jacques 4, 1-2, comment mettre fin aux querelles entre chrétiens, sans se retrouver soi-même impliqué dans ces querelles ?

R : Tout d’abord, priez à ce sujet. Cherchez à comprendre le point de vue des parties en conflit. Il n’est pas nécessaire d’être d’accord avec ce point de vue pour le comprendre. Allez voir la personne concernée, ou chacune des personnes de chaque camp, en privé, et discutez avec elles. Si cela ne fonctionne pas, discutez à nouveau avec elles en vous faisant accompagner de plusieurs personnes. Si cela ne fonctionne toujours pas, alors, à contrecœur, portez l’affaire devant toute l’Église, comme le prévoit Matthieu 18, 15-17.

D’après mon expérience lorsque j’étais diacre, il y avait dans l’Église un ancien qui s’exprimait fréquemment contre un « ancien à vie » de la communauté. Ainsi, lorsque cet « ancien à vie » eut l’occasion de prêcher, il passa tout son temps à critiquer le premier ancien. Imaginez l’impression que cela a pu donner aux visiteurs. Je n’étais pas présent, car je dirigeais le culte des jeunes. Mais j’en ai bien sûr entendu parler. J’ai parlé en tête-à-tête avec l’« ancien à vie », mais il m’a répondu que quelqu’un d’autre lui avait dit qu’il avait parfaitement raison. J’ai alors réuni dix autres membres de l’Église qui partageaient mon sentiment, et nous avons demandé à nous réunir chez lui pour en discuter. Nous avons clairement précisé que nous n’étions pas contre lui et que nous ne voulions pas qu’il démissionne ; nous souhaitions simplement que ce désaccord ne soit pas exprimé de manière aussi déplaisante. Finalement, l’autre ancien est parti, accompagné de quelques autres, et ils ont fondé leur propre église à environ une heure de route de là.

Q : Dans Jacques 4:2, comment les chrétiens « commettent-ils un meurtre » ?

R : N’oubliez pas que les paroles de Jacques font directement suite à l’enseignement de Jésus. Jésus a dit, dans Matthieu 5, 21-22, que ce n’est pas seulement le meurtre physique, mais aussi le fait de se mettre en colère contre son frère sans raison ou de traiter quelqu’un d’imbécile qui expose une personne au risque du feu de l’enfer.

Jacques ne fait donc pas uniquement référence au meurtre physique d’une personne, mais aussi à la haine envers un autre croyant.

Q : Jacques 4, 2-3 indique-t-il que Dieu nous donnerait quelque chose qu’Il souhaite que nous ayons, si nous le demandons avec de mauvaises intentions ? En quoi cela place-t-il Dieu « entre le marteau et l’enclume », pour ainsi dire ?

R : Si nous demandons quelque chose dont nous avons légitimement besoin, mais que nous comptons utiliser à des fins malveillantes, Dieu pourrait ne pas nous l’accorder – même si nous en avons réellement besoin.

Q : Dans Jacques 4, 3, cela va-t-il à l’encontre de la promesse selon laquelle Dieu répondra à nos prières ?

R : Non, cela ne la contredit pas, mais y apporte une nuance. Parfois, Dieu répond à nos prières par un « non ». Et parfois, Il y répond par un « attendez ».

Q : Dans Jacques 4, 4, pourquoi Jacques a-t-il qualifié les chrétiens auxquels il s’adressait d’« adultères » ?

R : Le mot grec est ici au féminin, ce qui est approprié, car nous tous, hommes et femmes, formons collectivement l’épouse du Christ.

Une personne adultère ne souhaite généralement pas divorcer. Alors qu’une personne peut vouloir divorcer pour se séparer d’un conjoint et en épouser un autre, un adultère ou une adultère souhaite souvent les deux. Il ou elle veut rester avec son conjoint tout en ayant une autre personne à côté. Jacques ne dit pas que ces personnes ne veulent plus suivre Dieu. Au contraire, elles veulent continuer à suivre Dieu tout en menant une vie mondaine. Suivre le Christ signifie choisir d’éliminer toute possibilité de désobéir à Dieu.

Malheureusement, même les chrétiens tentent parfois de servir deux maîtres, tels que Dieu et le monde. Jésus a déclaré dans Matthieu 6:24 qu’on ne peut servir à la fois Dieu et l’argent.

De manière générale, les chrétiens ont parfois besoin d’une réprimande sévère.

Q : Dans Jacques 4, 5, comment l’esprit qui habite les chrétiens les rend-il envieux, alors que Jacques 3, 16 dit qu’il y a des œuvres mauvaises là où règnent l’envie et les querelles ?

R : Il n’y a pas seulement l’orgueil mondain, mais il peut aussi y avoir un orgueil spirituel. L’orgueil spirituel consiste à se croire meilleur ou plus important en raison de sa spiritualité ou de ses dons. Nous n’avons rien de bon, si ce n’est ce que Dieu nous a donné. Nous n’avons donc vraiment de quoi nous enorgueillir. Jacques 4, 5 ne dit pas que l’Esprit est mauvais ou envieux, mais la conscience du fait que le Saint-Esprit habite en chaque chrétien peut conduire à l’orgueil et à un sentiment d’autosatisfaction, qui sont mauvais.

Il est toujours mauvais d’éprouver de l’envie, quelles que soient les autres circonstances. Même les croyants peuvent pécher en éprouvant de l’envie envers d’autres croyants ou envers la situation des non-croyants. Dans le Psaume 73, Asaph raconte en toute franchise comment « ses pieds avaient failli glisser » lorsqu’il enviait ceux qui se vantaient.

Il n’existe aucune citation dans l’Ancien Testament ou les apocryphes qui dise : « L’Esprit qui habite en nous aspire avec jalousie. » Cependant, il n’y avait à l’origine aucune ponctuation dans les Écritures. Une meilleure traduction, celle que suit la BSB, est la suivante : « Ou pensez-vous que l’Écriture dise sans raison que l’Esprit qu’Il a fait habiter en nous aspire avec envie ? » Elle n’indique pas si le « esprit » en question désigne ici le Saint-Esprit ou notre esprit.

Une autre possibilité est que Jacques fasse référence à une citation des Écritures : il fait référence à Jacques 4, 6, qui cite Proverbes 3, 34.

Q : Quel est le rapport entre Jacques 4, 6 et Jacques 3, 6 : « Dieu s’oppose aux orgueilleux, mais il fait grâce aux humbles » ?

R : L’orgueil exprime souvent ses fruits néfastes par la langue. Lorsque vous avez de l’orgueil, de l’envie, du ressentiment ou d’autres sentiments néfastes dans votre cœur, le moyen le plus rapide d’atténuer les dégâts est de ne rien dire, jusqu’à ce que votre cœur soit en paix. Il est difficile d’empêcher les paroles néfastes d’avoir leurs effets néfastes, une fois qu’elles ont été prononcées. Par la suite, Jacques donne trois exemples où l’orgueil se manifeste et devient visible dans notre vie : la calomnie en Jacques 4, 11-12, la vantardise en Jacques 4, 13-17, et l’accaparement de ce qui ne vous appartient pas en Jacques 5, 1-6.

Q : Dans Jacques 4, 7, il est bien sûr prévu que les non-chrétiens viennent à Christ et se soumettent à Dieu. Mais comment les chrétiens, à qui Jacques s’adresse, sont-ils censés se soumettre à Dieu ?

R : Même si nous avons soumis notre vie à Dieu lorsque nous avons été sauvés, nous devons nous soumettre à nouveau à Dieu chaque jour. Nous devons choisir quotidiennement et à chaque instant de demeurer en Christ et de lui obéir, ou non. Nous devons nous approcher de Dieu et garder notre cœur pur.

Q : Dans Jacques 4:8, si quelqu’un au ciel vous observait attentivement, vous considérerait-il davantage comme un croyant à l’esprit résolu ou comme un croyant indécis ?

R : Espérons qu’il verrait en vous de la cohérence, de la fidélité et un amour loyal, et qu’il vous considérerait davantage comme un croyant à l’esprit unique.

Q : Dans Jacques 4:8, comment l’égoïsme pécheur amène-t-il un croyant à commencer à s’éloigner de Dieu ?

R : La question n’est pas de savoir « si » l’égoïsme pécheresse peut amener un croyant à s’éloigner ; elle l’amènera inévitablement à s’éloigner. Vous ne pouvez sérieusement vous consacrer qu’à une seule chose. Lorsque nous courons après le plaisir ou après une ambition égoïste, nous perdons le temps et l’énergie nécessaires pour rechercher la proximité avec Dieu. L’inverse est également vrai. Si nous consacrons toute l’énergie possible à rechercher Dieu, nous n’aurons ni le temps ni l’énergie de rechercher également les choses du monde.

Q : Dans Jacques 4, 9-10, que signifie « se lamenter sur le péché » ?

R : Le mot grec utilisé ici, « talaiporesate », est plus fort qu’en français. Il signifie « se lamenter amèrement » et s’apparente au mot « gémir ». Lorsque nous ne sommes pas en paix avec Dieu, ou que le péché habite notre cœur, nous ne devrions pas nous comporter comme si tout allait bien. Nous devons prendre le péché très au sérieux. Notre cœur devrait se lamenter et pleurer lorsque nous sommes coupés de la communion avec Dieu.

Q : Dans Jacques 4, 11, ainsi que dans 1, 2, 16, 19 ; 2, 1, 5, 14 ; 3, 1, 10, 12, pourquoi Jacques parle-t-il autant de « mes frères » ?

R : Nous voyons deux raisons à cela. La première concerne les destinataires de la lettre. Il ne s’agit pas d’un message d’évangélisation, mais plutôt d’une lettre adressée aux croyants, hommes et femmes. Deuxièmement, la proximité et l’attention que les croyants ont, ou devraient avoir, les uns envers les autres occupaient une place prépondérante dans l’esprit de Jacques, consciemment ou inconsciemment.

Q : Dans Jacques 4, 11 et Tite 3, 2, puisque nous ne devons pas dire du mal les uns des autres, pourquoi Paul l’a-t-il [prétendument] fait à l’égard d’Hyménée et de Philète dans 2 Timothée 2, 17 ?

R : Le terme grec utilisé ici a une portée plus large que la simple calomnie ; il signifie ne pas parler les uns contre les autres de manière générale. Nous devons tenir des propos constructifs et véridiques. Paul n’avait pas à dire du mal de qui que ce soit dans Tite 3, 2. Mais Paul lui-même devait aider l’Église en la mettant en garde contre Hyménée et Philète dans 2 Timothée 2, 17-18, ainsi que contre des faux docteurs non spécifiés dans 1 Timothée 1, 3-7. Certaines personnes s’éloignent de la vérité pour des raisons morales ou en raison d’une mauvaise relation, mais apparemment, Hyménée et Philète se sont détournés pour des raisons intellectuelles.

Q : Dans Jc 4, 11 ; Lv 19, 16 ; Ps 15, 3 ; 31, 13 ; 38, 20 ; 41, 6-7 ; 50, 20 ; 101, 5 ; Pr 10, 18 et suivants ; 30, 10 ; Jr 6, 28 ; Ez 36, 3 ; Mt 15, 19 ; Mc 7, 22 ; 2 Co 12, 20 ; Éph 4, 31 ; Col 3, 8 ; Tt 3, 2 ; 1 Pi 2, 1, de quelles manières les chrétiens peuvent-ils pécher en calomniant d’autres chrétiens et des Églises ?

R : Lorsque des personnes font une fausse affirmation au sujet d’un enseignant, ou énoncent des faits négatifs alors qu’elles devraient faire preuve de bienveillance, il s’agit de calomnie. La calomnie consiste à dire du mal sans fondement, ou à dénigrer d’autres chrétiens et l’Église alors qu’il ne le faudrait pas.

Si vous dites quoi que ce soit de négatif, assurez-vous que ce soit à la fois véridique et utile. Mais le simple fait que les paroles soient véridiques ne signifie pas nécessairement que vous deviez les prononcer, si elles ne sont pas utiles. De plus, nous devons dire la vérité dans l’amour, comme le précise Éphésiens 4, 15.

Q : Dans Jacques 4:11, quel est le rapport entre « porter un jugement » et la calomnie à l’encontre d’autres chrétiens et d’Églises ?

R : La calomnie va souvent de pair avec le péché qui consiste à parler ou à agir comme si l’on était leur juge. Contrairement à cet enseignement de Jacques, l’ouvrage rabbinique juif Pirqé Avot (190-230 apr. J.-C.), 1, 7, dit : « Jugez chaque homme à l’aune du mérite ». Alors laissez-moi prendre mon bloc-notes, vous suivre partout et vous juger selon vos mérites à l’aune de la loi. Je suis sûr que vous l’apprécierez vraiment !😉 L’Ecclésiaste 12, 14 dit que tout sera mis en lumière, qu’il s’agisse du bien ou du mal, mais c’est Dieu, et non nous, qui mettra tout en lumière.

Q : Dans Jacques 4, 13-15, en quoi consiste exactement le fait de se vanter de demain, et comment devons-nous nous en abstenir ?

R : Il est présomptueux de prétendre savoir ce que l’on ignore. La section précédente traitait de la présomption de pouvoir juger les autres, tandis que ces versets traitent de la présomption de connaître l’avenir avec certitude. Lorsque nous affirmons pouvoir connaître l’avenir avec certitude, nous nous vantons de ce que demain nous réserve.

Le moyen le plus simple d’éviter cela est de vous rappeler la réalité : vous ne savez vraiment pas avec certitude ce qui se passera demain. C’est pourquoi il vaut mieux dire « si le Seigneur le veut » plutôt que de vous vanter contre Dieu en affirmant « je sais avec certitude ».

Mais cela ne signifie pas que nous ne devrions pas faire des projets pour l’avenir. Il est bon de planifier « avec humilité » et d’adapter nos projets à mesure que les circonstances changent. Tous nos projets dépendent de la volonté de Dieu. Dieu peut les modifier et nos projets peuvent être réduits à néant. Mais il n’est pas acceptable de dire que nous ferons sans aucun doute telle ou telle chose demain, car nous ne savons pas avec certitude ce que nous ferons demain sur terre, ni même si nous serons encore sur terre. Dites plutôt : « Si le Seigneur le veut », nous ferons telle ou telle chose demain.

N'oubliez pas que les plans changent.

Le général Dwight D. Eisenhower a participé à la planification de la plus grande invasion de tous les temps : le débarquement en Europe. Il a déclaré : « Les plans ne valent rien, mais la planification est essentielle. » Nos projets changent sans cesse, mais nous accomplissons davantage lorsque nous avons un plan que lorsque nous n’en avons aucun.

Proverbes14:22 , dit que ceux qui font de bons projets trouvent l’amour et la fidélité. Proverbes 16:3 nous invite à confier au Seigneur tout ce que nous faisons, et nos projets aboutiront. Cependant, nous devons prendre conscience, comme le dit Proverbes 21:30, qu’aucun projet ne peut aboutir contre la volonté du Seigneur.

Q : Dans Jacques 4, 13-16, alors que Dieu s’oppose à ce que l’on se vante de soi-même, à ce que l’on se vante aux dépens des autres, etc., pourquoi pensez-vous que Dieu s’oppose également à ce que l’on se vante de demain ?

R : « Se vanter de vos prétentions arrogantes » est la traduction littérale du grec. Se vanter de savoir avec certitude ce qui arrivera demain, alors que vous n’en avez pas la capacité, est de l’orgueil contre Dieu. Se vanter d’être meilleur que quelqu’un d’autre, c’est de l’orgueil contre cette personne. Quelqu’un a dit un jour que la lettre du milieu, tant dans le mot « péché » que dans le mot « orgueil », est le « je ».

Q : Jacques 4, 17 : comment devons-nous appliquer cette phrase : « Quiconque sait ce qu’il faut faire et ne le fait pas commet un péché » ?

R : Il est évident pour les chrétiens que nous ne devons pas faire ce qui déplaît à Dieu. Mais ce sont là ce qu’on appelle des péchés d’action. Si vous ne faites rien de mal, mais que vous ne faites pas le bien que Dieu attend de vous, vous péchez. Ce sont ce qu’on appelle des péchés d’omission. Il arrive parfois que des occasions de faire le bien se présentent alors qu’elles ne faisaient pas partie de vos projets, comme ce qui est arrivé au bon Samaritain. Allez-vous modifier vos projets pour accomplir le bien que Dieu attend de vous ?

Lorsqu’il y a une bonne action à accomplir et que personne d’autre n’est là pour le faire, nous pouvons nous trouver des excuses pour ne pas la faire en disant que ce n’est pas notre vocation, ou quelque chose de ce genre. Pensez à la parabole du bon Samaritain. Se dire « J’ai besoin de plus de temps pour réfléchir à ce que Dieu attend de moi » est légitime si vous ignorez véritablement quelle orientation stratégique donner à votre vie, mais pas lorsqu’il s’agit de répondre à des besoins immédiats.

Le corps de l’Église doit accomplir tout le bien que Dieu souhaite voir accompli. Cela inclut à la fois les groupes officiels ou organisés qui mènent à bien des actions, les individus isolés qui prennent l’initiative et agissent de leur propre chef, ainsi que toutes les formes intermédiaires. L’important n’est pas de savoir si vous le faites ou non, mais si cela est accompli ou non par le corps du Christ. Par exemple, une chirurgienne chrétienne talentueuse aux États-Unis s’apprêtait à abandonner son cabinet pour partir dans un pays en développement et y exercer la chirurgie. Mais après avoir fait le calcul, elle s’est rendu compte qu’avec son salaire américain, elle pouvait subvenir aux besoins de deux ou trois chirurgiens dans ce pays, qui exerceraient le même métier qu’elle. Elle a donc conservé sa carrière et a soutenu ces chirurgiens.

En revanche, s’il existe un besoin auquel personne ne répond, et que vous disposez des ressources, du temps, de l’argent et des dons nécessaires pour y répondre, alors priez à ce sujet, et si Dieu vous y conduit, mettez-vous au travail.

Q : Dans Jacques 5, 1-3a, parmi les trois premières raisons pour lesquelles les riches devraient pleurer et gémir, quelle est la différence entre la richesse, les vêtements, et l’or et l’argent ?

R : La richesse peut être appréciée ou épargnée, à court terme ou permanente, visible ou non. Le nombre de familles autrefois riches est important ; il convient donc peut-être de considérer votre richesse comme quelque chose que vous ne possédez que temporairement, pour une certaine période. Mais pendant ce temps, tirez-en le meilleur parti.

Certaines choses sont comme la rouille, qui ronge la valeur d’une richesse à long terme. Les mites ne font pas se désintégrer les vêtements ; elles y laissent plutôt des trous qui les rendent inutilisables. À l’instar des mites, certaines choses peuvent rapidement dégrader la valeur d’une richesse visible. Pensez à un accident, ou à quelque chose qui raye ou cabosse votre nouvelle voiture que vous venez d’acheter.

Le seul trésor qui puisse véritablement durer est celui qui se trouve dans les cieux, celui que l’on acquiert en plaisant à Dieu et en accomplissant Sa volonté.

Q : Dans Jacques 5, 1-6, de qui s’agit-il exactement lorsque Jacques parle des riches ?

R : Trois points sont à prendre en compte dans la réponse.

Dieu se réjouit de certaines personnes fortunées. Abraham était très riche, même selon les critères actuels. Job était également très riche à la fin de sa vie. Salomon n’a pas demandé la richesse, mais Dieu la lui a donnée. Il s’agit ici des personnes fortunées qui déplaisent à Dieu.

Des non-croyants ou des croyants ? Les commentateurs ne s’accordent pas sur la question de savoir si ces riches se disent chrétiens ou non. Mais la véritable réponse est la suivante : cela n’a pas d’importance. Quelles que soient leurs déclarations, ils ne suivent pas Dieu. Rien n’empêche Jacques de faire référence aux deux catégories. Cependant, Jacques s’adresse, à tout le moins, aux membres de l’Église ; cet avertissement inclut donc sans aucun doute les riches malfaisants qui fréquentent l’Église, tout comme le reste du chapitre.

Se pourrait-il qu’il parle de l’un d’entre vous ? Si une grande partie du monde n’a pas entendu l’Évangile et qu’il est difficile d’obtenir un financement suffisant pour les missionnaires, comment Dieu jugera-t-il les objets de luxe que vous vous êtes achetés ? Comme le dit Tony Evans : « S’accrocher à ses richesses peut vous coûter l’éternité. »

Q : Dans Jacques 5, 1-6, en quoi ces agissements des riches méchants sont-ils une manifestation d’arrogance ?

R : La Bible dit que l’on récolte ce que l’on sème, et le riche qui agit ainsi est fermement convaincu qu’il ne récoltera jamais ce qu’il sème.

Q : Dans Jacques 5, 1-6, la richesse est-elle une malédiction ou une bénédiction, comme le suggèrent Proverbes 15, 6 et Psaume 112, 3 ?

R : Elle peut être les deux, selon la manière dont elle est utilisée. La richesse est un catalyseur. Elle peut permettre à des personnes qui, sans cela, n’en auraient pas l’occasion, de s’enivrer, de se droguer ou de commettre d’autres actes répréhensibles. Elle peut inciter les gens à se livrer à des pratiques idolâtres pour obtenir davantage d’argent, comme ce fut le cas pour Gédéon dans Juges 8, 27. La richesse peut être une bénédiction qui permet aux gens d’aider les autres. Rappelez-vous que, dans Luc 16, 19-31, le riche se retrouve dans le feu non pas tant pour ce qu’il a fait, mais pour ce qu’il n’a pas fait.

Posséder de la richesse peut toutefois s’avérer délicat. Souvent, les gens amassent des richesses pour ce qu’ils considèrent comme une bonne cause, mais celles-ci finissent par être utilisées de manière égoïste. À l’inverse, amasser de l’argent de manière égoïste, puis changer d’attitude et l’utiliser à bon escient, est plutôt rare. N’oubliez pas que la richesse peut être un bon outil que Dieu confie à certains pour qu’ils l’utilisent. Mais cette même richesse présente un « risque élevé » de vous plonger, vous et votre famille, dans la misère.

Q : Dans Jacques 5, 2, pourquoi mentionne-t-on les vêtements au même titre que l’or et l’argent ?

R : Outre l’or et l’argent, les vêtements pouvaient servir de paiement pour des services rendus. C’est ce que montrent 2 Rois 5,5.22 ; Matthieu 6,19 ; et, dans les apocryphes, 1 Maccabées 11,24. Lorsqu’ils possédaient des robes et des châles, la taille n’avait pas beaucoup d’importance.

Q : Dans Jacques 5, 2-3, que dit ce passage sur l’accumulation de richesses, et pourquoi les riches méchants accumulent-ils ici ?

R : Les riches méchants dont il est question ici thésaurisent des richesses, des vêtements, de l’or, de l’argent et même le salaire d’autrui. Non seulement ils ne sont pas généreux, mais ils ne versent même pas ce qu’ils doivent en toute justice.

Gary Brandenburg a un jour raconté, dans un sermon, l’histoire d’un investisseur, dont la fortune s’élevait à plus de 200 millions de dollars, qui travaillait très tard dans la nuit. Quelqu’un lui a demandé pourquoi il travaillait si tard. Il a répondu : « Pour ne pas avoir à dormir à même la terre. » Vous voyez, lorsqu’il était enfant, sa famille était si pauvre qu’il devait dormir à même le sol. Il s’en est toujours souvenu et, par conséquent, quelle que soit la fortune qu’il ait acquise, il a toujours craint de ne pas en avoir assez et de devoir à nouveau dormir à même le sol.

a) Les gens peuvent accumuler des biens par crainte de leur avenir financier. Ils pensent que leur avenir est entre leurs mains, et non entre celles de Dieu, et ils font de leur mieux pour minimiser les risques.

b) Les gens peuvent accumuler par crainte de jeter des objets. Ils gardent un millier d’objets en plus, car si vous ne le faites pas, un jour, dans un avenir lointain, vous pourriez avoir besoin de l’un d’entre eux, et vous ne voulez pas avoir à le racheter. Mais le coût lié au rachat occasionnel d’un objet est moindre que la contrainte que représente le fait d’encombrer tout votre espace.

c) Les gens peuvent également accumuler par cupidité, afin de disposer plus tard des ressources financières nécessaires pour réaliser une bonne affaire. Mais si vos biens accumulés ne sont pas liquides, ils ne vous seront probablement pas d’une grande utilité.

d) Les gens peuvent accumuler des biens à la suite d’un événement traumatisant de la vie (ETV). Ils passent de la confiance que tout ira bien à s’accrocher à tout ce qu’ils peuvent encore garder.

e) Les gens peuvent accumuler par habitude ; avoir plus d’objets ne fait jamais de mal. Ils craignent de manquer de quelque chose ou trouvent de la valeur à être entourés de nombreuses choses.

Une personne peut accumuler n’importe quoi et tout et n’importe quoi, mais le plus souvent, les gens sont des « accumulateurs sélectifs ». Ils n’accumulent que des livres, ou des voitures, ou des vêtements, ou des chaussures, ou des papiers, ou des magazines, ou des ordinateurs, voire des chats.

Les personnes sont plus susceptibles d’accumuler des objets si elles sont proches d’un membre de leur famille qui accumule, ou à la suite d’une situation stressante. La Cleveland Clinic estime que 2 à 6 % des Américains souffrent d’un trouble de l’accumulation compulsive.

Mais en tant qu’étrangers et résidents temporaires dans ce monde, nous devons apprendre l’art de « voyager léger » plutôt que de « nourrir les mites ». Comme l’écrit Alec Motyer dans *The Message of James*, p. 165-166 : « L’accumulation est un déni de l’usage approprié (cf. Luc 12, 33), de la véritable confiance (cf. 1 Timothée 6, 17) et de l’espérance pieuse (cf. 1 Timothée 6, 18-19). »

Consultez et pour plus d’informations.

Q : Dans Jacques 5:3, sur terre, l’or ne se corrode pas, sauf au contact de l’acide, et l’argent se ternit lentement. Pourquoi leur corrosion témoignerait-elle contre une personne ?

R : L’or pur ne se corrode absolument pas au contact de l’air ou de l’eau. En revanche, un objet en or mélangé à de l’argent ou à un autre métal se corrodera avec le temps. Cela constituera la preuve que l’or n’était pas ce qu’il prétendait être. De même, opprimer les pauvres constitue un témoignage contre l’authenticité de la foi d’une personne. Mais tout comme l’eau régale dissout l’or pur, sur terre, même le métal qui semble le plus résistant à la corrosion peut néanmoins être jugé et retiré par Dieu.

Jacques utilise ici une métaphore tout à fait singulière. Il dit qu’ils ont « amassé » la colère.

Q : Dans Jc 5, 4, Lv 19, 13 ; Dt 24, 14-15 ; Job 7, 1-2 ; 24, 10 ; 31, 13 ; 31, 38-40 ; Prov 3, 27-28 ; Jér 22, 13 ; Am 8, 4-6 ; Mal 3, 5 ; Mt 20, 8, de quelles manières les gens retiennent-ils frauduleusement les salaires ?

R : De manière explicite, ils peuvent tout simplement avoir omis de verser les salaires qu’ils étaient légalement tenus de payer, ou avoir inventé des prétextes pour verser moins. Ils peuvent également avoir trouvé des failles juridiques pour se soustraire à leur obligation de paiement. De manière implicite, ils peuvent recourir à des tactiques musclées pour négocier le salaire ou la rémunération la plus basse possible.

Un exemple dont j’ai entendu parler concerne une société de jeux vidéo qui versait de faibles salaires mais promettait une importante prime à tous les programmeurs une fois le jeu commercialisé. Puis, juste avant sa sortie, elle a licencié ses employés. Un deuxième exemple consiste à imposer des frais financiers élevés en cas de retard de paiement, sans préciser clairement les dates d’échéance.

Un troisième exemple concerne une grande entreprise cotée à la Bourse de New York (NYSE) qui a réduit les salaires de ses employés, en versant la différence sous forme de primes en fonction des performances de l’entreprise. L’année suivante, l’entreprise a enregistré des bénéfices exceptionnels, mais les dirigeants ont déclaré qu’elle n’avait toujours pas atteint ses objectifs de performance, si bien que très peu de primes ont été versées.

Un quatrième exemple de fraude d’entreprise est le cas où, si le montant versé est inférieur ne serait-ce que d’un centime au montant total, l’entreprise peut facturer des frais de retard sur la totalité de la somme. Si plusieurs factures sont dues et que le client paie une partie du montant total, à quelle facture ce paiement doit-il être affecté (la plus ancienne ou la plus récente) ? Certaines entreprises l’affecteront à la facture qui leur est la plus favorable.

Un cinquième exemple concerne les entreprises pratiquant des prélèvements récurrents, comme les opérateurs téléphoniques, qui ajoutent des services (et des frais) aux factures des clients sans leur accord ni à leur insu. Lorsque les clients s’en aperçoivent et se plaignent, ces frais sont supprimés. Mais les clients qui ne s’en aperçoivent pas continuent d’être facturés du montant supplémentaire.

Un sixième exemple concerne les « frais » surprise ajoutés aux placements, aux plans 401K et aux salaires, l’impossibilité de tirer profit des avantages sociaux, ou les retards de paiement non signalés. Je connais une personne qui a investi son plan 401K pendant dix-sept ans, et dont le taux de rendement total, après déduction des frais, s’est élevé à 0 %.

En dehors des Écritures, ce phénomène est également mentionné dans le Siracide 7, 20 ; 31, 4 ; 34, 21 et suivants ; Tobit 4, 14 ; le Testament de Job 12, 4 ; et chez Pseudo-Phocylide (100 av. J.-C. – 100 apr. J.-C.) 19.

Q : Dans Jacques 5, 5, qu’entend-on exactement par « se livrer aux plaisirs » ?

R : Il s’agit simplement de ne vivre que pour soi-même, ou d’amasser de l’argent uniquement pour soi-même et sa famille. Si vous ne donnez rien à Dieu ni aux autres, veillez à ce que la richesse ne devienne pas votre idole. L’égoïsme peut consister à dépenser de l’argent ou à rechercher le plaisir pour soi-même alors qu’on ne le devrait pas. Par exemple, cela peut se traduire par l’achat d’articles de marque, la consommation d’aliments coûteux, de vins onéreux, etc. Il est dit que vous « engraissez vos cœurs », ce qui implique que la richesse altère votre cœur et votre caractère. Vous devez vraiment veiller sur votre cœur.

Q : Dans Jacques 5, 5, quelle est la différence entre le plaisir et le luxe ?

R : Ces termes ont une signification similaire, avec une légère nuance. Le mot grec désignant le luxe, « espatalesate », est courant dans la littérature ; il ne signifie pas une vie dépravée, mais plutôt un luxe raffiné et extravagant. Le plaisir, « etryphesate », a la connotation de faire tout ce que votre cœur désire, même des choses mauvaises. Une autre traduction pourrait être « se livrer à la débauche ». Il s’agit peut-être de différents types d’excès, mais Jacques s’élève contre les deux.

Q : Dans Jc 5,6, comment les riches ont-ils assassiné les pauvres ?

R : Il existe deux façons, la seconde étant la plus courante.

Du moins dans la ville de Rome, toute personne disposant d’argent pouvait engager un assassin à gages pour tuer quelqu’un d’autre. Les riches pouvaient tout simplement faire assassiner ceux qui se mettaient en travers de leur chemin. Les riches eux-mêmes étaient plus difficiles à tuer, car ils pouvaient disposer de serviteurs faisant office de gardes du corps.

Ils pouvaient se servir injustement des lois et des tribunaux pour priver les familles pauvres de nourriture, les réduire à la mendicité et, à terme, les affamer. C’est un peu comme lorsqu’un jeune garçon a annoncé à son père qu’il voulait devenir criminel une fois grand, et que son père lui a demandé : « Dans le secteur privé ou public ? »

Q : Dans Jacques 5, 7-8, pourquoi est-il important que les chrétiens fassent preuve de patience ?

R : Le mot grec désignant la patience, makrothymon, signifie littéralement « longue humeur », ce qui implique un « équilibre ». Tout d’abord, Dieu nous commande tout simplement d’être patients. Qu’obtient un agriculteur lorsqu’il sème ses cultures ? Il n’obtient rien immédiatement, si ce n’est qu’il vient de perdre beaucoup d’argent en semences. Il espère seulement obtenir un excellent rendement bien plus tard. Parfois, nous passons à côté d’opportunités et de bénédictions lorsque nous ne le sommes pas. Faire preuve de patience, même pour des choses petites et insignifiantes, développe notre capacité à être patients face à des choses plus importantes. Notre patience face aux épreuves peut nous ouvrir la voie à une plus grande bénédiction ou à une opportunité ; mais ce n’est pas toujours le cas. Parfois, comme Job, notre persévérance ne sert qu’à glorifier Dieu. Nous pouvons faire preuve de patience lorsque nous nous souvenons à quel point Dieu a été (et reste) patient à notre égard.

Le mot grec utilisé ici pour « venue », parousia, fait référence au retour de Jésus. Dans les textes profanes, il désignait la visite officielle d’un roi dans une ville. La parousie est également mentionnée dans Matthieu 24, 3, 27, 37, 39 ; 1 Corinthiens 15, 23 ; 1 Thessaloniciens 2, 19 ; 4, 15 ; 5, 23 ; 2 Thessaloniciens 2, 1 ; 2 Pierre 1, 16 ; 3, 4 ; 1 Jean 2, 28.

La pluie précoce tombait entre octobre et novembre, juste après les semailles, et la pluie tardive entre mars et avril, juste avant la moisson. Ces deux pluies étaient nécessaires pour obtenir une bonne récolte. Les pluies précoces et tardives sont également mentionnées dans la Septante, en Deutéronome 11:14 ; Jérémie 5:24 ; Osée 6:3 ; Joël 2:23 et Zacharie 10:1.

Q : Dans Jacques 5, 7-11, quel est le lien entre la patience/la persévérance et la langue ?

R : Il s’agit d’un schéma alterné.

Les versets 5:7-8 traitent de la patience à l’image d’un agriculteur

5, 9 traite de la langue et du fait de dire du mal des autres

5, 10-11 traite de la patience et de la persévérance, en attendant que le Seigneur vienne

5, 12 traite de la langue et des serments

Il existe un lien étroit entre la patience dans notre cœur et le fait de s’abstenir soigneusement de prononcer des paroles irréfléchies. Faire preuve de patience envers Dieu et envers soi-même, accompagnée d’orgueil, peut conduire à murmurer contre ceux sur lesquels Dieu continue d’œuvrer. Faire preuve de fermeté face à l’épreuve, accompagnée d’orgueil, peut conduire à prononcer des serments irréfléchis, comme ceux que Pierre a prononcés lors de la Cène. Lorsque nous sommes impatients, il est généralement plus difficile de contrôler notre langue.

Q : Dans Jacques 5, 9, en quoi le fait de murmurer est-il répréhensible, et de quelles manières les gens murmurent-ils ?

R : C’est mal tout simplement parce que Dieu nous commande de ne pas le faire, mais plutôt de tout faire avec reconnaissance. Au-delà de cela, se plaindre consiste à critiquer verbalement une personne ou une situation. Les gens se plaignent lorsque les choses vont mal, ou semblent inutilement mauvaises, inutiles, injustes ou inéquitables. Jacques 5, 13-18 contient l’antidote à la plainte. Au lieu de tenir des propos négatifs à l’égard d’autrui, adressez des paroles positives à Dieu.

Q : Dans Jacques 5, 10-11, en observant les bébés et les jeunes enfants, on constate que nous ne naissons pas du tout avec de la patience ; celle-ci doit s’acquérir. Comment développer notre patience, alors ?

R : Voici quatre points.

Premièrement, souvenez-vous de la patience dont Dieu fait preuve à votre égard.

Deuxièmement, demandez à Dieu de continuer à rendre votre caractère plus semblable à celui du Christ, notamment en vous accordant la patience.

Troisièmement, prenez conscience qu’il vaut mieux attendre patiemment plutôt que de se montrer impatient, car l’impatience n’apporte absolument rien.

Enfin, développer votre « muscle de la patience » nécessite de « s'entraîner », c'est-à-dire de vous exercer à la patience. Nous avons besoin d'occasions de mettre en pratique les fruits de l'Esprit mentionnés dans Galates 5, 22-23 et de crucifier notre chair.

Q : Dans Jacques 5, 10-11, la patience et la persévérance/la fermeté sont liées, mais quelle est la différence ?

R : La patience, c’est être capable d’attendre sereinement quelque chose, quelqu’un ou Dieu. La persévérance, c’est « tenir bon » et endurer la lutte. Il vous faut de la patience pour persévérer sur la durée.

La persévérance ne consiste pas à rester passif, mais à continuer de lutter pour accomplir ce que vous savez que Dieu attend de vous, malgré les obstacles. La persévérance, c’est tenir bon dans une épreuve, qu’il s’agisse d’une compétition sportive, d’une campagne militaire ou d’un combat spirituel. Nous devons persévérer face à des épreuves brèves et intenses, mais aussi face à des épreuves chroniques et de longue durée, sans perdre notre joie ni notre espérance.

Enfin, Jacques a déclaré que Job faisait preuve de constance et de persévérance, mais il n’a pas dit que Job faisait preuve de patience. Job était constant dans sa foi en Dieu, mais il lui est souvent arrivé de se montrer impatient envers Dieu.

Q : Dans Jacques 5, 10-11 et Jacques 1, 3-4, pourquoi la persévérance est-elle importante pour un chrétien ?

R : Nous sommes appelés à endurer les persécutions et les épreuves. Nous ne devons pas nous inquiéter pour l’avenir, pour lequel nous n’avons aucune garantie. Dans la parabole du semeur en Luc 8, 5-18, la graine semée sur le roc a germé avec joie, mais n’a pas persévéré. La graine semée parmi les épines a également poussé, mais elle a été étouffée et n’a pas produit de fruit. Les gens aiment la restauration rapide, même lorsqu’elle n’est pas très saine ; de même, certains aimeraient aussi une « restauration rapide » sur le plan spirituel.

Q : Dans Jacques 5, 12, le fait de « prêter serment » fait ici référence à une promesse faite en invoquant quelque chose. Ici et dans Matthieu 5, 34-37, pourquoi Dieu ne veut-Il pas que nous prêtions serment ? Que pensez-vous que Dieu voit lorsqu’une personne prête serment de cette manière ?

R : Certains commandements de Dieu ont changé avec la Nouvelle Alliance. Sous la Loi mosaïque, les gens devaient respecter leurs serments, mais sous la nouvelle « loi de la liberté » de la Nouvelle Alliance, qui est différente, nous ne devons plus prêter de serment du tout. Nous pouvons nous engager à faire ce que nous avons l’intention de faire. Cependant, si quelque chose change ou si nous disposons de nouvelles informations, nous voulons éviter de nous retrouver pris au piège.

Q : Dans Jacques 5, 12 ; Osée 4, 2 ; Matthieu 5, 34-37, les serments sont-ils mauvais, ou peuvent-ils être bons, comme le montrent Genèse 21, 24 ; Deutéronome 6, 13 ; Apocalypse 10, 5-6 ?

R : Les gens prêtaient serment sous la loi mosaïque (Lévitique 19, 12), et ils ne devaient pas prêter serment à la légère, comme l’indiquent l’Ecclésiaste 5, 4 ; Jérémie 5, 2 ; 7, 9 ; Osée 4, 2 ; et Zacharie 5, 3-4. Mais aujourd’hui, sous le règne du Christ, « la loi de la liberté », nous devrions simplement faire en sorte que notre « oui » soit « oui » et que notre « non » soit « non ».

Prêter serment peut présenter trois inconvénients. Premièrement, cela peut conduire à l’orgueil, si vous jurez que quelque chose se produira à coup sûr, alors que vous n’avez aucun contrôle sur cela. Deuxièmement, cela peut nous lier à des engagements que nous n’aurions pas dû prendre. Troisièmement, cela peut amener les gens à penser que l’importance de la véracité de leur réponse varie selon qu’ils prêtent serment sur une chose plutôt que sur une autre, alors que cela ne devrait pas être le cas, comme Jésus l’a montré dans Matthieu 5:33-37.

Soit dit en passant, les pharisiens évitaient autant que possible de prêter serment, et les esséniens ne prêtaient jamais serment.

Q : Dans Jacques 5, 12, est-il acceptable de prêter serment devant un tribunal ?

R : Un serment devant un tribunal, pour un témoin sous serment, a deux effets : 1) il vous oblige à répondre « oui » ou « non » au lieu d’esquiver la question ; 2) vous acceptez implicitement de payer une amende pour parjure si vous mentez. Aux États-Unis, il existe deux façons de prêter serment devant un tribunal : « Je jure de dire la vérité, toute la vérité et rien que la vérité » ou « J’affirme solennellement de dire la vérité, toute la vérité et rien que la vérité », bien que je préfère la seconde.

Il n’y a rien de répréhensible dans ces serments. Jésus a été mis sous serment par le grand prêtre dans Matthieu 26, 63-64. Le problème survient si vous jurez par Dieu, Jérusalem, la Bible, ou si vous dites en substance : « Je dirai la vérité parce que je jure sur cette autre chose. » En d’autres termes, vous laisseriez entendre que certaines de vos paroles sont plus sincères que d’autres. Un deuxième problème, abordé dans Jacques 5, 13-15, est que si vous promettez que quelque chose se produira à l’avenir, vous ne connaissez pas l’avenir.

Q : Dans Jacques 5, 13, pensez-vous que vous êtes plus enclin à prier pour obtenir de l’aide lorsque vous rencontrez des difficultés, ou plus enclin à adresser une prière d’action de grâce une fois ces difficultés surmontées ? Comment trouver un juste équilibre à cet égard ? (Où sont les 9 autres ?)

R : Beaucoup prient plus souvent lorsqu’ils sont dans la détresse que lorsque tout va bien. C’est comme si leur désir d’aide était plus grand que leur désir de rendre grâce à Dieu. Ne réduisez pas vos prières lorsque vous êtes dans la détresse, mais essayez de prier avec la même fréquence et la même ferveur lorsque tout va bien.

Dans Jacques 5, 7-12, la patience et la persévérance sont mentionnées à sept reprises. Dans les versets 5, 13 à 19, la prière est mentionnée sept fois.

Lorsque Jésus a guéri dix lépreux dans Luc 17, 11-19, et leur a dit d’aller voir le prêtre, un seul est revenu pour Le remercier. Êtes-vous semblable à ce lépreux, ou êtes-vous comme les neuf autres ?

Q : Dans Jacques 5, 13, lorsque vous éprouvez ces émotions, avez-vous déjà considéré que Dieu vous donne ici un commandement ?

R : Beaucoup de gens penseraient qu’il faut prier pour que votre souffrance soit soulagée, mais ce n’est pas là l’essentiel. Lorsque nous souffrons, c’est l’occasion de nous rapprocher de Dieu par la prière, et Dieu nous commande de prier ; non seulement au sujet de notre souffrance, mais aussi pour nous rapprocher de Lui. Être joyeux signifie littéralement, en grec, « avoir le cœur joyeux ». Lorsque nous sommes joyeux, que ce soit pour des raisons évidentes ou simplement parce que nous nous sentons joyeux sans raison particulière, il nous est ordonné de chanter des psaumes et de louer Dieu. Comme le dit Jean Calvin, « il n’y a pas un instant où Dieu ne nous invite pas à venir à Lui ». Ou, comme le dit Motyer, nous devons « sanctifier chaque plaisir et sanctifier chaque douleur ».

Q : Dans Jacques 5, 14, pourquoi exactement les malades devaient-ils être oints d’huile et devrions-nous le faire aujourd’hui ?

R : Dans un environnement désertique aride, l’huile peut avoir un effet médical bénéfique sur les maladies de la peau. Lorsque Hérode mourut d’une infestation de vers intestinaux, Josèphe rapporte qu’avant sa mort, on lui fit prendre un bain d’huile dans l’espoir que cela l’aiderait. L’utilisation de l’huile à des fins médicales était donc une pratique courante à cette époque. On oignait la personne d’huile pour demander à Dieu de la guérir. Notez qu’il s’agissait d’une personne gravement malade, et non pas simplement de quelqu’un qui avait un petit rhume. Ce sont les anciens qui se sont rendus auprès de lui ; ce n’est pas lui qui est allé vers les anciens. Ce sont les anciens qui sont venus, et non des médecins. Les anciens ont prié pour lui, car il était peut-être inconscient, fiévreux, ou incapable de prier lui-même.

Il est bon de faire de même aujourd’hui. Ce n’est pas de la « magie », mais bien de la prière. C’est l’expression de notre supplication adressée à Dieu en faveur de cette personne. Il est bon de demander qu’on prie pour soi, et il est bon de solliciter une aide médicale, mais ce qui est exclu ici, c’est également de recourir aux incantations d’un sorcier ou d’un guérisseur de confession non chrétienne. Si quelqu’un souhaite « mettre toutes les chances de son côté » en demandant à un chrétien de prier pour lui, tout en demandant également à un spiritualiste du New Age ou de la sphère occulte de prier pour lui, pourquoi penseriez-vous que la prière serait efficace ?

L’onction des malades avec de l’huile à des fins médicales est couramment mentionnée dans la littérature antique. Dans la Bible, on la trouve dans Ésaïe 1:6 ; Jérémie 8:22 ; Marc 6:13 ; Luc 10:34 (le Bon Samaritain). En dehors de la Bible, on en trouve mention dans les Antiquités judaïques de Josèphe, livre 17, chapitre 172 (au sujet d’Hérode) ; dans la Guerre des Juifs de Josèphe, livre 1, chapitre 657 ; dans la Vie d’Adam, chapitre 36 ; dans l’Apocalypse de Moïse 9:3 ; dans le 1er livre d’Hénoch slave, 22:8-9 ; 8:35 ; « Som. » de Philon, 2.58 ; « Ménécène » de Platon, 238 ; « Histoire naturelle » de Pline, livre 23, chapitres 39-40 ; « De Simplicium Medicamentorum Temperamentis » de Galien, 2.10 et suivants, selon H. Schlier, TDNT 1, 230-232.

Il était demandé au peuple juif de rendre visite aux malades et de prendre soin d’eux dans Git. 61a, Sofah 14a, selon l’Encyclopédie juive, vol. 11, p. 327.

Les premiers chrétiens prenaient soin des malades, comme en témoignent douze auteurs chrétiens prénicéens : Polycarpe, Justin le Martyr, le Diatessaron de Tatien, Clément d’Alexandrie, Tertullien, Commodien, Cyprien, les responsables de l’Église romaine, Pontius, Denys d’Alexandrie, Méthode et Lactance.

Soit dit en passant, l’Église catholique romaine a progressivement réservé aux prêtres le privilège d’oindre les malades et d’administrer les derniers sacrements. Cependant, le « Rite de l’onction et de la pastorale des malades » de l’Église catholique romaine de 1974, p. 26, précise que les laïcs peuvent eux aussi oindre les malades.

Q : Le passage de Jacques 5, 14 soutient-il la pratique catholique romaine de l’« onction » ou des « derniers sacrements », instaurée au VIIIe siècle et codifiée dans le Concile de Trente, chapitre 15, paragraphe 1 ?

R : Non, il est question d’oindre les malades, et pas seulement ceux qui sont sur le point de mourir. Le rite de l’« extrême-onction » est axé sur ceux qui vont mourir, tandis que l’épître de Jacques met l’accent sur la guérison. C’est une bonne chose à faire pour ceux qui sont sur le point de mourir, mais rien ne justifie l’existence d’un sacrement différent pour ceux qui sont sur le point de mourir et pour ceux qui sont malades. Malheureusement, outre le fait d’avoir condamné l’ensemble du protestantisme, les participants au Concile de Trente ont déclaré anathème quiconque niait que l’extrême-onction fût un sacrement.

Comme l’a déclaré le pasteur anglican Richard Hooker, en opposant l’Église anglicane à l’Église catholique romaine : « Nous nous efforçons d’instruire les hommes de telle sorte que toute âme blessée par le péché puisse apprendre comment se guérir elle-même ; eux, au contraire, voudraient faire passer toutes les plaies pour incurables, à moins que le prêtre n’y mette la main. » (Richard Hooker, Laws of Ecclesiastical Polity (1888), livre 6, chap. 6.2.)

Q : Jacques 5, 15-16 soutient-il les « guérisseurs par la foi » d’aujourd’hui ?

R : Non. Nous sommes tous censés prier. Cela ne signifie pas pour autant que nous ne puissions pas recourir également à une aide médicale.

Q : Le passage de Jacques 5, 16 soutient-il la pratique catholique romaine de la confession à un prêtre ?

R : Non, il est dit de se confesser les uns aux autres. Les prêtres confessent-ils généralement leurs péchés à des laïcs ?

Q : Dans Jacques 5, 16, il est dit : « La prière d’un homme juste a un grand pouvoir », tandis que Romains 3, 10 dit : « Il n’y a pas de juste, pas même un seul. » Si personne n’est juste, alors pourquoi parler de « la prière d’un homme juste » ?

R : Il y a trois aspects à prendre en compte pour comprendre cela.

Sans le Christ, Romains 3, 10 décrit la condition humaine de chaque personne éloignée de Dieu. Personne n’est juste par lui-même. Mais depuis que Jésus est venu, nous sommes rendus justes ; sinon, personne ne serait visé ici.

(Déjà) Sur le plan de la position avec le Christ : grâce à l’œuvre du Christ, nous sommes, sur le plan de la position, justes à 100 % aux yeux de Dieu. Cependant, ce n’est pas de cela dont parle ce verset.

(En devenir) Sur le plan expérientiel avec le Christ, nous sommes censés mener dès à présent une vie juste dans notre marche avec Dieu et dans nos efforts pour ressembler davantage au Christ.

Résumé : La justice signifie ici marcher dans la droiture avec Dieu, et non une perfection sans péché. Selon cette définition, oui, les croyants peuvent être et sont censés être justes dès à présent.

Q : Dans Jacques 5:16, devons-nous faire une confession publique détaillée de chaque péché à quelqu’un d’autre ?

R : Ne vous confessez pas à quelqu’un qui colportera des ragots, ni à quelqu’un qui pourrait trébucher à cause de ce que vous partagez. Vous n’avez pas besoin de confesser chaque détail sordide, mais confessez ce que vous avez fait, pourquoi, et ce que vous en pensez aujourd’hui.

Q : Dans Jacques 5,16, comment devons-nous confesser nos péchés à autrui aujourd’hui ?

R : Un chrétien peut avoir un (ou plusieurs) « partenaire(s) de responsabilité » à qui confesser ses péchés, et qui sont censés lui poser des questions sur sa marche avec le Christ. Le chrétien sait qu’on lui posera des questions. Choisissez quelqu’un qui soit un croyant mûr et qui ne sera pas tenté en entendant parler de votre péché, ni ne colportera de ragots à ce sujet auprès d’autrui.

Q : D’après Jacques 5, 16, si une chrétienne venait à mourir sans avoir demandé pardon à Dieu pour chacun de ses péchés, irait-elle quand même au ciel ?

R : Oui. Nous avons été pardonnés à la croix. C’est Jésus qui nous offre le moyen d’obtenir le pardon, et non nos paroles de confession. Cependant, nous devons tout de même confesser nos péchés et présenter à Dieu tout ce dont nous nous souvenons.

Q : Dans Jacques 5,16, en quoi la prière d’une personne juste est-elle puissante ?

R : Le texte grec ne dit pas « fervente », mais simplement « il a prié ». Le mot grec utilisé ici pour « puissante », ischys, désigne une chose ou une personne ayant la capacité d’accomplir une tâche. Alec Motyer explique qu’on pourrait le traduire par « ressources inexploitées ».

Q : Dans Jacques 5, 17-18 et Luc 4, 25, Élie est-il un exemple de patience ou de persévérance ? Pourquoi ?

R : Oui, Élie était un bon exemple. Élie a prié pour qu’il ne pleuve pas pendant trois ans et demi, et il a fait preuve de patience, même si la reine voulait le traquer. Élie a donné un exemple courageux de foi dans 1 Rois 18, 19-36. Cependant, Élie n’était pas parfait. Il s’est enfui à la moindre menace dans 1 Rois 19, 3. Élie était déprimé et effrayé après l’affrontement avec les prophètes de Baal, et la reine voulait le tuer (1 Rois 19, 4-10). Élie s’apitoyait sur son sort (1 Rois 19, 10). Mais si Élie, malgré ses graves défauts, peut encore incarner un exemple éclatant de personne juste et priante, alors nous le pouvons aussi.

Q : Dans Jacques 5, 19-20, un véritable croyant peut-il jamais s’écarter de la vérité ? De quelle manière celui qui revient après s’être égaré est-il sauvé de la mort ?

R : Oui. Même les élus peuvent être trompés, selon Matthieu 24, 12 et 24. Même les croyants pieux peuvent chuter gravement, comme David l’a fait, et s’écarter de la vérité ; mais s’ils sont de véritables croyants, ils reviendront. L’Église est bien des choses, mais elle doit avant tout être un hôpital spirituel.

Q : Dans Jacques 5, 20, Proverbes 10, 12 et 1 Pierre 4, 8, en quoi le fait de sauver l’âme d’un pécheur de la mort couvre-t-il une multitude de péchés ?

R : Il est dit « couvrir » une multitude de péchés, et non « pardonner » une multitude de péchés. Le sang qui recouvrait l’autel dans l’Ancien Testament n’apportait pas le pardon en soi, mais constituait un moyen de « se connecter » au pardon accordé par Dieu, plus tard par l’intermédiaire de Jésus-Christ, comme l’enseigne Hébreux 10, 1-4. Ramener quelqu’un de l’erreur est ici un moyen que Dieu a utilisé pour apporter le pardon du Christ à cette personne. Mais cela peut également avoir un effet bénéfique sur la personne qui partage ce message. Elle peut ainsi percevoir plus clairement les ténèbres du péché et la lumière de l’amour de Dieu. Il est bien trop facile de s’éloigner d’un engagement total envers Dieu, et nous devons veiller sur nous-mêmes. Mais nous devons également aider les autres croyants à veiller sur eux-mêmes.

Notez également qu’il n’est pas spécifiquement indiqué que ce sont les anciens qui sont censés le faire. « N’importe quel » croyant devrait le faire.

Q : Dans l’épître de Jacques, que penser de l’affirmation selon laquelle on aurait découvert un ossuaire [urne funéraire] contenant les ossements de Jacques, le frère du Seigneur ?

R : Oded Golan, l’antiquaire à l’origine de cette découverte, a également présenté une tablette en pierre datant du VIIIe siècle av. J.-C. et relatant des travaux de réparation du temple, très similaire au récit concernant Joas dans 2 Rois. Il a été arrêté par la police israélienne, soupçonné de contrefaçon d’antiquités et de fraude. Un comité d’archéologues israéliens a conclu que ces deux objets étaient des contrefaçons ; un texte récent avait été ajouté à des vestiges de pierre anciens. Des analyses en laboratoire montrent que « la patine du temps censée recouvrir l’écriture ancienne n’avait été appliquée que récemment », Christian News, 29 juillet 2003, p. 1, 24. Une analyse microscopique de la boîte a révélé que l’inscription ne présentait pas la même couche oxydative due au vieillissement que le reste de la boîte. Daniel Eylon, spécialiste des matériaux à l’université de Dayton, a qualifié ce faux de « flagrant », selon USA Today6/19/2003 , p. 8D.

Q : Concernant l’épître de Jacques, pourquoi ce livre devrait-il figurer dans la Bible, alors que Martin Luther en avait une si mauvaise opinion ?

R : Luther n’a jamais nié que l’épître de Jacques devait figurer dans la Bible. Cependant, en 1520, alors qu’il existait une discorde entre Luther et le réformateur Andreas Karlstadt, qui enseignait alors à partir de l’épître de Jacques, Luther a minimisé l’importance de ce livre, affirmant que, comparée aux écrits de Paul, l’épître de Jacques n’était qu’une « épître de paille ». Luther n’a jamais rejeté l’épître de Jacques, mais il l’a placée tout à la fin de la Bible.

Le fait que Luther ait minimisé son importance ne constitue pas tant un commentaire sur l’épître de Jacques qu’un commentaire sur certains excès de sa propre théologie. Luther nous a comparés au Christ comme du fumier recouvert de neige. Par nature, nous sommes laids, mais le Christ nous recouvre. Tout cela est juste et vrai. Cependant, Luther a omis le fait que le Christ accomplit une œuvre pour nous sanctifier. Dieu ne se contente pas de recouvrir notre « fumier » pécheur et de nous rendre sans péché au ciel, mais Il est en train de nous affiner comme de l’or en ce moment même.

Q : Dans l’épître de Jacques, comment savoir si ce dont nous disposons aujourd’hui est une transmission fidèle de ce qui a été écrit à l’origine ?

R : Il y a au moins deux raisons.

1. Dieu a promis de préserver sa Parole dans Ésaïe 55, 10-11 ; Ésaïe 59, 21 ; Ésaïe 40, 6-8 ; 1 Pierre 1, 24-25 ; et Matthieu 24, 35.

2. Les témoignages de l’Église primitive. Voici les auteurs qui ont fait référence à des versets de l’épître de Jacques.

Clément de Rome (96-98 apr. J.-C.) cite Jacques 4, 6 (identique à 1 Pierre 5, 5b ; Proverbes3:34 ) dans la 1re Épître de Clément, chap. 30, vol. 1, p. 13. Ailleurs, il fait également allusion à l’épître de Jacques.

L’Épître de Barnabé (vers 70-130 apr. J.-C.), chapitre 19, p. 149, fait allusion à Jacques 1, 8.

Le « Pasteur d’Hermas » (vers 115-155 apr. J.-C.) cite la moitié de Jacques 4, 12 dans la « Similitude » n° 9, chapitre 23, p. 51. Il fait également référence à une partie de Jacques 5, 19-20 dans la « Similitude » n° 10, chapitre 4, p. 55

La « 2e Lettre de Clément » (120-140 apr. J.-C.), chapitre 15, p. 255, fait allusion à Jacques 2, 19-25.

Irénée (182-188 apr. J.-C.) fait référence à trois versets de l’épître de Jacques.

¼ Citation : Jacques2:23 , Irénée, Contre les hérésies, livre 4, chapitre 13.4, p. 478 : « Abraham […] devint ainsi “l’ami de Dieu”. Mais la Parole de Dieu… » Dans Ésaïe 41, 8b, Dieu dit : « descendant d’Abraham, mon ami ».

¾ Citation : Éphrem de Samos, Épître à Jean Irénée, Contre les hérésies, livre 4, chap. 15.1, p. 481

Le Canon muratorien (vers 170-210 apr. J.-C.) ne mentionne pas Jacques.

Clément d’Alexandrie (193-217/220 apr. J.-C.) cite Jacques 4, 6 et 1 Pierre 5, 6 dans les Stromates, livre 3, chap. 6, p. 390, et livre 4, chap. 17, p. 428-429

Tertullien (198-220 apr. J.-C.) fait allusion à Jacques1:13 : « Mais loin de nous l’idée que le Seigneur puisse sembler tenter, comme s’Il ignorait la foi de quiconque ou comme s’Il était désireux de la renverser. » Dans *De la prière*, chap. 8, p. 684

Origène (225-254 apr. J.-C.) cite Jacques 4, 17 dans *De Principiis*, livre 1, chap. 3.6, p. 254

Un traité anonyme contre Novatien (254-256 apr. J.-C.) cite la moitié de Jacques 4, 6, p. 661

Denys d’Alexandrie (246-265 apr. J.-C.) cite une partie de Jacques 1, 13 dans *L’Évangile selon Luc*, p. 116. Il cite également la moitié de Jacques 1, 13 dans *Exégèse de Luc 22, 46, etc.*, p. 119

Après Nicée

½ L’Histoire ecclésiastique d’Eusèbe (323-326 apr. J.-C.), livre 2, chapitre 23, p. 128, indique que Jacques et Jude auraient rédigé les épîtres qui portent leurs noms, bien que cela soit contesté. Pères nicéens et post-nicéens, deuxième série, vol. 1, p. 128

Hilaire de Poitiers (355-367/368 apr. J.-C.) cite l’épître de Jacques

Athanase (367 apr. J.-C.) ne fait référence à aucun verset spécifique de l’épître de Jacques, mais il énumère les livres du Nouveau Testament dans sa Lettre festale n° 39, p. 552

Le *Synopsis Scripturae Sacrae* (350-370 apr. J.-C. ou Ve siècle) mentionne l’épître de Jacques comme faisant partie du Nouveau Testament. Il cite l’intégralité de Jacques 1, 1.

Le synode de Laodicée (en Phrygie) (343-381 apr. J.-C.), au canon 60, p. 159, énumère les livres de l’Ancien Testament et du Nouveau Testament. Le canon 59, p. 158, stipule que seuls les livres canoniques de l’Ancien et du Nouveau Testament peuvent être lus à l’église.

Cyrille de Jérusalem (vers 349-386 apr. J.-C.) mentionne l’épître de Jacques parmi les « sept épîtres catholiques de Jacques, Pierre, Jean et Jude » dans la leçon 4.36, p. 28

Grégoire de Nazianze (330-391 apr. J.-C.) fait allusion à Jacques

Amphilochius (mort en 394 apr. J.-C.) : *Iambi ad Seleucum*

Didyme l’Aveugle (398 apr. J.-C.) cite Jacques 1, 12 ; 2, 3 comme étant de Jacques. Commentaire sur Zacharie 6, p. 129-130.

Didyme l’Aveugle (398 apr. J.-C.) cite Jacques 1, 27 comme étant de Jacques. Commentaire sur Zacharie 7, p. 138

Épiphane de Salamine (360-403 apr. J.-C.) mentionne les quatre Évangiles, les 14 épîtres de Paul, Jacques, Pierre, Jean, Jude, les Actes, l’Apocalypse de Jean, la Sagesse de Salomon et le Siracide (= Ecclésiastique).

Rufin (374-406 apr. J.-C.) fait référence à l’épître de Jacques en tant qu’Écriture

Jean Chrysostome (392-407 apr. J.-C.) cite le dernier tiers de Jacques 2, 18 en disant : « il est dit ». Homélies sur l’Évangile selon saint Jean, homélie 72 sur Jean 13, 20, vol. 14, p. 267.

Jean Chrysostome (392-407 apr. J.-C.) cite les trois quarts de Jacques 2, 13 dans ses Homélies sur Philémon, homélie 3, verset 25, vol. 13, p. 556

Chromace (mort en 407 apr. J.-C.)

Jérôme (373-420 apr. J.-C.)

Orose/Hosius de Braga (414-418 apr. J.-C.)

Concile de Carthage (393-419 apr. J.-C.)

Jean Cassien (419-430 apr. J.-C.) cite la moitié de Jacques 1, 12 dans la Première Conférence de l’abbé Isaac, chap. 23, p. 395

Jean Cassien (419-430 apr. J.-C.) cite la moitié de Jacques 2, 13 dans la « Première Conférence de l’abbé Isaac », chap. 22, p. 395

Jean Cassien (419-430 apr. J.-C.) cite la moitié de Jacques 1, 19 dans la Première Conférence de l’abbé Nesteros, chap. 9, p. 439

Jérôme (373-420 apr. J.-C.) commente les livres du Nouveau Testament. Il aborde plus particulièrement chacun des quatre Évangiles, les épîtres de Paul aux sept Églises, l’Épître aux Hébreux, ainsi que les épîtres de Paul à Timothée, à Tite et à Philémon. Jérôme commente ensuite les Actes des Apôtres. Puis il aborde les sept épîtres de Jacques, Pierre, Jean et Jude. Enfin, il aborde l’Apocalypse de Jean. Lettre 53, chap. 9, p. 101-102.

Augustin d'Hippone (388-430 apr. J.-C.) mentionne l'apôtre Jacques et fait référence aux trois quarts du verset 13 de l'épître de Jacques 2 dans *La Cité de Dieu*, livre 19, chapitre 26, p. 419

L'Histoire ecclésiastique de Socrate (vers 400-439 apr. J.-C.)

Cyrille d’Alexandrie (444 apr. J.-C.)

Hésychius de Jérusalem (mort vers 450 apr. J.-C.) (plus tard) fait référence à Jacques 2, 3

Euchérius (vers 424-455 apr. J.-C.), *Instructiones*

Speculum (Ve siècle)

Le pape Léon Ier de Rome (440-461 apr. J.-C.)

Prosper d’Aquitaine (425-465 apr. J.-C.) fait référence à Jacques 1, 17 comme étant de l’apôtre Jacques.

Jean de Damas (706-749 apr. J.-C.) « … sept épîtres catholiques, à savoir une de Jacques, deux de Pierre, trois de Jean, une de Jude… » Exposition de la foi orthodoxe, livre 4, chap. 17, p. 90

Parmi les livres apocryphes

Le pseudo-Pierre d’Alexandrie (306 285-311 apr. J.-C.) fait allusion à Jacques 3, 2. Les Actes authentiques de Pierre, p. 258

3. Les plus anciens manuscrits dont nous disposons de l’épître de Jacques montrent qu’il existe de légères variations entre les manuscrits, mais aucune erreur théologiquement significative. Voici quelques-uns des manuscrits antérieurs au VIIIe siècle.

p20 (= papyrus d’Oxyrhynchus 1171), IIIe siècle. Jacques 2, 19-3, 2 ; (6 lettres sur 96 de 3, 3) ; 3, 4-9. Une photographie de ce manuscrit figure dans *The Complete Text of the Earliest New Testament Manuscripts*, p. 96. Cet ouvrage mentionne également que l’écriture de ce manuscrit est très similaire à celle du manuscrit P. Egerton 4 des *2 Chroniques* et du p. 27, un manuscrit de l’Épître aux Romains. Texte alexandrin

IIIe siècle – 1968 – *The Text of the New Testament* ne mentionne pas 3,3.

IIIe siècle – 1998 – Aland et al., quatrième édition révisée

p. 23 Urbana (début du IIIe siècle) (= papyrus d’Oxyrhynchus 1229) (1:10 -12, 15-18 de l’Épître de Jacques) Une photographie de ce manuscrit figure dans *The Complete Text of the Earliest New Testament Manuscripts*, p. 102.

Début du IIIe siècle – 1968 – *The Text of the New Testament*.

p. 54 V^e-VI^e siècle. (Jacques 2, 16-18,2:21 ? ;2:22 -26 ; 3, 2-4) Concordance avec le Vaticanus, le Sinaiticus et l’Ephraemi Rescriptus

Ve/VIe siècle – 1968 – Le texte du Nouveau Testament ne comporte pas2:21 .

p. 74 (= Bodmer 17) Actes 1, 2-5, 7-11, 13-15, 18-19, 22-25 ; 2, 2-4 ; 2, 6-3, 26 ; 4, 2-6, 8-27 ; 4, 29-27, 25 ; 27, 27-28, 31 ; Jacques 1, 1-6, 8-19, 21-23, 25, 27 ; 2, 1-3, 5-15 ; 18-22, 25-26 ; 3, 1, 5-6, 10-12, 14, 17-18 ; 4, 8, 11-14 ; 5, 1-3 ; 7-9 ; 12-14 ; 19-20 ; 1 Pierre 1, 1-2 ; 7-8 ; 13 ; 19-20 ; 25 ; 2, 6-7 ; 11-12 ; 18 ; 24 ; 3, 4-5 ; 2 Pierre 2, 21 ; 3, 4 ; 11 ; 16 ; 1 Jean 1, 1, 6 ; 2, 1-2, 7, 13-14, 18-19, 25-26 ; 3, 1-2, 8, 14, 19-20 ; 4, 1, 6-7, 12, 16-17 ; 5, 3-4, 9-10, 17 ; 2 Jean 1, 6-7, 13 ; 3 Jean 6, 12 ; Jude 3, 7, 12, 18, 24 (VIIe siècle)

VIIe siècle - 1968 - L'ouvrage *The Text of the New Testament* contient Jacques 2,4 et 1 Pierre 1,12

VIIe siècle – 1975 – Aland et al., troisième édition

VIe siècle – 1998 – Aland et al., quatrième édition révisée

p. 100 (= papyrus d'Oxyrhynchus 4449) Jacques3:13 -4:4 ; 4:9-5:1 (IIIe ou IVe siècle)

Le Vaticanus [B] (325-350 apr. J.-C.), le Sinaiticus [Si] (340-350 apr. J.-C.) et l’Alexandrinus [A] (vers 450 apr. J.-C.) contiennent tous l’épître de Jacques.

Copte bohairique [Boh] IIIe/IVe siècle

Copte sahidique [Sah], IIIe/IVe siècle

Manuscrits italiques (Corbiensis)

Italique s (Bobiensis) Jacques 1, 1-2, 10, 16-3, 5 ; 3, 13-5, 11 ; 5, 19

Latin ancien m (pseudo-Augustin) 1, 19-20, 26-27 ; 2, 13-17 ; 2, 26 ; 3, 1-8, 13 ; 4, 1, 7, 10-13 ; 5, 1-3, 5

Ephraemi Rescriptus (C) Ve siècle. Jacques 1, 1-4, 2

0166 Ve siècle. Jacques 1, 11

0173 Ve siècle. Jacques 1, 25-27

Arménien [Arm] à partir du Ve siècle

Géorgien [Geo] à partir du Ve siècle

Éthiopien [Eth] à partir de 500 apr. J.-C. environ

Syriaque Peshitta [Syr P] : 375-400 apr. J.-C.

Syriaque philoxénien, 507/508 apr. J.-C.

Syriaque de Harclean [Syr Her]

Syriaque palestinien [Syr Pal] Jacques 1, 1-12

Selon le New International Greek Testament Commentary sur l’épître de Jacques, p. 59-60, il n’existe aucun texte de l’épître de Jacques appartenant à la « famille occidentale », mais uniquement des textes alexandrins et byzantins.

Il convient également de noter que le Canon muratorien (vers 170 apr. J.-C.) n’incluait pas l’épître de Jacques, l’épître aux Hébreux, les première et deuxième épîtres de Pierre, ni la troisième épître de Jean

Consultez pour en savoir plus sur les premiers manuscrits de l’épître de Jacques.