< Question biblique de John

Les questions qui figurent dans plusieurs Évangiles sont abordées dans la section « Évangiles » ou bien dans le premier Évangile où elles apparaissent.

Q : Dans l’Évangile selon Jean, quels sont certains des éléments distinctifs de cet Évangile ?

R : Jean insiste sur le fait que Jésus est Dieu. Jésus-Christ, Dieu et le Fils de Dieu, est venu et est mort afin que ses brebis croient, et qu’en croyant, elles aient la lumière et la vie par le Fils. Il utilise le mot « croire/foi » 89 fois, soit plus que Matthieu, Marc et Luc réunis. Le Christ est le seul espoir. Pour ceux qui placent leur espérance en Christ, il restaure la Samaritaine, la femme adultère, Pierre et d’autres coupables de péchés plus graves encore que ceux-là.

Il est généralement admis que l’Évangile selon Jean est le dernier à avoir été rédigé, probablement même après les écrits de Clément de Rome, datant de 96 à 98 apr. J.-C. Dans Jean 20, 30, Jean indique qu’il n’a pas rapporté beaucoup de choses que Jésus a accomplies. Jean connaissait probablement les autres évangiles ; son évangile met moins l’accent sur les actes de Jésus et comble les lacunes concernant l’enseignement qui ne figure pas dans les autres évangiles. Un verset clé est Jean 20:31, où il est écrit que ces choses ont été consignées afin que nous croyions.

En ce qui concerne les sectes, Jean 5:23 et Jean 20:28 constituent d’excellents versets à utiliser avec les Témoins de Jéhovah.

Q : Dans l’Évangile selon Jean, quel est le plan de ce livre ?

R : Voici un plan de l’Évangile selon Jean. Les sept signes ont été accomplis avant la Semaine Sainte.

Jn 1, 1-18 Prologue : La Parole faite chair

Jn 1, 19-51 : Le début du ministère : Jean-Baptiste et les premiers disciples

Jn 2-11 Le ministère public à travers sept signes

- Jn 2, 1-11 Signe n° 1 : premier miracle : la transformation de l’eau en vin à Cana

- Jn 2, 12-25 : Première purification du Temple

- Jn 3, 1-21 Nicodème interroge Jésus

- Jn 3, 22-4, 3 Parallèle avec Jean-Baptiste

- Jn 4, 4-42 La femme au puits

- Jn 4, 43-54 Signe n° 2 : à Cana, guérison du fils du fonctionnaire de Capharnaüm

- Jn 5 : Fête à Jérusalem

- - Jn 5, 16-47 Troisième signe : la guérison de l’infirme à la piscine de Bethesda à Jérusalem 5, 1-15

- - Jésus et le Père

- Jn 6, 1-14 : 4e signe : la multiplication des pains pour les 5 000 près de la mer de Galilée

- Jn 6, 15-21 Signe n° 5 : La marche sur l’eau

- Jn 6, 25-71 Déclaration n° 1 : « Je suis le pain de vie »

- Jn 7-8 Opposition : la fête des Tabernacles à Jérusalem

- - Jn 7, 1-52 : L'incrédulité des Juifs

- - Jn 7, 53-8, 11 Le pardon : la femme surprise en adultère

- - Jn 8, 12-59 Déclaration n° 2 : « Je suis la lumière du monde »

- Jn 9 Signe n° 6 : La guérison de l’aveugle de naissance à Jérusalem

- Jn 10, 1-21 Déclarations 3 et 4 : « Je suis la porte des brebis » et « Je suis le bon berger »

- Jn 10, 22-39 Débat lors de la fête de la Dédicace

- Jn 10, 40-42 Ministère en Pérée

- Jn 11, Signe n° 7 : La résurrection de Lazare à Béthanie. Déclaration n° 5 : « Je suis la résurrection et la vie »

Jn 12-19 Semaine de la Passion

- Jn 12, 1-11 L’onction des pieds de Jésus

- Jn 12, 12-19 L’entrée triomphale

- Jn 12, 20-36 : La venue des Grecs

- Jn 12, 37-50 L’incrédulité persistante des Juifs

- Jn 13-17 Ministère privé

- - Jn 13-14 La Cène

- - - Jn 13 : Le dernier repas

- - - Jn 14 Déclaration n° 6 : « Je suis le Chemin, la Vérité et la Vie »

- - Jn 15-16 Déclaration n° 7 : « Je suis le vrai cep »

- - Jn 17 La prière sacerdotale de Jésus

- Jn 18-19 La Passion

- - Jn 18, 1-12 : Jésus trahi et arrêté

- - Jn 18, 13-19, 15 : Les procès de Jésus

- - Jn 19, 16-42 : La crucifixion, la mort et l’ensevelissement

Jn 20 Le triomphe de la résurrection

Jn 21 Épilogue : la pêche et le repas

- Pêche miraculeuse de 153 poissons 21, 1-14

- La réintégration de Pierre 21, 15-25

L’Évangile selon Jean présente un style très similaire à celui des 1re, 2e et 3e épîtres de Jean. Jean ne cherche pas à répondre timidement à la question : « Qui est Jésus ? ». Au contraire, Jean proclame avec audace et force : « Voici Jésus ! » Nous devrions, nous aussi, proclamer l’Évangile avec audace.

Q : Dans l’Évangile selon Jean, les détails de la vie de Jésus sont-ils très différents de ce que les trois premiers évangiles synoptiques ont en commun, comme l’affirme le Guide sceptique de la Bible d’Asimov, p. 952 ?

R : L’Évangile selon Jean présente des détails différents, mais ceux-ci sont compatibles. L’Évangile selon Jean a très probablement été rédigé après les trois premiers évangiles. Son auteur s’est moins attaché aux détails historiques, déjà largement couverts dans les trois premiers évangiles, pour se concentrer davantage sur la signification des enseignements du Christ.

Consultez la section consacrée aux évangiles pour découvrir une harmonisation complète, en 317 points, des quatre évangiles.

Q : Dans Jn 1, 1, faut-il traduire par « était divin », « était Dieu » ou « était un Dieu », comme l’affirment les Témoins de Jéhovah ?

R : Il faudrait traduire par « était Dieu ». Voici un résumé des preuves linguistiques et autres.

Pas simplement « un » dieu : la même construction grammaticale, theos sans le ho en grec, fait référence à Jéhovah-Dieu dans Luc 20:38. Même les Témoins de Jéhovah ne traduisent pas ces mêmes mots grecs par « un Dieu » dans Jean 1:6, 12, 13, 18.

Alors que les Témoins de Jéhovah, de 1962 à 1983, avaient l’habitude de citer la traduction de Johannes Greber pour étayer leur propre traduction, ils savaient pourtant dès 1956 que l’épouse de Greber avait agi en tant que médium pour produire cette traduction !

Pas seulement divin : si Jean avait simplement voulu dire que Jésus était divin, il aurait pu utiliser l’adjectif theios. Or, Jean a souligné que Jésus est bel et bien Dieu.

Le Verbe était Dieu :

Veuillez noter qu’il existe des preuves encore plus solides que les études linguistiques modernes pour démontrer que Jean 1:1 signifiait que la Parole était Dieu. Il existe une autre approche. Et si nous pouvions demander à des chrétiens dont la langue maternelle était le grec du Nouveau Testament ce que signifiait Jean 1:1 ? Nous pouvons le faire. Consultez la question suivante pour obtenir les réponses, même si, en tant que Témoin de Jéhovah, vous n’apprécierez probablement pas la manière dont les premiers chrétiens comprenaient leur propre langue.

Q : Dans Jean 1:1, quels sont d’autres exemples illustrant la manière dont les Témoins de Jéhovah dénaturent leurs Écritures ?

R : Voici quelques exemples.

Jean 1:1 : ajout du « a » dans « La Parole était un dieu ».

Luc 23:43 : « En vérité, je te le dis aujourd’hui, tu seras avec moi au Paradis. » (Cela donnait l’impression que Jésus s’exprimait aujourd’hui, alors que le sens grec indiquait que le voleur repentant serait au Paradis aujourd’hui.)

Actes 10:36 : ajout du mot « autres » entre crochets.

Romains 8:32 : ajout du mot « autre » sans italique ni crochets.

Colossiens 1:16-20 : le mot « autre » a été ajouté à quatre reprises.

Philippiens 2:9 : le mot « autre » a été ajouté sans italique ni crochets.

Q : Dans Jean 1:1, qu’enseignait l’Église primitive au sujet de ce verset et du Verbe étant Dieu ?

R : Il est parfois intéressant d’entendre ce que les spécialistes modernes, 2 000 ans plus tard, disent que le grec signifiait. Cependant, ce qui est plus intéressant encore, c’est de savoir comment les responsables de l’Église qui vivaient il y a 1 700 à 1 800 ans, dont beaucoup parlaient le grec du Nouveau Testament depuis leur plus jeune âge, comprenaient ce que signifiait Jean 1, 1 dans leur propre langue.

Justin le Martyr (vers 138-165 apr. J.-C.)

« Car lorsque nous transmettons une parole, nous engendrons cette parole ; mais non par séparation, de sorte que la parole [qui demeure] en nous s’en trouve diminuée lorsque nous la transmettons ; et tout comme nous le voyons également se produire dans le cas d’un feu, qui ne s’affaiblit pas lorsqu’il en a allumé [un autre], mais reste le même ;… La Parole de Sagesse, qui est Lui-même l’ , ce Dieu engendré par le Père de toutes choses, et la Parole, et la Sagesse, et la Puissance, et la Gloire de Celui qui engendre, rendra témoignage en ma faveur… » Dialogue avec Tryphon, chap. 61. Voir également les chapitres 55, 56, 59, 62 à 64, 66, 74 à 78.

Théophile, évêque d’Antioche (168-181/188 apr. J.-C.) : « Car l’Écriture divine elle-même nous enseigne qu’Adam a dit avoir entendu la voix. Mais qu’est-ce que cette voix, sinon le Verbe de Dieu, qui est aussi Son Fils ? » Lettre à Autolycus, livre 2, chap. 22, p. 103

Irénée de Lyon (182-188 apr. J.-C.)

« Mais qu’Il [Jésus] est Lui-même, à part entière, au-delà de tous les hommes qui aient jamais vécu, Dieu, Seigneur et Roi éternel, et le Verbe incarné, proclamé par tous les prophètes, les apôtres et par l’Esprit Lui-même, cela peut être vu par tous ceux qui ont accédé ne serait-ce qu’à une petite part de la vérité. » (Irénée, Contre les hérésies, livre 3, chap. 19.2, p. 449).

« Sachez que tout homme est soit vide, soit comblé. Car s’il n’a pas le Saint-Esprit, il n’a aucune connaissance du Créateur ; il n’a pas reçu Jésus-Christ, qui est la vie ; il ne connaît pas le Père qui est aux cieux ;… » (Irénée, fragment 26, p. 572)

« Elle [l’Église] croit également à ces points [de doctrine] comme si elle n’avait qu’une seule âme… Car les Églises qui ont été fondées en Allemagne ne croient ni ne transmettent rien de différent, pas plus que celles d’Espagne, ni celles de Gaule, ni celles d’Orient, ni celles d’Égypte, ni celles de Libye, ni… » Irénée, Contre les hérésies, livre 1, chap. 10.2, p. 331

Tertullien (vers 213 apr. J.-C.) (latin) « Le Verbe, donc, est à la fois toujours dans le Père, comme Il le dit : “Je suis dans le Père” ; et Il est toujours avec Dieu, selon ce qui est écrit : “Et le Verbe était avec Dieu” ; et Il n’est jamais séparé du Père, ni autre que le Père, puisque “Moi et le Père, nous sommes un.” » Contre Praxéas, chapitre 8, p. 603.

Hippolyte (225-235/6 apr. J.-C.), après avoir cité un extrait de Jean 1, 1 : « Si donc le Verbe était avec Dieu et était aussi Dieu, qu’en résulte-t-il ? Dirait-on qu’il parle de deux Dieux ? Je ne parlerai certes pas de deux Dieux, mais d’un seul ; de deux Personnes cependant, et d’une troisième économie (disposition), à savoir la grâce du Saint-Esprit. Car le Père est certes Un, mais il y a deux Personnes, puisque le Fils existe également ; et puis il y a la troisième, le Saint-Esprit. Le Père décrète, le Verbe exécute et le Fils se manifeste, par qui l’on croit au Père. L’économie de l’harmonie se ramène à un seul Dieu ; car Dieu est Un. C’est le Père qui commande, le Fils qui obéit et le Saint-Esprit qui donne la compréhension ; le Père est au-dessus de tout, le Fils est en tout et le Saint-Esprit est en chacun. Et nous ne pouvons concevoir un seul Dieu autrement qu’en croyant véritablement au Père, au Fils et au Saint-Esprit. » Contre l’hérésie de Noète, chapitre 14, p. 228

Q : Dans Jn 1, 1, est-il vrai que la doctrine selon laquelle Jésus était Dieu sous une forme humaine n’a été définitive qu’après l’an 300 de notre ère ?

R : Non. Karen Armstrong l’a catégoriquement affirmé dans *Une histoire de Dieu*, p. 81, et il est étonnant de voir ce que certains ouvrages imprimés peuvent se permettre d’affirmer. Aucun chrétien orthodoxe ni aucun arien n’a jamais affirmé que Jésus n’était pas Dieu, bien que les ariens aient soutenu que Jésus était d’une substance différente et qu’il était Dieu d’une manière différente et inférieure. Avant l’an 300 après J.-C., les cinq auteurs de l’Église primitive cités dans la question précédente ne pensaient certainement pas que la doctrine selon laquelle Jésus était Dieu sous une forme humaine avait besoin d’être finalisée. Ignace, qui était un disciple de l’apôtre Jean, aimait à dire que « Jésus est Dieu ». L’apôtre Thomas n’a eu besoin d’aucun concile lorsqu’il s’est exclamé à l’adresse de Jésus, dans Jean 20, 28 : « Mon Seigneur et mon Dieu ! »

S’il est vrai que les gnostiques étaient des hérétiques qui avaient une conception très étrange de Dieu, ils n’ont jamais été reconnus comme chrétiens par les chrétiens orthodoxes. Quoi qu’il en soit, même eux acceptaient que Jésus fût Dieu, bien que dans un sens très différent et étrange.

Les ariens constituaient un autre groupe hérétique condamné lors du concile de Nicée en 325 après J.-C. Ils avaient une opinion « méprisante » de Jésus, croyant qu’il y avait eu un temps où il n’existait pas, et que Jésus était d’une substance différente de celle du Père. Cependant, même eux reconnaissaient que Jésus était Dieu ; c’est simplement qu’ils croyaient à tort que Jésus n’était pas de la même nature que le Père.

Je suppose qu’un des inconvénients des credos est que certains peuvent mal interpréter leur raison d’être. La controverse de Nicée concernant l’arianisme ne portait pas sur la question de savoir si Jésus était Dieu ou non, mais sur la manière dont Jésus était Dieu.

Q : Dans Jean 1, 1, comment la Parole pouvait-elle être à la fois Dieu et avec Dieu ?

R : De la même manière que le Fils pouvait être à la fois Dieu et avoir un Dieu dans Hébreux 1, 8-9. Outre sa référence aux faux dieux, le mot « Dieu » revêt au moins quatre significations en ce qui concerne le vrai Dieu. « Dieu » peut désigner uniquement le Père, uniquement le Fils, uniquement l’Esprit, ou les trois en Trinité.

Voici ce qu’a déclaré Hippolyte (225-235/6 apr. J.-C.), auteur de l’Église primitive, dans son ouvrage Contre l’hérésie de Noète, chapitre 14, p. 228 : « Si donc le Verbe était avec Dieu et était également Dieu, qu’en résulte-t-il ? Je ne parlerai certes pas de deux Dieux, mais d’un seul ; de deux Personnes cependant, et d’une troisième économie (disposition), à savoir la grâce du Saint-Esprit. Car le Père est certes Un, mais il y a deux Personnes, puisqu’il y a aussi le Fils ; et puis il y a la troisième, le Saint-Esprit. »

Q : Dans Jn 1, 1, comment Dieu a-t-il pu s’incarner en homme ?

R : D’une part, la réponse est simple : Dieu Tout-Puissant peut se manifester comme Il le souhaite. D’autre part, il s’agit d’un miracle profond. Méliton de Sardes (170-180 apr. J.-C.) a médité sur le mystère de l’incarnation dans son Discours sur la Croix (vol. 8), p. 756 « C’est pour ces raisons qu’Il est venu vers nous ; c’est pour ces raisons que, bien qu’Il fût incorporel, Il s’est façonné un corps à notre image, apparaissant sous la forme d’un agneau, tout en restant le Berger ; étant considéré comme un serviteur, sans pour autant renoncer à Sa filiation ; étant porté [dans le sein] de Marie, tout en revêtant [la nature de] Son Père ; foulant la terre, tout en remplissant le ciel ; se présentant sous la forme d’un nourrisson, sans pour autant renoncer à l’éternité de Sa nature ; revêtu d’un corps, sans pour autant limiter la simplicité immaculée de Sa Divinité ; considéré comme pauvre, sans pour autant être dépouillé de Ses richesses ; ayant besoin de nourriture en tant qu’homme, sans pour autant cesser de nourrir le monde entier en tant que Dieu ; revêtant la ressemblance d’un serviteur, sans pour autant altérer la ressemblance de Son Père. »

Justin le Martyr, dans son *Dialogue avec Tryphon le Juif*, chapitre 61, p. 227, a donné l’analogie du feu qui s’allume à partir d’un autre feu. Le feu d’origine n’en est en aucune façon diminué.

(Veuillez noter que les citations de l’Église primitive figurant sur ce site Web proviennent toutes des Pères anténicéens et des Pères postnicéens I et II.)

Q : Dans Jn 1, 1, j’ai du mal à comprendre la nature théanthropique du Christ. Jésus était-il mentalement pleinement mûr, connaissant toutes choses dès son plus jeune âge ? Même s’il est devenu homme, conservait-il l’esprit infini de Dieu ? Luc 2, 52 dit : « Et Jésus grandissait en sagesse, en stature et en grâce devant Dieu et devant les hommes. » Si Jésus n’a pas changé ce qu’Il était lorsqu’Il s’est incarné, alors pourquoi a-t-Il grandi en connaissance, en sagesse et en grâce auprès de Dieu, alors qu’Il était déjà le Dieu infini ?

R : De nombreux aspects de Dieu peuvent être plus facilement compris par comparaison avec une analogie tirée de la nature. Cependant, le mystère de l’incarnation n’a d’analogie avec rien dans la nature.

Bien que nous ne puissions pas tout savoir sur l’incarnation, nous pouvons apprendre ce que les Écritures ont révélé à ce sujet. Ainsi, pour résumer, il y a cinq points essentiels à retenir.

1. Jésus est Dieu à 100 %. Il était Dieu à 100 % avant sa naissance, sur terre, et aujourd’hui au ciel. (Jean 1:1 ; 20:28 ; Colossiens 1:5-20 ; Hébreux 1:6, 8, 9)

(Bien sûr, le ciel n’était pas vide lorsque Jésus est venu sur terre. Cependant, je n’en fais pas un point à part entière, car cette indissociabilité de Dieu, tout comme la distinction entre le Père, le Fils et l’Esprit, relève de la Trinité et non de l’Incarnation.)

2. Jésus était à 100 % homme dès le moment où il était dans le sein maternel. Il était comme nous en tout point, sauf qu’il était sans péché. (Hébreux 2, 14-18 ; 4, 15 ; 5, 1-2)

3. Jésus n’était qu’une seule personne. (Il n’y avait pas deux êtres distincts, un Dieu-Jésus et un homme-Jésus, comme le suggère le nestorianisme extrême.)

4. Jésus possédait deux natures distinctes. (L’humanité de Jésus n’était pas subsumée par sa divinité. Lorsqu’il est dit que Jésus a souffert, c’est qu’il a réellement souffert. Lorsqu’il est dit que Jésus a été tenté, c’est qu’il a réellement été tenté. Ces vérités sont niées par les courants les plus extrêmes de l’erreur monophysite.)
Mais même si vous comprenez ces quatre points, il manque encore un élément, que vous devez saisir pour pouvoir les relier entre eux.
5. La majeure partie de la gloire de Jésus était voilée. Jésus s’est volontairement dépouillé d’une grande partie de ses attributs divins, conformément à Philippiens 2, 6-7. C’est pourquoi Jésus a spécifiquement prié le Père de lui rendre la gloire qu’il avait avant la création du monde, comme le rapporte Jean 17, 5. Ainsi, pour répondre à la première partie de votre question, sur terre, Jésus a grandi en sagesse, en stature et en grâce, n’étant pas seulement le nourrisson parfait, mais ensuite le petit garçon parfait, puis le jeune garçon parfait, et enfin l’homme parfait. Jésus a appris l’obéissance, a souffert et est mort, ce qu’Il n’aurait pu faire que s’Il avait volontairement et temporairement renoncé à une partie de Sa puissance.

Q : Dans Jean 1:1, comment savons-nous par ailleurs que Jésus est Dieu ?

R : L’ouvrage « 1001 questions bibliques répondues », p. 27, indique que cela est prouvé par sept points.

1. Tous les noms de Dieu mentionnés dans l’Ancien Testament se fondent en Jésus-Christ.

2. Jésus a reçu l’adoration des hommes. Soit il avait tort de le faire, soit il avait raison de le faire.

3. Jésus a pardonné les péchés commis contre Dieu.

4. Jésus a manifesté la puissance de Dieu.

5. Jésus a fait preuve d’omniscience (même s’il ne disposait peut-être pas de cette faculté sur terre avant sa résurrection).

6. Jésus a affirmé son omniprésence.

7. Le Nouveau Testament affirme que Jésus est Dieu et qu’il doit être honoré au même titre que le Père.

Pour en savoir plus sur Jean 1, 1 et la Trinité, consultez l’ouvrage *Hard Sayings of the Bible*, p. 490-492.

Q : Dans Jean 1, 1, ce concept de « Verbe éternel » a-t-il été emprunté à la philosophie grecque ?

R : Non, rien ne permet de l’affirmer. Le philosophe grec Platon a effectivement écrit au sujet d’un « logos » éternel avant l’Évangile de Jean, et Héraclite d’Éphèse (vers 500 av. J.-C.) utilisait le terme « logos » pour désigner un principe rationnel. Philon le Juif employait également le terme « logos ». Cependant, rien ne prouve que Jean se soit inspiré de ces sources.

Plutôt que de supposer que Jean s’est inspiré de la philosophie grecque, même une personne laïque pourrait faire valoir que le concept d’une Parole puissante et vivante a été emprunté à la pensée de l’Ancien Testament, comme en Genèse 1,1 en hébreu.

L’Ancien Testament n’a pas été emprunté à la pensée grecque, puisque Moïse et les Israélites ont précédé toute la littérature grecque écrite dont nous avons connaissance. Théophile d’ t d’Antioche, dans ses écrits (168-181/188 apr. J.-C.), fut le premier à le souligner dans sa Lettre à Autolycos, livre 3, chapitre 30, p. 121

Le Wycliffe Bible Dictionary, p. 441, indique que les manuscrits de la mer Morte montrent que l’Évangile selon Jean, loin d’être un document hellénistique du IIe siècle, « s’avère plus clairement que jamais être un produit de la Palestine du Ier siècle, en raison de ses nombreux parallèles avec les textes de Qumrân ».

Q : Dans Jn 1, 1, y a-t-il eu un temps où Jésus n’existait pas encore ?

R : Non. Les hérétiques ariens pensaient cela, mais les chrétiens orthodoxes affirmaient plus ou moins à l’unanimité que Jésus avait été engendré par le Père avant le commencement des temps. Une exception à cette règle fut l’écrivain de l’Église primitive Justin le Martyr (vers 138-165 apr. J.-C.). Cependant, même si les Témoins de Jéhovah invoquent Justin le Martyr pour tenter d’étayer leurs croyances, leur argumentation est trompeuse. Dans son *Dialogue avec Tryphon*, Justin consacre treize chapitres (55-56, 59, 61-64, 66, 74-78) à prouver que Jésus est Dieu.

La Bible n’apporte pas de réponse définitive à de nombreuses questions concernant ce qu’il en était avant le commencement des temps. Même si c’était le cas, comprendrions-nous ces réponses ? Tite 1:2 indique que Dieu a promis la vie éternelle « avant le commencement des temps ». Toutes choses ont été créées par le Christ (Colossiens 1:16 ; Jean 1:3). Si « toutes choses » inclut le temps (hypothèse que nous posons ici), alors Jésus existait avant que le temps n’existe.

Voir *1001 questions bibliques répondues*, p. 27-28, pour en savoir plus sur le fait qu’il n’y a pas eu de temps avant l’existence de Jésus.

Q : Dans Jean 1:1, Jésus préexistait-il simplement dans la prescience de Dieu, comme l’enseigne « The Way International » ?

R : Non. Nous étions tous connus d’avance par Dieu, mais Jésus se distinguait de nous en ce qu’Il préexistait au Ciel avant même que le temps n’ait commencé.

Q : Dans Jean 1, 1, puisque la Parole (Logos) est Dieu, cela signifie-t-il que Dieu est impersonnel, comme l’enseignait Mary Baker Eddy, fondatrice de la secte de la Science chrétienne, dans *Science et Santé avec la Clef des Écritures*, p. 117 ?

R : Non. Ce n’est pas parce que Dieu possède certaines caractéristiques que nous n’avons pas (l’infinité, l’invisibilité, la trinité, etc.) qu’Il ne peut pas également posséder certaines caractéristiques que nous avons nous aussi, bien que souvent à un degré moindre (la capacité d’aimer, l’intelligence, la volonté, les émotions, etc.). Ainsi, ce n’est pas parce que la Parole est Dieu qu’il faut nier les nombreux versets bibliques qui montrent que Dieu a une personnalité.

Quels versets bibliques montrent donc que Dieu possède une personnalité ? La personnalité comprend l’esprit, la volonté et les émotions. Si un ordinateur peut stocker des connaissances sans posséder de personnalité, il n’éprouve ni amour, ni colère, ni aucune autre émotion, et il n’a pas de volonté.

Lorsque nous crions « Abba » ou « Papa » dans Galates 4:6, Marc 14:36 et Romains 8:15, loué soit Dieu, nous nous adressons à un être personnel.

Q : Dans Jean 1:2, si toutes choses ont été créées par la Parole, cela inclut-il le temps, l’espace, la science, les lois naturelles et les mathématiques ?

R : Probablement, bien que ce verset n’ait pas été écrit pour le prouver. Cependant, une vérité logique, telle que « a = a », et une contradiction logique, telle que « a n’est pas égal à a », ne sont pas des choses, et ce verset ne parle pas de celles-ci.

Q : Dans Jean 1, 4, en quoi Jésus est-il la vie des hommes ?

R : Jésus est la vie des hommes d’au moins trois manières.

Physiquement, toutes choses sont maintenues par Jésus, selon Colossiens 1, 17.

Sur le plan éternel, c’est uniquement par Jésus que nous sommes sauvés, comme le montre Actes 4, 12.

La vie en Christ aujourd’hui : Jésus donne un sens, de la joie et la plénitude à la vie des chrétiens sur terre aujourd’hui.

Q : Dans Jean 1, 4, Jésus a-t-il accompli sa mission avant même d’être crucifié, comme l’affirme Jamal Badawi dans le tableau 3 de sa série de cassettes n° 9 ?

R : Non. Jean 1, 4 a en effet été écrit avant le récit de la crucifixion de Jésus. Cependant, tout le monde devrait voir que Badawi cherche ici à susciter des objections : Jean 1, 4 a même été écrit avant le récit de la naissance de Jésus.

Q : Dans Jean 1, 6 et 19, le Jean mentionné ici est-il l’auteur de ce livre ?

R : Non. Le Jean mentionné ici est Jean-Baptiste, tandis que l’auteur est l’apôtre Jean, frère de Jacques.

Q : Dans Jean 1, 8, y avait-il, après la crucifixion, des personnes qui pensaient que Jean-Baptiste était le Messie, comme l’indique le « Guide de la Bible » d’Asimov, p. 965 ?

R : Il n’existe aucune preuve directe à cet égard. Cependant, il existait un groupe, connu par la suite sous le nom de mandéens, qui croyait en cela. Les mandéens vivaient dans les marais du sud de l’Irak, mais on ignore quand et où ils sont apparus.

Q : Dans Jean 1, 9, en quoi Jésus est-il la vraie lumière qui éclaire tout homme ?

R : D’au moins deux manières.

Pour tous : la vérité et l’offre de l’Évangile de Jésus-Christ sont proclamées à tous. Jésus est la seule vraie lumière. Certains choisissent de vivre en enfants de la lumière, désireux de savoir ce qui plaît au Seigneur (Éphésiens 5, 8-10), tandis que d’autres ne le font pas.

Pour les croyants : Jésus est la lumière de notre vie. Il nous donne la joie, la satisfaction, un sens et un but qui donnent toute leur valeur à notre existence.

Q : Dans Jean 1:13, n’est-ce pas notre volonté qui nous fait naître de nouveau ?

R : C’est la grâce de Dieu. Dieu est très miséricordieux, plein de grâce et juste. Cependant, ces faits ne doivent pas nous faire oublier que la prérogative de notre nouvelle naissance appartient à Dieu, et non à nous.

Q : Dans Jean 1, 14, comment Dieu Tout-Puissant, qui possède la vie éternelle, a-t-il pu devenir un homme mortel qui est mort ?

R : Puisque le Dieu trinitaire est tout-puissant, Dieu peut faire en sorte qu’une personne distincte issue de Lui-même devienne un homme mortel. Lorsque Jésus était sur terre, cela ne signifie pas que le Ciel était vide. Lorsque Jésus est mort sur la croix, cela ne signifie pas que le Père ou le Saint-Esprit soient jamais morts.

Q : Dans Jean 1, 14, comment ont-ils pu voir la gloire de Jésus, puisque Jésus s’est dépouillé de lui-même dans Philippiens 2, 6-7 ?

R : La gloire de Jésus n’est pas un état binaire. De plus, Philippiens 2, 6-7 dit que Jésus s’est dépouillé de lui-même, mais ne mentionne pas la gloire en tant que telle. Philippiens 2, 9 dit que Dieu a élevé Jésus à la place la plus haute, ce qui implique une position exaltée, « glorifiée », de Jésus, mais pas de changement interne.

Q : Dans Jean 1, 14, comment la nature de Dieu a-t-elle pu être mêlée, synthétisée ou placée aux côtés de la nature humaine de Jésus ?

R : De nombreuses hérésies ont apporté une réponse erronée à cette question. Le Christ n’était pas un Dieu qui ne faisait que paraître comme un homme (docètes), un homme et un Dieu de nom seulement au lieu d’être le Dieu Tout-Puissant (ébionites), un fantôme (gnostiques), un homme sur lequel le Christ s’était installé (Paul de Samosate), séparé/divisé (nestoriens), ni confondu (monophysites). Il n’existe probablement aucune analogie tirée de la vie terrestre qui soit réellement suffisante pour illustrer la nature divine et la nature humaine de Jésus-Christ. Voici deux erreurs.

Le nestorianisme (les deux volontés) : Nestorius enseignait que Jésus avait deux volontés distinctes : une volonté divine et une volonté humaine. Alors que Nestorius se trompait simplement, certains de ses disciples ultérieurs sont allés encore plus loin. C’est presque comme si, dans le jardin de Gethsémani, la volonté humaine et la volonté divine de Jésus s’étaient affrontées, et que la volonté divine l’avait emporté. Les quelque 200 évêques réunis au concile d’Éphèse ont condamné le nestorianisme en 431 après J.-C.

Le monophysisme (une seule nature) : À l’opposé du nestorianisme, le monophysisme affirmait que les deux natures étaient fusionnées, comme si une goutte de miel représentant la volonté humaine tombait dans l’océan de la volonté divine. Le monophysisme peut conduire à des scénarios déplaisants. À l’extrême, Jésus aurait mené une vie paisible, et toutes ses luttes — contre la tentation pendant les quarante jours, au jardin de Gethsémani et sur la croix — n’auraient été qu’une simple mise en scène. Le monophysisme a été condamné par e 250 à 350 évêques lors du concile de Chalcédoine en 451 après J.-C. À l’époque moderne, l’Église catholique et l’Église copte (monophysite) ont renoué leurs relations.

La position chrétienne orthodoxe (courante) : À l’issue de ces deux conciles traumatisants, la position définitive fut la suivante : « Jésus-Christ, le Logos de Dieu fait homme, est une seule personne en deux natures, qui existent en cette seule Personne sans confusion, sans changement, sans division et sans séparation. »

La Bible fournit les indices suivants concernant les natures humaine et divine de Jésus.

a. Elle souligne que Jésus était le Fils de l’homme : Luc 5, 24 ; 6, 5 ; 6, 22 ; 8, 31 ; 22, 22, 69 ; Jean 12, 34 ; Apocalypse 1, 13

b. Ascendance : Luc 1, 32 ; Romains 1, 3 ; 9, 5 ; 2 Timothée 2, 8 ; Hébreux 7, 14 ; Matthieu 1, 1.

c. Corps physique : Luc 24, 39 ; Jean 4, 2 ; Hébreux 10, 5, 10 ; 1 Jean 1, 1 ; 1 Timothée 3, 16 ; 2 Jean 7.

d. Un homme (doté d’humanité) durant son séjour sur terre : Actes 2, 22-23 ; Philippiens 2, 7-8 ; Hébreux 2, 14.

e. Toujours homme au ciel : 1 Timothée 2, 5 ; sous-entendu dans Hébreux 13, 8.

f. Notre frère : Marc 3, 35 ; Luc 8, 21 ; Hébreux 2, 11, 12, 17

g. A souffert comme les hommes : Hébreux 2, 9, 18 ; 5, 8 ; Romains 8, 17 ; 1 Pierre 1, 11 ; 4, 13 ; 5, 1.

h. Tenté comme nous : Hébreux 2, 18 ; 4, 15 ; Matthieu 4, 1-10 ; Marc 1, 13 ; Luc 4, 1-12.

i. Jésus était un homme à tous égards, sauf qu’il était sans péché : Hébreux 2:17.

Q : Dans Jean 1:14, lorsque Jésus est venu sur terre, a-t-il perdu sa divinité, comme l’affirmait Herbert W. Armstrong ?

R : Non. Jésus s’est dépouillé de lui-même (Philippiens 2:7) et a temporairement renoncé à une grande partie de sa gloire (Jean 17:5), mais Jésus était toujours adoré sur terre avant sa crucifixion en tant que Dieu par les mages (Matthieu 2:11-12), les disciples (Matthieu 14:33) et l’aveugle (Jean 9:38). Jésus s’est désigné par le Nom très saint de Dieu dans Jean 8:58.

Q : Dans Jean 1, 15, comment Jésus se situait-il par rapport à son aîné, Jean-Baptiste ?

R : Alors que Jean-Baptiste est né quelques mois avant Jésus, Jésus existait au Ciel depuis le commencement. Jésus était également antérieur à Jean-Baptiste en honneur, puisque Jésus est Dieu le Fils.

Q : Dans Jean 1:17, est-ce Moïse qui a donné la Loi, ou est-ce Dieu qui l’a donnée ?

R : Les deux. Dieu a donné la Loi à Moïse pour qu’il la transmette au peuple, et c’est ce que Moïse a fait. Dieu en est l’auteur, et Moïse était le « facteur » chargé de livrer la lettre.

Q : Dans Jean 1, 18, puisque nul n’a jamais vu Dieu, comment Jésus pourrait-il être Dieu, alors que les gens ont vu Jésus ?

R : Lorsque Jésus est venu sur terre, comme le dit Philippiens 2, 7, il s’est dépouillé d’une grande partie de sa gloire. Dans Jean 17, 5, Jésus a prié pour que le Père lui rende cette gloire.

Lorsque Moïse était avec Dieu, il se couvrait le visage d’un voile, comme le rapportent Exode 34, 33-35 et 2 Corinthiens 3, 13-16. Les gens voyaient toujours Moïse, mais pas la gloire qui resplendissait sur son visage après qu’il eut été avec Dieu. C’est là une préfiguration de la venue de Jésus sur terre en tant que Dieu sous une forme voilée.

Voir *Hard Sayings of the Bible*, p. 492-493, et *When Critics Ask*, p. 403-404, pour une réponse complémentaire.

Q : Dans Jean 1, 18, puisque nul n’a jamais vu Dieu, comment Jésus a-t-il pu voir Dieu ?

R : Jésus n’était pas un être humain avant d’avoir été conçu par Marie ; Jésus existait depuis toute éternité. Ainsi, curieusement, Jean-Baptiste était de quelques mois plus âgé que la nature humaine de Jésus, mais Jésus lui-même était bien plus âgé que Jean-Baptiste.

Q : Dans Jn 1, 18, Jésus est-il le Fils unique de Dieu, ou pouvons-nous être nous aussi des fils de Dieu, comme le dit Jn 1, 12 ?

R : Nous pouvons être fils de Dieu, mais Jésus est le Fils unique de Dieu. La Bible utilise deux métaphores à notre sujet : nous sommes adoptés dans la famille de Dieu, et nous naissons de nouveau dans la famille de Dieu. Jésus n’a été ni adopté ni né de nouveau. Jésus était Dieu le Fils depuis toute éternité, et Jésus s’est incarné en homme sans père biologique.

Q : Dans Jean 1, 21, pourquoi Jean-Baptiste a-t-il déclaré qu’il n’était pas Élie, alors que Jésus avait affirmé qu’il l’était dans Matthieu 11, 14 ?

R : Quatre points sont à prendre en compte dans la réponse.

1. Malachie 4:5 dit qu’Élie viendrait avant le jour grand et redoutable du Seigneur. C’est Élie lui-même (et non Jean-Baptiste) qui est apparu lors de la Transfiguration et qui est très certainement l’un des deux témoins mentionnés dans Apocalypse 11:1-12.

2. Si Jean avait simplement dit qu’il était Élie, ils auraient interprété cela comme signifiant qu’il était littéralement la même personne qu’Élie, et Jean aurait alors tenu des propos erronés.

3. Jean aurait pu expliquer qu’il n’était pas littéralement Élie, mais qu’il était venu avec le rôle et la mission d’Élie, comme Jésus l’avait laissé entendre dans Matthieu 11, 14.

4. Cependant, bien que Jean sût qu’il était le précurseur du Messie, il se peut qu’il n’ait pas lui-même su qu’il incarnait l’accomplissement de l’Élie qui devait venir. Ainsi, Jean s’est peut-être contenté de s’exprimer en se basant uniquement sur ce qu’il savait.

Q : Dans Jean 1:21, Jean-Baptiste a-t-il eu tort de dire qu’il n’était pas Élie, comme l’enseigne l’hérétique le révérend Moon dans le Principe divin (cinquième édition, 1977) ?

R : Voici tout d’abord ce que dit le révérend Moon, qui prétend être le Christ revenu, puis la réponse.

« Principe divin » du révérend Moon, p. 161 : « … Jean-Baptiste, qui avait offensé Jésus. En quoi Jean-Baptiste l’avait-il offensé ? Jean n’a pas rempli sa mission qui consistait à servir Jésus et à s’occuper de lui. »

Réfutation : 1. Si Jean a failli à son enseignement, alors pourquoi, dans Matthieu 21, 32, Jésus a-t-il dit que le peuple devait croire Jean-Baptiste ?

2. Jean 10, 41-42 montre que le témoignage de Jean a conduit beaucoup de gens à croire en Jésus. Il convient de faire preuve de prudence avant de condamner un martyr mort pour Dieu en l’accusant d’avoir échoué et d’avoir offensé Dieu. Lorsque Jésus dit que le plus petit dans le royaume des cieux est plus grand que [Jean-Baptiste], il fait référence au fait qu’il n’avait pas encore ouvert la voie vers le ciel, et que Jean-Baptiste était en réalité le dernier prophète de l’ancienne alliance.

3. Si Jean-Baptiste était réellement la réincarnation d’Élie, alors, de tous les hommes, c’est bien lui qui l’aurait su. Or, Jean-Baptiste avait raison de dire qu’il n’était pas Élie revenu d’entre les morts.

4. Jean a bel et bien prêché dans l’esprit et la puissance d’Élie, mais Jésus n’a jamais dit que Jean et Élie étaient une seule et même personne.

Jean-Baptiste était grand aux yeux du Seigneur, comme l’indique Luc 1, 15, et le Seigneur connaît l’avenir.

Q : Dans Jean 1, 29, pourquoi Dieu a-t-il exigé un sacrifice pour pardonner nos péchés, alors que nous devrions pardonner aux autres sans exiger davantage que la repentance ?

R : Nous pardonnons à nos frères sans exiger davantage que la repentance, car un péché commis contre nous est d’une nature différente d’un péché commis contre Dieu.

Q : Dans Jean 1, 31 et 33, comment se fait-il que Jean n’ait pas reconnu Jésus, alors que leurs mères étaient cousines ?

R : Le mot grec utilisé ici, oida, signifie « pleine connaissance ». Jean disait qu’il ne Le connaîtrait pas naturellement. Jean a immédiatement ajouté qu’il Le connaissait parce que Dieu le lui avait révélé.

L’ouvrage *When Critics Ask*, p. 404-405, souligne que Jean connaissait Jésus de réputation, et peut-être même personnellement, mais que ce n’est que par le Saint-Esprit qu’il a reconnu Jésus par une manifestation divine.

Q : Dans Jn 1, 32-33, comment le Saint-Esprit a-t-il pu avoir une présence localisée et descendre sur Jésus sous la forme d’une colombe ?

R : Le fait que le Saint-Esprit ait, pendant un certain temps, une présence localisée particulière ne l’empêche pas, d’une manière générale, d’être partout ailleurs où Il le souhaite. Pour prendre une analogie très simplifiée, il existait une série télévisée de science-fiction intitulée « Doctor Who ». Lorsqu’un personnage a eu un accident avec une machine à voyager dans le temps, il s’est retrouvé présent simultanément à trois époques différentes. Puisque nous pouvons concevoir cela, pourquoi Dieu ne pourrait-Il pas avoir plusieurs présences localisées, voire un nombre infini de présences localisées ?

Voir également la discussion sur Habacuc 3, 3.

Q : Dans Jean 1, 38-39, pourquoi Jésus ne s’est-il pas plaint lorsqu’on l’appelait « Rabbi » (Maître), alors qu’il avait dit dans Matthieu 23, 7-8 : « Que personne ne vous appelle maître » ?

R : Jésus, en tant que Dieu le Fils, possède une autorité et un honneur que nous n’avons pas. Nous ne devrions pas non plus appeler quiconque d’autre notre Dieu, notre Sauveur ou notre Seigneur, et il est légitime d’appeler Jésus par tous ces noms.

Q : Dans Jean 1, 39, à quelle heure correspondait la dixième heure ?

R : Dans leur culture, la journée commençait au lever du soleil, vers 6 h du matin. La dixième heure se situait après 16 h.

Q : Dans Jean 1, 40, les disciples ont-ils recherché un « Jésus plus digne » chez Jean, contrairement à Jésus qui a recherché et choisi les disciples dans les trois autres évangiles, comme le suggère le Guide sceptique de la Bible d’Asimov, p. 968-969 ?

R : Non. Parmi les douze disciples, Jean 1, 35-42 ne mentionne que deux disciples qui ont quitté Jean pour suivre Jésus. Mais il mentionne ensuite que Jésus est allé chercher Philippe, et que Philippe a amené Nathanaël.

Q : Dans Jn 1, 42, Jésus a-t-il appelé Simon « Céphas / Pierre » pour la première fois à cet endroit, ou plus tard au cours de son ministère à Capharnaüm, comme dans Mt 16, 18 ?

R : Une explication simple est que Jésus l’a appelé Pierre ici, mais qu’il lui a révélé la signification de ce nom dans Matthieu 16, 18.

Q : Dans Jn 1, 51, quand Nathanaël verra-t-il les anges monter et descendre sur Jésus ?

R : S’il est possible que Nathanaël ait fait un rêve, il est plus probable qu’il verra cela au ciel. L’image utilisée ici par Jésus rappelle l’échelle de Jacob dans Genèse 28, 11-13.

Cependant, pourquoi Nathanaël serait-il resté assis immobile sous un figuier ? Le « Believer’s Bible Commentary », p. 1472, indique qu’il est probable que Nathanaël étudiait la Parole de Dieu ou méditait sur la vision de Jacob concernant l’échelle (ou l’escalier).

Q : Dans Jean 1, 51, pourquoi Jésus se désigne-t-il si souvent comme le Fils de l’Homme ?

R : Probablement pour les raisons suivantes

1. Pour souligner son humanité commune

2. Les gens pouvaient s’accorder sur ce point, qu’ils le reconnaissent ou non comme le Fils de Dieu.

3. Jésus ne s’était pas encore révélé comme le Fils unique de Dieu.

Q : Dans Jean 2, 1, à quoi ressemblaient ces jarres ?

R : Bien qu’il y ait un certain désaccord quant à l’emplacement de l’ancienne Cana, des tessons de poterie datant du Ier siècle après J.-C. ont été découverts à deux endroits : l’actuelle Cana, située entre Nazareth et Capharnaüm, et un deuxième site situé à plusieurs miles au nord. Ces tessons indiquent que les récipients mesuraient environ 12 à 16 pouces de diamètre. Voir l’article de l’Associated Press intitulé « Des experts affirment avoir peut-être découvert la Cana biblique », paru dans le St. Louis Post Dispatch du 22 décembre 2004.

Q : Dans Jean 2, 3-10, je constate à chaque fois que Jésus n’agit jamais sans but ni au hasard. Pourquoi le premier miracle rapporté consiste-t-il à transformer l’eau en vin lors d’un mariage ? Cela pourrait-il avoir un rapport avec le vin = Son sang, la purification rituelle ou une nouvelle alliance matrimoniale avec tous ceux qui croient en Lui ? Ce sont là des questions sur lesquelles j’ai longuement réfléchi et je me demande à quel point je suis à côté de la plaque ; je ne veux pas aller au-delà des Écritures, comme c’est si courant de nos jours.

R : Vous posez une question intéressante. Si la transformation de l’eau en vin par Jésus avait été un miracle symbolisant Son sang, Sa mort sur la croix ou la purification rituelle, personne à cette époque, après Sa mort, ni même dans les premiers écrits de l’Église n’aurait saisi ce message. Je pense plutôt que ce miracle a été accompli en raison des circonstances, mais qu’il nous permet d’apprécier plus profondément le caractère de Dieu et d’en tirer une leçon pour nous-mêmes.

Il y avait un simple besoin humain : le vin du banquet venait à manquer. Lorsque Marie a demandé à Jésus d’y remédier par un acte surnaturel, la réponse initiale de Jésus a été : « Mon heure n’est pas encore venue. » En d’autres termes, ce n’était pas un moment de son ministère où il devait agir ainsi pour démontrer quelque chose. Cependant, il y avait un besoin, et on lui a demandé de le faire ; il s’est donc écarté de ce qu’il avait initialement prévu et a agi en conséquence. De même, lorsque la femme atteinte d’une perte de sang a touché le vêtement de Jésus, cela ne figurait pas sur sa « liste de choses à faire » pour ce jour-là.

Souvent, Dieu vient à notre rencontre là où nous en sommes. Pour prendre un exemple triste, Dieu a demandé à Ésaïe de dire au roi Ézéchias de mettre ses affaires en ordre, car Ézéchias allait mourir. Le roi Ézéchias, qui était fidèle, en a été tellement affligé que Dieu a cédé et lui a accordé quinze années de vie supplémentaires. Cependant, au cours de ces quinze années, le roi Manassé, peut-être l’un des rois les plus méchants de Juda, est né. Ce n’est pas que Dieu ne le savait pas, ni qu’Il soit inconstant ou qu’Il ait changé d’avis. C’est plutôt que, bien souvent , la volonté de Dieu telle que nous la percevons change lorsque notre attitude change (pour le meilleur ou pour le pire). Lorsque Pharaon s’était emparé de Sara, la femme d’Abraham, Dieu lui annonça dans un rêve qu’il allait mourir, sans aucun « si », « et » ou « mais ». Mais lorsque Pharaon a déclaré avoir agi par ignorance, Dieu a répondu qu’Il le savait, et que c’était précisément pour cette raison qu’Il l’avait averti. Pharaon a rendu la femme d’Abraham à ce dernier, et il n’est pas mort. De même, Jonas a prophétisé que Ninive serait détruite dans quarante jours. Cependant, ses habitants se sont repentis et Ninive n’a pas été détruite.

Lorsque nous sommes accaparés par notre ministère, nos projets et notre vie, il arrive souvent que des personnes viennent nous voir avec des besoins qui sont importants, ou parfois sans importance, mais qu’elles considèrent comme tels. Nous pourrions y voir des distractions et des interruptions, mais nous devons nous aussi aller à la rencontre des gens là où ils en sont. Jouer au ballon, aller au cinéma ou passer un peu de temps à « s’amuser » avec quelqu’un peut ne pas nous sembler très important au regard de ce que nous considérons comme le plan de Dieu, et en effet, ce n’est peut-être pas le cas. Mais même ainsi, cela pourrait être la seule et unique chose que Dieu souhaite que vous fassiez en ce moment même, si vous voulez être au cœur de sa volonté.

Q : Dans Jean 2, 3-10, ce vin était-il alcoolisé ?

R : Ce n’était pas comme un alcool fort, mais le vin de cette époque était alcoolisé. Si vous laissez du jus de raisin reposer dans un bocal sans réfrigération pendant un an, il contiendra de l’alcool. Même le « vin nouveau » était alcoolisé dans Actes 2, 13. Cependant, comme le souligne l’ouvrage Difficulties in the Bible, p. 147-149, il n’est pas précisé que ce vin miraculeux était enivrant.

Le livre pour enfants *Le premier miracle de Jésus*, de Vivian Dede (Concordia, 1990), propose un excellent résumé de la leçon à tirer de ce miracle : « Lorsqu’on a besoin de quelque chose, qu’il s’agisse d’une nouvelle vie ou de vin, Jésus résout tous les problèmes en Son temps. »

Q : Dans Jean 2, 1-11, s’agissait-il du mariage de Jésus lui-même ? Et d’après Luc 8, 3-4, Jésus a-t-il épousé une ou plusieurs des femmes qui accompagnaient les disciples, comme le croient les mormons polygames et certaines autres sectes ?

R : Non. Tout d’abord, voici les femmes dont nous savons qu’elles accompagnaient Jésus et les disciples. Selon Luc 8, 3-4, les femmes qui voyageaient avec Jésus étaient Marie-Madeleine, Jeanne, épouse de Cuza, Susanne et d’autres. D’autres passages mentionnent Salomé (Marc 15, 40), Marie, mère de Jacques (Marc 15, 40 ; Luc 24, 10), et Marthe, la sœur de Marie-Madeleine.

Jean 2, 2 indique que Jésus avait été invité en tant qu’invité au mariage. Un marié n’est jamais invité à son propre mariage.

Rien ne permet d’affirmer que Jésus se soit jamais marié, qu’il ait eu des enfants, ou que des enfants soient nés sans nature pécheresse. Si aucun verset ne dit explicitement que Jésus ne s’est jamais marié, aucun ne dit non plus qu’il ne s’est jamais envolé vers Mars. Un argument par silence ne prouve pas plus l’une de ces affirmations que l’autre.

Voici tous les autres passages antérieurs à la résurrection concernant ces femmes :

Jeanne et Salomé ne sont mentionnées nulle part ailleurs.

Marthe (avec Marie) n’est mentionnée que dans trois passages antérieurs à la résurrection : un souper (Luc 10, 38-41), la guérison de leur frère Lazare (Jean 11, 1-45) et un deuxième souper avec Lazare (Jean 12, 1-8).

Comme il n’y a aucune autre mention, on ne pourrait guère trouver d’argument plus solide pour affirmer que Jésus a épousé Marie plutôt que sa sœur Marthe. Cependant, Jésus obéissait à la loi mosaïque, et le mariage d’un homme avec deux sœurs, alors que celles-ci étaient toutes deux en vie, était interdit dans Lévitique 18:18. Les mormons qui enseignent cela ne se rendent probablement pas compte qu’ils enseignent que Jésus aurait enfreint ici les lois matrimoniales de l’Ancien Testament.

Q : Dans Jean 2:4, pourquoi Jésus a-t-il dit que son heure n’était pas encore venue ?

R : Jésus disait à sa mère que le moment n’était pas encore venu pour lui de commencer son ministère de miracles. Mais même s’il n’était pas encore prêt à accomplir de nombreux miracles, il a accompli celui-ci à la demande de sa mère.

Q : Dans Jean 2:4, pourquoi Jésus a-t-il appelé sa mère « femme », en utilisant le même mot que celui par lequel il avait désigné une prostituée comme « femme » dans Jean 8:10 ? (C’est le musulman Ahmad Deedat qui a soulevé ce point.)

R : Deedat semble laisser entendre que Jésus avait le même manque de respect envers sa mère qu’envers la prostituée. C’est pourtant tout le contraire de la vérité. Jésus respectait sa mère, et il respectait également la prostituée. Aussi difficile que cela puisse paraître à croire pour certains, Jésus avait du respect pour les pauvres, les égarés et les pécheurs coupables qui avaient besoin d’un sauveur.

Q : Dans Jean 2, 15, en quoi une Église pourrait-elle avoir besoin d’un tel nettoyage aujourd’hui ?

R : Il est tout à fait légitime et approprié que les ministres de l’Évangile tirent leur subsistance de l’Évangile, comme le dit 1 Corinthiens 9, 13-14. Cependant, leur motivation ne doit pas être de s’enrichir. Ceux qui considèrent l’Église avant tout comme un moyen de s’enrichir ne devraient pas être des responsables d’Église, et ne devraient pas être suivis en tant que tels. D’une part, la faute incombe aux responsables d’Église malhonnêtes. D’autre part, la faute incombe à ceux qui, au sein de l’Église, continuent de suivre ces responsables après avoir pris conscience de ce qui se passe.

Q : Dans Jean 2, 17, de quelles manières les chrétiens perdent-ils leur crainte de Dieu, et comment peuvent-ils la retrouver ?

R : L’un des traits négatifs fréquents de la nature humaine est que « la familiarité engendre le mépris ». En d’autres termes, les gens ont tendance à être ingrats et à considérer comme acquises les bonnes choses lorsqu’ils en font l’expérience en permanence. En réalité, nous avons reçu le privilège de présenter des requêtes au Seigneur Tout-Puissant de l’univers. Bien que Dieu soit parfait, Il s’est en effet abaissé jusqu’à venir sur terre et à mourir pour nos péchés. Pour conserver votre crainte de Dieu, passez du temps en prière avec Lui, lisez Sa Parole et réunissez-vous en communion avec d’autres croyants qui éprouvent eux aussi cette crainte de Dieu.

Q : Dans Jean 2:20, pourquoi a-t-on dit que la construction du temple avait duré 46 ans, alors que ce n’était pas le cas ?

R : Tout d’abord, deux éléments qui ne constituent pas la réponse, puis la réponse.

Ce qui n’est pas la réponse : le deuxième temple, dont la construction a commencé lorsque les Juifs sont rentrés chez eux en 538 av. J.-C., n’a pas nécessité 46 ans, même si les travaux n’ont pas été effectués sans interruption. Il a été achevé le 12 mars 516 av. J.-C., selon Esdras 6, 15. Voir également Aggée 1, 14-2, 3. Cela représente 23 ans, et non 46.

Ce n’est pas la réponse : la Bible ne dit pas que la construction du temple a duré 46 ans, mais seulement que les Juifs ont affirmé qu’elle avait duré 46 ans. Les Juifs pouvaient se tromper et la Bible pouvait simplement rapporter ce qu’ils avaient dit. Bien que cela puisse être vrai, il existe une explication bien plus simple : les Juifs avaient raison.

La réponse : Le roi Hérode le Grand a commencé la restauration du temple en 19 av. J.-C. et celle-ci ne s’est achevée qu’en 63 apr. J.-C. 19 av. J.-C. plus 46 ans, en tenant compte du fait que la période allant de 1 av. J.-C. à 1 apr. J.-C. correspond à une seule année, donnerait environ 27 apr. J.-C., comme l’indique le Guide de la Bible d’Asimov, p. 449 977.

Q : Dans Jean 2, 20, pourquoi pensez-vous que Jésus ait même évoqué le temple à cet endroit ?

R : Les Juifs ont demandé à Jésus un signe miraculeux. Jésus aurait pu leur répondre qu’il n’allait pas leur donner de signe, ou bien il aurait pu évoquer le miracle de la transformation de l’eau en vin qu’il venait d’accomplir. Jésus aurait également pu faire allusion à un signe futur.

Jésus aurait pu énoncer directement le plus grand signe de tous : sa résurrection d’entre les morts. Mais au lieu de cela, il a indirectement évoqué sa résurrection en disant : « Détruisez ce temple… ». Enfin, Jésus aurait pu faire allusion à sa résurrection de manière indirecte, comme il l’a fait, mais en utilisant une autre métaphore à la place du temple.

Pour bon nombre de Juifs, tout tournait autour du Temple, et non autour de Dieu. De plus, ils n’en avaient probablement pas conscience eux-mêmes. Jésus était bien plus important que le Temple de Jérusalem ; c’est pourquoi sa réponse a sans doute été perçue plus négativement par eux que s’il s’était contenté d’utiliser une autre métaphore.

Jésus a abordé avec eux le sujet qu’ils considéraient comme le plus important. Il leur disait ainsi que cette situation n’était pas normale et qu’elle devait changer. Il nous arrive parfois d’être tellement concentrés sur quelque chose d’important que nous perdons complètement de vue ce qui est le plus important. Comme l’a dit un pasteur : « Ne laissez pas le fait de faire de bonnes choses vous empêcher de faire ce qu’il y a de mieux. »

Q : Dans Jean 2, Jésus a-t-il purifié le temple au début de son ministère, ou au cours de la dernière semaine, comme le rapporte Marc 11 ?

R : Il y a eu deux purifications ; il est certain que Jésus n’aurait pas purifié le temple une seule fois, pour ensuite, trois ans plus tard, passer son chemin en silence. La première fois s’est accompagnée de signes et de prodiges ; il aurait donc été difficile d’arrêter Jésus sans soulever la colère du peuple. Même la deuxième fois, les autorités n’auraient pas arrêté Jésus, à moins de pouvoir le trouver à l’écart de la foule, par exemple la nuit.

Voir John Warwick Montgomery pour une réponse essentiellement identique dans « Chronological Contradictions in the Gospels ? » (Contradictions chronologiques dans les Évangiles ?), dans www.Christian NewsMo.com, p. 20-21.

Q : Dans Jean 3, 1-21, qu’est-il advenu de Nicodème ?

R : Plus tard, Jean 7, 50-51 indique que Nicodème a reproché au Sanhédrin d’avoir condamné Jésus sans l’avoir d’abord entendu. Cela montre à la fois que Nicodème faisait partie de ce conseil d’élite composé de 70 hommes, et qu’il continuait à soutenir Jésus. Jean 19, 39 précise qu’après la mort de Jésus, Nicodème a aidé Joseph d’Arimathée à déposer le corps de Jésus dans le tombeau. Dans l’histoire de l’Église pré-nicéenne, le Diatessaron de Tatien, Tertullien et Origène mentionnent tous Nicodème, mais ils n’ajoutent rien de plus que ce qui figure dans les Évangiles. Après Nicée, Athanase et Jean Chrysostome évoquent tous deux Nicodème, mais ils n’ajoutent rien qui ne figure déjà dans les Évangiles. Nicodème était peut-être déjà un homme d’un certain âge lorsqu’il a rencontré Jésus.

Q : Dans Jean 3, en quoi Jean 2, 1-12 contraste-t-il avec Jean 2, 13-3, 21 ?

R : En Galilée, Jésus a rencontré des personnes qui voulaient croire et qui croyaient. À Jérusalem, Jésus a rencontré les changeurs d’argent qui ne voulaient pas croire. Puis Jésus a rencontré Nicodème, quelqu’un qui voulait croire mais qui ne comprenait pas encore. En Galilée, là où les gens croyaient, Jésus a préservé leur cérémonie de mariage et a transformé leur œuvre. À Jérusalem, Jésus a bouleversé à la fois les finances du temple et l’enseignement rabbinique.

Q : Dans Jn 3, 1-18, Nicodème est venu voir Jésus de nuit ; soit parce qu’il craignait d’être vu pendant la journée, soit parce qu’il n’avait pas d’autre moment disponible. De quelles manières sommes-nous trop occupés ou trop craintifs pour venir vers Jésus alors que nous le devrions ?

R : La plupart des chrétiens pensent que Nicodème est venu de nuit parce qu’en tant que rabbin respecté occupant une telle position, il ne voulait pas être vu en train de se rendre auprès de Jésus. Certains ont avancé qu’il y avait peut-être une autre raison : Nicodème était trop occupé pendant la journée. N’oubliez pas qu’être rabbin, bien qu’il s’agisse d’une fonction honorable, n’était pas rémunéré ; les rabbins avaient donc également un emploi régulier. Quoi qu’il en soit, Nicodème n’est pas venu à une heure normale . Parfois, nous ne voulons pas non plus venir vers Jésus ou faire sa volonté à l’heure habituelle, parce que nous sommes trop occupés ou trop craintifs. Mais au moins, Nicodème est tout de même venu. Et si une personne vient suivre le Christ tardivement, ou avec crainte, au moins elle vient quand même.

Dans Matthieu 21, 28-32, Jésus a raconté la parabole d’un père qui a demandé à ses deux fils de travailler aux champs. Le premier a refusé, mais s’est ensuite exécuté. Le second a accepté, mais n’y est pas allé. Jésus a dit que le premier avait fait la volonté de son père. L’obéissance est meilleure lorsqu’elle est immédiate, joyeuse et totale, mais même une obéissance tardive vaut mieux que l’absence d’obéissance.

De même, il se peut que nous ayons dit à Dieu « Je suis trop occupé », « J’ai trop peur », ou tout simplement « non » au cours de notre vie. C’est regrettable, et vous ne saurez peut-être jamais ce que vous avez manqué. Mais il n’est pas trop tard. À l’instar du premier fils dans Matthieu 21, 28-32, vous pouvez encore dire « oui » maintenant, et y aller. Dieu acceptera toujours votre obéissance, malgré vos hésitations ou votre désobéissance passées.

Q : Dans Jean 3, 3, le grec dit-il « né de nouveau » ou « né d’en haut » ?

R : Le mot grec anothen peut signifier les deux, selon The Bible Knowledge Commentary : New Testament, p. 281, et Hard Sayings of the Bible, p. 495.

Q : Dans Jean 3, 1-21, Bart Ehrman mentionne que, dans sa conversation avec Nicodème, Jésus utilise un double sens grec (jeu de mots) : « d’en haut » et « une seconde fois » seraient différents en araméen. Ehrman ne croit pas que Jésus ait pu parler grec.

R : M. Ehrman est américain, et les Américains ont généralement moins de locuteurs bilingues que les Européens et d’autres cultures. Nazareth, où Jésus a grandi, n’était située qu’à 15 à 20 miles de populations non juives et de langue grecque, à l’ouest, au nord ou à l’est. Les pièces de monnaie galiléennes portaient généralement des inscriptions en grec. À l’est de la Galilée se trouvait une région qu’ils appelaient « la Décapole », ce qui signifie « dix villes » en grec.

Dans Actes 9:36, Tabitha (nom hébreu) était également appelée Dorcas (nom grec), ces deux noms signifiant « gazelle ».

Le nom Nicodème vient de « nike » et de « demos ». Cela ne désigne PAS un électeur non républicain portant des chaussures de sport ! Il s’agit plutôt d’un nom grec signifiant « vainqueur du peuple ». Supposons maintenant, pour les besoins de l’argumentation, qu’une personne portant un nom grec traditionnel, s’adressant à quelqu’un originaire d’une petite région entourée sur trois côtés par des locuteurs de grec, décide de converser en araméen, en hébreu, voire dans une autre langue que le grec. Supposons ensuite que, même si les deux personnes maîtrisaient le grec, pensez-vous vraiment qu’il soit impossible qu’elles prononcent ne serait-ce qu’une seule phrase ou expression dans cette langue ?

D’un autre côté, même si le sens originel était « né de nouveau » en araméen et non un double sens avec « né d’en haut », le passage aurait tout de même parfaitement de sens s’il n’y avait pas de double sens.

Q : Dans Jean 3:3, Jésus enseignait-il la réincarnation lorsqu’il a évoqué le fait de naître de nouveau ?

R : Non. Il enseignait une « seconde » naissance, et non des centaines ou des milliers de naissances multiples. Jésus enseignait une naissance par l’Esprit, et non une naissance physique. La réincarnation contredirait le principe selon lequel l’homme ne meurt qu’une seule fois, tel qu’énoncé dans Hébreux 9:25-28, et n’aurait aucun sens pour des personnes envoyées au ciel ou en enfer après leur mort unique. Reportez-vous à l’analyse approfondie d’Hébreux 9:25-28 pour plus d’informations.

Q : Dans Jean 3:5, est-ce que seule une petite « classe d’oints » de 144 000 personnes naît de nouveau et vit éternellement au ciel, comme l’enseignent les Témoins de Jéhovah (revue La Tour de Garde, 15 février 1986, p. 14) ?

R : Non. Voyons d’abord ce qu’enseignent les Témoins de Jéhovah, puis pourquoi une partie de leur enseignement est si dangereuse.

Les Témoins de Jéhovah enseignent que ceux d’entre eux qui ne font pas partie des 144 000 vivront éternellement, mais que ce sera au paradis sur terre, et non au ciel.

Or, Romains 8:9 dit : « Vous, cependant, vous n’êtes pas sous l’emprise de la chair, mais sous celle de l’Esprit, si l’Esprit de Dieu habite en vous. Et si quelqu’un n’a pas l’Esprit de Christ, il n’appartient pas à Christ. Mais si Christ est en vous, votre corps est mort à cause du péché, mais votre esprit est vivant à cause de la justice. » Ainsi, si le Christ n’est pas en vous, vous n’appartenez pas au Christ. 1 Jean 5, 12 et 1 Pierre 1, 23 enseignent la même chose.

Q : Dans Jean 3, 3-21, pourriez-vous expliquer la différence entre « créer » et « recréer », « naître » et « renaître », « être fait » et « être refait » ?

R : Le préfixe « re- » signifie simplement « à nouveau ». Votre question comporte trois aspects.

Passé : Nous tous, croyants et non-croyants, avons été créés par Dieu, à l’image de Dieu. Tout ce qui existe a été créé par Dieu le Père par l’intermédiaire de Jésus-Christ. Il n’y a rien ni personne qui n’ait été créé, sauf que le Père, le Fils et le Saint-Esprit n’ont jamais été créés mais ont toujours existé en tant que Dieu dans la Trinité.

Présent : Mais nous avons été créés dans un état de chute, avec une nature pécheresse, et en dehors de la rédemption de Dieu. Nous avons besoin d’être « recréés » ou « nés de nouveau », non pas du sein de notre mère, mais par une renaissance spirituelle opérée par le Saint-Esprit (Jean 3, 3-21). Cela se produit lorsque nous plaçons notre foi en Jésus.

Futur : Lorsque l’humanité a chuté et a perdu la domination sur la terre, la création elle-même a été soumise à la corruption (Romains 8, 20-21). Dieu purifiera tout par le feu (2 Pierre 3, 10) et créera de nouveaux cieux et une nouvelle terre (Apocalypse 21).

Q : Dans Jean 3, 3-8, que signifie « naître de nouveau » ?

R : Billy Graham a écrit tout un livre sur ce sujet, intitulé *Comment naître de nouveau*. En une phrase cependant, « naître de nouveau » est ce que Dieu accomplit en vous par le Saint-Esprit lorsque vous placez votre foi en Lui. Cela signifie :

1. Croire en l’unique et vrai Dieu, reconnaître qu’Il est le Créateur de toute chose et admettre Son autorité sur vous. Croire qu’Il nous a révélé Sa vérité dans Sa Parole, la Bible.

2. Confesser que vous êtes séparé de Dieu à cause du péché et que vous êtes impuissant à vous réconcilier avec Lui. Le problème ne réside pas seulement dans les actions extérieures que nous avons accomplies ou que nous avons négligé d’accomplir, mais aussi dans ce que nous sommes au plus profond de nous-mêmes.

3. Ayez confiance dans le vrai Christ. Alors qu’il était impossible pour des pécheurs comme nous de venir à Dieu, Dieu a rendu cela possible en envoyant Jésus-Christ sur terre dans la chair, né de la Vierge Marie, pour mener une vie sans péché. Il est mort sur la croix, son corps et son sang constituant un sacrifice expiatoire pour nos péchés. Il est ressuscité corporellement le troisième jour et est monté au Ciel.

4. Invoquez Dieu. Tous ceux qui invoquent le Seigneur seront sauvés, et si vous vous repentez de vos péchés et demandez à Jésus d’être le Seigneur et le Sauveur de votre vie, vous serez sauvé. Il vous donnera une nouvelle vie et entamera le processus qui vous rendra davantage semblable au Christ. Après votre mort, vous irez au Ciel et serez avec Dieu pour toujours.

Q : Dans Jean 3, 5, est-il impossible d’aller au ciel si l’on n’a pas le Saint-Esprit ?

R : Non, Jésus n’a pas dit cela. Jésus a dit que si l’on ne naît pas de l’eau et de l’Esprit, on ne peut entrer dans le royaume de Dieu.

Le royaume de Dieu et le ciel ne sont pas identiques. Le ciel est l’endroit où vont les croyants lorsqu’ils meurent. Le Wycliffe Bible Dictionary, p. 991, indique que nombreux sont ceux qui enseignent que le royaume de Dieu fait référence au règne spirituel du Christ dans le cœur de ceux qui sont sauvés. L’International Dictionary of the Bible, p. 568, précise qu’en général, le mot « royaume » peut désigner a) le domaine sur lequel le roi règne, b) le peuple sur lequel le roi règne, ou c) le règne lui-même. Le *New International Bible Dictionary* (1962, IVP) précise que le royaume de Dieu comporte des aspects à la fois présents et futurs. Il est donc clair que le royaume de Dieu a une portée plus large que le Ciel, puisqu’il inclut des aspects terrestres actuels. Le Ciel peut quant à lui avoir une portée plus large que le royaume de Dieu, car il est possible que les nourrissons et d’autres personnes n’entrent dans le royaume de Dieu qu’une fois arrivés au Ciel.

Les nourrissons ne possèdent pas le Saint-Esprit, mais il est généralement admis que rien dans la Bible n’indique qu’ils ne puissent aller au Ciel.

La plupart des croyants de l’Ancien Testament n’avaient pas le Saint-Esprit, mais ils n’étaient pas pour autant définitivement exclus du Ciel.

On ne saurait dire que ces deux groupes vivaient sur terre en tant que membres du royaume de Dieu (sous le règne du Christ), mais ils peuvent néanmoins se trouver au Ciel.

En résumé, l’Esprit est nécessaire pour qu’une personne sur terre fasse partie du royaume de Dieu. Cependant, « Dieu n’a pas les mains liées » en ce qui concerne les saints de l’Ancien Testament, les nourrissons, les personnes souffrant d’un handicap mental grave et celles qui n’ont pas eu l’occasion d’entendre l’Évangile.

Q : Dans Jean 3, 5, très brièvement, que représente l’eau ici ?

R : Cinq points à prendre en compte dans la réponse.

1. Le grec peut signifier « l’eau et l’Esprit » ou « l’eau, voire l’Esprit ». Cela pourrait donc signifier « l’eau, symbolisant l’Esprit » ; le Nouveau Testament grec d’Aland et al. (3e édition, 1975) indique que kai signifie « et, aussi, mais, voire ; c’est-à-dire, à savoir » ; la traduction augmentée de Kenneth S. Wuest utilise également le mot « voire ».

2. Certains, à commencer par Augustin, ont pensé que l’eau faisait référence à la naissance physique. Cependant, Jésus semble ne parler que d’une seule naissance, et non de deux ; cette métaphore est absente du reste de la Bible et de la culture juive jusqu’à cette époque. Nous ne connaissons aucun des premiers chrétiens de langue grecque qui ait compris ce verset de cette manière.

3. D’autres affirment que « l’eau » désigne la parole de Dieu (en se fondant principalement sur Éphésiens 5:26). Le seul mérite de ce point de vue est qu’il évite tout problème lié à l’affirmation selon laquelle le baptême d’eau serait essentiel. Cela signifie-t-il que Nicodème et les pharisiens étaient à moitié nés de nouveau, parce qu’ils connaissaient la parole de Dieu dans l’Ancien Testament ? – Bien sûr que non. Cette interprétation ouvre également la voie à l’erreur appelée « ultra-dispensationalisme », selon laquelle le baptême d’eau ne doit plus être pratiqué aujourd’hui. De plus, on ne connaît aucun chrétien de langue grecque qui ait compris Jean 3:5 de cette manière, ce qui impliquerait que Jésus ait réprimandé Nicodème pour ne pas avoir compris un Nouveau Testament qui n’avait pas encore été écrit.

4. L’application au baptême est ce qu’enseignaient unanimement les auteurs de l’Église primitive, bien que des significations complémentaires ne fussent pas exclues. Les nombreuses cuvettes de purification du Temple étaient là pour que les gens puissent obéir aux règles de l’Ancien Testament concernant les ablutions. Le ministère puissant de Jean-Baptiste était-il dénué de sens ? - Uniquement dans l’esprit fermé de certains pharisiens. On pouvait s’attendre à ce que Jésus réprimande Nicodème, l’enseignant, pour ne pas avoir compris la repentance, le besoin de purification et la purification intérieure requise que représente le baptême, avant qu’une personne puisse être acceptée comme faisant partie du royaume de Dieu.

5. Le royaume de Dieu n’est pas le Ciel, car il englobe ce dont les croyants peuvent faire partie tout en vivant sur terre. Le baptême d’eau est un élément important de l’adhésion à l’Église de Dieu sur terre aujourd’hui. Cependant, les nourrissons, les saints de l’Ancien Testament, les es souffrant de graves handicaps mentaux, et peut-être d’autres encore, devraient se réjouir que ce soit Dieu qui envoie les gens au Ciel, et non l’eau du baptême.

Q : Dans Jean 3:5, que représente l’eau mentionnée ici ?

R : Tous s’accordent à dire que l’esprit est le Saint-Esprit, qui intervient dans la nouvelle naissance, mais les véritables chrétiens ont des points de vue divergents sur l’eau. Vous trouverez ci-dessous quelques faits pertinents pour déterminer l’interprétation correcte, puis les différentes interprétations concernant l’eau, leurs avantages et leurs inconvénients, ainsi que les personnes qui défendent ces points de vue.

Éléments pertinents :

Le grec n’indique qu’une seule naissance, de l’eau et de l’Esprit, et non deux. Le mot grec signifiant « et », kai, peut signifier « et » ou « même / à savoir ». L’ouvrage de Wuest, *Le Nouveau Testament : une traduction augmentée*, précise : « est né de l’eau en tant que source, et même de l’Esprit en tant que source, il ne peut entrer dans le royaume de Dieu. ».

Les Juifs n’ont utilisé aucune image de l’eau pour symboliser la naissance physique avant plusieurs siècles après Jésus.

À Jérusalem, où ils s’exprimaient, le Temple comptait de nombreux lieux destinés aux ablutions rituelles, appelés mikvés.

Jean-Baptiste faisait alors beaucoup parler de lui, prêchant le baptême de repentance.

Le baptême existait déjà avant Jean-Baptiste, puisque les convertis au judaïsme étaient baptisés. Ainsi, le baptême symbolisait la repentance, la purification et la conversion. Selon le Wycliffe Bible Dictionary, p. 441, la secte juive de Qumrân pratiquait également le baptême par immersion.

Nicodème connaissait déjà toute la parole de Dieu à cette époque, puisque le Nouveau Testament n’avait pas encore été rédigé.

Tous les pharisiens, en voyant les mikvés, devaient se rappeler les nombreux commandements relatifs aux ablutions rituelles de l’Ancien Testament et l’eau de purification mentionnée dans Ézéchiel 36, 25-27.

Tous les écrits de l’Église primitive dont nous disposons et qui mentionnent Jean 3, 5, jusqu’aux environs de l’an 400 après J.-C., interprètent à l’unanimité ce verset comme faisant référence au lavage par le baptême.

Tite 3, 5 utilise une formulation très similaire à celle de Jean 3, 5, en parlant du « lavage de la régénération et du renouvellement par le Saint-Esprit ».

C’est au royaume de Dieu que Jésus fait référence ici, et non au ciel ou au salut. Reportez-vous à la question précédente pour en savoir plus à ce sujet.

RÉPONSES DIVERSES :

1. La naissance physique.

Tout comme le liquide amniotique du ventre de la mère intervient lors de la naissance, le Saint-Esprit intervient lors de la seconde naissance. Nicodème s’est interrogé sur la possibilité de naître une seconde fois dans le ventre de sa mère, et Jésus a utilisé cette tautologie pour orienter les réflexions d’ de Nicodème, en les faisant passer de l’eau maternelle de la première naissance à l’eau spirituelle/baptismale de la seconde naissance.

Cependant, les Juifs n’ont jamais utilisé l’eau comme image de la naissance avant au moins plusieurs siècles après Jésus. De plus, il s’agirait là d’une tautologie ; et expliquer à quelqu’un qu’il doit naître en tant que personne n’est pas particulièrement utile.

De plus, la grammaire grecque indique que l’eau et l’esprit ne constituent pas deux éléments distincts, mais un seul, selon la « New Geneva Study Bible », p. 1665, et « Hard Sayings of the Bible », p. 495.

Néanmoins, il ne faut pas accorder trop d’importance à la grammaire grecque, car Jésus s’est probablement adressé à Nicodème en araméen ou en hébreu, et non en grec.

Ce point de vue, associé à la conception du baptême, a été défendu pour la première fois par Augustin d’Hippone dans son sermon sur Jean 2, 23-3, 5 (vers 400 apr. J.-C.). (Augustin parlait latin et a déclaré dans ses Confessions qu’il n’aimait pas le grec, ce qui l’a empêché de s’y attarder davantage.) L’interprétation faisant référence à la naissance physique est également celle de Ron Rhodes dans *The Complete Book of Bible Answers* (p. 211), et de Warren Wiersbe dans *Nelson’s Quick Reference* (p. 390).

2. L’eau symbolise la parole de Dieu.

Le Psaume 119, 9 mentionne qu’un jeune homme peut garder sa voie pure en vivant selon la parole de Dieu (bien qu’il ne soit pas fait mention de l’eau ici).

Éphésiens 5:26 dit que le Christ a purifié l’Église par le lavage de l’eau par/avec/dans la parole.

Dans Jean 15:3, Jésus dit qu’ils sont purs grâce à la parole qu’il leur a adressée. (Il n’est toutefois pas question d’eau.)

Jacques 1:18 dit que nous naissons par la parole. (Il n’est toutefois pas question d’eau.)

1 Pierre 1:23 dit que nous sommes nés de nouveau, non pas d’une semence corruptible, mais d’une semence incorruptible, par la parole de Dieu. (Il n’est toutefois pas question d’eau.)

Cependant, comment exactement Jésus a-t-il expliqué à Nicodème qu’il était censé « naître de la Parole » ? Rappelez-vous que les Éphésiens, Jean 15:3 et 1 Pierre 1:23 n’étaient pas pertinents pour Nicodème, car le Nouveau Testament n’avait pas encore été écrit. Nicodème connaissait déjà l’ensemble des Écritures de Dieu qui existaient. Cela signifie-t-il que Jésus disait à Nicodème qu’il était déjà à mi-chemin parce que Nicodème connaissait l’Ancien Testament ? L’idée selon laquelle Jésus félicitait Nicodème pour sa compréhension est loin de refléter le sens de ce verset.

Au contraire, Jésus a exprimé sa surprise que Nicodème, un maître d’Israël, ne comprenne pas. Contrairement aux sadducéens, Nicodème et les pharisiens n’ont jamais été accusés de ne pas connaître la parole de Dieu. Lorsque Jésus a évoqué l’eau, il parlait de quelque chose que Nicodème, en tant que maître juif de la Loi, devait déjà connaître. De quoi Jésus reprochait-il à Nicodème ? Environ 200 ans avant Jésus-Christ, les Juifs, sous l’influence des pharisiens, étaient passés de la compréhension de la sainteté, de l’amour et de la relation spirituelle avec Dieu à un légalisme religieux. Un « e » ayant étudié l’Ancien Testament aurait dû en savoir davantage sur la repentance et la purification associées au lavage rituel, ainsi que sur le rôle important que jouerait le Saint-Esprit, comme l’avaient annoncé Joël et d’autres prophètes.

Si l’on peut interpréter le mot « eau » contrairement à son sens littéral, alors pourquoi les ultra-dispensationalistes ne pourraient-ils pas également interpréter les mots « eau » et « baptême » dans d’autres passages du Nouveau Testament contrairement à leur sens littéral ? Voir également la question suivante pour une analyse plus approfondie de ce paragraphe.

Ce point de vue est défendu dans *1001 Bible Questions Answered*, p. 225-226, par James Boice, ainsi que dans le *Believer’s Bible Commentary*, p. 1478 (et p. 1948 pour Éphésiens 5:26).

3. La purification extérieure par le baptême d’eau, signe de la repentance et de la purification intérieures

Nicodème connaissait certainement la métaphore du baptême d’eau comme moyen de purification, tirée d’Ézéchiel 36, 25-27, de la Torah et d’autres passages. Voir également les points de vue 3a et 3b.

Cependant, on ne pouvait guère s’attendre à ce que Nicodème comprenne pleinement le baptême chrétien, car seules les ablutions de l’Ancien Testament et le baptême de Jean avaient été révélés. Jésus s’attendait à ce que Nicodème soit déjà en mesure de comprendre cela. Affirmer que cette déclaration ne fait référence qu’au baptême chrétien ne peut donc être correct.

Néanmoins, lorsque Jésus a parlé en préfigurant sa mort et la Cène dans Jean 6, 51-56, il ne se contentait pas de préfigurer le baptême chrétien ; en effet, grâce à Jean, ses auditeurs connaissaient déjà très bien le baptême de repentance.

Ce point de vue est défendu par :

Jean Chrysostome (392-407 apr. J.-C.), Homélies sur saint Jean, homélie 25, p. 87-90

Grégoire de Nazianze (330-391 apr. J.-C.), « Discours sur le saint baptême », chap. 8, p. 362

F.F. Bruce, dans *Hard Sayings of the Bible*, p. 495-496

Jamieson, Fausset, Brown

Commentaire biblique de Harper.

3a. L’eau symbolise la régénération baptismale.

Les auteurs de l’Église primitive partageaient ce point de vue.

Cependant, *The Bible Knowledge Commentary : New Testament*, p. 281, mentionne que cette interprétation contredit le principe du salut par la foi seule, comme le montrent Éphésiens 2, 8-9 et Jean 3, 16.

Ce point de vue est défendu par

Justin le Martyr (vers 150 apr. J.-C.), dans sa Première Apologie, chapitre 61, p. 183

Irénée de Lyon (182-188 apr. J.-C.) dans le fragment 34, p. 574

Tertullien (198-220 apr. J.-C.) dans *De baptême*, chapitre 12

Cyrille de Carthage (vers 246-258 apr. J.-C.) dans l’Épître 71, chapitre 1, p. 378

Grégoire de Nazianze (330-391 apr. J.-C.), « Discours sur le saint baptême », chapitre 8, p. 362

Basile de Cappadoce (357-379 apr. J.-C.), *Sur l’Esprit*, 15, 35, p. 22

Ambroise de Milan (378-381 apr. J.-C.), *Du Saint-Esprit*, livre 3, chap. 10, 63-64, p. 144

Constitutions apostoliques (375-380 apr. J.-C.), livre 6, section 3, chap. 15, p. 456 (Il s’agissait d’un ouvrage apocryphe, dont la date de rédaction remontait à une époque reculée. Entre autres choses, il prônait également le baptême des nourrissons.)

3b. Le baptême d’eau est un signe extérieur de la purification intérieure par l’Esprit.

La plupart des exégètes qui réfutent le point 3 le font uniquement en se fondant sur le fait que le point 3a n’est pas correct, sans examiner l’alternative que représente le point 3b. Jean 3, 5 ne montre en rien le « mécanisme » par lequel le baptême d’eau est lié au royaume de Dieu, mais seulement qu’il l’est. Notre baptême d’eau ne nous sauve pas plus que ne nous sauvent notre repentance, notre amour, notre foi ou notre obéissance à Dieu. Cependant, il serait erroné de nier que ces quatre éléments sont liés au royaume de Dieu.

La conjonction grecque « kai » est le mot courant pour « et », mais elle peut également signifier « même / à savoir ». Ainsi, bien qu’elle signifie probablement « l’eau et l’Esprit », elle pourrait signifier « l’eau, à savoir l’Esprit ».

Lorsque Jean-Baptiste exhortait le peuple à se repentir, personne ne lui a demandé : « Qu’est-ce donc que cette nouvelle pratique que vous pratiquez, appelée baptême ? ». La raison en est que le Temple de Jérusalem regorgeait de mikvés, qui s’apparentaient à des fonts baptismaux destinés à la purification des fidèles. L’auditoire immédiat ici était Nicodème, et Luc fustige les pharisiens dans Luc 7, 29-30 pour avoir rejeté les desseins de Dieu à leur égard en refusant d’être baptisés par Jean.

Cependant, interpréter Jean 3, 5 de cette manière revient presque à faire du baptême (qu’il s’agisse du baptême de Jean ou du baptême chrétien) une condition nécessaire au salut.

Néanmoins, le baptême de Jean visait le salut, et non pas quelque chose qui apportait le salut. Dans Actes 2, 38, Pierre a déclaré que les gens devaient se repentir et se faire baptiser, et qu’ils recevraient alors le Saint-Esprit. Hébreux 4, 2 indique que certains n’ont pas été sauvés parce qu’ils ne partageaient pas la foi (ou ne l’associaient pas à la foi). Des éléments tels que la repentance, la foi et l’obéissance, y compris l’obéissance au baptême d’eau, sont la preuve que nous recevons le salut, et non ce qui nous sauve.

Ce point de vue est défendu par :

Le Commentaire appliqué du Nouveau Testament, p. 368

Le Commentaire de Matthew Henry indique qu’« il est probable que le Christ ait eu à l’esprit l’ordonnance du baptême ».

4. L’eau symbolise la conversion.

Les convertis au judaïsme passaient par une cérémonie de baptême. Jésus sous-entendait qu’il fallait se convertir pour connaître la nouvelle naissance. Ainsi, Jésus disait « par la conversion et par l’Esprit ». Ce point de vue n’empêche pas d’adhérer également à d’autres points de vue.

Cependant, si les convertis juifs étaient lavés, il était plus courant de voir des Juifs se laver pour se purifier rituellement. Ce point de vue n’est peut-être pas tant faux qu’une vision trop restrictive du point 3.

Ce point de vue est défendu par :

Le Commentaire biblique IVP : Nouveau Testament (1993), p. 270.

5. L’eau symbolise le ministère de baptême de Jean-Baptiste, et l’Esprit, celui de Jésus.

À cette époque, personne ne pouvait associer les termes « baptême » et « choses nouvelles » dans une même phrase sans penser au ministère de Jean-Baptiste.

Ce point de vue est défendu par F.B. Meyer dans *L’Évangile selon Jean*, p. 64. Le *Bible Knowledge Commentary : Nouveau Testament*, p. 281, présente cinq interprétations, mais ne recommande que celle-ci, estimant qu’elle possède « le mérite de la justesse historique ainsi que de l’acceptabilité théologique ». La *Life Application Bible* propose diverses interprétations, dont l’une concerne la repentance que symbolisait le ministère de Jean-Baptiste.

6. L’eau est une image de l’effusion de l’Esprit à l’époque de l’Ancien Testament.

Jésus a dit en Jean 7, 38 : « Quiconque croit en moi, comme le dit l’Écriture : “Des fleuves d’eau vive couleront de son sein.” Il parlait de l’Esprit, que devaient recevoir par la suite ceux qui croyaient en lui. Car l’Esprit n’avait pas encore été donné, puisque Jésus n’avait pas encore été glorifié. » La New Geneva Study Bible, p. 1676, indique que, bien qu’il ne s’agisse pas d’une citation exacte d’un passage de l’Ancien Testament, cela peut constituer une référence générale à la fois à Ésaïe 44:3 et à Ézéchiel 36:25-27. Tite 3, 5 présente une formulation très similaire à celle de Jean 3, 5, en parlant du « lavage de la régénération et du renouvellement par le Saint-Esprit ». Bien que les Actes aient montré certains cas particuliers, la norme voulait que les chrétiens soient baptisés avec de l’eau littérale et par le Saint-Esprit.

Cependant, dans la Torah, l’eau est utilisée pour les ablutions rituelles, et non pour l’effusion de l’Esprit. De plus, le Believer’s Bible Commentary, p. 1478, souligne que si l’eau ne représentait rien de plus que le ministère de l’Esprit, alors le verset semblerait dire « à moins que l’on ne naisse de l’Esprit et de l’Esprit », ce qui serait redondant.

1 Jean 5, 8 parle de l’eau, de l’Esprit et du sang. Puisque l’Esprit et le sang sont différents, l’eau l’est également.

Ce point de vue est défendu par la « New Geneva Study Bible », p. 1665.

La Companion Bible indique qu’il s’agit d’« eau spirituelle » plutôt que d’eau au sens littéral. Le « IVP Bible Commentary : New Testament » précise que le grec peut être traduit soit par « l’eau et l’Esprit », soit par « l’eau, c’est-à-dire l’Esprit ».

MA CONCLUSION :

1. n’est pas particulièrement convaincante. Elle n’a de sens que si l’on minimise la précision du grec et que l’on pense que Jésus disait à Nicodème qu’il fallait naître physiquement.

2. repose sur le fait que Jésus aurait réprimandé Nicodème pour avoir interprété des Écritures qui n’avaient pas encore été rédigées. Pour certains, ce point de vue découle de l’idée que si le terme « baptême » doit signifier l’erreur de la régénération baptismale, il ne peut s’agir d’un baptême.

3a. n’est pas conforme aux Écritures, car le livre des Actes 10 montre que des personnes pouvaient être sauvées et recevoir le Saint-Esprit avant le baptême d’eau.

3b, 4 et 5 peuvent tous être regroupés. Ce point de vue a le mérite de refléter le sens littéral, ainsi que la compréhension universelle de l’Église primitive de langue grecque.

6. n’a aucun mérite, si ce n’est en tant que conséquence secondaire des points 3b, 4 et 5.

Peut-être devrions-nous moins nous concentrer sur « ce que cela signifierait pour moi » et observer « ce que cela signifierait pour Nicodème et les premiers chrétiens ». La réponse la plus probable est une combinaison des points 3b, 4 et 5. Bien que les points de vue 2 et 6 impliquent un symbolisme, ils ne seraient pas reconnus par Nicodème comme signifiant principal, et n’ont été reconnus par aucun chrétien de langue grecque connu.

L’ouvrage *When Critics Ask*, p. 406, aborde également certaines de ces interprétations, sans se prononcer en faveur d’une en particulier.

Q : Dans Jn 3, 5, la « régénération baptismale » est-elle vraie, c’est-à-dire la croyance selon laquelle le baptême d’eau est nécessaire au salut ?

R : Non. Les païens qui ont été remplis du Saint-Esprit et ont parlé en langues dans Actes 10, 44-48, avant d’être baptisés d’eau, ne le pensaient probablement pas. Jésus ne le pensait apparemment pas non plus lorsqu’il s’est adressé au voleur à sa droite. On pourrait tenter de faire valoir que l’épisode du voleur sur la croix s’est déroulé avant la résurrection de Jésus, mais les paroles de Jésus à Nicodème ont été prononcées, et étaient vraies, avant la résurrection de Jésus également. Bien sûr, tout cela s’est passé avant la venue du Saint-Esprit à la Pentecôte et avant l’apparition du baptême chrétien ; le baptême de Jean et les ablutions de l’Ancien Testament étaient tout ce qu’ils connaissaient.

Cependant, si l’interprétation d’un verset rend une partie de celui-ci dépourvue de tout sens, alors cette interprétation est sans aucun doute erronée. Quelle est donc la signification des paroles de Jésus ici ?

La réponse est sous-entendue dans Luc 7:29-30, où il est dit que les pharisiens et les experts de la Loi avaient rejeté le dessein de Dieu à leur égard. La raison invoquée est qu’ils n’avaient pas été baptisés par Jean. Le baptême d’eau n’est ni un rituel dénué de sens, ni une simple option, comme la répétition de la chorale, destinée à manifester un amour particulier à Dieu. Si une personne en pleine connaissance de cause rejette le baptême d’eau et la vérité qu’il représente, elle a rejeté Dieu. À moins qu’elle ne se repente, elle n’ira pas au Ciel.

Q : Dans Jean 3, 5, si quelqu’un croyait à l’erreur de la régénération par le baptême, s’agirait-il d’une hérésie entraînant la perdition de l’âme ?

R : Non. Cette question est importante, non pas pour nous enseigner la vérité, mais pour nous donner une perspective sur les types d’erreurs qui justifient ou non une scission. Puisque nous devons prendre au sérieux le commandement de Romains 15, 7, selon lequel nous devons nous accepter mutuellement , tout comme le Christ nous a acceptés, nous devons savoir quels types d’erreurs les gens peuvent commettre tout en restant de véritables chrétiens.

Les premiers groupes campbellites enseignaient la régénération par le baptême, et la plupart des groupes de l’Église du Christ croient en la rémission par le baptême. Ce n’est pas le cas d’autres confessions protestantes. Les catholiques, les orthodoxes et les anglicans ont enseigné une forme de régénération par le baptême, bien que très différente de celle de la confession de l’Église du Christ. Cependant, si vous pensiez que seuls des hérétiques non sauvés pouvaient croire en la régénération baptismale, alors vous ne devriez plus considérer comme chrétiens Justin le Martyr, Irénée, Tertullien, Basile, Grégoire de Nazianze, Ambroise de Milan, Augustin, Prosper d’Aquitaine, Cyprien et probablement Athanase. Voici ce qu’ils ont dit à propos de Jean 3, 5 et du baptême.

Justin le Martyr, qui a écrit vers 138-165 apr. J.-C. dans sa Première Apologie, chapitre 61, p. 183 : « Ensuite, nous les conduisons là où se trouve de l’eau, et ils sont régénérés de la même manière que nous l’avons été nous-mêmes. Car, au nom de Dieu, le Père et Seigneur de l’univers, de notre Sauveur Jésus-Christ et du Saint-Esprit, ils reçoivent alors l’ablution par l’eau. Car le Christ a dit lui-même : « Si vous ne naissez de nouveau, vous n’entrerez pas dans le royaume des cieux… Et c’est pour ce [rite] que nous avons appris cette raison des apôtres. »

Irénée, dans le fragment 34, p. 574, a déclaré : « Ce n’est pas sans raison que Naaman, autrefois, alors qu’il souffrait de la lèpre, fut purifié lors de son baptême, mais [cela servait] de signe pour nous. Car, de même que nous sommes des lépreux dans le péché, nous sommes purifiés, par l’eau sacrée et l’invocation du Seigneur, de nos anciennes transgressions ; nous sommes spirituellement régénérés comme des nouveau-nés, tout comme le Seigneur l’a déclaré : « Si un homme ne naît de nouveau par l’eau et l’Esprit, il ne peut entrer dans le royaume des cieux. »

Tertullien, Dans « Sur le baptême », chap. 12, p. 674-675, « Or, lorsque l’on énonce le principe [vrai selon Tertullien] selon lequel “sans le baptême, nul ne peut atteindre le salut” (principalement sur la base de cette déclaration du Seigneur, qui dit : “Si un homme ne naît pas de l’eau, il n’a pas la vie”), surgissent immédiatement, chez certains, des doutes scrupuleux, voire audacieux, « comment, conformément à cette règle, le salut est-il accessible aux apôtres, que — à l’exception de Paul — nous ne trouvons pas baptisés dans le Seigneur ? … Et maintenant, dans la mesure de mes moyens, je répondrai à ceux qui affirment « que les apôtres n’étaient pas baptisés ». »

Cypien, dans l’Épître 71, chap. 1, p. 378 : « … à moins qu’ils ne reçoivent également le baptême de l’Église. Car c’est alors seulement qu’ils peuvent enfin être pleinement sanctifiés et devenir fils de Dieu, s’ils naissent de chaque sacrement ; puisqu’il est écrit : “Si un homme ne naît pas de nouveau de l’eau et de l’Esprit, il ne peut entrer dans le royaume de Dieu”. (Voir également l’Épître 72, chap. 22, p. 385)

Grégoire de Nazianze (330-391 apr. J.-C.) dans son Discours sur le saint baptême, chapitre 8, p. 362 : « Et puisque nous sommes composés de deux parties, je veux dire du corps et de l’âme, l’une étant visible, l’autre invisible, la purification est elle aussi double, par l’eau et par l’Esprit ; l’une se recevant visiblement dans le corps, l’autre s’y associant de manière invisible et en dehors du corps ;… Car, pour tout dire en un mot, la vertu du baptême doit être comprise comme une alliance avec Dieu pour une seconde vie et une conduite plus pure. »

Basile de Cappadoce (357-379 apr. J.-C.) Sur l’Esprit, chapitre 15, verset 35, p. 22 « Il s’ensuit donc que la réponse à notre question — pourquoi l’eau était-elle associée à l’Esprit ? — est claire : la raison en est que, dans le baptême, deux fins étaient proposées ; d’une part, la destruction du corps du péché, afin qu’il ne porte plus jamais de fruit menant à la mort ; d’autre part, notre vie selon l’Esprit, et le fait de porter nos fruits dans la sainteté… »

Athanase, l’un des artisans du Credo de Nicée, accordait une grande importance au baptême, bien qu’il ne se soit pas exprimé sur Jean 3, 5 en tant que tel. Je n’ai pas encore pu déterminer s’il croyait ou non à la régénération baptismale.

Jean Chrysostome (392-407 apr. J.-C.) n’a pas mentionné la régénération baptismale, mais à titre de référence, voici ce qu’il a dit dans son sermon sur Jean 3, 5. Homélies de Jean Chrysostome sur saint Jean, homélie 25, chap. 2, vol. 14, p. 89. « À quoi sert donc l’eau ? Je vous le dirai également plus tard, lorsque je vous dévoilerai le mystère caché. … C’est dans le baptême que s’accomplissent les promesses de notre alliance avec Dieu : l’ensevelissement et la mort, la résurrection et la vie ; et tout cela se produit en même temps. »

Ambroise de Milan (378-381 apr. J.-C.), dans *Du Saint-Esprit*, livre 3, chap. 10.64, p. 144, a déclaré à propos de Jean 3, 5 : « Qui est celui qui naît de l’Esprit et devient Esprit, sinon celui qui est renouvelé dans l’Esprit de son esprit ? C’est assurément celui qui est régénéré par l’eau et le Saint-Esprit, puisque nous recevons l’espérance de la vie éternelle par le baptême de régénération… Car qui est celui qui est baptisé du Saint-Esprit, sinon celui qui renaît par l’eau et le Saint-Esprit ? »

Ambroise croyait également que le baptême avait un pouvoir, en ce sens que, pour les nourrissons, il leur ouvre les portes du royaume des cieux (Sur Abraham, 2, 79)

Augustin d’Hippone croyait lui aussi à l’efficacité du baptême. Il adhérait à l’erreur selon laquelle les bébés baptisés allaient au ciel, tandis que les bébés non baptisés allaient en enfer.

Prosper d’Aquitaine adhérait également à cette même erreur, selon laquelle le baptême d’eau efface le péché originel et les péchés personnels antérieurs tant des élus que des réprouvés. (Réponse aux Gaulois, articles 2 et 3).

Pour conclure, l’erreur inverse, selon laquelle les chrétiens ne devraient pas pratiquer le baptême d’eau, fait partie de l’erreur appelée « ultra-dispensationalisme ». Pour plus de détails à ce sujet, veuillez vous reporter aux trois questions relatives à 1 Corinthiens 1:17.

Q : Puisque Jean 3:13 semble indiquer que personne n’est jamais monté au ciel, qu’en est-il d’Élie et d’Hénoch, etc. ? Ou qu’en est-il de tous les saints de l’Ancien Testament ? Où se trouvaient-ils, s’ils n’étaient pas au ciel ? (C’est le musulman Ahmad Deedat qui a soulevé cette question.)

R : Bien qu’Élie ait été enlevé au ciel, personne n’est monté de son propre chef de la terre au ciel proprement dit, jusqu’à ce que Jésus le fasse. Observons d’abord ce que la Bible révèle au sujet d’Élie et d’Hénoch, puis au sujet des croyants de l’Ancien Testament en général.

Élie et Hénoch : Genèse 5:24 dit qu’Hénoch marchait avec Dieu, puis que Dieu l’a enlevé. Il n’est pas précisé où Dieu a emmené Hénoch, même si je suis certain qu’Hénoch était très heureux d’être là. 2 Rois 2:1, 11 indique qu’Élie a été enlevé au ciel. Le mot hébreu utilisé ici pour désigner le ciel, « shameh » (Strong 8064), signifie aussi bien « ciel » que « ciel ». Par exemple, il est employé pour désigner le ciel dans Genèse 15:5 ; Genèse 26:4 (où se trouvent les étoiles) ; Genèse 16:4 ; 1 Rois 18:45 (d’où vient la pluie). Mais nous savons qu’Élie a quitté ce monde pour être avec Dieu.

Le « Believer’s Bible Commentary », p. 1479, mentionne que la Bible ne dit pas qu’Élie et Hénoch sont montés [par leurs propres moyens] au ciel ; ils ont plutôt été enlevés au ciel.

Les croyants avant le Christ : Tous les hommes allaient au Shéol, qui se traduit par « la tombe ». Cependant, les Juifs distinguaient deux parties : la prison et le paradis. Lorsque Jésus mourait sur la croix, il n’a pas dit au voleur de droite : « Aujourd’hui, tu seras avec moi au ciel ». Il a plutôt dit : « Aujourd’hui, tu seras avec moi au paradis. » Il s’agit du même lieu que celui où se trouvait Abraham dans Luc 16, 22-26. Lorsque Jésus est ressuscité d’entre les morts, le paradis s’est vidé, et Jésus les a tous conduits au ciel avec lui.

Conclusion : bien que Moïse et les croyants de l’Ancien Testament se trouvaient au Paradis avant la venue de Jésus, et qu’Élie ait même été enlevé au ciel dans un char de feu, personne n’est monté de la terre de son propre chef, et personne n’était monté au ciel proprement dit avant Jésus.

Q : Comparez Jn 3, 13 (« Et personne n’est monté au ciel, si ce n’est celui qui est descendu du ciel, le Fils de l’homme… ») à 2 R 2, 11 (« … et Élie monta au ciel dans un tourbillon »). Jésus s’est-il trompé, puisque 2 R 2, 11 indique qu’Élie est monté au ciel avant lui ?

R : L’ascension de Jésus au ciel était fondamentalement différente du tourbillon et des chars d’Élie à deux égards.

1) Un point mineur est que le mot grec utilisé dans Jean 3, 13 (anabebeken, une forme d’anabaino) signifie se lever, grimper, s’élever, etc. Jésus est monté de Son propre chef, tandis qu’Élie a été emporté par un tourbillon.

2) Plus important encore, les croyants d’avant la résurrection du Christ ne se rendaient pas à l’endroit dont parlait Jésus. Lorsqu’il était sur la croix, Jésus n’a pas dit que le voleur à sa droite verrait Jésus ce jour-là au ciel ; il a plutôt déclaré que ce voleur serait ce jour-là avec Jésus au paradis. Dans Luc 16, Jésus a parlé du « sein d’Abraham », un lieu de repos. Dans Éphésiens 4, 8, lorsque Jésus est ressuscité d’entre les morts, il a ouvert les portes du Ciel, afin que les saints de l’Ancien Testament, venus du Paradis, l’accompagnent. Personne n’est entré au Ciel en dehors de Jésus ou avant Jésus.

Q : Dans Jean 3, 13 et Jean 6, 38, 42, la descente du Christ du ciel n’est-elle qu’un fait spirituel et symbolique, et non un fait matériel, comme l’enseignent les bahá’ís dans *Some Answered Questions*, p. 103-105 ?

R : Non. ‘Abdu’l-Bahá avance cet argument parce que Jean 3, 13 et suivants disent : « … mais celui qui est descendu du ciel, c’est le Fils de l’homme qui est dans le ciel », à l’époque où Jésus était sur terre. (p. 103).

Tout d’abord, cette dernière phrase est une variante manuscrite qui n’apparaît pas dans les manuscrits les plus anciens, bien qu’elle figure dans le lectionnaire byzantin ultérieur. Il est étrange de fonder une doctrine sur une seule variante.

Deuxièmement, la nature divine de Jésus peut tout aussi bien être considérée au ciel que sur terre.

Enfin, et surtout, même si vous acceptez cette variante manuscrite, le verset lui-même indique que Jésus est descendu du ciel. Il est facile de démontrer à partir de la Bible que Jésus existait au ciel avant l’incarnation, et que ce même Jésus « est descendu » est un fait concret.

Q : Dans Jean 3:14, quel était le rapport entre le serpent d’airain dans le désert et Jésus ?

R : Dans Nombres 21, 4-9, Dieu a puni les Israélites pour leurs péchés en les faisant mordre par des serpents venimeux. Cependant, Dieu leur a offert un moyen de guérison. Il leur a ordonné de fabriquer une image en bronze ressemblant aux serpents qui les avaient mordus. Lorsqu’ils levaient les yeux vers ce serpent d’airain, ils vivaient.

Le fait que Dieu ait établi cette analogie semble particulièrement pertinent ici. Nous subissons la culpabilité et les conséquences de nos péchés. Jésus, qui était sans péché, a pris sur lui le châtiment de nos péchés. Lorsque nous tournons notre regard vers Jésus, nous vivrons.

Q : Dans Jn 3, 15 ; 10, 28 ; 17, 3, le mot grec signifiant « éternel », aionion, signifie-t-il simplement « jusqu’à la fin des temps » ?

R : Bien que ce mot, dans son sens littéral, signifie « jusqu’à la fin des temps », il signifie également « éternel », car il fait également référence à la gloire et à l’être de Dieu. C’est le seul mot dont disposaient les Grecs pour désigner l’éternité.

Q : Dans Jn 3,16, Dieu aime-t-il les personnes qui ne sont pas sauvées, ou les déteste-t-Il ?

R : Dieu les aime. Cependant, pour prendre une analogie un peu crue, lorsqu’un bébé a de la fièvre, est contagieux et sur le point de vous vomir dessus, vous prendrez plaisir à tenir ce bébé mignon et adorable dans vos bras plus tard, mais peut-être pas tout de suite.

Dieu peut à la fois haïr le péché et faire preuve de compassion envers tous. Cependant, Dieu sait que les élus peuvent espérer passer l’éternité avec Lui, tandis que les non-élus ne le peuvent pas.

Q : Dans Jean 3, 16, est-il contradictoire que la mort du Christ soit à la fois un sacrifice et un événement cosmique ? (C’est ce qu’enseignait Rudolph Bultmann.)

R : Non. Imaginez un instant qu’une minuscule fourmi se voie soudainement dotée d’un corps, d’une partie de l’intelligence, mais seulement d’une infime partie des connaissances d’un être humain. Soit la fourmi comprendrait qu’il existe des situations et des choses qui dépassent sa compréhension antérieure, soit elle verrait des contradictions partout. Par exemple, comment un scarabée pourrait-il manger une personne sans lui faire de mal ? Et quelle différence cela fait-il que ce « scarabée » ait été fabriqué par Volkswagen ? Comment des insectes pourraient-ils vivre à l’intérieur d’un logiciel informatique ? — et ainsi de suite. Si vous affirmez qu’une chose est une contradiction, vous devez bien sûr justifier pourquoi il s’agit d’une contradiction. Ce qu’il est difficile pour Bultmann (ou tout autre non-croyant) de démontrer, c’est que les hypothèses et les exigences que nous appliquons de nos jours à la vie quotidienne sur Terre s’appliquent à un Dieu intemporel et infini qui remplit les Cieux.

Beaucoup de gens ont des idoles qui ne sont que de simples statues grossières. Certains « théologiens » modernes ont une idole plus sophistiquée, qui vit entièrement dans leur propre esprit. Lorsque les gens inventent des restrictions concernant Dieu, au lieu de croire ce que Dieu a révélé de lui-même dans la Bible, le terme « idolâtrie » décrit bien le dieu dont ils parlent.

Q : Dans Jean 3:16, Dieu aime-t-Il chaque personne dans le monde, ou seulement celles qui iront au Ciel ?

R : Les véritables chrétiens ne sont pas d’accord sur ce point. À mon avis, cette réponse comporte trois volets.

À tous : Dieu fait preuve d’amour et d’une certaine miséricorde envers chacun, comme le montrent les Psaumes 145, 9 et 13. Quelle que soit la méchanceté et la vilenie d’une personne, Dieu continue de l’inviter à croire en Son Fils, à demander le pardon et la purification de ses péchés, et à vivre dans la sainteté avec Lui au Ciel. En tant que serviteurs de Dieu, nous sommes des messagers envoyés pour transmettre ce message à tous.

Les élus : Dieu manifeste un amour particulier envers certains qu’Il n’a pas manifesté envers d’autres. Cela précède leur salut. Citons par exemple Jacob et Ésaü dans Romains 9, 10-12, les élus et les réprouvés en général dans Romains 9, 22-25, ainsi que les deux fils de David et de Bethsabée dans 2 Samuel 12, 15-25.

Les croyants ? Dieu aime-t-Il davantage un chrétien après son salut qu’avant celui-ci ? Aucun passage biblique n’indique cela, ni comment cela s’articulerait avec un Dieu intemporel.

Q : Dans Jean 3, 16, puisque Jésus n’est pas un être créé, comment peut-il être né de Dieu ? Les musulmans nient que Jésus soit né de Dieu.

R : « Engendré » ne signifie pas « créé », car nous pouvons créer de nombreuses choses, mais nous engendrons des enfants. De nombreux musulmans ont une croyance qui présente une légère similitude : selon eux, le Coran provient d’Allah sans avoir été créé par Lui. Avant le commencement des temps, Jésus, que l’on appelle également la Parole de Dieu, est issu de Dieu le Père. Ainsi, bien que de manière différente, tant les chrétiens que de nombreux musulmans [non-mu’tazilites] affirment que la Parole de Dieu est issue de Dieu mais qu’elle n’a pas été créée.

Q : Dans Jean 3, 16, pourquoi les gens peuvent-ils rejeter Jésus et aller en enfer ?

R : Jésus a déclaré que tous ceux qui le rejettent iront en enfer, dans Jean 3, 36. Pourquoi Dieu nous a-t-il confié cette responsabilité, à la fois formidable et redoutable, de choisir d’accepter ou de rejeter Jésus, et de voir notre destin éternel déterminé en conséquence ? La réponse tient peut-être à la valeur que Dieu nous accorde. Dieu nous a créés à son image, et non comme des robots. Il accorde tant d’importance à notre libre arbitre qu’Il nous permet de choisir notre destin et d’assumer notre choix. Il a permis à Adam et Ève d’en faire de même, avec les terribles conséquences que cela a entraînées pour eux et leurs descendants. Peut-être Dieu aurait-Il pu remonter le temps et « défaire la création » d’Adam et Ève, mais pour des raisons qui nous échappent, Dieu a choisi de ne pas le faire et a laissé les choix de l’homme s’accomplir.

Q : Dans Jean 3, 18, tous les êtres humains naissent-ils vraiment dans un état de condamnation ou d’éloignement ?

R : Dans un état d’éloignement, oui. Dans un état de condamnation, pas nécessairement. Alors qu’Augustin d’Hippone et Prosper d’Aquitaine enseignaient que tous les bébés qui meurent avant le baptême vont automatiquement en enfer, la Bible ne dit pas cela, et peu de chrétiens y croient aujourd’hui. Les êtres humains naissent sans le Saint-Esprit en eux, et oui, tous naissent séparés de Dieu. Cependant, à l’époque de l’Ancien Testament, Dieu pouvait choisir de sauver des personnes qui n’avaient pas le Saint-Esprit, et rien n’empêche Dieu de sauver les bébés aujourd’hui.

Q : Dans Jn 3, 17 ; 8, 15 ; 12, 47, Jésus n’est-il pas venu pour juger le monde, ou va-t-il juger le monde selon Jn 5, 22, 27 ; 9, 39 ?

R : Les deux affirmations sont vraies.

La première fois, Jésus n’est pas venu pour juger le monde, mais Il est venu comme un agneau pour le sauver en mourant pour nos péchés. Cependant, l’une des conséquences de la venue de Jésus est que ceux qui L’ont rejeté seront soumis à un jugement futur.

Lors de la seconde venue, Jésus viendra en lion pour juger ceux qui le rejettent. Les croyants sont protégés par le sang du Christ et n’ont rien à craindre du jugement du Grand Trône Blanc. En revanche, les non-croyants devraient redouter vivement le jugement que le Christ portera sur leurs œuvres lorsqu’il reviendra.

Q : Dans Jean 3:18, est-ce là la justice, que nous naissions dans un état d’éloignement ?

R : Dieu est juste, mais cela n’implique pas que nous devions être nés dans une situation particulière. Reportez-vous à l’analyse de Romains 9, 19-22 et Romains 11, 8, 10 pour trouver la réponse.

Q : Dans Jean 3, 25-26, pourquoi pensez-vous que l’homme qui discutait a interrogé Jean au sujet de Jésus ?

R : Nous ne voyons aucune preuve indiquant que ce Juif ait suivi Jean ou Jésus, ni qu’il ait eu l’intention de suivre l’un ou l’autre. Peut-être considérait-il l’enseignement de Jean comme erroné et cherchait-il à mettre en évidence ce qu’il percevait comme une contradiction entre l’enseignement de Jean et celui de Jésus.

Mais au-delà de cela, ce Juif cherchait peut-être à semer la discorde entre Jean et Jésus. S’il parvenait à utiliser un disciple de Jean pour amener Jean et Jésus à se contredire, les deux seraient discrédités, puisque Jean affirmait Jésus et que Jésus affirmait Jean. Aujourd’hui, si quelqu’un parvient à amener des chrétiens à s’opposer publiquement les uns aux autres, cela peut avoir tendance à les discréditer tous les deux aux yeux du monde. Ne dénigrez donc jamais d’autres chrétiens, que ce soit en public ou en privé. Faites très attention lorsque vous critiquez d’autres chrétiens, à moins qu’ils ne soient impliqués dans une grave erreur ou un péché, ou qu’ils ne soient pas réellement chrétiens.

Q : Dans Jean 3, 27-30, pourquoi Jean a-t-il répondu de cette manière ?

R : Lorsque vous êtes l’ami de la mariée ou du marié lors d’un mariage, vous souhaitez que le couple soit mis à l’honneur, et non que cet honneur vous revienne. La mission de Jean était de rendre gloire à Dieu. Parfois, cela impliquait de s’exprimer avec audace, ce qui renforçait sa renommée. Parfois, cela impliquait de s’effacer pour que Jésus puisse être suivi. Jean était à l’aise dans les deux cas.

Q : Dans Jn 3, 27, comment pouvons-nous appliquer aujourd’hui cette phrase : « Un homme ne peut recevoir que ce qui lui est donné du ciel » ?

R : Soyez heureux des bénédictions, des dons et des talents que Dieu a choisi de vous accorder. Ne soyez pas mécontents de tout ce que Dieu ne vous a pas donné. Même lorsque des non-croyants ont davantage de capacités pour gagner de l’argent, une meilleure santé, peuvent être plus célèbres, etc., contentez-vous du fait que Dieu vous a donné tout ce dont vous avez besoin.

Q : Dans Jn 3, 32, puisque personne n’a reçu le témoignage du Christ, comment se fait-il que Jean-Baptiste et d’autres aient accepté le Christ ?

R : Le verset 32 est nuancé par le verset 33. Dans les écrits modernes, on écrit souvent : « Personne… sauf… ». Les textes anciens sont similaires, sauf que le « sauf » est parfois sous-entendu.

La déclaration de Jean ici fait écho à celle de Jésus en Jean 6, 44, selon laquelle personne ne peut venir à Dieu, à moins que le Père ne l’attire. Sans l’aide de Dieu, les hommes livrés à eux-mêmes ne veulent pas chercher Dieu, comme le dit Romains 3, 11.

Q : Dans Jean 3:34, puisque Dieu est Esprit, comment Jésus peut-il être le Fils de Dieu ?

R : Les chrétiens ne croient PAS que Jésus était le Fils de Dieu au sens physique ou sexuel au sens strict. Ce terme exprime plutôt une signification profonde, à savoir en quoi Jésus se distingue de tout être créé.

Q : Dans Jean 3, 36, tous ceux qui ne rejettent pas le Christ iront-ils au ciel, ou faut-il réellement croire en lui ?

R : Deux points sont à prendre en compte dans la réponse.

Tous ceux qui rejettent Jésus « mourront dans [leurs] péchés », selon les paroles de Jésus rapportées en Jean 8, 24. Jean 3, 36 est également très clair : ceux qui rejettent Jésus iront en enfer. Justin le Martyr (vers 138-165 apr. J.-C.), l’un des premiers chrétiens, enseignait de la même manière, affirmant que tous les Juifs qui rejettent le Christ vont en enfer, comme il l’explique dans le chapitre 26 de son ouvrage *Dialogue avec Tryphon le Juif*.

Il n’est jamais dit que les bébés qui meurent aillent en enfer. Bien sûr, les bébés n’ont pas la capacité de comprendre pour accepter Jésus ; donc, à moins que tous les bébés n’aillent en enfer, cela montre que Dieu n’est pas contraint d’agir dans le cadre de cette limitation. Voir également la question suivante.

Q : Dans Jean 3, 36, qu’en est-il de ceux qui n’ont pas entendu parler du Christ ? Un Dieu juste les condamne-t-il à l’enfer sans leur laisser la moindre chance ?

R : Non. Dieu est juste et équitable, tout autant que miséricordieux. Dieu dit qu’Il n’impute pas de péché là où il n’y a pas de loi (Romains 4, 15 ; 5, 12). Nous savons que Dieu prévoira un moyen de les juger équitablement. En excluant le purgatoire, les limbes et certaines positions calvinistes extrêmes, voici diverses hypothèses sur les moyens que Dieu pourrait choisir pour y parvenir.

Dieu veille à ce que tous ceux qui pourraient l’accepter entendent l’Évangile : les personnes qui rejettent Dieu encourent une condamnation plus sévère, en raison de leur plus grande connaissance (voir 2 Pierre 2, 21). Le seul espoir d’une personne est d’entendre l’Évangile et de l’accepter avant sa mort, mais Dieu veille à ce que tous ceux qui ont besoin de l’entendre le fassent.

Certains entendent l’Évangile et l’acceptent après la mort :

Ce point de vue repose sur l’interprétation de trois passages bibliques : 1 Pierre 3, 19-20 ; 1 Pierre 4, 5-6 et Éphésiens 4, 8-10. 1 Pierre 3, 19-20 indique qu’après sa mort, le Christ a prêché aux esprits en prison. Le terme « prison » ne désigne pas l’endroit où se trouvaient les justes défunts (comme Abraham) avant le Christ. Elle désigne plutôt soit l’endroit où se trouvaient les âmes humaines perdues avant le Christ, soit d’autres âmes (certains démons et/ou Nephilim) qui existaient avant le Christ. Plutôt que de simplement les informer de ce qui s’est passé sur terre, ce point de vue affirme que Jésus a prêché afin qu’ils puissent faire le même choix qu’ils auraient fait sur terre. Cela ne signifie pas qu’il y a une seconde chance après la mort ; il s’agit plutôt d’une première chance pour ceux qui n’en ont jamais eu.

Certains entendent l’Évangile et l’acceptent pendant le millénaire :

Cette réponse est très similaire à la conception du salut après la mort. Si l’on place la question « qu’arrive-t-il à ceux qui n’ont jamais entendu parler de l’Évangile » à côté de « pourquoi Dieu ressuscitera-t-il des personnes qui n’ont pas pris de décision en sa faveur », ces deux questions semblent se répondre l’une l’autre.

Les chercheurs peuvent être sauvés par le Christ :

Quelqu’un pourrait-il aujourd’hui être sauvé comme Abraham et Job ? Ils ont cherché le Créateur plutôt qu’une créature, ont pris conscience de leur besoin de pardon, ont recherché la miséricorde et le salut de Dieu, et ont obéi à ce qu’ils savaient. Cette conception ne dit pas que tout le monde va au ciel ni qu’il existe de nombreux chemins vers Dieu. Elle affirme que même si vous êtes sur une mauvaise voie qui ne mène pas à Dieu, Dieu peut tout de même honorer votre sincérité si vous recherchez véritablement le Vrai Dieu et si vous n’avez pas rejeté la vérité qui vous était accessible. Cela ne s’applique pas à ceux qui auraient pu s’informer sur le Christ, mais qui n’ont jamais choisi de le faire ou n’y ont pas accordé suffisamment d’importance.

Voir également la discussion sur Jean 6:45 pour plus d’informations.

Q : Dans Jean 4, 1-2, pourquoi Jésus n’a-t-il baptisé personne ?

R : Les Écritures ne le précisent pas, mais nous pouvons émettre des hypothèses. Dans le contexte d’Éphésiens 2, 20, le fondement n’est pas Jésus, mais les apôtres et les prophètes, et Jésus est la pierre angulaire sur laquelle repose ce fondement. Si Jésus avait baptisé de nombreuses personnes, certaines auraient pu penser qu’elles pouvaient contourner ce fondement. Sur le plan spirituel, les véritables chrétiens sont tous baptisés avec le Christ. Cependant, notre foi repose sur le fondement des apôtres et des prophètes. (Il s’agit bien sûr des apôtres du Nouveau Testament, et non de prétendus apôtres modernes sans fondement.)

Q : Dans Jean 4, 1-2, Jésus a-t-il jamais baptisé quelqu’un ?

R : Les Écritures ne le précisent pas réellement. Il n’y a que deux passages dans le Nouveau Testament où il est dit que Jésus a baptisé ou n’a pas baptisé. Jean 3, 22 indique que Jésus et ses disciples se trouvaient à la campagne et baptisaient, sans préciser qui accomplissait le baptême. Jean 4, 1-2 précise que, bien que les pharisiens aient entendu dire que Jésus baptisait, c’étaient en réalité les disciples qui suivaient Jésus qui accomplissaient le baptême.

Peut-être Jésus n’a-t-il personnellement baptisé personne parce qu’il ne voulait pas que quelqu’un soit tenté de penser qu’il était « meilleur » dans la foi parce qu’il avait été baptisé directement par lui plutôt que par quelqu’un d’autre. C’est peut-être aussi pour cette même raison que Paul a demandé à d’autres de baptiser à sa place (à l’exception de Crispus, de Gaïus et de la maisonnée de Stéphanas, qu’il a lui-même baptisés). D’autres pouvaient se charger du baptême, mais Paul devait se charger de la prédication (1 Corinthiens 1, 17).

Q : Dans Jean 4:4, Jésus devait-il vraiment passer par la Samarie ?

R : La Samarie se trouvait sur la route la plus directe entre la Judée et la Galilée, mais la plupart des pharisiens qui se respectaient faisaient un détour pour éviter cette région. Jésus n’était pas obligé d’emprunter la route la plus directe, mais Il a choisi de le faire. Bien sûr, une fois qu’Il s’était engagé sur la route la plus directe, Il devait passer par la Samarie.

Q : Dans Jean 4, 4, pourquoi la Samaritaine a-t-elle été surprise que le Christ lui adresse la parole ?

R : Les Juifs ne fréquentaient pas les Samaritains, car ces derniers

1. croyaient que le centre du culte devait se situer au mont Garizim, en Samarie, et non à Jérusalem ;

2. N’étaient que des métis et n’étaient pas de pure ascendance israélite. Comme ils n’étaient pas de véritables Juifs, les Juifs refusaient de manger avec eux.

3. n’acceptaient aucune partie de l’Ancien Testament à l’exception des cinq premiers livres ;

4. En voulaient aux Juifs.

Les Samaritains en voulaient aux Juifs parce que

1. Néhémie, Esdras et d’autres les avaient exclus de la reconstruction des remparts de Jérusalem et du culte à Jérusalem.

2. Les Juifs en voulaient aux Samaritains.

Q : Dans Jean 4:6, puisque Jésus s'est fatigué, et que Dieu ne se fatigue pas selon Psaume 121:4, cela signifie-t-il que Jésus n'était pas Dieu ?

R : Non, cela signifie que Jésus a volontairement renoncé à une partie de sa puissance lorsqu’il est venu sur terre, comme le montrent Philippiens 2, 6-7 et Jean 17, 5. Jésus devait être humain comme nous en tous points, selon Hébreux 2, 14-17. Le Psaume 121, 4 a été écrit alors que Jésus était au ciel. Sur terre, Jésus a connu la fatigue, la souffrance, a appris l’obéissance et ne savait pas tout, comme par exemple le moment de son retour.

Voici ce qu’a déclaré l’écrivain chrétien Hilaire (355-367/368 apr. J.-C.) : « Les œuvres de Dieu dépassent donc la compréhension de notre nature humaine et ne s’inscrivent pas dans notre processus de pensée rationnel, car l’action d’une éternité sans limites exige une compréhension infinie pour en saisir la mesure. Ainsi, ce n’est pas une conclusion de la raison, mais une limitation de puissance lorsque Dieu s’est fait homme, lorsque l’Immortel meurt, lorsque l’Éternel est enseveli. D’autre part, cela ne dépend pas de notre manière de penser, mais de la toute-puissance : c’est par elle qu’Il apparaît comme Dieu à partir d’un homme, comme immortel à partir de celui qui est mort, et comme éternel à partir de celui qui est enseveli. C’est ainsi que nous sommes rendus à la vie par Dieu en Christ, par sa mort. » (Sur la Trinité, livre 1, chap. 13, p. 44)

Q : Dans Jn 4, 9, comment la femme au puits a-t-elle su que Jésus était juif ?

R : L’Écriture ne le dit pas, mais il existe trois raisons possibles :

1. Un voyageur de passage en Samarie était probablement juif.

2. Apparemment, les habitants de Galilée avaient un accent particulier (Matthieu 26, 73), que Jésus avait probablement.

3. Peut-être à ses vêtements, bien que le passage biblique n’en apporte aucune preuve.

Q : Dans Jean 4, 14, puisque quiconque a bu l’eau de la vie éternelle donnée par Jésus n’aura plus jamais soif, comment se fait-il que certains chrétiens ne mènent pas une vie sereine comme ils le devraient ?

R : Trois points sont à prendre en compte dans la réponse.

1. Les chrétiens peuvent toujours être satisfaits et ne jamais « avoir soif » dans cette vie. Cependant, les chrétiens qui ne demeurent pas en Christ peuvent être insatisfaits. Comme le dit un célèbre cantique chrétien : « Oh, quelle paix nous perdons souvent, oh, quelle douleur inutile nous endurons, tout cela parce que nous ne confions pas tout à Dieu dans la prière. »

2. On peut se demander si ce verset implique une condition sous-entendue selon laquelle le chrétien doit choisir de demeurer en Christ ou non.

3. Le point 2 est sans importance pour la véracité de ce verset. Quelle que soit la manière dont un chrétien demeure en Christ sur terre, ce verset est inconditionnellement vrai pour les croyants au Ciel.

Q : Dans Jn 4, 23, que signifie « adorer Dieu en esprit et en vérité » ?

R : Jésus opposait ici cette notion à la fois au culte samaritain et au culte de l’Ancien Testament.

Le culte samaritain : les Samaritains descendaient d’un mélange d’Israélites et d’autres peuples qui vivaient dans le pays après l’exil. Leur culte reposait sur la tradition, notamment en considérant le mont Samarie comme la montagne la plus sainte. Ils commettaient de nombreuses erreurs, notamment celle de n’accepter aucune partie de l’Ancien Testament à l’exception de la Torah. L’ouvrage anonyme *Contre toutes les hérésies*, chapitre 1, p. 649, indique que Dosithée fut le premier à rejeter les prophètes.

Le culte juif : Les Juifs suivaient les rituels que Dieu avait institués dans l’Ancien Testament, mais eux non plus ne possédaient pas le Saint-Esprit, qui n’avait pas encore été répandu. Bien que les Juifs disposassent de la vérité issue de l’Ancien Testament, même eux ne possédaient pas la vérité complète que le Christ est venu révéler.

Q : Dans Jean 4:23, puisque nous devons adorer Dieu le Père, cela signifie-t-il que nous ne devons pas adorer Jésus, comme l’affirment les Témoins de Jéhovah (revue La Tour de Garde du 15 février 1983, p. 18) ?

R : Non. Que dirait Jésus ? Jésus a accepté que Thomas l’appelle « Seigneur » et « Dieu » dans Jean 20:28. Jésus a été adoré par les mages dans Matthieu 2:11 ; cependant, Jésus était un bébé et n’avait pas son mot à dire à ce sujet. En revanche, une fois adulte, Jésus a été adoré par les disciples (Matthieu 14:33), par l’ancien aveugle d’ e (Jean 9:38), par les femmes au tombeau (Matthieu 28:9), par les anges (Hébreux 1:6) et par les armées célestes (Apocalypse 5:12).

Q : Dans Jean 4:24, puisque Dieu est Esprit et que Jésus est Dieu, comment Jésus a-t-il pu réellement avoir un corps physique ? Jésus semblait-il simplement être un homme, comme l’enseignait l’hérésie primitive du docétisme ?

R : Non. Jésus a versé de véritables larmes humaines dans le jardin de Gethsémani. Les souffrances de Jésus sur la croix étaient bien réelles. Le fait que Dieu soit Esprit n’empêche pas le Christ de s’incarner en homme, pas plus que le fait que nous soyons de chair et de sang ne nous empêche de porter des vêtements. Bien qu’il n’existe aucune analogie terrestre qui corresponde tout à fait à l’incarnation, l’analogie avec un organe artificiel est peut-être aussi proche (et aussi éloignée) d’une analogie exacte que celle du port de vêtements.

Q : Dans Jn 4, 26, est-il impossible que Jésus ait pu proclamer qu’Il était le Messie pendant près de trois ans sans être arrêté (c’est ce qu’affirme le Guide sceptique de la Bible d’Asimov, p. 968) ?

R : Même sans invoquer la protection de Dieu, ce n’est pas du tout impossible. Jésus était souvent entouré de foules bienveillantes. Les Romains ne se souciaient pas d’un Messie tant qu’il ne remettait pas en cause la structure politique. Il accomplissait des miracles, et les dirigeants prudents, bien qu’ils aient souhaité depuis longtemps se débarrasser de lui, ne voulaient pas prendre le risque de s’aliéner le peuple. Enfin, il était difficile pour les dirigeants juifs de Jérusalem d’étendre leur influence jusqu’à la Galilée cosmopolite.

Q : Dans Jn 4, 34, Jésus dit-il qu’il a été nourri de manière surnaturelle à cet endroit ?

R : Probablement pas. Sa mission et son objectif consistaient plutôt à accomplir la volonté de Dieu. Dans ce cas précis, s’entretenir avec la Samaritaine, qui avait chuté, était une priorité plus importante que sa faim et son repas habituel. Seriez-vous prêt à sauter un repas pour accomplir la volonté de Dieu ?

Q : Dans Jn 4,44, puisqu’un prophète n’est pas honoré dans son propre pays, qu’en est-il de Moïse, d’Ézéchiel et de Daniel ?

R : Aucun de ces trois prophètes ne vivait dans son propre pays pendant qu’il exerçait sa prophétie, mais là n’est pas la question. Ce verset signifie que les prophètes ne sont pas universellement respectés dans leur lieu d’origine, et Jésus ne faisait pas exception à cet égard.

Dans le cas de Jésus, il ne dit pas qu’aucune personne de la région de Galilée ne le respectait. (Après tout, les disciples le respectaient.) Mais plutôt que la majorité des gens avait du mal à croire qu’un homme d’apparence ordinaire, originaire de leur propre région, puisse être un grand prophète de Dieu, et encore moins le Messie.

Même aujourd’hui, nous ne devons pas oublier que Dieu se sert souvent de chrétiens ordinaires pour accomplir de grandes choses.

Q : Dans Jn 4, 54, en quoi la guérison du fils du fonctionnaire constitue-t-elle le deuxième signe miraculeux, puisque Jn 2, 11 mentionne le premier signe miraculeux, à savoir la transformation de l’eau en vin, et que dans Jn 2, 23, à Jérusalem lors de la Pâque, de nombreuses personnes ont vu des signes miraculeux (au pluriel) ?

R : Commençons par ce qui n’est pas la réponse, puis exposons le raisonnement qui la sous-tend.

Ce qui n’est pas la réponse : Jean n’a pas explicitement indiqué que Jean 2, 23 s’inscrivait dans l’ordre chronologique des événements qui l’ont précédé et suivi. Ainsi, Jean 2, 23 pourrait être postérieur à Jean 4, 54. Cependant, il est très probable qu’ils soient chronologiques.

La réponse : Jean 4, 54 ne dit pas simplement qu’il s’agissait du deuxième signe ; il s’agissait plutôt du « deuxième signe que Jésus accomplit après être venu de Judée en Galilée ». Jean n’aurait pas pu considérer cela comme le deuxième signe dans l’ordre général, en raison de Jean 4, 45 : « Or, lorsqu’il arriva, les Galiléens l’accueillirent. Ils avaient vu toutes les grandes choses qu’il avait accomplies à Jérusalem pendant la fête, car ils s’y étaient rendus eux aussi. » (BSB)

Le fait que Jean numérote les deux premiers miracles accomplis en Galilée montre que cela est d’autant plus irritant que de nombreux Galiléens ont rejeté Jésus. À l’inverse, même les Samaritains ont cru en Jésus sans qu’aucun miracle ne soit nécessaire. Une foi fondée uniquement sur des miracles n’est pas une foi complète, mais de nombreux Galiléens n’avaient même pas cela. Or, les Galiléens ont par la suite tenté de lapider Jésus, même après que ces miracles eurent été accomplis chez eux. Le *Greek Testament* de l’*Expositor*, vol. 1, p. 735, et le *Believer’s Bible Commentary*, p. 1488 et 1489, indiquent également qu’il s’agit du deuxième signe en Galilée.

Jean 21, 25 précise que Jésus a accompli de nombreux autres signes. Mais parmi tous les signes miraculeux de Jésus, Jean n’a choisi de mentionner explicitement que sept d’entre eux avant la résurrection de Jésus :

Jn 2, 1-11 – la transformation de l’eau en vin, qui montre que Jésus étanche notre soif et qu’il a pouvoir sur les processus naturels

Jn 4, 46-54 – la résurrection du fils du fonctionnaire, montrant que Jésus est celui qui nous guérit et qu’il a pouvoir sur la maladie

Jn 5, 1-9 – Jésus guérit le paralytique de 38 ans le jour du sabbat, montrant ainsi que Jésus est le Seigneur du sabbat

Jn 6, 5-13 – La multiplication des pains pour les 5 000, montrant que Jésus est le pain de vie

Jean 6, 19-21 – Jésus marche sur l’eau, montrant ainsi qu’Il est plus grand que toutes nos peurs

Jean 9, 1-7 – Jésus guérit l’aveugle de naissance, pour affirmer qu’Il est venu afin que les aveugles voient et que ceux qui voient deviennent aveugles (Jean 9, 39)

Jean 11, 1-44 – Jésus ressuscite Lazare, montrant ainsi que Jésus est la résurrection et la vie

Après la résurrection, il y eut la pêche miraculeuse rapportée en Jean 21, 1-11, montrant que Jésus était toujours le même et qu’ils devaient continuer à le suivre comme auparavant.

Q : Dans Jean 5, 1, de quelle fête s’agissait-il ?

R : Exode 23, 14-17 précise que, trois fois par an, tous les hommes juifs devaient se rendre à une fête à Jérusalem : les fêtes de la Pâque, de la Pentecôte et des Tabernacles. Jean n’a pas précisé de quelle fête il s’agissait, peut-être parce qu’il ne s’en souvenait pas lui-même. Bien que l’on puisse spéculer sur la nature de cette fête, cela n’a guère d’intérêt. La Bible est la parole de Dieu consignée par des hommes. Dieu n’était nullement tenu de leur faire retenir chaque détail, mais seulement ceux qu’Il souhaitait qu’ils retiennent et transmettent. De nombreux miracles de Jésus et des événements clés de sa vie coïncidaient avec des fêtes juives, comme le souligne le Commentaire évangélique de la Bible, p. 853.

Q : Dans Jn 5, 2, existe-t-il des preuves archéologiques de l’existence de la piscine de Bethesda à Jérusalem ?

R : Oui. Il s’agissait en réalité de deux bassins jumeaux situés dans la partie nord-est de la Vieille Ville. Ce quartier s’appelait « Bezetha », ou « ville nouvelle », à l’époque du Christ. Les manuscrits de la mer Morte mentionnent ces bassins, un pèlerin chrétien les a décrits en 333 apr. J.-C., et des archéologues modernes les ont mis au jour en 1888.

Q : Dans Jn 5,4 ; Ac 14,12 ; 2 Th 2,10 ; Ap 16,9.11, puisque Dieu est Tout-Puissant et que ses décrets sont irrésistibles, comment les hommes peuvent-ils refuser de venir à Lui ? Soit l’offre n’était pas sincère (la grâce accordée n’était pas suffisante pour tous), soit Dieu était incapable ou peu disposé à faire en sorte que les hommes acceptent cette offre.

R : Dieu permet : ces deux mots recèlent une immense richesse de sens. Oui, Dieu Tout-Puissant peut certainement faire en sorte que toutes Ses marionnettes jouent leur rôle à la perfection et au moment voulu. Mais Il ne nous a pas créés comme des marionnettes. Dieu peut faire tout ce qu’Il veut, comme Il l’entend. Dieu peut tout contrôler, y compris Lui-même. Si Dieu peut tout faire, alors Dieu peut permettre. Mais même lorsque Dieu permet, rien ne se produit au-delà de ce qu’Il autorise dans les limites qu’Il a fixées.

Q : Dans Jean 5, 6, pourquoi Jésus a-t-Il posé à cet homme cette question qui semblait évidente ?

R : Commençons par ce qui n’est pas la réponse, puis passons à la réponse.

Ce qui n’est pas la réponse : certaines personnes handicapées ne souhaitent pas guérir. On a connu des cas, dans des léproseries, où des parents ont délibérément transmis la lèpre à leurs enfants, afin qu’ils puissent bénéficier d’une alimentation et de soins gratuits pour le reste de leur vie. Cependant, cet homme souhaitait réellement être guéri, et Jésus le savait déjà.

La réponse : Bien qu’il le sût déjà, Jésus voulait que cet homme l’exprime à haute voix et qu’il le demande. Parfois, Jésus ne nous accorde pas certaines choses si nous ne les demandons pas. Lorsque cet homme a demandé publiquement à Jésus de le guérir, Jésus a répondu à sa demande. On ne voit pas Jésus guérir quiconque ne souhaitait pas être guéri.

Parfois, nous devons poser aux non-croyants des questions fondamentales telles que : « Voulez-vous aller au ciel ? », ou demander aux chrétiens qui se sont éloignés : « Voulez-vous aimer et obéir à Dieu ? ». Nous devons obtenir d’eux l’engagement que c’est bien ce qu’ils souhaitent.

Q : Dans Jean 5, 10, l’homme guéri enfreignait-il le sabbat, puisqu’il obéissait à Jésus en portant sa natte ?

R : Non. Cet homme ne faisait que désobéir aux restrictions supplémentaires imposées par les pharisiens concernant le sabbat. Cette restriction figure dans la Mishna Shabbat 7:2, selon le Commentaire évangélique de la Bible, p. 854. C’est en réalité assez cocasse. Elle interdit spécifiquement de déplacer des lits ou des meubles le jour du sabbat. Cependant, elle précise qu’il est autorisé de déplacer un patient allongé sur un lit. En revanche, elle ne traite pas le cas où un patient se déplace de lui-même parce qu’il a été miraculeusement guéri. C’est un peu comme si une société d’ambulances avait pour règle d’interdire aux patients paralysés transportés en ambulance de porter leur propre civière. De plus, cet homme portait sa natte, et non un lit. En somme, Dieu lui a dit de prendre sa natte, et les pharisiens ont reproché à Dieu [Jésus] d’enfreindre leurs règles.

L’Ancien Testament stipule que les gens ne devaient pas travailler le jour du sabbat. Il n’a jamais été dit que quelqu’un ne pouvait pas porter sa natte, et ce sont les pharisiens qui ont interprété cela comme un travail. Un deuxième miracle réside dans le fait que si quelqu’un était alité depuis 38 ans, même s’il était guéri, il serait physiquement trop faible pour marcher, et encore moins pour porter une natte. Il fallait également que ses muscles se renforcent. En un sens, Jésus a accompli ici non pas un, mais deux miracles.

« Mais Jésus, n’auriez-vous pas pu attendre dimanche pour faire cela ? » Il n’y aurait pratiquement pas eu d’opposition si vous aviez simplement fait plaisir aux pharisiens et respecté leurs traditions. Mais le moment choisi pour la guérison était important afin de donner aux pharisiens et au peuple un choix clair : suivre le Messie ou suivre leur tradition. Les pharisiens ont clairement perçu ce choix : c’est pourquoi ils ont d’abord comploté pour tuer Jésus, comme le rapporte Jean 5:18.

Je connaissais un chrétien non juif qui était rémunéré par des juifs orthodoxes stricts pour vivre avec eux. Le samedi, ils estimaient ne pouvoir rien faire qui crée quelque chose. Actionner un interrupteur ferme un circuit et crée un flux de courant. Ainsi, parmi ses autres tâches, il devait actionner les interrupteurs à leur place le samedi.

Q : Dans Jean 5, 14-15, pourquoi Jésus lui a-t-il dit de cesser de pécher ?

R : Bien que les Écritures ne précisent pas de quels péchés il s’agissait, il existe de nombreux péchés qu’un infirme ne peut commettre, du moins jusqu’à ce qu’il guérisse. Son état d’infirme n’était toutefois pas dû à un péché particulier. Cependant, Jean 5, 14-15 ne nous donne aucune indication quant à la gratitude que cet homme aurait pu éprouver envers Jésus. Lorsque Dieu fait quelque chose pour certaines personnes aujourd’hui, celles-ci ne manifestent aucune gratitude. Si vous vous attendez à être remercié chaque fois que vous vous sacrifiez pour quelqu’un d’autre, vous serez déçu dans cette vie.

Q : Dans Jean 5, 14-15, quelle est la différence entre une fausse foi, une foi qui croit véritablement en Dieu et une foi salvatrice ?

R : L’homme croyait sincèrement que Dieu l’avait guéri ; après tout, il marchait. Mais savoir que c’est vrai ne signifie pas que vous avez abandonné votre vie de péché et que vous souhaitez confier votre vie à Dieu. Si un agnostique, alcoolique, toxicomane, immoral et braqueur de banques, en vient à croire sincèrement que Jésus existe et qu’il est mort sur la croix pour nos péchés, tout en continuant à être alcoolique, toxicomane, immoral et braqueur de banques, sa foi lui sera-t-elle utile ou lui permettra-t-elle d’aller au ciel ? Jacques 2, 17-20 répond par la négative.

Q : Dans Jean 5, 18, lorsque Jésus a appelé Dieu « son Père », en quoi cela revenait-il à se faire l’égal de Dieu ?

R : Au sein d’une famille, un père et un fils ont des rôles différents, et le fils obéit au père, mais les deux sont égaux par nature. Un bon père ne considère pas que sa vie ait plus de valeur que celle de ses fils, et inversement. Au sein de la Trinité, il en va de même. Dieu le Fils est subordonné dans son rôle, mais il n’est pas inférieur par nature, par titre ou par honneur.

Si Jésus a bien affirmé son égalité avec le Père, il a également affirmé qu’il dépendait du Père dans Jean 5, 18-19.

Q : Dans Jean 5, 18, pouvons-nous appeler Dieu « notre Père », puisque nous ne sommes pas égaux à Dieu ?

R : Non, à moins que Dieu ne nous en ait donné la permission. Or, Dieu nous donne effectivement la permission de l’appeler notre Père, avec respect. C’est un immense privilège que Jésus nous a accordé lorsqu’il a commencé les deux premiers mots de sa prière par « Notre Père ».

Q : Dans Jean 5, 19-20, puisque Jésus disposait du libre arbitre, pourquoi ne pouvait-Il rien faire d’autre que ce qu’Il voyait le Père faire ?

R : Jésus a choisi d’obéir à tout ce que le Père lui demandait de faire. Sur terre, Jésus a appris l’obéissance, selon Hébreux 5, 8. Jésus a déclaré qu’il n’était pas venu pour se plaire à lui-même, mais pour plaire à son Père, en Jean 5, 30. Soit dit en passant, le mot utilisé pour « amour » en Jean 5, 20 indique que le Père éprouve un amour fraternel ou amical (phileo) envers son Fils.

Le fait que Jésus ait déclaré avoir été envoyé par le Père est un point essentiel : Jésus l’a mentionné à 25 reprises dans l’Évangile selon Jean. Jésus n’est pas venu de son propre chef, et il n’a rien fait sur terre de son propre chef.

Q : Dans Jean 5, 19-22, comment exactement le Père a-t-il d’abord accompli tout ce que Jésus a accompli ?

R : Bien que Jésus ait dit que le Père habitait en lui, ce n’est pas là le point principal qu’il souhaitait souligner ici.

De toute évidence, tout le monde comprenait que le Père n’était pas né sur terre et qu’il n’avait pas été baptisé par Jean-Baptiste. Jésus dit plutôt qu’il n’accomplirait que les œuvres que son Père aurait prévu qu’il accomplisse.

Q : Dans Jean 5, 22, est-ce Jésus qui nous juge, ou le Père ?

R : Jésus a dit que le Père lui a confié tout jugement. Cela concorde parfaitement avec Actes 4, 12, où il est dit qu’il n’y a sous le ciel aucun autre nom par lequel les hommes puissent être sauvés.

Q : Dans Jean 5, 23, comment devons-nous honorer le Fils tout comme nous honorons le Père qui l’a envoyé ?

R : Les disciples de Jésus l’honorent de la manière suivante.

1. Nous adorons Jésus, comme le font les anges dans l’Apocalypse et dans Hébreux 1, 6.

2. Nous prions Jésus, comme l’a fait Étienne dans Actes 7, 59.

3. Nous appelons Jésus « Dieu », comme il est dit dans Hébreux 1:8, 9.

4. Nous appelons Jésus « mon Dieu », comme l’a fait Thomas dans Jean 20, 28.

5. Nous croyons et obéissons à ce qu’Il a enseigné, ainsi qu’à ce que Ses apôtres ont enseigné au sujet de Dieu et de Lui-même.

Le respect de ces versets de la Bible est l’un des éléments clés qui distinguent les sectes des Témoins de Jéhovah, de « La Voie » et d’autres sectes, d’une part, des chrétiens modernes et des premiers chrétiens, d’autre part. Voici ce qu’ont déclaré les premiers chrétiens.

Hilaire (355-367/368 apr. J.-C.) a commenté Jean 5, 23 en ces termes : « Car, à moins que les choses ne soient de même nature, on ne leur accorde jamais un honneur égal, et l’égalité d’honneur n’entraîne pas de séparation entre ceux qui sont honorés. Mais le mystère de la naissance exige l’égalité d’honneur. » Dans *La Trinité*, livre 9, chapitre 23, p. 162

Justin le Martyr (vers 138-165 apr. J.-C.) a déclaré : « Ces paroles témoignent donc explicitement que Lui [Jésus] est attesté par Celui [le Père] qui a établi ces choses, comme méritant d’être adoré en tant que Dieu et en tant que Christ. » *Dialogue avec Tryphon*, chap. 63, p. 229

Ignace, Irénée, Tertullien, Novatien, Hippolyte et d’autres ont également parlé de l’honneur qui revient à Jésus en tant que Dieu.

Q : Dans Jean 5, 26, que signifie « avoir la vie en lui-même » ?

R : Bien que nous ayons la vie éternelle au Ciel, il s’agit d’une vie éternelle dérivée, rendue possible et maintenue par Dieu. Cependant, Jésus ne possède pas une vie éternelle dérivée, mais une vie éternelle intrinsèque.

Q : Dans Jn 5, 27, en quoi le fait d’être le « Fils de l’Homme » justifie-t-il que le Père confère à Jésus le pouvoir de nous juger ?

R : L’Écriture ne le dit pas explicitement, mais elle laisse entendre une réponse. Hébreux 2, 14-17 indique que, puisque nous sommes faits de chair et de sang, Jésus devait partager notre humanité afin que sa mort puisse expier nos péchés. Jésus devait être l’un des nôtres pour devenir notre Grand Prêtre.

Q : Dans Jean 5, 28-29, puisque ceux qui ont fait le bien ressusciteront pour vivre, cela signifie-t-il que le salut par les œuvres est une réalité ?

R : Non. Il n’est pas dit que ce sont les bonnes œuvres qui leur ont donné la vie. Les bonnes œuvres des croyants, aussi limitées soient-elles, sont la preuve qu’ils font partie des enfants de Dieu qui vivront éternellement en Lui.

Q : Dans Jean 5, 30, comment Jésus peut-il être Dieu s’il ne pouvait rien faire de lui-même ? Même lorsqu’il chassait les démons, c’était par le doigt de Dieu, selon Luc 11, 20. (C’est le musulman Ahmad Deedat qui a soulevé ce point.)

R : Trois points sont à prendre en compte dans la réponse.

a) Le contexte du verset est important. Jésus n’a pas dit qu’Il ne pouvait jamais rien faire. Il a plutôt déclaré qu’Il n’accomplirait aucun miracle dans leur ville, non pas en raison d’un manque de puissance de la part de Dieu, mais à cause de leur manque de foi.

b) Quant à l’exorcisme par le doigt de Dieu, Jésus est Dieu et n’agit PAS de manière indépendante ni à l’encontre de Dieu le Père ou du Saint-Esprit.

c) Lorsque Jésus s’est incarné sur terre, il a volontairement et temporairement renoncé à une grande partie de sa puissance et de sa gloire, et, dans son état terrestre, il s’est particulièrement appuyé sur le Père et le Saint-Esprit.

Q : Dans Jean 5, 30, quelle est la différence essentielle, dans notre propre vie, entre servir Dieu parce que cela nous plaît et lorsque cela nous plaît, et servir Dieu lorsque cela ne nous plaît pas ?

R : L’obéissance peut être capricieuse, aléatoire et incomplète lorsqu’elle dépend de ce que nous ressentons à l’égard de cette action. Certains soulignent que Dieu fera toujours ce qui est le mieux pour eux ; d’autres, à l’instar de la prière de Jabez dans 1 Chroniques 4, 9-10, souhaitent servir Dieu sans souffrance. Dieu pourrait exaucer cette demande, mais où en serait l’Église du Nouveau Testament si Paul n’avait voulu servir qu’en évitant toute souffrance ? Pensez-vous que Paul ait enduré ces coups et cet emprisonnement pour se faire plaisir ? Il vaut donc bien mieux obéir sans chercher à nous faire plaisir.

D’un autre côté, nous éprouvons du plaisir et de la joie venant de Dieu lorsque nous obéissons. Ce n’était pas une partie de plaisir pour Paul et Silas d’être battus et jetés dans la prison de Philippes, mais d’un autre côté, Paul considérait ses bien-aimés Philippiens comme sa joie et sa couronne dans Philippiens 4:1. Paul n’a donc pas souffert pour prêcher l’Évangile par plaisir, mais, paradoxalement, il en a tiré de la joie au final.

Q : Dans Jean 5, 31, si Jésus rendait témoignage de lui-même, cela rendrait-il son témoignage faux ?

R : Non, ce n’est pas ce que Jésus dit ici. Jésus répond à l’accusation des pharisiens, selon laquelle si Jésus est le seul à témoigner de lui-même, cela ne suffirait pas, devant un tribunal, à établir son authenticité. Le fait qu’un seul témoin ne soit pas suffisant est mentionné dans Deutéronome 17, 6 et dans la Mishnah Kethuboth 2, 9 des rabbins, selon le Commentaire évangélique de la Bible, p. 854.

Jésus a présenté quatre témoins : Jean-Baptiste, ses miracles, les Écritures et Dieu le Père. L’ouvrage *When Critics Ask*, p. 410, souligne que le témoignage de Jésus était en réalité et personnellement vrai en soi. Cependant, ce témoignage n’était pas officiellement et juridiquement suffisant aux yeux des Juifs.

Q : Dans Jean 5, 33-34, en quoi le témoignage revêt-il une telle importance ?

R : D’un point de vue négatif, les Juifs, appliquant deux poids deux mesures, prétendaient rejeter Jésus en raison d’un manque de témoignage, malgré Jean-Baptiste, les miracles et les prophéties messianiques des Écritures. D’un point de vue positif, l’un des objectifs essentiels de Jésus et des croyants est d’être un témoignage. Selon The Bible Knowledge Commentary : New Testament, p. 291-293, le terme « témoignage » ou « témoigner » apparaît comme nom à 60 reprises dans le Nouveau Testament, et comme verbe à 76 reprises. On le retrouve 30 fois en tant que nom et 47 fois en tant que verbe dans l’Évangile selon Jean, les épîtres de Jean 1, 2 et 3, ainsi que dans l’Apocalypse.

Nous devons enseigner et rendre compte de l’espérance qui est en nous (1 Pierre 3:15b), et nous devons prier et venir en aide aux autres. Mais n’oublions pas qu’une autre raison essentielle pour laquelle nous sommes encore sur cette terre est de rendre témoignage. Nous le faisons par nos paroles et par notre vie. Un proverbe arabe dit : « Le plus grand crime dans le désert est de trouver de l’eau et de garder le silence ». (Cette citation est tirée d’un discours de KayLyn Hopper daté du 29 avril 2018)

Q : Dans Jean 5:34, Jésus utilise-t-il un argument ad hominem, qu’Il n’acceptait pas Lui-même ?

R : Non. Nous allons d’abord voir ce qu’est un argument ad hominem, puis ce qu’a dit Jésus.

En latin, « ad hominem » signifie « à l’homme ». Il s’agit d’un argument auquel l’orateur ne croit pas lui-même, mais qu’il invoque pour persuader son auditoire. Par exemple, si un homme politique revient sur une promesse, une personne à qui les promesses non tenues importent peu pourrait évoquer ce fait pour convaincre ceux qui, eux, accordent de l’importance au respect des promesses, afin de les inciter à voter pour lui. (On peut supposer que cet autre candidat tiendrait mieux ses promesses, mais il ne s’agit là que d’une hypothèse tacite.)

Il est intéressant de noter que Jésus, qui a guéri un jour de sabbat, suscitant ainsi l’opposition alors qu’Il aurait pu attendre le dimanche, se donne ici beaucoup de mal pour expliquer sa justification d’une manière à laquelle ils peuvent s’identifier.

Jésus acceptait pleinement ce que disait Jean-Baptiste. Cependant, Jésus a en substance déclaré qu’il recourait à un argument ad hominem, en ce sens que, tandis que les pharisiens exigeaient plusieurs témoins avant de croire qu’une chose était vraie, Jésus n’était pas d’accord avec cette approche. Mais, s’ils devaient adopter cette approche, le témoignage de Jean-Baptiste corroborait bel et bien celui de Jésus à son propre sujet. Les paroles de Jean ne « rendaient » pas le témoignage de Jésus vrai ; elles montraient simplement qu’il était vrai.

De nos jours, on perd souvent de vue cette distinction devant un tribunal. Un juge ou un jury peut déclarer l’accusé « non coupable ». En réalité, le verdict ne rend pas l’accusé coupable ou innocent. Il est coupable s’il a commis le crime, quelle que soit la justesse du verdict. Aux États-Unis, lors d’un procès pénal, si le jury estime que l’accusé est probablement coupable, mais qu’il subsiste un doute raisonnable, il reçoit pour instruction de déclarer l’accusé « non coupable ». Cela rend-il l’accusé innocent ? Non.

Q : Dans Jean 5:37, pourquoi Jésus a-t-il dit aux Juifs qu’ils n’avaient jamais entendu la voix de Dieu ni vu sa forme ?

R : Bien sûr, la foule à laquelle Jésus s’adressait n’avait ni entendu la voix de Dieu ni vu sa forme. Mais, contrairement aux prophètes de l’Ancien Testament, les Juifs ordinaires de l’Ancien Testament n’avaient eux non plus ni entendu la voix de Dieu ni vu sa forme. Or, Jésus ne se contente pas ici d’énoncer des faits avérés. Il s’agit d’une réprimande à leur égard. Alors qu’ils n’avaient même pas vécu ce que les prophètes avaient vécu dans l’Ancien Testament, Dieu Lui-même se tenait désormais devant eux, et pourtant ils ne reconnaissaient toujours pas la voix de Dieu ni ne voyaient Sa forme.

Q : Dans Jean 5, 39, est-ce que l’on obtient la vie éternelle en croyant en la Bible ou non ?

R : En réalité, non. La vie éternelle est donnée par Dieu. Cependant, les Juifs avaient en partie raison, dans la mesure où les Écritures nous montrent le chemin vers Dieu, pour obtenir la vie éternelle. Il est possible qu’une personne se préoccupe davantage des Écritures que de Dieu lui-même, comme c’était le cas des pharisiens à l’époque de Jésus.

Q : D’après Jean 5, 42-43, quel était le principal problème des pharisiens ?

R : Le principal problème était que les pharisiens n’avaient pas l’amour de Dieu dans leur cœur. Un signe indiquant que le problème résidait dans leur cœur, et non dans leur raisonnement, est qu’ils faisaient deux poids deux mesures entre le fait d’accepter ou non Jésus et celui d’accepter les autres, comme on le voit en Jean 5, 43.

De même, l’Église d’Éphèse a été avertie qu’elle avait abandonné son premier amour dans Apocalypse 2, 4. Si une personne n’a pas d’amour pour Dieu, elle peut tout de même se comporter de manière religieuse et accomplir de nombreuses actions qui semblent louables, du moins aux yeux du monde, mais elle est passée à côté de l’essentiel.

Dans Jean 5, 38, Jésus a également dit aux pharisiens que la Parole ne demeurait pas en eux. Cela pouvait paraître assez choquant, car ces pharisiens passaient tant de temps à étudier les Écritures. Mais étudier les Écritures, y croire et les mettre en pratique peuvent être deux choses différentes.

Q : Dans Jean 5:43, puisque Jésus est venu au nom de son Père, cela signifie-t-il que Jésus porte le même nom que le Père, et donc que Jésus est le Père ?

R : Ils partagent effectivement un certain nombre de titres. Cependant, il se trouve que j’ai le même nom de famille que mes parents, mais cela ne prouve pas que nous ne formions qu’un seul et même être humain. L’ouvrage *When Cultists Ask*, p. 168-169, indique que certains pentecôtistes unitariens, tels que Campbell (1975), affirment effectivement cela. S’ils étaient cohérents sur ce point, les pentecôtistes unitariens ne prêcheraient jamais au nom de Jésus, car ils penseraient que faire quoi que ce soit « au nom de Jésus » ferait d’eux Jésus eux-mêmes.

Q : Dans Jean 5, 44, quel est le rapport entre le fait de recevoir des honneurs des autres et le fait de ne pas croire ?

R : Jésus ne dit pas qu’ils ne plaisent pas à Dieu ; il dit quelque chose d’encore pire. Ils n’essaient même pas de plaire à Dieu. Et aussi grave que cela soit, cela paraît encore pire, compte tenu des efforts qu’ils déploient pour essayer de plaire aux hommes.

Q : Dans Jean 5, 45-46, en quoi tous ceux qui croient en Moïse croient-ils en Jésus ? De nombreux Juifs d’aujourd’hui ne seraient pas d’accord.

R : Jésus faisait peut-être référence, à l’intention de ses auditeurs, à Deutéronome 17, 18-19. Si quelqu’un n’écoute pas la parole du prophète à venir (Jésus), Dieu lui-même lui en demandera compte. Jean 5, 46 dit quelque chose de similaire.

Moïse était un prophète pieux. Mais leur connaissance de la loi et de l’enseignement de Moïse, et le fait qu’ils n’aient pas suivi Celui vers qui ceux-ci les orientaient, leur serait encore plus préjudiciable lors du jugement. Lisez 2 Pierre 2, 20-22 pour en savoir plus sur le jugement plus sévère qui accompagne une connaissance plus approfondie.

Le « Expositor’s Bible Commentary », vol. 9, p. 60, soulève ici un point intéressant. Obéir à Moïse était une bonne chose, mais le fait d’obéir à Moïse était pour eux une source d’orgueil. Lire la Bible, aller à l’église, partager l’Évangile, se tenir à l’écart de l’ t du mal, et, d’une manière générale, obéir à Dieu sont autant de bonnes choses que nous devons faire. Mais prenez garde si cela devient pour vous une source d’orgueil.

Q : Dans Jean 6, 5-6, pourquoi Jésus a-t-il posé une question, alors qu’il en connaissait déjà la réponse ?

R : Jean 6, 6 précise que Jésus a posé cette question pour mettre Philippe à l’épreuve. Il est tout à fait légitime d’utiliser ce que l’on appelle aujourd’hui la méthode socratique, c’est-à-dire de poser à un disciple une question dont le maître connaît déjà la réponse. Apparemment, les disciples n’étaient pas étrangers à cette pratique, comme le montre la réponse de Pierre à la question de Jésus dans Jean 21, 17 : « Seigneur, tu sais tout ; tu sais que je t’aime. » (BSB)

Plus précisément, Philippe aurait pu répondre en évoquant la tentative de nourrir la foule, en exprimant son désespoir face à l’impossibilité de subvenir naturellement à ce besoin, ou en manifestant sa foi dans la capacité du Christ à pourvoir à leurs besoins.

Q : Dans Jean 6, 5-6, pourquoi Jésus s’est-il adressé à Philippe plutôt qu’à l’un des autres ?

R : Bien que les Écritures ne le disent pas avec certitude, elles pourraient donner un indice. Jean 1:44 indique que Philippe, tout comme André et Pierre, était originaire de Bethsaïda, qui se trouvait dans cette région.

Q : Dans Jean 6, 13, puisque Jésus pouvait multiplier la nourriture si facilement, pourquoi ramasser les restes ?

R : La générosité de Dieu dont Il nous a fait don ne doit pas être gaspillée. Jésus ne serait pas toujours avec eux, et ce pain serait utile à d’autres.

De plus, les douze paniers de poissons et les cinq pains d’orge revêtaient une signification particulière. Dieu y symbolisait l’union des païens et des Juifs en Christ. Le chiffre douze représente les tribus d’Israël, ainsi que les douze disciples, et le chiffre cinq représente la grâce de Dieu envers tous les peuples, comme les 5 000 hommes, sans compter les femmes et les enfants.

Q : Dans Jn 6, 19, comment Jésus a-t-il pu marcher sur l’eau ?

R : Trois points sont à prendre en compte dans la réponse.

La mer de Galilée était très profonde ; Jésus ne faisait donc pas de tour de passe-passe en marchant sur des pierres.

Jésus était une personne réelle, de chair et de sang ; il ne s’agissait donc pas d’une sorte de fantôme sans poids.

Dieu, qui a créé les lois de la nature, peut s’en affranchir quand bon lui semble. Nous appelons cela un miracle, mais peut-être s’agit-il simplement, pour Dieu, d’un autre mode d’action.

Une observation scientifique

Pour comprendre scientifiquement ce miracle surnaturel, il faut d’abord comprendre pourquoi l’eau peut supporter un poids quelconque, comme celui d’un bateau qui flotte. En mécanique statistique, un ensemble est une distribution de probabilité des états d’un système. À la surface d’un liquide, les molécules d’eau se déplaçant à grande vitesse « jaillissent » continuellement du liquide et s’échappent dans l’atmosphère. C’est ce que l’on appelle l’évaporation. D’autres molécules ne le font pas, et ce pour trois raisons :

1) La tension superficielle rend les molécules d’eau « collantes » et les empêche de s’échapper,

2) Seul un certain pourcentage des molécules d’eau ayant une vitesse suffisamment élevée

3) Seul un certain pourcentage des molécules d’eau à grande vitesse se déplace vers le haut.

On peut modifier le point 1) en recouvrant la surface d’un revêtement.

Nous pouvons modifier le point 2) en augmentant la vitesse des molécules d’eau : c’est ce que l’on appelle le chauffage de l’eau.

Nous n’avons pas le pouvoir de modifier le point 3) (à moins de disposer d’un liquide magnétique et d’y appliquer des aimants), et cela suffirait à lui seul à retenir n’importe quoi.

Si un super-héros de bande dessinée n’avait aucun super-pouvoir à l’exception de celui de modifier les probabilités statistiques, il pourrait faire presque tout, y compris flotter dans les airs, traverser les murs et redonner vie à des cellules mortes désorganisées.

Q : Dans Jn 6, 23, que savons-nous de la ville de Tibériade ?

R : C’était une ville récente à l’époque de Jésus, puisqu’Hérode Antipas l’avait construite entre 16 et 22 après J.-C. pour en faire sa capitale administrative. C’était une ville païenne ; selon le Guide de la Bible d’Asimov (p. 822-823), les Juifs l’évitaient car elle avait été construite sur un cimetière.

Cependant, l’Encyclopédie Britannica et le Wycliffe Bible Dictionary (p. 1704) indiquent qu’au IIe siècle, le compilateur de la Mishna (vers 198-220 apr. J.-C.), Juda ha-Kadosh, était originaire de cette ville. De plus, le Talmud y a été compilé vers l’an 400 après J.-C. Parmi les rabbins célèbres qui y sont enterrés, on peut citer Maïmonide, ‘Akiba (Akiva), Yohanan ben Zakkai et Éliézer le Grand.

Q : Dans Jean 6, 27, Jésus a dit de ne pas travailler pour la nourriture qui se gâte. Comment travaillons-nous aujourd’hui pour cette nourriture qui se gâte ?

R : Tout d’abord, nous devons accomplir certaines tâches par nécessité, comme nous procurer de quoi manger. Mais Jésus dit que cela ne doit pas être le but ni le centre de notre vie. Nous devons consacrer notre énergie vitale à des choses éternelles ; et ce qui est éternel, tout en étant tout autour de nous, ce sont les âmes des personnes.

Une analogie pourra peut-être vous aider. Si vous faites la navette pour vous rendre au travail le matin, votre patron vous rémunère-t-il pour votre temps de trajet ? Si vous ne faites pas la navette pour le plaisir et que votre patron ne vous rémunère pas, alors pourquoi ne cessez-vous pas de vous rendre au travail ? La réponse est généralement : « Parce que je suis obligé, si je veux être payé. » L’idée de faire de l’ , c’est-à-dire une activité qui n’est pas productive, mais nécessaire pour accomplir ce qui est productif, s’appelle une « activité accessoire ». Il y a beaucoup de choses que nous devons faire dans cette vie qui relèvent de l’excise ; en fait, il y en a tellement que nous pouvons, sans nous en rendre compte, en venir à penser que la vie ne se résume qu’à l’excise et au divertissement. Mais ces choses ne sont nécessaires que pour nous permettre d’accomplir ce qui est vraiment important : glorifier Dieu, aimer les autres, amener les gens au Christ, aider les gens à grandir en Christ.

Q : Dans Jean 6, 27b, que voulait dire Jésus par « le Père a apposé son sceau d’approbation » ?

R : Jésus était agréable au Père, Jésus avait été envoyé par le Père sur terre, et Jésus accomplissait alors la volonté du Père. Le sceau d’approbation du Père était évident, comme en témoignaient les miracles de Jésus. Si quelqu’un voulait adorer le Père, il ne rejetterait pas celui sur qui le Père a apposé son sceau d’approbation. Jésus a mentionné à plusieurs reprises qu’il était descendu du ciel dans Jean 6, 33, 38, 41, 50 et 58.

Même si vous êtes déjà croyant, vous devez vous demander : votre vie porte-t-elle le sceau d’approbation de Dieu ? Votre manière de vivre est-elle agréable à Dieu ?

Q : Dans Jean 6, 31-36, 48-51, en quoi Jésus est-il le pain (ou la manne) de vie ?

R : Le mot utilisé pour « vrai », comme dans « vrai pain », est alethinos, qui signifie « authentique » ou « originel ». Jésus est le pain de vie à au moins deux égards.

Pour tous : Jésus soutient toute chose dans l’univers, selon Colossiens 1, 17

Pour les croyants : il est doux d’avoir la vie en Jésus, qui nous nourrit, nous protège et nous préserve, et nous prépare à demeurer éternellement avec Lui.

Tout comme Jésus donne l’eau vive en Jean 4, 15, Jésus est ici le pain de vie.

Q : Dans Jean 6:37, puisque tous ceux que le Père donne à Jésus viennent à Jésus, et puisque certains ne viennent pas à Jésus, cela signifie-t-il que le Père ne les a pas donnés à Jésus ?

R : Oui. L’Évangile du salut est sincèrement proposé à tous. Cependant, Hébreux 4:2 précise que l’Évangile ne sert à rien à ceux qui ne l’associent pas à la foi. Luc 7:30 en est un deuxième exemple ; veuillez vous reporter à l’analyse de Luc 7:30 pour plus d’informations.

Q : Dans Jean 6, 39, Jésus avait-il une volonté distincte de celle de Dieu le Père ou non ?

R : Pour reformuler la question comme l’a posée un élève de CM1 : combien de cerveaux la Trinité possède-t-elle ? Mis à part le fait que Dieu n’est pas limité à des cellules, on pourrait dire qu’ils ont chacun leur propre cerveau. Jésus avait une volonté distincte, comme le montre sa prière au jardin de Gethsémani. Cependant, Jésus a toujours choisi que sa volonté soit en accord avec celle du Père, comme l’indique également sa prière au jardin de Gethsémani.

Q : Dans Jean 6, 42, la naissance virginale est-elle vraie, puisque les Juifs disaient connaître Joseph, le père de Jésus ?

R : Cela ne contredit pas la naissance virginale.

Premièrement, puisque Joseph était l’époux de Marie, il était le père légal de Jésus aux yeux de la loi.

Deuxièmement, de nombreux Juifs supposaient que Joseph était également le père biologique de Jésus. Toutes les suppositions que font les gens ne sont pas nécessairement vraies.

Q : Dans Jean 6, 43-70, pourquoi les gens murmurent-ils contre Dieu, et que pouvez-vous leur dire pour les aider ?

R : Cela se résume généralement à une cause fondamentale : Dieu n’a pas répondu à leurs attentes. Job s’est plaint de Dieu, car il ne voyait pas ce qui se passait en coulisses, ni l’issue finale. De même, les gens se plaignent parce qu’ils ne savent pas ce qui se passe en coulisses et ne voient pas l’issue finale.

Q : Dans Jn 6, 43-70, si quelqu’un estime qu’une chose concernant Dieu est inacceptable, que lui répondez-vous ?

R : En réalité, Dieu ne vous a pas demandé votre approbation. Il est Dieu, et Il peut donc faire ce qu’Il veut. Dieu vous offre un moyen de jouir de la vie éternelle, et si vous n’en voulez pas, il ne reste alors qu’une seule alternative. Certaines personnes ont besoin d’être libérées de leurs idées préconçues sur Dieu. C’est peut-être pour cela que Jésus a dit que nous devions venir à Dieu comme un petit enfant, dans Luc 18, 16-17 et Matthieu 19, 14.

Q : Dans Jean 6, 44-65 et Jean 6, 37-39, que signifie le fait que personne ne puisse venir à Jésus si le Père ne l’attire pas ?

R : Le terme grec peut signifier « contraindre », « attirer » (comme pour puiser de l’eau), ou encore « courtiser » / « persuader ». Voir *Now That’s a Good Question*, p. 27-29, pour plus d’informations sur le grec. Étant donné que ce mot grec recouvre plusieurs sens, divers chrétiens intègrent ce verset dans leur théologie de différentes manières.

Les non-calvinistes modérés affirment que Jésus attire tout le monde de manière extérieure, et que l’offre du salut est accessible à chaque individu. Sur le plan intérieur, le Saint-Esprit (également appelé l’Esprit du Christ) convainc le monde (tant les élus que les réprouvés) de péché. Cependant, tous ceux que le Père a prédestinés sont attirés vers le Ciel, et ceux qui ne font pas partie des élus ne viennent pas à Dieu. Certains non-calvinistes affirment que la prédestination et la prescience vont de pair, tandis que d’autres soutiennent que la prescience précède la prédestination, puisque les deux fois où elles sont mentionnées ensemble dans les Écritures, la prescience est toujours citée en premier.

Les calvinistes ne nient pas que l’Évangile doive être proposé à tous, mais le Père n’attire que les élus, et ni le Père ni le Saint-Esprit n’agissent de manière salvifique en faveur des réprouvés, puisque Jésus n’est pas mort pour eux.

Les hypercalvinistes partagent ici la même conviction que les calvinistes, à cette différence près qu’ils enseignent que l’Évangile peut être proclamé à tous, mais qu’il est erroné de l’offrir à tous.

Voir également la question suivante pour plus d’informations.

Q : Dans Jn 6,44, 65 et Jn 6,37, 39, le Père attire-t-il certaines personnes, ou Jésus attire-t-il tout le monde à lui, comme le dit Jn 12,32 ?

R : En grec, il est simplement dit que Jésus attire « tous ». Il n’est en réalité pas précisé que Jésus attire « tous les hommes » ou « tout le monde ». Il existe trois points de vue.

Le Père attire chaque individu : nous sommes tellement pécheurs que personne ne peut venir au Père à moins que le Père ne l’attire (ne lui en donne la possibilité). Cependant, le Père attire tout le monde. Lorsque Jean 6, 37 et 39 affirment que tous ceux que le Père donne à Jésus viendront à Lui, le Père attire tout le monde, mais ne donne à Jésus que ceux qu’Il a connus d’avance (et donc prédestinés) à venir à Jésus. Cependant, cette interprétation va à l’encontre du sens littéral de Jean 6, 64-65, qui indique que le fait que le Père doive attirer les gens était l’une des raisons pour lesquelles certains ne croyaient pas.

Jésus attire extérieurement et le Père choisit intérieurement : Jésus attire à Lui aussi bien les élus que les réprouvés. Les élus comme les réprouvés prennent la décision de faire confiance à Jésus ou non. Cependant, le Père a prédestiné les élus, et ce sont donc uniquement les élus qui sont attirés par le Père.

Parmi toutes sortes de personnes, le Père et Jésus n’attirent que les élus. Ne pas attirer chaque individu est la position calviniste, défendue dans la New Geneva Study Bible, p. 1688.

Voir également la question précédente pour plus d’informations.

Q : Dans Jean 6, 45, puisque toute personne à qui Dieu enseigne vient à Jésus, cela signifie-t-il que tous ceux qui n’ont jamais entendu parler de Jésus n’ont eu aucune chance d’échapper à l’enfer ?

R : La Bible ne dit jamais cela. Au contraire, Hébreux 11 montre qu’Abel, Hénoch, Noé et bien d’autres n’ont apparemment jamais entendu parler de Jésus (pendant leur vie sur terre), et pourtant ils sont vraisemblablement allés au ciel. Il y a deux autres points à prendre en compte dans la réponse :

2. Les bébés qui meurent n’entendent jamais parler de Jésus. La Bible ne dit jamais que ceux qui n’ont pas encore atteint l’âge de la responsabilité vont en enfer.

3. Jésus a bel et bien déclaré, dans Jean 8:24, que tous ceux qui le rejettent mourront effectivement dans leurs péchés.

Voir également la discussion sur Jean 3:36 pour plus d’informations.

Q : Dans Jean 6, 50-51, puisque celui qui mange le pain du ciel (Jésus) vivra éternellement et ne mourra pas, pourquoi les chrétiens meurent-ils quand même ?

R : Il y a deux façons de comprendre cela.

1. Les chrétiens vivront éternellement au ciel ; nous atteindrons donc un état où nos corps glorifiés ne mourront jamais. Voir le « Believer’s Bible Commentary », p. 1505, pour plus de détails sur ce point.

2. De plus, bien que nos corps meurent une fois, dès l’instant où nous croyons pour la première fois, nos esprits ne meurent jamais. L’Apocalypse désigne l’étang de feu comme la seconde mort.

La mort physique n’est « qu’un détail mineur » comparée à la vie éternelle ou à la seconde mort. Ce verset est important car il nous indique qu’une fois qu’un croyant va au ciel, il n’y a plus aucune crainte qu’il pèche et tombe.

Q : Dans Jean 6, 51-56, que voulait vraiment dire Jésus ici ?

R : Il existe au moins trois interprétations.

1. Jésus donne aux croyants une nourriture spirituelle

Le « Believer’s Bible Commentary : New Testament », p. 297, souligne que, puisque la Cène n’a eu lieu qu’un an plus tard, il s’agit ici de la nourriture et de la boisson spirituelles que Jésus donnerait aux croyants.

2. Une illustration de l’union spirituelle

Jésus s’adressait aux foules, qui, à cette époque, ne savaient encore rien de la Cène, comme le souligne la « New Geneva Study Bible », p. 1673. L’ouvrage « Hard Sayings of the Bible », p. 498-500, indique clairement qu’il s’agit de cette interprétation, tout en suggérant également une combinaison avec la troisième interprétation.

3. Outre les deux interprétations précédentes, une préfiguration de la Cène

Lorsque Jésus a dit : « … ce pain, que je donnerai pour la vie du monde, c’est ma chair », il annonçait sa mort sur la croix. De même, Jésus annonçait qu’ils s’en souviendraient lors de la Cène.

Voir le Believer’s Bible Commentary, p. 1505, pour plus d’informations sur cette interprétation. L’ouvrage Hard Sayings of the Bible, p. 498-500, propose cette interprétation ainsi que la précédente, car Jean ne fait pas mention du dernier souper, et il s’agirait là de son enseignement équivalent sur l’importance de la communion.

Les questions qui se posent ici sont quelque peu similaires à celles relatives à l’interprétation de « l’eau et l’Esprit » dans Jean 3, 5.

Q : Dans Jean 6, 52-56, pourquoi Jésus n’a-t-il pas dissipé la confusion de la foule ?

R : Jésus souhaitait apparemment prononcer ces paroles de cette manière et ne s’est pas montré surpris que certains s’en soient allés à ce moment-là. Parler à un Juif de boire du sang aurait pu leur paraître choquant. Chacun avait ici le choix. Il pouvait faire confiance à Dieu, mais uniquement dans les limites de ce qu’il comprenait pleinement, ou bien il pouvait faire entièrement confiance à Dieu, sachant que Dieu serait et ferait des choses qui dépassaient sa compréhension. Comme l’a dit un chrétien, nous ne devons pas nous offenser des « s inexpliquées ». Puisque les pharisiens n’écoutaient ses paroles que pour s’y opposer, Jésus leur a donné un prétexte auquel s’accrocher.

Les Écritures ne donnent pas toutes les raisons pour lesquelles Jésus s’est exprimé ainsi, mais voici une hypothèse. Les personnes qui ont vu les miracles pourraient croire en Jésus, qu’elles souhaitent ou non suivre Dieu, car elles ont une preuve vivante juste devant elles. Jésus a également anéanti les espoirs de ceux qui voyaient en lui un messie politique. Jésus s’est exprimé ainsi afin que ceux qui souhaitaient le suivre, selon ses conditions, puissent comprendre par la suite, et que ceux qui ne voulaient pas le suivre aient une excuse pour s’en aller.

Q : Dans Jn 6, 53a, Jésus enseignait-il que le pain devenait réellement son corps, comme l’enseigne l’Église catholique romaine, en parlant de « transsubstantiation » ?

R : Non, car Jésus (tout comme Paul) utilisait souvent des métaphores. Par exemple, nous sommes le corps du Christ, mais nous ne nous transformons pas physiquement en corps du Christ. Jésus a un jour qualifié Pierre de « Satan », mais cela ne signifie pas que Pierre s’est transformé en Satan ; c’est plutôt Satan qui utilisait les paroles de Pierre pour tenter Jésus. Lorsque Jésus a dit qu’il était la vigne dans Jean 15, 1, s’est-il physiquement transformé en vigne ? Tenait-il son « second corps » entre ses mains ? – Seulement au sens métaphorique. Il ne s’agit pas là d’un point anodin, car l’application de ce principe détermine si quelqu’un estime devoir adorer le pain et le vin ou non.

Voir *When Cultists Ask*, p. 168-173, et *When Critics Ask*, p. 412-413, pour des réponses plus détaillées.

Q : Dans Jean 6, 60-66, pourquoi Jésus semble-t-il presque fataliste ici ? – S’ils viennent, ils viendront. S’ils ne viennent pas, ils ne viendront pas.

R : Jésus n’était pas fataliste, mais il connaissait bien les limites de la parole. Si quelqu’un ne souhaite jamais confier sa vie au Christ, il n’acceptera jamais les choses dont il ne peut pas prouver la véracité ou la fausseté. Si les gens ne veulent pas suivre la vérité, ils trouveront presque toujours une excuse pour ne pas le faire.

Q : Dans Jn 6, 67, pourquoi Jésus a-t-il mis à l’épreuve les douze disciples en leur demandant s’ils allaient eux aussi s’en aller ?

R : Jésus savait qu’ils ne partiraient pas, mais il a posé cette question pour au moins deux raisons. Il voulait leur donner la possibilité de partir ; il leur serait ainsi clairement apparu que leur décision de rester relevait de leur propre choix. Deuxièmement, il voulait qu’ils prennent du recul et qu’ils prennent, ou plutôt qu’ils renouvellent, cette décision. Ils devaient « tracer une ligne dans le sable » et décider s’ils allaient ou non tout miser sur Jésus, contre vents et marées. De la même manière, Naomi a demandé à Ruth de prendre une décision dans Ruth 1, 15-18. Bien sûr, comme l’indique Jean 6, 70, Jésus connaissait déjà leur décision ; mais ils devaient tout de même la prendre.

Lorsqu’une personne comme Pierre a pris une mauvaise décision, en reniant le Christ, celui-ci a pu le réintégrer dans Jean 21, 15-19. Si vous aviez une décision à prendre et que vous vous êtes trompé, ne vous éloignez pas de Dieu par culpabilité, mais revenez vers lui pour obtenir son pardon.

Q : Dans Jean 6, 70, puisque Jésus a choisi les douze disciples et que Judas était l’un d’entre eux, Judas faisait-il partie des élus choisis par Jésus ?

R : Non. Comme tout autre homme, Jésus avait la liberté de faire de nombreux choix. Le fait que Jésus ait choisi de manger une certaine figue ne fait pas de cette figue l’un des élus. De même, le choix des douze disciples par Jésus était différent du choix des élus qui iront au Ciel.

Q : Dans Jn 7, 5, qui sont les « frères » de Jésus qui ne croyaient pas en lui ?

R : Marie était vierge, et Joseph n’avait pas connu Marie lorsque Jésus est né ; il n’a eu aucune relation avec elle « jusqu’à ce qu’elle eût enfanté un fils », selon Matthieu 1, 25. Matthieu 12, 46 ; 13, 55-56 ; Marc 6, 3-4 ; Jean 2, 12 ; Actes 1, 14 ; 1 Corinthiens 9, 5 mentionnent également les frères de Jésus, et Paul évoque « Jacques, le frère du Seigneur » dans Galates 1, 18-19. L’ouvrage *1001 questions bibliques répondues*, p. 39-40, souligne également le Psaume messianique 69, 7-9 où il est dit : « mes frères… les enfants de ma mère ».

S’ils avaient eu foi en Jésus, il leur aurait semblé tout à fait logique que Jésus révèle quoi que ce soit à ce moment-là. Or, ce verset indique qu’à ce moment-là, ils ne croyaient PAS en Jésus ; leur remarque ne laisse donc aucun doute : « Si tu te considères vraiment comme le Messie, tu le montrerais à tout le monde dès maintenant. »

Q : Dans Jn 7,7, le monde ne haïssait-il pas les disciples, ou bien les haïssait-il dans Jn 15,20-21 ?

R : Deux points sont à prendre en compte dans la réponse.

Dans Jean 7, 7, les disciples étaient encore en phase d’apprentissage, et le monde ne les haïssait pas encore, car ils ne prêchaient pas encore systématiquement la conversion à Jésus. Les Juifs et les Romains n’en étaient pas encore au point de vouloir persécuter les chrétiens.

Dans Jean 15, 20-21, Jésus a prédit que le moment viendrait bientôt où le monde les haïrait parce qu’ils appartenaient au Christ.

Q : Dans Jean 7, 8, pourquoi Jésus a-t-il dit qu’il n’allait pas, ou pas encore, à la fête ?

R : Cinq points à prendre en compte dans la réponse.

1. Certains manuscrits indiquent « n’ira pas ». Parmi ces manuscrits figurent le Sinaitique, le Cantabrigien, le copte bohairique, l’arménien et le Diatessaron.

2. D’autres manuscrits, tels que le Bodmer II (125-175 apr. J.-C.), les Bodmer 14 et 15 (IIIe siècle) et le Vaticanus, indiquent « pas encore ».

3. Même si l’on connaissait le grec exact, il ne faut pas accorder trop d’importance aux mots précis, car on ignore si Jésus s’exprimait ici en grec ou en araméen.

4. Quoi qu’il en soit, Jésus ne faisait pas une promesse, mais exprimait ses intentions ; les deux lectures des manuscrits sont donc valables.

5. Peut-être ces variations entre les manuscrits servent-elles le dessein de Dieu. Elles pourraient nous montrer qu’il ne faut pas prendre les paroles des Écritures avec une précision excessive.

Q : Dans Jn 7,8, pourquoi Jésus a-t-il dit ici que son heure n’était pas encore venue ?

R : L’heure n’était pas encore venue pour Jésus de commencer son ministère public, dont le point culminant fut sa mort sur la croix pour nos péchés.

Q : Dans Jn 7, 10, pourquoi Jésus a-t-il apparemment changé d’avis et s’est-il rendu à Jérusalem, alors qu’il avait dit à ses frères qu’il n’y irait pas ?

R : Jésus n’a pas manqué à une promesse ; il a plutôt changé d’avis quant à ce qu’il avait l’intention de faire. Cependant, derrière cette réponse simple se cache un point important à retenir. Il existe une différence entre l’expression d’une intention et une promesse.

L’ouvrage *When Critics Ask*, p. 414, donne une réponse différente. Les frères de Jésus voulaient qu’il se rende à Jérusalem et qu’il « se révèle ouvertement comme le Messie ». Jésus s’y est effectivement rendu par la suite, mais pas de la manière que ses frères lui avaient suggérée.

Q : Dans Jn 7, 13, pourquoi les gens craignaient-ils les Juifs ? Ils étaient tous juifs !

R : Ici, la foule craignait les autorités juives. Il est souvent pertinent de distinguer les croyances et les pratiques du peuple de l’enseignement religieux officiel. De plus, Matthieu et Marc, qui s’adressaient à un public davantage juif, font la distinction entre les Juifs pharisiens et les sadducéens. Jean, qui s’adressait apparemment à un public principalement païen [non juif], ne fait généralement pas cette distinction, mais les appelle simplement « Juifs ». Jean ne mentionne les pharisiens qu’en Jean 3, 1.

Q : Dans Jean 7, 17, tous ceux qui choisissent de faire la volonté de Dieu iront-ils au ciel ? — Même les hindous, les musulmans, les bouddhistes, etc.

R : Comme l’a appris Caïn, le fils d’Adam, Dieu n’accepte pas tous les sacrifices qui lui sont offerts. Comme le montre 1 Corinthiens 10:20, il faut au moins offrir ses sacrifices au vrai Dieu. Beaucoup de gens se concentrent sur le fait que d’autres religions enseignent des doctrines erronées et « embrouillent l’esprit des gens ». Il est tout aussi important de noter qu’elles insensibilisent les gens au désir de ce qui est le mieux et « troublent leur cœur ».

1. Dans certaines religions, y compris certaines formes d’hindouisme, faire le bien n’est pas un objectif. L’objectif est plutôt de faire l’expérience à la fois du bien et du mal. Voir la question suivante pour en avoir la preuve.

2. Dans certaines religions, notamment le bouddhisme et l’hindouisme, on ne souhaite pas vivre éternellement au paradis. L’objectif est d’échapper au cycle indésirable des renaissances et d’atteindre le Nirvana dans le bouddhisme, ou de ne faire qu’un avec la flamme éternelle dans l’hindouisme védantique.

3. Dans certaines religions, la vérité n’a pas d’importance. L’hindouisme est connu pour être une religion où la « loi de non-contradiction » n’est pas une préoccupation majeure.

Q : Dans Jn 7,17, qu’enseigne une fausse religion, l’hindouisme, au sujet de la pratique du bien ?

R : Elle enseigne au moins deux choses très différentes.

Il est béni de faire le bien. « Le bien est une chose ; l’agréable en est une autre. Ces deux choses, bien que différentes dans leurs fins, incitent toutes deux à l’action. Heureux ceux qui choisissent le bien ; ceux qui choisissent l’agréable manquent leur but. » Katha Upanishad, p. 16

D’un autre côté…

1. « Sachez que tous les états de l’existence — qu’ils relèvent de la bonté, de la passion ou de l’ignorance — se manifestent par Mon énergie. Je suis, en un sens, tout, mais Je suis indépendant. Je ne suis pas soumis aux modes de la nature matérielle, car ce sont eux, au contraire, qui se trouvent en Moi. Trompé par les trois modes [la bonté, la passion et l’ignorance], le monde entier ne Me connaît pas, Moi qui suis au-dessus des modes et inépuisable. » Bhagavad-Gita 7.12-13, p. 379-380.

2. « Même si quelqu’un commet l’action la plus abominable, s’il est engagé dans le service de dévotion, il doit être considéré comme un saint, car il est correctement ancré dans sa détermination. » Bhagavad-gita 9.30, p. 494

3. « Il est écrit : “Celui qui connaît la joie du Brahman, que les mots ne peuvent exprimer et que l’esprit ne peut atteindre, est libéré de la peur. Il n’est pas tourmenté par la pensée : « Pourquoi n’ai-je pas fait ce qui est juste ? Pourquoi ai-je fait ce qui est mal ? » Celui qui connaît la joie du Brahman, connaissant à la fois le bien et le mal, transcende les deux.” Taittiriya Upanishad, p. 58.

4. « Mes fils tuent leurs ennemis et ma fille est impératrice ; je suis donc pleinement victorieuse. Ma voix est suprême aux oreilles de mon époux. L’offrande qu’Indra a faite et qui lui a valu gloire et suprématie, c’est celle que j’ai faite pour vous, ô dieux. Je suis véritablement devenue celle qui n’a pas d’épouses rivales. Sans épouses rivales, tueuse d’épouses rivales, victorieuse et prééminente, je me suis approprié l’attrait des autres femmes comme s’il s’agissait de la richesse de femmes volages. » Cette combinaison de culte et de « valeurs familiales » hindoues primitives est tirée du Rig Veda 10.159.3-5.

Q : Dans Jn 7,18, Jésus dit-il qu’il n’y a pas d’injustice chez tous ceux qui recherchent la gloire du Père ?

R : Non, Jésus fait plutôt allusion à lui-même de manière détournée, en affirmant qu’il n’y a pas d’injustice en lui.

Q : Dans Jn 7, 28, pourquoi Jésus prêchait-il dans le Temple, alors qu’il s’était rendu à Jérusalem en secret dans Jn 6, 10 afin de ne pas se faire remarquer ?

R : Si Jésus s’y était rendu ouvertement à titre individuel, les autorités auraient pu l’arrêter facilement. Cependant, une fois sur place, alors que Jésus se trouvait au milieu d’une foule nombreuse et bienveillante, elles n’auraient pas pu l’arrêter. Elles auraient préféré attendre qu’il y ait le moins de monde possible. Jésus et les disciples passèrent la nuit à l’extérieur de Jérusalem, dans un endroit où ils ne risquaient pas d’être découverts – à moins, bien sûr, d’être trahis.

Q : Dans Jn 7, 38-39, « où, dans les Écritures, est-il dit : “Des fleuves d’eau vive jailliront de son sein” ? »

R : La littérature antique ne faisait pas la distinction entre une citation exacte, une paraphrase d’une phrase et une paraphrase du concept général de plusieurs phrases. La New Geneva Study Bible, p. 1676, indique que, bien qu’il ne s’agisse pas d’une citation exacte d’un passage de l’Ancien Testament, cela peut constituer une référence générale à la fois à Ésaïe 44, 3 et à Ézéchiel 36, 25-27.

Selon l’Evangelical Commentary on the Bible, p. 857, et le Believer’s Bible Commentary, p. 1512, les Juifs avaient pour coutume d’aller chercher de l’eau à la source de Gihon ou à la piscine de Siloé et de la verser dans une cuvette d’argent près de l’autel des holocaustes pendant que l’on chantait les Psaumes 113 à 118. Le huitième jour, ils ne le faisaient pas.

Q : Dans Jean 7, 38-39, comment des fleuves d’eau vive jaillissent-ils de Jésus ?

R : Tout comme l’eau donne la vie, favorise la croissance, purifie et étanche la soif, Jésus nous offre tout cela sur le plan spirituel. Il s’agit du Saint-Esprit, selon Jean 7, 39.

Q : Dans Jean 7, 39, le Saint-Esprit était-il présent dans le monde avant la venue de Jésus sur terre ?

R : Oui, mais d’une manière plus limitée. À l’époque de l’Ancien Testament, le Saint-Esprit était avec les prophètes, mais le croyant lambda de l’époque n’avait pas le Saint-Esprit.

Q : Dans Jean 7, 46, que signifie exactement le grec à cet endroit ?

R : Dans Jean 7:46, le grec utilisé ici est très emphatique. Si « Personne n’a jamais parlé ainsi… » (NIV) est une traduction correcte, une traduction plus précise serait « jamais un homme n’a parlé de cette manière… » (Wuest), « Jamais un homme n’a parlé ainsi » (The Bible Knowledge Commentary : New Testament, p. 302), ou « Jamais aucun homme n’a parlé de cette manière » (The Expositor’s Bible Commentary, vol. 9, p. 88).

Q : Dans Jn 7, 51-52, je ne suis pas sûr que, si j’avais vécu à l’époque du Christ, j’aurais été capable de comprendre tout ce que j’étais censé faire. Est-ce nécessaire ?

R : Même si vous n’auriez peut-être pas tout compris par vous-même à cette époque, qui dit que nous sommes capables de tout comprendre par nous-mêmes aujourd’hui non plus ? C’est pourquoi nous devons demander l’aide de Dieu, et nous avons besoin de l’aide des uns et des autres. Chacun, livré à lui-même, peut aboutir à des opinions absurdes et stupides. Nous avons besoin de l’aide de Dieu et les uns des autres pour nous apporter soutien et correction.

Q : Dans Jean 7, 52, Jésus était-il originaire de Bethléem en Judée, ou de Nazareth en Galilée ?

R : Les deux ; Jésus est né à Bethléem, en Judée, et il a grandi à Nazareth, en Galilée.

Q : Dans Jean 7, 52, pourquoi ont-ils dit qu’aucun prophète n’était jamais venu de Galilée, alors que Jonas était originaire de cette région, à Gath-Héfer, à environ trois miles de Nazareth ? (Le Guide sceptique de la Bible d’Asimov, p. 971, soulève cette question.)

R : Notez que ceux qui s’expriment ici sont des Juifs non croyants. Si Jonas était probablement originaire de Gath-Hépher, près de Nazareth, cela n’est pas certain. La Bible ne dit pas « aucun prophète n’est jamais venu de cette Galilée ». Ils ont plutôt dit : « aucun prophète n’est jamais venu de Galilée ». Ceux qui rejetaient Jésus se trompaient probablement sur ce point.

Pourquoi Jésus s’est-il exprimé de cette manière ? Il ne cherchait pas simplement à semer la zizanie pour le plaisir de semer la zizanie, et il ne le faisait certainement pas uniquement pour accroître sa popularité. Certains pourraient penser que Jésus aurait dû répondre de manière plus conciliante. Mais apparemment, Jésus poussait les gens à prendre une décision, quelle qu’elle soit. Ils prétendaient le rejeter pour les raisons les plus futiles. Si Jésus avait simplement accompli un miracle de plus à leur vue, après tous les autres miracles, cela aurait-il fait une grande différence ? Non. Le problème n’était pas un manque d’informations ou de références, le problème était de les amener à prendre une décision.

Q : Dans Jean 8, 3-4, pourquoi les pharisiens ont-ils amené devant Jésus la femme surprise en flagrant délit d’adultère et non l’homme ?

R : C’est une bonne question, d’autant plus que Deutéronome 22, 22-24 précise que les deux devaient être amenés. Il semble qu’ils se souciaient moins de rendre justice à l’homme qu’à la femme. Ou peut-être ne se souciaient-ils pas du tout de la justice, mais cherchaient-ils uniquement à piéger Jésus. L’Encyclopédie des difficultés bibliques (p. 372), When Critics Ask (p. 415) et Josh McDowell (dans un exposé) ont également relevé cette irrégularité.

Q : Jean 8, 3-4 montre-t-il que Jésus n’acceptait pas la peine capitale ?

R : Non, mais la procédure n’était pas régulière, car l’homme n’avait pas été amené lui aussi. Voir la question précédente pour plus d’informations.

Q : Dans Jean 8, 3-4, où, dans l’Ancien Testament, est-il ordonné que la femme soit lapidée pour adultère (un musulman a soulevé ce point) ?

R : L’exécution pour adultère était prescrite dans Lévitique 20, 10 et Deutéronome 22, 22-24. La forme d’exécution, la lapidation, est mentionnée dans Deutéronome 22, 24 dans le cas d’un homme qui couche avec une vierge fiancée à un homme de la ville.

Q : Dans Jean 8, 6, dans l’histoire de la femme adultère, qu’a écrit Jésus dans le sable ?

R : Six points à prendre en compte dans la réponse.

1. La plupart des manuscrits bibliques indiquent « écrivit sur le sol ». Parmi ceux-ci figurent le Cantabrigiensis, le Lectionnaire byzantin, le copte bohairique et d’autres encore.

2. Cependant, les manuscrits arméniens (des Ve et IXe siècles) indiquent : « écrivit sur le sol les péchés de chacun d’entre eux ».

3. Par ailleurs, d’autres manuscrits et auteurs ne comportent pas cette partie de l’Évangile selon Jean. Parmi ceux-ci figurent : le Bodmer 2, les Bodmer 14 et 15, le Sinaitique, le Vaticanus, l’Alexandrinus, le copte sahidique, le gothique et le Diatessaron.

4. En supposant que la plupart des manuscrits soient corrects, les Écritures ne précisent pas ce que Jésus a fait avec le bâton posé à terre. L’Encyclopédie des difficultés bibliques (p. 371-373) indique que, quelle qu’en fût la nature, ce geste les a convaincus de leurs propres péchés. Certains émettent l’hypothèse que Jésus écrivait leurs péchés, ou les noms des compagnes de certains d’entre eux.

5. Ils n’ont amené que la femme surprise en flagrant délit ; ils n’ont jamais amené l’homme. Peut-être que certains des hommes avec lesquels la femme avait commis l’adultère se trouvaient dans la foule.

6. D’un autre côté, l’ouvrage *Now That’s a Good Question*, p. 586-587, indique que non seulement nous ne le savons pas, mais que nous ne savons pas avec certitude si Jésus a écrit quoi que ce soit. Il se peut qu’il ait simplement griffonné tout en réfléchissant. Cependant, il y a eu quelque chose qui a poussé tous les hommes à partir brusquement.

Q : Dans Jn 8, 11, puisque Jésus respectait la Loi mosaïque, pourquoi n’a-t-il pas condamné la femme ?

R : Il y a deux points à prendre en compte dans la réponse.

Jésus n’était pas tenu d’infliger une punition à cette femme dont il savait qu’elle était coupable, car 1) Jésus n’était pas ici une autorité gouvernementale, 2) c’était Jésus lui-même qui avait donné la loi, et 3) la procédure n’était pas régulière, puisque l’homme n’avait pas été amené lui aussi.

Cependant, Jésus respectait bel et bien la Loi mosaïque. Il fallait qu’il y ait un accusateur, or il n’y en avait aucun. De plus, toute la situation était étrange, car elle avait été surprise en flagrant délit, et pourtant aucun homme n’avait été amené.

Q : Dans Jean 8, 12, en quoi Jésus est-il la lumière du monde ?

R : La lumière est indispensable à notre vie. Non seulement elle attire les gens, mais elle les empêche de trébucher dans l’obscurité, nous permet de nous examiner nous-mêmes, de nous reconnaître les uns les autres et d’apprécier la beauté. Même à l’époque, les gens pouvaient comprendre que sans lumière, les plantes d’intérieur ne poussent pas. Jésus est plus important pour nous que la lumière physique elle-même.

Q : Dans Jn 8, 13-14, pourquoi les pharisiens ont-ils prétendu que le fait que Jésus rende témoignage de lui-même signifiait que son témoignage n’était pas valable ?

R : Si quelqu’un avançait une affirmation sans preuve, celle-ci serait suspecte. Jésus estimait qu’il serait étrange d’essayer d’appliquer cela à Lui-même. Après tout, le Père, en quelque sorte, avait déjà rendu témoignage à tous au sujet de Jésus, par les prophéties écrites des centaines, voire des milliers d’années auparavant, et en permettant à Jésus d’accomplir de nombreux miracles à cette époque.

Q : Dans Jean 8, 14-18, pourquoi Jésus a-t-il répondu ainsi aux pharisiens ?

R : Il y a probablement plusieurs raisons à cela.

1. Faisant partie de cette culture, Jésus comprenait les idées préconçues des pharisiens en général.

2. Jésus comprenait ces pharisiens individuellement.

3. Jésus s’exprimait souvent de manière figurée par choix (Jean 16, 25, 29).

4. Il pouvait être miséricordieux de ne pas en dire trop à ceux qui Le rejetaient, comme le montrent 2 Pierre 2, 21-22 et Jean 15, 22-25.

De même, en Jean 8, 17, Jésus a dit « votre loi » car sa relation avec la loi était différente de la leur, tout comme Jésus disait « mon Père » et « votre Père », mais pas « Notre Père », sauf lorsqu’il leur enseignait la prière du Seigneur.

Q : Dans Jean 8, 17 et Jean 10, 34, Jésus a-t-il dit « votre » loi ?

R : Trois points sont à prendre en compte dans la réponse.

Dans Jean 8, 17, le Nouveau Testament grec d’Aland (1975) ne mentionne aucun manuscrit grec indiquant « la loi de vous ». Ils indiquent « la loi ».

Concernant Jean 10, 34, la plupart des manuscrits indiquent « la loi ». Parmi ceux-ci figurent : Bodmer II (125-175 apr. J.-C.), Bodmer 14 et 15 (début du IIIe siècle), le Sinaitique, le Vaticanus, l’Alexandrinus, le Lectionnaire byzantin, le copte sahidique, le copte bohairique, le gothique, l’arménien et celui d’Athanase.

Cependant, certains manuscrits concernant Jean 10, 34 indiquent « votre loi ». Il s’agit notamment des papyrus Chester Beatty I (100-150 apr. J.-C.), du Sinaitique (corrigé), du Cantabrigiensis, ainsi que des auteurs Tertullien (198-220 apr. J.-C.) et Hilaire de Poitiers (355-367/368 apr. J.-C.).

Q : Dans Jean 8, 18-19, Jésus parlait de son Père ; alors, qu’y a-t-il de mal à demander à Jésus où se trouvait son Père ?

R : Alors que Jésus parlait de Dieu le Père qui est aux cieux, ce n’était pas le cas de celui qui lui posait la question. Ce dernier accusait Jésus d’être né hors mariage. Il ne cherchait pas à obtenir une réponse de Jésus ; il voulait simplement rappeler à la foule les « incertitudes » entourant la naissance de Jésus afin de le discréditer à ses yeux. Mais il a formulé cela sous forme de question afin que ses intentions ne paraissent pas trop évidentes.

Q : Dans Jn 8, 24.58, Jn 13, 19 et Jn 18, 5.6, outre « Je suis », quels autres titres le Père et Jésus partagent-ils ?

R : Voici une liste partielle des titres de Dieu dans l’Ancien Testament et des titres de Jésus dans le Nouveau Testament.

Référence de l’Ancien Testament

Titre

Référence du Nouveau Testament

Job 33, 4 ; Ésaïe 40, 28

Créateur

Jean 1:3 ; Colossiens 1:16-17

Psaume 106, 21 ; Ésaïe 45, 21-23

Sauveur

Jean 4:42 ; Éphésiens 5:23 ; Actes 4:12

Ésaïe 7:14 ; 9:6 ; 10:21

Dieu

Mt 1, 23 ; Jn 1, 1 ; Rm 9, 5 ; Col 2, 9

Exode 3, 14 ; Dt 32, 39

JE SUIS

Jean 8:24, 58 ; 13:19 ; 18:5, 6

Ésaïe 41, 4 ; 44, 6 ; 48, 12

Le Premier et le Dernier

Apocalypse 1:17 ; 2:8 ; 22:13

Deutéronome 32:4 ; Psaume 28:1

Le Rocher

1 Corinthiens 10, 4 ; Matthieu 16, 18

Psaume 27, 1 ; Michée 7, 8

Lumière

Luc 2, 32 ; Jean 1, 9 ; 8, 12

Genèse 18, 25 ; Psaume 58, 11 ; Joël 3, 12

Juge

Ap 14, 10 ; 2 Co 5, 10 ; 2 Tm 4, 1

Q : Dans Jean 8:29, comment le Père [supposément] n’aurait-il jamais abandonné Jésus, alors que Jésus a dit : « Mon Dieu, mon Dieu, pourquoi m’as-tu abandonné ? » dans Matthieu 27:26 et Marc 15:34 ?

R : Jean 8, 29 ne dit PAS que le Père n’abandonnerait jamais Jésus. Il dit : « ne m’a pas laissé seul » (ou « ne m’a pas abandonné »). Le Père a bel et bien abandonné Jésus sur la croix, mais d’un autre côté, au moment de mourir, Jésus a dit : « Entre tes mains, je remets mon esprit », en Luc 23, 47.

Q : Dans Jean 8, 31, le fait de demeurer dans la parole de Jésus est-il une condition pour être disciple de Jésus ?

R : C’est une preuve, pas une condition préalable. Une analogie peut aider à répondre à cette question. Respirer est-il une condition pour être en vie ? Respirer est la preuve que l’on est en vie. Cependant, même si l’on peut pratiquer indéfiniment la respiration artificielle sur un cadavre, cela ne le ramènera pas à la vie. De plus, une personne vivante peut retenir son souffle pendant quelques minutes, mais elle ressentira ensuite un besoin impérieux de respirer à nouveau et elle le fera.

De la même manière, persévérer dans l’obéissance à la parole de Jésus est la preuve d’une vie nouvelle en Christ. Un non-chrétien peut suivre les mêmes commandements, pendant un certain temps, mais cela ne signifie pas pour autant qu’il ait demandé à Jésus d’être le Seigneur et le Sauveur de sa vie. Un chrétien pourrait choisir de ne pas obéir à Jésus pendant un certain temps, mais s’il est véritablement sauvé, il ressentira un besoin impérieux de revenir vers le Christ et il le fera.

Q : Dans Jean 8, 32, que voulait dire Jésus par « vous rendra libres » ?

R : Jésus nous rend libres d’au moins quatre manières merveilleuses.

Sur le plan judiciaire : Dieu déclare que tous nos péchés sont « entièrement expiés » grâce au don de Jésus qui est mort sur la croix

Dans cette vie, nous sommes libérés de l’esclavage du péché et de la contrainte de pécher.

Pour l’éternité, nous sommes libérés de la seconde mort et nous vivrons éternellement avec Dieu, sans crainte de retomber dans le péché.

Au quotidien, nous pouvons mener une vie d’espérance, d’amour et de joie dans la liberté du Christ.

Q : Dans Jean 8, 37, comment se fait-il qu’ils n’aient pas eu de place dans leur cœur pour la parole de Jésus ?

R : Jésus en a donné une description très pertinente. Dans leur logique particulière, il n’y avait pas de place pour que le Messie vienne parmi eux. Ils n’avaient aucun désir dans leur cœur de voir le Messie. Ils n’avaient aucune intention d’attendre le Messie, ni de le suivre s’il venait et ne se conformait pas à leurs souhaits. Ils étaient réfractaires à l’enseignement, non pas parce qu’ils ne pouvaient pas comprendre, mais parce qu’ils ne voulaient pas comprendre ; ce n’était pas une incapacité, mais un refus.

Jésus ne se contentait pas de critiquer leurs conclusions. Il critiquait plutôt leur apathie à découvrir ce qui était vrai.

Aujourd’hui, les chrétiens, qui ont cherché la vérité, peuvent naïvement penser que tous les autres, qu’ils s’y prennent bien ou mal, cherchent eux aussi la vérité. Beaucoup doivent d’abord désirer trouver la vérité avant que celle-ci ne leur soit d’une quelconque utilité.

Q : Dans Jean 8, 44, pourquoi Jésus a-t-il dit aux personnes qui accordaient de l’importance à leur ascendance que leur père était le diable ?

R : Je suppose que c’est parce que Jésus n’a jamais suivi de cours intitulé « Comment se faire des amis et influencer les gens ». Le politiquement correct de Jésus est ici, comme ailleurs, hautement discutable.

Sérieusement, Jésus se souciait davantage d’eux et de leur destin éternel que de savoir s’ils appréciaient ou non ses paroles.

Aujourd’hui, l’une des raisons pour lesquelles certains chrétiens (moi y compris) se sont rendus coupables de ne pas partager l’Évangile autant qu’ils le devraient, c’est qu’ils accordaient plus d’importance à l’amitié qu’à l’ami lui-même.

Q : Dans Jean 8:47, comment ceux qui sont de Dieu entendent-ils la parole de Dieu ?

R : Ceux qui sont de Dieu entendent la parole de Dieu dans deux sens différents.

Les croyants ont déjà entendu la parole de Dieu, l’ont reçue avec joie et ont confié leur vie à Dieu.

Les élus ne sont peut-être pas encore sauvés. Cependant, le terme « élus » signifie qu’ils seront sauvés tôt ou tard.

Q : Dans Jean 8:48, pourquoi ont-ils tenté d’« insulter » Jésus en l’accusant d’être un Samaritain ?

R : Ils considéraient cela comme une grave insulte, et Jésus comprenait clairement ce qu’ils exprimaient ainsi quant à leur mépris à son égard. Cependant, Jésus ne considérait pas ces paroles comme une insulte, et apparemment, il ne prit même pas la peine d’y répondre.

Q : Dans Jean 8, 50, en quoi le Père est-il le juge, puisque Jean 5, 22 dit que « le Père ne juge personne, mais qu’il a confié tout jugement au Fils » ?

R : Commençons par ce qui n’est pas la réponse, puis passons à la réponse. Il existe deux jugements : le jugement du Grand Trône Blanc et le jugement du tribunal de Christ (bema) concernant les récompenses des croyants. Il existe différents mots grecs pour désigner le jugement, signifiant « discerner » et « condamner ». Cependant, si l’on tient compte des différences de temps, le mot grec utilisé dans les deux versets est le même : krinei.

La réponse est la suivante : pour le jugement de tous les hommes, le Père est le juge et l’autorité suprême, mais le Père ne juge rien si ce n’est par l’intermédiaire de Jésus. La Bible ne mentionne que le Père comme celui qui nous prédestine, mais nous sommes prédestinés et sauvés par le Christ. Jean 5, 22 ne dit pas simplement que le Père laisse Jésus juger certaines personnes ; il signifie plutôt que le Père ne juge pas en dehors de ce qu’Il a confié au Christ.

Voici comment cela se déroule dans Apocalypse 20, 11-15. Celui qui est assis sur le grand trône blanc est très probablement le Père. Il y a deux livres : le livre des actes et le Livre de Vie. Le Livre de Vie est le « Livre de Vie de l’Agneau » selon Apocalypse 21, 27. Le Père envoie dans l’étang de feu tous ceux qui ne sont pas inscrits dans le Livre de Vie de l’Agneau.

Q : Dans Jean 8, 51, comment se fait-il que ceux qui gardent les paroles de Jésus ne voient jamais la mort ?

R : Reportez-vous à l’analyse de Jean 6, 50-51 pour obtenir la réponse.

Q : Dans Jean 8, 57, cela pourrait-il signifier que Jésus avait en réalité environ 50 ans, comme l’enseignait Irénée de Lyon (182-188 apr. J.-C.) ?

R : Non. Irénée était un grand maître de l’Église primitive, mais même les bons maîtres chrétiens peuvent se tromper, et Irénée s’est complètement trompé sur ce point (Irénée, Contre les hérésies, livre 2, chap. 22.6, p. 392). Ce sont les pharisiens qui ont affirmé que Jésus avait moins de 50 ans. Peut-être voulaient-ils exagérer sa jeunesse. Lorsque vous examinez un verset de la Bible, il est d’une importance capitale d’identifier qui s’exprime.

Q : Dans Jean 8, 58, pourquoi Jésus utilisait-il ici le Nom divin ?

R : Jésus disait clairement aux Juifs qu’Il n’était pas seulement un prophète, ni seulement le Messie, mais qu’Il était Dieu Lui-même. Abraham connaissait ce nom, mais c’est à Moïse, devant le buisson ardent (Exode 3), que Dieu Lui-même a révélé pour la première fois toute la portée de la signification de Son nom

Q : Jean 8:58 signifie-t-il que Jésus préexistait, mais qu’Il n’était pas éternellement préexistant, comme l’enseignent les Témoins de Jéhovah (Raisonnement tiré des Écritures, 1989, p. 418) ?

R : Non. Jean 8:58 dit que Jésus existait avant la naissance d’Abraham, mais il ne précise pas depuis combien de temps Jésus existait avant la naissance d’Abraham. Jean 1:1 nous dit cependant : « Au commencement était la Parole… », et rien n’a été fait sans lui. Dans *Quand les adeptes de sectes posent des questions*, p. 173-174, il est précisé qu’il s’agit du même terme utilisé pour désigner Dieu le Père, et que cet usage ne signifie en aucun cas que Dieu le Père ait eu un moment précis où Il a commencé à exister.

Q : Jean 8, 58 signifie-t-il que tous les êtres humains possèdent en eux la présence de Dieu « Je Suis », comme l’enseignent les adeptes du New Age Mark et Elizabeth Claire Prophet (Les enseignements perdus de Jésus, p. 87) ainsi que Mary Baker Eddy, fondatrice de la Science chrétienne (Science et Santé avec la Clé des Écritures, p. 333-334) ?

R : Non. Remarquez le sujet du discours de Jésus et la réaction des Juifs. Jésus parlait de lui-même, pas de nous. Les Juifs ont réagi négativement parce qu’ils voyaient que Jésus affirmait qu’il était lui-même Dieu. Personne dans les Évangiles, ni aucun auteur de l’Église primitive, n’a jamais inventé l’idée selon laquelle Jésus disait que le « Je suis » faisait référence à tous les êtres humains.

Q : Dans Jean 8, 59, pourquoi Jésus, qui est Dieu, s’est-il caché à cet endroit ?

R : Jésus s’est caché parce qu’ils essayaient de le lapider. Jésus était Dieu, même sur terre, mais comme le montre Philippiens 2, 7, Jésus s’est volontairement dépouillé de sa gloire et s’est fait rien lorsqu’il est venu sur terre. Une personne peut accomplir la volonté de Dieu tout en se cachant des malfaiteurs.

Q : Dans Jean 9, 1, cet homme est-il né aveugle à cause des péchés qu’il avait commis avant sa réincarnation, comme l’enseigne l’École de l’Unité du christianisme ?

R : Si Jésus avait dit : « Cet homme est né aveugle à cause des péchés qu’il a commis avant de naître dans cette vie », alors l’école de l’Unité, qui se dit chrétienne, aurait eu raison.

Or, non seulement Jésus n’a pas dit cela, mais il a même affirmé le contraire. En effet, ce verset permet de démontrer que la réincarnation n’était PAS en cause dans la cécité de cet homme. Plus précisément, lorsqu’on a demandé à Jésus si c’était cet homme ou ses parents qui avaient péché, il a répondu : « Ni l’un ni l’autre ».

Q : Dans Jean 9, 1-3, pourquoi exactement cet homme est-il né aveugle ?

R : Jésus a dit que ce n’était pas à cause de son péché ni de celui de ses parents. Les gens souffrent en général dans cette vie, y compris à cause de malformations congénitales, car nous naissons en tant que créatures déchues vivant dans un monde déchu. Cependant, dans le cas particulier de cet homme, sa cécité servirait à glorifier Dieu, puisque Jésus l’a guéri et que ses yeux deviendraient un témoignage permettant aux autres de voir la vérité de Jésus.

À l’opposé, les rabbins juifs ultérieurs pensaient avoir compris pourquoi les gens souffraient de maladies. L’hydropisie signifiait que la personne avait commis un péché sexuel ; la jaunisse était le signe d’une haine inextinguible ; la pauvreté et l’humiliation indiquaient un péché d’orgueil ; et une affection du foie (?) était le signe de médisance. Dans Shabbat 55a, on peut lire : « Il n’y a pas de mort sans péché, ni de châtiment sans méfait. »

Q : Dans Jn 9, 4, que voulait dire Jésus en affirmant que « la nuit vient, où personne ne peut travailler » ?

R : La réponse comporte deux aspects.

Bientôt, cette phase de l’œuvre de Dieu, durant laquelle Jésus a marché sur la terre, prendrait fin.

Pendant un court laps de temps, entre la crucifixion et la Résurrection, ils seraient tous dispersés. Ils ne reprendraient pas d’activité ministérielle significative avant la Pentecôte, cinquante jours après la Pâque.

Mais surtout, les Juifs faisaient preuve d’une ouverture d’esprit pour écouter le nouvel enseignement de Jésus, et cette ouverture disparaîtrait bientôt, après les premiers jours de l’Église primitive.

Aujourd’hui encore, le sens du moment opportun reste indispensable dans le travail pastoral. Les pays s’ouvrent ou se ferment à l’Évangile en fonction du régime politique au pouvoir. Des cultures entières deviennent plus ouvertes ou plus fermées selon leur prospérité, leurs médias et d’autres influences terrestres (et pas seulement terrestres).

Q : Dans Jn 9, 6, pourquoi Jésus a-t-il fait de l’argile avec sa salive, alors qu’Il aurait simplement pu prononcer les paroles ?

R : Jésus aurait pu recourir à de très nombreux moyens pour guérir cet homme. Peut-être a-t-il voulu utiliser cette méthode pour souligner qu’en tant que Parole de Dieu, c’était Lui qui avait créé l’homme, y compris ses yeux, à partir de la poussière de la terre. Techniquement, Jésus ne lui a pas rendu la vue, car il n’avait jamais eu la vue au départ. Une théorie veut que l’homme n’ait pas eu de globes oculaires, et que Jésus, en tant que Créateur, en ait donc formé. De plus, les traditions rabbiniques interdisaient de pétrir de l’argile le jour du sabbat, et Jésus enfreignait ainsi cette tradition rabbinique.

Q : Dans Jn 9, 7, pourquoi Jésus l’a-t-il envoyé à la piscine de Siloé ?

R : Jésus aurait pu le guérir sur-le-champ sans se rendre à la piscine, et Siloé se trouvait à l’extrême sud-est de la ville, à une certaine distance. L’aveugle, qui comptait probablement sur d’autres pour tout faire à sa place dans la vie, devait prendre l’initiative et demander à quelqu’un de le conduire jusqu’à la piscine. De nombreux habitants de Jérusalem auraient tous vu cet aveugle, les yeux couverts de boue, marcher à travers la ville pour se rendre à un bassin afin d’être guéri. Cela aurait constitué un spectacle inhabituel.

Q : Dans Jean 9, 7, pourquoi est-il significatif que le mot désignant la piscine, Siloé, signifie « envoyé » ?

R : Jean estimait que c’était significatif, car il le souligne tout particulièrement à notre attention. D’une part, l’homme s’y rendait pour se laver parce qu’il y avait été envoyé par Jésus. Jésus lui-même était un « envoyé », envoyé par le Père. En tant que croyants, nous sommes « envoyés » par Dieu vers divers lieux et dans diverses circonstances. Ce n’est pas toujours vers les endroits les plus agréables que Dieu nous envoie, mais vers ceux où il souhaite que nous allions.

D’un autre point de vue, la seule grande piscine des environs s’appelait Siloé, et « cela ressemble fort à une coïncidence inhabituelle » qu’il y ait ce jeu de mots : l’homme envoyé à la piscine de l’« envoyé » ? – sauf qu’il n’y a pas de coïncidences avec Dieu. Dieu peut scruter l’histoire et la modifier pour créer un jeu de mots, sauf que ce jeu de mots n’avait pas pour but de faire rire, mais de fournir un indice supplémentaire prouvant que Jésus était bien celui qu’Il prétendait être. Bien que Jésus ait vécu au sein de l’histoire, Il n’a pas été fait pour l’histoire ; c’est l’histoire qui a été faite pour Jésus.

Q : Dans Jean 9, 14-16, pourquoi les pharisiens ont-ils dit que Jésus n'observait pas le sabbat ?

R : Trois points sont à prendre en compte dans la réponse.

Aucune loi de l’Ancien Testament n’interdisait de guérir, de sauver la vie d’un animal ou de sauver la vie d’une personne le jour du sabbat. Aucune loi n’interdisait de manifester de l’amour pour autrui et de prendre soin des autres ce jour-là. La seule interdiction concernait le travail.

Les pharisiens ont ajouté à l’œuvre de Dieu en affirmant qu’il était interdit de faire beaucoup de choses (par exemple, on pouvait marcher un mile, mais pas deux), et qu’il était interdit de créer quoi que ce soit. Ils considéraient apparemment que guérir relevait de la « création » et était donc interdit selon leur interprétation.

Aujourd’hui, comme à l’époque, il est très important de faire la distinction entre ce que Dieu a dit et votre interprétation de ce qu’Il a dit, comme le montrent 1 Corinthiens 4:6 et Proverbes 30:5-6.

Q : Dans Jean 9:24, pourquoi les pharisiens ont-ils dit : « Rendez gloire à Dieu » ?

R : Il s’agissait d’une exhortation solennelle à dire la vérité. Josué 7, 19 utilise une expression similaire.

Q : Dans Jean 9, 26-27, pourquoi les pharisiens posaient-ils à nouveau la question ? Comment savoir si les questions de quelqu’un sont sincères ?

R : À première vue, on aurait pu croire qu’ils voulaient sincèrement savoir, ou qu’ils n’avaient pas entendu la première fois. Cependant, même l’aveugle de naissance ne se laissait pas berner ; il savait qu’il ne s’agissait là que d’un écran de fumée. Ils ne posaient pas ces questions parce qu’ils voulaient connaître la vérité ; ils les posaient pour trouver une faille ou une lacune soit dans le témoignage de l’homme, soit dans les actes de Jésus.

Toutes les questions ne sont pas sincères ; même certaines qui sont formulées avec sincérité ne le sont pas, mais cachent une intention cachée.

Un jour, je discutais avec un homme qui se disait athée et qui m’interrogeait sur la prédestination et le libre arbitre. Après avoir discuté pendant une heure, je lui ai finalement demandé : « Si je pouvais vous prouver que Jésus était bien celui qu’Il prétendait être, Le suivriez-vous ? » Sans la moindre hésitation, il a répondu : « Pas question ! Je veux vivre ma vie comme je l’entends. » Une pensée m’a traversé l’esprit ; c’était peut-être le Saint-Esprit, ou peut-être simplement moi. Mais cette pensée était : « Une heure, tout simplement gaspillée. » Et si je lui avais posé cette question dès le début de la conversation, et si cette conversation n’avait aucun effet sur sa conversion au Christ, aurions-nous pu parler à la place de quelque chose qui aurait pu l’amener à Lui ?

Lorsque vous discutez d’un sujet avec un non-croyant, vous devriez lui demander, dès le début, si le fait de voir ce problème résolu le rapprocherait ou non de la foi en Christ. S’il répond oui, alors poursuivez. Et à la fin de la conversation, s’il constate que le problème est résolu, demandez-lui alors ce qui l’empêcherait d’aller de l’avant et de s’engager envers le Christ.

Ils donnaient l’impression de vouloir connaître la vérité, mais ils refusaient même d’admettre qu’une personne capable d’accomplir des miracles qui ne pouvaient être réalisés que par Dieu puisse venir de Dieu. La réponse de l’ancien aveugle se résume ainsi : « Honte à vous ! » Parfois, lorsque quelqu’un a le cœur endurci, c’est exactement ce que nous devrions dire nous aussi.

Q : Dans Jean 9, 34, si un enfant ou une personne que nous ne respectons pas nous demandait de faire quelque chose, et que nous savions que c’était la bonne chose à faire, devrions-nous le faire ?

R : Oui, même si les pharisiens de Jean 9, 34 ne le pensaient pas. Mais si nous voulons suivre Dieu et agir de manière sainte, nous devons faire ce qui est juste, quelle que soit la personne qui nous le demande. Jacques 4, 17 dit : « Quiconque sait ce qu’il convient de faire et ne le fait pas commet un péché. » Il n’est pas mentionné que cela puisse être ignoré si la personne qui vous le dit est un enfant ou quelqu’un d’autre.

Q : Dans Jean 9, 34, pourquoi les pharisiens ont-ils dit que l’aveugle était né dans le péché ?

R : Ils ne faisaient probablement pas part de leur vision de la nature humaine en général. Ils pensaient plutôt que le fait que cet homme fût né aveugle prouvait que, contrairement aux autres, il était né dans le péché. Jésus a réfuté ce faux enseignement dans Jean 9, 1-3.

Le Midrash juif sur Deutéronome 31, 14 affirme qu’une femme enceinte qui pèche fait pécher son enfant à naître, selon le New International Bible Commentary, p. 1248, tiré de (cf. N.P. Williams, Ideas of the Fall and Original Sin, 1927, p. 98).

Cet homme ne pouvait plus adorer Dieu à la synagogue, car il en avait été chassé par les pharisiens. Mais le fait de ne plus disposer de ce lieu n’avait pas d’importance, car il adorait Jésus à la place.

Q : Dans Jean 9, 27-32, les pharisiens empêchaient en fait Dieu d’agir ainsi. Comment les gens tentent-ils aujourd’hui d’empêcher Dieu d’agir ?

R : Elles le font de nombreuses façons, même si elles n’ont pas toujours conscience que c’est ce qu’elles font.

Les musulmans croient que Dieu n’a pas de Fils, mais beaucoup d’entre eux pensent que Dieu Tout-Puissant ne pourrait pas avoir de Fils.

Les Saints des Derniers Jours (mormons) croient que leur dieu, le dieu de ce monde, est devenu dieu en suivant les lois et les ordonnances. Ces lois et ordonnances sont, en quelque sorte, supérieures à leurs dieux.

De nombreux adventistes du septième jour croient que Dieu ne pourrait pas changer le jour du sabbat, qui est le samedi.

Certains calvinistes croient que si Dieu accordait le libre arbitre à un être quelconque, alors Dieu ne serait plus Dieu. Vous pouvez lire l’enseignement de R.C. Sproul sur « une molécule rebelle » pour en savoir plus à ce sujet. Ils ne considèrent pas, ou ne veulent pas considérer, qu’il soit possible que le Dieu omniscient puisse accorder un certain degré de liberté, tout en sachant avec certitude ce qui serait choisi, et même si cette liberté relève de Sa souveraineté. Le Dieu tout-puissant a le pouvoir de « permettre ». Heureusement, de nombreux calvinistes, tels que Francis Schaeffer, le comprennent.

Certains arminiens estiment que Dieu ne pourrait pas prédestiner, car cela ne serait pas « juste ». Ils doivent prendre en considération le fait que, bien que la Bible dise que Dieu est juste, elle ne dit jamais que Dieu est « juste » ou « équitable » selon des critères humains.

Il existe d’autres exemples également.

Q : Dans Jean 9, 40, pourquoi les pharisiens ont-ils demandé à Jésus s’il pensait qu’ils étaient aveugles ?

R : Leur capacité physique à voir n’avait rien à voir avec leur question, ni avec la réponse de Jésus. Ils étaient habitués aux métaphores, et ils demandaient à Jésus ce qu’il pensait d’eux. Jésus pensait-il que les principaux dirigeants spirituels du peuple étaient réellement aveugles spirituellement ?

Jésus n’a en réalité pas dit « vous voyez ou vous ne voyez pas ». Il a dit que s’ils étaient véritablement insensibles aux choses spirituelles (aveugles), ils ne seraient pas coupables de péché. Mais comme ils prétendaient pouvoir voir les choses spirituelles, qu’ils en soient réellement capables ou non, ils n’étaient pas seulement aveugles, mais coupables vis-à-vis de Dieu. Les pharisiens n’étaient pas seulement aveugles, mais coupables d’aveuglement volontaire.

Q : Dans Jn 10, 1-2, que dit Jésus au sens figuré à propos des voleurs et des brigands ?

R : Toute personne, à l’époque comme aujourd’hui, qui dit aux gens qu’elle est le chemin, ou qu’elle peut leur montrer le chemin, et qui ne vient pas du vrai Dieu, est un voleur et un brigand. Les voleurs de brebis ne venaient généralement pas chercher de force chaque brebis une par une. Ils ouvraient la porte et tentaient d’emmener tout le troupeau. Les voleurs tentent de prendre en secret, et les brigands prennent par la violence. Quoi qu’il en soit, quiconque pénétrait dans l’enclos des brebis en escaladant le mur avait de mauvaises intentions. La manière dont vous entrez est tout aussi importante que le fait d’entrer ou non.

On mélangeait souvent des brebis provenant de plusieurs troupeaux dans la même bergerie, et on ne marquait pas les brebis pour savoir à qui appartenait chacune d’entre elles. C’était plutôt le berger qui appelait ses brebis, et seules celles dont il avait la charge le suivaient.

On ne peut pas attendre grand-chose des brebis, car elles ne sont pas très intelligentes, mais elles savent tout de même suivre leur berger et personne d’autre. Ce qui est étonnant, c’est le nombre d’êtres humains qui pensent pouvoir suivre le Christ, tout en s’adonnant parallèlement à suivre des voleurs et des brigands.

Q : Dans Jn 10, 2 et 7, dans cette parabole, Jésus est-il le berger ou la porte ?

R : Les deux. Si les auteurs de l’Antiquité n’hésitaient pas à mélanger les métaphores, les deux éléments font partie de la même métaphore dans ce cas précis. Une bergerie, construite avec des murs de boue ou de pierre, n’avait souvent pas de porte en bois. Le berger lui-même s’allongeait devant l’ouverture pour faire office de porte.

Q : Dans Jn 10, 8, qui étaient les voleurs et les brigands qui sont venus avant Jésus ?

R : Il s’agissait de faux messies et de faux prophètes. Les faux messies, en général, persuadent les gens de leur accorder leur confiance plutôt qu’au véritable Messie. Les faux prophètes incitaient quant à eux à faire confiance à un faux messie ou à un faux dieu.

Par ailleurs, ces paroles ont été prononcées pendant la période de Hanoukka, qui commémore la reconsécration du Temple sous Judas Maccabée. Il y avait à cette époque des dirigeants corrompus d’Israël, qui s’étaient vendus aux Séleucides, et il y avait des dirigeants corrompus, les sadducéens, qui s’étaient vendus aux Romains à cette époque.

Q : Dans Jean 10, 11, Jésus est-il le berger, ou est-il l’Agneau dans 1 Corinthiens 5, 7 et Jean 1, 29-34 ?

R : Il s’agit de figures de style appelées métaphores, et les deux s’appliquent à juste titre à Jésus. Il est notre berger en ce sens qu’Il nous guide et que nous sommes censés Le suivre et Lui obéir. Mais Jésus est venu mourir en tant qu’Agneau pascal pour nos péchés.

Q : Dans Jean 10, 11, Jésus a-t-il donné sa vie pour ses brebis, ou pour ses ennemis également, comme l’indiquent Romains 5, 6 et 10 et 2 Pierre 2, 1 ?

R : Jésus a donné sa vie non seulement pour ceux qui étaient ses amis avant sa crucifixion, mais aussi pour ses ennemis, tels que Saul de Tarse qui haïssait le nom de « chrétien ». Mais Saul s’est ensuite repenti et a changé de nom pour devenir Paul. Romains 5, 10 nous dit que le Christ n’est pas mort pour les personnes qui désiraient le salut, mais qu’il est mort même pour celles qui, au départ, ne voulaient pas du salut du Christ, mais qui se sont ensuite converties et se sont repenties.

Le Christ est-il mort même pour ceux qui ne se repentiraient jamais ? Oui, l’offre de salut du Christ s’adresse à tous, comme l’indique 1 Jean 2, 2. Cependant, le salut du Christ « n’a aucune valeur pour eux, puisqu’ils n’ont pas partagé la foi de ceux qui l’ont compris » (Hébreux 4:2). Cela ne sert à rien pour ceux qui « renient le Maître qui les a rachetés » (2 Pierre 2:1), qui « ont rejeté le dessein de Dieu à leur égard » (Luc 7:30) et qui « s’attachent à des idoles sans valeur [et] abandonnent son amour dévoué » (Jonas 2:8) (BSB)

Voir *When Critics Ask*, p. 416, pour une réponse différente mais complémentaire.

Q : Dans Jean 10, 14-33, à quel moment les paroles de Jésus auraient-elles constitué un blasphème si elles avaient été prononcées par un homme ordinaire ?

R : Bien que les Écritures ne le précisent pas, toute autre personne prononçant les paroles de Jean 10, 1 et suivantes serait un faux prophète si elle prononçait ces paroles à son propre sujet. Lorsque Jésus parle de « ses brebis » et de « son autorité », il affirme sa divinité, même avant Jean 10, 33-42.

Q : Dans Jean 10, 16, qui sont les autres brebis auxquelles Jésus fait référence ?

R : Jésus fait référence aux païens (non-Juifs). Cela ne concerne pas uniquement les peuples du Nouveau Monde, comme l’enseignent les mormons. Cela ne concerne pas non plus tous ceux qui croient et qui ne font pas partie des 144 000 Témoins de Jéhovah, comme l’enseignent les Témoins de Jéhovah. Pour des réponses plus détaillées, consultez *The Complete Book of Bible Answers*, p. 57-58, *When Cultists Ask*, p. 175-176, et *Jehovah’s Witnesses Answered Verse by Verse*, p. 78-79.

Q : Dans Jean 10:18, comment Jésus a-t-il reçu le pouvoir de donner sa vie et de la reprendre ?

R : Jésus s’est dépouillé de lui-même lorsqu’il est venu sur terre ; il n’avait donc aucun pouvoir, si ce n’est celui que le Père et l’Esprit lui avaient donné. Sur terre, ils lui ont donné le pouvoir de donner sa vie (de mourir physiquement) et de revenir à la vie.

Q : Dans Jean 10:23, qu’était la Fête de la Dédicace, qui avait lieu en hiver ?

R : Il s’agit de la même fête que la Fête des Lumières, ou Hanoukka, selon *The Bible Knowledge Commentary : New Testament*, p. 310, et le *Believer’s Bible Commentary*, p. 1527. Hanoukka commémorait la reconsécration du Temple après sa profanation à l’époque où les Maccabées ont libéré Israël. Il est important de noter que Hanoukka n’est pas mentionnée comme une fête dans l’Ancien Testament, mais que Jésus la célébrait avec d’autres Juifs. Il est tout à fait acceptable de célébrer une fête qui ne figure pas dans la Bible.

Q : Dans Jn 10, 26, certains Juifs n’étaient-ils pas les brebis de Jésus parce qu’ils ne croyaient pas, ou ne croyaient-ils pas parce qu’ils n’étaient pas les brebis de Jésus ?

R : Commençons par une simple étude lexicale, puis examinons trois points de vue.

Études lexicales : Le mot grec traduit ici par « car » est gar. La Concordance de Strong en donne comme sens principal « raison ». Strong précise également qu’il peut signifier « et, comme, parce que (que), mais, même, car, en effet, sans aucun doute, vu que, alors, par conséquent, en vérité, quoi, pourquoi, pourtant ». Le Nouveau Testament grec d’Aland indique qu’il signifie : car, puisque, alors ; en effet, certainement ; Quoi ! Pourquoi ! Ainsi, le mot grec gar recouvre un large éventail de sens. De plus, Jésus a peut-être prononcé ces paroles en araméen, et non en grec, ce qui ne permet pas de retenir une définition précise. Quoi qu’il en soit, voici trois possibilités, dont la troisième est la plus probable.

Par conséquent : ils n’étaient pas les brebis de Jésus parce qu’ils ne croyaient pas. Cependant, le grec dispose de mots beaucoup plus forts pour exprimer « par conséquent », tels que « oukoun », qui étaient fréquemment utilisés dans le Nouveau Testament, et ces mots n’ont pas été employés ici.

En raison de : Ils croyaient justement parce qu’ils n’étaient pas les brebis de Jésus. Bien que le mot grec soit similaire au mot français « car » en ce sens qu’il pourrait signifier l’une ou l’autre de ces deux interprétations, la structure de la phrase privilégie cette interprétation plutôt que la précédente. On a naturellement tendance à mettre l’accent sur le fait qu’ils n’étaient pas les brebis de Jésus parce que ils ne croyaient pas. Or, ce passage biblique affirme le contraire. La New Geneva Study Bible, p. 1683, mentionne cette interprétation, sans pour autant exclure nécessairement l’autre.

Les deux : Affirmer qu’il s’agit d’une alternative est une simplification artificielle. Cela revient à se demander si les gens sont vivants parce qu’ils respirent, ou s’ils respirent parce qu’ils sont vivants ? Le « Bible Knowledge Commentary : New Testament », p. 311, mentionne qu’il s’agit « d’une simple description de leur conduite. Cela rappelle également le mystère ultime de l’élection divine ».

Q : Dans Jean 10, 28-29, que dit ce passage concernant la possibilité qu’une des brebis de Jésus perde son salut et aille en enfer ?

R : Ce verset enseigne clairement que Dieu veillera à ce que personne, qu’il s’agisse de démons ou d’êtres humains, ne puisse nous arracher de force notre salut. Romains 8, 35-36 dit également que rien ne peut nous séparer de l’amour de Dieu. Le « Bible Knowledge Commentary : New Testament », p. 311, précise que le texte grec dit : « elles ne périront en effet jamais ». Il indique également que le mot signifiant « arracher », harpasei, est apparenté au mot désignant le loup vorace : harpax. Reportez-vous au « Believer’s Bible Commentary », p. 1527, pour en savoir plus sur le fait que la vie éternelle ne dépend pas du comportement d’une personne.

Néanmoins, une personne non élue peut convaincre le monde, et même elle-même, qu’elle est chrétienne, puis choisir par la suite de se détourner de sa profession de foi en Christ.

Cependant, certains chrétiens affirment que, bien que personne ne puisse nous enlever notre salut, les véritables chrétiens peuvent choisir de s’arracher eux-mêmes de la main de Dieu et d’aller en enfer. Ce verset ne confirme ni ne réfute ce point de vue.

David O’Brien, dans *Today’s Handbook for Solving Bible Difficulties*, p. 307-310, affirme qu’un croyant ne peut jamais « égarer » son salut, ce qui signifie qu’aucun croyant ne peut commettre un péché si grave que, à son insu, il perde son salut. Le fait de rester sauvé ne dépend pas plus des œuvres que le fait d’être sauvé. Cependant, un véritable croyant pourrait choisir consciemment de « rendre » son salut à Dieu. Il serait alors comparable à ceux qui connaissaient la vérité et qui ont crucifié Jésus.

D'autre part, consultez l'ouvrage de Ron Rhodes, *The Complete Book of Bible Answers*, pages 190 à 193, pour découvrir le point de vue selon lequel, une fois qu'une personne est sauvée, rien ni personne (pas même elle-même) ne peut la séparer de ce que Dieu a promis.

Q : Dans Jean 10, 28-29, quel est votre point de vue sur la sécurité éternelle (une fois sauvé, toujours sauvé) ?

R : Je crois au principe « sauvé une fois, sauvé pour toujours » pour deux raisons :

a) D’un point de vue intemporel, il est intrinsèquement contradictoire que Dieu « sache » qu’une personne est sauvée, puis découvre qu’Il s’est trompé et que cette personne est non sauvée. En réalité, cela pourrait se résumer ainsi : « une fois élu, toujours élu ». (Soit dit en passant, je ne suis pas calviniste).

b) D’un point de vue temporel, Dieu promet de apposer sur nous le sceau du Saint-Esprit, garantissant ainsi notre héritage. Personne ne peut nous arracher de la main de Dieu (Jean 10:28). Tous ceux qui ont été « justifiés seront glorifiés » (Romains 8).

Voici quelques versets à ce sujet.

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Le salut est un don de la grâce, qu’on ne mérite pas par les œuvres. Aucun mérite de notre part ne peut nous sauver. Éphésiens 2, 8-9 ; 2 Timothée 1, 9 ; Tite 3, 5 ; Actes 26, 20 ; Romains 3, 23-24 ; 4, 5 ; 6, 14-15 ; 9, 32 ; 11, 5-6 ; Galates 3, 2, 3, 10-14

La vraie foi porte du fruit, car la foi sans les œuvres est morte. Jc 2, 14-26 ; ~1 Jn 3, 17-19

Tous les vrais croyants s’efforcent d’obéir à Dieu et d’exprimer leur amour pour Dieu et pour leurs semblables. 1 Jn 3, 14-15

Les croyants peuvent avoir l’assurance de leur vie éternelle. 1 Jn 4, 17 ; 5, 11-19 ; 3, 24 ; 4, 13 ; Éph 3, 12

Dieu ne se contente pas de nous sauver, il nous scelle et nous préserve également. Éphésiens 1, 13-14 ; Jude 24 ; 1 Timothée 1, 14

D’un autre côté, j’ai vu la doctrine du « sauvé une fois, sauvé pour toujours » utilisée de manière erronée et déséquilibrée. Une dame m’a raconté un jour l’histoire de son fils étudiant qui avait quitté la maison pour aller vivre en Californie avec sa petite amie. Elle savait pourtant qu’il irait de toute façon au ciel, car il avait remonté l’allée d’une église.

Le principe « une fois sauvé, toujours sauvé » est vrai, mais il faut également connaître la « doctrine complémentaire » de la fausse conversion. Certaines personnes qui ne sont pas sauvées parviendront à tromper les autres, et même elles-mêmes, en pensant qu’elles sont sauvées. Voici des versets à ce sujet.

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Nous devons nous examiner nous-mêmes, car les faux chrétiens peuvent être trompés. 2 Co 13, 5

Les croyants doivent faire preuve de diligence jusqu’à la fin afin de rendre leur espérance certaine. Hébreux 6:11

Certains peuvent avoir une fausse assurance du salut (Jérémie 17:10), même s’ils :

• Aient l’apparence de la piété ; connaissent les Écritures. 2 Tim 3, 5 ; Jn 5, 39-47

• Croient (d’un point de vue intellectuel, et non au sens salvateur), sont baptisés. Actes 8, 13, 20 ; Jacques 2, 19

• Croyaient, du moins en leur for intérieur, qu’ils prophétisaient au nom de Jésus, chassaient les démons et accomplissaient de nombreux miracles puissants. Mt 7, 21-23 ; 2 Th 2, 9-10

• Avez autrefois échappé à la corruption du monde en connaissant notre Seigneur et Sauveur. 2 Pierre 2, 17-22

Nous pouvons avoir confiance en notre salut, nous pouvons SAVOIR que nous avons la vie éternelle (1 Jean 5). Pourtant, nous avons également la responsabilité de nous examiner nous-mêmes et de rester sur nos gardes.

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Il nous incombe de surveiller de près notre vie et notre doctrine. 2 Tim 1, 14 ; Col 1, 23 ; Prov 22, 5

Ne pas suivre la sagesse de ce monde. Col 2, 8-9 ; Jc 3, 15 ; 1 Co 1, 17-27 ; 2, 6, 8, 14 ; 2 Co 1, 12

Persévérez. Hébreux 10:23, 36 ; 12:1, 12-13 ; 1 Jean 2:24 ; 1 Corinthiens 13:7 ; Romains 5:3-4 ; Jacques 1:3-4, 12 ; 5:11 ; 2 Pierre 1

Bien que je ne sois pas calviniste (j’affirme les aspects universels de l’expiation), j’adhère à la persévérance des saints, que je considère comme un mélange de ces deux doctrines.

a) « Une fois sauvé, toujours sauvé » : Dieu ne laissera personne perdre son salut

b) La fausse conversion : tous ceux qui sont véritablement sauvés, même s’ils s’égarent, reviendront vers Dieu. Sinon, ils n’étaient pas véritablement sauvés.

Q : Dans Jean 10, 30, cela prouve-t-il que le modalisme est vrai, puisque Jésus et le Père ne font qu’un ?

R : Non. D’après le Traité sur la Trinité de Novatien (chap. 27, p. 637) et la grammaire grecque, le mot grec signifie « un » (neutre), et non « un » (masculin) ; ils sont donc un en caractère et en essence, mais pas un en personne.

Q : Jean 10, 30 montre-t-il que Jésus est Dieu ?

R : Cela montre que Jésus est Dieu d’une manière supérieure à celle des êtres humains que l’on appelait « dieux ».

Q : Dans Jn 10, 30, en quoi le Père et Jésus ne font-ils qu’un ?

R : Les Écritures révèlent de nombreuses façons dont ils ne font qu’un.

Premièrement : en voici quelques-unes.

1. Ils partagent des titres communs

Référence de l’Ancien Testament

Titre

Référence dans le Nouveau Testament

Job 33, 4 ; Ésaïe 40, 28

Créateur

Jean 1:3 ; Colossiens 1:16-17

Psaume 106, 21 ; Ésaïe 45, 21-23

Sauveur

Jean 4:42 ; Éphésiens 5:23 ; Actes 4:12

Ésaïe 7:14 ; 9:6 ; 10:21

Dieu

Mt 1, 23 ; Jn 1, 1 ; Rm 9, 5 ; Col 2, 9

Exode 3, 14 ; Dt 32, 39

JE SUIS

Jean 8:24, 58 ; 13:19 ; 18:5, 6

Ésaïe 41, 4 ; 44, 6 ; 48, 12

Le Premier et le Dernier

Apocalypse 1:17 ; 2:8 ; 22:13

Deutéronome 32:4 ; Psaume 28:1

Le Rocher

1 Corinthiens 10, 4 ; Matthieu 16, 18

Psaume 27, 1 ; Michée 7, 8

Lumière

Luc 2, 32 ; Jean 1, 9 ; 8, 12

Genèse 18, 25 ; Psaume 58, 11 ; Joël 3, 12

Juge

Apocalypse 14:10 ; 2 Corinthiens 5:10 ; 2 Timothée 4:1

Jésus est appelé « Père éternel », ce qui peut faire référence au fait qu’il est la source de la vie éternelle (Ésaïe 9, 6).

Ambroise de Milan (378-381 apr. J.-C.), dans son ouvrage *Du Saint-Esprit*, livre 1, chap. 13, versets 132 à 139, a développé davantage la question du partage des noms divins. Voir *Les Pères nicéens et post-nicéens*, 2e série, vol. 10, p. 110-111, pour en savoir plus sur les écrits d’Ambroise.

2. Ils ont la même nature. Philippiens 2, 5

3. Ils partagent la même gloire. Jean 5:23

4. Le Père et Jésus « possèdent » tout en commun. Jean 16, 15 ; 17, 10.

5. Sur terre, le Père habitait en Jésus. Jean 10, 38 ; 14, 10-11.

6. Sur terre, Jésus était dans le Père. Jean 10, 38 ; 14, 11

7. Si vous connaissez vraiment Jésus, alors vous connaissez le Père et vous avez vu le Père. Jean 14, 7-9

8. Personne ne vient au Père si ce n’est par Jésus. Jean 14, 6 ; 6, 45 ; ~8, 24 ; Actes 3, 12

9. Tous deux sont légitimement adorés. Hébreux 1:6

10. Tous deux sont légitimement appelés « Dieu ». Jean 1:1 ; 20:28, Hébreux 1:8, 9

11. On adresse des prières aux deux. Actes 7 : 59-60

12. Tout ce qui existe dans le monde a été créé par eux deux. Jean 1:3, 10 ; Colossiens 1:16

13. La plénitude de la divinité réside en Jésus. Colossiens 1:19

14. Ils ne font qu’un en esprit, en amour et en dessein. Obéir véritablement à l’un, c’est obéir à l’autre. ~Jean 14, 23-24

Cependant, ils ne sont pas identiques en tout point.

1. Ils sont distincts. Jésus n’était pas un ventriloque. Matthieu 3:16 ; Jean 8:18.

2. Le Père, Jésus et nous tous partageons certaines choses, comme la vie éternelle. Jean 16:13-15

Le Père ne possède pas certaines choses que nous partageons avec Jésus après sa naissance humaine. Hébreux 1:6-10 ; 2:14 ; 7:3

3. Le Père n’est pas devenu, n’a pas évolué ni ne s’est transformé en Jésus. Hébreux 13:8 ; 1:9 ; Jean 14:10, 24, 26 ; 15:1 ; 16:27-28, 32 ; 17:5

4. Jésus n’est pas devenu, n’a pas évolué ni ne s’est transformé en Père. Hébreux 13, 8 ; ~Apocalypse 5, 13 ; Jean 20, 17 ; 14, 10, 24, 26 ; 15, 1

5. Jésus a été abandonné au Calvaire. Marc 15, 34 ; Matthieu 27, 46

6. Aussi proches qu’ils aient été sur terre, Jésus allait tout de même vers le Père. Jean 14, 12 ; Marc 16, 19 ; Jean 20, 11

Cela a été résumé ainsi : « Unis sans confusion, […] distingués sans séparation, indivisibles et sans degrés. » Certains passages sont tirés du Sermon d’Athanase sur Luc 10, 22, chap. 2, p. 90

Le « Believer’s Bible Commentary », p. 1528, propose une réponse légèrement différente. Tout en affirmant qu’ils ne font qu’un dans tous leurs attributs, il précise que, dans ce passage, Jésus fait référence au fait que le Père et Lui ne font qu’un en matière de puissance.

Q : Dans Jean 10, 31, comment ont-ils pu ramasser des pierres pour lapider Jésus, dans la colonnade de Salomon ?

R : La colonnade de Salomon ne comportait probablement pas de pierres éparses ; cependant, celle-ci était adjacente au côté est du temple, qui était alors en cours de reconstruction par Hérode, de sorte qu’il y avait là suffisamment de pierres pour les travaux. Cela signifie toutefois que ces pierres n’étaient pas des cailloux, mais qu’elles étaient au moins aussi grosses que la main d’une personne. Le terme grec utilisé ici signifie « porter », et non pas seulement « ramasser », selon The Expositor’s Bible Commentary, vol. 9, p. 112-113.

Q : Dans Jn 10, 34, les êtres humains sont-ils eux aussi des dieux ?

R : Non. Cinq points doivent être pris en compte pour répondre à cette question.

D’innombrables personnes ont prétendu à tort être des dieux.

Aucun être humain n’est le vrai Dieu, à l’exception de Jésus.

Certains hommes ont été désignés comme « elohim » dans la Bible. Moïse était comme Dieu (elohim) pour Pharaon (Exode 7, 1), en ce sens que Pharaon était censé obéir au message de Dieu transmis par Moïse.

Dans le Psaume 82, 6, le terme « elohim » désigne de simples hommes. Les chrétiens ne s’accordent pas sur la question de savoir si le Psaume 82, 6 s’exprime de manière ironique, en qualifiant les hommes mauvais de [soi-disants] « dieux », ou s’il affirme que les juges désignés (elohim) étaient corrompus.

Quoi qu’il en soit, les « elohim » du Psaume 82, 6 jugent injustement, marchent dans les ténèbres et meurent comme des hommes.

Q : Dans Jean 10, 34-36, pourquoi Jésus a-t-il fait référence au Psaume 82, 6 à cet endroit ?

R : Jésus aurait pu construire son argumentation de différentes manières, mais le Commentaire évangélique de la Bible, p. 862, indique qu’ici, Jésus présentait son argumentation comme l’aurait fait un rabbin. Il s’agit d’un argument « a fortiori », c’est-à-dire qui part du plus petit pour aller vers le plus grand. Jésus utilisait trois concepts tirés des Écritures comme un « levier » pour tenter d’ouvrir l’esprit des Juifs.

Pour le point d’appui (pivot) du levier, Jésus s’est appuyé sur leur compréhension correcte selon laquelle il n’y avait qu’un seul Dieu.

Du côté haut du levier, Jésus a utilisé le concept selon lequel, dans les Écritures, même des hommes méchants étaient appelés « elohim » dans le Psaume 82. Certains considèrent que le Psaume 82 est écrit sur un ton ironique (sarcastique) à propos de ces hommes qui se présentaient comme des « dieux », mais qui finiraient néanmoins par mourir dans la poussière. D’autres, en revanche, estiment que les hommes qui exerçaient la fonction de juges portaient le titre d’« elohim », car ils se substituaient à Dieu pour rendre Sa justice. Le Psaume 82 faisait référence à des juges corrompus. Quant à la signification exacte du terme « Elohim » lorsqu’il était utilisé dans l’Ancien Testament, veuillez vous reporter à la question précédente. Quoi qu’il en soit, les hommes mortels du Psaume 82 étaient appelés « elohim », dans un certain sens du terme.

D’un point de vue plus modeste, puisque l’on pouvait lire ce psaume à haute voix et appeler ces hommes « elohim », même s’ils n’en étaient pas dignes, à quel point est-il donc d’autant plus justifié d’appeler Jésus « Elohim », puisque Jésus est le Fils unique de Dieu. Jésus n’expliquait pas ici tous les détails de la relation entre Lui et le Père, pas plus qu’Il n’entrait dans les détails sur la manière dont la Trinité est un seul Dieu (le point d’appui) mais trois Personnes. Au contraire, Jésus dit simplement ici que si ces hommes méchants étaient appelés « elohim », imaginez donc que Jésus puisse être « elohim » dans un sens plus élevé.

Un raisonnement de ce type, fondé sur l’expression « à plus forte raison », s’appelle un raisonnement « a fortiori ».

Q : Dans Jean 10, 37-38, pourquoi Jésus dit-il de croire au moins en ses œuvres, s’ils ne veulent pas croire en lui ?

R : Jésus n’a jamais dit que croire en ses œuvres suffisait pour le salut. Dans Actes 8, 13, 18-19, Simon le Magicien croyait à la réalité des miracles, et pourtant il n’a pas été sauvé.

Jésus était plutôt étonné que, voyant ce qu’il avait accompli, ils n’aient même pas fait le premier pas en croyant à la réalité des miracles. Cela ne suffirait pas, mais constituerait un tremplin pour qu’ils croient peut-être plus tard en celui qui avait accompli ces miracles.

Q : Jean 10, 37-38 indique-t-il que croire aux œuvres de Jésus, et non en Jésus lui-même, suffit pour le salut ?

R : Non. Cela signifie que s’ils peuvent au moins croire aux œuvres de Jésus et croire qu’elles viennent de Dieu, c’est un premier pas vers la foi en Jésus. Il faut parfois avancer pas à pas.

Q : Dans Jean 10, 40, pourquoi Jésus s’est-il rendu là où Jean avait l’habitude de baptiser ?

R : Jésus s’était retiré en raison de la forte opposition des pharisiens et d’autres Juifs. Il s’est rendu à cet endroit car c’est là que son ministère avait commencé. Bien sûr, la situation était différente désormais ; Jean-Baptiste avait été décapité, et les gens voulaient le tuer lui aussi. Cependant, les disciples qui venaient à lui pouvaient se souvenir de leur engagement antérieur lors du baptême par Jean-Baptiste. Il est parfois bon de se laisser aller à la nostalgie et de retourner dans un lieu qui nous est cher pour rappeler aux autres (et à nous-mêmes) notre engagement et notre amour d’autrefois.

Q : Dans Jn 11, 1-33, pourquoi Lazare n’est-il pas mentionné dans les autres évangiles, alors qu’il s’agit d’un moment aussi décisif dans l’Évangile de Jean, comme le demande le Guide sceptique de la Bible d’Asimov, p. 984 ?

R : Avant de répondre à cette objection, compliquons encore un peu les choses. Pourquoi la résurrection de la fille de Jaïre figure-t-elle dans les trois évangiles (Mt 9, 18-26 ; Mc 5, 21-43 ; Lc 8, 40-56), alors qu’elle est absente de l’Évangile selon Jean ? Pourquoi les disciples et les femmes se sont-ils prosternés devant Jésus en Matthieu 14, 33 et Matthieu 28, 9, mais pas dans les autres Évangiles ? Pourquoi les bergers se sont-ils prosternés en Luc 2, 15-20, mais pas dans les autres Évangiles ? Pourquoi l’aveugle a-t-il adoré Jésus dans Jean 9, 38, mais pas dans les autres évangiles ? D’ailleurs, pourquoi un événement quelconque se serait-il produit dans l’un des évangiles sans être également rapporté dans chacun des trois autres ?

Jean nous donne la réponse en Jean 21, 25 : « Il y a encore beaucoup d’autres choses que Jésus a accomplies. Si on les écrivait toutes, je suppose que le monde entier ne suffirait pas à contenir les livres qui seraient écrits. » Il y a quatre points :

1) Jean et les auteurs des Évangiles ont fait preuve de sélectivité en nous présentant ce qu’ils considéraient comme les aspects essentiels pour nous montrer qui était Jésus.

2) Un auteur pouvait disposer d’informations que les autres ignoraient. Par exemple, Luc semble posséder beaucoup plus d’informations sur l’enfance de Jésus. Peut-être avait-il longuement discuté avec Marie.

3) Les auteurs s’adressaient à des publics différents. Par exemple, si Jésus est mort à 15 h, ce qui aurait correspondu à la neuvième heure (Matthieu 27, 45) puisque les Juifs commençaient leur journée vers 6 h du matin. Mais cela aurait correspondu à la sixième heure (Luc 23, 44) pour les lecteurs grecs et romains, pour qui la journée commençait à 9 h. Dans Jean 20, 19, la nuit est désignée comme appartenant à la journée précédente, à l’instar des Romains et des Grecs, tandis que les Juifs considéraient que la nuit commençait après le coucher du soleil le lendemain.

4) Enfin, on pense que Jean a rédigé son évangile plus tardivement que les autres, et peut-être souhaitait-il tout particulièrement y inclure des informations qui ne figuraient pas encore dans les trois autres.

Voir également *When Critics Ask*, p. 411-412, pour une réponse essentiellement identique à une question connexe, concernant Jean 6, 35.

Q : Jean 11, 1-33 indique-t-il que Jésus a eu des relations sexuelles avec Marie et Marthe, comme l’enseigne la secte des « Enfants de Dieu » (= « Famille de l’Amour ») ?

R : Absolument pas ! Rien n’indique que Jésus ait manqué de pureté. Le dirigeant de la « Famille de l’Amour », Moses David Berg, dans *Ffer’s Handbook!*, p. 4, allait même jusqu’à enseigner que, puisque Jésus devait tout endurer pour nous, il avait volontairement contracté l’ , une maladie vénérienne, auprès de Marie-Madeleine. Jésus aimait Lazare tout autant que Marie et Marthe, et son amour était un amour d’amitié, et non sexuel.

Q : Dans Jean 11, 3, sur quoi reposait l’appel lancé à Jésus à cet endroit ?

R : Marie et Marthe n’ont pas dit : « Venez parce que Lazare vous aime », ni « Venez parce que nous vous aimons ». Elles ont plutôt dit : « Venez parce que celui que vous aimez est malade ». 1 Jean 4:19 dit que nous aimons Dieu parce qu’Il nous a aimés le premier, et non l’inverse. Lorsque nous prions Dieu, ne Lui demandons pas d’exaucer notre requête en raison de notre justice, de notre amour ou de nos œuvres. Demandons-Le plutôt en raison de Ses promesses et de Son amour pour nous. Bien sûr, Dieu peut toujours refuser ce qui n’est pas dans notre intérêt ou qui ne correspond pas à Sa volonté.

Q : Dans Jean 11, 4, pourquoi Jésus a-t-il dit que Lazare n’était pas malade au point de mourir, alors que Lazare est mort par la suite, comme le rapportent Jean 11, 11-14, 17 ?

R : Jésus avait manifestement ici une perspective différente de celle des disciples. Dieu, en général, a une perspective différente, tant sur la mort que sur ce qui est possible. Dans ce cas précis, Jésus savait que Lazare reviendrait à la vie, et il s’est exprimé ainsi pour souligner ce fait. Voir *When Critics Ask*, p. 417-418, pour une réponse complémentaire.

Q : Dans Jean 11, 6, pourquoi Jésus a-t-il tardé avant d’aller voir son ami malade, Lazare ?

R : La réponse ultime se trouve en Jean 11, 15. C’est à cause de ce retard de Jésus que Lazare est mort, et ressusciter Lazare d’entre les morts constituerait une démonstration plus grande encore de sa puissance.

Jésus, sachant tout cela, a-t-il délibérément choisi de retarder son départ pour cette raison ? Ou bien n’a-t-il pas délibérément fait ce choix, mais a-t-il attendu que le Père le guide pour se mettre en route, ce qui a eu pour conséquence ce résultat ? Les Écritures ne le précisent pas, et les deux interprétations sont possibles.

Q : Dans Jean 11, 9, comment se fait-il qu’il y ait douze heures de lumière du jour, alors que les journées sont plus courtes en hiver et plus longues en été ?

R : Bien que Jésus enseignât ici principalement sur le ministère, et non sur l’astronomie, il s’est montré très précis sur ce point. Quelle que soit la latitude, il y a exactement douze heures de lumière par jour sur l’ensemble d’une année. Aujourd’hui, nous sommes parfois tellement pris par notre emploi du temps horaire ou par la saison en cours que nous ne voyons pas comment les choses s’équilibrent sur le long terme.

Q : Jean 11:11-14 montre-t-il que nous sommes inconscients après la mort, puisque Lazare « s’est endormi », comme l’enseignent les Témoins de Jéhovah dans *L’humanité à la recherche de Dieu*, p. 128 ?

R : Non, cet euphémisme courant pour désigner la mort, qui est également utilisé dans l’Ancien Testament, ne doit pas être interprété comme signifiant que Jésus contredisait ses propres paroles concernant la conscience après la mort, telles qu’elles figurent dans Marc 9:43-48 ; Luc 16:22-23 ; et Apocalypse 19:20, ainsi que les paroles de Paul dans 2 Corinthiens 5:8 et Philippiens 1:23.

Q : Dans Jean 11, 16, pourquoi Thomas a-t-il dit : « Allons-y, afin que nous mourions avec lui » ?

R : Thomas était dévoué, mais désorienté. Outre le courage de Thomas, les Écritures ne précisent pas quelles autres raisons l’ont poussé à faire cette remarque étrange. Voici deux hypothèses.

Le désespoir : Thomas pensait peut-être que les autorités allaient probablement retrouver Jésus et arrêter les disciples. Aujourd’hui encore, même dans le désespoir, nous sommes censés suivre Jésus, jusqu’à la mort. Paul a lui aussi éprouvé du désespoir dans 2 Corinthiens 1, 8-10.

Manque de foi : Thomas pensait peut-être que, même si Jésus pouvait accomplir des miracles, même lui ne pouvait pas ressusciter les morts. Lorsqu’il a dit : « Allons-y aussi, afin de mourir avec lui », Thomas ne s’attendait manifestement pas à ce que Jésus ressuscite Lazare d’entre les morts. Aujourd’hui, même lorsque nous avons des doutes, nous devrions être comme le père du garçon pris de convulsions qui a dit à Jésus : « Je crois ! Venez au secours de mon incrédulité ! » dans Marc 9, 24.

Q : Dans Jean 11, 23-25, que dit Jésus à propos de la résurrection ?

R : Dire que la résurrection n’est qu’un événement, c’est certes évoquer sa signification secondaire, mais c’est négliger la raison première qui sous-tend cette signification. « Jésus est la résurrection » signifie que, tout comme Jésus avait le pouvoir de se ressusciter lui-même d’entre les morts, c’est en Jésus que réside également le pouvoir de notre résurrection d’entre les morts.

Q : Dans Jean 11, 26, pourquoi Jésus a-t-il dit que ceux qui croient en lui ne mourraient jamais ?

R : Ils auront la vie éternelle, d’abord sur terre, puis au Ciel. Jésus n’a pas dit qu’ils ne mourraient jamais, mais « vivra, même s’il meurt ».

Q : Dans Jean 11, 33 et 38, pourquoi Jésus était-il troublé ?

R : Quatre points sont à prendre en compte dans la réponse.

1. Jésus était visiblement troublé, car Jean 11, 36 montre que la foule l’a remarqué.

2. Jean 11, 36 laisse également entendre que la foule supposait que Jésus était troublé en raison de son amour pour Lazare et de sa tristesse face à la mort « définitive » de ce dernier.

3. Bien que Jésus aimât profondément Lazare, les Écritures n’indiquent pas réellement la véritable raison pour laquelle Jésus était visiblement troublé.

4. Jésus était peut-être troublé, non pas à cause de l’état physique de Lazare, mais à cause de la fragilité spirituelle de ses sœurs et des autres personnes présentes.

Q : Dans Jean 11:35, comment pourrait-on imaginer un Dieu si impuissant qu’Il pleure, et qu’Il ait soif dans Jean 19:28 ? (C’est le musulman Ahmad Deedat qui a soulevé cette question.)

R : Parlons d’abord des larmes, puis de la soif. Jésus a pleuré : Deedat soulève en effet un contraste intéressant. Lorsqu’une personne quitte l’islam ou désobéit à Allah, il n’est jamais dit qu’Allah pleure, ni qu’Il manifeste la moindre préoccupation à ce sujet, si ce n’est de la colère. Mais Jésus a pleuré sur Jérusalem, Il a pleuré sur Lazare. Le Psaume 116, 15 dit : « Précieuse aux yeux du Seigneur est la mort de ses saints ». Deedat n’a jamais mentionné nulle part que cela s’appliquerait à Allah.

Jésus a eu soif : Dieu dans les cieux ne connaîtrait jamais ni manque, ni faim, ni soif ; comment pourrait-Il donc éprouver de l’empathie à notre égard ou comprendre notre condition humaine ? Mais que se passerait-il si Dieu Tout-Puissant, qui peut tout faire, décidait de devenir homme ? Jésus ne se contente pas de nous dire d’être fidèles et de persévérer, mais Il sait à quel point cela est parfois difficile, et Il comprend nos souffrances. Les musulmans diront certes qu’Allah serait conscient de la douleur de chacun, mais c’est Jésus, et non Allah, qui comprendrait de première main ce qu’est notre souffrance, car Il a Lui-même souffert et a enduré la douleur pour nous.

Q : Dans Jean 11, 42, pourquoi Jésus adressait-il à Dieu, dans ses prières, des paroles qui concernaient le peuple ?

R : Loin d’être hypocrite, Jésus se montrait très franc et honnête. Jésus ne disait pas : « S’il vous plaît, écoutez-moi mieux que d’habitude », ni même « s’il vous plaît, écoutez-moi », mais il remerciait plutôt le Père qui avait déjà promis de l’écouter. Si Jésus n’avait pas dit « Je sais que tu m’écoutes », les gens auraient pu mal comprendre et penser qu’Il demandait à Dieu de l’écouter.

Aujourd’hui, il y a une différence entre prier et prier avec foi. Comme quelqu’un l’a dit un jour, si vous avez le sentiment qu’une petite prière ne fera pas beaucoup de mal, elle ne fera probablement pas beaucoup de bien non plus. Il n’est pas irrespectueux de « s’appuyer sur les promesses de Dieu » et de prier avec l’assurance que Dieu tient ses promesses.

Q : Dans Jean 11, 43, pourquoi Jésus a-t-il dit : « Lazare, sors » ?

R : Dieu a tout créé par Sa parole. Si Jésus s’était contenté de dire « sors », cela aurait pu poser un véritable problème, car tous ceux qui étaient morts auraient alors repris vie. Jésus ne dira cela que plus tard. Je suppose que Jésus, étant qui Il était, devait faire très attention à Ses paroles.

Q : Dans Jean 11, 44, comment Lazare a-t-il pu sortir en marchant, puisqu’il était ligoté pieds et mains ?

R : Comme le mentionne l’ouvrage *When Critics Ask* (p. 418), les cadavres étaient enveloppés de lin ; ils n’étaient pas ligotés étroitement comme les corps des Égyptiens. Rien ici n’empêchait Lazare de marcher.

Q : Dans Jean 11, 46, pourquoi certains sont-ils allés raconter aux pharisiens ce que Jésus avait fait ?

R : Ce n’était probablement pas par amour pour Jésus. Ils agissaient peut-être en tant qu’« yeux et oreilles » des pharisiens.

Q : Dans Jean 11, 46-51, pourquoi les pharisiens ont-ils agi de la sorte ?

R : Les pharisiens ne savaient manifestement pas quoi faire. Leur objectif était de conserver leur position, et non de suivre Dieu. Ils voulaient priver Jésus du soutien du peuple, mais ils ne pouvaient y parvenir tant que Jésus accomplissait ces miracles.

Q : Dans Jean 11, 49-52, pourquoi Caïphe a-t-il fait une prophétie vraie, alors qu’il rejetait Jésus ?

R : Quatre points sont à prendre en compte dans la réponse.

1. Caïphe était quelqu’un qui rejetait Jésus et souhaitait sa mort ; Caïphe déplaisait à Dieu.

2. Les paroles prononcées par Caïphe constituaient une prophétie vraie, bien que leur sens (l’expiation du Christ pour le monde) ne fût pas celui que Caïphe avait voulu leur donner.

3. Dieu peut se servir de qui Il veut pour révéler la prophétie et la vérité ; même d’hommes mauvais qui Lui déplaisent.

4. Ainsi, le fait qu’une personne prononce une prophétie ne prouve pas automatiquement qu’elle soit pieuse. Deux autres passages viennent étayer cette conclusion : Nombres 22, 32-33 (Balaam) et 1 Samuel 19, 18-24 (Saül et ses hommes).

Q : Jean 11, 49-52 corrobore-t-il l’affirmation catholique romaine concernant l’infaillibilité papale, comme l’indiquent, selon l’ouvrage *When Cultists Ask* (p. 179-180), certains érudits catholiques ?

R : Non, c’est une interprétation bien tirée par les cheveux : comment une seule déclaration, correcte par inadvertance, prononcée par un dirigeant juif, pourrait-elle étayer l’idée que les papes, sur la base des sept à quatorze déclarations ex cathedra qu’ils ont faites, seraient en quelque sorte infaillibles ? Caïphe a lui aussi tenu des propos erronés ; cela prouve-t-il pour autant que les papes tiennent des propos erronés ?

Mais pour être juste, il convient de noter que de nombreux catholiques n’essaient PAS d’interpréter de force ce verset pour prouver l’infaillibilité papale.

Q : Jean 12, 1-11 relate les préparatifs de la Passion de Jésus. Que pouvons-nous faire, dans nos vies, pour nous préparer à vivre aujourd’hui une passion plus intense pour Jésus ?

R : D’un point de vue positif, nous pouvons passer plus de temps avec Dieu, méditer sur ses Écritures, prier en son nom et lui consacrer chaque journée. Nous pouvons comprendre l’importance de partager l’Évangile avec les autres et le mettre en pratique.

Du côté négatif, nous pouvons éliminer de notre vie tout ce qui tend à émousser notre passion pour Dieu. Quels que soient les péchés récurrents ou les activités qui nous font perdre beaucoup de temps, et qui nous rendent « trop occupés » par des choses insignifiantes pour accomplir les tâches les plus importantes que Dieu attend de nous.

Q : Dans Jean 12, 3, pourquoi Jésus a-t-il permis qu’on utilise sur Lui ce parfum coûteux ?

R : Puisque Jésus est Dieu, il est digne d’adoration et de vénération. Jésus a accepté l’amour et la révérence qu’elle lui portait, et il a permis aux autres de voir son exemple et d’en tirer une leçon. Ce parfum de nard était coûteux ; il était importé du nord de l’Inde, selon le *Commentaire évangélique de la Bible* (p. 864) et le *Commentaire biblique : Nouveau Testament* (p. 316). Judas a déclaré qu’il aurait pu être vendu pour trois cents deniers, et qu’un ouvrier gagnait un denier par jour.

Le « Commentaire évangélique de la Bible », p. 865, précise qu’il n’était pas rare qu’un hôte charge un serviteur de laver les pieds de ses convives, mais que l’hôte ne le faisait pas lui-même.

Normalement, l’onction aurait été un moment de joie, mais ici, il s’agissait d’un moment émouvant et triste, selon *The Bible Knowledge Commentary : New Testament*, p. 316.

Q : Dans Jn 12, 6, pourquoi Jésus a-t-il permis à Judas d’être l’un de ses disciples, alors que Judas était un voleur et un futur traître ?

R : Après être devenu disciple, Judas était un voleur, selon Jean 12, 4-6. Dieu peut utiliser tous les moyens de Son choix pour mener à bien Son plan. La trahison de Jésus faisait partie du plan de Dieu, comme le montrent le Psaume 41, 9, les Actes 2, 23, Matthieu 26, 24 et 54, Marc 14, 21, Luc 22, 22 et Jean 13, 18.

La trahison de Jésus par Judas était un acte mauvais, mais Dieu s’est servi de cet événement néfaste dans le cadre de Son plan pour accomplir le bien, en l’occurrence la mort de Jésus sur la croix pour nos péchés. C’est un exemple de ce qu’on appelle la « concurrence ».

Q : Dans Jean 12, 7, en quoi Marie et Judas étaient-ils opposés ici ?

R : Le contraste est saisissant. Marie a offert ce don précieux en signe d’adoration, tandis que Judas voulait s’emparer de ce don précieux pour le voler. Marie a donné par amour sacrificiel ; Judas était pragmatique et « utilitariste ».

Aujourd’hui, certains s’engagent dans une Église uniquement pour ce qu’ils peuvent en retirer, que ce soit sur le plan matériel ou spirituel. D’autres s’engagent également pour ce qu’ils peuvent apporter. Nous tirons tous de l’Église un bon enseignement, la communion fraternelle, des amis, etc., et il est bon de désirer ces choses. Mais qu’offrez-vous en retour ? Il ne s’agit pas nécessairement d’occuper une fonction au sein de l’Église, mais plutôt : qu’offrez-vous à Dieu ? Une coupe pleine ne peut plus recevoir de liquide. Mais lorsque vous répandez ce que vous avez reçu au profit des autres, Dieu peut remplir à nouveau votre coupe de bonnes choses toutes neuves.

Q : Dans Jean 12, 9-11, qu’est-ce que Lazare a fait de mal (aux yeux des prêtres) pour qu’ils veuillent le tuer ?

R : Revenir à la vie était quelque chose sur lequel Lazare n’avait aucun contrôle ; même les grands prêtres admettraient que Lazare n’a rien fait de mal lorsque Jésus l’a ressuscité. Mais les grands prêtres se moquaient éperdument de l’équité et de la justice envers Lazare ; ils étaient sur la défensive, en mode « rassemblez vos forces », prêts à tout pour atteindre leur objectif. Ils étaient alarmés par le fait que « le monde entier s’était mis à le suivre » (Jean 12, 19 et suivants). Parfois, lorsque les gens ont l’impression d’être dans une situation précaire aujourd’hui, ils agissent de la même manière. En réalité, beaucoup parmi la foule allaient plus tard se détourner de Jésus, mais les grands prêtres ne le savaient pas.

J’ai vu une pancarte au travail, posée sur le bureau d’un responsable. Elle disait : « Je ne dis pas que c’est de votre faute ; je dis que je vous en tiens pour responsable. » La pancarte était humoristique, mais le message qu’elle véhiculait ne l’était pas : parfois, une personne ne survit à son poste qu’en rejetant la responsabilité sur autrui. Mais pour y parvenir efficacement, elle doit se montrer sans cœur et ne pas se soucier du fait que des personnes innocentes en pâtissent pendant qu’elle se protège elle-même.

Q : Dans Jn 12, 21-22, parmi les nombreux détails que Jean n’a pas mentionnés, pourquoi le Saint-Esprit aurait-il incité Jean à mentionner précisément ce petit détail ?

R : Tout d’abord, ce détail concernant les Grecs ne contribue en rien à faire avancer le récit ni à expliquer des événements ultérieurs de l’Évangile. Mais ce minuscule détail met en lumière un contraste énorme. Alors que les grands prêtres, qui connaissaient la loi, se tenaient à l’écart de Jésus et complotaient pour le tuer, ces Grecs (soit des non-Juifs, soit, plus probablement, des Juifs parlant grec et des convertis juifs) ont fait l’effort de formuler une demande spéciale pour voir Jésus. Les dirigeants juifs ont rejeté Jésus, mais les Grecs l’ont accepté, comme l’indique l’Evangelical Commentary on the Bible, p. 865.

Enfin, le message de Jésus en leur présence a insisté sur la nécessité de sa mort. Peut-être avaient-ils suggéré que Jésus pourrait s’échapper en partant à l’étranger avec eux. Le « Believer’s Bible Commentary », p. 1538, suppose que cela pourrait être le cas.

Q : Dans Jn 12, 23-24, que pensez-vous de l’idée selon laquelle, pour Lui, « la mort est nécessaire à la moisson » ?

R : La mort physique de Jésus était nécessaire pour qu’il y ait une résurrection permettant de vaincre la mort. Mais pour nous, il arrive parfois que nos aspirations, nos espoirs et nos rêves doivent mourir avant qu’il n’y ait une moisson fructueuse. Parfois, ils meurent et nous sont enlevés, car Dieu veut que nous nous concentrions sur d’autres choses. Parfois, ils peuvent mourir, mais Dieu les ressuscite ensuite, peut-être sous une forme différente et plus grande. Même si nous ne souhaitons pas voir mourir ce qui nous est cher, nous devons nous rappeler que Jésus nous a dit, dans Jean 15, 2 et suivants, que Dieu élague ce qui fait partie de notre vie. Nous ne devons pas nous en étonner. Nous devons louer Dieu de nous élaguer, de nous préparer à de plus grandes choses. Nous devons louer le Seigneur pour son élagage, même lorsque nous n’en avons pas envie.

Faites-vous régulièrement de l’exercice pour votre santé ? Si oui, savez-vous que l’exercice physique dégrade en réalité vos muscles ? Lorsque vous venez de terminer une séance d’entraînement, vous êtes moins fort qu’auparavant. Mais c’est une bonne chose, qui ne doit pas être déplorée, car vos muscles reviennent aussi forts, voire plus forts. Nous ne déplorons pas la perte musculaire due à l’exercice, et nous ne devrions pas non plus déplorer l’élagage de Dieu.

Enfin, savez-vous que Dieu n’est pas le seul à nous tailler ? Nous devrions nous tailler nous-mêmes ! Nous devrions mourir à notre nature pécheresse, comme le disent Colossiens 3, 3-10, Romains 6, 12-14 et Galates 6, 14.

Q : Dans Jean 12, 28-29, pourquoi le Père a-t-il parlé, alors que les gens n’ont pas compris ?

R : Le Père voulait que seul Jésus comprenne. Dieu Tout-Puissant est également un communicateur tout-puissant. Il peut rendre son message clair à quiconque Il souhaite l’entendre, et soit inaudible, soit incompréhensible, tel un code secret indéchiffrable, pour ceux qui ne doivent pas le comprendre. Comme le disent Apocalypse 2, 7, 11, 17, 29 ; 3, 6, 13, 22 : « Que celui qui a des oreilles entende ce que dit l’Esprit… »

Certaines personnes s’empressent d’expliquer chaque œuvre de Dieu comme un simple phénomène naturel, comme l’indique le « Believer’s Bible Commentary » à la page 1538.

Q : Dans Jean 12, 31 et Jean 16, 11, qui est le prince de ce monde ?

R : Il s’agit de Satan, que Jésus a chassé. D’autres versets mentionnent l’influence de Satan sur ce monde, notamment 1 Jean 5,19, Éphésiens 2,2 et 2 Corinthiens 4,4.

Q : Dans Jean 12, 32, comment « tous » sont-ils attirés vers Jésus ?

R : Le grec dit simplement « tous ». Il ne précise ni « tous les hommes », ni « tous les élus », et peut-être les deux étaient-ils visés.

Tous les hommes : Après la crucifixion et la résurrection de Jésus, le Saint-Esprit est venu dans le monde pour rendre témoignage au Christ (Jean 15:26) et pour convaincre le monde en matière de péché, de justice et de jugement (Jean 15:8-11). L’Évangile est offert sincèrement et gratuitement à chacun, car tous ont la responsabilité d’y obéir (2 Thessaloniciens 1:8).

Tous ceux qui iront au ciel (les élus) : Quiconque ira au ciel, même avant que le Christ n’ait vécu, y ira par Jésus (Jean 14, 6). Il n’y a pas d’autre nom (Actes 14, 12) par lequel nous puissions être sauvés.

Voir « 1001 questions bibliques répondues », p. 36-37, pour une réponse plus détaillée.

Q : Dans Jean 12, 34, pourquoi les gens disaient-ils que la Loi stipulait que le Messie demeurerait pour toujours ?

R : Quatre points sont à prendre en compte dans la réponse.

1. Comme l’indique *The Bible Knowledge Commentary : New Testament*, p. 318, Daniel 7, 13-14 enseigne que le Fils de l’homme régnera pour toujours. Cependant, le livre de Daniel ne fait pas partie de la Loi (Torah).

2. Jean 12, 34 ne dit pas que cela faisait partie de la Loi. Il indique seulement que la foule affirmait que cela faisait partie de la Loi. Dans Jean 7, 49, les pharisiens accusaient la foule de ne rien connaître à la Loi.

3. Toutefois, si la foule faisait référence à l’Ancien Testament lorsqu’elle utilisait le mot « Loi », alors cela serait correct, bien qu’imprécis.

4. Que les propos de la foule soient exacts ou non, Jean se contente de rapporter ce qu’elle a dit.

Q : Dans Jean 12, 35 et suivants, que signifie « marcher dans les ténèbres » et comment les gens font-ils cela ?

R : Si être dans le péché revient à être dans les ténèbres, « marcher » (peripateite) dans les ténèbres est en réalité plus spécifique que cela. Vous ne voyez pas ce que vous devriez faire, vous ne pouvez pas vous en sortir, vous ne distinguez pas ce qui est bon de ce qui est dangereux, ni le bien du mal, et vous avancez à tâtons malgré tout. Vous ne voudriez pas marcher de nuit dans une forêt dense sans aucune lumière. Vous ne voudriez pas rouler sur une route de campagne avec vos phares éteints. De même, si vous êtes dans les ténèbres, vous pourriez au moins rester immobile, au lieu de marcher et de risquer d’aggraver la situation. Mais mieux encore, prenez conscience de l’urgence et rendez-vous là où vous devez aller tant qu’il fait encore jour. Louez Dieu pour la Lumière !

Q : Dans Jean 12, 37-40, pourquoi certains n’ont-ils pas cru, même après tous ces miracles ?

R : Parfois, les événements ont une cause directe, mais aussi une cause à l’origine de cette cause directe, et enfin une cause ultime. C’est le cas ici.

Cause directe : ils ne se sont pas tournés vers le Christ parce qu’ils ont choisi de ne pas le suivre.

Luc 7, 30, Hébreux 4, 2, Jérémie 17, 4 et d’autres versets le montrent clairement. Cependant, ce n’est pas là l’objet de Jean 12, 37-40.

Cause indirecte : ils ne pouvaient pas croire, car Dieu leur avait aveuglé les yeux et endurci le cœur. S’ils s’étaient tournés vers le Christ, Dieu les aurait guéris, mais Dieu les a aveuglés afin qu’ils ne parviennent pas à la vérité dans leur aveuglement. C’est là le point essentiel de Jean 12, 37-40 et d’Ésaïe 6, 10.

Cause ultime (point de vue supralapsarien) : Pourquoi Dieu aurait-Il choisi d’agir ainsi ? Une très petite minorité de chrétiens, appelés calvinistes supralapsariens, affirment que Dieu a voulu décréter que ces personnes (appelées les réprouvés) iraient en enfer avant même qu’Il n’ait choisi de fournir un moyen (par le Christ) permettant à quiconque d’aller au ciel. En d’autres termes, c’est par la volonté secrète de Dieu — que les calvinistes supralapsariens affirment que personne ne peut comprendre — que Dieu a voulu cela. Selon une thèse rédigée par un calviniste (Curt Daniel, p. 69), celui-ci estime que pas plus de 5 % des calvinistes ont été des supralapsariens. Selon Daniel, parmi les supralapsariens figure Théodore de Bèze. Il précise que les hypercalvinistes sont ceux qui rejettent l’offre gratuite de l’Évangile à tous. Parmi eux figurent A.W. Pink (p. 88) et John Gill (p. 86, 126). Loraine Boettner, un calviniste de renom, estime dans son ouvrage *The Reformed Doctrine of Predestination* (p. 129) que seuls 1 % des calvinistes sont des supralapsariens. À la page 127, Boettner tient des propos très fermes à l’égard de cette forme de calvinisme : « Le supralapsarianisme va dans un extrême aussi grand que l’universalisme dans l’autre. »

Cause ultime (point de vue de la plupart des autres calvinistes) : Dieu n’a décidé qui seraient les réprouvés qu’après avoir choisi le Christ comme voie du salut. Au-delà de cela, ils semblent s’abstenir de répondre à cette question, se contentant de dire qu’il s’agit là d’une partie de la volonté secrète et non révélée de Dieu.

Cause ultime (une opinion courante) : la prescience a précédé l’élection de Dieu dans les deux passages où ces deux notions sont mentionnées ensemble dans la Bible. Bien que les deux puissent aller de pair, rien n’empêche Dieu d’élire ceux qui iront au ciel et ceux qui iront en enfer en se fondant sur Sa prescience de ce qu’ils deviendraient, des choix qu’ils feraient et de la manière dont Dieu choisirait d’agir dans leur vie.

Q : Dans Jn 12, 38-41, pourquoi Dieu semblait-il ne pas vouloir que beaucoup croient en Jésus ?

R : À la plupart des époques et dans la plupart des cultures, croire en Christ a toujours été un combat « difficile ».

Jean 12, 40 dit que Dieu ne voulait pas que certains se convertissent et soient guéris.

Jean 12, 41 donne un exemple : alors que de nombreux pharisiens croyaient en Jésus, ils aimaient davantage la gloire des hommes que celle de Dieu.

Jean 12, 47-48 précise que Dieu n’approuve pas ceux qui entendent les paroles du Christ (et même y croient) s’ils ne les mettent pas en pratique.

Apparemment, Dieu n’accorde pas une grande valeur à la foi de ceux qui préfèrent l’approbation des hommes à celle de Dieu.

Cependant, Jean 12, 40 et 12, 46 montrent également que Dieu veillera à ce qu’absolument personne qui croit véritablement en Christ ne demeure dans les ténèbres. Cela ne concerne pas seulement les ténèbres éternelles, mais aussi les ténèbres de cette vie, comme le montrent 1 Jean 3, 6 et 9 et 1 Jean 4, 20.

Q : Dans Jean 12, 42-43, puisque beaucoup parmi les chefs croyaient en Jésus, pourquoi ne l’ont-ils pas suivi ?

R : Il y a une différence entre croire simplement, intellectuellement, qu’Il pouvait accomplir des miracles, et Lui confier sa vie en Le suivant.

Q : Dans Jean 13, 1-17, le lavage des pieds devrait-il être une cérémonie que nous pratiquons aujourd’hui ?

R : C’est une bonne chose de se laver les pieds les uns les autres. Cela peut être une manière de montrer humblement que l’on estime les autres supérieurs à soi-même. Cependant, rien dans les Écritures n’indique qu’il doive s’agir d’une cérémonie ou d’une institution, comme le pratiquent les mennonites de l’ . Tertullien (198-220 apr. J.-C.), dans son ouvrage *De Corona*, chapitre 8, page 98, mentionne le moment où le Christ a lavé les pieds de ses disciples, mais il ne fait référence à aucune cérémonie établie.

Q : Dans Jean 13, 3, comment Jésus s’est-il préparé à aller vers Dieu, puisque Jésus était Dieu ?

R : Le mot « Dieu », qui désigne le vrai Dieu, revêt au moins quatre significations : le Père, le Fils, le Saint-Esprit et Dieu dans la Trinité. Le rôle du Père en tant que Dieu de Jésus est en réalité un concept assez courant dans les Écritures. En voici dix exemples :

Jean 20, 17 : « Moi [Jésus], je monte vers mon Père et votre Père, vers mon Dieu et votre Dieu. »

Hébreux 1:9 « … c’est pourquoi, ô Dieu, ton Dieu, … »

Probablement 1 Pierre 1:3 « Béni soit le Dieu et Père de notre Seigneur Jésus-Christ !… »

Probablement Éphésiens 1, 3 : « Béni soit le Dieu et Père de notre Seigneur Jésus-Christ,… »

Éphésiens 1, 17 : « Le Dieu de notre Seigneur Jésus-Christ »

Romains 15:6 « …afin que vous glorifiiez le Dieu et Père de notre Seigneur Jésus-Christ.»

Matthieu 27:46, Marc 15:34 « …Mon Dieu, mon Dieu, pourquoi m’as-tu abandonné ? »

Probablement 2 Corinthiens 1, 3 : « Béni soit Dieu, le Père de notre Seigneur Jésus-Christ »

Apocalypse 1:6 « … a fait de nous un royaume, des prêtres pour son Dieu et Père… »

Probablement 1 Corinthiens 11:3 « et la tête du Christ, c’est Dieu » (Cependant, Ambroise pensait que le « Dieu » mentionné ici désignait la Trinité, et non le Père).

(les citations sont tirées de la BSB)

Certains considèrent que le Père continue de jouer le rôle de Dieu du Christ même après l’ascension de celui-ci. D’autres, comme l’ouvrage *The Complete Book of Bible Answers* (p. 110-111), pensent que le Père n’était le Dieu de Jésus que pendant que celui-ci était sur terre. Cependant, Éphésiens 1, 7 semble réfuter cette thèse.

Q : Dans Jean 13, 4-17, pourquoi exactement Jésus a-t-il lavé les pieds de ses disciples ?

R : Il est intéressant de noter que Jésus a accompli ce geste avant d’en expliquer la signification dans Jean 13, 12-17.

Jésus a dit qu’il l’avait fait pour nous donner l’exemple. Même si la plupart des chrétiens ne voient pas la nécessité de se laver littéralement les pieds les uns les autres, nous devrions tous convenir que nous devons nous servir les uns les autres avec la sincérité, l’humilité et l’esprit de sacrifice que Jésus nous a montrés par son exemple.

Q : Dans Jean 13, 19, Jésus se désignait-il ici par le nom divin ?

R : Oui. Le grec utilisé ici est « ego eimi », et Aland et Green ne signalent aucune variante manuscrite à cet endroit.

Q : Dans Jean 13, 21, pourquoi Jésus était-il troublé, alors qu’il savait déjà que Judas allait le trahir ?

R : Jésus savait intellectuellement ce qui allait se passer et comment cela allait se terminer. Cependant, à mesure que le moment approchait, il était bouleversé émotionnellement par ce qu’il savait devoir arriver et par ce qu’il allait devoir endurer.

Q : Dans Jn 13, 34 et 1 Jn 2, 7-8, en quoi le fait de s’aimer les uns les autres constitue-t-il un commandement nouveau ?

R : Il ne s’agit pas simplement de s’apprécier les uns les autres. Jésus nous commande de nous aimer les uns les autres comme Il nous a aimés. Par sa crucifixion imminente, Jésus montrait enfin à quel point Il les aimait. Dans 1 Jean 2, 7-8, Jean reconnaît que s’aimer les uns les autres est un commandement ancien, mais il souhaite également que nous reconnaissions que s’aimer les uns les autres, comme le Christ nous a aimés, est un commandement nouveau. Jean souligne également que l’amour est à la fois un commandement ancien et nouveau dans 2 Jean 5.

Q : Dans Jean 13, 35, comment le monde saura-t-il que nous sommes les disciples du Christ par le fait que nous nous aimons les uns les autres ?

R : Si quelqu’un cherche une raison de NE PAS aimer une autre personne, il n’a généralement pas besoin de chercher bien loin. Pour se justifier, il peut prétexter qu’il n’a pas grand-chose en commun avec cette personne, ou qu’ils ont des origines culturelles différentes, qu’ils ne sont pas de la même origine ethnique, qu’ils ont un âge, un genre ou une religion différents, qu’ils ont des opinions politiques divergentes, ou encore une théologie ou une confession religieuse différente. Il a commis des erreurs en raison d’un mauvais jugement ou d’autres mauvaises décisions. Cette personne n’est pas parfaite et elle a péché. Elle vous a déçu à un moment ou à un autre. Elle vous a mis en colère à un moment ou à un autre. Bien sûr, toutes ces justifications que vous pouvez trouver pour ne pas aimer quelqu’un d’autre pourraient être utilisées par d’autres comme raisons de ne pas vous aimer.

Mais, en laissant tout ce « fatras » derrière nous, Jésus, qui, bien qu’Il fût parfait, nous a aimés malgré tout, au point de verser Son sang pour nos péchés, nous ordonne d’aimer les autres. Il ne se contente pas de nous demander d’aimer les autres, Il nous l’ordonne. Avec de l’amertume, un esprit qui refuse le pardon ou simplement de la méfiance, cela peut s’avérer difficile pour certaines personnes. Mais en tant que chrétiens, le monde verra le contraste lorsque, en tant que croyants, nous nous aimerons les uns les autres. Nous ne devons pas faire de distinction à ce sujet, ni nous contenter d’aimer uniquement les autres croyants qu’il nous est le plus facile d’aimer. Nous devons être parfaits dans notre obéissance et aimer même les autres croyants qu’il nous est plus difficile d’aimer. Il se peut qu’ils nous soient plus difficiles à aimer à cause de nos propres préjugés, ou bien parce qu’ils se rendent eux-mêmes plus difficiles à aimer. Quoi qu’il en soit, nous devons manifester notre amour aux gens, en particulier à tous les croyants. Le monde regardera en arrière et dira : « Waouh, comment ont-ils pu se comporter ainsi ? » Et certains d’entre eux diront peut-être même : « Comment pourrais-je me comporter ainsi ! »

Q : Dans Jean 13, 40, est-ce Dieu qui a aveuglé les incroyants, ou est-ce le dieu de ce siècle (Satan), comme le dit 2 Corinthiens 4, 4 ?

R : Bien que Dieu et Satan puissent tous deux accomplir des actes identiques ou similaires de manière indépendante, ce n’est probablement pas le sens correct ici. Dieu utilise souvent Satan comme instrument. Lorsqu’une personne refuse de suivre la vérité qu’elle connaît, Dieu peut « endurcir judiciairement » cette personne, car elle a perdu toute chance de découvrir davantage de vérité. Dieu peut utiliser Satan comme instrument pour accomplir cela.

Q : Dans Jean 14, 1, pourquoi votre cœur est-il parfois troublé et que pouvez-vous faire pour y remédier ?

R : Le mot « vous » dans Jean 14, 1 est au pluriel ; Jésus s’adressait donc à tous, et chacun d’entre eux pouvait être troublé pour des raisons différentes. Nous pouvons être troublés parce qu’on nous a dit qu’on ne pouvait pas compter sur nous pour rester fidèles, comme Pierre (Jean 13, 38) ; parce que nous avons vraiment l’impression de ne pas comprendre ce qui se passe, comme Thomas (Jean 14, 5) ; parce que nous ne voyons pas Dieu [le Père] dans ce que nous faisons, comme Philippe (Jean 14, 8), ou parce que les voies de Dieu ne semblent pas être les meilleures pour faire passer son message, comme Judas (qui n’est pas l’Iscariote) (Jean 14, 22).

En cette période d’épreuve, alors que les circonstances pourraient nous éloigner de Dieu, nous pouvons au contraire choisir de nous rapprocher de Lui malgré tout, même si nous avons des défauts, si nous sommes dans la confusion ou si nous manquons de vision. Comme l’a dit le père de l’enfant possédé par un démon dans Marc 9, 24 : « Je crois ; aidez mon incrédulité ! »

Q : Dans Jean 14, 2, comment se fait-il qu’il y ait de nombreuses demeures au ciel ?

R : Il existe probablement de nombreux types de demeures au Ciel, ainsi que de nombreuses demeures au Ciel.

1. Il existe différents niveaux de récompenses au Ciel ; on pourrait y voir différents types de demeures. Basile (357-379 apr. J.-C.) a enseigné cette conception, affirmant qu’il existait des « différences de dignités ». Sur l’Esprit 16.40, p. 25

2. De plus, il y a une place au Ciel pour chaque personne qui sera sauvée, sans aucune surpopulation. Bien que l’offre du salut soit faite à tous les hommes sans exception, il n’y aura pas de demeures vides au Ciel.

Q : Dans Jean 14, 6, est-ce uniquement Jésus, et non ses paroles, qui est le chemin, la vérité et la vie, comme l’enseignait le révérend Moon ?

R : Non. Voici d’abord ce qu’a déclaré le soi-disant Messie, le révérend Moon, puis ce que dit la Bible en opposition.

« Principe divin » du révérend Moon, p. 131 : « Jésus n’a pas dit que sa parole était la vérité, mais qu’il était lui-même la vérité, le chemin et la vie (Jean 14, 6). En effet, ses paroles n’étaient qu’un moyen de s’exprimer en tant que vérité… Nous pouvons comprendre que le Nouveau Testament a été donné comme manuel pour l’enseignement de la vérité par l’ e au peuple d’il y a 2 000 ans… Par conséquent, aujourd’hui, la vérité doit se manifester selon une norme plus élevée et avec une méthode d’expression scientifique afin de permettre aux hommes modernes intelligents de la comprendre. »

Réfutation : Jésus a dit : « Le ciel et la terre passeront, mais mes paroles ne passeront point. » Luc 21, 22

« Jésus répondit : “Si quelqu’un m’aime, il gardera ma parole. […] Celui qui ne m’aime pas ne garde pas mes paroles.” » Jean 14, 23-24

Vous ne pouvez pas prétendre suivre et obéir à Jésus tout en rejetant ses paroles.

Q : Dans Jean 14, 6, en quoi Jésus est-il le chemin, la vérité et la vie ?

R : Le choix des mots de Jésus est ici fascinant.

Un chemin est la voie à suivre pour atteindre une destination. Ce n’est pas un « point », mais plutôt une succession de points. Nous sommes censés nous trouver sur l’un de ces points, en avançant dans la bonne direction.

La vérité englobe les faits exacts et la logique, mais elle signifie bien plus que cela. La vérité est ce qui vit en nous, ce qui doit caractériser notre vie, ce que nous devons aimer et ce que nous devons mettre en pratique. Une vie fondée sur un mensonge n’est en rien la vérité. Les conceptions occidentales de la « justesse » et de la « réalité » se rejoignent toutes deux dans le concept biblique de vérité.

La vie est à la fois notre expérience de l’existence, la réalité de notre existence et ce qui la soutient. Ailleurs, la Bible utilise des métaphores telles que « l’eau de la vie », et la vie d’une créature réside dans son sang.

Q : D’après Jean 14, 6, quelqu’un peut-il aller au Ciel sans passer par Jésus ?

R : Non. Dans l’Ancien Testament, nombreux sont ceux qui sont allés au Paradis sans avoir entendu le nom de Jésus. Aujourd’hui, rien n’empêche Dieu de permettre à des enfants qui meurent sans avoir jamais eu le Saint-Esprit en eux d’aller au Ciel.

Cependant, personne ne peut venir au Père si ce n’est par Jésus, selon ce que dit Jésus en Jean 14, 6. Il va de soi que Jésus est bien placé pour le savoir.

De plus, Actes 4, 12 dit qu’il n’y a sous le ciel aucun autre nom donné aux hommes par lequel nous puissions être sauvés. Philippiens 2, 10-11 dit qu’à la fin, toute créature s’inclinera et toute langue confessera que Jésus est Seigneur, à la gloire de Dieu le Père.

Q : D’après Jean 14, 6, une personne qui n’a jamais entendu parler de Jésus peut-elle aller au ciel ?

R : Les nourrissons qui meurent, les personnes souffrant d’un retard mental grave et les croyants de l’Ancien Testament n’ont jamais entendu parler de Jésus. Pourtant, rien n’empêche Dieu de leur permettre d’aller au ciel par Jésus.

Q : Jean 14, 6-11 prouve-t-il que Jésus est Dieu le Père, comme l’affirment les pentecôtistes unitariens, tels que David K. Barnard (The Oneness of God : Series in Pentecostal Theology, vol. 1, p. 68) ?

R : Non. L’affirmation « Nul ne vient au Père que par Jésus » n’aurait aucun sens si elle disait : « Nul ne vient au Père, sauf s’il vient au Père » ou « par le Père ». Jésus a dit que Lui et le Père ne font qu’un, mais cette affirmation ne précise pas en quoi ils ne font qu’un ; il faut se reporter au reste des Écritures pour le comprendre. Ils sont inséparables, un en nature, en gloire et en honneur. Cependant, le baptême de Jésus, le fait que Jésus ait appris l’obéissance, comme le mentionne l’épître aux Hébreux, etc., montrent qu’ils sont distincts et diffèrent par leur rôle et leur rang.

Q : Jean 14, 8-9 soutient-il le panthéisme, puisque Jésus a dit qu’Il est dans le Père et que le Père est en Lui, comme l’affirment certaines personnes issues des religions du New Age ?

R : Non, car la Trinité n’est pas du panthéisme. Le fait que le Père soit en Jésus ne signifie pas que le Père soit en toute chose, même dans un tas d’ordures. Deuxièmement, Dieu le Père est un être doté d’un esprit, d’une volonté et d’émotions ; il n’est pas l’univers impersonnel. Reportez-vous à l’ouvrage *When Cultists Ask*, p. 181-182, pour une réponse plus détaillée.

Q : Dans Jean 14, 9, puisque Jésus a dit que quiconque l’a vu a vu le Père, cela montre-t-il que le Père possède lui aussi un corps physique ?

R : Non. Au contraire, ce verset sert plutôt à montrer que le Père n’a pas de corps physique. Puisque quiconque a vu Jésus a vu le Père (qui habite en Jésus), ce verset implique (sans toutefois le prouver) que le Père n’aurait pas de corps physique.

Q : Dans Jn 14, 10-11, comment le Père habitait-il en Jésus ?

R : Peut-être d’une manière quelque peu similaire à celle dont Jésus habite en nous. Le Père, le Fils et l’Esprit sont toujours distincts, mais rien dans les Écritures n’indique qu’il existe une séparation entre eux. Comme le souligne Patrick d’Irlande (vers 389-461 apr. J.-C.), si les lobes d’un trèfle à trois feuilles peuvent être distincts sans être séparés, alors la Trinité peut comporter trois personnes distinctes, mais non séparées.

Q : Dans Jn 14, 12, comment les chrétiens accomplissent-ils des œuvres plus grandes que celles de Jésus ?

R : Les œuvres plus grandes que nous devons accomplir ne doivent pas être comprises comme une manière de « nous mettre en avant », mais plutôt comme des œuvres plus grandes et plus nombreuses pour le royaume. Les chrétiens ont accompli des œuvres plus grandes que celles que Jésus avait accomplies jusqu’alors, et ce, d’au moins quatre manières complémentaires.

Signification : Alors que Jésus a nourri 4 000 et 5 000 personnes, Actes 2, 41 rapporte que, grâce à la prédication des apôtres, plus de 3 000 personnes ont été sauvées. Il est certain que le fait de sauver des âmes est plus important que de simplement les nourrir pendant une journée. Il est certain que, depuis cette époque, les chrétiens ont nourri bien plus de 5 000 personnes.

Chiffres : L’Expositor’s Bible Commentary, vol. 9, p. 145, mentionne que le nombre de personnes mentionnées comme ayant été sauvées dans Actes 2:41 est supérieur à celui de tout le ministère de Jésus sur terre.

Méthode : Le Saint-Esprit ne s’est pas répandu sur tous les peuples avant la Pentecôte. La promesse selon laquelle ils accompliraient des choses plus grandes encore est contenue dans la promesse de Jésus concernant la venue du Consolateur, en Jean 14, 15-18 et 25.

Zone géographique : Alors que Jésus n’a jamais quitté une zone géographique relativement restreinte pendant son séjour sur terre, il a envoyé ses disciples non seulement en Judée et en Samarie, mais jusqu’aux extrémités de la terre (Actes 1, 8).

Q : Dans Jean 14, 13-14, pourquoi cette déclaration concernant le fait de demander au nom de Jésus n’est-elle [prétendument] pas nuancée ?

R : Elle est nuancée de deux manières.

Explicitement : Jésus a utilisé ici le mot « vous », et il s’adressait directement à ses disciples, et non à tous ceux qui prétendaient suivre Dieu.

Implicitement : nous prions notre Père céleste, et notre Père céleste sait ce qui est le mieux pour nous, bien plus encore que nos pères terrestres.

Q : Dans Jn 14, 16, que signifie le terme « Consolateur » ?

R : Entre autres choses, le mot grec « consolateur » désignait ici un avocat de la défense, selon la New Geneva Study Bible, p. 1692, et le New International Bible Commentary, p. 1255. De plus, le grec permet de distinguer entre « un autre de la même nature » et « un autre d’une nature différente ». Le terme grec utilisé ici, allon, désigne un autre de la même nature que Jésus, selon The Expositor’s Bible Commentary, vol. 9, p. 9 et p. 146. Ce commentaire précise également qu’en grec, parakletos désignait une personne qui apportait son aide aux côtés de quelqu’un en tant que conseiller, avocat, intercesseur ou médiateur.

Selon le *Believer’s Bible Commentary*, p. 1547, le mot utilisé ici pour « prier » ne désigne pas une personne d’un rang inférieur demandant une faveur à une personne d’un rang supérieur. Il s’agit d’un mot désignant quelqu’un qui adresse une requête à son égal.

Q : Dans Jn 14, 16, pourquoi exactement le monde ne peut-il pas accueillir le Saint-Esprit, l’Esprit de vérité ?

R : Jésus a évoqué plusieurs raisons liées à ce sujet.

Le monde est dans l’ignorance, comme l’a dit Jésus dans Jean 16:3. Mais comme le montre Romains 1:18-19, l’ignorance n’est pas toujours une ignorance innocente, lorsqu’ils répriment la vérité.

Certains dans le monde « haïssent » littéralement Jésus, comme Jésus l’avait prédit dans Jean 15, 18 et 24.

Certains sont des menteurs, comme Jésus l’a dit dans Jean 8:55. Certains peuvent mentir aux autres, mais ils peuvent aussi se mentir à eux-mêmes.

Certains ont « d’autres préoccupations », car ils adorent d’autres idoles, qu’il s’agisse d’autres religions, de l’argent, de l’alcool, etc. « Ceux qui s’attachent à des idoles sans valeur abandonnent Son amour dévoué » Jonas 2:8 (BSB)

Certaines personnes ne sont pas les brebis de Dieu, comme Jésus l’a dit dans Jean 10, 26.

Il n’y a pas de place pour ma parole, comme l’a dit Jésus dans Jean 8:37

En lien avec ce qui précède, si quelqu’un ne croit pas que Jésus est celui qu’Il prétend être, il mourra dans ses péchés, comme l’a dit Jésus dans Jean 8:24.

Le monde est hostile au jugement porté sur son matérialisme et son péché. Il ne veut pas du Saint-Esprit, qui le convaincra de péché et de son manque de justice, comme l’a dit Jésus dans Jean 12, 8-10.

Enfin, personne ne peut venir à Jésus si le Père ne l’attire pas, comme Jésus l’a dit dans Jean 6, 44.

Q : Dans Jean 14, 16-17, un chrétien d’Asie Mineure vivant vers 160 après J.-C. et nommé Montanus a-t-il prétendu être l’incarnation du Consolateur, comme l’affirme le Guide sceptique de la Bible d’Asimov, p. 988 ?

R : Asimov aurait mieux fait de s’en tenir à l’écriture de science-fiction, car il s’est trompé sur les faits ici. Montanus a effectivement prétendu être un prophète, par la bouche du Consolateur (parakletos), mais personne (à l’exception d’Asimov) n’a jamais affirmé que Montanus était l’incarnation de quoi que ce soit ou de qui que ce soit. Tertullien était le membre le plus éminent de la « confession » montaniste, et ses nombreux écrits étaient considérés comme orthodoxes et largement utilisés par les chrétiens orthodoxes après lui. En effet, Cyprien de Carthage (vers 246-258 apr. J.-C.) avait coutume de dire : « Apportez-moi mon maître » lorsqu’il souhaitait que quelqu’un lui apporte les livres de Tertullien pour les étudier.

Q : Dans Jn 14, 16, le « Consolateur » est-il ici la « Science divine », comme l’affirmait Mary Baker Eddy, fondatrice de la Science chrétienne, dans *Science et Santé avec la Clef des Écritures*, p. 55, 271 ?

R : Non, le Consolateur est le Saint-Esprit au verset 26, et il est désigné par le pronom « il », et non par « ça », comme le serait la Science divine.

Q : Dans Jn 14, 16-26 ; 15, 26 ; 16, 5-15, Mahomet a-t-il été annoncé dans le Nouveau Testament comme étant le Paraclet, ou le Saint-Esprit, comme l’affirment certains musulmans ?

R : Non. Si cela était vrai, les musulmans croiraient alors ces cinq choses (ce qu’ils ne font généralement pas).

1. Mahomet a glorifié Jésus. (Jean 16, 14)

2. Allah a envoyé Mahomet au nom de Jésus. (Jean 14, 26)

3. Mahomet a également été envoyé par Jésus. (Jean 16:7)

4. Mahomet a reçu la sagesse de Jésus et nous l’a fait connaître. (Jean 16:15)

5. Mahomet était « en » les apôtres. (Jean 16:17)

Ainsi, aucun musulman averti ne croirait que ces versets font référence à Mohammed. Ces versets doivent désigner un autre personnage, envoyé par Dieu.

D’un autre côté, peut-être les musulmans devraient-ils glorifier Jésus, s’ils pensent que Mahomet l’a fait, d’après ces versets. Cependant, un imam m’a dit que les musulmans devaient louer et glorifier Jésus, sans pour autant l’adorer.

Soit dit en passant, le mot « parakletos/on » figure dans Jean 14, 6 du p. 75 (Bodmer 14/15), daté de la fin du IIe siècle ou peut-être du IIIe siècle, du p. 66, daté du milieu du IIe siècle, et du Sinaiticus.

De plus, Tertullien enseignait que le Paraclet, le Consolateur, agissait dans le cœur des gens à son époque (193 apr. J.-C.) dans *De la monogamie*, chapitre 3, p. 61.

Dans l’ouvrage d’Hégémonios (IVe siècle), Archélaos le chrétien a également expliqué en quoi le Paraclet, dans Jean 14-16, est Dieu le Saint-Esprit, dans *Dispute avec Manès*, chapitres 34-35, p. 208-209

Q : Jean 14, 18 montre-t-il que le Christ est Dieu le Père, comme l’affirment les pentecôtistes unitariens ?

R : Les pentecôtistes unitariens confondent les actions de Jésus avec son identité. Le fait que Jésus ne nous laissera pas orphelins ne signifie pas qu’Il soit le même être que le Père. Lorsque Jésus a été baptisé, Il ne trompait ni ne semait la confusion dans l’esprit des gens, et Il ne se livrait pas à un numéro de ventriloquie lorsque le Père a parlé depuis le ciel. Le Père n’a pas dit : « Voici Moi-même, en qui J’ai mis toute ma joie. » Au contraire, le Père a dit : « Voici mon Fils bien-aimé, en qui J’ai mis toute ma joie ! »

Q : Dans Jean 14, 22-24, en quoi Jésus se révèle-t-il aux chrétiens et non au monde ?

R : Certes, tout le monde peut avoir une certaine connaissance de Jésus. Cependant, seuls les chrétiens connaissent Jésus personnellement, car Jésus vit dans nos cœurs.

Q : Dans Jn 14, 27, en quoi la paix de Jésus, le Prince de la paix, diffère-t-elle de la paix du monde ?

R : La paix du monde est extérieure et temporaire, car elle dépend de circonstances extérieures. La paix de Jésus est à la fois intérieure et extérieure, et elle est durable, car elle est indépendante des circonstances extérieures.

D’une certaine manière, tout comme une personne sur le point de mourir rédige son testament pour subvenir aux besoins de ses enfants et leur transmettre sa bénédiction, Jésus accorde Sa bénédiction et la promesse de subvenir aux besoins de Ses enfants.

Q : Dans Jean 14, 27-28, en quoi le Père est-il plus grand que Jésus ?

R : Sur terre, Jésus s’était dépouillé de lui-même, et bien sûr, le Père était alors plus grand que Jésus. Au ciel, Jésus occupe une position subordonnée au Père. Le Dieu de Jésus est le Père. Voir 1 Corinthiens 11, 3 ; 15, 25-28 ; Matthieu 12, 18 ; Éphésiens 1, 3, 17 ; Jean 1, 33 ; 14, 16, 26, 28 ; Romains 8, 26-27.

Le Père n’est pas supérieur à Jésus à deux égards :

La nature (Philippiens 2, 6). (Pour plus d’informations, voir l’ouvrage d’Hilaire « Sur la Trinité », chapitres 9, 2 et 7, 27.)

En matière d’honneur. Voir Jean 5, 18 ; 5, 23 ; Colossiens 2, 9-10 ; (Ésaïe 44, 6 ; Apocalypse 1, 8 par opposition à Apocalypse 1, 17-18 ; 22, 13)

Comme le montre Jean 5, 18, un père est égal en nature au fils qu’il engendre. Sinon, votre père devrait être plus grand que vous, votre grand-père plus grand que lui, et votre centième ancêtre aurait dû être un surhomme. Les hommes fabriquent des choses, mais n’« engendrent » que des hommes. Dieu a créé les choses, mais n’« engendre » que Dieu, son Fils unique. Tous deux reçoivent honneur et louange dans Apocalypse 5, 9, 12-14.

L’ouvrage *Now That’s a Good Question*, p. 43-44, établit une distinction entre la fausse idée de l’« infériorité » du Fils et le véritable concept de la « subordination » du Fils. R.C. Sproul ajoute : « C’est l’une des raisons pour lesquelles l’Église a toujours professé une doctrine appelée la subordination du Christ. »

Q : Dans Jean 15, 1, en quoi une « vraie vigne » diffère-t-elle d’une simple vigne ?

R : Le mot grec traduit ici par « véritable » ne renvoie pas tant à une opposition entre le vrai et le faux qu’à une opposition entre l’original et l’imitation ou la copie.

Q : Dans Jean 15, 1, quelle autre métaphore concernant la vigne avait-on déjà entendue auparavant ?

R : Jésus a peut-être prononcé ces paroles soit dans la chambre haute, soit en se rendant de la chambre haute au mont des Oliviers, soit encore sur le mont des Oliviers, à l’ouest de Jérusalem. S’ils sont passés devant le temple, sa façade était ornée d’une grande vigne dorée avec ses sarments, symbolisant le peuple d’Israël. Les Psaumes 80, 8-16, Ézéchiel 17, 1-6, Jérémie 12, 10-11 et Ésaïe 5, 1-7 comparent tous le peuple de Dieu à une vigne. Dieu a dit : « Car la vigne de l’Éternel des armées, c’est la maison d’Israël, et les hommes de Juda sont la plante de son plaisir. Il attendait la justice, mais il a vu le sang versé ; il attendait la droiture, mais il a entendu des cris de détresse. » (Ésaïe 5, 7)

Q : Dans Jean 15, 1, quelle est la différence entre considérer Jésus comme la vigne qui maintient les sarments unis et considérer les hommes comme ceux qui maintiennent les sarments unis ?

R : Israël était la vigne dans Jérémie 2:21. Mais Jésus utilise ici une métaphore différente : c’est Lui, et non Israël, qui est la vigne dans Jean 15:1. Si l’organisation de votre Église met davantage l’accent sur les hommes qui la maintiennent unie que sur Jésus qui la maintient unie, vous devriez vous demander si vous faites partie de la bonne organisation.

Que pensez-vous de cette citation ? « Dieu est dans la petite voix douce. Dans toutes ces déclarations sous serment, ces actes d’accusation, tout cela vient du diable — toute la corruption. Allons donc ! Vous, les procureurs ! Vous, les faux sermenteux ! Que tout l’enfer déborde ! Vous, montagnes en feu, déversez votre lave ! Car je finirai par m’imposer. J’ai davantage de raisons de me vanter que n’importe quel homme avant moi. Je suis le seul homme qui ait jamais réussi à maintenir l’unité d’une Église tout entière depuis l’époque d’Adam. Une large majorité de tous m’a soutenu. Ni Paul, ni Jean, ni Pierre, ni même Jésus n’y sont jamais parvenus. Je me vante qu’aucun homme n’ait jamais accompli une telle œuvre que moi. Les disciples de Jésus se sont enfuis loin de lui ; mais les Saints des Derniers Jours ne se sont encore jamais enfuis loin de moi. Vous connaissez ma conduite et mes propos quotidiens. Je suis au sein d’un peuple vertueux et bon. Comme j’aime entendre hurler les loups ! Lorsqu’ils parviendront à se débarrasser de moi, le diable s’en ira lui aussi. Depuis trois ans, je tiens un registre de tous mes actes et de toutes mes démarches, car j’ai employé en permanence plusieurs secrétaires compétents, fidèles et efficaces : ils m’ont accompagné partout, ont soigneusement consigné mon histoire et ont noté ce que j’ai fait, où je me suis rendu et ce que j’ai dit ; c’est pourquoi mes ennemis ne peuvent m’accuser d’aucun jour, d’aucune heure ni d’aucun lieu sans que je dispose d’un témoignage écrit pour prouver mes actes ; et mes ennemis ne peuvent rien prouver contre moi. » Joseph Smith, fondateur du mormonisme. Histoire de l’Église, vol. 6, p. 408-409

Ou que diriez-vous de cette citation, plus modérée ? Dans le *Dictatus Papae* (probablement en 1075 après J.-C.), le pape Grégoire VII déclara : « L’Église romaine a été fondée par Dieu seul ; le pape romain est le seul à pouvoir à juste titre être qualifié d’universel ; lui seul peut porter les insignes impériaux ; ses pieds sont les seuls à devoir être baisés par tous les princes ; lui seul peut destituer les empereurs ; lui-même ne peut être jugé par personne ; l’Église romaine ne s’est jamais trompée, et elle ne se trompera jamais, pour l’éternité. » Histoire thématique du christianisme d’Austin, p. 165.

Q : Dans Jean 15, 3, comment Jésus a-t-il pu dire qu’ils étaient tous purs, alors que Judas l’avait trahi ?

R : Rappelez-vous qu’à ce moment-là, Judas était déjà parti et n’était pas présent lorsque Jésus s’exprimait.

Q : Dans Jn 15, 4, que signifie le mot « demeurer » ?

R : Le mot « demeurer » (meno en grec) revêt une grande importance dans tous les écrits de Jean. Il apparaît 11 fois dans Jean 15, 40 fois dans l’Évangile selon Jean et 27 fois dans les épîtres de Jean.

À l’instar d’un sarment sur une vigne, cela ne signifie qu’une seule chose : vivre en restant attaché à la vigne. Un sarment peut être totalement détaché en étant coupé. Ou bien, la vie d’un sarment pourrait ne pas être reliée à la vigne, et le sarment mourrait. Il est intéressant de noter comment les arbres perdent leurs feuilles à l’automne. L’arbre produit du liège, qui interrompt l’apport d’eau et de nutriments vers la feuille ou le sarment. Privés de nutriments, ceux-ci meurent, perdent leur prise et tombent. Les arbres perdent parfois aussi des branches en été. Lorsqu’une branche ne reçoit pas la lumière du soleil, elle ne produit ni sucres ni fruits, et l’arbre la coupe.

Q : Dans Jn 15, 4, comment les chrétiens demeurent-ils en Jésus ?

R : De plusieurs façons.

En lui faisant confiance pour nous guider pas à pas.

En obéissant à Jésus, non pas seulement par devoir, mais par une obéissance spontanée, totale et joyeuse, car nous savons que la voie de Dieu est la meilleure.

La prière doit être une caractéristique distinctive essentielle de nos vies.

Avoir la nostalgie de Jésus, vouloir être avec Lui et prier pour Son retour.

Q : Dans Jean 15, 6, le fait qu’un sarment soit rejeté signifie-t-il qu’un véritable croyant peut perdre son salut ?

R : Ce verset dit que celui qui ne demeure pas en Jésus peut être rejeté et brûlé. Au-delà de cela, il existe deux façons d’interpréter ce verset.

1. Tous devraient s’accorder sur le fait que, puisque Dieu sait tout et qu’Il savait, avant même la naissance de quiconque, qui irait au ciel (les élus), certains iront en enfer même s’ils faisaient partie de l’Église et donnaient l’apparence d’être chrétiens. Cependant, aucun des élus ne sera perdu, et tous les réprouvés le seront, car le Dieu omniscient le savait d’avance.

2. Les véritables chrétiens ne s’accordent pas sur la question de savoir si une personne peut être véritablement née de nouveau et, par la suite, soit perdre son salut, soit choisir de s’en détourner et d’aller en enfer. Reportez-vous à la discussion sur Hébreux 6:4-14 et Éphésiens 1:14 pour plus d’informations sur cette question.

Q : Dans Jean 15, 8, comment les croyants portent-ils du fruit en Christ ?

R : Notez que l’essentiel ici n’est pas d’apprendre des choses, ni d’enseigner aux autres, ni d’exercer un ministère ; il s’agit de porter du fruit. Les croyants portent du fruit en Christ d’au moins trois manières :

La ressemblance avec le Christ : intérieurement, nous devons porter le fruit de l’Esprit, ce qui doit montrer que nous sommes en train de devenir de plus en plus pieux.

Charité et dons : nous devons venir en aide tant aux croyants qu’aux non-croyants en leur consacrant notre temps, notre argent et en soutenant les opprimés.

Convertis et disciples : nous pouvons contribuer en préparant le terrain, en semant la graine de l’Évangile et en moissonnant pour amener les gens à la foi en Jésus-Christ. Nous pouvons également former d’autres chrétiens et aider à ramener ceux qui se sont éloignés.

Les résultats ne résident pas dans ce que vous faites, mais plutôt dans ce qui germe dans la vie des autres.

Q : Dans Jean 15, 8, les gens sont-ils stériles s’ils ne conduisent pas d’autres personnes vers le Christ, comme l’a enseigné un groupe peu courant ?

R : Non. Nous ne savons pas si Jérémie a conduit beaucoup de personnes vers Dieu au cours de sa vie, mais il a néanmoins servi Dieu en tant que prophète et prédicateur efficace. C’est une forme de preuve que l’on porte du fruit, mais cela ne figure même pas parmi les fruits de l’Esprit énumérés en Galates 5, 22-23. Voir « Quand les adeptes de sectes posent des questions » pour une réponse complémentaire.

Q : Dans Jean 15, 14-15, devons-nous encore nous considérer comme des serviteurs du Christ ?

R : Oui. Pierre, qui a entendu ces paroles de vive voix, était le mieux placé pour comprendre ce que Jésus voulait dire. Dans 2 Pierre 1:1, Pierre se qualifie lui-même de serviteur (en réalité, d’esclave) de Jésus. Dans Romains 1:1, Philippiens 1:1, Tite 1:1 et Jacques 1:1, Paul et Jacques se désignent également comme des esclaves de Jésus-Christ.

Que l’on interprète cela comme signifiant que Jésus n’appelle pas ses disciples « de simples serviteurs » ou « des serviteurs », Jésus dit en tout cas qu’il ne se contente pas de les appeler « serviteurs ». Jésus ne traite pas ici de la manière dont les enfants de Dieu devraient se désigner eux-mêmes.

Q : Dans Jean 15, 15, de quelles manières devrions-nous agir en tant que serviteurs du Christ, et de quelles manières devrions-nous agir en tant qu’amis du Christ ?

R : Être un serviteur du Christ est une bonne chose, et ne pas vouloir l’être est une erreur. Mais ici, Jésus dit qu’il y a bien plus que le simple fait d’être un serviteur du Christ. Examinons les choses de notre point de vue, puis de celui de Dieu.

De notre point de vue

Si nous n’étions que des serviteurs, un serviteur ferait ce qu’on lui demande ; du moins lorsqu’il est surveillé. Souvent, un serviteur ne s’investit pas dans le résultat ou la réussite. Un serviteur peut n’être qu’un serviteur pendant un certain temps et ne se soucier que de ce qui se passe à court terme, avant de passer à autre chose. Sortir des sentiers battus, imaginer une meilleure façon de faire les choses, faire preuve d’initiative ou innover ne sont généralement pas des attitudes propres à un serviteur.

Contrairement à un serviteur, un ami est comme un partenaire ou un membre de la famille. Il fait volontiers ce qui est nécessaire, même sans qu’on le lui demande. Il se soucie profondément du résultat et de la réussite du projet de son maître. Nous ne nous préoccupons pas seulement de faire pousser des fleurs, mais aussi des fruits qui perdurent par opposition à ceux qui ne durent pas.

Cependant, tout comme un serviteur, nous avons toujours un maître. Même un fils doit obéir à sa mère et à son père. Nous pouvons innover et trouver de meilleures façons de faire les choses, mais uniquement dans les limites de ce que notre maître a ordonné. Il existe toutes sortes de moyens pour mener à bien un projet : la violence, l’intimidation, la contrainte, l’ , la tromperie, la tricherie, le vol… et nous ne devons jamais y recourir, quelle que soit notre opinion quant à leur efficacité dans une situation donnée.

Du point de vue de Dieu

Un serviteur n’a pas besoin de savoir ce qui se passe, mais seulement ce qu’on lui demande de faire à l’instant présent. Quant à la manière dont il doit s’y prendre, ou dont il doit collaborer avec les autres, tout cela est déjà prévu par la mission qui lui a été confiée.

Contrairement à un serviteur, Dieu souhaite souvent que vous trouviez vous-même comment accomplir une tâche, et non que vous vous contentiez d’exécuter mécaniquement les gestes comme le ferait un serviteur. Vous devez faire preuve d’initiative. Dieu peut vous confier des tâches que vous ne pouvez pas accomplir seul, mais Il attend tout de même de vous que vous les réalisiez. Cependant, plutôt que de vous lancer dans une tâche vouée à l’échec, d’échouer et de dire à Dieu : « J’ai fait de mon mieux », Dieu souhaite que vous collaboriez avec d’autres croyants afin d’accomplir ensemble cette tâche. Ce que vous pouvez ou ne pouvez pas faire par vous-même, sans utiliser les outils et les collaborateurs que Dieu vous a donnés, n’a pas vraiment d’importance ; ce qui compte, c’est ce que vous pouvez ou ne pouvez pas faire avec les outils et les collaborateurs que Dieu vous a donnés, dans la puissance du Saint-Esprit. Nous révélons souvent nos projets confidentiels pour l’avenir à nos amis. Dieu fait de même. Nous voulons connaître la volonté de Dieu à notre égard, mais nous devrions également vouloir connaître son cœur.

Cependant, à l’instar d’un serviteur, il y a encore beaucoup de choses qui se présenteront sur notre chemin dans la vie et que Dieu choisit de ne pas nous révéler, ou du moins de ne pas nous révéler pour l’instant. Il peut y avoir d’autres événements, qui nous sont déjà arrivés, pour lesquels nous ne comprenons toujours pas pourquoi Dieu a permis qu’ils se produisent. Comme l’a dit un auteur chrétien : « Nous ne devrions pas nous offenser de l’inexpliqué. » Dieu n’est pas seulement notre ami, mais notre meilleur ami ; pourtant, Il reste notre Maître.

Q : Dans Jean 15, 16, en quel sens n’est-ce pas eux qui ont choisi le Christ, mais le Christ qui les a choisis ?

R : Il y a deux façons d’interpréter ce passage.

Le contexte immédiat est celui de l’ordination en tant qu’apôtres. Le Christ aurait pu choisir n’importe qui pour être ses apôtres, et c’est eux qu’il a choisis. Il les a bénis en les choisissant ; ce n’est pas eux qui ont rendu service à Jésus.

Certains y voient un contexte général de l’élection divine en vue du salut.

Que vous croyiez ou non que ce passage particulier ait ce sens précis, la Bible enseigne que Dieu nous a choisis avant le commencement des temps. Il est donc évident que Dieu nous a choisis avant que nous ne le choisissions. De plus, Romains 3, 11-12 et d’autres passages montrent que nous ne serions même pas capables de choisir Dieu sans l’œuvre de Dieu dans nos vies.

Q : Dans Jean 15, 16, quelle est la différence entre le fruit qui demeure et celui qui ne demeure pas ?

R : 1 Corinthiens 4, 12 nous éclaire à ce sujet. Les œuvres prétendument accomplies pour Dieu, mais motivées par l’orgueil, l’envie ou d’autres mauvaises intentions, ne seront ni honorées ni récompensées par Dieu. De même, les actions accomplies, non pas pour des motifs impies, mais pour des motifs non pieux, tels que la richesse matérielle, seront elles aussi jugées comme il se doit.

Il existe au moins trois types de fruits.

Intérieurs : le caractère a été défini comme ce que vous êtes lorsque vous pensez que personne ne vous regarde.

Externes : nos actions produisent des fruits, bons ou mauvais.

Financiers : nos contributions à l’œuvre de Dieu ainsi qu’aux pauvres et aux nécessiteux sont prises en compte, comme celles de Simon dans Actes 10.

Évangélisation et formation de disciples : dans l’épître aux Philippiens, Paul a déclaré que les Philippiens eux-mêmes étaient sa joie et sa couronne.

Nos enfants et ceux dont nous avons la charge au sein de l’Église : cela inclut la manière dont nous élevons nos enfants, ainsi que la façon dont les anciens veillent sur ceux qui leur sont confiés. Ils sont responsables de leurs propres décisions, mais nous avons une responsabilité en veillant sur eux.

Q : Dans Jean 15, 17, quelle est la différence entre éprouver un amour particulier pour les autres croyants et former une clique ?

R : Il n’y a rien de mal à avoir certains amis avec lesquels on est plus proche qu’avec d’autres. Et bien sûr, nous ne devons pas seulement éprouver des sentiments amoureux, mais aussi entretenir avec notre conjoint une amitié plus étroite que nos autres amitiés. Mais lorsque votre amitié avec un petit groupe d’amis est exclusive et ne souhaite pas accueillir de personnes extérieures, cela peut alors devenir une « amitié qui a mal tourné ». Demandez-vous donc : « Votre amitié est-elle inclusive ou exclusive ? » Il existe toutefois des non-croyants (et même des chrétiens charnels) dont vous devriez vous éloigner s’ils ne cessent de vous inciter à pécher.

Q : Dans Jean 15, 18, en quoi le monde a-t-il haï Jésus ?

R : De deux manières :

Par le nom : les gens n’utilisent généralement pas les noms de Bouddha, de Confucius ou de Mahomet en vain. Ils ne semblent utiliser « Dieu » et « Jésus » en vain que dans ce contexte.

Par le caractère : certains rejettent tout ce qui a trait au Christ. Alors que certains en savent beaucoup sur le Christ et le rejettent malgré tout, d’autres refusent délibérément de savoir quoi que ce soit à son sujet.

Q : Dans Jean 15, 22 et 24, en quoi la venue de Jésus a-t-elle rendu certains davantage responsables de leur péché ?

R : La bonne nouvelle, c’est que Dieu ne tient pas les gens pour responsables de ce qu’ils ignorent (Romains 4, 15 ; 5, 12). Le revers de la médaille, c’est que 2 Pierre 2, 22 et d’autres versets montrent que les gens font l’objet d’un jugement plus ou moins sévère lorsqu’ils rejettent la vérité, en fonction de la vérité qu’ils connaissaient.

Q : Dans Jean 15, 23, pourquoi personne ne peut-il haïr Jésus sans haïr également le Père ?

R : En tant que membres de la Trinité, le Père, le Fils et le Saint-Esprit sont identiques en nature, en dessein et en honneur ; notre obéissance, notre service et notre amour envers l’un s’appliquent également aux autres.

Q : Dans Jean 16, 2, pensez-vous que « vous exclure de la synagogue » inclut le fait d’exclure les chrétiens de l’Église ?

R : Oui, cela inclut le fait d’être exclu de l’assemblée religieuse. Martin Luther, les anabaptistes et John Wesley ont tous été exclus de leurs Églises. De nombreux chrétiens authentiques ne sont pas les bienvenus dans certaines Églises libérales.

Q : Dans Jean 16, 2-3, comment quelqu’un a-t-il pu penser qu’il rendait service à Dieu en tuant les disciples de Jésus ?

R : Beaucoup de gens ont eu une vision très déformée de Dieu. Voici une liste non exhaustive des persécutions de chrétiens par des personnes religieuses, ainsi que le nombre de victimes, lorsque celui-ci est connu.

Date

Persécution

Nombre de victimes

50-323 apr. J.-C.

10 persécutions des premiers chrétiens : Néron, Trajan, Trajan à nouveau, Hadrien, Marc Aurèle/Septime Sévère, Maxime le Thrace, Dèce/Gallus, Valérien, Aurélien, Dioclétien

50 000

50 et 95/96

Néron et Domitien qualifiaient les chrétiens d’« athées » et les faisaient exécuter pour avoir refusé d’adorer l’empereur ou des idoles. Population chrétienne estimée : 500 000

107-117

L’empereur Trajan persécute les chrétiens. Il répond à la lettre de Pline le Jeune. Les chrétiens ne sont pas pourchassés, mais mis à mort s’ils sont découverts.

118 et 134

L’empereur Hadrien persécute les chrétiens et les juifs. Hadrien, qui aimait la culture grecque, a persécuté à la fois les juifs et les chrétiens.

135 apr. J.-C.

Les chrétiens d’Israël sont persécutés par les Juifs (et non par les Romains) lors de la révolte de Bar-Kochba

162/166-180

L’empereur Marc Aurèle, philosophe stoïcien, a mené une persécution principalement en Gaule (France). Celle-ci a pris fin à sa mort.

202

L’empereur Septime Sévère. Un chrétien l’a aidé lorsqu’il était malade, mais il n’a pas abrogé les lois en vigueur. La population chrétienne est estimée à 2 millions de personnes.

209 apr. J.-C.

Premiers martyrs connus en Angleterre : Alban, Jules et Aaron

235-238 apr. J.-C.

L’empereur Maximin le Thrace persécute les chrétiens. Première persécution à l’échelle de l’empire, mais visant uniquement le clergé. Elle prit fin à sa mort.

250-251–253

Les empereurs Dèce et Gallus menèrent une persécution sévère

257-260

L’empereur Valérien persécute les chrétiens. Il s’agit de la deuxième persécution la plus sévère. D’abord tolérant, il se laissa ensuite influencer par Macrien.

270

L’empereur Aurélien s’est montré tolérant au début. Il est mort peu après avoir décidé de persécuter les chrétiens.

>287-300

Le roi Tiridate III d’Arménie a d’abord persécuté les chrétiens, puis s’est converti grâce à Grégoire l’Illuminateur

284, 303-305

L’empereur Dioclétien mena la persécution la plus sévère contre ceux qui refusaient de sacrifier. Il détruisit les églises et les Écritures. La population chrétienne était estimée à 5 millions de personnes.

315-323 apr. J.-C.

Licinius opprime les chrétiens à l’Est (mais pas en Palestine ni en Égypte). Cette persécution est motivée par le soutien apporté par les chrétiens à son adversaire, Constantin.

>287-300 apr. J.-C.

Le roi Tiridate III d’Arménie persécute les chrétiens. Il finit par se convertir au christianisme.

315, 325-381

Le roi perse Shapur II persécute les chrétiens — les chrétiens perses sont soumis à une double imposition après la conversion de Constantin au christianisme.

1 150 personnes rien qu’en Mésopotamie

325

Le Persan Shapur II massacre tous les habitants de la ville arabe chrétienne de Lakhmid, al-Hera, en représailles à des raids antérieurs en Perse.

361-363

Julien l’Apostat rétablit le paganisme comme religion officielle de l’Empire romain jusqu’à sa mort au combat contre les Perses. Il fait preuve d’une certaine tolérance tout en autorisant les persécutions

325-381 apr. J.-C.

En Perse, Shapur II persécute les chrétiens.

361-362 apr. J.-C.

Des chrétiens sont tués à Alexandrie et à Gaza

370 apr. J.-C.

Valens, empereur romain arien, fait massacrer des chrétiens dans l'Est. Valens est finalement tué au combat par les Goths, eux-mêmes ariens

369-376 apr. J.-C.

Athanaric, un Wisigoth arien, persécute les Wisigoths chrétiens orthodoxes

380-402

Sapor II persécute les chrétiens en Perse

8 000-9 000

421-422 apr. J.-C.

Guerre perse-byzantine après que Narseh eut sévèrement persécuté les chrétiens. Les mazdéens persécutent les chrétiens. Al-Tabari, vol. 5, p. 102.

448-449 apr. J.-C.

Les Arméniens et les Géorgiens se révoltent contre la persécution zoroastrienne perse. Yazdgird II impose le zoroastrisme, persécute les Juifs, interdit le sabbat et ferme toutes les écoles juives. Al-Tabari, vol. 5, p. 107, 109

Tous les chrétiens de Kirkouk

420-460 apr. J.-C.

De nombreux chrétiens sont tués en Perse et en Arménie après que l’évêque Abydos eut incendié un temple zoroastrien

vers 472 apr. J.-C.

Sharahb’il Yakuf persécute les chrétiens en Éthiopie. Al-Tabari, vol. 5, p. 194, note de bas de page 487

484 apr. J.-C.

Hunneric, un Wisigoth arien, persécute les chrétiens à Tipasa, en Algérie

499-523 apr. J.-C.

Les ariens persécutent les chrétiens en Afrique du Nord

523-525 apr. J.-C.

Ma'di Karib Ya'fur, de confession juive, persécute les chrétiens dans le sud-ouest de l'Arabie jusqu'à ce que les Abyssiniens (Éthiopiens) le vainquent. Al-Tabari, vol. 5, p. 195, note de bas de page 488

525 apr. J.-C.

Les chrétiens fuient les persécutions des Juifs éthiopiens

540-545 apr. J.-C.

Le Persan Khosro Ier persécute les nestoriens et pille Antioche

527-568 apr. J.-C.

Justinien persécute les monophysites (Coptes) en Égypte

572 apr. J.-C.

Les Byzantins persécutent les monophysites (al-Tabari, vol. 5, p. 251)

589-591

Le calife Hakim persécute les chrétiens et les juifs. Les mages martyrisent Golinduch et d’autres chrétiens perses

614/615

Les Perses tuent des milliers de chrétiens à Jérusalem après s'en être emparés. Les Juifs, qui n'étaient pas autorisés à entrer à Jérusalem, ont également tué de nombreux chrétiens.

700 apr. J.-C.

Les musulmans persécutent les chrétiens

634-

Conquêtes musulmanes contre les non-musulmans, de la Syrie à la France et de la Perse à l'Inde

698-705

L'impératrice bouddhiste Wu Zetian fit incendier les églises et les monastères nestoriens en Chine

807 apr. J.-C.

Le calife musulman Harun al-Rashid fait démolir des églises

840-846 apr. J.-C.

L’empereur taoïste chinois Wu persécute les bouddhistes et les nestoriens de manière non violente mais sévère. De nombreuses terres étaient détenues par des monastères bouddhistes. Les nestoriens n’ont plus jamais occupé une place aussi importante en Chine.

849/850 apr. J.-C.

Le calife musulman al-Mutawakkil persécute les chrétiens.

978-1000 apr. J.-C.

La reine juive Judith d’Axoum persécute les chrétiens

1000-

Persécution des Vaudois par les catholiques

Xe-XIIe siècles

Brûlures et exécutions d’hérétiques en Europe

1004-1012 apr. J.-C.

Le calife fatimide égyptien Al-Hakim persécute les chrétiens et les juifs. Il terrorise les pèlerins et profane Jérusalem en 1009

1100-1300

Les Mongols exterminent la plupart des chrétiens nestoriens

1211 apr. J.-C.

À Strasbourg, les Vaudois sont brûlés vifs

80

1229 apr. J.-C.

Concile de Toulouse, en France. Chasse aux hérétiques. L’Ancien et le Nouveau Testament sont interdits, à l’exception du psautier et du bréviaire

Février 1231

La bulle Excommunicamus du pape Grégoire IX condamnait à la prison à perpétuité tant les hérétiques que ceux qui, les connaissant, ne les dénonçaient pas.

11 octobre 1231

Bulle papale *Ille Humani Generis* contre les hérétiques

1252

La bulle papale « ad Extirpanda » du pape Innocent IV autorise le recours à la torture contre les hérétiques dans le nord de l’Italie, puis dans toute l’Italie en 1256. Cette mesure est confirmée par la suite par les papes Alexandre IV et Clément IV.

28 mai 1252

La bulle papale *Cum Adversus Haereticam* autorise la torture et le bûcher pour obtenir des aveux d’hérésie.

30 mars 1252

La bulle papale « Super Extirpatione » du pape Innocent IV

1261

Le pape Urbain IV autorisa les inquisiteurs à s'absoudre mutuellement de leurs péchés lorsque les victimes mouraient sous leurs « interrogatoires »

1309

Venise est accusée d’hérésie pour s’être opposée à Clément V

1339 après J.-C.

Les musulmans massacrent des chrétiens à Almaliq

1401 après J.-C.

Le sultan musulman Tamerlan pille Bagdad. Tamerlan massacre des milliers de musulmans et de chrétiens

1360-1405 apr. J.-C.

Tamerlan, musulman, a tué 17 millions de personnes, soit 5 % de la population mondiale. Il a massacré des hindous, des coreligionnaires musulmans et a failli exterminer les nestoriens

1408 apr. J.-C.

En Angleterre, il est illégal de traduire ou de lire la Bible en anglais sans l'autorisation de l'évêque

1413 apr. J.-C.

Sir John Oldcastle et de nombreux lollards se rebellent contre la persécution anglaise

1415-1416

En République tchèque, les hussites se révoltent

1414-1418

Le concile de Constance met fin au Grand Schisme. Jan Hus est brûlé vif.

17 mars 1420

Le pape Martin V publie une bulle papale appelant à une croisade visant à exterminer les partisans de Wycliffe, de Hus et d’autres hérétiques

1419-1434

Guerres hussites : les catholiques exécutent Jan Hus et envahissent la Bohême

1419-1434

Croisade catholique romaine contre les hussites en Hongrie

1431

Les hussites repoussent une importante armée du Saint-Empire romain germanique

1480 apr. J.-C.

Inquisition espagnole sous Ferdinand et Isabelle

1487-1488

Croisade catholique romaine contre les Vaudois

1498

Les Portugais forcent les nestoriens à se convertir au catholicisme en Inde

vers 1500 après J.-C.

Persécution des chrétiens orthodoxes des Balkans par les Ottomans

1527 apr. J.-C.

Félix Manz et d’autres anabaptistes sont exécutés à Zurich

21 juillet 1542

La bulle papale Licet ab init du pape Paul II rétablit l’Inquisition romaine

1487-1545-

Le pape Innocent VIII ordonne une croisade visant à exterminer les Vaudois

1545

Les vaudois catholiques romains en Italie

1555-1560

Les catholiques romains persécutent les vaudois en Italie

1562

À Toulouse, les Français massacrent les huguenots protestants

4K

23 août 1572

Massacre de la Saint-Barthélemy. Les catholiques français tuent perfidement entre 5 000 et 30 000 huguenots français sous la pression de l'Espagne

1576-1593

En France, les catholiques romains et les huguenots protestants s'affrontent

1618-1648

La guerre de Trente Ans fait un tiers de victimes parmi les Allemands

7 millions

Au XVIIe siècle

L'Inquisition espagnole s'en prend aux juifs, aux musulmans et aux protestants

50 000

1629-1669

Persécution dite du « piétinement du crucifix » au Japon

1637

Révolte catholique contre la persécution, réprimée par l’artillerie japonaise et néerlandaise

1383-1638

Les Ottomans mettent en place le système du Devşirme, obligeant chaque famille chrétienne à céder un de ses fils pour qu’il devienne un soldat janissaire musulman

1655

Les catholiques massacrent de nombreux vaudois en Italie et en France

1742

Les chrétiens sont persécutés en Chine ; les jésuites sont contraints de quitter le pays

1808

Napoléon met fin à l'Inquisition espagnole

1820-1841

Persécution des catholiques romains au Vietnam

1801-1846

Le catholicisme se répand en Corée, puis fait l'objet de persécutions

2K

1843 et 1846

Badr Khan, le Kurde, massacre 10 000 nestoriens. Les Ottomans ripostent en battant les Kurdes et en exilant Badr Khan

10 000 nestoriens

1629-1856

Les shoguns Tokugawa persécutent les chrétiens au Japon. Ceux qui refusaient de piétiner des images de Jésus ou de Marie étaient torturés et tués.

Plusieurs milliers

1828-1861

La reine Ranavalona Ire de Madagascar a tué la moitié de la population de Madagascar (2,5 millions de personnes), en particulier des chrétiens

1866

Les catholiques ont été persécutés en Corée

8 000

1885-1887

Le roi Mwanga II du Buganda, homosexuel, fait exécuter 45 chrétiens catholiques et anglicans, ainsi que des musulmans, qui s'opposaient à l'homosexualité. Les musulmans le renversent en 1888.

1870-1890

Le Guatemala persécute les prêtres catholiques ; il n'en reste plus que 100

1917-

Les communistes persécutent les chrétiens en URSS, en Europe de l'Est et en Chine

1956

Les protestants persécutés en Colombie

1976

Des catholiques assassinés au Guatemala

Des milliers

1990-

Les musulmans persécutent sévèrement les chrétiens et les musulmans du Darfour au Soudan

2008-

Des chrétiens sont persécutés dans la province d’Odisha/Orissa, au nord-est de l’Inde

Q : Dans Jean 16, 5, pourquoi Jésus a-t-il dit que personne ne lui demandait où il allait, alors que Thomas [aurait] posé la question dans Jean 14, 5 ?

R : En réalité, Thomas n’a PAS demandé où Jésus allait. Dans Jean 14, 5, Thomas demande seulement comment ils peuvent connaître le chemin, puisqu’il affirme (et non ne demande pas) qu’ils ne le connaissent pas. Jésus venait de dire qu’ils connaissaient le chemin, et Thomas répond qu’ils ne le connaissent pas encore.

On a l’impression que Jésus attendait simplement que quelqu’un demande comment connaître le chemin, afin de pouvoir révéler cette vérité le concernant dans Jean 14, 6-7. Aucun autre maître juif n’a prétendu qu’il était lui-même le chemin. Jésus n’était pas simplement un maître de vérité montrant le chemin, il était lui-même le chemin.

Mais après que Jésus eut révélé cela, et que les gens connaissaient donc le chemin parce qu’ils connaissaient Jésus, ni Thomas ni personne d’autre ne semblait particulièrement intéressé à demander à Jésus où il allait ni ce qu’il allait devoir endurer.

Q : Dans Jean 16, 5, pourquoi Jésus a-t-il dit que personne ne lui demandait où il allait, alors que Pierre lui avait bel et bien posé cette question dans Jean 13, 36 ?

R : Tout d’abord, deux éléments qui ne font pas partie de la réponse, puis la réponse elle-même.

X Il s’est adressé à tous sauf à Pierre : Jésus aurait pu faire signe aux dix autres disciples, à l’exclusion de Pierre, et dire : « Pourquoi aucun d’entre vous ne me demande-t-il où je vais ? » Bien que cela soit techniquement possible, Jean était un témoin oculaire, et les passages ne donnent aucun indice laissant penser que Jésus faisait la distinction entre la question de Pierre et le silence des autres.

X Jésus a oublié que Pierre avait posé la question : bien qu’il fût sans péché lorsqu’il était sur terre, en tant qu’homme mortel, les Écritures ne disent pas que Jésus était toujours capable de se souvenir de chaque détail, surtout sous une forte pression. Bien que cette explication présente l’avantage de la simplicité, je pense qu’il existe une meilleure explication.

Le temps verbal grec et la séquence de l’enseignement de Jésus : Lorsque Pierre et Thomas ont posé leurs questions pour la première fois, Jésus ne pouvait leur donner une réponse complète sans qu’ils connaissent d’abord son rôle en tant que chemin, vérité et vie, et sans leur présenter le Saint-Esprit. C’est après cela que Jésus demande : « Pourtant, aucun de vous ne me demande (au présent) où vous allez ? » La traduction Wuest Expanded Translation dit : « ne me demande pas ».

L’Expositor’s Greek Testament, vol. 1, p. 835, indique que les disciples étaient tellement submergés par leur propre chagrin face au départ de Jésus qu’ils n’ont pas songé à lui demander où il allait. Le New International Bible Commentary, p. 1257, précise que cette question a été posée en raison de leur consternation, et non par un réel désir de savoir où Jésus allait.

Q : Dans Jn 16, 8-11, comment le Consolateur convainc-t-il le monde de péché, de justice et de jugement ?

R : D’au moins deux manières.

Directement et intérieurement, le Saint-Esprit convainc les gens qu’ils doivent se repentir de leurs péchés et venir à Dieu.

De manière indirecte et extérieure, le Saint-Esprit agit à travers les hommes pour amener d’autres personnes à Christ.

Q : Dans Jean 16, 12, pourquoi Jésus ne leur a-t-il pas dit tout ce qu’ils avaient besoin de savoir ?

R : La réponse se trouve en Jean 16, 13. Dieu leur a finalement révélé tout ce qu’ils devaient savoir, mais ils ne l’ont tout simplement pas appris à ce moment-là. C’est pourquoi eux, tout comme nous, avons besoin que le Saint-Esprit nous guide, en nous donnant les conseils dont nous avons besoin pour chaque jour.

Une belle histoire illustre cela. Il était une fois un roi fortuné qui avait un fils qu’il aimait beaucoup. Une fois par an, le fils venait voir son père pour lui demander son allocation annuelle. Le roi la lui donnait, puis il ne revoyait plus son fils pendant une année entière. Outre l’amour qu’il portait à son fils, le roi était également sage. L’année suivante, lorsque le fils revint, le père ne lui donna sa dot que pour un jour. Si le fils voulait la dot du lendemain, il devait venir en parler à son père. De la même manière, si vous êtes croyant et que vous ne recevez véritablement pas de Dieu ce dont vous avez besoin, peut-être devriez-vous passer davantage de temps à vous tourner vers Lui chaque jour dans la prière.

Q : Dans Jean 16, 12-13, l’Esprit de vérité est-il ici Bahá’u’lláh ?

R : Non, l’Esprit de vérité dont il est question ici est un esprit, et non une personne. Il s’agit du même Saint-Esprit dont Jésus venait de parler dans Jean 14-16. Vous ne pouvez pas affirmer que, dans Jean 16, 12-13, le terme « esprit » désigne une personne, alors que dans Jean 14, 16-18, 25-26 ; 15, 26 ; 16, 5-11 ; 16, 14-15. Le Saint-Esprit est descendu à la Pentecôte, et non au XIXe siècle, lorsque la religion bahá’íe a vu le jour.

Q : Dans Jean 16, 13, comment le Saint-Esprit guide-t-il vers toute la vérité ?

R : Les Occidentaux considèrent souvent la vérité avant tout comme un ensemble d’énoncés vrais ou faux. Or, une personne peut avoir raison sur de nombreux points insignifiants tout en se trompant lourdement sur les points essentiels. Une personne peut faire preuve d’honnêteté dans ses transactions commerciales, tout en adhérant à une religion qui est un mensonge.

La vérité, c’est Jésus, et non pas seulement des affirmations doctrinales vraies. C’est en demeurant dans le vrai Jésus que nous serons guidés vers les véritables affirmations doctrinales, plutôt que de laisser la doctrine se substituer à l’Esprit qui nous conduit vers le Christ. Bien sûr, au Ciel, nous connaîtrons également toutes les véritables affirmations doctrinales.

Tous les véritables chrétiens s’accordent sur les points suivants :

1. Dieu est saint, aimant, bon, juste, tout-puissant, il sait tout et il est partout.

2. Nous avons péché et avons tous besoin d’un Sauveur.

3. Jésus, par sa mort et sa résurrection physique, est le seul moyen de salut.

4. Nous devons nous repentir et croire en Jésus.

5. Nous devrions tous mener une vie sainte.

De nombreux autres points importants.

Les véritables chrétiens divergent sur les points suivants :

La signification précise du baptême, et la question de savoir s’il doit être réservé aux seuls croyants ou s’il doit également être administré aux nourrissons.

S’il vaut mieux célébrer le culte le samedi ou le dimanche.

La question de savoir s’il est acceptable de travailler le samedi ou le dimanche.

La signification précise de la Cène.

La question de savoir si les chrétiens doivent jamais prendre part à une guerre, ou mentir pour sauver une vie des mains de personnes malveillantes.

L’équilibre entre la prédestination divine et le libre arbitre humain.

Le millénium et le moment de l’Enlèvement.

Le nombre exact de livres de l’Ancien Testament.

La question de savoir si les véritables chrétiens peuvent ou non perdre leur salut.

D’autres questions secondaires et des sujets insignifiants.

Q : Dans Jean 16, 13, puisque le Saint-Esprit guide vers toute la vérité, comment se fait-il qu’il y ait eu tant de désaccords parmi les véritables chrétiens ?

R : Reportez-vous à l’analyse d’Éphésiens 4:4 pour obtenir la réponse.

Q : Dans Jean 16, 20-22, comment la tristesse des disciples allait-elle se transformer en joie ?

R : Cela s’est produit de manière spectaculaire après la résurrection, lorsqu’ils ont revu Jésus, qu’ils aimaient tant. Cela arrivera à tous les disciples du Christ lorsque nous mourrons et que nous irons rejoindre Jésus au ciel.

Q : Dans Jean 16, 23, sommes-nous censés prier Jésus pour obtenir des choses, ou devons-nous nous adresser uniquement au Père ?

R : Le « Notre Père » s’adresse au Père, et il semble que l’on ait adressé davantage de prières au Père qu’à Jésus. Cependant, il est tout à fait possible d’adresser des demandes à Jésus, comme l’a fait Étienne, rempli de l’Esprit Saint, qui a formulé deux demandes à Jésus dans Actes 7, 59-60.

Q : Jean 16, 24 signifie-t-il que nous pouvons obtenir tout ce que nous voulons par la prière, comme le suggèrent certains enseignants du mouvement « Parole de foi » ?

R : Paul ne le pensait certainement pas, puisqu’il a demandé que l’épine dans sa chair lui soit enlevée et qu’elle ne l’a pas été. Paul s’est d’ailleurs d’abord adressé aux Galates à cause d’une maladie, et il ne souhaitait probablement pas être malade, bien que Dieu ait utilisé cette maladie, qui était une « », pour le bien. Jean 16, 24 nous encourage à demander, mais cela s’inscrit dans le contexte de la vie en Lui. Demandez donc tout ce que vous pensez que Dieu veut que vous demandiez, mais comprenez patiemment que Dieu, en tant que parent avisé, dira « non » aussi bien aux choses dont vous savez qu’Il ne veut pas que vous les ayez pour l’instant, qu’aux choses que vous pensez qu’Il veut que vous ayez, mais pour lesquelles Il sait mieux que vous ce qui est bon. Voir « Quand les adeptes de sectes demandent » p. 186-187 pour une réponse complémentaire.

Q : Dans Jn 16, 25, pourquoi Jésus s’adressait-il même à ses propres disciples en paraboles ?

R : Cette simple analogie vous aidera peut-être à comprendre. Imaginez un enseignant qui dispenserait un cours de mathématiques uniquement sous forme d’exposé : sans devoirs ni examens. N’ayant pas besoin de recevoir de retour, les élèves finiraient rapidement par se reposer sur leurs lauriers dans leur apprentissage. De plus, pour des matières telles que le calcul différentiel, les équations aux dérivées partielles et l’analyse par éléments finis, le défi ne réside pas dans les équations à mémoriser, mais dans les concepts à saisir et à appliquer. Si Jésus n’a jamais fait passer d’épreuves écrites, il a en revanche posé des questions, des énigmes et raconté des paraboles. Il fallait connaître la Parole de Dieu pour espérer en comprendre ne serait-ce qu’une partie. De plus, l’apprentissage des mots seuls ne suffit pas non plus. Nous devons méditer sur ces vérités pour saisir les concepts que Dieu nous a communiqués dans la Bible.

Nous ne devons pas nous décourager lorsque certaines parties de la Bible nous semblent difficiles à saisir. Que cela vous plaise ou non, Jésus a admis avoir parfois même parlé en termes obscurs à dessein. Il semble que le processus d’apprentissage des vérités profondes de la Bible, avec la réflexion et le raisonnement qui l’accompagnent, soit presque aussi important que d’atteindre l’objectif consistant à apprendre ces vérités profondes elles-mêmes.

Q : Dans Jean 17, pourquoi le contenu de cette prière est-il totalement différent de celui de la prière concernant cette coupe qui doit passer, prononcée dans le jardin de Gethsémani (Matthieu 26, 36-46 ; Marc 14, 32-43 ; Luc 22, 39-47) ?

R : Parce qu’il s’agissait de prières différentes. Jean 17 a très probablement eu lieu dans le jardin de Gethsémani, bien que cela ait pu se passer un peu plus tôt. Quoi qu’il en soit, la prière rapportée dans les Évangiles synoptiques a très certainement eu lieu après la prière sacerdotale de Jean 17, car les gardes l’ont arrêté alors qu’Il priait.

Q : Dans Jn 17, 1, que signifie précisément l’expression « l’heure est venue » ?

R : Elle recouvre trois aspects différents mais liés entre eux.

1) L’heure est venue pour Lui de mettre fin à Son ministère terrestre et d’accomplir quelque chose de plus important : verser Son sang sur la croix pour nos péchés. Voir Jean 12, 23 et 27. C’était « l’heure » à laquelle Jésus allait quitter ce monde, comme indiqué en Jean 13, 1.

2) Pour que cela se produise, la protection physique de Dieu allait Lui être retirée. Avant cela, personne ne pouvait toucher ni faire de mal à Jésus. Pourquoi ? « Parce que Son heure n’ t pas encore venue » (Jean 7, 30 ; 8, 20). C’était impossible, car le Père ne l’aurait pas permis.

3) Enfin, ce serait « l’heure » où les ténèbres règnent, mentionnée dans Luc 22, 53. Jésus ne craignait pas cette heure sombre ; il savait que cela était nécessaire avant son plus grand triomphe. C’est comme les soldats d’infanterie qui battent lentement et délibérément en retraite devant l’ennemi, avant que la cavalerie ne déclenche le piège et n’encercle l’ennemi pour l’anéantir (comme cela est arrivé à l’armée romaine à Canae).

Q : Dans Jean 17, 2, Jésus accorde-t-il la vie éternelle uniquement à ceux que le Père lui a donnés ?

R : Oui. Les chrétiens s’accordent à dire que Jésus donne la vie éternelle à tous ceux que le Père lui a donnés, et uniquement à ceux-là. Les calvinistes et les non-calvinistes divergent quant à savoir si nos décisions et la foi que Dieu a fait grandir en nous jouent un rôle quelconque dans le choix que fait le Père de ceux qu’il donne à Jésus, ou non.

Q : Dans Jn 17,3, puisque Jésus a dit : « Or, la vie éternelle, c’est qu’ils te connaissent, toi, le seul vrai Dieu, et celui que tu as envoyé, Jésus-Christ », comment pouvons-nous appeler Jésus « Dieu » ?

R : Le terme « Dieu » a différents sens dans la Bible. « Dieu » désigne le Père ici, en Jean 1:1 (première occurrence) et en Hébreux 1:9 (deuxième occurrence). Cependant, on ne peut pas s’en servir pour prouver que Jésus ne peut pas être appelé Dieu, car le terme « Dieu » désigne Jésus en Jean 1:1 (deuxième occurrence) et en Hébreux 1:9 (première occurrence).

Il me semble qu’il y a non pas un, mais deux problèmes dans l’argumentation des Témoins de Jéhovah qui tentent de faire valoir que Jean 17:3 dit que nous ne devrions pas appeler Jésus « Dieu ».

1) Les Témoins de Jéhovah ne semblent pas cohérents dans leur raisonnement. Si le fait d’utiliser le mot « Dieu » pour désigner le Père dans ce passage signifiait que Jésus n’est pas Dieu, alors utiliser les termes « Dieu » et « Seigneur » – Jésus étant le Seigneur – signifierait que le Père n’est pas Seigneur.

1 Thessaloniciens 4:16a mentionne : « Le Seigneur lui-même descendra du ciel avec un cri de commandement, avec la voix d’un archange et avec la trompette de Dieu. » Puisque Jésus est le Seigneur ici, cela ne signifie-t-il pas que le Père est le Seigneur ?

De même, dans l’ouvrage de David Reed intitulé *Jehovah’s Witnesses Answered Verse by Verse* (p. 82), il est mentionné que si le fait d’appeler le Père « Dieu » excluait d’une manière ou d’une autre que Jésus soit Dieu, alors le fait d’appeler Jésus notre « seul Seigneur » dans Jude 4 exclurait le Père du statut de Seigneur. Pire encore pour leur argumentation, le Saint-Esprit est également appelé « Seigneur » dans 2 Corinthiens 3:17.

« Dieu [le Père] et le Seigneur Jésus » est également mentionné dans Jacques 1:1 ; 1 Thessaloniciens 1:3 ; 3:11, 13 et à d’autres endroits.

2) Les Témoins de Jéhovah ne semblent pas honnêtes avec eux-mêmes sur ce point. S’ils affirment que l’expression « Dieu et Jésus » signifie qu’il n’est pas correct de désigner Jésus comme Dieu, ils désignent eux- ement Jésus comme Dieu dans leur traduction de Jean 1:1 et d’Hébreux 1:9. Ce que les Témoins de Jéhovah devraient dire, c’est que Jésus n’est pas Dieu ici, compte tenu de l’usage du terme « Dieu » dans ce verset ; et nous pouvons souscrire à cette affirmation.

Les Témoins de Jéhovah doivent reconnaître, à l’instar des chrétiens, qu’il existe différentes définitions et différents usages du mot « Dieu » dans les Écritures. Outre les références aux faux dieux (1 Corinthiens 8:5-6 ; Genèse 31:30, 33), il existe trois usages du mot « Dieu » qui sont authentiques.

Le Père. Galates 1:1, Éphésiens 1:2-3, 17, Hébreux 1:9 (2e occurrence), Jean 17:3, etc.

Jésus. Hébreux 1:9 (1re occurrence) ; Jean 1:1, 19 ; Osée 1:7 ; Ésaïe 7:14 ; 1 Jean 5:11, 12 par rapport au verset 21 ; Colossiens 2:9 et Matthieu 1:23

Le Saint-Esprit. Romains 8:9-16 ; Luc 1:35 ; 1 Jean 4:12, 13, 15-16 ; 1 Corinthiens 3:16 par opposition à 1 Corinthiens 6:19 ; Actes 5:4.

Q : Dans Jean 17, 4, pourquoi Jésus a-t-il dit qu’Il avait achevé Son œuvre, avant même la crucifixion ?

R : À la veille de son arrestation, Jésus a compris qu’il ne lui restait pratiquement plus rien à accomplir dans cette vie. À partir de ce moment-là, tout allait lui être infligé. Peut-être Jésus pensait-il la même chose lorsqu’il a dit à Pierre que celui-ci se trouverait dans une situation similaire, en Jean 21, 18-19.

Voir *1001 questions bibliques répondues*, p. 39, et *The Expositor’s Bible Commentary*, vol. 9, p. 162-163, pour une réponse différente mais complémentaire.

Q : Dans Jean 17, 5, puisque Jésus Lui-même devait demander des choses au Père, cela signifie-t-il qu’Il était inférieur au Père ?

R : Non. Trois points sont à prendre en compte dans la réponse.

Sur terre, Jésus s’est volontairement dépouillé de sa gloire, comme le montre Philippiens 2, 7. Il s’est fatigué (Jean 4, 6). Jésus s’est soumis au Père et a appris l’obéissance, comme le montre Hébreux 5, 7-8.

En nature et en honneur, les deux sont identiques, comme le montre Philippiens 2, 7. Tout comme un fils terrestre est de même nature et égal à ses parents, Jésus est de même nature et égal au Père. Jésus possède la plénitude de la divinité, selon Colossiens 2, 9. Tous doivent honorer le Fils tout comme ils honorent le Père, selon les paroles de Jésus dans Jean 5, 23.

En termes de rôle et de rang, le Père occupe une place prééminente au sein de la Trinité. Même après la résurrection, le Père continue d’assumer le rôle de Dieu vis-à-vis de Dieu le Fils, comme l’indiquent Hébreux 1, 8-9 et 1 Corinthiens 15, 24, 27, 28.

Q : Dans Jean 17, 9, pourquoi Jésus a-t-il explicitement refusé de prier pour le monde entier ?

R : Jésus n’a pas prié pour que se produise quoi que ce soit que le Père ait explicitement déclaré ne pas devoir se produire. Nous ne devrions pas le faire non plus. Ici, Jésus n’a pas prié pour l’universalisme, c’est-à-dire que chaque personne se retrouve au ciel et que l’enfer soit vide. Jérémie a également reçu l’ordre de ne pas prier pour le peuple dans Jérémie 7:16, Jérémie 11:14 et Jérémie 14:11.

Comme Jésus l’a laissé entendre dans Jean 17, 16, le monde constitue un système à part entière, et le Royaume de Dieu en est un autre. Les habitants de ce monde ne souhaitent souvent pas faire partie du Royaume de Dieu ni vivre éternellement dans l’adoration de Dieu.

Q : Dans Jean 17, 11, 21-22, en quoi les chrétiens sont-ils un, comme le Père et le Fils sont un ?

R : Il existe plusieurs façons dont nous devons être un les uns avec les autres, tout comme Jésus et le Père sont un.

Harmonie : il n’y a ni disputes ni conflits au sein de la Trinité. Bien que les véritables chrétiens soient en désaccord sur de nombreux points, nous sommes d’accord sur les fondements de la foi, et nous ne devrions pas nous disputer ni semer la discorde avec d’autres véritables chrétiens.

Unité de dessein : Le Père et le Fils n’agissent jamais à contre-courant l’un de l’autre. Si nous accomplissons le dessein que l’Un a pour nous, c’est le même dessein que le Père, le Fils et l’Esprit ont tous pour nous.

L’amour mutuel : Le Père, le Fils et l’Esprit se portent un amour complet et parfait. Tel est le but de l’amour que nous devons nous porter les uns aux autres.

Ne pas se mépriser les uns les autres : nous ne devons pas prétendre ni penser que nous sommes meilleurs ou plus précieux que les autres, comme le montrent Philippiens 2, 3 et 1 Corinthiens 10, 12.

Cependant, le Père, le Fils et l’Esprit ne font qu’un à certains égards, ce qui n’est pas notre cas. Reportez-vous à l’analyse de Jean 10, 30 pour en savoir plus sur la manière dont le Père et le Fils sont un seul Dieu, mais aussi sur le fait qu’ils sont des êtres distincts.

Q : D’après Jean 17, 11, 14 et 21, comment les chrétiens doivent-ils être dans le monde sans être du monde ?

R : Voici une liste de la manière dont nous devons être dans le monde, suivie d’une liste partielle de la manière dont nous ne devons pas être du monde.

Volontairement dans le monde :

Entretenir des relations avec les gens du monde : Soyez tout pour tous, pour l’Évangile, comme l’a dit Paul dans 1 Corinthiens 9, 19-23.

Se soumettre aux autorités de ce monde : nous devons obéir aux rois et aux dirigeants (1 Pierre 2, 13-15, 17 ; Romains 13, 1-5) tant qu’ils ne contredisent pas Dieu, l’autorité suprême. Nous devons payer nos impôts (Romains 13, 6-7 ; Matthieu 17, 24-27).

Aimer les gens de ce monde, puisque Dieu les aime (Jean 3, 16).

Ayez de l’espoir pour les gens de ce monde, et souhaitez que beaucoup soient sauvés.

Priez pour les gens du monde, pour leur salut.

Prenez soin des gens du monde, afin de répondre à leurs besoins physiques et spirituels.

De manière involontaire dans le monde : nous n’avons pas le choix en ce qui concerne ce qui suit.

Origine : nous sommes créés par Dieu et nés de chair dans ce monde.

Physiquement, nous sommes de ce monde. Cela implique de subir la douleur, la faim, la mort et l’injustice au cours de cette vie.

Conséquences des péchés d’autrui : tout comme les bébés subissent parfois les conséquences de la consommation de drogue et d’alcool de leur mère, nous sommes tous exposés à la souffrance due aux actes pécheresses d’autrui. En effet, puisque nous sommes nés dans un monde pécheur, nous subissons tous les conséquences du péché d’Adam, comme le montre Romains 5, 12-17.

La tentation est commune à tous dans ce monde, comme le dit 1 Corinthiens 10, 12.

Volontairement hors du monde :

Nous avons pris un engagement envers Dieu : Dieu rassemble ceux qui ont conclu une alliance avec lui (Psaume 50, 5), qui ont reçu le baptême d’eau (1 Pierre 3, 20 ; Hébreux 10, 22), qui ont professé leur foi (Hébreux 10, 23) et qui ont une conscience pure devant Dieu (1 Pierre 3, 21).

Ne pas aimer le monde : Ni la convoitise de la chair, ni la convoitise des yeux, ni l’orgueil de la vie, comme le dit 1 Jean 2, 15-17.

Ne pas aimer comme le monde aime : nous n’aimons pas seulement ceux qui nous aiment, mais nous aimons même nos ennemis, comme Jésus le commande (et non pas simplement le suggère) dans Luc 7, 27-36.

Ne pas avoir la même motivation : nous n’avons pas les mêmes normes, les mêmes aspirations, la même motivation ni la même source de force que le monde. Nous ne nous contentons pas de vivre au gré des circonstances. Comme l’a expliqué Gene Getz dans son ouvrage sur l’épître aux Philippiens, la plupart des actes sont motivés par l’une des trois raisons suivantes : l’espoir d’une récompense, la crainte d’un châtiment, ou le désir d’être considéré comme une meilleure personne à ses propres yeux et aux yeux des autres. Bien que la Bible ne critique jamais ces motivations (et nous ne devrions pas le faire non plus), nous avons une motivation supérieure, que le monde ne peut comprendre : l’amour agapè.

Des valeurs différentes : nous avons une autre conception de l’importance, de la valeur et du sens de la vie. Nous avons été créés pour la gloire de Dieu (Ésaïe 43:7 ; Éphésiens 1:6).

Ne pas former de joug avec des non-croyants dans le mariage, les relations amoureuses, les affaires et dans d’autres domaines, comme le montre 2 Corinthiens 6, 14-18. (Si vous êtes marié(e) à un(e) non-croyant(e), ne cherchez toutefois pas à divorcer, comme le commande 1 Corinthiens 7, 12-15).

Non pas du monde par la force des choses : (« Par la force des choses » ne signifie pas « contre notre gré », mais plutôt que ce n’est ni un choix ni une option pour les croyants)

Destinée : Les élus sont destinés au Ciel. Nous devons veiller à ne pas nous installer « trop confortablement » ici-bas, car ce n’est pour nous qu’un lieu temporaire. Nous sommes des étrangers et des exilés sur cette terre (1 Pierre 2, 9.11).

Le Saint-Esprit qui habite en nous : Tous les véritables croyants ont le Saint-Esprit qui habite en eux (Romains 8, 9-16).

Les enfants de Dieu : Bien que Dieu ait créé tout le monde, nous sommes les enfants de Dieu. Les Écritures considèrent que les non-croyants ne sont pas des enfants de Dieu (Jean 1, 12-13 ; Romains 8, 14-16 ; Éphésiens 2, 3-5 ; 1 Jean 3, 1-2).

Voir *Now That’s a Good Question*, p. 249-250, pour une réponse différente mais complémentaire.

Q : Dans Jean 17, 19, comment Jésus a-t-il pu se sanctifier lui-même puisqu’il était déjà sans péché ?

R : « Sanctifier » ne signifie PAS simplement cesser de pécher. Cela signifie en réalité être mis à part pour Dieu, ou être consacré à un but précis. Les nombreuses (bonnes) actions que Jésus accomplissait – parler aux gens, guérir les malades, enseigner, etc. – devaient désormais passer au second plan, car il se consacrait à une seule chose : se préparer à mourir sur la croix. À l’instar d’un grand prêtre de l’Ancien Testament qui participait à une cérémonie pour être mis à part en tant que grand prêtre, Jésus s’apprêtait à vivre une cérémonie (quoique douloureuse) pour devenir notre grand prêtre.

Les chrétiens sont appelés non seulement à ne pas pécher, mais à être sanctifiés pour le Christ. Nous devons mener une vie « sanctifiée » et consacrée à Dieu. Bien sûr, cela implique de nous tenir à l’écart de tout ce qui est péché, mais, d’un point de vue positif, cela signifie que nous devons nous consacrer pleinement, à l’instar d’un soldat, d’un athlète ou d’un agriculteur. Paul aborde davantage ce sujet, sans toutefois employer le mot « sanctifié », dans 2 Timothée 2, 3-6. Nous sommes sanctifiés, mis à part par Dieu pour vivre et accomplir de bonnes œuvres pour Lui. Mais nous avons la responsabilité de suivre le Saint-Esprit et de vivre pleinement notre sanctification. Pierre insiste davantage sur l’importance pour chacun d’entre nous d’être sanctifié (saint) dans 1 Pierre 1, 13-22. Dans 1 Pierre 1, 18, Pierre oppose cela à une « conduite sans but ». Il poursuit en parlant de l’Église sanctifiée en tant que peuple dans 1 Pierre 2, 9-12.

Vous arrive-t-il parfois de vous demander dans quelle mesure votre vie correspond aux desseins de Dieu ? Bien sûr, vous ne pouvez pas évaluer vos prières, vos conversations et vos paroles d’encouragement envers les autres selon des critères mondains. Mais vous posez-vous tout de même la question ? Peut-être que Dieu attend que vous vous posiez cette question. Il attend patiemment que vous souhaitiez mener une vie sanctifiée afin de mieux exprimer votre amour pour Lui et d’accomplir Ses desseins.

Q : Dans Jean 17, 20-21, lorsque Jésus a prié pour que tous soient un, cela fait-il référence à une seule organisation, comme l’ont enseigné l’Église catholique romaine, l’Église orthodoxe, l’Église copte, l’Église locale et de nombreuses Églises du Christ ?

R : Jésus parlait de l’unité des croyants dans l’esprit et dans la communion fraternelle. Nous ne devons pas simplement être « un », mais être « un en Christ ». Il existe des chrétiens appartenant à différentes organisations depuis l’époque de Tertullien, en l’an 200 après J.-C. Lorsqu’une organisation se présentant comme la seule véritable Église du Christ brûle vifs des croyants tels que Jan Hus, excommunie des croyants tels que Martin Luther, lance des croisades contre des croyants tels que les Vaudois, ou massacre toute une ville italienne, les véritables chrétiens de l’époque devaient fuir cette organisation, et non s’y unir. Voir *When Cultists Ask*, p. 187-188, pour une réponse différente mais complémentaire.

Q : Dans Jn 18, 1, comment prononce-t-on « Cédron » ?

R : Ce mot s’écrit également « Kidron ». La Concordance de Cruden indique que le premier son est un « s » et que l’accent tonique est sur la première syllabe.

Q : Dans Jean 18:2, comment Jésus se rendait-il souvent à cet endroit, puisqu’il n’était à Jérusalem que cette semaine-là ?

R : Ce n’était pas la seule fois où Jésus et les disciples se trouvaient à Jérusalem. De plus, ils passaient par Gethsémani deux fois par jour, à l’aller et au retour du Temple. Il n’y avait pas assez d’auberges et de maisons pour héberger toutes les personnes qui venaient à Jérusalem pendant la semaine de la Pâque. Le temps était toutefois clément, si bien que la plupart des gens dormaient simplement à la belle étoile.

Q : Dans Jn 18, 3, pourquoi les soldats ont-ils apporté des lanternes ?

R : Ils ont probablement apporté des lanternes à la fois pour voir dans l’obscurité en général, et parce qu’ils pensaient devoir fouiller le jardin toute la nuit à la recherche de Jésus. Ils avaient apporté des épées pour arrêter le prince de la paix. Notez que Jésus les a accueillis à la porte.

Q : Dans Jean 18, 9, comment Jésus a-t-il pu ne perdre aucun de ses disciples, alors qu’il en avait perdu un (Judas) dans Jean 17, 12 ? (C’est le musulman Ahmad Deedat qui a soulevé cette question.)

R : Après le départ de Judas pour trahir Jésus, Jésus a déclaré en Jean 17, 12 : « Tant que j’étais avec eux, je les protégeais et les gardais par votre nom, le nom que vous m’avez donné. Aucun d’entre eux n’a été perdu, sauf le fils de la perdition, afin que l’Écriture s’accomplisse. » (BSB).

D’un point de vue extérieur, on peut considérer que aucun des douze disciples (y compris Judas) n’a été physiquement capturé, arrêté, blessé ou perdu d’une quelconque manière au jardin de Gethsémani.

Cependant, une meilleure façon de comprendre cette passage est d’adopter une perspective spirituelle. Lorsque les disciples se sont enfuis, Jean 18:9 dit : « Cela [la fuite] était destiné à accomplir la parole qu’Il avait prononcée : “Je n’ai perdu aucun de ceux que Tu m’as donnés.” » (BSB) Sur le plan spirituel, Judas était bel et bien perdu, mais la phrase de Jean 18, 9 est nuancée par l’expression « parmi ceux que tu m’as donnés ». Judas ne s’est pas « détourné » à la fin, mais il volait de l’argent dans la bourse tout au long du ministère de Jésus, selon Jean 12, 6.

Q : Dans Jean 18, 12, qui était le grand prêtre ?

R : Anne avait été grand prêtre, de l’an 6 à l’an 15 après J.-C. Il pouvait porter le titre de grand prêtre, de la même manière qu’un ancien président des États-Unis est encore appelé « président ». Dans l’Ancien Testament, la fonction de grand prêtre était exercée à vie. Cependant, Anne fut destitué par le procurateur romain de Judée, Valerius Gratus, en l’an 15 après J.-C. Le grand prêtre en fonction était Caïphe, l’un de ses quatre gendres.

Q : Dans Jn 18, 12-19, 16, le sceptique Bart Ehrman demande pourquoi Jésus a été flagellé au milieu du procès, et non une fois celui-ci terminé. (Jesus, Interrupted, p. 44)

R : Tout d’abord, il n’y eut pas un, mais deux procès : le procès juif et le procès romain. Ensuite, la flagellation eut lieu à ce que Pilate considérait comme la fin du procès romain. Une fois que Pilate eut pris sa décision, Jean 19, 6 explique ce qu’il fit, et Jean 19, 12 en explique la raison. Pilate savait que les Juifs voulaient la mort de Jésus, mais il essayait de le libérer. Il ordonna que Jésus soit battu, puis il le présenta, ensanglanté, à la foule, dans l’espoir que celle-ci s’en contenterait. Mais la foule insista pour qu’il soit mis à mort et invoqua un argument auquel Pilate n’avait pas prévu : Jésus s’était proclamé roi, et si Pilate laissait partir un roi autoproclamé, cela ferait très, très mauvaise impression pour lui. Pilate n’avait donc pas le choix ; déclarer que Jésus ne méritait pas la mort aurait nui à sa réputation si la nouvelle parvenait à l’empereur Tibère, qui se montrait méfiant, et lui faisait croire que Pilate se montrait indulgent envers les traîtres à Rome.

Mais Ehrman part de l’hypothèse erronée selon laquelle les procès de l’Antiquité devaient nécessairement être équitables ou respecter les normes modernes. À titre d’exemple, en 738/739 av. J.-C., lors d’un procès en Irak, un groupe d’hommes fut accusé de ne pas avoir restitué de l’argent appartenant à autrui. On leur fit prêter serment qu’ils n’avaient pas commis cet acte, puis ils furent fouettés, après quoi le calife fut informé de leur situation. Le verdict fut qu’ils devaient prêter serment, puis être relâchés [en tant qu’innocents]. Voir l’Histoire d’al-Tabari, vol. 26, p. 7, pour plus d’informations.

Un deuxième exemple remonte à 743/744 apr. J.-C. : le calife al-Walid ordonna à sa garde de frapper Khalid, en disant : « Que j’entende sa voix » (c’est-à-dire, en proie à la souffrance). Khalid fut ensuite emprisonné jusqu’à ce que Yusuf ibn ‘Umar apporte de l’argent d’Irak pour racheter Khalid. Khalid ne souhaitait pas être vendu, mais il ne disposait pas de la somme dont disposait Yusuf ; al-Walid s’empara donc de l’argent et vendit Khalid. Yusuf a d’abord torturé Khalid, puis l’a fouetté, avant de le tuer à l’aide d’un chevalet hérissé de pointes enfoncées dans sa poitrine. Et ce, sans que le calife, ni quiconque d’autre, n’ait déclaré Khalid coupable de quoi que ce soit. Ce récit figure dans *L’Histoire d’al-Tabari*, vol. 26, p. 176-177.

Troisième exemple : la même année, Sulayman tira si fort sur la longue barbe de Yusuf qu’il en arracha quelques poils. Par la suite, Yusuf fut emprisonné dans le palais vert. Le calife Yazid déclara qu’il avait emprisonné Yusuf dans le seul but de l’envoyer en Irak et de le présenter aux personnes sur lesquelles il avait commis des injustices. Cela figure dans « L’Histoire d’al-Tabari », vol. 26, p. 203-204.

Q : Dans Jn 18, 13-27, y a-t-il un doute quant à l’ordre de ces versets ?

R : Pas vraiment. Les versets se présentent dans l’ordre actuel dans 55 textes et familles de textes. Seules trois sources présentent un ordre différent.

L’ordre est le suivant : 13, 24, 14-15, 19-23, 16-18, 25b-27 dans le syriaque du Sinaï (IVe-VIIe siècles). L’ordre est le suivant : 13, 24, 14-23, 24, 25-27 dans les écrits de Cyrille (444 apr. J.-C.). Il est le suivant : 13a, 24, 13b-23, 24-27 dans le manuscrit 225 (rédigé en 1192 apr. J.-C.)

Q : Dans Jn 18, 28, pourquoi les prêtres pensaient-ils qu’ils seraient souillés s’ils entraient dans la salle d’audience de Pilate ?

R : Selon la tradition des pharisiens, ils seraient souillés non seulement s’ils mangeaient avec un païen, mais aussi s’ils entraient dans la maison d’un païen, car les païens consommaient des aliments impurs et les pharisiens considéraient les païens comme impurs. Les pharisiens pensaient qu’agir ainsi les rendrait souillés pendant sept jours.

Ce point de vue ne se limitait pas aux pharisiens. Même Pierre avait tendance à y croire, comme le montrent Actes 10 et Galates 2, 12-15.

Cependant, l’Ancien Testament ne contenait aucune loi interdisant de manger avec des païens. La reine Esther mangeait avec des païens. Remarquez à quel point les pharisiens étaient très préoccupés par l’impureté rituelle, telle que le fait de manger avec des païens, alors même qu’ils complotaient un assassinat.

Q : Dans Jean 18, 31, puisque les Juifs n’étaient pas autorisés à exécuter Jésus, pourquoi ont-ils dit : « Selon cette loi, il doit mourir » ?

R : Les deux affirmations sont correctes. Les Juifs estimaient que, selon la loi juive de l’Ancien Testament, Jésus devait être mis à mort. Mais les Romains leur avaient retiré leur droit d’exécution. Ils ont donc trouvé un moyen d’amener les Romains à exécuter Jésus à leur place.

Q : Dans Jn 18, 31, pourquoi le Sanhédrin était-il incapable d’exécuter Jésus ?

R : Le pouvoir d’exécuter leur avait été retiré par les Romains. Voici les sources historiques à l’appui.

1. Josèphe, dans son ouvrage *La Guerre des Juifs*, livre 2, chapitre 8, écrit : « Or, la partie de la Judée qui appartenait à Archélaüs fut réduite au rang de province, et Caponius/Coponius, membre de l’ordre équestre romain, fut envoyé en tant que procurateur, César lui ayant confié le pouvoir de vie et de mort. » Flavius Josèphe mentionne également que le Sanhédrin a perdu son pouvoir sur les affaires passibles de la peine capitale dans *Antiquités judaïques*, livre 20, chapitre 9 (écrit vers 93-94 apr. J.-C.).

2. Dans le Talmud babylonien, Traité du Sanhédrin, chapitre 4, après le verset 37, recto. Rabbi Rachman a déclaré : « Lorsque les membres du Sanhédrin se sont retrouvés privés de leur pouvoir de vie et de mort, une consternation générale s’est emparée d’eux ; ils se sont couvert la tête de cendres et le corps de sacs, s’écriant : « Malheur à nous, car le sceptre s’est éloigné de Juda, et le Messie n’est pas venu ! » Cela s’est produit vers l’an 7 après J.-C. (Extrait de *Evidence That Demands a Verdict*, vol. 1, p. 169, de Josh McDowell, et de *Jesus Before the Sanhedrin* d’Augustin Lemann, 1886, traduit par Julius Magath, NL#0239683, Bibliothèque du Congrès n° 15-24973. Voir également *Pugio Fidei*, de Raymundus Martini, publié par De Vosin en 1651 (p. 148).

3. Talmud : « Un peu plus de quarante ans avant la destruction du Temple, le pouvoir de prononcer des condamnations à mort fut retiré aux Juifs. » Talmud de Jérusalem, Sanhédrin, folio 24. (p. 147)

Q : Dans Jn 18, 36, le Royaume de Jésus n’était-il pas de ce monde parce que les Juifs avaient rejeté Jésus ?

R : Pilate était le gouverneur romain de Judée (26-36 apr. J.-C.), mais même lui n’avait pas le droit de se proclamer roi. Personne en Judée ne devait être appelé « roi », à l’exception du roi Hérode. Actes 2, 23 rappelait au peuple que Dieu savait d’avance que Jésus serait livré pour mourir. Néanmoins, Jésus est venu offrir à toute la nation la possibilité d’entrer dans son royaume. Cette offre était sincère, et c’est par leur propre faute, et non celle du Christ, qu’ils l’ont rejetée.

Une analogie vous aidera peut-être à comprendre. Si 100 % des gens acceptaient le vrai Dieu, alors 100 % d’entre eux iraient au ciel ; l’enfer serait vide. Cependant, Dieu sait qu’ils ne le feront pas. C’est la faute de chacun, et non celle de Dieu, s’ils passent à côté de l’offre sincère de Dieu.

Q : Dans Jean 18, 37, est-il possible que quelqu’un soit de la vérité sans entendre la voix de Jésus ?

R : En fin de compte, non. Pourriez-vous imaginer quelqu’un vivant éternellement au Ciel sans jamais entendre la voix de Jésus ? — Bien sûr que non. De même, contrairement à la légende catholique, ce n’est pas Pierre qui est le gardien du Ciel. C’est plutôt Jésus qui est la porte, comme le montrent Jean 10, 7 et 9. Comme Jésus l’a souligné dans Jean 10, 1, 3, 8-9, tous ceux qui vont au Ciel passent par la seule porte. Même ceux qui vont au Ciel en mourant comme de petits enfants passent par Jésus.

Q : Dans Jean 18, 38, que voulait dire Pilate en demandant : « Qu’est-ce que la vérité ? »

R : Tout d’abord, une anecdote qui en dit long, puis la réponse. Un jour, on a demandé à un scientifique, à un ingénieur et à un avocat malhonnête de donner le résultat de 1 + 1. Le scientifique a répondu 2,0, l’ingénieur a dit « environ 2 », et l’avocat a rétorqué : « Que voulez-vous que ce soit ? ». Certaines personnes pensent que la vérité est négociable ou qu’elle est déterminée par un vote démocratique, par un dirigeant ou par un juge.

La réponse : Bien que Pilate ait pu poser cette question par naïveté, n’ayant jamais réfléchi à la question, cela semble très improbable. Soit il se demandait quelle était la conception de la vérité selon Jésus, soit Pilate faisait une remarque cynique, un peu à l’image de l’avocat malhonnête de la blague précédente.

De nos jours, beaucoup de gens ne s’intéressent guère, voire pas du tout, à la vérité. Beaucoup pensent qu’elle ne les concerne pas. Quelques-uns sont tellement imprégnés d’une pensée relative qu’ils estiment qu’il n’existe pas de vérité objective . Il n’est donc pas surprenant que Pilate n’ait pas reconnu la vérité, alors qu’elle se trouvait juste devant lui.

Q : Dans Jn 18, 38 ; 19, 4, 6, Bart Ehrman estime significatif que ce soit dans l’Évangile selon Jean que Pilate déclare Jésus innocent à trois reprises. Il affirme que si les Romains ont déclaré Jésus innocent, cela implique que ce sont les Juifs qui ont tué le Christ. (Jesus, Interrupted, p. 45)

R : Le sceptique Ehrman ne mentionne que Jean ; on a donc l’impression qu’il tente d’opposer les auteurs des Évangiles les uns aux autres, en montrant que c’est Jean qui a insisté sur le fait que ce n’était pas Pilate qui avait déclaré Jésus coupable. Or, dans Luc, Pilate a également déclaré Jésus innocent à trois reprises, en Luc 23, 4, 14 et 22. Matthieu en fait également mention en Matthieu 27:24, tandis que Marc ne rapporte pas ces déclarations, mais seulement des allusions. Ainsi, si Ehrman cherchait à présenter une image équilibrée et précise, je ne comprends pas pourquoi il ne mentionne pas Luc autant qu’il mentionne Jean.

Quoi qu’il en soit, il serait faux d’affirmer que Jean « a déchargé les Romains de toute responsabilité » dans la mort de Jésus. Jean 19, 1 indique que Pilate et les soldats romains ont flagellé Jésus et lui ont mis la couronne d’épines. Jean 19, 23 précise que ce sont les soldats (c’est-à-dire les soldats romains) qui ont crucifié Jésus. Ce sont les soldats de Pilate qui s’apprêtaient à briser les jambes de Jésus, mais qui lui ont ensuite transpercé le flanc d’une lance, comme le rapporte Jean 19, 33-34.

Enfin, bien que les chefs juifs ainsi que les Romains aient été impliqués dans la mort de Jésus, n’oubliez pas ce qui est encore plus significatif. Alors que Jésus aurait pu s’enfuir avant son arrestation dans le jardin de Gethsémani, il a volontairement choisi de rester pour mourir sur la croix pour nos péchés. Ainsi, d’une manière plus profonde, ce sont nos péchés, et l’amour de Jésus pour nous, au point de mourir pour nos péchés, qui ont conduit Jésus sur cette croix.

Q : Dans Jn 19, 1-20, 31, Ehrman écrit : « L’Évangile de Jean accuse “les Juifs” en termes assez crus d’avoir rejeté et tué Jésus (chapitres 19-20) ; et dans un passage effrayant, il indique même que les Juifs ne sont pas les enfants de Dieu, mais les enfants du Diable (Jean 8, 42-44). Il est difficile d’être sauvé si Satan est votre père. » (Jesus, Interrupted, p. 243)

R : Veuillez d’abord vous reporter à la question précédente pour découvrir un exemple où Ehrman accuse injustement Jean. En citant les Écritures de manière erronée pour tenter de jouer la carte du racisme, les polémiques d’Ehrman perdent toute prétention d’impartialité. Voici trois points pour répondre à cette question.

1) Jean 8, 42-44 ne dit rien de leur capacité à se repentir et à être sauvés.

2) Jean 8, 42-44a évoque leur condition spirituelle, et non leur ascendance biologique. En réalité, la quasi-totalité des disciples de Jésus à cette époque étaient probablement juifs. L’ascendance humaine de Jésus était la même que la leur. Je ne pense pas qu’Ehrman puisse sérieusement croire que Jésus affirmait que les gènes de sa mère provenaient de Satan.

3) Jésus ne s’adressait pas à tous les Juifs ; il répondait aux Juifs qui remettaient en cause son ascendance. Aujourd’hui, si quelqu’un vous traitait (par euphémisme) de « descendant illégitime » et que vous réagissiez, serait-il juste de dire que vous parliez de tous les membres de la race de votre accusateur ? Ehrman n’est pas plus juste.

Enfin, il est intéressant de comparer la déclaration d’Ehrman ici, dans *Jesus, Interrupted*, p. 243, avec celle qu’il fait dans *Jesus, Interrupted*, p. 72, où il affirme que, contrairement aux autres évangiles, Jésus « n’a fait l’objet d’aucun procès officiel devant le Sanhédrin ». Bien que je pense que Jean 18, 12-26 indique (sans toutefois le prouver) l’existence d’un procès officiel, le fait est qu’Ehrman n’explique pas pourquoi, d’une part, il considère Jean comme antisémite et, d’autre part, pourquoi il estime que seuls les Romains, et non les Juifs, ont jugé Jésus dans l’Évangile selon Jean.

Q : Dans Jn 19, 1, à quoi ressemblait un flagellation romaine ?

R : Ce n’était pas une expérience que l’on aurait souhaité vivre soi-même. Le fouet utilisé ne ressemblait pas à un fouet de cow-boy occidental. On l’appelait plutôt « chat à neuf queues » car il comportait neuf extrémités. À chaque extrémité était attaché un morceau de métal ou de pierre. La personne formée à cette pratique ne cherchait pas tant à infliger de la douleur qu’à arracher autant de peau que possible. Il arrivait souvent que le prisonnier qui devait être crucifié ne le soit pas, car il ne survivait pas à la flagellation. On prescrivait généralement 40 coups de fouet, mais on en administrait un de moins, soit 39, pour montrer à quel point ils étaient bienveillants.

Q : Dans Jn 19, 2, à quoi ressemblaient les épines ?

R : Les épines provenaient de plantes du désert et mesuraient souvent plus d’un pouce de long.

Q : Dans Jean 19, 2, pourquoi a-t-on revêtu Jésus d’un manteau pourpre ?

R : La teinture pourpre était coûteuse, car elle provenait du murex, un mollusque vivant le long de la côte phénicienne. Le pourpre était la couleur de la royauté, et il s’agissait là d’une expression sarcastique à l’égard des prétentions de Jésus à la royauté.

Q : Dans Jean 19, 8 et 12, pourquoi Ponce Pilate avait-il peur à ce moment-là ?

R : Tout d’abord, Pilate était païen, et les Grecs et les Romains avaient des légendes selon lesquelles les dieux venaient parmi les hommes et les jugeaient en fonction de la manière dont ils étaient traités. Cependant, nous ne savons pas si Pilate considérait les revendications de Jésus comme crédibles ou non.

Ponce Pilate avait des objectifs contradictoires. Il ne considérait pas Jésus comme coupable et aurait pu le libérer. Cependant, si les Juifs venaient à l’accuser de ne pas être un ami de César pour avoir laissé un roi rebelle en liberté, Pilate ne pouvait pas se le permettre. L’empereur romain Tibère était souvent méfiant, violent et était alors malade. Si l’on venait à dire que Pilate avait relâché un roi rival, cela pourrait lui porter gravement préjudice. Cependant, Matthieu 27, 19 rapporte que la femme de Pilate lui envoya un message pour lui dire qu’elle avait souffert dans un rêve à cause de Jésus. Pilate avait donc de nombreuses raisons d’être prudent. Qui était donc cet homme, arrêté seulement la nuit précédente, qui pouvait entrer dans le rêve de sa femme ?

Dans Jn 19, 8-11, Pilate affirmait avoir le pouvoir, mais il n’était en réalité qu’un pion entre les mains des Juifs et de Satan. Les Juifs voulaient la mort de Jésus, et ils souhaitaient que ce soit Pilate, et non eux-mêmes, qui en soit tenu pour responsable. Pilate avait compris leur manœuvre.

Q : Dans Jean 19, 10, dans quelles autres circonstances des personnes ont-elles constaté qu’il n’y avait rien de répréhensible, mais n’ont-elles pas eu le courage moral de défendre ce qui était juste ?

R : Malheureusement, Pierre a agi ainsi et a induit Barnabas en erreur, dans Galates 2, 11-13. Il nous est ordonné de ne pas agir ainsi dans Romains 14, 6. Malheureusement, les chrétiens du sud des États-Unis ont agi ainsi à l’époque de l’esclavage en Amérique ; la plupart des Sudistes ne possédaient pas d’esclaves. Mais même ceux qui n’en possédaient pas ne se sont pas levés pour dire : « Exploiter ces personnes en les réduisant à l’esclavage est une injustice. »

Le monde a agi ainsi lors du génocide arménien, qui a fait jusqu’à 1,5 million de victimes en Turquie en 1915. Le président américain Woodrow Wilson a tenté d’encourager le monde à agir, mais ni le Congrès américain ni le reste du monde n’ont voulu intervenir. Plus tard, Hitler a déclaré que personne ne remarquerait l’Holocauste juif, car personne n’avait remarqué le génocide arménien. Même pendant que l’Holocauste juif était en cours, avant Pearl Harbor, beaucoup aux États-Unis ne se souciaient pas de l’Holocauste juif ; ils voulaient simplement éviter d’entrer eux-mêmes en guerre (bien qu’ils aient envoyé des ravitaillements aux Alliés). Ce n’est qu’après que les États-Unis eurent eux-mêmes été attaqués à Pearl Harbor qu’un dicton s’est répandu au sujet des Américains : « Les Yankees sont formidables, quand ils finissent par se manifester. »

Au fait, savez-vous qu’il pourrait y avoir jusqu’à un million d’esclaves dans le monde aujourd’hui ? Ils se trouvent en Libye et au Soudan. Y a-t-il quelqu’un pour les défendre ?

Malheureusement, il est bien trop facile de ne pas défendre ce qui est juste.

Q : Dans Jean 19, 11, certains péchés sont-ils plus graves que d’autres ?

R : On enseigne à certains chrétiens que tous les péchés sont identiques, mais ce n’est pas ce qu’enseigne l’Écriture.

Dans Jean 19, 11, Jésus a dit à Pilate que ceux qui l’avaient livré à Pilate étaient « coupables d’un péché plus grave ».

Le blasphème contre le Saint-Esprit se distingue des autres péchés en ce qu’il est impardonnable (Matthieu 12, 31-32 ; Marc 3, 28-30 ; Luc 12, 10-11).

1 Jean 5, 16-17 évoque un péché qui conduit à la mort (le blasphème contre le Saint-Esprit) et d’autres péchés qui n’y conduisent pas.

Romains 1, 24-28 évoque des personnes méchantes livrées à une dépravation de plus en plus grande.

Ézéchiel 8, 6 et 13 montre que certains péchés sont plus odieux à Dieu que d’autres.

Dans Matthieu 23, 14, Jésus dit que les pharisiens subiront une condamnation plus sévère.

Matthieu 23, 15 indique que certains disciples des pharisiens seraient deux fois plus dignes de l’enfer qu’eux-mêmes.

Dans Luc 10, 12, Jésus a déclaré qu’au jour du jugement, le sort de Sodome et de Gomorrhe serait plus supportable que celui de ceux qui ont rejeté Jésus.

Même lors de la crucifixion, après que Jésus eut été crucifié à l’instigation des Juifs, ceux-ci ne voulurent pas pécher en laissant un corps sur la croix pendant le sabbat. Quelle hypocrisie !

Cela dit, tous les péchés sont identiques en un sens : un seul péché suffit à vous empêcher d’être parfait et d’aller au Ciel, et le simple fait d’enfreindre une seule loi suffit à vous déclarer coupable d’avoir transgressé la loi (Jacques 2, 8-11)

Q : Dans Jean 19, 14-15, Pilate a manifesté du mépris envers les Juifs. Pourquoi les gens manifestent-ils parfois du mépris envers les autres ? Y a-t-il des moments où nous devrions le faire ou non ?

R : Apparemment, Pilate voulait rappeler aux Juifs qu’il était leur supérieur et ne voulait pas qu’ils pensent qu’ils étaient respectés. D’un autre côté, Jésus, dans Jean 18, 19-23, tout en ne manifestant pas de mépris, ne s’est pas plié à l’interrogatoire du grand prêtre. Jésus n’a pas pris la peine de répondre aux accusations dans Marc 14, 60-61. Cela n’aurait rien changé.

Si nous ne devons pas faire preuve de mépris envers les gens, il nous est toutefois ordonné, dans Romains 14, 16, de ne pas laisser ce qui est bon être présenté comme mauvais. Jésus aurait pu éviter la confrontation en choisissant de guérir juste devant les pharisiens dans Marc 3, 1-3, au lieu de lui dire : « Lève-toi devant tout le monde. » Il y a des moments où nous devons rester fermes.

Q : Dans Jean 19, 15, que savons-nous de la crucifixion ?

R : On a découvert les restes d’un homme sur une croix en bois d’olivier dans une grotte située au nord-est de Jérusalem, appelée Giv’at ha-Mivtar. Cela montre que l’homme était crucifié face vers l’avant, et qu’un clou avait été enfoncé à travers le talon droit, ce qui signifie que ses jambes étaient tournées sur le côté. Un piquet supplémentaire était fixé à la croix pour soutenir la hanche gauche. Deux clous étaient enfoncés dans ses poignets (et non dans ses mains), là où ils pouvaient tenir. Le mot grec désignant la « main » inclut le poignet. Les jambes avaient été brisées d’un seul coup, ce qui avait fracturé la jambe droite et fêlé la jambe gauche.

Le vinaigre était probablement du vin aigre, provenant de ce dont disposaient les soldats romains. Le vin aigre aurait eu un effet astringent, tendant à contracter les muscles de la gorge, l’empêchant ainsi de crier aussi fort sous l’effet de la douleur.

Q : Dans Jn 19, 15, que se passe-t-il souvent lorsqu’une personne change d’allégeance ?

R : Ils ont renoncé haut et fort à se soumettre au roi de Dieu pour prêter allégeance à Rome. Pourtant, en l’espace de quarante ans, ils se rebelleraient contre Rome et les Juifs subiraient de lourdes pertes humaines.

Une vigne qui pousse de deux manières différentes est faible, comme le montre l’allégorie d’Ézéchiel 17.

D’un point de vue historique, saviez-vous qu’à une certaine époque, la France comptait de nombreux protestants ? Il y avait beaucoup de protestants en France, appelés huguenots. Le roi Charles IX, monarque catholique, se montrait tolérant envers les protestants. Afin de tenter de maintenir la paix entre catholiques et protestants, il arrangea le mariage de sa sœur Marguerite avec un noble protestant, Henri III de Navarre. Presque tous les dirigeants huguenots se rendirent à Paris (ville anti-protestante) pour célébrer le mariage. Mais quelques jours plus tard, les 23 et 24 août 1572, des catholiques ont assassiné 30 000 huguenots avec l’assentiment du roi, à l’instigation de sa mère, Catherine de Médicis. Ces événements ont d’abord eu lieu à Paris, puis se sont propagés dans tout le pays. Le fait que le roi d’Espagne s’apprêtait à envoyer une importante armée en France a peut-être également joué un rôle. Quoi qu’il en soit, Charles IX mourut en 1574 de la tuberculose.

Pendant la Seconde Guerre mondiale, les Alliés ont promis aux dirigeants des Philippines et du Vietnam qu’ils obtiendraient l’indépendance de leurs pays s’ils résistaient aux Japonais. Après la guerre, les États-Unis ont décidé de conserver les Philippines. Une guerre de guérilla s’ensuivit, puis les États-Unis ont décidé de leur accorder l’indépendance. La France, qui avait été totalement conquise par l’Allemagne, fut autorisée à conserver le Vietnam. Vo Nguyen Giap et Ho Chi Minh, qui avaient autrefois été favorables aux États-Unis et à l’Occident, se tournèrent vers la Russie pour obtenir de l’aide afin de chasser les Français de 1546 à 1954. Si les Alliés avaient conservé leur influence mondiale, la guerre du Vietnam n’aurait peut-être jamais eu lieu.

Q : Dans Jean 19, 17-18, quelle est la signification symbolique du fait que Jésus porte sa propre croix hors de la ville ?

R : Jésus a probablement porté la lourde traverse, et non la croix tout entière. De même, Isaac a porté le bois destiné à son propre sacrifice dans Genèse 22, 1-6. De plus, selon la loi mosaïque, l’offrande pour le péché devait être emportée hors du camp (Exode 29, 14 et Hébreux 13, 11 et suivants). Dans ce cas précis, ce qui nous est le plus précieux, à savoir Jésus sacrifié, était ce que les Romains et les Juifs méprisaient le plus.

Q : Dans Jean 19, 22, pourquoi Pilate n’a-t-il pas accédé à la demande des prêtres de ne pas écrire « Roi des Juifs » ?

R : Pilate ne voyait apparemment pas la nécessité de se plier aux exigences du Sanhédrin. Peut-être souhaitait-il que cette inscription serve non seulement à décourager les rebelles, mais aussi à insulter les autorités juives dans le cadre d’un « jeu ».

Pilate et les prêtres n’étaient pas en bons termes. Il est intéressant de noter que la seule fois où ils ont agi de concert n’a duré qu’un instant, lorsque Satan s’est servi d’eux pour crucifier le Christ.

Q : Dans Jn 19, 23, ce manteau était-il rare puisqu’il était sans couture ?

R : Non, elle n’était pas rare, mais elle avait plus de valeur. Le manteau intérieur était généralement constitué de deux morceaux de tissu cousus ensemble sur les côtés. À la page 480, il est mentionné que, puisque le vêtement de Jésus était sans couture, il avait probablement plus de valeur que le simple vêtement cousu. L’auteur émet l’hypothèse qu’il aurait pu être offert à Jésus par l’une des femmes qui subvenaient financièrement aux besoins de Jésus et de ses disciples.

Q : Jean 19, 26 implique-t-il que nous pouvons, nous aussi, considérer Marie comme notre mère ?

R : Non. Tout ce que la Bible ordonne à une personne en particulier ne signifie pas nécessairement que tout le monde soit tenu de le faire. Pour prendre un exemple absurde, lorsque Dieu a ordonné à Jérémie de ne pas se marier, cela ne signifie pas que tous les chrétiens ne doivent pas se marier.

Jésus a confié à Jean la charge de prendre soin de Marie, comme un bon fils prend soin de sa mère. Nous n’avons pas à prendre soin de Marie.

Q : Jean 19, 26 attribue-t-il à Marie le rôle de « Médiatrice » (co-médiatrice) et de « Rédemptrice » (co-rédemptrice), comme le soutient l’Église catholique romaine ?

R : Pas du tout. Le simple fait que Jésus ait mentionné sa mère, et qu’il ait même demandé à Jean de prendre soin d’elle, ne lui confère pas plus que ce que Jésus a dit. La Bible ne dit absolument rien sur le fait que Marie serait une co-rédemptrice ou une co-médiatrice. En réalité, la tradition de l’Église jusqu’en 325 après J.-C. ignore tout de ces erreurs doctrinales récemment inventées.

Voici les premières références à Marie en tant que Médiatrice.

Saint Bernard (1090 - 1153) : « [Marie est appelée] la porte du ciel, car nul ne peut entrer dans ce royaume béni sans passer par elle. »

Saint Bonaventure (1221 – 1274) : « De même que la lune, qui se trouve entre le soleil et la terre, transmet à cette dernière tout ce qu’elle reçoit du premier, de même Marie répand sur nous qui sommes dans ce monde les grâces célestes qu’elle reçoit du soleil divin de la justice. »

Albert le Grand (mort en 1280) : « Elle est la dispensatrice universelle de tous les dons célestes. »

Saint Antonin (mort en 1459) : « Toutes les grâces qui aient jamais été accordées aux hommes sont toutes venues par Marie. » Le saint Antoine (vers 250-350 apr. J.-C.) était une autre personne, et aucun écrit n’indique qu’il ait tenu des propos de ce genre.

Alphonse-Marie de Liguori, canonisé sous le nom de saint Alphonse en 1839 (1750 apr. J.-C.), a écrit un ouvrage intitulé « Les gloires de Marie ». Cet ouvrage continue d’être publié aujourd’hui, sous divers imprimatur ecclésiastiques. Plusieurs chapitres de l’ouvrage portent les titres suivants : « Marie, notre secours », « Marie, notre médiatrice », « Marie, notre avocate », etc.

1935 : Le pape Pie XI a attribué à Marie le titre de « Corédemptrice » lors d’une émission radiophonique. 1

21 novembre 1964 : Le chapitre 8 de la Constitution dogmatique sur l’Église, adoptée par le Concile Vatican II et « solennellement promulguée par Sa Sainteté le pape Paul VI », stipule notamment : 

« C’est donc à juste titre que les Pères considèrent Marie non seulement comme une personne engagée passivement par Dieu, mais comme coopérant librement à l’œuvre du salut de l’homme par la foi et l’obéissance. Car, comme le dit saint Irénée de Lyon, c’est en étant obéissante qu’elle est devenue la cause du salut pour elle-même et pour toute l’humanité. C’est pourquoi bon nombre des Pères de l’Église primitive affirment volontiers avec lui dans leur prédication… « la mort par Ève, la vie par Marie ». Cette union de la mère avec le Fils dans l’œuvre du salut se manifeste depuis la conception virginale du Christ jusqu’à sa mort »

« Enlevée au ciel, elle n’a pas renoncé à cette fonction salvatrice, mais, par ses multiples intercessions, elle continue de nous apporter les dons du salut éternel. Par sa charité maternelle, elle veille sur les frères de son Fils, qui cheminent encore sur terre, entourés de dangers et de difficultés, jusqu’à ce qu’ils soient conduits dans leur demeure bienheureuse. C’est pourquoi la Sainte Vierge est invoquée dans l’Église sous les titres d’Avocate, d’Aide, de Bienfaitrice et de Médiatrice. »

Voir *When Critics Ask*, p. 188-189, pour une réponse complémentaire.

Q : Dans Jn 19, 28, comment un Dieu pourrait-il avoir soif ? (C’est le musulman Ahmad Deedat qui a soulevé cette question.)

R : Nous adorons un Dieu qui comprend personnellement notre soif et nos besoins. Si Jésus n’était jamais venu sur terre, Dieu n’aurait jamais fait l’expérience de ces choses. Comment Dieu aurait-Il donc pu faire preuve d’empathie à notre égard, ou comprendre notre condition humaine ? Mais que se passerait-il si Dieu Tout-Puissant, qui peut tout faire, décidait de devenir homme ? Jésus ne se contente pas de nous dire d’être fidèles et de persévérer, mais Il sait à quel point cela est parfois difficile, et Il comprend nos souffrances. Les musulmans diront certes qu’Allah serait conscient de la douleur de chacun, mais c’est Jésus, et non Allah, qui comprendrait de première main ce qu’est notre souffrance, car Il a Lui-même souffert et a enduré la douleur à notre place.

Q : Dans Jean 19, 29, pourquoi y avait-il de l’hysope à proximité ?

R : L’hysope était une plante moussue que chacun devait utiliser pour asperger le sang de l’agneau pascal sur sa porte, comme le mentionne Exode 12, 22. Les prêtres utilisaient également l’hysope pour déclarer les lépreux purs, comme le mentionne Lévitique 14.

Q : Dans Jean 19, 29, à quoi ressemblaient les éponges à l’époque ?

R : De nos jours, les éponges sont souvent synthétiques. À l’époque, elles provenaient d’éponges, ces animaux primitifs qui poussent sur les fonds marins.

Q : Dans Jean 19, 30, pourquoi Jésus a-t-il dit ici : « Tout est accompli » ?

R : Le mot grec utilisé ici, tetelestai, était un terme comptable signifiant « payé en totalité ». Des reçus sur papyrus portant la mention « tetelestai » ont été découverts, selon The Bible Knowledge Commentary : New Testament, p. 340. L’épreuve était terminée, et par la mort de Jésus puis sa résurrection, notre rançon face aux exigences de la justice était assurée. Le cri de Jésus était un cri de triomphe, et non d’échec.

Par ailleurs, le repas de la Pâque comportait quatre coupes. Selon [la source citée], la deuxième coupe symbolisait la rédemption face à l’ange de la mort. Après l’avoir bue, le chef de famille disait « c’est accompli ».

Q : Dans Jean 19:33, brisait-on souvent les jambes des criminels exécutés ?

R : Bien sûr, les os étaient brisés lorsqu’une personne était exécutée par lapidation. Lors d’une crucifixion, d’après la description qui en est faite, cela n’avait apparemment rien d’inattendu ni d’inhabituel. Des archéologues ont découvert en 1968 le squelette d’un homme mort crucifié, dont les jambes avaient été brisées d’un seul coup. Les Romains appelaient ce coup le « crurifragium ».

Q : Dans Jean 19, 38, faut-il admettre l’existence de « croyants clandestins » tels que l’était Joseph d’Arimathée ?

R : Il existe une grande différence entre une personne qui se contente de savoir que l’Évangile est vrai et une personne qui confie sa vie au Christ. Apparemment, il existait deux catégories de croyants secrets.

Ceux qui se contentaient de croire : les pharisiens mentionnés en Jean 12, 42-43 savaient que l’enseignement de Jésus était vrai, mais ils ne suivaient pas Jésus car « ils aimaient davantage la gloire des hommes que celle de Dieu ». Parmi les autres qui se contentaient de croire, bien que non en secret, figurent Simon le Magicien dans les Actes 8, 13, 18-20, et les ouvriers d’iniquité mentionnés en Matthieu 7, 21-23.

Ceux qui suivaient : Joseph d’Arimathée ne se contentait pas de croire, mais il suivait Jésus (Jean 19, 38). Il ne s’opposait pas à Jésus, et Joseph agissait conformément à sa foi. Une question à méditer est la suivante : quand Dieu souhaite-t-il qu’un croyant se manifeste ouvertement, et dans quelles circonstances souhaite-t-il qu’un croyant garde sa foi secrète ? Bien sûr, une même personne peut faire preuve de discrétion dans une situation donnée et se manifester ouvertement dans une autre.

Q : Dans Jean 20, 10-15, les anges n’apparaissent-ils pas généralement avec des ailes et des auréoles ?

R : Uniquement dans l’art, mais pas dans la Bible, à l’exception des séraphins et des chérubins.

Q : Dans Jean 20, 14-16, pourquoi Marie-Madeleine n’a-t-elle pas reconnu Jésus ?

R : Il existe trois raisons possibles, et toutes peuvent être vraies.

1. Marie ne s’attendait pas à revoir Jésus dans cette vie. Elle ne cherchait pas à le reconnaître.

2. Marie « savait » à quoi ressemblait Jésus désormais. Elle avait vu son corps brisé, blanchit par la mort. Lorsqu’elle a vu Jésus vivant, cela ne correspondait pas du tout à ses attentes. À titre d’exemple, il m’arrive parfois, lorsque j’attends un appel d’un ami en particulier d’une minute à l’autre, qu’un autre ami m’appelle ; il me faut alors une ou deux secondes pour reconnaître sa voix.

3. Dans Luc 24, 16, Cléopas et un autre disciple n’ont pas pu reconnaître Jésus. Peut-être Marie a-t-elle elle aussi été temporairement empêchée de reconnaître Jésus ici.

Aujourd’hui, certains ne reconnaissent pas que Jésus vient de Dieu parce qu’ils ne veulent pas chercher ni trouver quiconque venant de Dieu. D’autres ne reconnaissent pas Jésus parce qu’Il ne correspond pas à leurs attentes préconçues. Enfin, d’autres voudraient voir et suivre le vrai Jésus, mais ils en sont empêchés par des éléments tels que la tromperie de Satan à travers les fausses religions, les soucis de ce monde, le péché et la persécution.

Q : Dans Jean 20, 17, pourquoi Jésus a-t-il dit à Marie de ne pas le retenir ?

R : La raison immédiate invoquée par Jésus était qu’Il n’était pas encore monté vers Son Père. Plus tard, Jésus a demandé à Thomas de toucher Son côté et Ses mains (Jean 20, 27). Il était peut-être tout simplement approprié que le prochain à « serrer dans ses bras » Jésus fût le Père céleste.

L’ouvrage « 1001 questions bibliques répondues », p. 44, indique que, pour que Jésus soit l’accomplissement des sacrifices de l’Ancien Testament, il était approprié que, en tant que
« prémices » de 1 Corinthiens 15, 20-24, Jésus soit présenté à Dieu le Père avant toute autre personne. Vous pouvez en savoir plus sur les prémices dans Lévitique 23, 9-14.

Q : Dans Jean 20, 17, puisque Jésus a appelé le Père « mon Dieu », cela prouve-t-il que Jésus n’est pas Dieu ?

R : Non. Hébreux 1:9 dit : « … C’est pourquoi Dieu, ton Dieu, t’a oint… », où Jésus est Dieu, et « ton Dieu » désigne le Père.

Le mot « Dieu », lorsqu’il ne désigne pas un faux dieu, a au moins quatre significations dans la Bible : Dieu le Père, Dieu le Fils, Dieu l’Esprit, et Dieu dans la Trinité. Outre le fait que ces trois êtres ne forment qu’un seul Dieu, le Père jouait également le rôle de Dieu pour Jésus.

Pour plus d’informations, consultez l’analyse de Matthieu 28:19, Éphésiens 1:3, 17 et surtout Jean 13:3.

Q : Dans Jean 20, 19, puisque Jésus avait un corps physique après la résurrection, comment a-t-il pu entrer dans des pièces fermées ?

R : Même avant sa mort, Jésus pouvait traverser miraculeusement une foule (Luc 4, 28-30). Philippe lui-même fut transporté miraculeusement dans Actes 8, 29-30. Mais désormais, Jésus possédait un corps physique glorifié. D’une part, Jésus avait le pouvoir de traverser des portes verrouillées. D’autre part, il pouvait s’asseoir et manger du poisson. Son corps glorifié n’était en aucun cas « inférieur » à notre corps physique, mais il était « supérieur » à celui-ci, car son corps physique glorifié ne souffrait ni de la douleur, ni de la décomposition, ni de la mort.

Q : Dans Jean 20, 22, lorsque Jésus a dit « La paix soit avec vous » et les a envoyés, ont-ils reçu le Saint-Esprit avant la Pentecôte ?

R : Non. Que le Saint-Esprit ait été avec eux d’une manière ou d’une autre à ce moment-là ou non, ils n’ont été remplis du Saint-Esprit qu’au jour de la Pentecôte, dans Actes 2.

Q : Dans Jean 20, 22-23, cela montre-t-il que les prêtres ont le pouvoir de pardonner les péchés ?

R : Non, à moins que le prêtre ne prétende faire partie des douze apôtres. Avant la rédaction du Nouveau Testament, avant la formation de l’Église et avant que celle-ci n’acquière la sagesse nécessaire pour discerner les différentes sectes, Jésus a donné à ces hommes le pouvoir de pardonner ou de ne pas pardonner les péchés.

1. Il n’est pas dit que ce privilège ait été transmis aux papes ou à d’autres successeurs, et

2. Il n’est pas dit non plus que les prêtres aient reçu ce privilège.

3. Cependant, tous les chrétiens, qu’ils soient membres du clergé ou non, peuvent annoncer que Dieu pardonne nos péchés.

Q : Dans Jn 20, 23, comment les disciples ont-ils reçu le pouvoir de pardonner ou de ne pas pardonner les péchés ?

R : Trois points sont à prendre en compte dans la réponse.

Tous les chrétiens s’accordent à dire qu’Éphésiens 2, 20 affirme que l’Église est édifiée sur le fondement des apôtres et des prophètes. Ainsi, les apôtres se sont vu accorder le droit de déclarer un péché pardonné ou non pardonné. Au-delà de cela, certains chrétiens adoptent l’un des deux points de vue supplémentaires suivants.

Tous les chrétiens peuvent affirmer : les apôtres avaient le pouvoir de déclarer les péchés pardonnés. Non seulement les apôtres, mais l’Église a le privilège d’annoncer les conditions divines selon lesquelles une personne peut recevoir le pardon. Si une personne croit en Jésus, alors un chrétien a le droit de lui annoncer son pardon. Si une personne rejette le sacrifice de Jésus, alors un chrétien peut annoncer que cette personne n’est pas pardonnée.

Seuls les disciples ont reçu l’autorité spéciale de déclarer les péchés pardonnés. Ils ont exercé cette autorité dans Actes 5, 1-11 (Ananias et Saphira), 1 Corinthiens 5, 3-5, 12-13, et 2 Corinthiens 2, 4-8 (l’homme immoral).

Q : Dans Jean 20, 23, les papes, au cours de l’histoire, avaient-ils le pouvoir de pardonner les péchés ?

R : Non, pour au moins trois raisons.

1. Comme le reconnaissent certains théologiens catholiques (tels que le père Fastiggi), de nombreux papes corrompus étaient impies, et ils se retrouveront en enfer. Cela étant, une personne qui est éloignée de Dieu et qui n’est pas un disciple de Dieu n’a pas le pouvoir de pardonner ou de ne pas pardonner les péchés.

2. Il n’existe aucune preuve de la succession papale.

3. Même s’il y avait eu une succession papale, ou une succession apostolique comme le croyaient certains dans l’Église primitive, la chaîne de succession a été rompue. Lorsqu’un pape est complice du meurtre du pape précédent, cela rompt la chaîne. Lorsqu’un pape est destitué contre son gré et que, comme dernier acte, il excommunie le pape qui lui succède, comment une personne excommuniée pourrait-elle avoir le pouvoir de pardonner ou de ne pas pardonner les péchés, puis de transmettre ce pouvoir à ses successeurs ?

Q : Dans Jn 20, 24, le fait que Jean appelle le disciple « Thomas Didyme » – Didyme signifiant « jumeau » – signifie-t-il qu’il voulait dire que Thomas avait deux états d’esprit, c’est-à-dire qu’il était « Thomas le sceptique », comme le suggère le Guide de la Bible d’Asimov à la page 994 ?

R : Non. Tout le monde s’accorde à dire que « Didyme » signifie « jumeau », et aucun auteur chrétien des premiers temps n’a jamais imaginé que ce terme puisse signifier « celui qui doute ».

Q : Dans Jn 20, 24-25, s’agissait-il vraiment du même corps que celui que Jésus avait sur terre ?

R : Oui. Pour prendre un exemple simple, une personne peut subir une opération et rentrer chez elle avec le même corps, mais en meilleure forme. De même, Jésus avait le même corps, avec les marques des clous et tout le reste, mais c’était un corps glorifié. Jésus n’a pas recouru à la supercherie en apparaissant à Thomas ; au contraire, il était sincère et a dit la vérité lorsqu’il a demandé à Thomas de s’en convaincre par lui-même en touchant ses plaies.

Hippolyte (225-235/6 apr. J.-C.), dans une Lettre à une certaine reine (ou princesse), p. 240, dit : « Car Lui [Jésus], étant ressuscité et désireux de montrer que c’était bien le même (corps) qui avait été ressuscité et qui était également mort alors que Ses disciples étaient dans le doute, appela Thomas à Lui et lui dit : “Tends la main : touche-moi et vois ; car un esprit n’a ni os ni chair, comme vous voyez que j’en ai.” »

Q : Dans Jean 20:25, que dit ce passage au sujet du fait que Jésus ait été cloué à une croix ?

R : Les Témoins de Jéhovah affirment que Jésus a été cloué à un « poteau de torture », qu’ils décrivent comme un poteau en bois dépourvu de traverse. Ils montrent des illustrations où un seul gros clou retient les mains de Jésus. Le grec, et même la propre Traduction du Monde Nouveau des Témoins de Jéhovah, utilise le mot « clous » (au pluriel) ; il s’agissait donc de plus d’ d’un seul clou. Pour plus d’informations, voir également « Les Témoins de Jéhovah répondent verset par verset », p. 82-83.

Je suis certain que les premiers chrétiens savaient comment Jésus était mort, et voici ce qu’ils en disaient.

L’Épître de Barnabé (vers 70-130 apr. J.-C.), chapitre 12, p. 144, indique que Moïse a représenté la croix lorsqu’il a étendu les bras.

L’Épître de Barnabé (vers 70-130 apr. J.-C.), chapitre 9, p. 143 : « Car [l’Écriture] dit : “Et Abraham circoncit dix, huit et trois cents hommes de sa maison.” Quelle connaissance lui fut donc transmise à ce sujet ? Apprenez d’abord les dix-huit, puis les trois cents. Les dix et les huit sont ainsi désignés : dix par I, et huit par H. Vous obtenez ainsi [les initiales du nom de] Jésus. Et comme la croix devait exprimer la grâce [de notre rédemption] par la lettre T, il dit également : « Trois cents ». Il désigne donc Jésus par deux lettres, et la croix par une seule. »

Justin le Martyr (vers 138-165 apr. J.-C.) « Et ne devrions-nous pas plutôt faire le parallèle entre l’étendard et la ressemblance avec Jésus crucifié, puisque Moïse lui-même, par ses mains tendues, a remporté une victoire pour votre peuple aux côtés de celui qui s’appelait Jésus (Josué) ? » Dialogue avec Tryphon, chap. 112, p. 255. Voir également chap. 111, p. 254

Justin le Martyr (vers 138-165 apr. J.-C.) « …et cet agneau qu’il était ordonné de rôtir entièrement était un symbole des souffrances de la croix que le Christ allait endurer. Car l’agneau, lorsqu’il est rôti, est rôti et disposé en forme de croix. En effet, une broche le transperce de part en part, depuis les parties inférieures jusqu’à la tête [verticalement], et une autre traverse le dos, à laquelle sont attachées les pattes de l’agneau [horizontalement]. » Dialogue avec Tryphon le Juif, chap. 40, p. 214

Minucius Felix (210 apr. J.-C.) : « Un homme adorant Dieu, les bras tendus, est un signe de la croix. » L’Octave de Minucius Felix, chap. 29, p. 191

Tertullien (198-220 apr. J.-C.) a déclaré qu’à l’époque de Moïse, le peuple devait écrire un « Tau » (lettre grecque t) lors de la première Pâque afin que l’ange de la mort passe à côté d’eux. Ils ne le savaient pas, mais c’était là le signe de la croix du Christ. Réponse aux Juifs, chap. 11, p. 167-168

Tertullien (198-220 apr. J.-C.) : « À chaque pas et à chaque mouvement, à chaque entrée et sortie, lorsque nous nous habillons et chaussons, lorsque nous nous baignons, lorsque nous nous asseyons à table, lorsque nous allumons les lampes, sur le lit, sur un siège, dans tous les gestes ordinaires de la vie quotidienne, nous traçons ce signe sur le front. » (Le Chapelet / De Corona 3.4).

Origène (225-254 apr. J.-C.) (extrait) « Moïse, en effet, lève les mains ; il ne les tend pas. Jésus, en revanche, lorsqu’il eut été élevé sur la croix et qu’il s’apprêtait à embrasser le monde entier de ses bras, dit : « J’ai tendu les mains vers un peuple qui ne croit pas et qui parle contre moi. » Homélies sur l’Exode. Homélie 11, p. 358

Adamantius (vers 300 apr. J.-C.) mentionne que Moïse a tendu les bras, et que le Christ a fait de même. Sa main tendue a sauvé tout le monde. Dialogue sur la vraie foi, première partie, chap. 11, p. 53

Méthode (270-311/312 apr. J.-C.) : « Car les oiseaux qui volent haut dans les airs forment la figure de la croix en déployant leurs ailes ; et l’homme lui-même, lui aussi, les mains tendues, représente la même chose. » Trois fragments sur la Passion du Christ, fragment 1, p. 399-400

Victorin de Petau (martyrisé en 304 apr. J.-C.) : « Moïse, prévoyant l’endurcissement de ce peuple, leva donc les mains le jour du sabbat et s’attacha ainsi, au sens figuré, à une croix. » Sur la création du monde, p. 342

Athanase, *L’Incarnation*, 25, 3 : « Car ce n’est que sur la croix qu’un homme meurt les mains écartées. C’est pourquoi il convenait que le Seigneur endure cela lui aussi et qu’Il étende Ses mains afin, par l’une, d’attirer l’ancien peuple, et par l’autre, ceux des nations, et de les unir tous deux en Lui-même. »

Lactance (vers 303 – vers 325 apr. J.-C.) : « Ainsi, la croix L’a exalté tant en réalité que symboliquement, de sorte que Sa majesté et Sa puissance se sont fait connaître de tous, en même temps que Sa passion. Car en étendant Ses mains sur la croix, Il a manifestement tendu Ses bras vers l’est et vers l’ouest… » Épitome des Institutions divines, chap. 51, p. 243.

Après 325 apr. J.-C.

Hégémonios (IVe siècle) « Là, Moïse, lorsqu’il fut attaqué, étendit les mains et combattit Amalek ; et ici, le Seigneur Jésus, […] étendit Ses mains sur la croix et nous donna le salut. » Dispute avec Manès, chap. 44, p. 220

Il existe un graffito païen du IIe siècle représentant un homme adorant un âne crucifié, les bras tendus sur une croix. L’inscription dit : « Alexamenos respecte Dieu », ce qui semble se moquer d’un soldat chrétien. (Source : http://www.jesuswalk.com/christian-symbols/cross)

Q : Dans Jean 20:28, Thomas a-t-il appelé Jésus « Dieu » ?

R : Contrairement à ce que pourraient affirmer les Témoins de Jéhovah, Thomas l’a bel et bien fait. Remarquez que le verset ne dit pas « Thomas a dit : Mon Seigneur et mon Dieu ! », mais « Thomas lui a dit : Mon Seigneur et mon Dieu ! ». Remarquez que le verset ne dit pas « Ô Seigneur », comme si Thomas levait les yeux vers le ciel pour prononcer ces mots. Au contraire, « Thomas lui a dit : Mon Seigneur et mon Dieu ! ». De plus, Jésus n’a ni réprimandé ni corrigé Thomas pour avoir dit cela.

L’ouvrage « Les Témoins de Jéhovah répondent verset par verset », p. 84, souligne également que dans leur propre Bible interlinéaire « Kingdom » (1985), le texte grec indique correctement : « Le Seigneur de moi et le Dieu de moi ».

Q : Le passage de Jean 21:1-25 a-t-il été ajouté par la suite, comme l’a suggéré un musulman en s’appuyant sur des sceptiques libéraux ?

R : Tout d’abord, ce qui a été avancé, puis la réponse. Wikipédia indique : « Les spécialistes du Nouveau Testament s’accordent largement à dire que ce passage ne faisait pas partie du texte original de l’Évangile selon Jean » (16/12/2018), citant Ehrman, Bart (13 février 2012). « Débat : “Le Nouveau Testament original a-t-il été perdu ?” (à partir d’environ 23 min 40 s) ». The Ehrman Project. Consulté le 15 janvier 2013

La réponse : Non, il n’existe aucune preuve de cela. L’Expositor’s Bible Commentary, vol. 9, p. 197, indique : « Il n’existe aucune preuve textuelle permettant de considérer Jean 21 comme un ajout tardif au corps principal de l’Évangile. Tous les manuscrits complets de Jean le contiennent. »

Un élément de preuve solide, en l’absence de preuve contraire, devrait suffire à déterminer s’il existait ou non aux premiers temps. Mais puisque nous disposons de neuf éléments de preuve indiquant qu’il était présent, et d’aucune preuve contraire, la question devrait être tranchée pour quiconque la remettrait en cause. (Je considère les mentions multiples par un même auteur comme un seul élément de preuve.)

La p. 66 (du papyrus Bodmer II) contient la majeure partie de l’Évangile selon Jean, y compris Jean 21, 12 et 17. On pensait qu’il datait d’environ 175 apr. J.-C., mais on estime désormais qu’il date d’environ 125-150 apr. J.-C.

p. 109 (= Papyrus d’Oxyrhynchus 4448) Jean 21, 18-20 ; 21, 23-35 (IIIe siècle)

Le Vaticanus [B] (325-350 apr. J.-C.) et le Sinaiticus [Si] (340-350 apr. J.-C.) contiennent l’Évangile selon Jean, chapitre 21, ainsi que les autres chapitres. À l’origine, le Sinaiticus ne comportait pas Jean 21, 25, mais ce verset a été ajouté ultérieurement, selon le New International Bible Commentary, p. 1263.

Viennent ensuite des manuscrits plus tardifs : p. 122, le Codex Bezae, le Codex Alexandrinus et p. 59.

L'écrivain Tatien (mort en 172 apr. J.-C.), dans son *Diatessaron*, une harmonisation des Évangiles, cite chaque verset de Jean 21.

Clément d’Alexandrie (193-217/220 apr. J.-C.) cite des passages de Jean 21, 4 et 5, notamment « l’Écriture nous célèbre » et « dans l’Évangile », dans *L’Instructeur*, livre 1, chapitre 5, p. 212.

Tertullien (198-220 apr. J.-C.) cite Jean 21, 20 (il ne s’agit pas d’une citation de 13, 4 ou 12 mots) dans *Prescription contre les hérétiques*, chapitre 22, p. 253.

Cyrille de Carthage (vers 246-258 apr. J.-C.) cite Jean 21, 17, lorsque le Seigneur s’adresse à Pierre. Traités de Cyprien, traité 1, chap. 4, p. 422. Il paraphrase également Jean 21, 17, où Jésus demande à Pierre s’il l’aime, dans les Épîtres de Cyprien, épître 2, chap. 1, p. 280.

Origène (246-248 apr. J.-C.) cite les 14 derniers mots sur 23 de Jean 21, 25 dans son Commentaire sur Matthieu, livre 14, chapitre 11, p. 502.

Origène (225-253/254 apr. J.-C.) cite les 7 mots du milieu de Jean 21, 18 (et non 13, 7 ou 9 mots) en ces termes : « Écoutez les paroles de Jésus. » Origène, Contre Celse, livre 2, chapitre 45, p. 448

Q : Dans Jean 21, 5-6, comment Jésus a-t-il pris en main leur pêche, et comment, selon vous, Jésus prend-il en main la nôtre ?

R : Ils avaient besoin de pêcher : Pierre avait une femme, et ils devaient probablement tous subvenir aux besoins de leur famille. Leurs propres efforts, en tant que pêcheurs expérimentés, ne leur permettaient pas de faire de prises ce jour-là. Mais lorsqu’ils ont écouté Jésus, le résultat a dépassé leurs attentes.

Parfois, lorsque nous pêchons pour l’Évangile, nous comptons davantage sur nos compétences que sur Jésus. Nous devons nous arrêter et écouter Jésus.

Q : Dans Jean 21, 7, en quelles trois choses Jean excellait-il, et comment devrions-nous faire de même ?

R : Premièrement, Jean a été le premier à reconnaître Jésus. Jean connaissait bien Jésus et pouvait facilement reconnaître sa voix. Le mot de Jésus ici, « paidia », peut être traduit par « jeunes gens » ou « enfants » tout autant que par « amis », selon The Bible Knowledge Commentary : New Testament, p. 344.

Deuxièmement, Jean était impatient de se rapprocher de Jésus. On peut étudier et en savoir autant que l’on veut sur Jésus, mais est-on impatient de venir vers Lui et de rester près de Lui ?

Troisièmement, Jean a été le premier à sauter : bien qu’il soit louable que les autres disciples soient restés pour ramener la barque, l’impulsion de Jean a été de se rendre immédiatement auprès de Jésus.

Q : Dans Jn 21, 11, quelle est la signification des 153 poissons ?

R : Tout d’abord, cela pouvait peser plus de 300 livres ; Pierre était donc un homme fort, selon *The Expositor’s Bible Commentary*, vol. 9, p. 200. Il y a deux points à prendre en considération.

D’une manière générale, ils ont pêché un grand nombre de poissons et les ont comptés pour vérifier exactement combien ils en avaient pris. Certains voient dans ce nombre précis et exact la preuve que Dieu compte chaque personne qui vient à Lui

Plus précisément, ceux qui recherchent des motifs numériques dans la Bible citent Jean 21, 11 comme preuve majeure. Dans ce passage, de nombreux motifs aboutissent au nombre 153. Reportez-vous aux deux questions suivantes pour plus d’informations. 1 + 2 + 3 + … 17 = 153.

Q : Dans Jean 21, 11, quel est le « code » de la numérologie dans le Nouveau Testament ?

R : L’une des formes de numérologie est la théomatique, et Del Washburn a écrit un ouvrage intitulé *Theomatics II*. À l’instar des Romains, les Grecs utilisaient des lettres pour représenter les nombres. Voici le code utilisé par Washburn. Bien entendu, si son « code » était erroné, alors toutes ses conclusions ne tiendraient pas la route.

Le « code » : dans *Theomatics II*, p. 23, les chiffres de 1 à 5 sont attribués aux lettres grecques consécutives de alpha à eta. Le chiffre 6 est attribué à la lettre « vau », qui figurait dans les premiers alphabets grecs mais pas dans les suivants. Les chiffres de 7 à 10 sont attribués aux lettres zêta à iota. Les chiffres de 10 à 80, en comptant par dizaines, sont attribués aux lettres grecques consécutives , de kappa à pi. Le chiffre 90 est attribué à la lettre grecque koppa (écrite comme un O avec une ligne verticale touchant la partie inférieure du O). La lettre koppa figurait dans les premiers alphabets grecs, mais pas dans les suivants. Le nombre 100 est attribué à la lettre « rho ». Le nombre 200 est attribué aux deux formes de la lettre sigma. Les nombres de 300 à 800, en comptant par centaines, sont attribués consécutivement aux lettres de tau à oméga. Il existe bien sûr une attribution différente pour l’hébreu, puisque l’hébreu possède un alphabet différent.

(Notez que, selon l’Encyclopédie Britannica des éditions de 1956 et 1972 (sous la lettre « U »), l’alphabet sémitique utilisait le « vaw » comme sixième lettre. Les Grecs l’utilisaient comme voyelle, et c’était la dernière lettre de leur alphabet, juste après le « tau ». Ces Grecs ont fait du digamma (F) leur sixième lettre. Le digamma représentait le son « w ». Les alphabets grecs suivants comportaient le « vaw » : le thérien (700-600 av. J.-C.), l’attique (600 av. J.-C.), le corinthien (600 av. J.-C.), le chalcidien (600 av. J.-C.) et l’ionien (403 av. J.-C.). En grec attique, le « vaw » se prononçait comme le « u » avec tréma en allemand. La lettre « vaw » figure dans le Nouveau Testament sous la forme du chiffre 6 dans l’Apocalypse13:18 (« 666 »).

Indépendamment de la théomatique, l’ouvrage *The Complete Text of the Earliest New Testament Manuscripts*, p. 25 (Philip W. Comfort et David P. Barrett), indique qu’il ne s’agissait pas d’un code secret, mais d’une pratique courante chez les scribes consistant à utiliser des lettres pour représenter des nombres, y compris les numéros de page, ainsi que les nombres mentionnés dans la Bible, tels que les 12 disciples, les 7 anges, etc. Il présente une correspondance identique à celle de Washburn, à l’exception d’un détail mineur consistant à appeler la sixième lettre « stigma » au lieu de « vaw », et à attribuer la valeur de 900 à « sampi » et celle de 1 000 à « ,alpha ». Ces deux derniers ajouts sont sans importance, car aucun mot de la Bible n’utilise « sampi » ni « ,alpha ».

L’Anchor Bible Dictionary, vol. 4, p. 1141, décrit également la manière dont les Grecs utilisaient les lettres pour représenter les nombres. Il indique que l’on ignore quand ce système a été utilisé pour la première fois, mais que l’emploi de lettres pour représenter des nombres figurait dans un contrat de mariage à Éléphantine, en Égypte, en 310 av. J.-C., sur des pièces de monnaie de l’Égypte ptolémaïque (286-246 av. J.-C.), ainsi que sur un papyrus contenant des tables de multiplication datant du IIIe siècle av. J.-C. Le code des lettres grecques figurant à la p. 1141 est identique à celui présenté à la fois dans *Theomatics II* et dans *The Complete Text of the Earliest New Testament Manuscripts*, à quelques exceptions près. Il désigne par « digamma » la lettre obsolète utilisée pour le 6 et par « san » le 900. Les milliers jusqu’aux dix mille sont représentés par les lettres alpha à thêta, accompagnées de signes particuliers.

L’ouvrage *The Manuscripts of the Greek Bible* (Bruce M. Metzger), p. 6-10, comporte une section détaillée sur les lettres grecques utilisées comme chiffres. Il présente le même « code » que Washburn, à quelques exceptions mineures près. Il indique que le chiffre 6 correspondait à une lettre grecque désuète appelée soit « waw », soit « digamma », que « sampi » représentait 900, et que « ,a », etc., représentaient respectivement 1 000, etc.

Le papyrus Chester Beatty (manuscrit p47) utilise parfois, dans l’Apocalypse, des lettres grecques pour représenter les chiffres, au lieu de les écrire en toutes lettres. (Il écrit toutefois le chiffre 72 en toutes lettres dans Jean 10, 1.) On peut voir une transcription très lisible de l’ e dans *The Complete Text of the Early New Testament Manuscripts*, p. 336. Elle correspond parfaitement à ce que Washburn indique et montre sur sa photographie. Cette pratique consistant à utiliser des lettres grecques pour les numéros de page a été observée dans les manuscrits suivants : p. 1, p. 13, p. 23, p. 30, p. 38, p. 39, p. 45, p. 46, p. 66, p. 72, l’oncial 0189 et l’oncial 0232.

Nous ne disposons d’aucune preuve indiquant que les premiers chrétiens aient tenté d’utiliser la numérologie pour analyser chaque mot d’un passage, ni qu’ils y aient vu un quelconque intérêt. Bien sûr, sur le ton de l’ironie, nous n’avons pas non plus de preuve qu’ils disposaient des ordinateurs et des calculatrices nécessaires pour le faire. Cependant, non seulement Washburn n’a jamais affirmé qu’ils agissaient ainsi à l’époque primitive, mais c’est en réalité l’un des points de sa théorie. Si les premiers chrétiens avaient reconnu que les sommes numériques des phrases pouvaient correspondre à un schéma, ils auraient pu être accusés de modifier les lettres pour créer ces schémas. Or, comme nous n’avons aucune preuve que quiconque ait reconnu de tels schémas, ceux-ci, s’ils sont effectivement plus qu’une simple coïncidence, constitueraient une preuve d’origine et de préservation divines.

Cependant, Bruce Metzger, dans *The Manuscripts of the Greek Bible* (p. 9), indique que certains premiers chrétiens utilisaient une forme de numérologie, appelée gématrie, pour trouver des significations particulières dans les nombres. Dans la Lettre/Épître de Barnabé (100 apr. J.-C.), ils ont utilisé le nombre des hommes d’Abraham (318) pour montrer que le Christ était présent dans la Genèse. 300 = t, ce qui rappelait à l’auteur la croix, et 18 correspond aux deux premières lettres du nom grec de Jésus. Augustin d’Hippone avait même connaissance de cet usage de la guématrie. Metzger fait remarquer qu’ils ont oublié de prendre en compte le fait que le grec n’avait même pas encore été inventé à l’époque d’Abraham.

Conclusion : si l’on utilisait des lettres grecques pour représenter des nombres, cela prouverait que Washburn utilise la même notation numérique abrégée que celle couramment employée par les scribes grecs pour noter les numéros de page et parfois d’autres nombres.

Q : Dans Jn 21,11, qu’est-ce que la « théomatique » ?

R : La « théomatique », défendue par Del Washburn, est une forme de numérologie biblique. Alors que la « gématrie » est une forme de numérologie qui cherche à trouver un sens à partir des nombres, la théomatique est différente. Elle utilise des ordinateurs pour transformer des mots en nombres, puis tente de trouver un sens à partir de ces nombres. À titre personnel, je n’ai pas suffisamment étudié la théomatique pour y croire. Mon objectif ici n’est pas de vous convaincre de quoi que ce soit, mais simplement d’essayer de vous en donner un aperçu objectif à l’aide d’un passage qui illustre l’un de ses arguments les plus solides. Avant d’examiner les sommes des chiffres, il faut attribuer des chiffres à chacune des lettres grecques. Pour connaître le code utilisé par la théomatique, veuillez vous reporter à la question précédente.

Les affirmations de Washburn concernant la théomatique

1. La théomatique, en tant qu’étude des nombres dans la Bible, n’est pas en mesure de découvrir de nouvelles doctrines.

2. Elle est utile, car la complexité numérique démontre qu’il ne peut s’agir de l’œuvre des hommes, ces schémas ne pouvant être facilement mis en évidence sans les ordinateurs modernes.

3. Elle est utile pour montrer le degré de préservation de la Parole de Dieu et, dans de nombreux cas, pour déterminer quelles variantes manuscrites sont correctes.

À ce titre, on peut être un chrétien conservateur et soit accepter la théomatique, soit la rejeter.

Q : Dans Jean 21, 15-17, pourquoi Jésus a-t-il utilisé cette manière de se réconcilier avec Pierre ?

R : Le rétablissement de leur relation a été un moment délicat pour Pierre. Jésus aurait pu dire : « Je sais que tu m’aimes, donc tout va bien », puis partir immédiatement. Mais de cette manière, Jésus a amené Pierre à réfléchir et à affermir son engagement à l’aimer par-dessus tout.

Q : Dans Jean 21, 15-17, pourquoi Jésus a-t-il demandé trois fois à Pierre s’il l’aimait ?

R : Les deux premières fois, Jésus a demandé à Pierre s’il l’aimait, en utilisant le mot « agapè » pour désigner l’amour. À chaque fois, Pierre a répondu qu’il aimait Jésus d’un amour « phileo ». Apparemment, après avoir renié Jésus, Pierre ne se sentait pas capable d’affirmer qu’il aimait Jésus d’un amour « agapè ».

La troisième fois, Jésus a demandé à Pierre s’il l’aimait en utilisant le mot « phileo ». Pierre s’est senti blessé, se demandant si Jésus croyait vraiment qu’il l’aimait.

Plutôt que d’essayer de se justifier, Pierre a cessé de tenter de quantifier la sincérité de son amour et de la mettre en balance avec ses actes passés de reniement, qui manquaient de sincérité. Au lieu de cela, Pierre a simplement reconnu : « Seigneur, tu sais tout ; tu sais que je t’aime. »

Jésus savait tout, du moins après sa résurrection, et s’il posait cette question, c’était parce qu’il voulait que Pierre réponde, et non parce qu’il ne savait pas. Depuis le jardin d’Éden, Dieu pose aux hommes des questions dont il connaît déjà la réponse.

Dieu sait à quel point nous l’aimons, mieux encore que nous ne le savons nous-mêmes. Au lieu d’essayer de lui indiquer le degré exact de la profondeur de notre amour, reconnaissons simplement qu’Il le sait et aspirons à nous rapprocher de Lui et à L’aimer davantage.

Q : Jean 21, 15-19 montre-t-il que Pierre était le premier pape, comme l’affirment certains catholiques romains ?

R : Non, cela montre plutôt que Pierre avait eu tort de renier Jésus à trois reprises, que Jésus réintégrait Pierre dans ses fonctions et que Pierre avait des responsabilités en tant qu’apôtre. Pierre ayant renié Jésus à trois reprises, Jésus lui a demandé à trois reprises s’il l’aimait.

Q : En quoi Jean 21, 18 prophétisait-il la mort de Pierre ?

R : Jésus a déclaré que Pierre allait mourir, et l’accent était mis à la fois sur la situation précédant sa mort et sur l’attitude de Pierre. Selon la tradition de l’Église, Pierre a été crucifié à Rome. Il a été crucifié la tête en bas, à sa demande, car il ne se sentait pas digne de mourir de la même manière que Jésus.

L’ouvrage *Sur les douze apôtres* (ANF, vol. 5, p. 254-255) indique : « Pierre prêcha l’Évangile au Pont, en Galatie et en Cappadoce [tous situés en Asie Mineure], ainsi qu’en Béthanie, en Italie et en Asie ; il fut ensuite crucifié par Néron à Rome, la tête en bas, car il avait lui-même souhaité souffrir de cette manière. »

Q : Dans Jn 21, 18, comment tous les apôtres sont-ils morts ?

R : L’ouvrage *Sur les douze apôtres* (ANF, vol. 5, p. 254-255) indique : « Pierre prêcha l’Évangile au Pont, en Galatie et en Cappadoce [tous situés en Asie Mineure], ainsi qu’en Béthanie, en Italie et en Asie ; il fut ensuite crucifié par Néron à Rome, la tête en bas, comme il l’avait lui-même souhaité.

André prêcha aux Scythes [en Russie] et aux Thraces, puis fut crucifié, suspendu à un olivier à Patras, une ville d’Achaïe [en Grèce] ; c’est là aussi qu’il fut enterré.

Jean, toujours en Asie, fut exilé par le roi Domitien sur l’île de Patmos, où il rédigea également son Évangile et eut la vision apocalyptique ; et sous le règne de Trajan, il s’endormit à Éphèse, où l’on chercha sa dépouille, mais sans la trouver.

Jacques, son frère, alors qu’il prêchait en Judée, fut mis à mort par l’épée par Hérode le tétrarque, et y fut enterré. Eusèbe 2, 9 précise qu’il fut décapité.

Philippe prêcha en Phrygie [en Asie Mineure] et fut crucifié à Hiérapolis, la tête en bas, à l’époque de Domitien, puis il y fut enterré.

Barthélemy prêcha à nouveau auprès des Indiens, auxquels il remit également l’Évangile selon Matthieu ; il fut crucifié la tête en bas et fut enterré à Albanum, une ville de la Grande Arménie.

Quant à Matthieu, il rédigea l’Évangile en hébreu et le publia à Jérusalem, puis il s’endormit à Hierees, une ville de Parthie [Iran]. Papias (95-110 apr. J.-C.) rapporte également que l’Évangile selon Matthieu fut rédigé en hébreu.

Quant à Thomas, il prêcha aux Parthes, aux Mèdes, aux Perses, aux Hyrcaniens, aux Bactriens et aux Margiens (les Mages ?) [tous situés en Iran et en Afghanistan, ainsi que dans les anciennes républiques soviétiques], puis il fut transpercé aux quatre membres par une lance en pin à Calamène, ville d’Inde, où il fut enterré.

Quant à Jacques, fils d’Alphée, alors qu’il prêchait à Jérusalem, il fut lapidé à mort par les Juifs et y fut enterré près du temple. Josh McDowell précise qu’il fut crucifié.

Jude, également appelé Lebbaeus, prêcha au peuple d’Édesse et à toute la Mésopotamie ; il s’endormit à Béyrouth et y fut enterré. Josh McDowell précise qu’il fut tué par des flèches.

Simon le Zélote, fils de Cléophas, également appelé Jude, devint évêque de Jérusalem après Jacques le Juste (frère du Seigneur) ; il s’endormit et fut enterré là-bas à l’âge de 120 ans. Josh McDowell précise qu’il fut crucifié.

Quant à Matthias, qui faisait partie des soixante-dix, il fut compté parmi les onze apôtres ; il prêcha à Jérusalem, s’endormit et y fut enterré.

Quant à Paul, il entra dans l’apostolat un an après l’Assomption du Christ ; partant de Jérusalem, il se rendit jusqu’en Illyrie, en Italie et en Espagne, prêchant l’Évangile pendant trente-cinq ans. À l’époque de Néron, il fut décapité à Rome et y fut enterré. »

De plus, selon la légende, l’apôtre Thomas se rendit dans le nord de l’Inde sous le règne de Gondophares et y prêcha. Gondophares régna de 19 apr. J.-C. environ à 45 apr. J.-C.

p. 25 »

Q : Dans Jean 21, 20-23, en quoi certaines personnes d’aujourd’hui se laissent-elles distraire par des questions superflues ?

R : Il n’y a aucun mal à poser des questions, mais si vous ne pouvez pas poser toutes vos questions, veillez à obtenir d’abord les informations les plus importantes. Lorsqu’un non-croyant pose une question sur la Bible, vous pourriez d’abord lui demander en retour : « Si je répondais à cette question, cela vous aiderait-il à vous rapprocher de la décision d’accepter le Christ ? » Si sa réponse est « non », demandez-lui alors : « Qu’est-ce qui vous aiderait à vous rapprocher de l’acceptation de Jésus comme votre Seigneur et Sauveur ? »

p. 25 »

Q : Dans Jean 21, 22-23, que dit Jésus à propos de Jean ?

R : En réalité, Jésus parle davantage de Pierre ici que de Jean. Jésus dit que Pierre se montre trop curieux, en s’inquiétant de la manière dont Jean va mourir. (Pierre s’est probablement dit que, puisque Jésus avait évoqué sa propre mort, il souhaitait connaître celle de Jean.) Jésus affirme que même si Jean devait rester en vie jusqu’au retour de Jésus, cela ne regarde pas Pierre.

Tertullien, qui a écrit entre 198 et 220 apr. J.-C. dans son *Traité sur l’âme*, chapitre 50, pages 227-228, indique qu’il existait une fausse croyance selon laquelle Jean resterait en vie jusqu’à la venue du Seigneur.

En réalité, Jean est mort de mort naturelle. Il a vécu plus longtemps que tous les autres apôtres, et il a effectivement revu Jésus avant de mourir : dans une vision de l’Apocalypse.

Nous devrions accepter le fait qu’il y a certaines choses que Dieu ne souhaite pas que nous sachions pour l’instant. Par exemple, tout au long du Nouveau Testament, , l’idée est présente que le Christ pourrait revenir à tout moment ; nous devons donc veiller sur Lui et faire attention à la manière dont nous menons notre vie. Cette doctrine, appelée « retour imminent du Christ », est évoquée dans 1 Thessaloniciens 4:15, où Paul lui-même ignorait si le Christ reviendrait avant sa propre mort ou non.

Q : Dans Jean 21:24, qu’y a-t-il d’intéressant concernant le grec utilisé ici ?

R : Les manuscrits étaient souvent rédigés entièrement en majuscules, et dans bon nombre d’entre eux, il n’y avait pas d’espaces entre les mots. Cependant, cela n’entraîne que rarement une ambiguïté quant au sens. Il existe toutefois une exception connue. Les lettres grecques pourraient tout aussi bien signifier « Nous savons » que « Je sais assurément ». Or, les manuscrits grecs comportant des espaces entre les mots indiquent tous « Nous savons ». Il n’y a toutefois aucune différence significative entre « Nous savons » et « Je sais assurément ».

Q : Dans Jn 21,25, pourquoi n’avons-nous pas de récit de toutes les autres choses que Jésus a accomplies ?

R : Beaucoup semblent déjà avoir suffisamment de mal à lire ce qui est rapporté au sujet de Jésus. Même dans la vie de Jésus, de nombreux détails n’avaient pas d’importance, tels que la position dans laquelle il dormait, sa taille, son poids, la manière dont il mangeait, etc. Par la foi, nous croyons que Dieu a préservé pour nous tout ce que nous devons savoir, et nous devons nous employer à lire l’ensemble de ces récits.

Q : Dans l’Évangile selon Jean, quels éléments prouvent que c’est Jean qui a rédigé cet Évangile ?

R : L’Église primitive a universellement reconnu que l’Évangile selon Jean avait été rédigé par l’apôtre Jean.

Le papyrus Bodmer II p. 66 (daté d’environ 175 ou d’environ 125-150 apr. J.-C.) contient la majeure partie de l’Évangile selon Jean. Le titre figurant sur le papyrus Bodmer p. 66 est « L’Évangile selon Jean ». Vous pouvez en voir une photographie dans l’ouvrage *The Text of the Earliest New Testament Greek Manuscripts*, p. 378.

Près de la cible : bien qu’Ignace, l’Épître de Barnabé et la Lettre à Diognète fassent allusion à Jean, et que Justin Martyr cite Jean en précisant que ces paroles étaient celles de Jésus, ils ne mentionnent pas Jean par son nom.

Théophile d’Antioche (168-181/188 apr. J.-C.) fut le premier à mentionner que l’Évangile était de Jean, selon mes propres recherches et le *Believer’s Bible Commentary*, p. 1463. Il écrit « Jean dit », puis cite Jean 1, 1a dans *Théophile à Autolycus*, livre 2, chap. 22, p. 103.

Irénée de Lyon (182-188 apr. J.-C.), dans *Contre les hérésies*, livre 3, chapitre 16.2, p. 440, mentionne l’apôtre Jean aux côtés des autres auteurs d’Évangiles. Dans le livre 3, chapitre 11.1-2, p. 426, il cite Jean 1, 1, 10, 11 et 14 en indiquant qu’ils sont de Jean.

Clément d’Alexandrie (193-202 apr. J.-C.), dans les *Stromates*, livre 2, chapitre 15, p. 361, mentionne que l’Évangile de Jean est l’œuvre de l’apôtre Jean.

Hippolyte (225-235/6 apr. J.-C.) mentionne « Jean dans son Évangile », puis cite Jean 1, 1. Contre l’hérésie de Noète, chapitre 14, p. 228

Cypien, évêque de Carthage (vers 246-258 apr. J.-C.), cite l’Évangile selon Jean en indiquant qu’il est l’œuvre de Jean dans son Traité 12, troisième livre, 24, 25, p. 542.

Novatien, dans *Sur la Trinité*, chapitre 13, p. 622 (257 apr. J.-C.), cite Jean 1, 14 en précisant qu’il s’agit d’un texte de Jean. Il comporte également de nombreuses autres citations de Jean.

Le « Believer’s Bible Commentary », p. 1463, indique que jusqu’au XIXe siècle, personne n’avait contesté que Jean fût l’auteur de l’Évangile selon Jean, à l’exception d’une secte obscure appelée les Alogiens.

Pour ce qui est de la fiabilité de l’Évangile selon Jean en général, veuillez vous reporter aux trois questions suivantes.

Q : Quand l'Évangile selon Jean a-t-il été rédigé ?

R : Nous disposons d’un fragment de l’Évangile selon Jean, appelé le manuscrit John Rylands, dont la datation au carbone 14 situe l’âge entre 117 et 138 apr. J.-C. ; il a donc nécessairement été rédigé avant cette période. L’Évangile selon Jean a probablement été rédigé entre 70 et 125 apr. J.-C.

Points de vue de divers auteurs

La « New Geneva Study Bible », p. 1656, indique que la tradition ecclésiastique suggère une date vers 90 apr. J.-C.

Le « Bible Knowledge Commentary : New Testament », p. 267, estime qu’il a probablement été rédigé entre 85 et 95 apr. J.-C. Certains critiques ont avancé une date aussi tardive que 150 apr. J.-C., en se fondant sur des similitudes avec des écrits gnostiques. D’autres le datent dès 45-66 apr. J.-C.

Le « Bible Knowledge Commentary : New Testament », p. 268, indique que les découvertes archéologiques corroborent Jean 4, 11 ; 5, 2-3, que des études lexicales, telles que celle du terme « synchrontai » dans Jean 4, 9, ainsi que les manuscrits de la mer Morte, viennent étayer une datation précoce de l’Évangile selon Jean.

Le *New International Dictionary of the Bible*, p. 534, indique que l’Évangile selon Jean a été rédigé « vers la fin du Ier siècle après J.-C. ».

L’ouvrage sceptique *Asimov’s Guide to the Bible*, p. 954, indique que le quatrième évangile est postérieur aux autres, mais qu’en 150 après J.-C., il semble déjà avoir été connu et cité par des auteurs. L’an 100 après J.-C. est peut-être une date plausible, bien qu’elle puisse être encore un peu plus tardive.

Preuves :

Selon le *Wycliffe Bible Dictionary* (p. 937), Jean connaissait bien certains détails de Jérusalem avant sa destruction, tels que la piscine de Bethesda (Jean 5, 2) et le pavé (Jean 19, 13). Il a utilisé une terminologie également employée à Qumrân. Une harmonisation des Évangiles, appelée le Papyrus Egerton 2, contient Jean 5 et est datée d’au plus tard 150 apr. J.-C. (Voir le « Believer’s Bible Commentary », p. 1464, pour plus d’informations à ce sujet.)

Valentin a cité l’Évangile selon Jean dans son Évangile de la Vérité, rédigé vers 140 apr. J.-C.

Les catacombes romaines comportent des peintures représentant le Christ en tant que Bon Berger et la résurrection de Lazare, datées d’environ 150 apr. J.-C.

Q : Dans l’Évangile selon Jean, comment savons-nous que le texte dont nous disposons aujourd’hui est une version fidèle de ce qui a été écrit à l’origine ?

R : Il existe au moins trois bonnes raisons.

1. Dieu a promis de préserver sa parole dans Ésaïe 55, 10-11 ; Ésaïe 59, 21 ; Ésaïe 40, 6-8 ; 1 Pierre 1, 24-25 ; et Matthieu 24, 35. On admet volontiers que cela implique, en fin de compte, une certaine confiance en Dieu. Si Dieu voulait réellement communiquer quelque chose, il voudrait que cela soit préservé.

2. Les témoignages de l’Église primitive. Voici quelques-uns des auteurs chrétiens et non chrétiens qui ont fait référence à des versets de l’Évangile selon Jean.

Curieusement, la 1re Lettre de Clément ne contient aucun passage pouvant être considéré comme une référence à l’Évangile selon Jean. L’Évangile selon Jean fut le dernier évangile à avoir été rédigé, et la 1re Lettre de Clément fut écrite très tôt (96-98 apr. J.-C.) ; il est donc possible que l’Évangile selon Jean ne soit pas encore parvenu à Clément à Rome.

Ignace (110-117 apr. J.-C.) fait allusion à Jean 3, 8 : « Car il sait d’où il vient et où il va. » Lettre d’Ignace aux Philadelphiens, chap. 7, p. 83. Le Believer’s Bible Commentary, p. 1463, indique également qu’Ignace fait allusion à Jean.

Les Anciens (95-117 apr. J.-C.) [Papias ?] citent la moitié de Jean 14, 2 en ces termes : « Le Seigneur a dit : “C’est pour cette raison que le Seigneur a dit : ‘Dans la maison de mon Père, il y a de nombreuses demeures :’ » ; fragment 5, p. 154

Ignace d’Antioche (vers 100-117 apr. J.-C.) fait allusion à Jean 3, 8. « Car elle sait d’où elle vient et où elle va », Lettre d’Ignace aux Philadelphiens, chap. 7, p. 83

Mathetes à Diognète (vers 130-200 apr. J.-C.), chap. 6, p. 27, fait allusion à Jean 17, 11, 14 et 16 : « Les chrétiens vivent dans le monde, mais ne sont pas du monde. »

L’Épître de Barnabé (vers 70-130 apr. J.-C.), chapitre 6, p. 141, fait allusion à Jean 1, 14 : « Il devait se manifester dans la chair et demeurer parmi nous. »

Justin le Martyr (vers 138-165 apr. J.-C.) cite Jean 3, 5 comme étant une parole de Jésus et paraphrase Jean 3, 14.

Le Diatessaron de Tatien (vers 172 apr. J.-C.) cite 828,0 des 879 versets de l’Évangile selon Jean, soit 94,2 %. Cela représente la totalité, à l’exception de 51,0 versets. Le Diatessaron contient Jean 1, 1-5 ; 1, 7-28 ; 1, 29 et suivants (19 mots sur 21) ; 1, 30-40 ; 1, 41a (14 mots sur 18) ; 1, 42a (19 mots sur 22) ; 1, 43-51 ; 2, 1-11, 14 ; 2, 16-22, 23 et suivants (11 mots sur 24) ; 2, 24-25 ; 3, 1-36 ; 4, 1-2, 3a (3 mots sur 8) ; 4, 4-44 ; 4, 45a (10 mots sur 26) ; 4, 46-54 ; 5, 1 ; 5, 2m (5 et non 7 7 mots) ; 5, 3-47 ; 6, 1m (4 et non 6 2 mots) ; 6, 2f (6/14 mots) ; 6, 3-4 ; 6, 5a (17/23 mots) ; 6, 6-9 ; 6:10m (pas 7, 7 et non 8 mots) ; 6:12-18 ; 6:19m (6 et non 14, 2 mots) ; 6:21a (7/18 mots) ; 6:22a (4/37 mots) ; 6:23-71 ; 7:1-52 ; 8, 12-18 ; 8, 19f (25/26 mots) ; 8, 20-24 ; 8, 25a (10/17 mots) ; 8, 26-59 ; 9, 1-41 ; 10, 1-42 ; 11, 1-57 ; 12, 1-11 ; 12, 12 et suivants (15 mots sur 17) ; 12, 13 ; 12, 16-50 ; 13, 1-30 ; 13, 31 et suivants (12 mots sur 17) ; 13, 32-36 ; 13, 37 et suivants (6 mots sur 18) ; 13:38a (8 mots sur 21) ; 14:1-31 ; 15:1-27 ; 16:1-33 ; 17:1-26 ; 18:1-2 ; 18:4-10 ; 18:11m (4 mots sur 11, et non 8) ; 18:12-24 ; 18:25a (7/24 mots) ; 18:26 ; 18:28f (13/26 mots) ; 18:29-37 ; 18:38a (13/24 mots) ; 18:39-40 ; 19:2a (11/16 mots) ; 19:4-17 ; 19:19-37 ; 19:38m (pas 2, 6, pas 4 mots) ; 20:2-19 ; 20:20m (pas 10, 4, pas 3 mots) ; 20:21-31 ; 21:1-25. Les fractions indiquent le nombre de mots grecs cités par rapport au nombre total de mots grecs.

Les chrétiens de Vienne et de Lugdunum (177 apr. J.-C.) citent Jean 16, 2. ANF, vol. 8, p. 779

Théophile d’Antioche (168-181/188 apr. J.-C.) écrit : « Jean dit », puis cite Jean 1, 1a. Théophile à Autolycus, livre 2, chap. 22, p. 103

Irénée de Lyon (182-188 apr. J.-C.) cite Jean 1, 14 comme provenant de Jean. Irénée, Contre les hérésies, livre 1, chap. 8.5, p. 328-329. Irénée cite Jean 1, 6 dans Irénée, Contre les hérésies, livre 3, chap. 11.4, p. 427.

Canon muratorien 1. (vers 190-217 apr. J.-C.) « Le quatrième Évangile est celui de Jean. »

Clément d’Alexandrie (193-202 apr. J.-C.) : « Jean a écrit son Évangile. » *Stromates*, livre 5, chap. 12, p. 463

Tertullien (vers 213 apr. J.-C.) cite Jean 1, 14 et précise que ce texte est de Jean et qu’il figure « dans l’Évangile de Jean » dans *Contre Praxéas*, chap. 226, p. 622.

Tertullien (207/208 apr. J.-C.) insiste sur la paternité de Matthieu, Marc, Luc, Jean, l’Apocalypse et de nombreuses épîtres de Paul dans *Cinq livres contre Marcion*, livre 4, chapitre 5, p. 350.

Hippolyte (225-235/6 apr. J.-C.), en commentant Jean 1, 1-3, affirme que cet évangile a été rédigé par le bienheureux Jean, dans *Contre l’hérésie de Noète*, chapitre 14, p. 228.

Hippolyte mentionne « Jean dans son Évangile », puis cite Jean 1, 1. *Contre l’hérésie de Noète*, chapitre 14, p. 228

Origène (vers 225-253/254 apr. J.-C.) a rédigé un commentaire complet sur l’Évangile selon Jean.

Origène (225-254 apr. J.-C.) mentionne Matthieu, Marc, Luc et Jean. Origène, *Contre Celse*, livre 5, chap. 56, p. 568. Il cite également Matthieu 18, 1 dans son *Commentaire sur Matthieu*, livre 13, chap. 14, p. 482.

Origène cite Jean 9, 39 dans son ouvrage *Contre Celse*, livre 7, chapitre 39, p. 626

Novatien (250-257 apr. J.-C.) affirme que Jean 1, 14 est l’œuvre de Jean dans son Traité sur la Trinité, chapitre 13, p. 622

Le « Traité contre Novatien », chapitre 2, p. 657 (254-256 apr. J.-C.), affirme que Jean 10, 1 est l’œuvre de Jean, l’évangéliste.

Cyrille de Carthage (vers 246-258 apr. J.-C.) mentionne « l’Évangile selon Jean » puis cite Jean 3, 18-19 dans les « Traités de Cyrille – Témoignages », chapitre 31, p. 543. Voir également le Traité 2, deuxième livre, chapitre 1, p. 516. Voir également sa citation de Jean 15, 18-20, qu’il attribue à Jean, dans les *Traités de Cyprien*, traité 3, chapitre 29, p. 542.

La « Lettre des anciens de Rome à Cyprien » (250-251 apr. J.-C.) cite Jean 10, 11-12. Elle cite également Jean 16, 17. Ces deux passages sont présentés comme provenant « du Seigneur lui-même » dans les « Lettres de Cyprien », lettre 2, p. 280.

Firmilien de Césarée, dans sa lettre à Cyprien (256 apr. J.-C.), cite Jean 20, 22-23 en indiquant « dans l’Évangile ». Lettre 74, chap. 16, p. 384

Firmilien de Césarée, dans une lettre adressée à Cyprien (256 apr. J.-C.), cite Jean 17, 21. Lettre 74, chap. 3, p. 391

Nemésien de Thubunae, lors du septième concile de Carthage, p. 566 (vers 256 apr. J.-C.), cite Jean 3, 5, puis Jean 3, 6.

Libosius de Vaga, lors du septième concile de Carthage, p. 569 (vers 256 apr. J.-C.), cite un quart de Jean 14, 6 : « Le Seigneur dit : “Je suis la vérité.” »

Dionysius d’Alexandrie (246-265 apr. J.-C.) : « C’était “à la fin du sabbat”, comme l’a dit Matthieu ; c’était “tôt, alors qu’il faisait encore sombre”, comme l’écrit Jean ; c’était “très tôt le matin”, comme le dit Luc ; et c’était “très tôt le matin, au lever du soleil”, comme nous le raconte Marc. Ainsi, personne ne nous a clairement indiqué l’heure exacte à laquelle Il est ressuscité. » Lettre 5 à l’évêque Basilide, p. 94. Denys d’Alexandrie admettait que l’Évangile de Jean était l’œuvre de « Jean », mais il se demandait s’il s’agissait de l’apôtre ou d’un autre Jean.

Denys d’Alexandrie (246-265 apr. J.-C.) cite l’intégralité de Jean 20, 1 dans son Épître à l’évêque Basilide, canon 1, p. 95

La lettre d’Hyménée (268 apr. J.-C.) fait référence à Jean 1, 3-4, 18

Adamantius (vers 300 apr. J.-C.) : « Serez-vous d’accord si je démontre, à partir des Évangiles, qu’ils ne sont pas des inventions ? » … « Ce sont les disciples du Christ qui les ont écrits : Jean et Matthieu ; Marc et Luc. » Dialogue sur la vraie foi, première partie, « b 5 », p. 41

Adamantius (vers 300 apr. J.-C.) cite l’intégralité de Jean 1, 17 comme provenant de Jean l’Évangéliste. Dialogue sur la vraie foi, cinquième partie, chap. 11, p. 160.

Arnobius (297-303 apr. J.-C.) fait allusion à Jean 8, 46 : « Qu’est-ce donc qui vous contraint, qu’est-ce qui vous pousse à injurier, à maudire, à haïr implacablement Celui que nul ne peut accuser d’aucun crime ? » (Arnobius, Contre les païens, livre 1, chap. 64, p. 432)

Victorin de Petau (martyrisé en 304 apr. J.-C.) mentionne Jésus comme étant la Parole de Dieu et cite Jean 1, 1 d’après Jean l’Évangéliste, dans son « Commentaire sur la création du monde ». Victorin de Petau (martyrisé en 304 apr. J.-C.) mentionne Matthieu, Marc et Luc dans son « Commentaire sur l’Apocalypse du bienheureux Jean », à partir du chapitre IV, versets 7 à 10, p. 348

Pierre d’Alexandrie (306, 285-311 apr. J.-C.) fait référence à l’Évangile selon Jean. Extrait du fragment 5.7, p. 282

Méthode (270-311/312 apr. J.-C.) cite Jean 1, 1-2 dans un extrait de son « Traité sur les choses créées », chapitre 6, p. 381

Athanase (318 apr. J.-C.) cite Jean 3, 3 et 5 : « Il [Jésus] dit lui-même dans les Évangiles : “Je suis venu chercher et sauver ce qui était perdu.” » *L’Incarnation du Verbe*, chap. 14, p. 43. Avant le concile de Nicée, Athanase fait référence à Jean 1, 1 (citation dans *Contre les païens*, chap. 42, p. 26) 1, 3 (cité comme « les paroles de Jean » dans *L’Incarnation du Verbe*, chap. 2.6, p. 37) ; 3, 3 et 5 ; 9, 32 et 33 (cités dans *L’Incarnation du Verbe*, chap. 39.6, p. 57) ; 10,17,18 (allusion dans *L’Incarnation du Verbe*, chap. 22.3, p. 48) ; 10,37 (cité dans *L’Incarnation du Verbe*, chap. 18.2, p. 46) ; 12,32 (cité dans *L’Incarnation du Verbe*, chap. 25.4, p. 50) ; citation du tiers central de 14,9 (Contre les païens, chap. 45, p. 28) ; citation d’un quart de 14,10 (Contre les païens, chap. 47, 2, p. 29). Athanase ne fait référence à aucun autre verset de l’Évangile selon Jean avant le concile de Nicée, mais il cite de nombreux autres versets de cet Évangile après ce concile.

Lactance (vers 303-320/325 apr. J.-C.) cite Jean 1, 1-3 en disant : « Jean enseignait ainsi lui aussi. » Les Institutions divines, livre 4, chap. 9, p. 107

Alexandre d’Alexandrie (313-326 apr. J.-C.) cite Jean 1, 1-3 et Jean 1, 18 comme provenant de Jean. Épîtres sur l’hérésie arienne, chap. 4, p. 292

Alexandre d’Alexandrie (313-326 apr. J.-C.) cite Jean 5, 1 en ces termes : « Le Seigneur lui-même en a témoigné ». Épîtres sur l’hérésie arienne, chap. 11, p. 295

Veuillez vous reporter à la question suivante pour savoir quels versets et quelles parties de versets ont été cités et lesquels ne l’ont pas été.

Après Nicée

L’Histoire ecclésiastique d’Eusèbe (318 apr. J.-C.), livre 3, chap. 24, p. 152, traite des quatre Évangiles : Matthieu, Marc, Luc et Jean. Pères nicéens et post-nicéens, deuxième série, vol. 1, p. 152

Juvencus (329 apr. J.-C.) a écrit un poème épique combinant les quatre Évangiles.

Eustathe (avant 337 apr. J.-C.)

Aphrahat le Syrien (337-345 apr. J.-C.) mentionne Lazare sortant du tombeau et le Seigneur disant : « Sors ». Il cite une partie de Jean 11, 43 en indiquant que c’est Jésus qui l’a dit. *Démonstrations choisies*, Démonstration 8, chapitre 14, p. 379

Aphrahat le Syrien (337-345 apr. J.-C.) cite un extrait de Jean 15, 15 en précisant que ce sont les paroles de Jésus. Démonstrations choisies, Démonstration 1, chap. 8, p. 348

Sérapion (après 362 apr. J.-C.)

Faustinus (IVe siècle)

Josippe (IVe siècle)

Zénon (IVe siècle) fait référence à Jean 3, 13

Hégémonios (milieu du IVe siècle après J.-C.), traduisant Archélaos (262-278 après J.-C.), cite Jean 8, 44 en indiquant que ces paroles ont été prononcées par Jésus. (C’est Archélaos qui s’exprime) « Dispute avec Manès », chap. 31, p. 205

Théodore d’Héraclée (355 apr. J.-C.)

Victorin de Rome (après 363 apr. J.-C.) fait référence à Jean 1, 3-4

Athanase (367 apr. J.-C.) énumère les livres du Nouveau Testament dans sa Lettre festale n° 39, p. 552

Hilaire de Poitiers (355-367/368 apr. J.-C.) fait référence avec autorité à Jean, Luc, Matthieu et Marc. Dans *Sur la Trinité*, livre 10, chap. 43, p. 193

Le *Synopsis Scripturae Sacrae* (350-370 apr. J.-C. ou Ve siècle) mentionne l’Évangile selon Jean comme faisant partie du Nouveau Testament. Il cite l’intégralité de Jean 1, 1-3.

Le schismatique Lucifer de Cagliari (370/371 apr. J.-C.) fait référence à Jean 3, 13 ; 10, 8 ; 14, 15, 17, 22

Éphraïm/Éphrem le Syrien (350-378 apr. J.-C.) cite Jean 11, 6 dans *Trois homélies*, homélie 1, chap. 11, p. 309

Basile de Cappadoce (357-379 apr. J.-C.) cite Jean 1, 1a comme provenant de Jean dans *Sur l’Esprit*, chap. 6.14, p. 8

Le synode de Laodicée (en Phrygie) (343-381 apr. J.-C.), au canon 60, p. 159, énumère les livres de l’Ancien Testament et du Nouveau Testament. Le canon 59, p. 158, stipule que seuls les livres canoniques de l’Ancien et du Nouveau Testament peuvent être lus à l’église.

Ambrosiaster (après 384 apr. J.-C.)

Cyrille de Jérusalem (vers 349-386 apr. J.-C.) cite Jean 1, 1 comme étant de Jean le Divin dans la Conférence 12.1, p. 72

Le Canon de Cheltenham (= Catalogue de Mommsen) (vers 360-370/390 apr. J.-C.) fait référence à chacun des quatre Évangiles.

Ambroise de Milan (340-390 apr. J.-C.)

Apollinaire de Laodicée (vers 390 apr. J.-C.)

Phœbadius (après 392 apr. J.-C.)

Grégoire de Nazianze (330-391 apr. J.-C.)

Pacien de Barcelone (342-379/392 apr. J.-C.) mentionne deux évangélistes : Matthieu et Jean. Lettre 3, chap. 11.1, p. 51

Grégoire d’Elvira (après 392 apr. J.-C.)

Amphilochius (-397 apr. J.-C.) cite Jean dans *Iambi ad Seleucum*

Grégoire de Nysse (335-397 apr. J.-C.) affirme que Jean 1, 3 est l’œuvre de Jean dans *Contre Eunomius*, livre 2, chap. 7, p. 112

Didyme l’aveugle (398 apr. J.-C.) fait référence à Jean 3, 13 et à d’autres passages.

Livre syriaque des degrés (= Liber Graduum) (350-400 apr. J.-C.)

Asterius d’Émèse (vers 400 apr. J.-C.)

Catalogue syrien de Sainte-Catherine (vers 400 apr. J.-C.)

Épiphane de Salamine (360-403 apr. J.-C.) mentionne l’Évangile selon Jean dans le *Panarion*, section 3, chapitre 44, p. 342. Il fait également référence à Jean 1, 42 ; 2, 12 ; 3, 13 ; 5, 1 ; 8, 39, 57 ; 10, 11 ; 12, 32 ; 13, 18 ; 16, 13

Rufin (374-406 apr. J.-C.)

Gaudentius (après 406 apr. J.-C.)

Jean Chrysostome (392-407 apr. J.-C.) a rédigé 88 sermons sur l’Évangile selon Jean. Il a déclaré que celui-ci avait été rédigé par le fils de Zébédée, le « fils du tonnerre » qui détient les clés du ciel.

Chromace (407 apr. J.-C.)

Séverien (après 408 apr. J.-C.)

Nicétas de Remésianus (366-vers 415 apr. J.-C.) fait référence à Jean 6, 64 ; 10, 38 ; 11, 25 ; 16, 27 ; 20, 23

Orose/Hosius de Braga (414-418 apr. J.-C.) fait allusion à Matthieu 26, 47-50 ; Marc 14, 43-46 ; Luc 22, 47-48 ; et Jean 18, 3-9. Défense contre les pélagiens, chap. 8, p. 124

Sulpicius/Sulpitius Severus (élève de Martin) (363-420 apr. J.-C.)

Concile de Carthage (218 évêques) (393-419 apr. J.-C.)

Jérôme (317-420 apr. J.-C.) mentionne chacun des quatre évangiles par son nom dans la lettre 53.9, p. 101.

Sozomon (370/380-425 apr. J.-C.) : Histoire ecclésiastique de Sozomon

Augustin d’Hippone (354-430 apr. J.-C.) fait référence aux quatre Évangiles dans son ouvrage intitulé « L’Harmonie des Évangiles ».

Jean Cassien (419-430 apr. J.-C.) affirme que Jean 1, 11 est l’œuvre de l’évangéliste Jean, selon les Sept Livres de Jean Cassien, livre 3.7, p. 577

Marc l’Ermite (après 430 apr. J.-C.)

Nonnus (431 apr. J.-C.)

Paulinos de Nola (431 apr. J.-C.)

Paul d’Émèse (après 432 apr. J.-C.)

Cyrille d’Alexandrie (444 apr. J.-C.)

Le Speculum (Ve siècle) fait référence à Jean 13, 10 et à d’autres passages.

Socrate de Constantinople (vers 400-439 apr. J.-C.)

Hésychius de Jérusalem (-450 apr. J.-C.) (prononcé HESS-us) fait référence aux quatre Évangiles, notamment Jean 1, 3-4, 13 ; 3, 13 ; 6, 47 ; 10, 8 ; 11, 25 ; 12, 32 ; 16, 23 ; 17, 11, 24

Théodoret de Cyr (évêque et historien) (423-458 apr. J.-C.)

Quodvultdeus (vers 453 apr. J.-C.)

Prosper de Tyre, en Aquitaine (426-465 apr. J.-C.)

Varimadum (445/480 apr. J.-C.) fait référence à Jean 8, 16 et à d’autres passages.

Témoignages concernant les hérétiques et les ouvrages apocryphes

L’hérétique encratite Tatien (vers 172 apr. J.-C.) rédigea une harmonisation des quatre Évangiles intitulée le Diatessaron, ce qui signifie « à travers [les] quatre ». Il y fait référence à 828,05 versets de l’Évangile selon Jean, soit 94,2 % de l’intégralité de cet Évangile.

Constitutions apostoliques (375-380 apr. J.-C.)

Les hérétiques gnostiques Basilide et Valentin, selon Hippolyte

L’hérétique gnostique Héracléon fait référence à Jean 1, 26 ; 4, 51, selon Origène.

Priscillien (vers 385 apr. J.-C.) fait référence à Jean 8, 25 et à d’autres versets.

L’hérétique arien Eunomius de Cyzique (vers 360 – vers 394 apr. J.-C.) cite des passages de Jean 1, 3 comme provenant de « Jean le bienheureux » ; Lettre apologétique, chap. 26, p. 71

L’hérétique Pélage fait référence à Jean 7, 37 et à d’autres passages.

L’hérétique manichéen Faustus-Milevis (383-400 apr. J.-C.) cite Jean 3, 3 comme figurant dans l’Évangile, dans la « Réponse d’Augustin à Faustus le manichéen », livre 24, chapitre 1, « Pères nicéens et post-nicéens », première série, vol. 4, p. 317

L’hérétique donatiste Tyconius (après 390 apr. J.-C.) fait référence à Jean 7, 39 et à d’autres passages.

L’hérétique pélagien Théodore de Mopsueste (428 apr. J.-C.)

Nous disposons encore aujourd’hui de tous ces textes.

3. Les plus anciens manuscrits de Jean dont nous disposons présentent de légères variations, mais aucune erreur théologique significative.

p. 2 Jean 12, 12-15 (VIe siècle)

VIe siècle – 1968 – Le texte du Nouveau Testament.

p. 5 (= Papyrus d’Oxyrhynchus 208, 1781) Jean 1, 23-31, 33-40 ; 16, 14-30 ; 20, 11-17, 19-20, 22-25 (47 versets), début du IIIe siècle. L’ouvrage *The Complete Text of the Earliest New Testament Manuscripts* en présente une photographie à la p. 62. Il précise que ce manuscrit est de qualité ordinaire, à l’exception du fait que le copiste avait tendance à omettre les pronoms et les conjonctions superflus. Il s’agit d’un texte occidental.

IIIe siècle – 1968 – L’ouvrage *The Text of the New Testament* inclut également Jean 1, 41.

Début du IIIe siècle – 1999 – *The Complete Text of the Earliest New Testament Manuscripts*. Il montre que Jean 1, 41 y figure, mais qu’aucune des lettres n’est très lisible.

p. 6 Jean 10, 1-2, 4-7, 9-10 ; 11, 1-8, 45-52 (IVe siècle) – Correspond au Vaticanus.

IVe siècle – 1968 – Le texte du Nouveau Testament.

p. 22 (= Papyrus d'Oxyrhynque 1228) (vers 250 apr. J.-C.) Jean 15, 25-27 ; 16, 1-2, 21-32

IIIe siècle – 1968 – Le texte du Nouveau Testament.

p. 28 (= Papyrus d'Oxyrhynque 1596) (IIIe siècle) Jean 6, 6-12 ; 17-22

IIIe siècle – 1968 – Le texte du Nouveau Testament.

p. 36 Jean 3, 14-18, 31-32, 34-35 (texte mixte du VIe siècle).

VIe siècle – 1968 – *Le texte du Nouveau Testament* ne comporte pas les versets 3:34-35.

p. 39 (= Papyrus d’Oxyrhynque 1780) Jean 8, 14-22, première moitié du IIIe siècle. L’ouvrage *Le texte complet des plus anciens manuscrits du Nouveau Testament* en présente une photographie à la page 138. Il précise également que la p. 39 est mot pour mot identique au Vaticanus, ce qui en fait un manuscrit alexandrin.

IIIe siècle - 1968 - Le texte du Nouveau Testament.

Première moitié du IIIe siècle – Philip Comfort, C.H. Roberts et T.C. Skeat.

IIIe siècle – Aland (3e édition) et Aland (4e édition révisée).

p. 44a Jean 10, 8-14 (VIe au VIIe siècle)

VIe au VIIe siècle – 1968 – Le texte du Nouveau Testament.

p. 44b Jean 9, 3-4 ; 12, 16-18, ainsi que Matthieu 17, 1-3, 6-7 ; 18, 15-17, 19 ; 25, 8-10 (VIe au VIIe siècle)

VIe-VIIe siècle – 1968 – Le texte du Nouveau Testament.

p. 45 Chester Beatty I. Une grande partie des quatre Évangiles et des Actes. Il comprend Jean 4, 51, 54 ; 5, 21, 24 ; 10, 7-25 ; 2 lettres complètes sur les 16 que comporte 10, 30 ; 10, 31-11, 10 ; 11, 18-36, 42-57. Il a été copié entre 100 et 150 apr. J.-C. (on pensait auparavant qu’il datait de la fin du IIe ou du début du IIIe siècle ). L’ouvrage *The Complete Text of the Earliest New Testament Manuscripts* présente une photographie d’une de ses pages à la page 146. L’ouvrage *A General Introduction to the Bible*, à la page 389, indique que le rouleau original comptait environ 220 feuillets, dont 30 nous sont parvenus : 2 feuillets de Matthieu, 2 de Jean, 6 de Marc, 7 de Luc et 13 des Actes.

IIIe siècle – 1968 – Le texte du Nouveau Testament

IIIe siècle – 1975 – Aland et al., troisième édition

IIIe siècle – 1998 – Aland et al., quatrième édition révisée

Fin du IIe ou début du IIIe siècle – 1999 – Le texte complet des plus anciens manuscrits du Nouveau Testament.

Papyrus p52 de John Rylands (fragment de 2 1/2 sur 3 1/2 contenant des parties de Jean 18, 31-33) 117-138 apr. J.-C. Un autre fragment, Jean 18, 37-38, est généralement considéré comme provenant du même rouleau et est également appelé « papyrus de John Rylands ». Il s'agit d'un passage du procès devant Pilate, au cours duquel Jésus reconnaît qu'il est roi.) Vous pouvez voir une photographie du papyrus John Rylands dans le Wycliffe Bible Dictionary, p. 937, le New International Dictionary of the Bible, p. 534, Greek Manuscripts of the Bible, p. 62-63, et A General Introduction to the Bible, p. 388.

Début du IIe siècle – 1968 – Le texte du Nouveau Testament.

p. 55 Jean 1, 31-33, 35-38 (VIe-VIIe siècle)

VIe au VIIe siècle – 1968 – Le texte du Nouveau Testament.

p. 59 Jean 1, 26, 28, 48, 51 ; 2, 15-16 ; 11, 40-52 ; 12, 25, 29, 31, 35 ; 17, 24-26 ; 18, 1-2, 16-17, 22 ; 21, 7, 12-13, 15, 17-20, 23 (VIIe siècle)

VIIe siècle – 1968 – Le texte du Nouveau Testament.

p. 60 Jean 16, 29-30, 32-17, 6 ; 17, 8-9, 11-15, 18-25 ; 18, 1-2, 4-5, 7-16, 18-20, 23-29, 31-37, 39-40 ; 19 ; - 3, 5-8, 10-18, 20, 23-26 (VIIe siècle) Texte alexandrin.

VIIe siècle - 1968 - Le texte du Nouveau Testament.

p. 63 Jean 3, 14-18 ; 4, 9-10 (vers 500 apr. J.-C.)

VIIe siècle – 1968 – Le texte du Nouveau Testament.

vers 500 apr. J.-C. – 1968 – Le texte du Nouveau Testament.

p. 66 Papyrus Bodmer II (808,5 versets : Jean 1, 1-6, 11 ; 6, 35b-14, 26, 29-30 ; 15, 2-26 ; 16, 2-4 ; 16, 6-7 ; 16, 10-20, 20 ; 20, 22-23 ; 20, 25-21, 9 ; 21, 12, 17 (fragments de Jean 19, 16) (Jean 7, 53-8, 11 n’ont jamais figuré dans ce manuscrit.) (daté d’environ 175 ou d’environ 125-150 apr. J.-C.) Nous disposons de 104 feuillets et de fragments de 40 autres feuillets. Une photographie de Jean 6, 58-64 tirée du papyrus Bodmer II figure dans le *New International Dictionary of the Bible*, p. 1003. L’ouvrage *The Complete Text of the Earliest New Testament Manuscripts* présente des photographies du p. 66 aux pages 368 à 370. Il précise que le manuscrit a été rédigé par un scribe professionnel, avec l’intervention de deux correcteurs qui y ont apporté des rectifications. L’ouvrage *The Archaeology of the New Testament* (Finnegan), p. 381, montre que la page 137 est très fragmentaire et contient une partie de Jean 19, 16. À ce propos, le titre donné dans * * pour le Bodmer p. 66 est « L’Évangile selon Jean ». Vous pouvez en voir une photographie dans *The Text of the Earliest New Testament Greek Manuscripts*, p. 378.

100-150 apr. J.-C. – 1960 – Hunger, d’après *The Complete Text of the Earliest New Testament Manuscripts*.

vers 200 apr. J.-C. – 1968 – *The Text of the New Testament*

200-250 apr. J.-C. - 1987 - Hunter, d’après *The Complete Text of the Earliest New Testament Manuscripts*.

Milieu du IIe siècle – 1999 – *Le texte complet des plus anciens manuscrits du Nouveau Testament* mentionne qu’il s’agit du plus ancien texte omettant Jean 7, 53-8, 11 (le péricope de la femme adultère). Cette datation repose en partie sur le fait que l’écriture du papyrus d’Oxyrhynchus 1074, contenant l’Exode et datant du IIe siècle, présente une similitude extrêmement étroite.

p75 Bodmer 14/15 Papyri (la majeure partie de Luc et de Jean. Jean 1, 1-11, 45 ; 11, 48-57 ; 12, 3-13, 1 ; 13, 8-9 ; 14, 8-15 ; une partie de 14, 16 ; 14, 17-29 ; 15, 7-8) 175-200 apr. J.-C., ou 175-225 apr. J.-C. (Jean 7, 53-8, 11 n’y figuraient pas.) Composé à l’origine de 144 feuillets, il en reste aujourd’hui 102.) Très similaire au Vaticanus (A General Introduction to the Bible, p. 390) L’ouvrage *The Complete Text of the Earliest New Testament Manuscripts* en présente une illustration partielle à la page 496. Il précise qu’un scribe professionnel a rédigé ce manuscrit. Une photographie d’une partie du rouleau des papyrus Bodmer 14/15 figure dans le *New International Dictionary of the Bible*, p. 706.

Début du IIIe siècle – 1968 – Le texte du Nouveau Testament indique qu’il s’agit des versets Jean 1, 1-13, 1- ; 14, 8-15, 8, avec des lacunes.

Fin du IIe siècle (vers 175 apr. J.-C.) – 1999 – Le texte complet des plus anciens manuscrits du Nouveau Testament.

p. 76 Jean 4, 9, 12 (VIe siècle)

VIe siècle – 1968 – Le texte du Nouveau Testament.

p. 80 Jean 3, 34, suivi d’une interprétation. Milieu du IIIe siècle.

Milieu du IIIe siècle – 1999 – Le texte complet des plus anciens manuscrits du Nouveau Testament.

p. 90 Jean 18, 36-19, 7 (vers 175 apr. J.-C.) L’ouvrage *Le texte complet des plus anciens manuscrits du Nouveau Testament* présente une photographie montrant une partie de la p. 90 à la p. 610.

Du milieu à la fin du IIe siècle – 1999 – Le texte complet des plus anciens manuscrits du Nouveau Testament.

p. 93 Jean 13, 15-17 (Ve siècle)

p. 95 Jean 5, 26-29, 36-38. IIIe siècle. L’ouvrage *The Complete Text of the Earliest New Testament Manuscripts* en présente une photographie à la page 620.

IIIe siècle – 1999 – *Le texte complet des plus anciens manuscrits du Nouveau Testament*.

p. 106 (= Papyrus d’Oxyrhynque 4445) Jean 1, 29-35 ; 40-46 (IIIe siècle)

p. 107 (= Papyrus d'Oxyrhynque 4446) Jean 1, 1-2 ; 11 (IIIe siècle)

p. 108 (= Papyrus d’Oxyrhynque 4447) Jean 17, 23-24 ; 18, 1-5 (IIIe siècle)

p. 109 (= Papyrus d'Oxyrhynque 4448) Jean 21, 18-20 ; 21, 23-35 (IIIe siècle)

0162 (= Papyrus d’Oxyrhynque 847) Jean 2, 11-22. Fin du IIIe ou IVe siècle. L’ouvrage *The Complete Text of the Earliest New Testament Manuscripts* en présente une photographie à la page 632.

Fin du IIIe ou début du IVe siècle (vers 300 apr. J.-C.) – 1999 – *The Complete Text of the Earliest New Testament Manuscripts*.

0217 – Extraits de Jean 12, 1 et éventuellement d’autres versets

Copte bohairique [Boh] IIIe/IVe siècle

Copte sahidique [Sah] IIIe/IVe siècle

Le Vaticanus [B] (325-350 apr. J.-C.) et le Sinaiticus [Si] (340-350 apr. J.-C.) contiennent l’intégralité de l’Évangile selon Jean, à l’exception de Jean 7, 53-8, 11.

L'Alexandrinus [A] (vers 450 apr. J.-C.) contient l'intégralité de l'Évangile selon Jean, à l'exception de Jean 6, 50-8, 52.

Le Codex de Washington (IVe/Ve siècle) a conservé l’intégralité de l’Évangile selon Jean, à l’exception de Jean 14, 25-16, 7.

Le Sinaïtique syriaque (IVe-VIIe siècle)

T (Ve siècle) : Jean 3, 13, 15 ; 5, 1, 3 ; 6, 36, 47, 52, 58 ; probablement d’autres versets.

Le Chester Beatty McAc1390 (probablement du IVe siècle), découvert à Dishna (près de Nag Hamadi), contient Jean 10, 8-18, 38 en copte sahidique.

Cambridge, Ve/VIe siècle

Arménien [Arm] à partir du Ve siècle

Géorgien [Geo] à partir du Ve siècle

Ephraemi Rescriptus [C], Ve siècle

Gothique, 493-555 apr. J.-C.

Éthiopien [Eth] à partir de vers 500 apr. J.-C.

Veuillez noter que les manuscrits datant jusqu’en 200 apr. J.-C. (p. 45, p. 52, p. 66, p. 75, p. 90) contiennent 855 des 878 versets de l’Évangile selon Jean (97 %). Ils comprennent les versets 1,1-7,52 ; 8, 12 à 14, 30 ; 15, 2 à 26 ; 16, 2 à 4, 6 à 7, 10 à 33 ; 17, 1 à 20, 20 ; 20, 22, 23, 25 à 31 ; 21, 1 à 9, 12, 17. (mais pas 7, 53 à 8, 11).

Si l’on ajoute les versets de l’Évangile selon Jean figurant dans le Diatessaron (vers 172 apr. J.-C.) qui ne se trouvent pas dans les manuscrits antérieurs à 200 apr. J.-C., cela ajouterait 16 versets supplémentaires : Jean 14, 31 ; 15, 1 ; 15, 27 ; 16, 1, 5 ; 16, 8-9 ; 20, 21, 24 ; 21, 10-11 ; 21, 13-16. Cela couvre tous les versets de l’Évangile selon Jean, à l’exception de 12.

Consultez la page www.BibleQuery.org/JohnManuscripts.html pour en savoir plus sur les premiers manuscrits de Jean.

Q : Dans l’Évangile selon Jean, quels versets et fractions de versets ont été cités par les auteurs pré-nicéens (avant 325 apr. J.-C.) ?

R : Avant l’an 325 après J.-C., les auteurs ecclésiastiques citaient environ 96,7 % des versets de l’Évangile selon Jean. Cela représente 850,22 versets. En d’autres termes, tous les 879 versets de l’ e de l’Évangile selon Jean sont cités, à l’exception de 28,78 versets. Les versets et fractions de versets non cités sont les suivants : Jean 1, 42 et suivants (2 mots sur 22) ; 4,3 et suivants (5 mots sur 8) ; 4,45a (16 mots sur 26) ; 5,2m (ni 5, ni 4, ni 7 mots) ; 6,1m (4 mots, ni 6, ni 2) ; 6,5 et suivants (6 mots sur 23) ; 6,10m (7 mots, ni 7, ni 8) ; 6,11 ; 6,19m (pas 6, 14, pas 2 mots) ; 6,20 ; 6,21a (7/18 mots) ; 6,22f (33/37 mots) ; 7,53 ; 8,1-11 ; 8,19a (1/26 mots) ; 8:25f (7/17 mots) ; 13:31a (5/17 mots) ; 13:38f (13/21 mots) ; 18:3 ; 18:11m (pas 4, 5, ni 11 mots) ; 18:25f (17/24 mots) ; 18:27 ; 18:38 et suivants (9 mots sur 24) ; 19:1 ; 19:3 ; 19:18 et suivants (12 mots sur 15) ; 19:38m (2 mots, et non 6 ou 4) ; 20:20m (10 mots, et non 4 ou 3).

Tous les versets ou fractions de versets non mentionnés ici ont été cités. Consultez www.bibleQuery.org/Bible/BibleCanon/EarlyChristianNTQuotes.xls pour plus d’informations.