< Question biblique tirée de l’épître aux Romains

Q : Dans l’épître aux Romains, pourquoi Paul a-t-il écrit ce livre ?

R : Paul avait généralement rencontré (ou fondé) les Églises auxquelles il s’adressait, mais l’épître aux Romains fait exception. Paul connaissait sans doute quelques personnes, mais il ne s’était jamais rendu à Rome. En fin de compte, Paul a écrit l’épître aux Romains parce que Dieu le lui a demandé. Or, Paul n’était pas seulement l’apôtre des Églises qu’il avait fondées, mais il était l’apôtre du Christ pour tous les croyants. L’épître aux Romains est généralement considérée comme le livre le plus logique et le mieux structuré d’un auteur très méthodique qui écrivait généralement de manière logique.

Paul souhaitait leur écrire avant de leur rendre visite et leur exposer en détail ce qu’est l’Évangile, pourquoi nous en avons besoin et comment il fonctionne. Il souhaitait également expliquer le salut dans le contexte des Juifs et des païens.

Q : Dans l’épître aux Romains, quel est le plan de ce livre ?

R : En voici un.

Romains 1:1-17 : Le message urgent de Paul

Romains1:18-3:20 : Notre condamnation

- Rom1:18 : la colère de Dieu contre le péché grave, qui s’aggrave et qui est mortel

- Romains 2-3:20 Les Juifs comme les païens sont sans excuse et responsables de leur culpabilité

Rom3:21 -5 : Notre justification

- Romains 3:21-31 C’est le Christ qui nous a justifiés, et non nos œuvres

- Romains 4 : Abraham : justifié par la foi

- Romains 5 : La mort du Christ nous a apporté la justification

Romains 6-8 : Notre sanctification

- Romains 6 : Nous avons été déclarés morts au péché

- Romains 7 : Notre lutte permanente pour la sanctification

- Romains 8 : Le Saint-Esprit : la force nécessaire à une vie sainte

Romains 9-11 : Le choix souverain de Dieu concernant Israël et nous

- Romains 9 : Le choix passé de Dieu concernant Israël

- Romains 10 : Le choix de Dieu aujourd’hui

- Romains 11 : L’accomplissement du choix futur de Dieu pour Israël

Romains 12-16 : Vivre notre salut

- Romains 12 : Une vie consacrée au service de Dieu et d’autrui

- Romains 13 : Une vie de soumission

- Romains 14 : Accueillir ceux qui sont faibles dans la foi

- - Sans les juger ni les faire trébucher, mais comme le ferait le Christ

- Romains 15, 14-16, 27 : Les projets futurs de Paul et sa reconnaissance envers les autres

Q : Dans l’épître aux Romains, quelle est la différence entre une épître et une lettre ?

R : Une épître, du mot grec « epistole », est un type de lettre destinée à être lue et diffusée publiquement.

Q : Dans l’épître aux Romains, quand Paul est-il mort ?

R : Il est généralement admis que Paul est mort sous Néron, c’est-à-dire pendant la persécution de 67 apr. J.-C. Il a donc écrit l’ensemble de ses textes dans les 34 ans environ qui ont suivi la mort de Jésus.

Nous ne connaissons pas l’âge exact de Paul, mais dans Actes 7, 58, Saul de Tarse était un jeune homme, et dans Philémon 9, Paul était un vieil homme.

Q : Dans Romains 1, 4, puisque Jésus a été déclaré Fils de Dieu, était-Il déjà le Fils de Dieu auparavant ?

R : Oui. Une personne peut être quelque chose avant que cela ne soit annoncé au monde entier. Jésus est le Fils de Dieu de deux manières distinctes.

Avant le commencement des temps, Jésus a été engendré (et non créé) par le Père. Il n’y a jamais eu de moment où Jésus n’était pas le Fils de Dieu.

Sur terre, Jésus a été conçu de manière asexuée par la Vierge Marie. Le matériel génétique non fourni par Marie (le chromosome Y, etc.) a été miraculeusement créé par Dieu le Père.

Ainsi, bien que Jésus ait toujours été le Fils de Dieu, Dieu a attendu qu’il naisse sur terre pour le révéler à l’humanité.

Jésus est-il donc égal à Dieu le Père ou subordonné à Dieu le Père ? Faisons d’abord un détour pour répondre à une question plus simple ; nous utiliserons ensuite cette réponse pour revenir à notre question initiale. Sur terre, votre petit garçon est-il votre égal ou vous est-il subordonné ? Si vous répondez qu’il n’est pas votre égal, c’est une mauvaise réponse pour deux raisons. Si une catastrophe naturelle survenait et qu’un seul d’entre vous puisse survivre, choisiriez-vous de vous sauver vous-même parce que votre fils n’est pas aussi important que (selon vous) vous l’êtes ? Si votre fils est inférieur à vous, alors, selon la même logique, votre père est-il supérieur à vous ? Son père était-il supérieur à lui ? Et le père de celui-ci ? Votre arrière-arrière-grand-père était-il alors un super-héros ? Non, votre fils n’est en aucun cas inférieur à vous ni inégal à vous. Mais votre fils vous obéit-il (du moins, espérons-le, la plupart du temps) ? Ou bien est-ce vous qui obéissez et vous soumettez à votre fils ? Je suis sûr que c’est la première hypothèse, et non la seconde. Vous et votre fils avez des rôles différents, du moins jusqu’à ce qu’il grandisse et ait des enfants. De même, le Père, le Fils et l’Esprit sont égaux en nature, en gloire et en honneur. Mais ils diffèrent par leur rôle et leur rang. Sur terre, Jésus s’est soumis (Hébreux 5, 7) et a appris l’obéissance (Hébreux 5, 8). Mais même aujourd’hui, le Père peut être désigné comme le Dieu de Jésus-Christ dans Éphésiens 1, 3. (Malheureusement, certains chrétiens, tels qu’Augustin d’Hippone et Ambroise de Milan, ne seraient pas d’accord sur ce dernier point.)

Q : Dans Romains 1, 7 et 1 Corinthiens 1, 3, étant donné que le mot grec kai peut signifier « même » autant que « et », cela signifie-t-il que Jésus est Dieu le Père, comme l’enseignent les sabelliens, les modalistes et certains (mais pas tous) pentecôtistes unitariens ?

R : Non. Examinons cela objectivement.

1. Tout le monde s’accorde à dire que « et » est le sens premier du mot grec « kai », mais celui-ci signifie parfois « même aussi ».

2. On ne peut pas prouver l’unicité, la Trinité ou toute autre doctrine en se basant sur un mot qui peut être traduit de deux façons différentes.

3. Dans ce chapitre de l’Épître aux Romains, Jésus est distingué de Dieu le Père en Romains 1:9. Jésus n’est pas un orphelin, pas plus qu’il n’est un Fils sans Père.

4. Jésus est également distingué du Père à de nombreux endroits dans les Écritures, notamment, mais sans s’y limiter, en Éphésiens 1,3, 17 ; Matthieu 3,16-17 ; 12,18 ; Marc 10,38-40 ; Luc 3,21-22 ; Jean 1,1, 33 ; 6,38 ; 14,16, 26, 28, 31 ; 5, 26 ; 6, 28 ; 7, 5 ; Actes 5, 31-32 ; 1 Corinthiens 11, 3 ; 15, 25-28 ; Hébreux 1, 9 ; 5, 7-8. Lors de son baptême, Jésus ne pratiquait pas un numéro de ventriloquie.

Le sabellianisme ne semble pas avoir eu beaucoup d’adeptes, sauf pendant une brève période à Rome. Voici quelques-uns des enseignements des chrétiens pré-nicéens selon lesquels le Père et le Fils sont distincts, sans pour autant enseigner qu’ils sont séparés.

Athénagoras (177 apr. J.-C.) affirme que le Père, le Fils et l’Esprit se distinguent dans l’unité. *A Plea for Christians*, chap. 12, p. 134

Athénagoras (177 apr. J.-C.) : « Quant au Saint-Esprit lui-même, qui agit dans les prophètes, nous affirmons qu’il est une effusion de Dieu, jaillissant de Lui et y retournant comme un rayon de soleil. Qui, alors, ne serait pas étonné d’entendre des hommes qui parlent de Dieu le Père, de Dieu le Fils et du Saint-Esprit, et qui proclament à la fois leur puissance dans l’union et leur distinction dans l’ordre, être qualifiés d’athées ? Notre enseignement concernant la nature divine ne se limite d’ailleurs pas à ces points ; nous reconnaissons également une multitude d’anges et de ministres,… » *A Plea for Christians*, chap. 10, p. 133

Théophile (168-181/188 apr. J.-C.) (extrait) « Dieu, ayant donc en son sein sa propre Parole, l’a engendrée, la faisant jaillir avec sa propre sagesse avant toutes choses. Il avait cette Parole pour aide dans les choses qu’il a créées, et c’est par elle qu’il a fait toutes choses. » Théophile à Autolycos, livre 2, chap. 10, p. 98

Irénée de Lyon (182-188 apr. J.-C.) dit : « La Parole, c’est-à-dire le Fils, était toujours avec le Père ; et cette Sagesse également, qui est l’Esprit, était présente auprès de Lui, antérieure à toute création. » Il poursuit ensuite en citant Proverbes 3, 19-20 et ainsi de suite, démontrant que le Saint-Esprit est la troisième personne. Irénée, Contre les hérésies, livre 4, chapitre 20.3, p. 488

Tertullien (vers 213 apr. J.-C.) : « Et si, pour citer un autre passage, “Ainsi parle le Seigneur à mon Seigneur le Christ”, le Seigneur qui s’adresse au Père du Christ doit être un Être distinct. De plus, lorsque l’apôtre, dans son épître, prie : « Que le Dieu de notre Seigneur Jésus-Christ vous donne l’esprit de sagesse et de connaissance », celui qui est le Dieu de Jésus-Christ, dispensateur des dons spirituels, doit être autre (que le Christ). Et une fois pour toutes, afin de ne pas passer en revue chaque passage, Celui « qui a ressuscité le Christ d’entre les morts, et qui ressuscitera également nos corps mortels », doit certainement être, en tant que source de vie, différent du Père mort, voire du Père ressuscité, si le Christ qui est mort est le Père. » Contre Praxéas, chap. 28, p. 625

Hippolyte (222-235/6 apr. J.-C.) a rédigé un ouvrage entier contre Noète qui « affirmait que le Christ était le Père lui-même, et que le Père lui-même était né, avait souffert et était mort ». Contre l’hérésie d’un certain Noète, chap. 1, p. 223

Hippolyte (222-235/236 apr. J.-C.) : « Il [Jésus] n’a pas dit : “Moi et le Père, nous sommes un”, mais “nous sommes un”. Car le mot “sommes” ne s’applique pas à une seule personne, mais désigne deux personnes et une seule puissance. » Et il cite 1 Corinthiens 15, 23-28. Contre l’hérésie de Noète, chap. 7, p. 226

Origène (225-253/254 apr. J.-C.) « Or, nombreux sont ceux qui se soucient sincèrement de la religion et qui se trouvent ici en proie à une grande perplexité. Ils craignent de proclamer deux dieux, et cette crainte les pousse vers des doctrines fausses et pernicieuses. Soit ils nient que le Fils possède une nature distincte qui lui est propre, en dehors de celle du Père, et font de Celui qu’ils appellent le Fils un Dieu en tout sauf par le nom ; soit ils nient la divinité du Fils, lui attribuant une existence distincte qui lui est propre, et plaçant la sphère de son essence en dehors de celle du Père, de sorte qu’ils sont séparables l’un de l’autre. » Commentaire sur Jean, livre 2, chap. 2, p. 323

Novatien (250/4-256/7 apr. J.-C.) (implicitement) a qualifié l’hérésie de Sabellius de sacrilège, car elle consistait à croire que le Christ n’est pas le Fils, mais le Père. Traité sur la Trinité, chap. 12, p. 621-622

Denys d’Alexandrie (246-265 apr. J.-C.) : « La plante qui jaillit de la racine est une chose distincte de celle d’où elle pousse ; et pourtant, elle est de même nature qu’elle. Et le fleuve qui jaillit de la source est distinct de la source. Car on ne peut appeler ni le fleuve une source, ni la source un fleuve. Néanmoins, nous admettons qu’ils sont tous deux un par nature, et également un en substance ; et nous reconnaissons que la source peut être considérée comme le père, et que le fleuve est ce qui est engendré par la source. » Sur l’unique substance, p. 120

Lucien d’Antioche (vers 300-311 apr. J.-C.) : « clairement du Père qui est véritablement Père, du Fils qui est véritablement Fils, et du Saint-Esprit qui est véritablement Saint-Esprit ; ces noms n’étant pas attribués de manière vague ou arbitraire, mais désignant avec précision la personnalité, l’ordre et la gloire propres à ceux qui sont ainsi nommés, de sorte qu’ils sont trois en tant que Personnes, mais un en harmonie. » Credo de Lucien d’Antioche, dans *The Creeds of Christendom* de Philip Schaff, vol. 2, p. 27

Méthode (270-311/312 apr. J.-C.) « Car le royaume du Père, du Fils et du Saint-Esprit est un, tout comme leur substance est une et leur domination une. C’est pourquoi, par une même adoration, nous rendons culte à la Divinité unique en trois Personnes, subsistant sans commencement, incréée, sans fin, et à laquelle il n’y a pas de successeur. Car ni le Père ne cessera jamais d’être le Père, ni le Fils d’être le Fils et le Roi, ni le Saint-Esprit d’être ce qu’Il est en substance et en personnalité. Car rien de la Trinité ne subira de diminution, que ce soit en matière d’éternité, de communion ou de souveraineté. Car ce n’est pas pour cette raison que le Fils de Dieu est appelé roi, parce qu’Il s’est fait homme pour nous », Discours sur les Psaumes, chap. 5, p. 397. (voir également Le Banquet des dix vierges, discours 8, chap. 10, p. 338 et chap. 11, p. 339)

Q : Dans Romains 1, 8, en quoi la foi des chrétiens de Rome était-elle connue dans le monde entier ?

R : Cela a le même sens qu’en 1 Thessaloniciens 1, 8. Compte tenu de la taille et de l’influence de la ville de Rome, il n’est pas exagéré de dire que l’Église de Rome a joué un rôle majeur dans la première impression que beaucoup de gens se faisaient du christianisme.

Q : Dans Romains 1, 11 et Romains 15, 29, Paul ne fait-il pas preuve d’un peu de vanité en disant aux Romains qu’il souhaite venir leur apporter un don spirituel ?

R : Si Paul avait été un homme ordinaire, peut-être. Mais comme Paul était un apôtre du Christ, il se montrait à la fois franc et sincère, sans exagération. Il n’y a aucun mal à dire à quelqu’un que l’on peut lui être utile, si c’est la vérité.

Q : Dans Romains 1, 13-14, pourquoi Paul a-t-il été empêché de voir les Romains plus tôt ?

R : Paul ne dit pas que c’était dû à l’opposition de Satan, comme il le fait dans 1 Thessaloniciens 2:18. Paul avait plutôt beaucoup de ministère à accomplir là où il se trouvait, à l’est, en Asie Mineure et en Grèce. Il devait également trouver un moyen de s’y rendre. Il est parfois acceptable qu’un ministère fructueux dans un lieu retarde votre départ vers un autre lieu.

Q : Dans Romains 1, 18, comment peut-il être vrai que Dieu ne se met jamais en colère ?

R : Demandons donc aux habitants de Sodome et de Gomorrhe ! Prétendre que Dieu ne se met jamais en colère relève d’un vœu pieux qui va à l’encontre des Écritures. Malheureusement, cette erreur qui consiste à privilégier notre propre raisonnement plutôt que de croire ce que disent les Écritures remonte à l’Épître à Diognète (vers 130-200 apr. J.-C.). Clément de Rome (96-98 apr. J.-C.) et Origène (225-253/254 apr. J.-C.) sont incohérents sur ce point. Cependant, dix-neuf auteurs chrétiens des premiers temps ont admis que Dieu avait de la colère : Ignace d’Antioche, Justin le Martyr, Méliton de Sardes, Théophile d’Antioche, Irénée de Lyon, Clément d’Alexandrie, Tertullien, Hippolyte, Commodien, Novatien, Traité contre Novatien, Cyprien de Carthage, Grégoire le Thaumaturge, Victorin de Petau, Pierre d’Alexandrie, Méthode, Lactance, Alexandre d’Alexandrie et Eusèbe de Césarée (318-325 apr. J.-C.). L’hérétique Marcion, en copiant l’épître aux Romains, a traduit par « colère » au lieu de « colère de Dieu », selon le *Wycliffe Exegetical Commentary : Romains 1-8*, p. 94.

Q : Dans Romains 1, 18, lorsque la colère de Dieu est révélée, cela signifie-t-il que la colère de Dieu se révèle au moment même où l’Évangile est prêché, comme l’enseignait Karl Barth, ou cette prédication rappelle-t-elle des actes révélés au cours de l’histoire ?

R : C’est la seconde interprétation. Les hommes ont fait l’expérience de la colère de Dieu dès l’époque de l’Ancien Testament, avant même que l’Évangile ne leur soit annoncé.

Q : Dans Romains 1, 18, comment les hommes peuvent-ils retenir la vérité dans l’injustice ?

R : Il est bien trop facile pour les gens d’admettre, au moins en partie, la vérité de ce qui est juste et meilleur pour les autres, sans pour autant la mettre en pratique eux-mêmes. Le mot grec utilisé ici pour désigner l’impiété, asabeian, signifie bien plus que le simple fait de ne pas croire en Dieu. Il désigne un manque de révérence envers Dieu ; il fait donc également référence à ceux qui croient intellectuellement en Dieu mais ne vivent pas en conséquence. Aujourd’hui, certains appellent cela « l’athéisme pratique ». Ils ne se disent peut-être pas athées, mais ils vivent comme s’ils l’étaient.

Q : Dans Romains 1:18, comment les gens ont-ils réprimé la vérité ?

R : Certaines personnes, sans que ce soit de leur faute, ignorent certaines choses importantes, mais ce n’est pas de cela dont il est question ici. Toute ignorance n’est pas innocente. Certaines personnes ignorent la vérité sur un sujet parce qu’elles savaient où trouver l’information et qu’elles ont délibérément choisi de ne pas la découvrir ou de ne pas y croire, quelles que soient les preuves. Comme le dit un proverbe du Moyen-Orient : « On ne peut pas réveiller quelqu’un qui fait semblant de dormir. » Les gens occultent la vérité selon laquelle l’avortement met fin à une vie innocente, non pas parce qu’ils ne peuvent pas la voir, mais parce qu’ils refusent de la voir. On constate aujourd’hui sans cesse des cas d’occultation de la vérité en politique.

Voici un exemple concret et flagrant de la manière dont le gouvernement a occulté la vérité dans l’histoire antique. Les Romains possédaient de nombreuses institutions sacrées païennes qu’ils croyaient exister pour diverses raisons divines ou miraculeuses. Bon nombre d’entre elles avaient été fondées par Numa Pompilius, l’un des premiers rois romains. L’historien romain Varron rapporte qu’un paysan romain, Térence, alors qu’il labourait près de la tombe de Pompilius, découvrit des livres appartenant à ce dernier, dans lesquels étaient consignées les origines de ces institutions sacrées. Il les remit au Sénat qui, après avoir pris connaissance des véritables raisons d’être de ces institutions, ordonna au préteur de brûler ces livres. Vous pouvez lire ce récit dans *La Cité de Dieu* d’Augustin d’Hippone (413-426 apr. J.-C.), livre 7, chapitre 34, pages 141-142. Lorsque des personnes brûlent les plus anciens exemplaires des livres de leur propre religion, à laquelle elles prétendent croire, on ne peut s’empêcher de s’interroger sur leur attachement à la vérité.

Q : Dans Romains 1, 18-23, comment expliquez-vous aux non-croyants que les hommes ont des obligations envers Dieu ?

R : Que ce soit pendant notre enfance ou à l’âge adulte, nous avons des obligations envers nos parents. À l’école, nous avons l’obligation d’obéir à l’enseignant. Lorsque nous conduisons une voiture, nous avons l’obligation de respecter le code de la route et de suivre les instructions d’un agent de police. Compte tenu de toutes ces obligations, que la plupart des gens, en dehors de la prison, acceptent, pourquoi penserions-nous que nous n’avons aucune obligation envers notre Créateur ?

Dieu nous a donné la vie, l’air, la subsistance, et Il nous demande de Le reconnaître et de L’adorer. Quant à ceux qui ne veulent pas adorer le vrai Dieu, après la mort, Dieu les reléguera dans leur propre univers, loin de Lui. Bien sûr, Dieu est la source de toute bonté et de tout amour. Cet autre univers, c’est l’étang de feu.

Q : Dans Romains1:19 -20, comment chacun peut-il connaître Dieu à travers la nature ?

R : Cinq points à prendre en compte dans la réponse.

1. Nous pouvons apprendre beaucoup de choses sur Dieu à travers la nature. Par exemple, aucune chose créée ne peut se créer elle-même. Il existe un Créateur, qui est plus grand que les êtres créés. Nous pouvons également percevoir la majesté, la puissance et la beauté de Dieu dans la Création, bien que celle-ci soit déchue.

2. Les gens peuvent se forger leurs propres interprétations étranges des faits. Par exemple, la théorie de la génération spontanée, un « fait scientifique » du Moyen Âge, affirmait que les mouches pouvaient provenir de la viande en décomposition et que la vie pouvait naître spontanément de la non-vie.

3. Il existe de nombreux aspects importants concernant Dieu que nous ne pouvons pas connaître par le biais de la nature, tels que la Trinité, la mort de Jésus sur la croix et son retour.

4. Si la nature ne suffit pas à enseigner l’Évangile du salut dans son intégralité, elle suffit toutefois à faire comprendre aux hommes qu’il existe un Dieu et à les inciter à Le rechercher.

5. Si quelqu’un rejette la vérité qu’il connaît au sujet du Dieu Très-Haut, Dieu ne s’est pas nécessairement engagé à lui révéler davantage de vérité.

Q : Dans Romains1:19 -20, tous les non-chrétiens iront-ils en enfer ?

R : Il n’y a qu’une seule réponse correcte, mais elle comporte deux aspects : non et oui.

Non, pour quatre raisons

N1. Non, car certaines personnes qui ne sont pas encore chrétiennes le deviendront à l’avenir et iront au ciel. Le terme biblique désignant ceux qui se trouveront finalement au ciel est « les élus ».

N2. Non, car dans l’Ancien Testament, de nombreux Juifs pieux, qui obéissaient à la Loi, sont morts en attendant la venue du Messie, sans connaître le Messie (Éphésiens 3:4-6 ; 1 Pierre 1:10-11 ; 2 Pierre 1:19 ; ~Hébreux 11:39-40). Ils sont morts avant le Christ, mais ils sont au ciel.

N3. Non, car Dieu s’est révélé à travers Abraham, même si celui-ci ne disposait pas de la Loi. Dieu est capable d’agir « en dehors du cadre » de nos idées préconçues et d’amener les hommes à Lui par le Christ comme Il le souhaite. Nous pouvons être assurés que tous ceux qui sont morts sans jamais avoir entendu parler du Christ, qu’il s’agisse de nourrissons, de personnes souffrant d’un handicap mental grave ou de personnes en proie à une profonde ignorance, seront jugés équitablement par Dieu, qui est également miséricordieux. (Voir Romains4:15 ;5:12 ; ~Jean 9:41)

N4. Certains chrétiens pensent que le Christ a prêché à ceux qui étaient déjà morts, en se fondant sur 1 Pierre 3:19-20 et 1 Pierre 4:6. Clément d’Alexandrie, dans les Stromates (193-202 apr. J.-C.), livre 6, chapitre 6, p. 490, a déclaré que ceux qui étaient justes selon la Loi de Dieu ne manquaient que de la foi. Quant à ceux qui ne connaissaient pas la Loi, mais qui étaient justes selon leur philosophie, ils avaient besoin à la fois de la foi et de la repentance de l’idolâtrie. « Dès que la vérité leur fut révélée, ils se repentirent également de leur conduite antérieure [idolâtre]. » Voir également les *Stromates*, livre 6, chapitre 6, p. 492. Irénée de Lyon (Irénée, *Contre les hérésies*, livre 4, chapitre 27.1, p. 499), Hippolyte (Fragment du *Commentaire sur le Psaume 19 ou 20*, p. 170. Voir également le chapitre 7.14, p. 189), ainsi qu’Origène (Origène, Contre Celse, livre 2, chapitre 43, p. 448) enseignaient également que le Christ prêchait aux morts afin d’en convertir certains.

D’autres chrétiens ne partagent toutefois pas cet avis.

Oui, et ce pour quatre raisons

R1. Tous ceux qui sont, ont été ou seront un jour sauvés le sont par l’unique Médiateur et Sauveur, Jésus-Christ (Actes4:12 ; Jean 10, 7-8 ; Jean 10, 26-28).

Y2. Tous ont besoin de Jésus. Jésus a même dit aux pharisiens juifs, ces religieux, que s’ils ne croyaient pas en Lui, ils mourraient bel et bien dans leurs péchés (Jean 8:24). Jésus les a avertis que leur rejet de Dieu les enverrait en enfer (Matthieu23:33 -36).

Y3. Même les nourrissons qui sont morts avant d’avoir commis sciemment la moindre transgression ont néanmoins besoin de Jésus pour les sanctifier et les purifier de leur nature pécheresse. Bien qu’ils n’aient fait aucun choix pécheresse et n’aient jamais eu l’intention de mal agir, ils possèdent néanmoins une nature égoïste et pécheresse et ont besoin d’être transformés par Jésus avant d’aller au ciel.

Y4. Puisque Jésus sauve tous ceux qui doivent être sauvés, alors tous ceux qui iront au ciel finiront tôt ou tard par croire en Christ (Romains 14, 10-11 ; Philippiens 2, 9-11 ; Jean 6, 37, 45).

Concernant le point Y3, un chrétien m’a un jour contredit à ce sujet, affirmant que si ces personnes ne peuvent pas prendre la décision de suivre Jésus, elles ne peuvent pas aller au ciel. Cependant, nous devons nous demander, au niveau le plus fondamental, quelle est cette « chose » unique qui nous sauve ? En fin de compte, ce n’est pas notre décision qui nous sauve, car ce n’est même pas « nous » qui nous sauvons. Au niveau le plus fondamental, c’est Dieu qui nous sauve. Il sauve tous les sauvés par l’intermédiaire de Jésus, mais nous ne savons pas exactement comment Il s’y prendra pour les nourrissons, ceux qui ont vécu avant le Christ, etc. Ce que nous savons, c’est qu’Il est Dieu !

Q : Dans Romains 1, 20, dans quelle mesure les hommes peuvent-ils apprendre la vérité de Dieu et l’Évangile en observant la Création ?

R : Nous pouvons en tirer trois enseignements, mais pas un quatrième.

1. L’existence d’une sorte de Créateur (personnel ou impersonnel) à partir de l’existence de la Création.

2. Les qualités invisibles de Dieu, sa puissance éternelle et sa nature divine (Romains1:20 ).

3. Une certaine compréhension de la loi morale de Dieu (Romains2:14 -16).

À partir de la création, les hommes ne peuvent pas connaître le mystère du Christ. (Éphésiens 3:4-6,9 ;6:19 ; Colossiens 1:26-27 ; 2:2 ; 4:3 ; Romains 16:25-26 ; 1 Pierre 1:10-12).

Q : Dans Romains 1, 20, est-il possible que quelqu’un soit sauvé uniquement en croyant ce que l’on peut apprendre de la Création ?

R : En réalité, personne ne l’est. En dehors de Dieu, personne ne cherche Dieu, comme le dit Romains 3, 9-20.

D’un point de vue hypothétique, la question repose sur une prémisse erronée. Elle part du principe que Dieu est passif et que, si quelqu’un Le cherchait, Dieu se contenterait de rester les bras croisés sans chercher à l’attirer vers la vérité. En réalité, Dieu souhaite probablement que les gens croient en la vérité bien plus que les gens ne le souhaitent eux-mêmes.

Q : Dans Romains 1, 24, 26 et 28, puisque Dieu n’aime pas l’impiété, pourquoi a-t-Il alors voulu livrer les impies à une impiété encore plus grande ?

R : Dieu n’aime pas l’impiété, mais si quelqu’un veut être impie, Dieu le laisse aller dans la direction qu’il souhaite prendre. Romains 1 montre que l’une des conséquences du péché est le désir de commettre un péché plus grave. Soit vous désirez pécher davantage, soit vous avez faim et soif de justice, comme Jésus l’a recommandé dans Matthieu 5, 6. Soit dit en passant, les chrétiens ne devraient jamais cesser d’avoir faim et soif de plus de justice.

Q : Dans Romains 1, 24, 26 et 28, il est dit à trois reprises : « Dieu les a livrés ». Comment Dieu « livre-t-il » les gens, et existe-t-il différents degrés ?

R : Certains artistes talentueux parviennent à faire deviner ce qu’ils ont dessiné en quelques traits seulement. De la même manière, Paul brosse un bref portrait du cœur des hommes. Dieu les a successivement livrés à l’impureté, à des passions infâmes et à des pensées dépravées. Le monde pécheur est sens dessus dessous. Les animaux sont devenus plus importants que les hommes, les genres se sont inversés, et le mal est devenu le bien, du moins aux yeux du monde. Ce même terme était utilisé dans l’Ancien Testament, où les ennemis d’Israël furent livrés à Israël dans Exode 23:31 et Deutéronome 7:23. Plus révélateur encore, il est également employé lorsque Dieu livra l’Israël rebelle à ses ennemis dans Lévitique 26:25 ; Deutéronome 28:25 ; Josué 7:7 ; et Juges 2:14 ; 6:1,13.

Le fait que Dieu les livre ne consiste pas simplement en un retrait passif de Sa bénédiction, comme l’enseignait Jean Chrysostome, mais aussi en l’envoi actif d’ennemis, comme le montre le livre d’Habacuc 1.

Q : Dans Romains 1, 24, 26 et 28, Dieu les livrait-Il pour qu’ils se corrigent eux-mêmes, pour corriger les autres, ou pour les punir ?

R : Il ne s’agit pas nécessairement d’une seule de ces raisons. Pour ceux qui ont des oreilles pour entendre, cela peut servir de correction. Les sages peuvent tirer des leçons des erreurs des autres. Mais pour les insensés qui ne tiennent pas compte de la correction, cela ne sert que de châtiment pouvant conduire à un châtiment plus sévère. On peut imaginer ces péchés comme de hauts poteaux métalliques, fixés aux bardeaux en bois de votre toit, qui, lors d’un orage, attirent la colère de Dieu.

Q : Dans Romains 1:25, le texte grec ne dit pas « pour un mensonge », mais « le mensonge ». En quoi consiste exactement ce mensonge ?

R : Il ne s’agit pas d’un seul des péchés individuels mentionnés, mais plutôt de la totalité du « mensonge » selon lequel ils n’ont pas besoin de prêter attention à Dieu et n’ont aucune obligation de Lui obéir.

Q : Romains1:26 -27 signifie-t-il uniquement qu’on ne peut pas changer pour devenir homosexuel, mais que si l’on est né homosexuel, il est acceptable de pratiquer son homosexualité ?

R : Non. Romains 1:26-27 indique que tant les hommes que les femmes commettent un péché grave en troquant les relations naturelles contre des relations homosexuelles contre nature. Certains ont avancé que seul le fait de « troquer » était répréhensible, et qu’il n’y avait rien de mal à être homosexuel si l’on était né ainsi. Mais cela ne saurait être le cas. Non seulement ce verset met l’accent sur le caractère « honteux » des relations elles-mêmes, mais le mot « troquer », metallaso, est le même terme grec utilisé pour désigner le fait de troquer la vérité de Dieu contre un mensonge. Le problème ne réside donc pas seulement dans le « troc », mais dans les « actes indécents avec d’autres hommes », comme le précise Romains1:27 . Puisque Lévitique 18:22,24 ;20:13 et 1 Corinthiens 6:9-10 montrent que la pratique de l’homosexualité est un mal, il va de soi qu’il n’est jamais acceptable de se trouver dans un état de mal. Cela vaut aussi bien pour l’immoralité homosexuelle que pour l’immoralité hétérosexuelle, l’essentiel étant que nous sommes tous nés avec une nature pécheresse et que nous devons naître de nouveau pour être saints. Voir également l’analyse de Lévitique 18:22,24 ;20:13 et 1 Corinthiens 6:9-10. Soit dit en passant, le terme grec « convoitises honteuses » peut également être traduit par « passions déshonorantes » selon The Bible Knowledge Commentary : New Testament, p. 443, ou par « passions indignes » selon la traduction de Wuest.

Paul était juif, et d’autres auteurs juifs qui écrivaient en grec utilisent cette expression grecque « usage contre nature » (para physin) pour désigner l’homosexualité dans *Lois spéciales* 3, 39 de Philon et dans *Contre Apion* 2, 273 de Josèphe.

Voici un texte juif présentant certaines similitudes avec l’écriture de Paul : « Le soleil, la lune et les étoiles ne changent pas leur ordre ; de même, ne changez pas non plus la loi de Dieu par le désordre de vos actes. Les païens se sont égarés, ont abandonné le Seigneur, ont changé leur ordre et ont obéi à des morceaux de bois et à des pierres, à des esprits de tromperie. Mais vous ne serez pas ainsi, mes enfants, en reconnaissant dans le firmament, sur la terre, dans la mer et dans toutes les choses créées, le Seigneur qui a tout fait, afin que vous ne deveniez pas comme Sodome, qui a changé l’ordre de la nature. » (Testament de Nephtali 3, 2-4). Cité dans The Expositor’s Bible Commentary, vol. 10, p. 27

Tertullien, dans *De Corona*, chap. 6, p. 96, interprète Romains 1, 26 en affirmant que les hommes et les femmes ont transformé entre eux l’usage naturel en un usage contre nature « à titre de châtiment pour leur erreur ».

Q : À propos de Romains 1, 26-27, le sceptique Bart Ehrman écrit : « En réfléchissant aux passages de la Bible qui ont une pertinence dans le contexte moderne, il est important de rappeler la perspective historique selon laquelle les auteurs bibliques vivaient tous dans un monde différent du nôtre et reflétaient les présupposés et les croyances des gens de leur époque. Leur monde, pour prendre un exemple particulièrement parlant, ne connaissait pas le concept de ce que nous appelons aujourd’hui l’homosexualité. En d’autres termes, l’homosexualité n’existait pas dans ce monde. Pourquoi ? Non pas parce que les hommes n’avaient pas de relations sexuelles avec des hommes (ils en avaient) ou les femmes avec des femmes (elles en avaient), mais parce qu’il n’y avait aucune notion d’orientation sexuelle dans ce monde, ni dans aucun autre, jusqu’à ce que cette notion se développe chez les penseurs occidentaux aux XIXe et XXe siècles. » (Jesus, Interrupted, p. 280)

Ehrman utilise les deux exemples précédents pour généraliser. « Il en va de même pour tous les enseignements de la Bible – sur les femmes, sur les relations entre personnes du même sexe, sur les relations sexuelles extraconjugales, sur la peine capitale, sur la guerre, sur la richesse, sur l’esclavage, sur la maladie, sur… enfin, sur tout. » (Jesus, Interrupted, p. 281)

R : Ouah ! Apparemment, Ehrman n’a pas lu l’Ancien Testament depuis très longtemps, en particulier Lévitique 20, 13. Il ne pense tout de même pas que Lévitique 20 ait été « développé par les penseurs occidentaux aux XIXe et XXe siècles » ! Plutôt qu’au XIXe siècle, cela remonte en réalité au XVe siècle… avant J.-C. !

Quoi qu’aient pu faire les peuples païens plusieurs siècles plus tard, cela n’a pas remis en cause le concept selon lequel les relations entre personnes du même sexe étaient un mal pour un Juif (tel que Saul de Tarse ou même Jésus), car ceux-ci pouvaient lire l’Ancien Testament. Soit dit en passant, bien avant l’apparition des penseurs occidentaux du XIXe siècle, au moins onze auteurs chrétiens des premiers temps se sont expressément prononcés contre l’homosexualité avant l’an 325 après J.-C. Vous pouvez les consulter à l’adresse www.BibleQuery.org/History/ChurchHistory/WhatEarlyChristiansTaught.html. À mon avis, Ehrman est tout simplement « incroyable » sur ce point.

Q : Dans Romains1:26 -27, comment Dieu livre-t-il les hommes aux convoitises de leur cœur ?

R : L’une des punitions du péché est un désir accru de pécher. Le péché a pour conséquence de créer un cercle vicieux. Vous pouvez considérer le péché impénitent comme un « trou noir » astronomique qui aspire tout ce qui l’entoure. L’Apocalypse22:11 et le livre de Daniel12:10 laissent également entendre que le bien et le mal se multiplieront tous deux.

Q : Dans Romains 1:30, comment certains « inventent-ils des moyens de faire le mal » ?

R : Faire le mal ne se limite pas aux actes explicitement mentionnés dans la Bible, mais consiste à aller à l’encontre de la volonté de Dieu et des principes positifs énoncés dans la Bible. « Faites aux autres… » contre le fait d’imaginer de nouvelles façons d’escroquer les gens, que ce soit par de petites arnaques, par des investissements ou par le biais d’un fonctionnaire utilisant des lois farfelues. Une autre façon consiste à imaginer de nouveaux moyens de nuire à la réputation de quelqu’un ou de torturer des personnes, afin de pouvoir le montrer dans des films. Si un nouveau film était réalisé montrant un nouveau genre d’horreur, voudriez-vous le regarder ? Si vous êtes un enfant de Dieu, alors pourquoi ?

Il existe une fable sur le cœur des méchants intitulée « La grenouille et le scorpion ». Elle a été attribuée à Ésope, mais n’était en réalité pas connue avant d’apparaître dans deux romans russes en 1933 et 1940. Dans cette fable, une grenouille et un scorpion doivent traverser une rivière. Le scorpion ne sachant pas nager, il demande à la grenouille de le transporter sur son dos. La grenouille hésite, car si le scorpion la piquait, elle se noierait. Le scorpion lui explique qu’il ne la piquera pas, car s’il le faisait, ils se noieraient tous les deux. La grenouille accepte donc et commence la traversée. À mi-chemin, le scorpion pique la grenouille. Alors que la paralysie s’empare de la grenouille, celle-ci demande au scorpion pourquoi il a agi ainsi, car désormais, ils vont tous deux mourir. Le scorpion répond qu’il n’a pas pu s’en empêcher ; c’est dans sa nature. Le mal peut non seulement nuire aux autres, mais aussi souvent se retourner contre soi-même.

Q : Dans Romains 2, 1-11, pourquoi ce changement de ton ?

R : Paul anticipe les réactions de ses lecteurs. Romains 1 met l’accent sur ce que « ils » ont fait ; « ils » désignant des personnes méchantes qui ne voulaient même pas essayer de suivre Dieu. Plutôt que de laisser le lecteur penser que cela ne s’applique qu’à ces autres personnes, Paul remplace le pronom par « vous » dans Romains 2, 1, 3 et 17. Il s’agit d’une « diatribe » ou d’une discussion hypothétique à double sens avec le lecteur.

Cela montre que tout le monde est gravement défaillant, du moins en dehors du Christ. Mais comme l’a dit un prédicateur, il faut montrer aux gens qu’ils sont perdus avant de pouvoir leur montrer qu’ils ont besoin d’un Sauveur. Paul expose systématiquement notre désespoir, pour atteindre son paroxysme en Romains 3:23. Puis Paul nous montre l’espérance, alors que nous étions sans espoir, en Christ.

Q : Dans Romains 2, 2-11, qu’est-ce que cela nous enseigne au sujet du jugement de Dieu ?

R : Cela nous enseigne cinq choses.

1. Il est conforme à la vérité (Romains 2, 2)

2. Il est inéluctable, à moins qu’une personne ne soit pardonnée. Romains 2:3

3. Il est souvent différé. Romains 2, 4

4. Sa sévérité dépend de l’accumulation de la culpabilité. Romains 2, 5

5. Elle est conforme aux actes de chacun. Romains 2:6-11

Q : Dans Romains 2:5, qu’entend-on ici par « obstination » ?

R : Le mot grec « skeroteta » est à l’origine du mot français « sclérose ». Ainsi, au lieu de l’athérosclérose, c’est-à-dire le durcissement des artères, il s’agit ici du durcissement de l’âme.

Q : Dans Romains 2:5, tout le jugement de Dieu aura-t-il lieu en un seul jour ?

R : Le terme « jour » ne désigne pas ici une période de vingt-quatre heures. Il fait référence au moment où Dieu rendra son jugement. Il y aura plusieurs jugements : un jugement devant le tribunal de Christ pour les croyants, et un jugement devant le Grand Trône Blanc pour tous.

Q : Romains 2:6 fait-il partie du passage de Romains 2:1-5 ou de celui de 2:7-11 ?

R : D’un point de vue grammatical, on pourrait penser qu’il s’agit de Romains 2, 1-5 en raison du pronom « qui ».

Cependant, d’un point de vue structurel, ce passage s’inscrit dans le cadre de Romains 2, 7-11, car les Juifs écrivaient et pensaient souvent en chiasmes, et il s’agit ici d’un chiasme. Le mot « chiasme » vient du nom de la lettre grecque Chi, qui ressemble à un « x ». Un chiasme est une organisation symétrique de la pensée, et l’Ancien Testament en regorge. Voici ce chiasme.

A1. Romains 2, 6 : Dieu jugera chacun avec équité

- B1. Romains 2, 7 : Ceux qui font le bien recevront la vie éternelle

- - C1. Romains 2, 8 Les malfaiteurs subiront la colère

- - C2. Romains 2:9 La colère s’abattra sur ceux qui font le mal

- B2. Romains 2:10 La gloire pour ceux qui font le bien

A2. Romains 2, 11 Dieu juge sans partialité

Q : Dans Romains 2, 6-7, les bonnes œuvres constituent-elles une condition du salut ?

R : Non, il est question ici de la récompense des bonnes œuvres, et non du salut par les bonnes œuvres. Trois points sont à prendre en compte dans cette réponse.

1. Tout le monde devrait pouvoir s’accorder sur le fait que les bonnes œuvres ont un lien avec la vie éternelle ; les deux devraient aller de pair.

2. Ce passage ne contient aucune idée selon laquelle le sacrifice du Christ serait incomplet ou insuffisant. Il ne contient pas non plus l’idée que les hommes mériteraient la vie éternelle.

3. Puisque les œuvres ne constituent pas une condition préalable au salut, et qu’elles sont liées à celui-ci, quel est alors le nature de ce lien ? Les œuvres sont liées au salut en tant que conséquence, en tant que résultat de celui-ci, comme le montrent à la fois Éphésiens 2, 9-10 et Jacques 2, 18-26. Elles sont un signe du salut, tout comme un battement de cœur est le signe qu’une personne est en vie.

Q : Dans Romains 2, 6, le jugement sera-t-il différent selon les personnes ?

R : Oui, à plusieurs égards.

Pour les non-croyants, le châtiment sera plus sévère pour certains que pour d’autres, comme l’indiquent Matthieu10:15 ;11:22 -24 et Marc 12:40.

Pour les croyants, il y aura des récompenses différentes au Ciel, comme l’enseignent Matthieu 5:12 ;10:42 ; 6:19-21 ; Luc 6:23 ; 1 Corinthiens 3:12-15 ; et Apocalypse 22:12.

De manière générale, Jésus dit dans Matthieu 5, 7 que ceux qui font preuve de miséricorde recevront de la miséricorde.

Q : Dans Romains 2:7, obtenons-nous la vie éternelle dès maintenant, ou plus tard ?

R : Nous recevrons la plénitude de la vie éternelle plus tard, mais nous en recevons dès maintenant la promesse certaine. Voir l’analyse de 1 Timothée 6:16 pour plus d’informations. Un chrétien possède l’immortalité dès l’instant où il ou elle croit pour la première fois.

Q : Dans Romains 2, 11, puisque Dieu ne fait pas acception de personnes, pourquoi a-t-Il fait la distinction entre les Juifs et les païens (Romains 3, 1-2), en particulier les Moabites ?

R : Il faut tout d’abord faire la distinction entre la justice éternelle et les situations terrestres ainsi que les malédictions. La Bible nous enseigne que Dieu ne fait pas acception de personnes sur le plan individuel à bien des égards (comme le salut), mais qu’Il fait acception de personnes et de leur nationalité à d’autres égards. Notez que l’on trouve des exemples des deux côtés dans les mêmes livres ; ce contraste n’était donc pas une « erreur » accidentelle de la part de divers auteurs, mais une intention délibérée de Paul.

Dieu ne fait pas acception de personnes dans Son jugement, ni envers ceux qui Le cherchent ni envers ceux qui Le rejettent :

Car il n’y a pas d’acception de personnes chez Dieu (ou Dieu ne fait pas de favoritisme) dans Romains2:11 et Actes10:34 -35 (c’est Pierre qui s’exprime). Tous ont la même valeur aux yeux de Dieu (Galates3:28 ). Dieu sauve tous ceux qui l’invoquent (Romains10:11 -12). Le salut est le même pour les Juifs et les païens (Actes17:26 -27)

Dieu juge selon les œuvres, conformément à Romains 2:6 ; Psaume 62:12 ; Ecclésiaste 12:14 ; Osée 12:2 ; Proverbes 24:12 (LXX) ; (en partie) Matthieu 16:27 ; 2 Corinthiens 11:15 ; 2 Timothée 4:14. Dans les écrits juifs : Mishna ‘Abot 3:15.

Dieu favorise effectivement certains : les Écritures n’affirment jamais que Dieu a fait naître tout le monde dans des circonstances identiques. L’observation de la vie le confirme. Aaron a été ordonné prêtre, et ses actions au mont Sinaï montrent qu’il n’était pas nécessairement plus méritant. Dans toutes les cultures, chacun a la possibilité d’en savoir suffisamment sur Dieu à travers la Création pour pouvoir chercher à en savoir davantage. Jésus a promis, dans Matthieu 7, 7-12, que ceux qui demandent, cherchent et frappent recevront, trouveront et verront la porte s’ouvrir pour eux.

En résumé,

1. Dans cette vie, certaines personnes bénéficient de meilleures conditions que d’autres.

2. Dieu juge chacun avec justice, et Il prend tous les facteurs en compte.

3. Quelles que soient les circonstances d’une personne, personne n’a d’excuse pour ne pas agir en fonction de la vérité dont il dispose déjà aujourd’hui.

Q : Dans Romains 2, 12, tous ceux qui n’ont jamais entendu parler de la Loi de l’Ancien Testament ou du Christ iront-ils en enfer sans aucune chance d’être sauvés ?

R : Non. Job n’était pas nécessairement juif, et Dieu s’est révélé à lui. Abraham et tous ceux qui ont vécu jusqu’à Moïse ne disposaient pas non plus de la Loi de l’Ancien Testament. En fin de compte, ce n’est pas l’obéissance à l’Évangile qui sauve, ni même l’Évangile lui-même. C’est Dieu qui sauve par Jésus, et Il peut agir comme Il l’entend.

Q : Dans Romains 2, 14, en quoi les païens peuvent-ils être une loi pour eux-mêmes ?

R : Les philosophes stoïciens considéraient que la loi trouvait son origine dans la nature, selon le « Wycliffe Exegetical Commentary : Romains 1-8 », p. 153. Mais ici, dans l’épître aux Romains, cela ne signifie pas que les gens peuvent inventer n’importe quelle loi ou morale qu’ils souhaitent suivre.

Cela signifie en revanche

1) Que tous ont une certaine idée de la vérité, dans la nature et dans leur conscience (Romains1:19 -20 ;2:14 -16).

2) Chacun a la responsabilité de suivre toute la vérité qu’il connaît (Romains 2, 15).

3) Tous ceux qui s’efforcent de suivre la vérité qu’ils connaissent échoueront (Romains 3:23) et en auront conscience.

4) Dieu est juste ; le péché n’est pas imputé là où il n’y a pas de loi (Romains4:15 ;5:13 ).

5) Cependant, toute ignorance n’est pas une ignorance innocente (Romains1:21 -22,25).

Q : Dans Romains 2, 14-15 ; Actes 23, 1 ; 24, 16 ; 1 Corinthiens 8, 7, 10, 12 ; 1 Timothée 1:5, 19, 3:9, 4:2 ; 2 Timothée 1:3 ; Tite 1:15 ; Hébreux 9:14, 10:22 ; 13:18, que dit la Bible au sujet de la conscience des hommes ?

R : En réalité, il n’est pas dit que la loi est inscrite dans leur cœur, mais plutôt que l’œuvre de la loi y est inscrite. Vous pouvez faire appel à la conscience des gens lorsque vous témoignez. Les gens ont une idée générale du bien et du mal – mais pourquoi, s’il n’y a pas de Dieu ? Aimeriez-vous aller dans un paradis où tout le monde, repentant ou non, se trouve ?

Q : Dans Romains 2, 16 ; Psaumes 44, 21 ; 139 ; Jérémie 23, 24 ; Jean 21, 17 ; 1 Corinthiens 14, 25 ; Ésaïe 44, 7 ; Luc 12, 6, comment Dieu juge-t-il les secrets des hommes ?

R : Bien sûr, Dieu est partout et Dieu sait tout, mais ces versets vont au-delà de cela. Il n’y a rien que vous puissiez faire qui soit caché à Dieu et qui ne soit pas révélé lors du jugement. En tant que chrétien, vous pouvez faire tout ce que vous souhaitez, en gardant à l’esprit que tout ce que vous faites, même en secret, Dieu le voit, les anges peuvent le voir, voire les démons, et peut-être même les personnes au ciel. Gardez donc cela à l’esprit, et allez faire ce que vous souhaitez. Comme l’a dit un chrétien : « Si cela vous fait plaisir de plaire à Dieu, vous pouvez faire ce qui vous plaît. »

Q : Dans Romains 2:16, Paul prêche-t-il « son propre Évangile » ?

R : Il n’y a qu’un seul véritable Évangile (Galates 1, 8), mais c’était aussi celui de Paul, tout comme c’est le nôtre.

Q : Dans Romains 2, 17-20, les Juifs ont pris quelque chose de bon venant de Dieu, la Loi, et l’ont substitué à Dieu. De quelles autres manières les gens peuvent-ils prendre quelque chose de bon venant de Dieu et le substituer à Dieu ?

R : Lorsque les Israélites qui erraient dans le désert furent mordus par des serpents, Dieu dit à Moïse d’ériger un serpent d’airain, et que ceux qui le regarderaient vivraient. Plus tard, à l’époque d’Ézéchias, ils l’appelèrent Nehushtan et lui offrirent de l’encens ; Ézéchias le fit donc détruire (2 Rois 18, 4). À l’époque de Jérémie, les Juifs plaçaient leur confiance dans le Temple (Jérémie 7, 1-15). Depuis lors, les gens ont placé leur confiance dans la connaissance des Écritures et dans leurs dirigeants. Depuis l’an 325 après J.-C., ils ont également placé leur confiance dans le dollar, leur Église, leurs œuvres, les reliques, ainsi que dans leurs sacrifices et leurs offrandes à Dieu. Ils ont compté sur l’aide apportée aux pauvres ou sur la prédication de l’Évangile comme substituts à la glorification de Dieu par leur manière de vivre.

Notre sécurité réside en Dieu. Il n’y a aucune sécurité dans la loi, ni dans la circoncision, ni dans aucune de ces autres choses. Même si Jésus a qualifié les pharisiens de guides aveugles dans Matthieu 15, 14, ceux-ci continuaient de se vanter d’être des guides pour les aveugles.

Q : Dans Romains 2:19, quelle est la différence entre être un guide pour les aveugles et une lumière pour ceux qui sont dans les ténèbres, et comment les croyants doivent-ils être les deux à la fois ?

R : Lorsque vous guidez une personne aveugle, vous lui indiquez le bon chemin à suivre et vous l’aidez à éviter des dangers spécifiques, des obstacles et les chutes. Il s’agit là d’un rôle actif. Lorsque vous êtes une lumière pour ceux qui sont dans les ténèbres, vous donnez généralement l’exemple, afin qu’ils puissent suivre la lumière de votre lanterne et finir par sortir des ténèbres. Bien sûr, dans une grotte, vous ne posez pas la lanterne à un endroit et ne restez pas à un autre. La lanterne est avec vous, et ils voient le chemin en fonction de l’endroit où vous vous trouvez. Ils ne voient peut-être pas les détails, ni les pièges qui se trouvent sur le chemin, mais ils voient la direction qu’ils souhaitent prendre, non pas tant à partir de ce que vous dites, mais à partir de ce qu’ils voient en vous. En tant que croyants, nos vies doivent être un témoignage, mais il s’agit là de deux aspects distincts de notre témoignage.

Un jour, une amie chrétienne a pris un taxi collectif et a déclaré qu’elle était étudiante pour bénéficier de la réduction réservée aux étudiants, alors qu’elle avait déjà terminé ses études. Je ne suis pas sûr qu’elle ait même eu conscience d’avoir mal agi, jusqu’à ce que je la réprimande à ce sujet. C’est cela, être un guide pour les aveugles. Lorsque vous vous rendez à un dîner d’entreprise, que de nombreuses personnes s’enivrent, et que vous, vous ne le faites pas bien qu’l’alcool soit gratuit, et qu’ils savent que vous êtes chrétien, vous ne dites rien de particulier, mais vous êtes une lumière.

Q : Dans Romains 2:20, quelle est la différence entre être un instructeur pour les insensés et un enseignant pour les petits enfants, et comment les croyants doivent-ils être les deux à la fois ?

R : Pour citer Mark Twain, un insensé est quelqu’un qui « sait trop de choses qui ne sont pas vraies ». Les insensés ont besoin d’être corrigés, afin de désapprendre les fausses choses qu’ils ont apprises et, surtout, de faire la distinction entre ce qu’ils ont appris de faux et ce qu’ils ont appris de vrai. Un enfant sait qu’il a besoin d’apprendre, et vous devez lui enseigner la vérité, en vous mettant à son niveau.

Un proverbe persan dit ceci : « Celui qui sait et ne sait pas qu’il sait est endormi ; réveillez-le. Celui qui ne sait pas et sait qu’il ne sait pas est un enfant ; enseignez-lui. Celui qui ne sait pas et ne sait pas qu’il ne sait pas est un insensé ; évitez-le. Celui qui sait et sait qu’il sait est un homme sage ; suivez-le. »

Q : Dans Romains 2, 21-23, comment se fait-il qu’il soit si facile pour les gens d’enseigner des choses aux autres sans pour autant les mettre eux-mêmes en pratique ?

R : Matthieu 7, 3-5 et Luc 6, 41-42 indiquent que les gens sont si prompts à retirer la paille de l’œil d’autrui, alors qu’ils ont une poutre dans le leur. En raison de notre nature pécheresse et de notre orgueil naturel issu de la chute, nous mettons l’accent, consciemment ou inconsciemment, sur nos vertus tout en minimisant nos péchés et nos défauts, et nous nous concentrons souvent sur les péchés et les défauts des autres. Mais si nous prenons au moins conscience que nous avons nous-mêmes cette tendance, nous avons déjà un pas d’avance. L’étape suivante consiste à demander à Dieu de vous montrer vos défauts, y compris ceux qui sont cachés. David a dit dans le Psaume 19, 12-13a : « Qui peut discerner ses propres erreurs ? Purifie-moi de mes fautes cachées. Garde aussi ton serviteur des péchés volontaires ; qu’ils ne règnent pas sur moi. »

Q : Dans Romains 2, 21-25, avant de mépriser ces Juifs pour leur incohérence, rappelons-nous que nous, chrétiens, sommes parfois nous aussi incohérents et hypocrites. Que pourriez-vous dire pour aider un chrétien qui fait preuve d’hypocrisie ?

R : Vous ne trompez pas Dieu ; en réalité, vous ne trompez personne. Même si votre péché et vous-même n’êtes pas démasqués pour l’instant, cela pourrait arriver plus tard. Plutôt que de vous en inquiéter sans cesse, évitez tout simplement de pécher dès le départ. Vous devriez vouloir être un bon exemple pour les autres. Ne vous focalisez pas sur le plaisir à court terme, mais sur la situation à long terme dans laquelle votre péché vous placera. On récolte ce que l’on sème.

Regardez dans le rétroviseur de votre vie et recherchez la bonté et la miséricorde que Dieu vous a manifestées. À l’avenir, lorsque vous jetterez un regard en arrière, serez-vous satisfait de ce que vous verrez ? Lorsque vous vous tiendrez devant le tribunal de Christ, voudrez-vous vraiment Lui expliquer pourquoi vous avez agi ainsi, alors que vous saviez que c’était mal ?

Pour vous aider dans votre combat, trouvez un partenaire de responsabilité. Rencontrez-vous en personne, par téléphone ou par voie électronique une fois par semaine, voire plus souvent, priez ensemble et dites honnêtement à l’autre personne comment vous vous en sortez dans le Seigneur.

Q : Dans Romains 2:24, en quoi le nom de Dieu a-t-il été blasphémé parmi les païens par l’intermédiaire des Juifs et à cause des croyants en général ?

R : Les Juifs étaient le peuple élu de Dieu, mais par leur désobéissance, leur méchanceté et leur rejet du Messie, ils ne se sont pas comportés comme le peuple de Dieu. Les mauvaises actions de ceux qui étaient considérés comme le peuple de Dieu ont déshonoré Dieu aux yeux des autres.

Les non-croyants savent que les Juifs (et les croyants en général) suivent le Créateur et les Écritures. Pourtant, lorsqu’ils observaient le mode de vie de certains croyants, leurs « vols » (dans le commerce et ailleurs), ainsi que leur « pragmatisme » face à des pratiques religieuses néfastes, ils se demandaient : « Quelle est la différence ? » et ne voyaient aucune raison convaincante de croire à des choses auxquelles même certains croyants semblaient ne pas croire.

Aujourd’hui, tout chrétien reconnu comme tel par les autres est un témoin de Dieu. La question n’est donc pas de savoir si vous êtes ou non un témoin, mais si vous êtes un bon ou un mauvais témoin. Comme l’indique The Expositor’s Bible Commentary, vol. 10, p. 34, l’étiquette sur la bouteille doit correspondre à son contenu.

Le Grec Épictète fustige certains stoïciens pour ne pas mettre en pratique ce qu’ils prêchaient ; de même, Paul réprimande les Juifs qui n’obéissent pas à ce qu’ils croient intellectuellement.

Q : Dans Romains 2:24, pourquoi ce blasphème a-t-il de l’importance ? En d’autres termes, qui entend et voit ce blasphème ?

R : Romains2:24 indique que les païens (les non-Juifs) sont témoins du blasphème commis par les Juifs. Cela revêt de l’importance à trois égards.

1. Le fait de voir ceux qui sont appelés « le peuple de Dieu » blasphémer le nom de Dieu a tendance à éloigner les gens de Dieu.

2. Dieu dit qu’Il est un Dieu jaloux. Cela signifie notamment que Dieu n’apprécie pas que Son nom et Sa réputation soient calomniés et déshonorés.

3. Cela peut faire trébucher les jeunes croyants, qui pensaient qu’un certain péché était grave, mais qui, en voyant des chrétiens plus mûrs le commettre, pourraient en conclure qu’il n’est pas si grave après tout.

Q : Dans Romains 2, 25 et Philippiens 3, 2-5, en dehors de la Bible, comment savons-nous que les Juifs de l’époque de Paul accordaient trop d’importance à la circoncision ?

R : On croyait qu’« aucun circoncis ne descendra en Géhenne » (Exode Rabbah 19 [81c]) ; voir également Tanch. B. 60(b), 8 ; Genèse Rabbah 9 [30(a)]. Il est écrit, dans Genèse R. 48, qu’Abraham se tenait juste à l’extérieur de la porte de la Géhenne pour s’assurer qu’aucun homme circoncis n’y entre.

Q : Dans Romains 2, 25-29, Paul était-il contre les Juifs ?

R : Non. Certaines personnes affirment cela, mais ce verset démontre le contraire.

Tout d’abord, Paul s’oppose aux Juifs hypocrites.

Deuxièmement, Paul dit qu’il existe des personnes qui suivent la vérité mais qui ne sont pas circoncis comme les Juifs.

Enfin, Paul présente ici comme la norme suprême le fait d’être un véritable Juif. Paul rend donc hommage aux véritables Juifs qui suivent la loi de Dieu sans hypocrisie.

Q : Dans Romains 2, 27, pourquoi Paul mentionne-t-il que même les non-Juifs vertueux jugeraient les Juifs qui ne respectent pas la loi ?

R : L’une des raisons est probablement que les Juifs pensaient que les justes jugeraient les injustes, comme le mentionnent 1 Hénoch 91, 12 ; 98, 12 ; l’Apocalypse d’Abraham 29, 19-21 ; et la Sagesse 3, 8. Pourtant, Jésus a déclaré que même les habitants de Ninive (qui s’étaient repentis à l’époque de Jonas) et la reine de Saba se lèveraient pour juger les Juifs qui avaient rejeté ses paroles, comme on le lit dans Matthieu 12, 41-42 et Luc 11, 31-32.

Q : Dans Romains 2, 27, pourquoi Paul mentionne-t-il que même les non-Juifs vertueux jugeraient les Juifs qui n’observaient pas la loi ?

R : L’une des raisons est probablement que les Juifs pensaient que les justes jugeraient les injustes, comme le mentionnent 1 Hénoch 91, 12 ; 98, 12 ; l’Apocalypse d’Abraham 29, 19-21 ; Sagesse 3, 8. Pourtant, Jésus a déclaré que même les habitants de Ninive (qui se sont repentis à l’époque de Jonas) et la reine de Saba se lèveraient pour juger les Juifs qui rejetaient ses paroles, comme on le lit dans Matthieu 12, 41-42 et Luc 11, 31-32.

Q : Dans Romains 3, 2, que signifie exactement « avoir reçu la charge des oracles de Dieu » ?

R : Être « confié » ne signifie pas seulement les recevoir, mais aussi les préserver et les transmettre.

Q : Dans Romains 3, 4, que signifie « que Dieu soit vrai et tout homme menteur » ?

R : Cela n’excuse en rien le mensonge de quiconque. Cela signifie plutôt que Dieu reste fidèle, même si chaque personne sur terre en pensait autrement. La fidélité de Dieu est une vérité absolue. Éphésiens 4, 25 dit que nous devons rejeter le mensonge et parler avec sincérité.

Q : Dans Romains 3:5, en quoi l’injustice des hommes met-elle en valeur / démontre-t-elle la justice de Dieu ?

R : La justice et l’injustice ne sont ni égales ni opposées. L’injustice est plutôt une déficience ou une déformation de la justice de Dieu. Pour preuve, même dans leur injustice, les hommes reconnaissent souvent qu’ils sont injustes et préfèrent la justice, du moins chez les autres.

Q : Dans Romains 3, 7, les mensonges des hommes glorifient-ils Dieu ?

R : Les mensonges des hommes ne glorifient jamais directement Dieu. Cependant, Romains 3, 7 fait état de ce fait étonnant : malgré les mensonges et la tromperie des hommes, ceux-ci reconnaissent généralement encore Dieu et sa loi morale.

Q : Dans Romains 3:8, pourquoi ne devrions-nous pas faire le mal pour qu’il en résulte le bien ? (La secte russe des Khlysty et le libertin malfaisant Grigori Raspoutine enseignaient cela.)

R : Si cela était vrai, Satan aurait alors causé plus de bien que quiconque. Dieu utilise en effet souvent le mal pour en tirer le bien. Cela ne justifie pas pour autant que les gens commettent le mal, ni n’empêche ceux qui ont vécu comme Raspoutine de subir les conséquences de leurs méfaits dans l’étang de feu. Voir la discussion sur Romains 6:1, 15 pour plus d’informations.

Lorsqu’on lui demanda pourquoi il affirmait que le péché était indispensable devant Dieu, Raspoutine répondit : « “Certes, petit père”, dit-il, “notre Sauveur et les saints pères ont dénoncé le péché, car c’est l’œuvre du Malin. Mais comment pouvez-vous chasser le mal, petit père, si ce n’est par une repentance sincère ? Et comment pouvez-vous vous repentir sincèrement, si vous n’avez pas péché ? … À bas vos Écritures !”, tonna-t-il. « Les Écritures ! En vérité, je vous le dis, petit père, cessez ce labeur vain et inutile afin de pouvoir vous présenter devant le Seigneur. Prenez la vie telle qu’elle est, car elle seule vous est donnée par Dieu. Et laissez-moi vous dire ceci : ne vous attardez pas sans cesse à vous demander d’où vient le péché, combien de prières un homme doit réciter par jour, et combien de temps il doit jeûner pour échapper au péché ! Péchez, si le péché se cache encore en vous ; c’est seulement ainsi que vous pourrez le vaincre ! Péchez, puis vous vous repentirez et chasserez le mal de vous. Tant que vous porterez secrètement le péché en vous et que vous le dissimulerez craintivement sous le jeûne, la prière et l’étude incessante des Écritures, tant vous resterez des hypocrites et des bons à rien, et ceux-là sont haïs du Seigneur. Il faut expulser cette souillure, vous entendez, petit père ? Ce n’est qu’alors que votre odeur sera agréable au Seigneur. » (Raspoutine : Le Saint Diable, p. 54-55)

Remarquez sa logique perverse.

1) Puisque c’est mauvais, vous devriez vous repentir de vos péchés.

2) Vous ne pouvez vous repentir de vos péchés que si vous avez péché.

3) Par conséquent, pour vaincre le péché en vous, commencez par commettre un péché !

Les gens sont assez malins pour inventer une excuse afin de justifier presque n’importe quel acte mauvais, du moins dans leur propre esprit, s’ils s’y efforcent vraiment.

Q : Dans Romains 3:11, Psaumes 14:2-3 et Psaumes 53:3, puisqu’il n’y a personne qui cherche Dieu, comment David a-t-il pu chercher Dieu dans Psaumes 27:8, 105:4 ; 31:1, 34:4 ; 28:1-2, 42:1-2 ; 120:1 ?

R : Romains3:11 cite en réalité David dans le Psaume 14, 2. Il y a cinq points à prendre en compte dans la réponse.

1. Beaucoup, y compris David, cherchent sincèrement Dieu (Jérémie 29, 13 ; Deutéronome 4, 29)

2. Personne, y compris David, ne cherche Dieu par ses propres moyens.

3. Dieu nous a aimés avant que nous ne l’aimions (1 Jean4:19 ), et Dieu nous a cherchés avant que nous ne le cherchions. Personne ne peut venir à Jésus si le Père ne l’attire pas (Jean 6:44).

4. Même notre foi, et notre recherche de Dieu, sont un don accordé par Dieu.

5. L’un des rôles essentiels du Saint-Esprit est de convaincre le monde de sa culpabilité en matière de péché, de justice et de jugement (Jean 16, 8-11). Ainsi, Dieu a donné à chacun un certain témoignage. On peut supposer que chacun a reçu le don d’au moins une certaine capacité à Le chercher. Certains chrétiens authentiques ne sont toutefois pas d’accord sur ce dernier point.

Jean Chrysostome (392-407 apr. J.-C.) a déclaré ceci dans son Commentaire sur les Galates, chapitre 2, verset 20, p. 23, en se référant au Psaume 63, 1 : « De plus, ces paroles enseignent que chaque individu a, à juste titre, une dette de gratitude envers le Christ aussi grande que s’Il était venu uniquement pour lui seul, car Il n’aurait pas refusé cette condescendance, même s’il n’y avait eu qu’une seule personne, de sorte que la mesure de Son amour pour chacun est aussi grande que pour le monde entier. En vérité, le Sacrifice a été offert pour toute l’humanité et était suffisant pour sauver tous les hommes, mais ceux qui jouissent de cette bénédiction ne sont que les croyants. » Jean Chrysostome mentionne que le souper avait été préparé pour tous dans Luc14:16 , mais que, lorsque les invités ne se présentèrent pas, il fit venir d’autres personnes. (Citation tirée de *The Nicene and Post-Nicene Fathers*, première série, vol. 13, p. 23.)

Q : Dans Rom3:13 -19, ces passages de l’Ancien Testament font-ils référence à certaines personnes mauvaises, ou à tous les hommes ?

R : Ils font référence à nous tous, à des degrés divers. L’un des passages cités, le Psaume 14, 1-3, indique explicitement qu’il s’agit de tout le monde. Par ailleurs, l’épître de Jacques2:10 , précise que quiconque observe toute la loi mais en enfreint un seul point est coupable d’avoir enfreint la loi.

Q : Dans Romains 3:20, la loi a-t-elle échoué ?

R : Votre point de vue dépend de ce que vous pensez qu’elle était destinée à accomplir.

Si l’espoir de quelqu’un était de pouvoir respecter pleinement la loi et d’être en règle avec Dieu par ce seul moyen, alors oui. Mais Paul affirme le contraire ; dans 1 Timothée 1:8, il dit que la loi n’a pas été faite pour les justes, mais pour les injustes. Elle était un « pédagogue » destiné à nous former à la justice. Une famille aisée pouvait engager un pédagogue pour son fils. Un pédagogue était à la fois un enseignant, un précepteur et un disciplinaire strict. Romains 3, 20 dit de même que le but de la loi était de nous faire prendre conscience du péché.

La loi n’a pas rendu les gens mauvais. Elle était plutôt une radiographie destinée à révéler ce qui se trouvait en nous. Nous ne saurions pas qu’une ligne tordue peut être droite si nous n’avions pas vu de ligne droite.

Q : Dans Romains 3, 21-26, certains passages bibliques pouvaient déclencher un réveil, voire transformer une ville entière. Mais aujourd’hui, nous allons examiner un passage qui a transformé la moitié d’un continent. Dans sa Bible, Martin Luther l’appelait « le point principal et le cœur même de l’Épître, ainsi que de toute la Bible ». Comment pensez-vous que cela a donné naissance à la Réforme luthérienne ?

R : La plupart des religions consistent à accomplir ce qu’il faut faire pour se garantir l’accès au ciel, au nirvana, voire la fusion avec une flamme cosmique. Dans le catholicisme romain (mais pas dans l’orthodoxie orientale), il s’agissait de limiter le temps passé dans les souffrances du purgatoire. Mais Luther a découvert, grâce à Paul, que le véritable christianisme ne réside pas dans le « faire », mais dans le « fait ». Ce n’est pas ce que nous faisons, mais ce que le Christ a déjà accompli pour nous. Toutes ces pénitences supplémentaires que les prêtres prétendaient que Dieu exigeait d’eux lorsqu’ils péchaient constituaient en réalité une distraction et détournaient l’attention de l’œuvre accomplie par le Christ. Lorsque Martin Luther et d’autres ont pris conscience de cela d’un œil nouveau, je suis sûr qu’ils ont dû marquer une pause et prendre une grande inspiration. Ce fut un bouleversement qui a ébranlé le continent.

Q : Dans Romains 3, 22, s’agit-il de notre foi en Jésus, ou de la foi de Jésus ?

R : C’est notre foi en Jésus, comme l’indiquent le « Commentaire évangélique de la Bible » (p. 933), le « Commentaire de l’Expositor sur la Bible » (tome 10, p. 41) et le « Commentaire exégétique de la Bible de Wycliffe : Romains 1-8 » (p. 224-225). Mais c’est la justice de Dieu, comme l’indiquent les versets 21, 22, 25 et 26 de Romains 3.

Q : Dans Romains 3, 23, quelle est la différence entre « péchés » (au pluriel) et « péché » (au singulier) ?

R : Dans l’épître aux Romains, les « péchés » sont des actes, des pensées ou des paroles contraires à la volonté de Dieu, ou encore des actes ou des paroles que nous aurions dû accomplir mais que nous avons omis de faire. Le « péché » est la force motrice qui sous-tend ces mauvaises actions. Le terme « péchés » avec un « s » n’apparaît que dans Romains 3:25 ; 4:7 ; 7:5 et 11:27. De même, le terme « ont péché » n’apparaît que dans Romains 2:12 (deux fois), 3:23 ; 5:12, 14, 16. Le terme « péché » sans le « s » est utilisé à 43 reprises dans l’épître aux Romains, à commencer par 3:9 : « Les païens, afin qu’ils soient tous sous le péché ».

Q : Dans Rom3:23 -24, si tous ceux qui sont justifiés sont identiques à tous ceux qui ont péché, alors tout le monde ira au ciel, comme l’enseignent les universalistes ?

R : Non, l’universalisme est une hérésie. La condamnation universelle, tant des Juifs que des païens, et l’offre universelle de la justice par la foi, tant aux Juifs qu’aux païens, ne signifient pas que chaque personne accepte cette offre. Pour plus d’informations, consultez l’analyse de Colossiens 1:20.

Q : Dans Romains 3:24, quelles sont les six manières dont nous sommes justifiés ?

R : Voici ces six manières.

Nous sommes justifiés par la grâce, par la rédemption en Jésus-Christ, selon Romains 3:24.

Nous sommes justifiés par la foi, selon Romains 5, 1.

Nous sommes justifiés par le sang, selon Romains 5, 9.

Nous sommes justifiés par la puissance, selon Romains 4, 24-25.

Nous sommes justifiés par Dieu, comme l’indique Romains 8:33.

Nous sommes justifiés par les œuvres, comme l’indique Jacques 2:24, ce qui signifie que les œuvres sont la preuve et le fruit de notre justification.

Q : Dans Romains 3, 24, que diriez-vous à quelqu’un qui penserait que les personnes des temps anciens ou d’autres lieux qui ont été sauvées l’ont été indépendamment du Christ ?

R : Si cela était vrai, alors la mort du Christ sur la croix n’était pas nécessaire, mais seulement une option. Lorsque Jésus a prié dans le jardin de Gethsémani, demandant à Dieu le Père s’il existait un autre moyen, pourquoi Dieu ne lui aurait-il pas répondu : « Bien sûr, tu n’es pas obligé d’aller jusqu’au bout » ?

Q : Dans Romains 3, 25, dans quelle mesure la mort du Christ consiste-t-elle à apaiser la colère de Dieu, et dans quelle mesure consiste-t-elle à effacer notre culpabilité ?

R : Ces deux aspects vont de pair, comme le petit bois et le feu. Cela nous libère de la colère de Dieu, car c’est le sacrifice de Jésus-Christ qui efface notre culpabilité.

Q : Romains 3:25 signifie-t-il que le Christ nous a sauvés de nos péchés jusqu’à notre nouvelle naissance, et que nous sommes livrés à nous-mêmes par la suite ?

R : Non. L’idée selon laquelle « si cela doit arriver, cela ne dépend que de moi » n’est pas biblique. De nombreux membres de l’Église du Christ croient que l’on perd son salut chaque fois que l’on pèche, mais que l’on le regagne lorsque l’on se repent. Curieusement, ils ne croient pas qu’il faille se faire baptiser à nouveau pour être sauvé à nouveau. Comme l’a fait remarquer avec humour une personne n’appartenant pas à l’Église du Christ, ils croient qu’on est lavé une fois, puis qu’on est ensuite « nettoyé à sec ».

Q : Dans Romains 3:25, puisque la mort du Christ est une expiation pour tous nos péchés passés, si un chrétien pèche délibérément, va-t-il en enfer, comme pourrait le suggérer Hébreux 10:26-31 ?

R : Non. Non seulement Dieu nous a donné le salut, mais il le préserve, comme le montrent 1 Jean 1, 8-10 et 1 Jean 2, 2. Dieu mène à bien notre salut en nous scellant pour le salut, comme le précise Éphésiens 1, 11-14.

Q : Dans Romains 3, 27-28, Paul parle-t-il des œuvres de la loi mosaïque ou des bonnes œuvres en général ?

R : Tout d’abord, il n’existe qu’une seule loi : la loi de Dieu. Si Paul a à l’esprit les commandements que les Juifs avaient appris (Romains3:21 ), il n’a pas pour autant oublié les parties de la loi de Dieu qui s’appliquaient aux païens, puisqu’il les mentionne spécifiquement dans Romains3:29 -30.

Admettons un instant comme vrai ce que certains ont faussement affirmé, à savoir que Paul parle uniquement du fait que la Loi mosaïque ne permet pas de mériter le salut, et qu’il est donc possible que les bonnes œuvres puissent partiellement mériter le salut. Or, la Loi mosaïque ne se contentait pas d’énoncer les mauvaises choses qu’ils ne devaient pas faire, elle précisait également les bonnes choses qu’ils devaient accomplir. Si ce que certains ont faussement affirmé était vrai, alors les commandements que Dieu a donnés ne pourraient pas les aider à mériter le salut, mais d’autres commandements que Dieu n’a pas donnés (par oubli, par mesquinerie ou pour une quelconque raison) le pourraient.

Le fond du problème ici est qu’il n’y a qu’un seul Dieu, et que les hommes cherchent soit à Lui obéir, soit à Lui désobéir. Non seulement ce verset ne montre-t-il pas que les bonnes œuvres peuvent mériter le salut, mais Éphésiens 2, 8-9 prouve qu’elles ne le peuvent pas.

Pour mieux comprendre la relation entre une foi qui s’exprime par l’action et le fait de ne pas être justifié par les œuvres, consultez le chapitre suivant de la Bible, Romains 4.

Q : Dans Romains 3:28, comment un homme est-il « justifié par la foi, sans les œuvres de la loi », alors que Jacques2:24 , dit : « C’est par les œuvres qu’un homme est justifié, et non par la foi seule » ?

R : Nous sommes sauvés par la grâce par la foi seule, mais la vraie foi n’est pas isolée : elle s’accompagne d’œuvres. La réponse est illustrée par une analogie : « Il est en effet impossible de séparer les œuvres de la foi, tout comme il est impossible de séparer la chaleur et la lumière du feu. » Cette citation est de Martin Luther. Si vous et vos amis étiez autour d’un feu de camp en train de faire cuire votre repas, un « campeur » nommé Paul pourrait faire remarquer que ce n’est pas la lumière du feu qui cuit la nourriture, mais la chaleur. Il ajouterait également que le fait de diriger votre lampe de poche vers le feu de camp n’aide absolument en rien. Un autre « campeur » nommé Jacques dirait qu’on ne peut pas savoir si le feu est toujours là pour cuire la nourriture, si ce n’est par la lumière. Il dirait que s’il n’y avait pas de lumière, alors il n’y aurait pas de cuisson.

Reportez-vous à la discussion sur Jacques 2, 14-25 pour une réponse plus détaillée.

Q : Dans Romains 4:1, en quoi Abraham était-il le père de Paul selon la chair ?

R : Abraham, tout comme nous, a été justifié par la foi, comme le mentionne Genèse 15, 6. Le mot désignant le « père » était également utilisé pour désigner un « ancêtre », et comme Paul était juif, Abraham était son ancêtre. C’est la seule fois où le mot « ancêtre » est utilisé dans le Nouveau Testament, selon The Bible Knowledge Commentary : New Testament, p. 452. Il est également indiqué à la page 453 que les rabbins enseignaient qu’Abraham disposait d’un excédent de mérites, dont pouvaient bénéficier ses descendants.

Q : Comment le chapitre 4 de l’épître aux Romains s’inscrit-il après le chapitre 3 ?

R : Romains 3 affirme qu’il existe une justice qui vient de Dieu, indépendante des œuvres de la loi. Romains 4 en fournit un exemple tiré des Écritures : Abraham.

Q : Dans Romains 4, versets 3, 4, 5, 6, 8, 9, 10 et 11, Paul utilise le mot « imputer » ou « imputé ». Comment la justice nous est-elle imputée ?

R : Dieu est juste, et s’Il doit punir un péché quelconque, pour être juste, Il doit punir tous les péchés. La mort de Jésus sur la croix a satisfait l’exigence de justice de Dieu face à notre péché. Elle nous est imputée lorsque nous avons cru ; ce crédit ne « s’accroît » pas à mesure que nous accomplissons de bonnes œuvres, ni ne se comble lorsque nous mourons. Le chapitre 5 de l’épître aux Romains aborde ce crédit en détail.

Q : Dans Romains 4, 4-5, 15, quels contrastes sont mentionnés entre la chute d’Adam et le sacrifice du Christ ?

R : Il y a trois contrastes.

1. L’un est une conséquence, l’autre un don (Romains 4, 4-5).

2. Le don différait de la transgression par son ampleur (Romains5:15 ). Le don a plus que compensé la faute de la transgression.

3. Ils différaient par leur nature. Le don a apporté la justification et la vie, tandis que la transgression a entraîné la condamnation et la mort (Romains5:16 -17).

Q : Dans Romains 4:8, 22, si Dieu n’a pas imputé le péché à Abraham, a-t-Il été juste envers ceux à qui Il impute le péché ?

R : Oui. Romains 4, 23-24 indique que le fait d’imputer la justice plutôt que le péché à Abraham n’était pas un cas isolé. Il en va de même pour nous, si nous croyons en Dieu. Cependant, ceux qui se fient à leur propre justice plutôt qu’à celle de Dieu seront jugés sur ce qu’ils ont fait et ce qu’ils n’ont pas fait, comme le montrent Apocalypse 20, 12 et Matthieu 25, 32-46.

Q : Dans Romains 4:10, pourquoi est-il important qu’Abraham ait été déclaré juste avant d’être circoncis ?

R : Si cela s’était produit après, on pourrait penser qu’Abraham a mérité sa justification grâce aux œuvres qu’il a accomplies. Mais ainsi, Abraham n’avait accompli aucune œuvre lui permettant de mériter la justification. Abraham a simplement cru, et il n’a été circoncis que quatorze ans plus tard.

Deuxièmement, Abraham n’était pas circoncis lorsqu’il a été justifié ; il peut donc être le père dans la foi des incirconcis également.

Q : Dans Romains 4:15, quelle est la différence entre le péché et la transgression ?

R : Le péché consiste à aller à l’encontre de ce que Dieu a ordonné. La transgression consiste à pécher sciemment contre ce que Dieu a ordonné. Toute transgression est un péché, mais le péché commis par ignorance innocente n’est pas une transgression.

Q : Dans Romains 4:16, pourquoi avons-nous besoin d’avoir la foi, plutôt que la certitude ?

R : Réfléchissez-y : les anges n’ont pas la foi comme nous, ils ont la connaissance. Il n’y a pas de salut par le Christ pour les anges déchus, qui savaient ce à quoi ils renonçaient, selon Hébreux 2:16.

Nous ne disposons pas du libre arbitre de la même manière que les anges et les démons. Eux possèdent une connaissance certaine, nous avons la foi. Dieu aurait pu choisir de venir sur terre chaque année, de prouver sans l’ombre d’un doute qu’Il allait juger tout le monde, puis de dire à chacun de choisir librement de L’accepter ou de Le rejeter. Cela n’aurait pas vraiment semblé être un choix. Au contraire, il est facile de choisir de ne pas se pencher sur ces questions, de rester dans l’incertitude et le doute, et de suivre sa propre voie.

Dieu aurait pu créer des êtres qui choisiraient de Le suivre parce qu’ils savaient avec certitude comment tout fonctionnait. Dieu l’a fait, et on les appelle des anges. Dieu nous a créés, nous, les êtres déchus. Malgré notre nature pécheresse, et bien que nous ne disposions pas d’une connaissance certaine, Dieu nous a donné la possibilité de choisir de venir à Lui.

Q : Dans Romains 4, 17-18, en quoi Abraham était-il le père de nombreuses nations ?

R : Abraham était l’ancêtre des Israélites, des Édomites et des Madianites, mais ce n’est pas là l’intention principale de ce verset. Abraham était plutôt le père de tous ceux qui croient (Romains4:11 ), tant les Juifs que les païens de toutes les nations.

Q : Dans Romains 4, 18, en quoi la foi d’Abraham était-elle à la fois « contre toute espérance » et « dans l’espérance » ?

R : Abraham n’était ni aveugle, ni insensé, ni crédule. Pour un mari âgé de 100 ans et une femme de 90 ans, il n’y avait naturellement aucun espoir d’avoir des enfants. S’ils étaient stériles auparavant, le fait d’atteindre le cap du siècle n’allait en rien améliorer la situation. Il n’y avait tout simplement aucune chance. Mais Dieu n’a pas besoin de chance, et Abraham le savait. Si Dieu promettait un fils, né de Sarah et de lui-même, alors Sarah et lui resteraient en vie jusqu’à la naissance de ce fils. Abraham avait perdu tout espoir dans leur corps et dans la nature, comme toute personne raisonnable aurait dû le faire. Pourtant, en même temps, Abraham gardait espoir en Dieu, qui est Tout-Puissant. Vous pouvez observer ces deux aspects chez Abraham dans Genèse 17, 17, où Abraham rit de désespoir lorsque Dieu lui annonça que Sarah et lui auraient un fils. On retrouve une réaction similaire chez Sarah dans Genèse 18, 12.

Il existe un type de foi qui dit : « Je peux tout par celui qui me fortifie » (Ph 4, 13). C’est une foi formidable à posséder, mais ce n’est pas celle dont Abraham faisait preuve ici. Sarah et Abraham ne voyaient pas comment ils pourraient faire quoi que ce soit par eux-mêmes, même avec Dieu. Mais Dieu pouvait ouvrir une voie là où il n’y en avait aucune.

Q : Dans Romains 4, 18, qu’est-ce qui nous empêche d’avoir une grande foi, comme Abraham ?

R : Il y a au moins quatre points importants à prendre en considération.

a) Il se peut que nous n’ayons pas la place en nous pour une foi aussi grande ; nous sommes déjà en grande partie remplis d’une vision flatteuse de nos propres capacités. Abraham savait qu’il devait compter sur Dieu, et il ne voulait pas rester là où il se trouvait lorsque Dieu voulait qu’il parte.

b) Il a fallu à Abraham faire preuve d’audace pour tout laisser derrière lui et suivre Dieu. Nous devrions chercher à savoir où Dieu veut que nous fassions preuve d’audace, non pas pour courir des risques sans raison, mais pour Lui obéir.

c) Mais Abraham a trébuché, à maintes reprises, dans sa marche de foi. Il a craint Pharaon, il a craint Abimélec, et il a voulu prendre un raccourci avec Agar. Mais Abraham s’est relevé et a continué à marcher.

d) Abraham regardait vers l’avant. Il ne s’attardait pas sur le chemin parcouru, ni même sur l’endroit où il se trouvait, mais sur celui où il voulait aller, laissant ainsi en héritage le fait d’être une bénédiction pour de nombreuses nations.

Q : Dans Romains 4, 23-25, en quoi l’exemple d’Abraham vous donne-t-il de l’espoir ?

R : Nous voyons l’espoir sous trois aspects différents.

Par analogie, même si le corps physique d’Abraham était incapable d’avoir d’autres enfants, Dieu pouvait changer cela. Même si les hommes sont morts dans le péché, Dieu peut leur redonner la vie.

Par l’exemple, Dieu a justifié Abraham avant toute œuvre, imputant sa foi comme justice. De même, Dieu nous justifie avant toute œuvre, en imputant notre foi comme justice.

D’un point de vue factuel, Abraham a été justifié quatorze ans avant d’être circoncis. La promesse de la justification par la foi s’étend aussi bien aux Juifs qu’aux païens.

Si l’œuvre de Dieu dans notre vie dépendait entièrement de nous, j’aurais alors peur. Mais elle dépend plutôt de Dieu qui agit en nous (Philippiens 2, 13), et nous pouvons avoir confiance en Lui, si seulement nous Lui faisons confiance pour accomplir Son œuvre bonne.

Q : Comment Romains 5, 1-10 décrit-il le processus du salut ?

R : Neuf aspects sont mentionnés.

1. La justification par la foi (5, 1).

2. La paix avec Dieu (et pas seulement un sentiment de paix) (5, 1)

3. L’accès, par la foi (5, 2), à cette grâce (5, 2).

4. L’amour de Dieu est répandu dans nos cœurs par le Saint-Esprit (5, 5).

5. Alors que nous étions sans force, le Christ est mort pour les impies (5, 6).

6. Dieu a manifesté son amour (5, 8).

7. Alors que nous étions encore pécheurs, le Christ est mort pour nous, les impies (5, 8).

8. Justifiés par le sang du Christ (5:9).

9. Réconciliés par la mort du Fils de Dieu, Jésus (5:10 ).

Comme l’enseigne le New International Bible Commentary, p. 1324, la justification n’est pas seulement une doctrine à définir et à défendre, mais une coupe de bénédiction dont il faut se réjouir.

Q : Dans Romains 5, 2, 9-10, le salut est-il par la grâce ou par la foi ?

R : L’origine, la puissance, la force suffisante et l’effet proviennent de la grâce de Dieu qui a envoyé Jésus mourir pour nos péchés. Voir Éphésiens 2:5, 8, 9. Dieu a choisi de transmettre ce don par le biais de notre foi en Jésus. Le mot utilisé ici, « introduire » ou « avoir accès », peut faire référence à une présentation à la royauté.

Q : Dans Romains 5, 3, s’agit-il des souffrances endurées pour le Christ, ou des souffrances en général ?

R : Rien ne limite ici le mot « tribulation » aux seules souffrances liées au fait d’être chrétien. De nombreux chrétiens connaissent des tribulations dues à des problèmes de santé, à des relations brisées ou à la perte d’êtres chers.

Q : Dans Romains 5, 6, avant que le Christ ne meure pour nous, étions-nous tous réellement dépourvus de toute force ?

R : À tous les égards qui comptent, oui. Voir Romains 3, 9-20 pour une description plus détaillée donnée par Paul.

Q : Dans Romains 5,7, quelle est ici la différence entre un homme juste et un homme bon ?

R : Un homme juste observe la loi, et peut-être rien de plus. Un homme bon est également un homme juste, mais il aime aussi Dieu et aime les autres. Peu de gens seraient prêts à mourir pour un ermite juste, même si l’on pourrait être disposé à mourir pour quelqu’un dont on pense qu’il tient à nous. Mais le Christ n’a fait ni l’un ni l’autre. Il n’est pas mort pour les « bonnes personnes » ou pour celles qui sont « presque assez bonnes ». Au contraire, le Christ est mort pour les impies.

Q : Dans Romains 5, 9, comment sommes-nous sauvés de la colère de Dieu ?

R : Trois points sont à prendre en compte dans la réponse.

1. Nous n’étions pas à l’abri de la colère dès notre naissance, car à un moment donné, même les élus (destinés au ciel) étaient l’objet de la colère, comme l’indique Éphésiens 2:3. (Charles Spurgeon fait valoir le même argument dans « Pour qui le Christ est-il mort ? », Metropolitan Tabernacle Pulpit, vol. 20, n° 1191, p. 11)

2. Nous sommes à l’abri de la colère de Dieu lors du jugement dernier.

3. Cependant, Dieu peut encore nous discipliner (Hébreux 12, 5-11), et nous pouvons encore subir la colère des hommes (Romains8:36 ).

Q : Dans Romains 5, 9, 10, 15, 17 et 21, que veut dire Paul par ces « à plus forte raison » ?

R : Romains 5, 9 : « à plus forte raison » la délivrance de la colère de Dieu

Romains 5, 10 : « à plus forte raison » la préservation par sa vie ressuscitée

Romains 5:15 « à plus forte raison » le don de la grâce

Romains 5, 17 : « à plus forte raison » le règne du croyant dans la vie.

Romains 5, 21 : « à plus forte raison » la grâce qui abonde.

Q : Dans Romains 5, 9-21, quels résultats sont mentionnés grâce au Christ ?

R : Il s’agit en réalité d’un sujet complexe. Voici les conséquences mentionnées.

1. Justifiés par son sang. Sauvé de la colère de Dieu par son intermédiaire. (Romains 5:9)

2. Réconciliés avec Dieu par la mort de son Fils (Romains 5:10). La réconciliation signifie l’établissement ou le rétablissement d’une relation. Des personnes qui étaient auparavant ennemies ou en désaccord sont désormais amies.

3. Sauvé par sa vie (Romains 5:10).

4. Le don et la grâce de Dieu se sont répandus sur le plus grand nombre (Romains 5, 15).

5. La justification a été apportée (Romains 5, 16).

6. La grâce et le don de la justice règnent dans la vie (Romains 5, 17).

7. La justification qui apporte la vie à tous les hommes (Romains 5, 18).

8. Beaucoup seront rendus justes (Romains 5, 19).

9. Afin que la grâce règne par la justice pour la vie éternelle (Romains 5, 21).

Q : Dans Romains 5, 10, les chrétiens ont-ils été réconciliés par la mort du Christ ou par sa vie, et quelle est la différence que Paul cherche à mettre en évidence ?

R : Paul cherche à montrer que Jésus a accompli plus d’une chose pour nous. Par sa mort, Jésus a payé le prix de notre péché. En ressuscitant, par sa vie ressuscitée, il nous donne la vie et est devenu notre vie. Enfin, si nous sommes justifiés par la grâce par la foi, la preuve en sera évidente, à travers nos bonnes œuvres.

Q : Dans Romains 5, 12, à quoi fait référence l’expression « C’est pourquoi / À cause de cela » ?

R : Cela fait directement référence à ce qui a été dit précédemment au sujet de la justification dans Romains 5, 1-11. Étant donné que chaque chapitre de l’épître aux Romains s’appuie sur les parties précédentes, on peut considérer que cela fait indirectement référence à l’ensemble de l’épître aux Romains qui précède.

Q : Romains5:12 s montre-t-il qu’avant la naissance, nous ne sommes que des êtres humains potentiels, et non réels ? (ce qui rendrait l’avortement acceptable)

R : Non, il existe de nombreux versets bibliques en faveur de la vie, mais celui-ci n’en fait pas partie. Ce verset ne fait pas référence à la période comprise entre la conception et la naissance, mais à l’époque d’Adam, avant notre conception. Voir également l’analyse d’Hébreux 7, 9-10

Q : Dans Romains5:12 -19, en quoi la malédiction d’Adam à notre égard constituait-elle un « type » de l’imputation de la justice du Christ ?

R : Tous les chrétiens s’accordent sur les points suivants.

1. Tous les hommes ont hérité de la mort, de la corruption, de la nature pécheresse et des malédictions à cause de ce qu’Adam a fait. Adam et Ève ont immédiatement subi la mort spirituelle, et leurs corps physiques ont commencé à dépérir aussitôt, bien qu’ils ne soient physiquement morts que près de mille ans plus tard.

2. Jésus a supporté le châtiment de nos péchés.

3. Les élus reçoivent de Christ la vie éternelle, la justice, la sanctification et les bénédictions.

Les chrétiens divergent sur les points suivants :

Certains chrétiens authentiques affirment que, qu’il s’agisse d’Adam à nous, de nous au Christ ou du Christ aux croyants, la nature de l’imputation est la même. (Charles Hodge, dans *Théologie systématique*, p. 194, et dans son *Commentaire sur l’Épître aux Romains*, p. 142-190). Certains vont jusqu’à enseigner que si Dieu n’avait pas déclaré tous les êtres humains, y compris les nourrissons, coupables et dignes de la colère de Dieu pour ce qu’Adam a fait, alors Dieu n’aurait pas le « droit » d’imputer la justice du Christ à tous les élus. Tous meurent, même les bébés, prouvant ainsi qu’ils portent la malédiction et la culpabilité d’Adam.

Cependant, cette conception présente au moins trois incohérences majeures.

1. Si tous les hommes ont « mérité » la culpabilité d’Adam, alors, si l’imputation est telle que la décrit Hodge, le Christ a « mérité » notre culpabilité. Et Jésus a-t-il mérité la culpabilité d’Ève ?

2. Si les réprouvés ont pris la culpabilité d’Adam, alors Adam n’avait plus cette culpabilité, sinon Dieu infligerait deux fois le même châtiment pour la même culpabilité.

3. Les bébés animaux meurent eux aussi. La nature a supporté la malédiction du péché d’Adam, mais la mort ne prouve pas davantage que les bébés humains sont coupables du péché d’Adam que les chiots ne le sont.

De nombreux autres chrétiens sincères rejettent catégoriquement l’idée que nous portions la culpabilité d’Adam. Jésus n’était coupable d’aucun péché, pas même des nôtres. Au contraire, Jésus a choisi de supporter les conséquences de notre culpabilité en mourant sur la croix et en descendant dans le tombeau. Bien que Jésus ait porté notre péché (Hébreux9:28 ), et que Celui qui n’avait pas de péché soit devenu péché pour nous (2 Corinthiens5:21 ), Jésus est néanmoins resté sans péché (Hébreux4:15 , 1 Pierre2:22 ), et il n’y a pas de péché en Lui (1 Jean 3:5).

Peut-être qu’en acceptant nos divergences, voici un point sur lequel tous les chrétiens peuvent s’accorder : nous étions des pécheurs coupables de nos propres péchés. Nous sommes tout autant des pécheurs coupables du péché d’Adam que le Christ est un pécheur coupable de nos péchés.

Q : Dans Romains5:12 -21, en quoi la malédiction et la justice imputée diffèrent-elles ?

R : Le point de vue de Charles Hodge selon lequel la nature de l’imputation est la même pour Adam et pour le Christ n’est pas correct, pour au moins huit raisons.

1. Le Christ a supporté notre châtiment et nous recevons Sa justice dans le cadre d’un grand échange réciproque. En revanche, la chute a constitué un transfert à sens unique ; Adam n’a rien supporté de notre part.

2. Notre culpabilité a été effacée par le Christ, mais celle d’Adam n’a en aucune manière été atténuée par nous.

3. Le mal est entré en nous, mais il n’est pas entré en Christ.

4. Nous avons hérité d’Adam la corruption et la nature pécheresse, mais le Christ n’a hérité ni de la corruption, ni de la nature pécheresse, ni de la culpabilité, ni du blâme.

5. L’imputation de la justice du Christ s’opère par l’intermédiaire de notre foi, mais il n’y a ni foi ni même absence de foi impliquée dans le péché d’Adam. (Douglas Moo, Commentaire sur Romains 1-8, p. 338-339.)

6. Le Christ a choisi d’expier pour nous ; Adam n’a pas choisi volontairement de transmettre quoi que ce soit à sa descendance.

7. La justice du Christ nous est accordée avec notre consentement envers le Christ. La malédiction d’Adam (et, selon certains, la culpabilité) s’est abattue sur nous sans que nous y ayons consenti.

8. La justice du Christ n’a pas été « transmise » par les parents. Certains chrétiens adhèrent à ce qu’on appelle la théologie traducienne ; ils croient que la culpabilité d’Adam est transmise par les parents ou, plus précisément, par le père.

À moins que quelqu’un ne nie ces huit différences (et je pense que même Charles Hodge ne le ferait pas), il est alors incohérent d’affirmer que la nature de l’imputation est la même.

Q : Dans Romains5:12 -21, en quoi l’expiation du Christ est-elle liée à la chute d’Adam ?

R : Tous les chrétiens s’accordent à dire que l’expiation est liée à la chute d’Adam de deux manières.

1. De même que nous avons reçu la nature pécheresse d’Adam, nous sommes sanctifiés pour devenir semblables au Christ.

2. De plus, alors que nous sommes nés éloignés de Dieu à cause d’Adam, nous renaissons en tant qu’enfants de Dieu en Christ.

Tous les chrétiens ne sont pas nécessairement d’accord avec les quatre points suivants.

3. La NIV Study Bible, p. 1713, indique que Romains5:18 , « ne signifie pas que tout le monde sera finalement sauvé, mais que le salut est accessible à tous. Pour être efficace, le don gracieux de Dieu doit être reçu (voir v. 17) ».

4. Nous avons hérité des malédictions d’Adam et de la grâce du Christ, mais Jésus n’est pas plus coupable de nos péchés que nous ne le sommes de ceux d’Adam.

5. Si Dieu ne nous imputait pas la culpabilité d’Adam, Il ne pourrait pas nous imputer la justice du Christ.

6. Si Dieu ne punissait pas les réprouvés par des tourments supplémentaires en enfer, Jésus ne pourrait pas choisir d’endurer notre châtiment.

Q : Dans Romains5:12 -19, quelle est la portée mentionnée respectivement de la chute d’Adam et du sacrifice du Christ ?

R : Les chrétiens débattent parfois pour savoir si l’expiation du Christ est valable pour tous (universelle) ou seulement pour certains (particulière). Les deux camps peuvent y trouver un argument en leur faveur.

Le péché d’Adam : tous (5:12 , 18) et les nombreux (5:15, 19).

La justification par Jésus : même portée. Tous (5:18 ), et la multitude (5:15, 19).

Adam était le modèle (type), avec des contrastes (5:14 ) ; la condamnation et la justification sont très symétriques dans ce passage.

Voir également 1 Corinthiens 15:21-22, 45-49.

Q : Dans Romains5:12 -21, quels sont les liens entre nous et Adam ?

R : L’Écriture ne le dit pas, mais voici quelques interprétations possibles. Chaque interprétation inclut la précédente.

1. Les hommes souffrent dans cette vie à cause de ce qu’Adam a fait.

2. Nous avons tous fait la même chose. Adam est un exemple pour nous.

3. Nous avons hérité du péché, c’est-à-dire d’une nature pécheresse.

4. Dieu a décidé que nous hériterions de la culpabilité de celui qu’Il a choisi (Adam) pour être notre représentant.

5. Les enfants (y compris les enfants juifs et croates) héritent de la culpabilité liée aux crimes de leurs ancêtres. (1/3 de la théorie traducienne)

Q : Dans Romains 5, 12, comment tous ont-ils péché en Adam ?

R : Adam et Ève ont péché sans avoir au préalable une nature pécheresse. Nous péchons tous, car nous possédons la nature pécheresse d’Adam. Au-delà de cela, les chrétiens divergent sur ce point. Voici quelques points de vue.

Conséquence avérée : puisque nous péchons tous, cette conséquence démontre que la mort et le péché ont atteint tous les hommes nés par Adam.

Participation à la malédiction uniquement : en raison de la cause (Adam), le résultat est que nous (l’humanité) sommes tous frappés par les malédictions de la mort et d’une nature pécheresse. (Romains 5, 14)

Participation à la fois à la culpabilité et à la malédiction : en raison de la cause (Adam), le résultat est que nous (l’humanité) avons tous péché par participation avec Adam, et que nous sommes également tous frappés par la malédiction de la mort et dotés d’une nature pécheresse.

Q : Dans Romains 5, 12-14, si Dieu nous a condamnés en raison de la culpabilité d’Adam, alors pourquoi ?

R : Les véritables chrétiens ne sont pas d’accord sur ce point et défendent trois points de vue principaux.

1. La culpabilité d’Adam ne nous a pas été imputée, mais seulement sa nature et ses malédictions.

2. Tout comme Dieu est contraint de punir le péché en raison des exigences de justice et de sainteté inhérentes à sa nature, Dieu est contraint, par les exigences de la justice, de nous imputer la culpabilité d’Adam.

3. Dieu n’était pas tenu de nous imputer la culpabilité d’Adam pour satisfaire aux exigences de la justice, mais Il l’a fait malgré tout pour d’autres raisons.

3a. Si Dieu ne nous avait pas rendus responsables de la culpabilité d’Adam, Il n’aurait pas pu, en toute justice, « désigner » le Christ comme sacrifice pour nos péchés.

Q : Dans Romains5:12 -18, qu’est-ce que le péché originel ?

R : Le péché originel est un concept qui comporte deux aspects :

1. Nous avons tous hérité d’une nature pécheresse et, dès notre naissance, nous sommes éloignés de Dieu.

2. Nous portons tous une culpabilité, non seulement pour nos propres péchés, mais aussi pour le péché d’Adam.

Les chrétiens sont d’accord sur le premier point, mais la plupart d’entre eux estiment que le second est erroné. Parmi les premiers à avoir enseigné ce second point figuraient Ambroise de Milan (370-390 apr. J.-C.) et Augustin d’Hippone. Tous deux comptent parmi les premiers chrétiens à avoir soutenu la persécution des non-chrétiens. Le *New Dictionary of Christian Ethics and Pastoral Theology* (p. 641-643) déclare à propos du péché originel : « Plus grave encore, il existe une incompatibilité entre la notion de culpabilité et celle d’héritage. Notre discours sur la culpabilité des personnes humaines ne semble avoir de sens que dans le contexte de décisions et d’actes auxquels nous sommes nous-mêmes, d’une manière ou d’une autre, impliqués. »

Q : Dans Romains5:12 -18, comment la culpabilité d’Adam nous est-elle imputée (si tant est qu’elle le soit) ?

R : Romains 5, 12-18 ne précise pas exactement comment. Les chrétiens divergent considérablement sur la réponse à cette question. Voici quelques affirmations, et chacun peut en retenir plusieurs.

1. Nous héritons de la nature d’Adam, mais la culpabilité d’Adam ne nous a jamais été imputée de quelque manière que ce soit.

2. Tous ont porté la culpabilité d’Adam, mais en Christ, celle-ci a été pardonnée et effacée pour 100 % de l’humanité. (Théorie de la grâce prévenante)

3. La culpabilité d’Adam est pardonnée et effacée pour tous, comme dans le cas précédent, mais elle est réappliquée à ceux qui rejettent le Christ (point de vue de Millard Erickson).

4. Tous ont hérité de la culpabilité d’Adam, mais en Christ, celle-ci est pardonnée et effacée pour les élus.

5. Les nourrissons pourraient se retrouver dans l’étang de feu uniquement en raison de la culpabilité d’Adam, sans aucune culpabilité personnelle de leur part.

6. Les personnes se trouvant dans l’étang de feu peuvent attribuer une partie de leurs souffrances au péché d’Adam.

7. En raison de notre imputation, la culpabilité d’Adam lui-même a été atténuée.

8. La culpabilité d’Adam n’a pas été atténuée, et Dieu a compté cette culpabilité deux fois.

9. La culpabilité d’Adam nous est imputée, mais pas de manière significative.

Tant les calvinistes que les non-calvinistes peuvent se rallier ici à l’avis de la « New Geneva Study Bible » calviniste, p. 1775. Celle-ci indique que tous ont péché dans le péché d’Adam, mais précise que Romains 5, 12-21 n’explique pas comment.

Q : Dans Rom5:12 -19, quels sont les chrétiens qui estiment que la culpabilité d’Adam ne nous a pas été imputée du tout ?

R : Aucun des auteurs de l’Église pré-nicéenne n’a jamais évoqué le fait que nous portions la culpabilité du péché d’Adam, bien qu’ils aient cité Romains 5.

Justin le Martyr (qui a écrit vers 138-165 apr. J.-C.)

Athénagoras (vers 177 apr. J.-C.)

Clément d’Alexandrie (a écrit entre 193 et 217/220 apr. J.-C.)

Arnobius ? (297-303 apr. J.-C.)

Athanase d’Alexandrie (chef de file au concile de Nicée) (326-373 apr. J.-C.)

Grégoire de Nysse (335-394 apr. J.-C.)

Basile de Cappadoce (357-379 apr. J.-C.)

Grégoire de Nazianze (330-391 apr. J.-C.) (sous-entendu) (Sur la Théophanie, chap. 13, p. 349)

Jean Chrysostome (392-407 apr. J.-C.) (Homélie sur Matthieu 28, 3)

Église orthodoxe grecque (conception traducienne de l’âme, mais pas de culpabilité héréditaire)

Conférence de la Société des Amis, 1675

Ulrich Zwingli (1484-1531) et les zwingliens (d’après Menschreck, p. 198)

Andreas Karlstadt (réformateur) (1480-1541)

Menno Simons (1495/6-1561) (fondateur des mennonites)

Dirk Philips (1504-1568) (mennonite)

John Smyth (1570-1612) (baptiste généraliste)

Thomas Helwys (1575-1616) (baptiste généraliste)

Johannes Wollebius (1626-1629)

John Wesley (1703-1791) (a collaboré avec Whitefield)

Méthodistes conservateurs

Thomas Coke (1747-1814, méthodiste)

Dan Taylor (1738-1816) (baptiste généraliste)

Francis Asbury (1745-1816) (méthodiste)

Lyman Beecher (1775-1863)

D.L. Moody ? (1837-1899)

Charles W. Carter

Wolfhart Pannenberg (théologien libéral)

Stuart, Denney

Gore Sanday-Headlam

Cranfield

Dénomination de l'Église du Nazaréen

Dénomination des Assemblées de Dieu

La grande majorité des charismatiques

Walter Connor (professeur influent au Southwestern Baptist Theological Seminary)

Dénomination « Christian and Missionary Alliance »

Le Nouveau Dictionnaire d’éthique chrétienne et de théologie pastorale (IVP)

Athanase d’Alexandrie croyait que nous avions hérité d’une nature pécheresse : « Mais Athanase d’Alexandrie ne laisse jamais entendre que nous participions à la culpabilité réelle d’Adam, c’est-à-dire à sa responsabilité morale… » (Kelly, Early Christian Doctrines, p. 346-347)

« La conception de la prédestination chez Helwys, à l’exception peut-être de la doctrine de la chute de l’humanité en Adam, est anti-calviniste — en fait, typiquement baptiste néerlandaise. Toute imputation du péché d’Adam, ou l’effet naturel de la chute d’Adam, est annulée en ce qui concerne le salut, puisque la grâce est accordée à tous, pour choisir pour ou contre Dieu. » (Calvin Augustine Pater dans *Karlstadt, père des mouvements baptistes : la renaissance du protestantisme laïc*, p. 267-268)

Est-il accordé à tous de choisir pour ou contre Dieu en ce qui concerne le salut ? La réponse à cette question constitue l’un des principaux critères permettant de distinguer un calviniste d’un non-calviniste.

Q : Dans Romains5:12 -19, quels sont les chrétiens qui croient que la culpabilité d’Adam nous a été imputée ?

R : Augustin d’Hippone (388-430 apr. J.-C.) (Il croyait également que tous les nourrissons non baptisés allaient en enfer.)

Ambroise de Milan (vers 370-390 apr. J.-C.), *Sur les mystères*, livre 6 (p. 321). Il montre que la culpabilité d’Adam a été effacée après le baptême par le lavage des pieds.

Prosper d’Aquitaine (390-463 apr. J.-C.)

Vincent de Lérins (vers 434 apr. J.-C., semi-pélagien)

Thomas d’Aquin (1224-1274 apr. J.-C.)

Jean Wycliffe ? (1331-1384)

Concile de Trente (1546 apr. J.-C.)

Martin Bucer (né en 1491 – 1551)

Jean Calvin (1509-1564) et Guillaume Farel (1489-1565)

John Knox (mort en 1546-1572)

Heinrich Bullinger (1504-1575)

Théodore de Bèze (1519-1605)

Confession de Westminster (1646)

John Owen (1616-1683)

John Bunyan (1628-1688)

Johannes Cocceius (actif entre 1669 et 1699) (principal défenseur de la théologie de l’alliance)

George Whitefield (1714-1770) (calviniste ayant collaboré avec Wesley)

John Gill (1697-1771) (hypercalviniste)

Augustus Toplady (né en 1740-1778) (détracteur de Wesley)

Charles Hodge (1797-1878)

A.A. Hodge (1823-1886)

C.H. Spurgeon (1834-1892)

B.B. Warfield (1851-1921)

A.W. Pink (1886-1952) (hypercalviniste)

John Murray (1898-1975)

J. Vernon McGee (né en 1904-1988)

Loraine Boettner (1929-1990)

Catéchisme de l’Église catholique (1994)

Les baptistes (les baptistes originels et certains d’aujourd’hui)

R.C. Sproul (1939-)

Douglas Moo (1950-) (à titre provisoire, après une analyse de 42 pages)

Commentaire biblique des croyants

Dictionnaire biblique Wycliffe (p. 589)

Le « Bible Knowledge Commentary » (autorité fédérale ou traducianisme)

Q : Dans Romains5:12 -19, existe-t-il d’autres points de vue, défendus par de véritables chrétiens, sur la question de savoir si nous portons ou non la culpabilité d’Adam ?

R : Il existe trois autres points de vue.

1. Tous portent la culpabilité d’Adam, mais le Christ a accordé une « grâce prévenante » qui efface la culpabilité d’Adam pour tous.

H. Orton Wiley (1877-1961)

Norman L. Geisler et Thomas Howe (When Critics Ask, p. 441)

2. La culpabilité d’Adam ne nous est imputée qu’après que nous avons choisi de pécher

Millard Erickson (Christian Theology, p. 639)

Dr Honer, Dave Geisler, James P. Boyce (1827-1888) (théologien baptiste)

3. Nous portons la culpabilité du péché d’Adam, et nous portons également celle des péchés de nos ancêtres.

Anselme (1033-1109)

Martin Luther (1483-1546)

Philippe Melanchthon (Il faudrait tuer ceux qui ont des opinions divergentes) (1497-1562)

Jonathan Edwards (1703-1758)

William G.T. Shedd (1820-1894)

A.H. Strong (1836-1921)

Q : Dans Romains 5:12, existe-t-il des écrits juifs extra-bibliques qui ressemblent à ce passage ?

R : Oui. Les écrits juifs qui ressemblent à Romains5:12 s sont 4 Esdras 7, 118 (= 2 Esdras 7, 118), Siracide 25, 25, et 2 Baruch 23, 4 ; 48, 42 ; 54, 19.

D’après l’ouvrage *Hard Sayings of the Bible* (p. 548), voici ce que dit 2 Esdras :

« [Adam] a transgressé… Vous avez décrété la mort pour lui et pour sa descendance…

Car le premier Adam, accablé d’un cœur mauvais, a transgressé et a été vaincu, tout comme l’ont été tous ceux qui descendaient de lui. Ainsi, la maladie est devenue permanente. » (2 Esdras 3, 7, 21-22)

« Ô Adam, qu’avez-vous fait ? Car bien que ce soit vous qui ayez péché, la chute n’était pas seulement la vôtre, mais aussi la nôtre, nous qui sommes vos descendants. » (2 Esdras 7, 118).

Notez que cela évoque les conséquences pour nous : nous sommes déchus, malades et soumis à la mort. Cela ne dit pas que nous sommes coupables du péché d’Adam.

Q : Dans Romains 5,12, en quoi Augustin d’Hippone et la Vulgate latine ont-ils mal traduit ce passage ?

R : Romains5:12 , a été mal compris par Augustin (v. 5, p. 302), selon M. Erickson (p. 636), C. Daniel (p. 242) et J.N.D. Kelly (p. 354), car la Vulgate latine dit « en qui » (in quo) alors que le grec dit « parce que ».

Q : Dans Romains 5,12, Dieu a-t-il imputé la faute d’Adam à tout le monde, en plus de leur propre faute, ou les a-t-il « accusés à tort » ?

R : Depuis le début du Moyen Âge, les Églises catholiques, réformées et de nombreux courants luthériens ont enseigné que nous portons la faute d’Adam en plus de la nôtre. Comme l’ont affirmé certains chrétiens réformés lorsque je les ai interrogés, seule une partie des souffrances des personnes en enfer est due à leurs propres actes. Une autre partie de ces souffrances n’est pas non plus due à quoi que ce soit qu’elles aient fait, mais elles sont punies par Dieu pour ce qu’Adam a fait.

Cependant, ce concept était absent de l’Église primitive (jusqu’à Ambroise et Augustin), et absent chez ceux qui parlaient le dialecte koinè du grec, qui était la langue du Nouveau Testament.

Justin le Martyr (vers 150 apr. J.-C.) : « De même, à moins que le genre humain n’ait le pouvoir d’éviter le mal et de choisir le bien par son libre arbitre, il n’est pas responsable de ses actes… » (Première Apologie de Justin le Martyr, chap. 43, p. 177) « Les paroles citées ci-dessus, David les a prononcées 1 500 ans avant le Christ… Mais de peur que certains ne supposent, d’après ce que nous avons dit, que nous affirmons que tout ce qui arrive est le fruit d’une nécessité fatale, parce que cela est prédit comme connu d’avance, nous expliquons également ce point. » (Première Apologie de Justin Martyr, chapitres 43 et 44, p. 177)

Athénagoras (177 apr. J.-C.) « Tout comme pour les hommes, qui jouissent de la liberté de choix tant en matière de vertu que de vice (car vous n’honoreriez pas les bons ni ne puniriez les mauvais si le vice et la vertu ne dépendaient pas d’eux-mêmes) » Défense des chrétiens, chap. 24, p. 142

Basile de Cappadoce (357-379 apr. J.-C.) Prolégomènes : « En revanche, la cause des maux de l’enfer n’est pas Dieu, mais nous-mêmes. L’origine et la racine du péché relèvent de notre propre contrôle et de notre libre arbitre. » (Prolégomènes dans les Pères de l’Église nicéens et post-nicéens, deuxième série, vol. 8, p. lviii)

Q : Dans Romains 5, 15, la mort physique de tous les hommes signifie-t-elle que nous sommes tous coupables du péché d’Adam, y compris les bébés ?

R : Non. Si la mort physique était une preuve de culpabilité liée à Adam, alors les animaux seraient eux aussi coupables du péché d’Adam, puisqu’ils meurent physiquement. La mort physique des descendants d’Adam est une malédiction et une conséquence du péché d’Adam et d’Ève, mais elle ne prouve pas que Dieu nous déclare coupables des péchés d’autrui. Ézéchiel 18 et Deutéronome 24, 16 montrent qu’une personne ne meurt pas pour le péché de son père, mais uniquement pour le sien.

Q : Dans Romains 5, 16 et 18, par quel processus la condamnation a-t-elle été le résultat d’un seul péché ?

R : Les chrétiens ne sont pas d’accord sur ce point. Voici six possibilités, et l’on peut croire à une combinaison de celles-ci.

1. Non précisé. Une note de bas de page de la New Geneva Study Bible, à la page 1 775, indique : « Paul n’explique pas comment l’humanité tout entière a été impliquée dans le péché d’Adam, mais se contente d’affirmer ce fait. Tous ont péché dans le péché d’Adam. »

2. Les enfants (par exemple : les bébés atteints du sida) peuvent hériter, dans cette vie, des conséquences des péchés, même s’ils n’en sont pas les coupables.

3. Plus important encore que le point 2, Dieu a condamné chacun d’entre nous (nous et Adam) à cause de ce que chacun d’entre nous a fait.

4. En plus des points 2 et 3, nous avons hérité de la nature déchue, pécheresse et séparée d’Adam, et cette nature garantit que nous pécherons et serons condamnés.

5. En plus des points 2 à 4, parce que Dieu a déclaré les hommes coupables d’actes qu’ils n’ont pas commis. (Il n’y a donc aucune incohérence avec la justice de Dieu à envoyer des bébés et des fœtus non baptisés subir des tourments éternels en enfer, même s’ils n’ont jamais commis d’actes pécheresses ni transgressé aucune loi. Même s’ils n’avaient pas conscience de ces péchés et ont été accusés à tort des crimes d’autrui, Dieu reste juste, selon une justice divine et incompréhensible.) (Thèse de la « tête fédérale ») Voir l’Encyclopédie des difficultés bibliques, p. 388-390, pour plus d’informations sur la thèse de la « tête fédérale ».

6. Outre les points 2 à 5, les enfants sont condamnés devant les hommes et devant Dieu pour les crimes de leurs parents et de leurs ancêtres, puisque leurs âmes ont été créées à partir de celles de leurs parents. (1/3 de la théorie traducienne)

Q : Dans Romains 5, 19, comment les nombreux sont-ils devenus pécheurs ?

R : Comme pour la question précédente, les chrétiens ne sont pas d’accord sur ce point. Là encore, voici six possibilités, et l’on peut croire à une combinaison de celles-ci.

1. Ce passage ne précise pas explicitement comment.

2. Nous sommes devenus mortels et la porte a été ouverte au péché.

3. Plus important encore que le point 2 : tout comme Dieu a jugé Adam pour ses actes, Il juge chacun d’entre nous pour les nôtres de la même manière.

4. En plus des points 2 et 3, nous ne sommes pas seulement pécheurs parce que nous péchons, mais nous péchons aussi parce que nous sommes pécheurs ; en d’autres termes, nous avons une nature pécheresse.

5. Outre les points 2 à 4, nous sommes responsables de ce dont nous ne sommes pas personnellement coupables (Boettner, p. 77-78), ou des péchés que nous n’avons pas personnellement commis (ibid., p. 238).

6. En plus des points 2 à 5, toute personne née d’un traître, d’un adultère ou d’un pécheur devrait être punie comme un traître, un adultère ou un pécheur. (1/3 de la doctrine traducianiste, qui est contraire à Ézéchiel 18 et au Deutéronome 24, 16.)

Q : Dans Romains 5:19, si tous sont rendus pécheurs en Adam et tous sont rendus justes en Christ, cela signifie-t-il que tout le monde est sauvé, comme l’enseigne l’hérésie de l’universalisme ?

R : Non. Le premier « tous » désigne tous ceux qui sont en Adam. Le second « tous » désigne tous ceux qui sont en Christ. Tout le monde n’est pas en Christ. La secte des « Enfants de Dieu » enseignait cela. Les véritables chrétiens (du moins depuis Rufin) s’accordent à dire que l’universalisme est erroné, mais les non-calvinistes et les calvinistes ont deux raisons très différentes pour cela.

Parmi les non-calvinistes, on trouve les « calvinistes des quatre points », les luthériens, les « calminiens », les arminiens et d’autres. Ils affirment que le Christ a offert le rachat pour tout le monde. Voici une illustration courante : imaginons qu’un homme ait une dette d’un million de dollars qu’il ne puisse pas rembourser. Un ami généreux et fortuné a ouvert un compte bancaire au nom de cet homme, sur lequel figurait un million de dollars, et lui a dit de retirer ce million pour rembourser sa dette. Supposons que cet homme n’ait pas cru son ami fortuné, ou bien qu’il ait retiré l’argent pour le dilapider. Dans ce cas, cet homme resterait redevable de sa dette, malgré la générosité de son ami fortuné.

D’un point de vue biblique, telle est la conclusion de trois enseignements tirés des Écritures.

N1. Le Christ a expié pour tous (1 Timothée 2:5-6 ; 1 Jean 2:2 ; Romains11:32 ; 1 Timothée4:10 ), et Dieu propose et exige l’obéissance à l’Évangile pour tous (2 Thessaloniciens 1:8 ; Tite 2:11).

N2. Certains iront dans l’étang de feu (Apocalypse19:20 ;20:10 -15 ; 21:8 ; Matthieu 13:24-43 ; 25:31-46).

N3. Les hommes passeront l’éternité en enfer (Matthieu 18, 8 ; 25, 41, 46 ;3:12 , Jude 7 ; 2 Thessaloniciens 1, 9 ; Apocalypse 20, 10 ; 14, 9-11).

Les calvinistes, à l’exception peut-être des calvinistes amyraldiens, enseignent que le premier « tous » de Romains 5:18 a une portée différente de celle du second « tous » de 5:18, et que le premier « plusieurs » de Romains 5:19 a une portée différente de celle du second « plusieurs » de 5:19. Peut-être que le principe fondamental du calvinisme pur et dur n’est pas l’expiation définitive, mais plutôt le rejet de l’expiation universelle, à savoir que le Christ n’est pas mort pour tout le monde. Beaucoup ont été créés sans aucune possibilité d’échapper aux flammes de la seconde mort.

Pourquoi certains calvinistes pensent-ils ainsi ? Je crois que l’une des deux principales raisons pour lesquelles ils pensent ainsi réside dans une mauvaise compréhension de la souveraineté de Dieu. Une deuxième raison tient à une définition erronée de la dépravation humaine, qui revient à considérer Dieu comme incapable ou peu disposé à agir en chacun.

Une mauvaise compréhension de la souveraineté de Dieu : Certains calvinistes ont, selon moi, une vision correcte de la souveraineté de Dieu. Dieu, qui peut faire ce qu’Il veut, peut choisir de déléguer une partie de Sa souveraineté pour une durée limitée. Dieu peut permettre que des choses se produisent, comme le péché, qui attristent Son cœur. Cependant, de nombreux calvinistes n’en sont pas arrivés à cette compréhension. Au contraire, ils pensent ce qui suit.

#1. De nombreux versets bibliques évoquent l’amour et la grâce particuliers de Dieu envers les élus, et de nombreux non-calvinistes ne prêtent pas attention à ces versets. (Deux exemples clés sont Romains 9, 6-23 et Romains 11, 3-23)

#2. De nombreux versets bibliques évoquent le plan de Dieu, connu d’avance et inéluctable, qui englobe tout et tout le monde, y compris les méchants. (Parmi les exemples, citons Éphésiens 1, 11 ; Proverbes 16, 4)

#3. En raison de l’attention particulière portée aux deux vérités précédentes, de nombreux calvinistes (mais pas tous) minimisent l’importance des versets dans lesquels Dieu montre que les hommes disposent d’un véritable libre arbitre (Josué 24, 22-23) et qu’Il leur a donné la liberté de briser Son cœur (Jérémie 9, 1 ; Matthieu 23, 37-39, etc.)

Pourquoi les calvinistes pensent-ils ainsi ? Je crois qu’il y a deux raisons principales à cela.

Erreur calviniste n° 1 (la certitude absolue quant à l’avenir exclut tout véritable choix). Il est difficile pour les gens de comprendre que Dieu est plus grand que le temps. Lorsque les gens ne comprennent pas cela, leur demander de saisir réellement que les êtres humains disposent d’un véritable libre arbitre, et que Dieu connaît, avec une certitude absolue, ce que nous appelons l’avenir, revient à demander à des élèves de cinquième de comprendre le calcul différentiel ; cela leur semblerait trop déroutant.

De nombreux chrétiens de bonne foi se contentent de concilier ces deux vérités, sans parvenir à comprendre comment elles interagissent, tout en continuant à croire que les deux sont vraies. D’autres se heurtent à des difficultés théologiques, proches du fatalisme, en écartant la vérité selon laquelle nous avons le choix, ce qui revient à faire de nous des robots. D’autres encore se heurtent aux difficultés théologiques liées à la conception d’un Dieu fini, en écartant la vérité selon laquelle Dieu connaît l’avenir avec une certitude absolue.

Erreur calviniste n° 2 (il n’y a pas de causes perdues). Une deuxième raison pour laquelle les calvinistes considèrent que le calvinisme est vrai est bien exposée dans un ouvrage calviniste, *Putting Amazing Back into Grace*, de Michael Horton. Il y consacre un chapitre intitulé « Pas de causes perdues ». Puisque Dieu est tout-puissant, omniscient, souverain et que rien ne se produit sans qu’Il ne le permette, Horton affirme que Dieu ne pourrait rien faire en vain, ou qu’il ne pourrait se produire rien que Dieu, au sens le plus large, ne désire pas.

Cependant, Jésus a déploré le rejet dont il a fait l’objet de la part des Juifs dans Matthieu 23, 37-39.

Les pharisiens « ont rejeté le dessein de Dieu à leur égard » dans Luc7:30 .

Paul a imploré les fidèles de ne pas recevoir la grâce de Dieu en vain dans 2 Corinthiens 6, 1.

Jésus a pleuré sur son peuple. Pourquoi pleurer, si Dieu ne souhaitait pas qu’ils agissent différemment ?

Enfin, il convient de mentionner que tous les calvinistes ne souscrivent pas à l’idée qu’« il n’y a pas de causes perdues ». Feu Francis Schaeffer, un calviniste suisse, a déclaré dans *L’Église à la fin du XXe siècle* : « Nous pouvons glorifier Dieu, et l’Ancien comme le Nouveau Testament affirment que nous pouvons même attrister Dieu. C’est extraordinaire. » (Hymnes pour le peuple de Dieu n° 364) Si d’autres pouvaient comprendre, comme l’a fait Francis Schaeffer, ce que Dieu a fait exactement lorsqu’Il a permis aux hommes de L’attrister, notre admiration pour l’incroyable grâce de Dieu n’en serait que plus grande.

Q : Dans Romains 5, 19, étant donné que l’universalisme est réfuté dans d’autres versets, de quelle manière tous ceux qui ont été rendus pécheurs ont-ils été justifiés ?

R : Les chrétiens ne sont pas d’accord sur ce point. Voici quelques-uns des points de vue.

1. Fondement d’une justification potentielle pour tous.

2. Tous les élus sont effectivement justifiés, et « tous les pécheurs » désigne les pécheurs élus.

3. Formulation imprécise visant à mettre en évidence le parallèle : le Christ influence les siens aussi certainement qu’Adam influence les siens.

Q : Dans Romains 5,19, est-ce le péché qui fait de nous des pécheurs, ou est-ce le fait d’être pécheur qui nous fait pécher ?

R : Les chrétiens débattent parfois de ce point, mais la réponse correcte est : les deux. Un pécheur est quelqu’un qui est séparé de Dieu. C’est le fait de pécher qui fait de nous des pécheurs, mais dès notre naissance, nous sommes nés dans un état initial de séparation d’avec Dieu. Ainsi, nous sommes d’abord nés pécheurs par nature, puis, après avoir péché, nous devenons pécheurs par nos actes.

Q : Dans Romains 5,20, en quoi le but de la loi était-il d’accroître le péché ?

R : Romains4:15 et Romains 5:12 répondent à cette question, en montrant que Dieu ne considère pas le péché comme une transgression là où il n’y a pas de loi. En d’autres termes, Dieu ne tient pas compte du péché involontaire tant que la personne n’a pas pris conscience qu’il s’agit d’un péché. Romains 7:7-13 approfondit ce point, en concluant que la loi a été donnée afin que le péché soit reconnu comme tel.

Le mot « s’est ajouté » peut être mieux traduit par « s’est glissé parmi ». Il s’agit du même verbe utilisé dans Galates 2:4 pour désigner les faux frères qui se sont glissés parmi les vrais croyants.

Q : Dans Romains 6, quel est le lien avec Romains 5 ?

R : Romains 5 parle de deux personnes : l’homme ancien – Adam – et l’homme nouveau – le Christ. Romains 6 rend ce message personnel en l’appliquant à nos vies. Romains 5 se termine de manière triomphante en affirmant que là où le péché a abondé, la grâce a surabondé. Romains 6 explique pourquoi nous ne pouvons pas simplement continuer à pécher puisque nous bénéficions désormais de la grâce.

Q : Dans Romains 6, quels sont les cinq concepts clés qui sont comparés et mis en contraste ?

R : Notre destin (notre vie ancienne mène à la mort, tandis que la nouvelle vie du Christ est en nous), la puissance qui agit en nous (esclaves du péché, libres en tant qu’esclaves du Christ). Paul avait déjà évoqué les hommes avant et après le Christ, le péché et la vie nouvelle, ainsi que la loi et la grâce, mais le chapitre 6 montre comment ces éléments s’articulent entre eux.

Voici la fréquence d’apparition des mots dans ce chapitre.

vous/vous-mêmes/nous/notre (42 fois),

péché/pécher (17 fois),

et « mourir / est mort / mort » (16 fois),

vivre/vie (8 fois),

Christ / Jésus (6 fois),

esclaves/maîtrise/règne (11 fois) (esclave/asservir (8 fois))

Les autres mots sont :

Liberté (4 fois)

grâce (3 fois)

loi (2 fois)

Unis en Christ (2X)

Q : Dans Romains 6, 1, que pouvez-vous répondre à un non-chrétien qui affirme que les chrétiens pensent pouvoir faire tout ce qu’ils veulent parce qu’ils disposent d’une « assurance contre l’incendie » ?

R : Il y a quatre raisons de ne pas agir ainsi, en supposant qu’il s’agisse d’un véritable croyant destiné à aller au ciel.

Romains 6, 1-11 dit que vous ne le pouvez pas, car, d’un point de vue positionnel, vous êtes unis au Christ.

Romains 6, 12-14 dit que vous n’en avez pas besoin, car, d’un point de vue expérientiel, la grâce de Dieu a brisé l’emprise du péché sur vous.

Romains 6, 15-19 dit que vous ne devez pas le faire, car, sans aucun doute, vous ne voulez pas que le péché vous domine.

Romains 6, 20-23 dit que vous feriez mieux de ne pas le faire, car en fin de compte, le salaire du péché, c’est la mort.

Q : Dans Romains 6, 1, que pouvez-vous dire à un chrétien antinomiste ?

R : Il y a une différence entre vivre sous la grâce et abuser de la grâce. Si vous êtes un parent dont l’enfant se conduit mal dans un centre commercial, vous le ramènerez chez vous plus tôt que prévu. Si nous nous comportons mal, notre Père céleste peut lui aussi nous ramener chez nous plus tôt que prévu. C’est ce que pensaient Grigori Raspoutine et la secte russe des Khlysty.

Nous devons comprendre que nous sommes nés de nouveau pour mieux que cela. Un jour, Augustin d’Hippone fut interpellé par une femme qui avait été sa maîtresse avant qu’il ne se convertisse au Christ. Augustin s’éloigna rapidement. Elle l’appela : « Augustin, c’est moi, c’est moi ! » Il lui répondit par-dessus son épaule : « Oui, je sais, mais ce n’est plus moi ! »

Q : Dans Romains 6, 1 et 15, pourquoi ne devrions-nous pas pécher afin que la grâce abonde ?

R : C’est un peu comme si l’on posait la question suivante : puisque nous sommes reconnaissants envers un médecin qui opère pour nous sauver la vie après un accident de voiture, devrions-nous essayer d’avoir autant d’accidents que possible ?

Comme l’a dit John MacArthur, Jr. : « Pourquoi devrions-nous supposer que les personnes qui mènent une vie marquée par un cycle ininterrompu d’adultère, de fornication, d’homosexualité, de tromperie et de toutes sortes d’excès flagrants imaginables sont véritablement nées de nouveau ? »

Q : Dans Romains 6, 1-4, que dit ce passage au sujet d’un passage d’un domaine à un autre ?

R : Tout comme un têtard respirant sous l’eau devient une grenouille respirant à l’air libre, sans jamais revenir en arrière, nous passons d’une course effrénée vers la mort à une vie nouvelle. Ce n’est pas seulement que mon « ancien moi » et ma nature pécheresse ont été crucifiés avec le Christ, mais bien que tout mon être a été crucifié avec le Christ, car cela devait être ainsi.

Q : Dans Romains 6, 1-14 et Romains 6, 15-23, quelles sont les similitudes et les différences entre les deux raisonnements de Paul présentés ici ?

R : Les deux parties sont encadrées par des « repères ». Elles commencent toutes deux par évoquer la grâce, puis en explorent les différents aspects. La première partie se termine par le fait que nous ne sommes pas sous la loi mais sous la grâce, tandis que la seconde partie s’achève sur la mort et le don [gracieux] de la vie éternelle.

La première partie, Romains 6, 1-14, met l’accent sur notre union avec le Christ dans sa mort, son ensevelissement et sa résurrection, ainsi que sur notre mort au péché et notre nouvelle vie en Christ. Elle ne dit rien sur le fait d’être esclaves.

La deuxième partie, Romains 6, 15-23, met l’accent sur le fait que chacun est soit esclave du péché, soit esclave de Dieu. Elle ne dit rien sur l’union avec le Christ.

La première partie doit précéder la seconde, car elle en est la cause première. La première partie met l’accent sur notre identité, tandis que la seconde met l’accent sur le commandement que Dieu nous adresse.

Q : Dans Romains 6, 4, que dit ce passage au sujet du baptême ?

R : Être enseveli avec le Christ lors du baptême n’a pas beaucoup de sens par l’aspersion ; seule l’immersion le permet.

Q : Dans Romains 6, 5-7, s’agit-il de la résurrection du Christ ou de celle des croyants ?

R : Paul fait ici référence à la résurrection du Christ. Tout comme le Christ a été ressuscité (au passé), nous avons désormais une vie nouvelle. Nous serons également ressuscités physiquement, mais la fin des temps n’est pas spécifiquement mentionnée ici.

Q : Dans Romains 6, 5-7, comment sommes-nous unis à Jésus dans la mort et dans la vie nouvelle ?

R : Romains 6 est une explication plus approfondie de la manière dont Dieu accomplit son salut en nous, telle qu’elle est décrite dans Philippiens 2, 12-13. Certains considèrent les écrits de Paul sur le salut comme une justification « judiciaire », d’autres comme une sanctification « participative », mais en réalité, Paul met l’accent sur les deux. Nous ne sommes pas ensevelis dans notre tombe, mais plutôt, au sens figuré, ensevelis aux côtés du Christ dans la sienne. Il existe au moins trois façons d’envisager cela.

Une rupture avec l’ancienne vie, un passage d’un domaine à un autre, et une naissance à une vie nouvelle.

Renoncer à un ancien maître et se soumettre à un nouveau maître.

Se détourner d’une ancienne destinée et embrasser une nouvelle destinée.

Q : Dans Romains 6, 5-7 ; Galates 2, 20 ; Colossiens 3, 9 ; Éphésiens 4, 22, comment notre ancien moi est-il crucifié en Christ ?

R : Il n’est pas question de « notre ancienne nature pécheresse », mais plutôt de « notre ancien moi », c’est-à-dire de nous tous. Nous avons des désirs, des objectifs, des ambitions, nous prenons des décisions et choisissons comment dépenser notre temps et notre argent. Être crucifié avec le Christ touche chacun de ces domaines.

Le Commentaire évangélique de la Bible, p. 937, y voit une « tension inévitable » entre notre moi authentique et notre moi inauthentique. Venir à Christ ne signifie pas que vous avez remporté la bataille ; cela signifie plutôt que vous venez tout juste de vous engager dans celle-ci.

Q : Dans Romains 6:5 ; 8 et 1 Corinthiens 15, les croyants étaient-ils morts avec le Christ mais n’avaient-ils pas encore été ressuscités avec lui, ou étaient-ils déjà ressuscités avec le Christ dans Colossiens2:13 s et Éphésiens 2:5-6 ?

R : D’un point de vue positionnel, nous sommes déjà ressuscités à la vie par le Christ dans notre esprit, et nos corps seront physiquement ressuscités avec le Christ à l’avenir. Outre les versets mentionnés dans la question, voici d’autres passages dans lesquels Paul enseigne ces deux aspects.

Romains6:11 dit : « De même, vous aussi, considérez-vous comme morts au péché, mais vivants pour Dieu en Jésus-Christ. »

Romains 8, 10-11 montre clairement ces deux aspects : « Mais si le Christ est en vous, votre corps est mort à cause du péché, tandis que votre esprit est [au présent] vivant à cause de la justice. Et si l’Esprit de celui qui a ressuscité Jésus d’entre les morts habite en vous, celui qui a ressuscité le Christ Jésus d’entre les morts donnera [au futur] aussi la vie à vos corps mortels par son Esprit, qui habite en vous. »

De même, Colossiens 3, 1-4 met également en évidence ces deux aspects. « Ainsi donc, puisque vous avez été ressuscités [parfait du présent] avec le Christ, recherchez les choses d’en haut, où le Christ est assis à la droite de Dieu. Ayez l’esprit tourné vers les choses d’en haut, et non vers celles qui sont sur la terre. Car vous êtes morts, et votre vie est désormais [présent] cachée avec le Christ en Dieu. Lorsque le Christ, qui est votre vie, apparaîtra, alors vous apparaîtrez [futur] vous aussi avec lui dans la gloire. »

Romains 6, versets 5 et 8, ainsi que 1 Corinthiens, ne nient pas que nous soyons déjà ressuscités avec le Christ dans notre esprit et sur le plan de notre position. Au contraire, ils affirment qu’il ne s’agit pas seulement d’une résurrection spirituelle, mais aussi d’une résurrection physique future. De même, Colossiens 2, verset 13, et Éphésiens 2, versets 5-6, ne nient pas une résurrection physique future ; ils affirment plutôt qu’il ne s’agit pas seulement d’un événement futur, mais aussi d’une vie présente dans l’esprit.

(Les citations bibliques sont tirées de la BSB.)

Q : Dans Romains 6:6, qu’est-ce que le « corps du péché » exactement ?

R : En comparant et en opposant l’ancienne vie à la nouvelle, ce passage décrit deux aspects de notre ancienne vie. Avant de connaître le Christ, nous étions, dans notre corps, enclins à pécher et vivions pour le péché. Deuxièmement, nous étions, dans notre corps, esclaves de notre maître : le péché. Depuis que nous sommes venus au Christ, le corps physique est le même, mais ce qui anime et motive ce corps est désormais différent.

Q : Dans Romains 6:7, puisque les chrétiens sont morts en Christ et qu’ils sont libérés du péché, pourquoi continuent-ils à pécher ?

R : Bien que les chrétiens ne pèchent plus au Ciel, ce n’est pas ce à quoi ce verset fait référence. Romains 6, 7 ne dit pas que les chrétiens sont sans péché, mais seulement qu’ils sont libérés de l’esclavage du péché.

Cependant, tout comme un esclave peut ne pas avoir entendu ou cru le message annonçant sa libération, il arrive parfois que des chrétiens agissent comme s’ils étaient encore esclaves du péché. Si un chrétien venait à dire : « Je suis obligé de pécher, je n’ai pas le choix », ce chrétien dirait une fausseté. Même si nous avons déjà une vie nouvelle en Christ, Dieu, par l’intermédiaire de Paul, juge nécessaire de nous donner ici un commandement, auquel nous avons le choix d’obéir ou de désobéir. Même si Dieu a déclaré que le péché n’avait plus de pouvoir, nous devons choisir activement de le détrôner dans nos vies.

Tous les chrétiens s’accordent à dire que nous sommes libérés du péché de deux manières, mais les exégètes divergent quant à l’intention première de ce verset en particulier.

Nous sommes libérés de la sanction légale du péché

« Nous sommes justifiés » – New International Bible Commentary, p. 1328

« Prenons l’exemple d’un homme condamné à mourir sur la chaise électrique pour avoir assassiné un policier. Dès qu’il meurt, il est libéré (littéralement « justifié ») de ce péché. La peine a été payée et l’affaire est classée. » Believer’s Bible Commentary, p. 1702. (Le gras figure dans l’original.)

Le « Bible Knowledge Commentary : New Testament », p. 463, précise : « La clause suivante (Rom. 6, 6b-7) explique en effet la première clause (v. 6a). Dans son état non régénéré, le croyant était esclave du péché. Mais son « vieil homme » a été crucifié (identifié) avec le Christ, et c’est là le fondement de sa délivrance de l’esclavage du péché. Quiconque est mort a été libéré du péché. Les mots « a été libéré » constituent une traduction libre de dedikaiotai, qui signifie littéralement « a été justifié ou déclaré juste ». Le temps parfait de ce verset décrit une action passée dont l’effet ou la force perdure. Le péché n’a plus le droit légal d’imposer sa domination et son contrôle sur un croyant, car celui-ci est mort avec le Christ. » (Les caractères gras sont ceux de l’original.)

The Expositor’s Greek New Testament, vol. 2, p. 633 : « La mort libère les hommes de toute emprise ; en particulier (pour en venir au cas qui nous occupe), elle nous libère, nous qui sommes morts avec le Christ, de l’emprise du péché, notre ancien maître, qui cherchait à continuer de régner sur nous. »

Nous sommes libérés de l’esclavage du péché

Douglas Moo examine trois interprétations de cette expression : libérés de la sanction légale, morts avec le Christ et libérés de l’esclavage, et affirme que la troisième interprétation est la bonne. « La mort rompt l’emprise du péché sur une personne. » Douglas Moo dans *The Wycliffe Exegetical Commentary*, p. 394 (se référant aux commentateurs Godet, Michel et Kasemann).

« Libérés des chaînes et de la puissance [du péché] » (NIV Study Bible, p. 1714)

« Dans notre relation avec le Christ, nous sommes libérés de l’esclavage du péché ; pourtant, il est possible, même pour un chrétien, de « laisser le péché régner » (Rm 6, 12). » *Hard Sayings of the Bible*, p. 553. (Italiques dans l’original)

« En Christ, les croyants sont potentiellement maîtres de la mort et du péché. » *Commentaire évangélique de la Bible*, p. 937

« Libérés de l’emprise du péché. Son pouvoir est brisé. » The Expositor’s Bible Commentary, vol. 10, p. 70.

Q : Dans Romains 6, 11, comment doit-on se considérer comme morts au péché ?

R : Il y a trois aspects.

Remboursés intégralement dans le passé : nos péchés ont été cloués à la croix par le Christ qui est mort pour nous. Nous sommes déclarés saints, car notre dette est entièrement acquittée.

Une vie nouvelle dans le présent : aujourd’hui, nous sommes libérés de la domination du péché, et nous sommes sanctifiés, afin d’être rendus de plus en plus saints jour après jour. Nous ne devons pas seulement lutter contre le péché dans nos vies ; nous devons en sortir victorieux et vaincre le péché dans nos vies. Si, en tant que chrétien, vous dites un jour : « Je ne suis qu’un pécheur, je ne peux pas m’en sortir tout seul », alors vous avez oublié la puissance qui est en vous.

Sans péché dans l’avenir : Un jour, au ciel, nous serons totalement exempts de péché. Les désirs, les projets et les dépendances liés au péché auront tous disparu. Mais nous devrions essayer de commencer à vivre ainsi dès aujourd’hui.

Q : Dans Romains 6:14, comment expliqueriez-vous à un adventiste du septième jour que nous ne sommes pas sous la loi mais sous la grâce ?

R : Ce n’est pas le mont Sinaï qui fait des saints en Christ, mais le mont Calvaire. Demandez-leur d’abord s’ils croient que nous ne sommes pas sous la loi mais sous la grâce. S’ils ne sont pas d’accord, citez alors Romains 6:14 et demandez-leur s’ils croient que la lettre de Paul est la Parole de Dieu ou non. S’ils répondent par l’affirmative, dites-leur alors que nous pouvons discuter du fait que nous ne sommes pas sous la loi mais sous la grâce, mais qu’affirmer que nous sommes toujours sous la loi n’est pas une option pour un chrétien qui croit en la Bible.

Les adventistes du septième jour pourraient soupçonner que vous utilisez la « grâce » comme excuse pour faire ce que vous voulez et pécher. Ils pourraient également soupçonner (à juste titre) que vous avez mis de côté l’ancienne loi écrite. C’est le cas, car vous servez selon la nouvelle voie de l’Esprit, et non selon l’ancienne voie de la loi écrite (Romains 7:6). Voir également 2 Corinthiens 3:3, où il est dit que nous ne suivons plus la loi que Dieu a gravée sur la pierre, mais celle qu’Il a gravée dans la chair de notre cœur. Romains 9:32 met en garde contre le risque de ressembler aux Juifs qui ne recherchaient pas la justice par la foi, mais par les œuvres de la loi. Le Christ a annulé le code écrit dans Colossiens 2:14. La nouvelle alliance a rendu l’ancienne caduque, selon Hébreux 8:13.

Q : Dans Romains 6:18, 22, concrètement, comment sommes-nous libérés du péché ?

R : Nous sommes libérés dès à présent de l’emprise et de la domination du péché. Si, en tant que chrétien, vous dites un jour : « Je ne suis qu’un pécheur, je ne peux pas m’en empêcher », c’est que vous avez oublié la puissance qui est en vous.

Q : Dans Romains 6:19, lorsque Paul parle « à la manière des hommes », s’agit-il d’une simplification ?

R : Oui. La NIV traduit cela par « Je l’exprime en termes humains ». Paul s’apprête à proposer une analogie anthropomorphique simple, dans des termes qu’ils peuvent comprendre. Chacun est soit l’esclave d’un maître nommé « Péché », soit l’esclave d’un maître nommé « Obéissance ».

Une vision simplifiée de la vérité reste vraie, tant qu’elle est reconnue comme une simplification et non comme le reflet exact de la réalité.

Q : Dans Romains 6:21, quels sont les fruits du péché dont les gens devraient avoir honte ?

R : Voici une façon d’y réfléchir.

L’égoïsme et le temps gaspillé, le fait d’ignorer Dieu et les autres

La haine et le fait de faire du mal aux autres, qu’il s’agisse de vos proches ou d’autres personnes

Les dépendances et l’attachement à la recherche de plaisirs éphémères

Le matérialisme et le mauvais usage de l’argent, de l’influence et des ressources

Énergie et efforts gaspillés à poursuivre ce qui précède.

Q : Dans Romains 6, 22, quels sont les bienfaits de la sainteté ?

R : Il y a à la fois des aspects présents et des aspects futurs.

Présent : nous sommes libérés de l’esclavage du péché (Romains 6, 17-19)

Nous continuerons certes à pécher (1 Jean 1, 8), mais nous ne sommes plus tenus de persister dans le péché (1 Jean 3, 6 et 9).

Le péché ne règne plus en nous, selon Romains 6, 12 et 14.

Nous pouvons désormais nous tenir debout sans honte, selon Romains 6, 21 et Éphésiens 5, 12.

Nous n’avons plus à cacher ce que nous faisons en secret, comme l’indique Éphésiens 5, 12.

Nous avons la paix de Dieu dans toutes les situations, comme le dit Philippiens 4, 6-7.

Nous ne sommes plus aveugles, comme le dit Éphésiens 4:18.

Lorsque nous avons « perdu toute sensibilité » à cause du péché, celle-ci peut nous revenir, comme l’indique Éphésiens 4, 19.

Nous sommes désormais plus sages et moins insensés, comme le dit Éphésiens 5, 15.

Un avantage souvent négligé est qu’une fois que nous cessons toute activité pécheresse persistante, nous disposons de plus de temps, comme le dit Éphésiens 5, 15-16. Si une personne qui passe tous ses week-ends à faire la fête ou à s’enivrer, puis à cuver sa gueule de bois, cesse de le faire, elle dispose désormais de week-ends libres dont elle ne disposait pas auparavant.

Nous menons une vie plus reconnaissante, comme l’indique Éphésiens 5, 20.

Nous sommes libres de rechercher la justice. Lorsque nous sommes saints, nous ressemblons davantage à Dieu, comme le dit 1 Pierre 1, 15-16.

Nous changeons, car nous sommes actuellement renouvelés, selon Éphésiens 4, 23.

Nous cessons de nous corrompre de plus en plus, comme le dit Éphésiens 4, 22.

Avenir : ce sont les cœurs purs qui verront Dieu, selon Matthieu 5, 8.

Nous sommes passés de la mort à la vie, comme le disent 1 Jean 3, 14 et Romains 6, 13.

Nous avons un héritage dans le Royaume des cieux, selon Éphésiens 5, 5.

Nous serons saints au ciel, car il n’y a rien d’impur au ciel. Ceux qui ont « lavé leurs vêtements » seront dans les nouveaux cieux et la nouvelle terre, selon Apocalypse 22, 14-15.

Q : Qu’est-ce qu’un schéma des quatre aspects ?

R : Voici un schéma.

Certaines Églises du Christ,

le pélagianisme

théosis orthodoxe orientale, mouvements de sainteté

Libres. Esclaves du Christ

ont donné une nouvelle vie

Il faut crucifier le vieil homme

Biblique

Équilibre

Unis au

le Christ qui vit en nous

Dans l’esclavage. Esclaves du péché

conduit à la mort

Martin Luther,

les flagellants catholiques

(y compris Jean-Paul II)

Les Khlysty de Raspoutine,

Rm 6, 1.15a Le « Easy-Believism » (antinomisme)

Imaginez que quelqu’un se concentre uniquement sur un ou deux côtés du carré. À quoi ressemblerait sa théologie ?

En bas à gauche : s’il se concentrait sur l’esclavage de la volonté et sur la nécessité de faire crucifier nos désirs pécheurs et égoïstes, au point d’en oublier que nous sommes désormais libres et unis au Christ, il risquerait de perdre de vue le fait que nous sommes désormais libérés du péché. Il risquerait d’oublier que l’on attend de nous que nous soyons désormais libérés du péché et que nous ne continuions pas à pécher. Cela ne signifie pas que nous ne pécherons plus jamais, mais aucun péché ne devrait avoir prise sur notre vie. Si c’est le cas, alors nous ne menons pas une vie chrétienne normale.

En haut à gauche : S’ils mettaient l’accent sur le fait que l’homme ancien doit être crucifié et que nous devons être libres de mener une vie sainte, sans tenir compte de l’étendue de l’esclavage au péché d’une personne perdue ni de la nécessité de la puissance du Christ en nous, ils risqueraient alors d’oublier qu’une personne ne peut y parvenir par ses propres moyens. C’est presque comme si une personne moralement neutre devait entendre la vérité, puis devenir sainte tout seule. Ce n’est pas que Dieu puisse nous aider à être saints, mais plutôt que nous devons laisser Dieu agir en nous pour être saints.

En haut à droite : S’ils mettaient l’accent sur le fait que nous sommes libres de mener une vie sainte grâce au Christ qui vit en nous, ils risqueraient de ne pas saisir la puissance du péché qu’un chrétien doit vaincre. Même en tant que croyants, pleinement engagés à aimer et à obéir à Dieu, nous menons toujours un combat dans notre cœur. Nous sommes censés remporter ce combat avec le Christ en nous, mais il ne faut pas minimiser la gravité de ce combat.

En bas à droite : S’ils mettaient l’accent sur notre asservissement au péché et sur le Christ qui vit en nous, sans vraiment attendre de nous que nous soyons crucifiés avec le Christ et que nous menions une vie sainte, ils pourraient alors penser qu’ils peuvent connaître la joie d’être dans la volonté de Dieu sans se repentir ni mettre fin à leur péché.

Q : Dans Romains 6, 22, dans l’évangélisation, dans quelle mesure devons-nous insister sur le fait que les chrétiens sont des esclaves de Dieu ?

R : Au moment où une personne devient chrétienne, cela ne devrait pas constituer une surprise pour elle. Si nous parlons d’accepter le Christ comme Sauveur, mais que nous omettons de mentionner qu’il faut l’accepter comme Seigneur, nous n’avons transmis qu’une partie du message. Jésus est présenté comme Seigneur dans la proclamation de l’Évangile en Actes 10, 36 ; 16, 31 ; 17, 24-31 ; 22, 10, 19-20. Bien que le chapitre 13, versets 16 à 41, des Actes ne mentionne pas les esclaves ni le Seigneur, il évoque la repentance au verset 24. En revanche, dans certains discours succincts, Paul n’en est pas encore arrivé à cette partie, comme dans Actes 24, versets 10 à 22.

Q : Dans Romains 6:23, comment résumeriez-vous ce chapitre ?

R : Il y a deux maîtres (le péché et Dieu), deux modes d’action (le salaire et le don gratuit) et deux destins (la mort et la vie éternelle).

Q : Dans Romains 7, 5, pourquoi le « ne pas » semble-t-il souvent être un appel à l’action pour le faire ?

R : C’est souvent ainsi que fonctionne notre nature pécheresse. Le mot grec signifiant « occasion » était à l’origine un terme militaire désignant un fort ou une base d’opérations. Une facette de notre nature pécheresse consiste à vouloir être égoïste au détriment du service de Dieu. Mais une autre facette consiste à vouloir se rebeller contre cela.

Q : Dans Romains 7:6, dans cette illustration, la loi mosaïque est-elle « morte » ?

R : D’une certaine manière, oui. Matthieu 5, 17 dit que le Christ n’est pas venu pour abolir la loi, mais pour l’accomplir. Il a déclaré en Matthieu 5, 18 que rien de la loi ne passerait jusqu’à ce que tout soit accompli. Par sa crucifixion, le Christ a pris les exigences de la loi et, métaphoriquement, les a clouées à la croix, comme le dit Colossiens 2, 14. D’un autre côté, dans cette illustration, en Romains 7, 4 et 6, c’est nous qui sommes morts à la loi.

Q : Dans Romains 7, 6b, comment servons-nous selon la nouvelle voie de l’Esprit, et non selon l’ancienne voie de la lettre, puisque Jésus a dit dans Luc 16, 16-17 qu’aucun iota [détails] ne disparaîtrait de la Loi ?

R : La Loi n’a pas été modifiée, ni par Jésus ni par quiconque d’autre. Cependant, Jésus a pleinement accompli la Loi pour nous, et désormais nous servons selon la nouvelle voie de l’Esprit, et non selon l’ancienne voie de la loi écrite. Jésus a déclaré dans Luc 16, 16 que la Loi et les prophètes avaient eu cours jusqu’à Jean. L’Ancienne Alliance est caduque selon Hébreux 8, 13. Paul a déclaré que la lettre tue, mais que l’Esprit donne la vie dans 2 Corinthiens 3, 6.

Cela diffère du concept musulman d’abrogation. Les paroles transmises par l’intermédiaire de Mahomet pouvaient « annuler » les paroles antérieures de Mahomet, de Jésus ou de tout autre prophète, apparemment à sa guise. Jésus n’a pas abrogé la Loi, Il l’a accomplie pour nous, et désormais nous servons d’une manière différente.

Par exemple, l’Ancien Testament interdisait la consommation de viande de chameau, de crevettes et de porc. Jésus, en déclarant que toute nourriture est pure (Marc 7:19 ), n’a pas modifié la Loi de l’Ancien Testament, mais nous a fait servir d’une nouvelle manière.

Soit dit en passant, les musulmans soulignent parfois que les chrétiens ne respectent pas les lois alimentaires de l’Ancien Testament. Les musulmans ne les respectent pas non plus, d’ailleurs, car ils considèrent que le fait que Mahomet ait mangé de la viande de chameau était acceptable. Les chrétiens ne critiquent pas non plus les musulmans (ni quiconque d’autre) qui mangent de la viande de chameau. Le fait est que si les musulmans devaient critiquer Jésus ou les chrétiens pour enseigner un message qui remplace la loi, toute raison qu’ils invoqueraient constituerait très probablement aussi une critique à l’encontre de Mahomet pour avoir mangé de la viande de chameau et prétendu abroger certaines choses.

Q : Dans Romains 7:9, comment Paul vivait-il « en dehors de la loi » ?

R : Romains 4, 15 et 5, 13 indiquent que le péché, bien qu’il existe toujours, n’est pas imputé là où il n’y a pas de loi. Paul se sentait libre de toute culpabilité jusqu’à ce qu’il connaisse la loi. Une personne n’avait juridiquement aucune culpabilité pour avoir enfreint intentionnellement une loi (morale ou autre) si elle ignorait la loi par innocence. Bien sûr, même les personnes qui ne connaissaient pas le judaïsme avaient la loi de leur conscience gravée dans leur cœur. Paul ne parlait pas d’un moment précis de sa propre vie, mais plutôt de la situation propre à chaque individu.

Q : Dans Romains 7, 9-11, comment la loi l’a-t-elle « tué » ?

R : Ce n’est pas la loi en soi, mais plutôt le péché de désobéissance à la loi. Paul pensait peut-être à Lévitique 18, 5, où la vie est promise à ceux qui obéissent à la loi et la mort à ceux qui y désobéissent.

Q : Dans Romains 7, 11, qu’est-ce que la « ruse du péché » exactement ?

R : Le péché déplaît à Dieu, le péché est mauvais, il vous fait du mal, il fait du mal aux autres, il contamine et il se propage, mais il comporte un autre aspect. Le péché trompe, et il trompe de deux manières. Premièrement, le péché vous fait croire que ce que vous faites n’est pas mal, ou du moins pas un mal très grave. Les personnes qui convoitent pensent-elles que leur désir est mauvais ? – En général, non. Deuxièmement, le péché se rationalise pour justifier ses actes. Ces personnes pensent : « Oui, ce que j’ai fait à cette personne était mal, mais… elle l’avait bien cherché ou elle le méritait. Oui, c’était mal de piller un magasin, mais ce commerce faisait partie de l’establishment. Oui, quelque chose a été détruit, mais cela n’a pas d’importance, car l’assurance le remboursera. Oui, je fais peut-être quelque chose de mal, mais d’autres personnes le font aussi, et je ne suis pas pire qu’elles. »

Q : Dans Romains 7, 14-24, Paul ne critique pas la loi, mais que dit-il exactement à propos de la loi ?

R : La loi est dépassée pour nous qui sommes en Christ. Curieusement, cela ne signifie pas que la loi soit dépassée pour ceux qui ne sont pas en Christ. S’ils rejettent le Christ, alors la loi est leur seul moyen de salut, et Paul affirme qu’aucune personne ne sera justifiée par la loi dans Romains 3, 20.

Q : Dans Romains7:14 -24, s’agit-il d’une expérience préchrétienne ou postchrétienne ?

R : D’un point de vue pratique, les chrétiens ont vécu ce combat décrit dans Romains 7, 14-24 aussi bien avant qu’après leur conversion au Christ.

Avant de venir à Christ : certains non-chrétiens tentent de lutter contre leur nature pécheresse ; d’autres ont complètement cessé de lutter et se sont résignés. Il est vrai que certaines sectes et certains courants de la psychologie comportementale ont amené des personnes à renoncer à certaines mauvaises habitudes, comme la consommation de stupéfiants, mais il ne s’agit là que de petites victoires tactiques alors que la guerre contre notre nature pécheresse se poursuit.

Après s’être tournés vers le Christ : une fois devenus chrétiens, nous conservons notre ancienne nature charnelle. Cependant, nous avons désormais le Christ, qui nous donne motivation et espoir, ainsi que le Saint-Esprit en nous, qui nous aide à vaincre. Le problème ne réside pas seulement dans les actes extérieurs de péché que nous commettons. Le problème est bien plus grave. Nos cœurs et nos esprits sont corrompus de l’intérieur, et Dieu ne nous accorde pas seulement le pardon, mais aussi la purification et un processus de transformation pour nous rendre plus semblables au Christ. Augustin, Calvin, Luther et d’autres réformateurs partageaient ce point de vue.

Les deux : Paul n’a pas voulu préciser, car cela peut s’appliquer aux deux cas. Il utilise à la fois le passé et le présent dans ce passage. Certains non-croyants n’éprouvent aucune difficulté face au péché : ils n’ont aucun scrupule à pécher autant qu’ils le souhaitent. D’autres non-croyants luttent ardemment pour essayer de mener une vie vertueuse. D’autres encore ne commettent pas de péchés graves, sans effort particulier, et estiment qu’ils mènent déjà une vie vertueuse. Certains passent d’une catégorie à l’autre parmi ces trois-là. Pensez à un non-croyant qui lutte contre le tabagisme, l’obésité ou tout autre problème, puis qui parvient à le surmonter. Certains chrétiens font partie de la catégorie de ceux qui luttent, et d’autres de celle de ceux qui triomphent. Nous devrions aspirer à passer dans la catégorie de ceux qui triomphent.

Q : Dans Romains 7, 14-24, existait-il un enseignement juif similaire à celui-ci ?

R : Oui, similaire sur un point, mais assez différent sur un autre. Selon W.D. Davies dans *Paul and Rabbinic Judaism* (1948), p. 20-27, les rabbins enseignaient qu’il existait deux pulsions chez l’être humain : l’une bonne et l’autre mauvaise. La mauvaise devenait plus active à l’âge adulte. La bonne impulsion s’éveillait lorsque l’on devenait un fils de la loi. Paul évoque ici deux impulsions, mais réfute ce que disent les rabbins concernant le pouvoir de faire le bien par la loi.

Q : Dans Romains 7, 18, pourquoi Paul a-t-il dit qu’il n’y avait rien de bon dans sa chair pécheresse ?

R : Parce que c’est effectivement le cas. Les hommes ont le désir d’être autonomes, comme de petits dieux. Nous devrions nous tourner vers Jésus dix fois plus que vers nous-mêmes.

D’un autre côté, nous ne sommes pas « totalement dépravés », c’est-à-dire aussi mauvais que nous pourrions l’être. Même les athées peuvent faire des dons à des œuvres caritatives et aider les autres. Mais nous sommes « totalement dépravés » dans le sens où notre état est si grave que nous ne pouvons même pas venir à Dieu sans que Dieu ne vienne d’abord à nous.

Q : Dans Romains 8, 1 et Romains 7, 25b, qu’y a-t-il de curieux dans cette transition ?

R : Paul utilise souvent le mot grec signifiant « donc » lorsqu’il aborde une nouvelle partie de son raisonnement. Cependant, dans ce cas précis, Paul a utilisé ce « donc » dans Romains 7, 25b, puis à nouveau dans Romains 8, 1, comme s’il s’agissait d’une coupure très nette dans son raisonnement. Le premier « donc » résume la partie précédente, tandis que le second en montre les implications.

Q : Dans Romains 8:2, comment la loi de la vie en Christ nous libère-t-elle de la loi du péché et de la mort, puisque une loi reste une loi ?

R : Une loi peut prévaloir sur une autre loi. Par exemple, lorsque je lance un objet en l’air, il ne retombe PAS. C’est peut-être parce que ce que je lançais était une perruche vivante. Comme l’indique le Believer’s Bible Commentary, p. 1708-1709, la loi de la gravité n’a jamais disparu ; c’est la loi de la vie de l’oiseau qui a supplanté la loi de la gravité. La loi qui nous a été donnée n’était pas mauvaise, mais affaiblie par notre nature humaine, elle était incapable de nous donner la vie.

Q : Dans Romains 8:3, qu’y a-t-il d’inhabituel dans cette formulation ?

R : En grec comme en anglais, le verbe principal, qui est manifestement « Dieu a fait », semble manquer. Il est ajouté en italique dans certaines traductions. Paul a commencé sa pensée d’une certaine manière, puis, au milieu de la phrase, il a apparemment changé de direction. C’est ce qu’on appelle un anacoluthon, ou une « construction brisée ». C’est inhabituel tant en grec qu’en anglais. Paul maîtrisait en réalité très bien le grec, mais il semble qu’il se soit laissé emporter par son enthousiasme à cet endroit.

Q : Dans Romains 8:3, notre chair est-elle mauvaise ?

R : Elle a été créée bonne, mais elle est tombée dans le péché. Le mot grec utilisé ici est « chair pécheresse » (sarx), et non « homme pécheur » comme le traduit la NIV. Jésus avait la même chair que nous, et elle n’était pas mauvaise. Mais lorsque nous ne maîtrisons pas nos désirs charnels, notre chair devient alors pécheresse pour nous. Jésus était bel et bien dans la chair, mais il n’était qu’à la « ressemblance » de la chair pécheresse.

Q : Dans Romains 8, 6-7, quelles sont les quatre caractéristiques que Paul énumère pour décrire une mentalité charnelle ?

R : Voici ces caractéristiques.

a) La mort. Il ne s’agit pas seulement de la mort physique, mais du fait de demeurer dans la mort spirituelle.

b) L’inimitié envers Dieu. Il s’agit d’être opposé à tout ce que Dieu commande.

c) Ne se soumet pas et ne peut se soumettre à la loi de Dieu. Refus de se soumettre à la loi de Dieu.

d) L’incapacité de plaire à Dieu. Si l’on ne veut pas se soumettre à Dieu et que l’on est en inimitié avec Lui, alors même les plus petites bonnes actions ne plaisent pas à Dieu.

Dans l’histoire anglaise, il y a l’histoire de Robin des Bois, qui volait les riches (ce qui est mauvais) et donnait aux pauvres (ce qui est bon), l’idée étant que le mal et le bien s’équilibraient en quelque sorte. C’est tout à fait contraire à la Bible ; si vous « restez indécis » et n’avez pas un état d’esprit spirituel, même en « nourrissant les pauvres », vous ne plaisez pas à Dieu.

Q : Dans Romains 8:7, faut-il rechercher une signification spirituelle dans la Bible plutôt que le sens littéral ?

R : Il faut se garder de supposer qu’il existe une contradiction entre le sens littéral et une « signification spirituelle ». Il existe différents niveaux de compréhension, et la Bible recèle de nombreuses vérités profondes, mais ces différentes vérités sont complémentaires ; sinon, elles ne sont pas toutes vraies.

Nous pouvons supposer que Dieu a voulu que Sa Parole soit comprise par Ses enfants. Lorsqu’une personne affirme avoir besoin d’une connaissance secrète ou particulière pour comprendre des choses que Dieu n’aurait pas permis à d’autres chrétiens de comprendre, alors cette « compréhension particulière » est suspecte et relève de sa propre imagination.

Lorsqu’un parent, un Premier ministre ou un général donne un ordre, il souhaite qu’il soit exécuté conformément à son intention, et non réinterprété pour signifier le contraire de ce qu’il a dit. Plutôt que de se demander si l’on doit interpréter la Bible « littéralement », « spirituellement », « au sens littéral » ou « allégoriquement », nous devrions simplement chercher à l’interpréter telle que Dieu et ses auteurs humains l’ont voulue.

Q : D’après Romains 8:9-11, 14-15, peut-on être un véritable chrétien sans que le Saint-Esprit ne réside en soi ?

R : Ces versets répondent par la négative. Un jour, une Témoin de Jéhovah m’a affirmé qu’elle n’avait pas le Saint-Esprit en elle, car les Témoins de Jéhovah enseignent généralement que seuls les 144 000 ont le Saint-Esprit en eux. Je lui ai montré Romains 8:9-11, et elle était au bord des larmes. J’aimerais pouvoir vous dire qu’elle a alors souhaité devenir chrétienne et avoir le Saint-Esprit en elle, mais ce n’est pas ce qui s’est passé. La semaine suivante, elle est revenue dans mon bureau et m’a dit qu’elle pensait que le Saint-Esprit était en elle après tout.

Q : Dans Romains 8:9-11, 14-15, si le Saint-Esprit doit être en vous pour que vous soyez un fils de Dieu, et que le fait de parler en langues est une preuve de la présence du Saint-Esprit, alors tous ceux qui ne parlent pas en langues ne sont-ils pas sauvés, comme l’enseignent les Églises pentecôtistes unitariennes ?

R : Non. Le don des langues n’est pas la seule preuve de la présence du Saint-Esprit, et ce n’est même pas la preuve principale, comme le montrent Galates 5, 22-24 et 1 Corinthiens 13, 1. Galates 5, 22-24 énumère le fruit (et non les fruits) de l’Esprit. 1 Corinthiens 12, 29-31 montre que tous ne parlent pas en langues, tout comme tous ne font pas de miracles et tous ne sont pas des enseignants. 1 Corinthiens 12, 31-14, 1 montre que l’élément central est l’amour, et Jean 14, 15 et 21 montrent qu’un fruit essentiel de la vie d’un chrétien est l’obéissance aux paroles de Jésus.

Q : Dans Romains 8, 9-11, 15, si le Saint-Esprit doit être présent en une personne, faute de quoi celle-ci n’appartient pas au Christ, alors a) tous les bébés qui meurent vont-ils en enfer parce que le Saint-Esprit n’est pas en eux, ou b) le Saint-Esprit est-il présent en tous les bébés, ou c) autre chose ?

R : La réponse est « autre », puisque les Écritures n’enseignent ni a) ni b). Trois points sont à prendre en compte dans cette réponse.

1. À l’exception de Jésus et de Jean-Baptiste (Luc1:40 -44), les bébés n’ont pas le Saint-Esprit. Nous naissons séparés de Dieu (Éphésiens 2:3).

2. Dieu a montré dans Sa Parole que tous ceux qui seront sauvés le seront par le Christ (Jean 14:6 ; Hébreux9:15 ;10:10 , 14, 19).

3. Cependant, tout comme Dieu était libre de sauver des personnes à l’époque de l’Ancien Testament, avant l’Évangile et même avant la Loi, Dieu peut sauver comme Il le souhaite par le Christ.

Résumé : Prenons garde à ne pas imposer de restrictions à la manière dont Dieu doit agir. Il est vrai que Dieu n’agira pas en contradiction avec ce qu’Il a révélé dans les Écritures, mais nous devons veiller à ne pas aller au-delà de ce qui est écrit, comme nous le rappellent 1 Corinthiens 4:6 et Proverbes 30:5-6.

Q : Dans Romains 8, 9, pourquoi le Saint-Esprit est-il appelé « l’Esprit de Christ » ?

R : Il est l’Esprit de Christ pour au moins trois raisons.

1. Au sein de la Trinité, le Saint-Esprit a été envoyé par le Père et par Jésus.

2. Au sein de la Trinité, le Saint-Esprit, présent dans notre vie, représente Jésus.

3. Une réflexion plus approfondie sur la Trinité montre que les personnes de la Trinité habitent les unes en les autres, peut-être d’une manière similaire à celle dont l’Esprit habite en nous.

Q : Dans Romains 8, 10, l’opposition entre « le corps » et « l’esprit » désigne-t-elle la chair pécheresse par opposition à notre esprit, ou bien l’ensemble de notre être par opposition au Saint-Esprit ?

R : Les enseignants chrétiens ne sont pas d’accord sur ce point, et Paul utilise parfois le terme « corps » pour désigner notre nature pécheresse, et parfois pour désigner l’ensemble de notre être. Paul utilise le mot « Esprit/esprit » 21 fois dans Romains 8 (17 fois dans les versets 1 à 17), et au moins 18 de ces occurrences font référence au Saint-Esprit. Paul utilise le mot « chair » dix fois dans Romains 8, 1 à 17, et aucune fois dans Romains 8, 18 à 39. Cependant, Paul n’utilise pas le mot « gloire » dans Romains 8, 1 à 16, et il l’utilise quatre fois dans Romains 8, 17 à 39.

La chair pécheresse contre notre esprit : il s’agit là d’une vision grecque des choses, et la plupart des commentateurs s’accordent à dire que c’est ce que pensait Paul.

Nous tous face au Saint-Esprit : il s’agit là d’une vision hébraïque des choses. De nombreux chrétiens des premiers temps, ainsi que l’ouvrage *The Expositor’s Bible Commentary*, vol. 10, p. 90, partagent ce point de vue.

Q : Dans Romains 8, 12-13, comment mettons-nous à mort les œuvres de la chair ?

R : Ce processus que nous menons à bien, dans cette vie, s’appelle la mortification, selon *The Expositor’s Bible Commentary*, vol. 10, p. 91-92, et *The Wycliffe Exegetical Commentary*, Romains 1-8, p. 529.

Q : Dans Romains8:15 , et Éphésiens3:14 -15, en quoi Dieu est-il notre Père ?

R : L’ouvrage *Now That’s a Good Question*, p. 13-14, mentionne qu’un érudit allemand a découvert que, dans tous les écrits juifs bibliques et extra-bibliques d’Italie jusqu’au Xe siècle après J.-C., aucun Juif (en dehors de la Bible) ne s’est jamais adressé à Dieu à la première personne en l’appelant « Père ». … Ô Dieu, tu es notre Père. Jésus l’a fait, et Paul nous a encouragés à faire de même.

Dans l’Ancien Testament, Dieu est appelé « Père » à la première personne dans Ésaïe 63, 16 (à deux reprises) et Ésaïe 64, 8. Dieu rappelle à son peuple qu’il l’appelait « mon Père » dans Jérémie 3, 4. À de nombreux autres endroits (Psaume 68, 5 ; Ésaïe 9, 6 ; Jérémie 3, 19 ; 31, 9 ; Malachie 1, 6 ; 2, 10, etc.), Dieu est appelé « Père », mais ce n’est pas à la première personne.

Q : Dans Romains 8, 16-17, tous les hommes sont-ils des enfants de Dieu dans ce passage ?

R : Non. Alors que l’Église mormone enseigne que tous les êtres humains sont des enfants spirituels de Dieu (et de ses nombreuses épouses déesses), Romains8:15 s précise que nous sommes enfants de Dieu par adoption. S’il est vrai que chaque personne, chaque animal, chaque plante et chaque démon fait partie de la création de Dieu, Romains 8 ne fait référence qu’à ceux qui sont nés de nouveau.

Q : Dans Romains 8:17, qui exactement est censé être glorifié ici ?

R : Il ne s’agit pas d’un groupe restreint de personnes, mais bien de tous les croyants.

Q : Dans Romains 8:17, pouvons-nous devenir des dieux exaltés, comme l’enseigne la secte mormone ?

R : Non. Il s’agit d’une erreur très ancienne, qui a largement précédé le mormonisme. Adam et Ève ont été tentés par cet enseignement erroné dans Genèse 3:4. Satan lui-même voulait devenir comme Dieu dans Ésaïe 14:12-15.

Comme l’a dit David dans le Psaume 23, 6 : « … et j’habiterai dans la maison de l’Éternel pour toujours. » Ainsi, les mormons n’auront pas leurs propres planètes, ni leur propre harem d’épouses déesses. Un mormon m’a dit un jour : « Je pense que Dieu a commis beaucoup d’erreurs, et quand je deviendrai un dieu, je ferai mieux. » Ainsi, le but d’un chrétien, qui est de servir Dieu pour toujours au ciel, et celui de nombreux mormons, sont très différents.

Q : Dans Romains8:19 -22 et Romains5:12 -14, la mort des animaux a-t-elle eu lieu avant la Chute ?

R : La mort des micro-organismes, oui ; sinon, comment les poissons pourraient-ils se nourrir de plancton ? Jusqu’à quel niveau de complexité de la vie la mort s’étendait-elle avant la Chute ? Les chrétiens ont deux points de vue à ce sujet.

Oui. Ces versets de l’épître aux Romains ne font référence qu’à la mort humaine ; la Bible ne se prononce donc pas sur ce point. Les fossiles indiquent que des animaux, grands et petits, étaient dévorés avant la Chute de l’homme.

Non. Ces versets font référence à la mort de tous les animaux dotés de conscience de soi. Alors que les plantes, les microbes et les animaux inférieurs dépourvus de « vie néphesh » (c’est-à-dire de conscience de soi) mouraient avant la Chute, les animaux supérieurs ne mouraient pas avant la Chute.

Q : Dans Romains8:19 -22, pourquoi Dieu permet-Il le mal dans un monde déchu ?

R : Tant la presse quotidienne que la Bible montrent que le monde contient aussi bien le mal que le bien. Selon Jean 9:1-3, l’homme n’était pas né aveugle à cause de son péché ou de celui de ses parents. Dans Luc 13:1-5, les Galiléens assassinés et ceux sur lesquels s’est effondrée la tour de Siloé méritaient peut-être ces malheurs, mais ils ne les méritaient pas plus que n’importe qui d’autre.

Romains 8:19-22 montre qu’après la Chute, Dieu a soumis la création à la corruption. L’homme corrompu n’a pas été autorisé à vivre dans une création intacte. Nous sommes confrontés à des catastrophes naturelles, à des injustices temporaires et à la cruauté de l’homme envers ses semblables. Depuis la Chute, 1 Jean5:19 affirme que le monde entier est sous l’emprise du malin. Le dieu de ce siècle est Satan, selon 2 Corinthiens 4:4. Satan est le prince de ce monde dans Jean 12:31 ;14:30 ,16:11 ; Éphésiens6:12 ; et Colossiens 1:13. Voir également l’analyse d’Éphésiens 2:2 pour plus d’informations.

Q : Dans Romains 8:21, la liberté d’un chrétien inclut-elle la liberté de faire tout ce que nous voulons ?

R : Une secte appelée les « Enfants de Dieu », également connue sous le nom de « Famille de l’Amour », enseignait que ses membres devaient jouir d’une liberté sexuelle en dehors du mariage.

Apparemment, cette question se posait déjà à l’époque du Nouveau Testament, car Paul y a répondu dans 1 Corinthiens 5:9-11 et Romains 6:1.

1 Corinthiens 5, 9-11 précise que nous ne devrions même pas prendre le repas avec des personnes qui se disent chrétiennes et se livrent à de tels actes.

Romains 6, 1 montre qu’il est impossible d’avoir cette attitude et de vivre en Christ.

Voici une énigme que j’ai entendue : « Quel est le minimum que vous puissiez faire tout en restant chrétien ? » La réponse est : « Si vous raisonnez encore en ces termes, c’est que vous n’y êtes pas encore parvenu. »

Q : Dans Romains 8:23, les croyants gémissent-ils parce que nous avons les prémices de l’Esprit, ou bien bien que nous ayons les prémices de l’Esprit ?

R : La grammaire ne le précise pas, et la réponse la plus probable est « les deux ». Vous est-il déjà arrivé de goûter un tout petit peu à quelque chose de délicieux, puis de ne plus pouvoir attendre de pouvoir en profiter pleinement ? Posséder l’Esprit, c’est comme cela. Nous goûtons un tout petit peu à la joie du Seigneur dans l’Esprit, et nous sommes impatients de la posséder pleinement.

Q : Dans Romains 8:23, sommes-nous adoptés comme fils de Dieu, ou nés de nouveau comme le dit Jean 3:16, et s’agit-il du présent ou du futur ?

R : Ces deux métaphores expriment la vérité. Un fils adoptif jouit de tous les droits d’un fils né de la même mère. Nous sommes tous, hommes et femmes, des fils de Dieu dès à présent. Les fils nés de la même mère et les fils adoptifs reçoivent tous l’héritage familial, mais nous n’avons jusqu’à présent reçu qu’une infime partie de ce que nous recevrons en tant que fils de Dieu.

Q : Dans Romains 8, 26, le Saint-Esprit est-il notre médiateur, ou est-ce le Christ qui est notre médiateur, comme le dit 1 Timothée 2, 5 ?

R : Le Saint-Esprit intercède en notre faveur dans la prière. Le mot grec traduisant « aide », synantilambanetai, évoque une personne qui en aide une autre à porter un fardeau lourd. Le Saint-Esprit n’a pas intercédé pour nous sur la croix, ni en tant que Grand Prêtre, car seul Jésus l’a fait.

Q : Dans Romains 8, 28, comment toutes choses peuvent-elles concourir au bien de ceux qui sont appelés ?

R : Dans des millions d’années, ou quelle que soit la manière dont le temps est compté au Ciel, nous pourrons regarder en arrière et voir comment Dieu a utilisé tout ce qui s’est passé dans notre vie, même les épreuves, pour nous enseigner, nous faire grandir et nous purifier.

Q : Dans Romains 8, 28-39, mon amie me lisait le livre de Charles Stanley sur la sécurité éternelle et, lorsqu’elle est arrivée au passage concernant l’amour inconditionnel de Dieu, elle s’y est opposée en demandant : « Où est-il écrit dans la Bible que l’amour de Dieu est inconditionnel ? » Elle est membre de la dénomination « Église du Christ » et estime que le baptême d’eau est une condition du salut ; par conséquent, selon elle, l’amour de Dieu et notre salut dépendent du fait d’être baptisé. Comment aurais-je dû lui répondre ?

R : Charles Stanley propose d’excellents ouvrages sur la Bible et le salut, et il a raison.

Le Psaume 145, 17 dit que Dieu est plein d’amour envers tout ce qu’Il a créé, ce qui inclut la miséricorde dont Il a fait preuve même envers ceux qui sont éternellement perdus.

Cependant, la Bible n’enseigne jamais que Dieu est « tout amour », car ce sont la justice et la colère, et non l’amour envers Satan et les démons, qui les envoient dans l’étang de feu. Tous les hommes n’iront pas au ciel, mais seulement les élus que Dieu a connus d’avance et prédestinés.

Mais Dieu éprouve un amour particulier pour certains, appelés les élus (ceux qui sont destinés au ciel). Pourtant, Romains 8:28-39 enseigne que rien ne peut nous séparer (nous qui sommes appelés) de l’amour de Dieu. Pour les élus, comment cet amour pourrait-il être plus inconditionnel encore ?

Est-ce notre amour qui a « suscité » l’amour de Dieu à notre égard, ou est-ce l’amour de Dieu qui a suscité notre amour pour Lui ? 1 Jean 4, 10 et 19 montre que c’est Dieu qui nous a aimés le premier. Dans Jean 6, 65, Jésus a dit : « C’est pourquoi je vous ai dit que personne ne peut venir à moi, si le Père ne le lui a accordé [attiré / rendu capable]. » Les calvinistes et les non-calvinistes divergent sur la question de savoir si cela s’applique à tous ou à certains :

Les calvinistes des cinq points : Le Père n’a rendu capables que certains. Ainsi, Jésus n’est pas mort pour certains, et ceux-ci n’ont jamais rejeté le salut que Jésus leur offrait, car Dieu n’avait d’emblée aucune intention de leur donner la moindre opportunité. Dieu n’a pas de causes perdues.

Tous les autres : le Père a préalablement rendu tous capables, mais certains choisissent de rejeter ce qui leur a été offert. Dieu le Fils a éprouvé une grande tristesse face à la cause perdue de ceux de Jérusalem (Matthieu 23, 37-39).

Quoi qu’il en soit, de nombreux membres de l’« Église du Christ » ne comprennent tout simplement pas Éphésiens 2:4, 8-10. Nos œuvres ne contribuent en rien à notre salut. Nous sommes sauvés par la grâce PAR LA FOI, … ET NON PAR LES ŒUVRES. La foi est ici expressément exclue de la catégorie des œuvres, et le baptême d’eau est une œuvre qui est un signe de notre foi, mais nous sommes sauvés par la grâce de Dieu, et non par l’eau. Lorsque vous devez choisir entre ce qu’a dit un membre de l’Église du Christ et ce qu’a dit l’apôtre Paul, suivez l’apôtre Paul.

Q : Dans Romains 8:29, est-ce que ceux que Dieu a connus d’avance peuvent aller en enfer ?

R : Non. Le mot « a connu d’avance » signifie ici que Dieu savait d’avance qu’ils iraient au ciel. Cette question contient une erreur logique. Puisque Dieu est au-delà du temps, cette question revient à demander : « Est-il possible qu’une personne qui s’est rendue à Tolède n’ait jamais été à Tolède ? »

Q : Dans Romains 8:29 et Éphésiens 1:4, la prédestination est-elle uniquement une doctrine calviniste ?

R : Non. Ces versets montrent qu’il s’agit d’une doctrine biblique destinée à tous les chrétiens, qu’ils soient calvinistes ou non. Les calvinistes peuvent commettre certaines erreurs concernant la prédestination, mais certains d’entre eux apportent également des éclairages utiles.

Dieu connaît avec certitude tout ce qui concerne l’avenir, mais sa connaissance n’élimine pas votre libre arbitre ni ne diminue votre responsabilité. Vous ne pouvez pas dire : « Dieu savait que j’allais le faire, donc je n’avais pas le choix, je devais le faire. » Dans Actes 2:23, Jésus-Christ a été livré aux Juifs selon le dessein et la prescience de Dieu, mais ceux qui ont crucifié Jésus étaient coupables de péché (Jean19:11 ). Voici un exemple. Nous pouvons lire un livre racontant comment George Washington a traversé le fleuve Delaware il y a plus de 200 ans. La connaissance quasi certaine que nous tirons de ce livre n’a pas contraint George Washington à accomplir cet acte. Supposons que nous puissions remonter 400 ans en arrière à l’aide d’une machine à remonter le temps, en emportant ce livre avec nous. Nous n’aurions toujours rien fait qui ait contraint George Washington à agir de quelque manière que ce soit.

Dieu existe en dehors du temps (Tite 1:2), tout comme à l’intérieur de celui-ci, et Sa prescience ne nous a pas contraints à faire quoi que ce soit.

La prescience de Dieu à notre égard précède Sa prédestination / Son élection dans les deux versets qui mentionnent les deux ensemble (Romains8:29 ; 1 Pierre 1:2). Les calvinistes ont tendance à inverser cet ordre. Dieu choisit tous ceux qu’Il choisit, puis Il les connaît d’avance. Les arminiens (et non les Arméniens) ont tendance à affirmer que Dieu a choisi avant le commencement des temps en se fondant sur Sa prescience. Cependant, si Dieu se trouve véritablement hors du temps, alors ces deux actes pourraient être simultanés.

La souveraineté de Dieu Tout-Puissant ne nie pas votre libre arbitre, bien que les calvinistes affirment généralement le contraire. Certains événements se sont produits qui « n’étaient pas dans l’esprit de Dieu », comme les sacrifices d’enfants mentionnés dans Jérémie 32:35, et des personnes sont mortes alors qu’elles n’auraient pas dû, comme dans Ézéchiel 13:19. Il arrive des choses qui attristent Dieu. Pourtant, d’un autre côté, toutes choses concourent au plan de Dieu (Éphésiens1:11 ). Comment concilier ces deux idées ? Grâce au concept de « souveraineté déléguée ». Dieu aurait pu exercer un contrôle total sur toute chose, de telle sorte que rien ne puisse Lui déplaire et que nous soyons tous des robots. Cependant, Dieu, qui peut tout faire, a apparemment choisi de déléguer Sa souveraineté, pour un temps et dans certaines limites, de manière à ce que nous ayons la capacité de choisir d’obéir ou de désobéir à Dieu. Dieu a apparemment accordé une grande valeur à l’homme, créé à Son image, afin que les êtres humains puissent librement choisir d’aimer le Seigneur. Dieu y attache une telle importance qu’Il permet aux êtres humains de Le rejeter et de subir les conséquences de leur choix.

Qu’est-ce que le libre arbitre ? Martin Luther a écrit tout un ouvrage intitulé *De la servitude de la volonté*, dans lequel il affirmait que le libre arbitre était une fausse doctrine. Luther s’est trompé sur ce point, car il a poussé les choses à des extrêmes non bibliques. Nous naissons avec une volonté asservie au péché (comme Luther le reconnaîtrait), mais nous disposons du libre arbitre pour continuer à crier à l’aide. Nous avons le libre arbitre, et un toxicomane dispose lui aussi du libre arbitre. Le toxicomane n’a peut-être pas la force de se libérer de sa dépendance, mais il peut se retrouver par hasard dans un centre de désintoxication, s’effondrer par terre et dire : « Aidez-moi ». Certaines personnes feraient la distinction entre un libre arbitre moralement neutre et sans contrainte (ce qui est contraire aux Écritures) et ce dont nous disposons, appelant ce dernier « libre choix ». D’autres, en particulier les chrétiens de l’Église primitive, utilisent le terme « libre arbitre » pour désigner le concept biblique.

En résumé, Dieu nous prédestine, et nous disposons également du libre arbitre, correctement compris. Avant le commencement des temps, le choix de Dieu concernant ceux qui iraient au ciel n’était ni aveugle ni capricieux, mais chaque jour de notre vie était inscrit dans le livre de Dieu (Psaume 139, 16) au moment où Il nous a choisis.

Q : Romains 8, 29-30 enseigne-t-il l’hérésie de l’universalisme, selon laquelle tous sont sauvés ?

R : Non. Romains 8, 29-30 dit que tous ceux qui ont été connus d’avance et prédestinés seront glorifiés. Ces versets ne contiennent rien qui indique que tous les hommes sont connus d’avance et prédestinés au salut.

Voici ce qu’enseigne la fausse religion de l’Église de l’Unification du révérend Moon dans son ouvrage, le Principe divin (5e éd., 1977), suivi ensuite de ce qu’enseigne la Bible.

Principe divin, p. 190 : « Le but ultime de la providence de restauration de Dieu est de sauver l’humanité tout entière. Par conséquent, l’intention de Dieu est d’abolir complètement l’enfer, une fois écoulée la période nécessaire au paiement intégral de toute l’indemnité. »

Principe divin, p. 191 : « Lorsque les derniers jours viendront, même les esprits maléfiques descendront vers les hommes terrestres de même niveau et, en coopérant avec eux, participeront à l’accomplissement de la volonté de Dieu. Enfin, après un laps de temps approprié, le but unifié de la création sera atteint. »

Principe divin, p. 200 « Bien que le moment de leur salut puisse varier, tous les hommes déchus sont prédestinés à être sauvés. »

La Bible : Le châtiment des incroyants est éternel et sans fin. (Matthieu 18:8, 25:41, 46, Jude 7). C’est un feu inextinguible (Ésaïe 66:24, Matthieu3:12 , Luc3:17 ).

Rev 14:11 dit : « Et la fumée de leur tourment monte pour les siècles des siècles. Jour et nuit, il n’y a pas de repos pour ceux qui adorent la bête et son image… »

Q : Dans Romains 8:30, quel pourcentage de personnes qui franchissent une étape passent à l’étape suivante ?

R : À 100 %. Tous ceux qui sont prédestinés sont appelés. Tous ceux qui sont appelés sont effectivement justifiés. Tous ceux qui sont justifiés sont glorifiés.

Q : Dans Romains 8:30, puisque nous deviendrons un jour des créatures glorifiées au ciel, comment devrions-nous vivre ainsi dès maintenant, sans pour autant être arrogants ?

R : Puisque nous serons un jour sans péché, dépourvus de tout mal, nous devrions essayer de vivre ainsi dès maintenant. Si nous le faisons, et que nous sommes aussi humbles que possible, sachez que certains pourraient tout de même nous traiter d’arrogants. (C’est tellement arrogant de votre part de vous croire si vertueux que vous refuserez de sortir vous enivrer avec moi.) Mais nous ne devrions vraiment faire preuve d’aucune arrogance, car Dieu nous demande d’être humbles. Une deuxième raison est que nous n’avons vraiment aucune raison d’être arrogants. Quelle bonne chose possédez-vous qui ne soit pas un don de Dieu ?

Q : Dans Romains 8:32, le mot « autre » figure-t-il en grec tel qu’il apparaît dans la Traduction du Monde Nouveau des Témoins de Jéhovah (révisée en 1970 de notre ère, p. 1227) ?

R : Non, ce n’est pas le cas. La « Traduction du Monde Nouveau » ajoute le mot « autre » en italique à certains endroits, notamment à quatre reprises dans Colossiens 1:16-20. L’italique indique que ce mot ne figure pas dans le texte grec. Cependant, le mot « autre » n’apparaît pas non plus en grec dans Romains8:32 , ni dans Philippiens 2:9, et la Watchtower a omis de le mettre en italique. Elle a également ajouté « autre » dans Actes 10:36, en le plaçant entre crochets.

Q : Dans Romains 8:39, qu’y a-t-il d’intéressant dans les termes utilisés par Paul pour désigner la hauteur et la profondeur ?

R : Le sens précis désignait les astres situés au-dessus de l’horizon et ceux situés en dessous de l’horizon. On peut également considérer cela comme signifiant que nous n’avons pas à nous inquiéter de quoi que ce soit dans les cieux ou en enfer, ni même des superstitions liées à l’astrologie et au destin qui nous sépareraient de l’amour de Dieu.

Q : Dans Romains 8:39, est-il possible de perdre son salut ?

R : Les véritables chrétiens ne sont pas d’accord sur ce point. Reportez-vous à la discussion sur Hébreux 6, 4-12 et Éphésiens 1, 14 pour plus d’informations.

Q : Dans Romains 9, 1-4, devrions-nous éprouver de la tristesse pour les perdus ?

R : Oui. Paul avait assurément le cœur brisé pour ces personnes. De même, Jérémie est surnommé le « prophète qui pleure » en raison de la tristesse qu’il éprouvait pour les perdus, comme on le voit en Jérémie 9, 1-2 et à d’autres endroits. Jésus éprouvait une grande tristesse pour ceux de Jérusalem qui le rejetaient, comme le montre Matthieu 23, 37-39. Si nous voulons suivre l’exemple des prophètes, des apôtres et de Jésus, et que nous n’éprouvons ni tristesse ni regret pour les perdus, c’est qu’il y a quelque chose qui ne va pas chez nous.

Les Juifs avaient à la fois le sang et la tradition, mais ils n’avaient pas la foi dans le Messie à venir, et ils ne voyaient pas non plus la nécessité de la foi. Beaucoup de Juifs étaient fiers de leurs efforts acharnés, mais ils refusaient d’admettre que c’était par la grâce, et non par leurs œuvres. Le point de vue de Paul offre un contraste intéressant : la tristesse pour ces personnes, face à la vision des Juifs non sauvés selon laquelle Paul était un traître.

Il existe une blague dans laquelle un homme demandait à une dame, dans une église baptiste, comment allait leur pasteur. La dame répondit : « Oh, nous l’avons licencié il y a quelque temps parce qu’il disait que tous ceux qui rejettent Jésus iront en enfer. » L’homme fut choqué, car c’est ce que disent les chrétiens, y compris les baptistes. Il demanda donc : « Et que dit votre nouveau pasteur ? » La dame répondit : « Oh, il dit que tous ceux qui rejettent Jésus iront eux aussi en enfer. » L’homme demanda alors : « Quelle est donc la différence ? » La dame répondit que le premier pasteur l’avait dit avec une joie évidente dans la voix, tandis que le second l’avait dit les larmes aux yeux.

Q : Dans Romains 9, 4 et suivants, 6 à 9, puisque les promesses de Dieu sont sûres, pourquoi se sont-elles révélées sans effet pour certains ?

R : Les promesses de Dieu sont bonnes, mais il faut tenir compte de leur champ d’application. Parfois, ce champ ne s’applique qu’à certains, comme Isaac et non Ismaël ni les Madianites, Jacob et non Ésaü, etc. Parfois, ce champ est conditionnel : par exemple, les enfants d’Israël qui ont abandonné Dieu pour adorer les Baals ont été écartés et se sont retrouvés en dehors de la promesse. Le salut de Dieu est certain et éternel pour tous ceux qui l’acceptent.

Q : Dans Romains 9:8-9, 27 et Romains11:13 -17, 26, tous les Juifs iront-ils au ciel, ou non ?

R : Non. Certains l’ont pensé en se basant sur ces deux passages de l’épître aux Romains. Cependant, les chapitres 8 et 9 de l’épître aux Romains soulignent que ce sont les enfants de la promesse, et non ceux issus d’une filiation biologique, qui iront au ciel. Romains9:27 insiste sur le fait que seul un reste de l’Israël biologique sera sauvé. Romains 11:13-17,26 évoque à la fois l’« invitation ouverte » de Dieu aux Juifs d’aujourd’hui et leur acceptation future en masse de cette invitation.

De plus, Jésus a déclaré aux Juifs religieux dans Jean8:24 que s’ils ne croyaient pas qu’il était le Messie, ils mourraient bel et bien dans leurs péchés. Dans Matthieu 23:33, Jésus demande aux docteurs de la Loi et aux pharisiens comment ils pourraient jamais échapper à la condamnation à l’enfer. Galates 5:2 montre également que le Christ n’a aucune valeur pour ceux qui placent leur confiance dans la circoncision.

Voir la discussion sur Jérémie 31:37 pour plus d’informations.

Q : Dans Rom9:13 et Mal 1,2-3, pourquoi Dieu a-t-il haï Ésaü ? Était-ce juste ?

R : Selon R.C. Sproul dans *Now That’s a Good Question*, p. 570 : « Tout d’abord, nous avons affaire à une figure de style hébraïque. Il s’agit d’une forme d’expression hébraïque que nous appelons le parallélisme antithétique, par laquelle les Écritures s’expriment en termes d’opposés directs. Pour le comprendre, il faut voir que, quelle que soit la signification que Dieu donne au fait de haïr Ésaü, cela signifie exactement le contraire de ce que signifie aimer Jacob. … Dans le contexte [de l’Ancien Testament] où s’inscrit ce texte particulier, lorsque la Bible dit que Dieu aime Jacob, cela signifie qu’Il fait de Jacob le bénéficiaire de Sa grâce et de Sa miséricorde particulières. Il accorde à Jacob un don qu’Il n’accorde pas à Ésaü. Il accorde Sa miséricorde à Jacob. Il refuse cette même miséricorde à Ésaü, car Il ne lui doit pas cette miséricorde et Il se réserve le droit [de la refuser]. … Le juif décrit cette différence en utilisant des termes contradictoires. »

Q : Dans Romains 9, 14, quelle est la différence entre la justice et l’équité ? Dieu est-il les deux à la fois ?

R : La Bible dit que Dieu est juste ; elle ne dit pas que Dieu est équitable. La justice consiste à donner aux gens ce qu’ils méritent. Mais parfois, la grâce et la miséricorde de Dieu l’emportent sur sa justice. Dieu nous accorde de bonnes choses que nous ne méritons pas, et Il ne nous inflige pas les mauvaises choses que nous méritons, car Jésus est mort sur la croix pour nous. La justice de Dieu est néanmoins respectée, car Jésus a enduré le châtiment pour nos péchés. L’équité consiste à donner à chacun exactement la même chose et exactement les mêmes chances. La Bible et la vie montrent que Dieu n’est pas équitable, et qu’Il n’a d’ailleurs pas à l’être. Dieu a-t-Il été équitable envers Jacob et Ésaü ? Certains répondent : « oui et non ». Ma réponse est tout à fait différente : « non et oui ». Dieu n’a PAS été juste envers Jacob. Jacob croyait en Dieu, mais c’était un menteur, un tricheur, un scélérat que Dieu, s’il avait été juste, aurait abandonné. D’un autre côté, Ésaü était impie selon Hébreux 12:16 ; Ésaü ne voulait rien avoir à faire avec Dieu, et Dieu n’avait rien à voir avec Ésaü, si ce n’est qu’Ésaü prospérait financièrement.

Q : Dans Romains 9:18, pourquoi ne peut-on pas reprocher à Dieu d’avoir endurci le cœur de Pharaon ?

R : Sept fois, Dieu a dit qu’Il avait endurci le cœur du pharaon. Mais sept fois, Dieu a dit que le pharaon avait lui-même endurci son cœur. Il faut d’abord comprendre le concept d’endurcissement avant d’examiner comment Dieu a endurci le cœur du pharaon.

L’endurcissement du cœur d’une personne impie la rend plus attachée à son impiété. D’un autre côté, Dieu a dit qu’Il avait endurci les prophètes Ézéchiel et Jérémie, et leur endurcissement était positif. Ézéchiel 3:8-9 dit : « Mais moi [Dieu], je vous rendrai aussi inflexible et endurci qu’eux. Je rendrai votre front comme la pierre la plus dure… »

Dans Jérémie1:18 ;15:20 , Dieu a fait de Jérémie un mur qui tiendrait tête à tous.

Ainsi, « endurcir » ne signifie pas toujours quelque chose de mauvais, mais cela signifie rendre quelqu’un plus inébranlable dans ses convictions, tout comme l’argile qui durcit.

Les plaies envoyées par Dieu ont peut-être adouci le cœur de certaines personnes, mais elles ont eu pour effet d’endurcir celui du pharaon. Dans quelle mesure Dieu a-t-Il endurci le cœur du pharaon sans recourir à des influences extérieures telles que les plaies ? Les Écritures ne le précisent pas. Quoi qu’il en soit, l’œuvre de Dieu a orienté le cœur du pharaon dans la direction que celui-ci souhaitait déjà prendre. Lorsque des plaies surviennent dans notre vie, elles peuvent être une invitation à endurcir notre cœur contre Dieu, ou à renforcer notre détermination pour Dieu et contre le péché.

Voici ce qu’enseignait à ce sujet un auteur de l’Église primitive.

Tertullien (198-220 apr. J.-C.) : « Dieu endurcit le cœur du pharaon. Celui-ci méritait toutefois d’être poussé vers sa perte, lui qui avait déjà renié Dieu, qui, dans son orgueil, avait si souvent rejeté Ses messagers, qui avait imposé de lourds fardeaux à Son peuple et qui (pour résumer tout cela) était Égyptien. » Cinq livres contre Marcion, livre 2, chap. 14, p. 308

Origène (225-254 apr. J.-C.) a déclaré en substance que, de la même manière que la chaleur du même soleil durcit la boue et fait fondre la cire, l’action de l’Esprit de Dieu endurcit les rebelles et adoucit ceux qui se repentent. De Principiis d’Origène (en grec et en latin), livre 3, chap. 1.11, p. 311.

Q : Dans Romains 9, 18, qui avait quelles responsabilités dans l’endurcissement du cœur du pharaon, ainsi que celui d’autres personnes ?

R : Quatre points sont à prendre en compte dans la réponse.

A. Dieu en est responsable :

A1. Tout ce qui arrive est permis par Dieu. En d’autres termes, rien ne se produit si ce n’est ce que Dieu permet (Jacques4:15 ; Job1:12 ; 2:6 ; Psaume 103:19).

A2. Tout ce que Dieu décrète se produit immanquablement (Ésaïe 43:13 ; Ésaïe 55:10-11 ; Romains 11:29). Dieu a promis (c’est-à-dire décrété) que les Israélites quitteraient l’Égypte après avoir été esclaves pendant 400 ans (Genèse15:13 -14).

A3. Dieu a créé Pharaon et lui a permis de vivre.

A4. Dieu a agi à travers l’histoire et a fait en sorte que Pharaon soit le roi d’Égypte à cette époque.

A5. Dieu a spécifiquement envoyé les plaies sur l’Égypte.

A6. En fin de compte, tout, même ce qui « n’est pas venu à l’esprit de Dieu » (Jérémie 19, 5 ; 32, 35), était, est et sera intégré dans le plan de Dieu (Éphésiens1:11 ; Romains8:28 ; Proverbes 16, 4).

B. Dieu n’est pas responsable des choses qu’Il a permises mais qu’Il n’a pas directement provoquées, telles que le mal.

B1. Certaines choses suscitent une grande colère chez Dieu (Jérémie 5, 29 ;8:19 ; 12, 8 ; Ézéchiel 8, 6).

B2. Certaines choses brisent le cœur de Dieu (Jérémie 4:19-22 ; 9:1 ; Luc 19:41-44 ; Matthieu 23:37-39).

C. Le pharaon était responsable :

C1. Le pharaon n’a pas été contraint. En réalité, pour la plupart des gens, les plaies auraient dû constituer un « encouragement » à choisir ce qui était juste.

C2. Le pharaon a fait ses propres choix.

D. Tous deux étaient conjointement responsables :

D1. Le pharaon a également endurci son propre cœur, et cet endurcissement de sa part est mentionné avant que Dieu n’ait endurci le cœur du pharaon.

Q : Dans Romains9:19 -22 et Romains 11:8,10, comment Dieu peut-Il nous tenir pour responsables de ce qu’Il fait de nous ?

R : Une illustration pourra peut-être vous aider. Imaginons que vous soyez né et que vous ayez passé toute votre vie à bord d’un navire. Supposons que ce navire soit sur le point de couler et qu’un canot de sauvetage soit à votre disposition pour vous permettre de quitter le navire. Si vous restez à bord et que vous vous noiez, vous êtes responsable de votre propre mort. Nous n’étions pas responsables d’être nés sur ce navire, mais nous étions responsables de ne pas avoir choisi de quitter le navire en train de couler. Il serait non seulement déplacé, mais aussi tragique et inutile qu’une personne impute à les circonstances de sa naissance son propre choix de refuser l’offre du canot de sauvetage.

Ainsi, nous n’avons eu aucune influence ni aucune responsabilité sur la manière dont nous sommes nés, ni sur le fait que nous ayons une nature pécheresse. Cependant, les gens sont responsables de ne pas avoir choisi de se tourner vers Dieu pour la purification de leur nature pécheresse et le pardon de leurs péchés.

Q : Dans Romains 9, 19, pourquoi la Parole de Dieu qualifie-t-elle ces questions d’inappropriées ?

R : Deux raisons distinctes sont avancées ici.

Attitude : Aucune question n’est bonne si l’attitude consiste à répondre avec insolence à Dieu (verset 20). Plutôt que de chercher à comprendre les voies de Dieu, ces questions visent à obliger Dieu à se justifier.

Contenu : Même posées avec une attitude respectueuse, ces questions restent inappropriées car elles reposent sur des fausses présuppositions. Nous devons prendre conscience de deux vérités :

1. Dieu a le droit de nous créer comme Il le souhaite (verset 21).

2. De plus, comme le montrent les versets 21 à 23, Dieu n’a pas créé les élus et les réprouvés différemment ; nous sommes tous nés façonnés à partir de la même « argile ». La différence ne réside pas dans notre origine, mais dans notre destination. Pour beaucoup de gens, « la parole ne s’accompagnera pas de la foi » (Hébreux 4:2), et Dieu déversera sur eux sa juste colère.

Q : Dans Romains 9, 19, les hommes ont-ils le libre arbitre ?

R : Oui, selon la définition correcte.

Non, rien ne se fait en dehors de la volonté désirée et décrétée par Dieu. Si par « libre arbitre », vous entendez que l’homme peut agir en dehors des limites, de la connaissance ou de la capacité de contrôle de Dieu, alors personne, pas même Adam ou Satan, ne dispose du libre arbitre. Cependant, ce n’est que rarement ce que l’on entend par « libre arbitre ».

Oui, nous faisons des choses qui sortent de la volonté souhaitée par Dieu.

Le libre arbitre signifie souvent que Dieu a choisi de nous donner la capacité de faire véritablement des choix et d’agir en dehors de ce qu’Il désire. Dieu connaît tous nos choix, mais c’est nous qui les avons faits. Notre volonté est « libre » en ce sens qu’elle n’est pas contrainte par Dieu. Nous ne sommes ni des marionnettes ni des robots. Cependant, notre libre arbitre n’est pas totalement « libre » car il est lié par le péché. Le toxicomane qui a un besoin impérieux de drogue a le libre arbitre d’arrêter complètement d’un seul coup, mais sa volonté est asservie.

Les chrétiens non calvinistes affirment que nous disposons du libre arbitre, ce qui implique que chacun a une certaine responsabilité et la capacité de répondre à Dieu. Les chrétiens calvinistes affirment le contraire. Certains calvinistes affirment que les croyants ont le libre arbitre, mais pas les non-croyants. Le grand prédicateur (et calviniste) du XIXe siècle, Charles Spurgeon, affirmait que nous avions le « libre arbitre », mais que celui-ci était esclave de notre nature pécheresse, ce qui est en réalité assez similaire à ce qu’affirment les non-calvinistes.

Cependant, d’autres calvinistes affirment en substance que, si les êtres humains disposent d’une « libre volonté », ils n’ont pas de libre arbitre, non seulement parce que Dieu a choisi de ne pas nous l’accorder, mais aussi parce que Dieu n’aurait prétendument pas pu nous l’accorder tout en restant souverain.

La calviniste Loraine Boettner (p. 222) déclare : « De plus, si nous admettons le libre arbitre au sens où la détermination absolue des événements serait placée entre les mains de l’homme, autant l’écrire avec un A et un R majuscules ; car alors l’homme serait devenu semblable à Dieu — cause première, source originelle des actions — et nous aurions autant de demi-dieux qu’il y a de libres arbitres. À moins de renoncer à la souveraineté de Dieu, nous ne pouvons accorder cette indépendance à l’homme. »

Boettner mélange en réalité les catégories ici. Si Boettner venait à dire que « nous ne pouvons admettre le libre arbitre au sens où l’homme pourrait agir en dehors de ce que Dieu a permis », alors tous les chrétiens devraient être d’accord avec lui. Cependant, si Dieu a choisi de « déléguer temporairement Sa souveraineté », c’est-à-dire s’Il a décrété que certaines choses, comme la destinée éternelle d’une personne, se produiront d’une manière ou d’une autre en fonction de la réponse de cette personne à l’œuvre de Dieu dans sa vie, et que Dieu n’a pas imposé cette réponse, alors Boettner a tort, à moins que vous n’attribuiez au terme « absolu » utilisé par Boettner une signification si large que cette affirmation devienne une tautologie logique à laquelle tout le monde pourrait adhérer.

Une approche plus biblique de la liberté humaine, à laquelle tant les non-calvinistes que de nombreux calvinistes peuvent souscrire, a été présentée dans une conférence donnée par R.C. Sproul à Austin sur le siteMarch 9, 1991 .March 9, 1991 .

« Je ne crois pas qu’en tant que chrétiens, nous devions abandonner le concept très important de la liberté et de la responsabilité humaines – pas même une seconde. Et il me serait très pénible de devoir renoncer à l’idée de la liberté humaine. Mais, mes bien-aimés, je pourrais m’en accommoder. Si je devais renoncer à l’idée que Dieu est souverain, j’aurais abandonné le christianisme. J’aurais abandonné tout espoir, car je reconnaîtrais alors que je vis dans un univers qui n’est pas soumis à l’autorité de la providence divine. » R.C. Sproul affirme donc que la souveraineté de Dieu est plus importante à ses yeux que la liberté humaine, mais il estime que les deux sont vraies. Encore une fois, Sproul ne parle pas d’une liberté totale et absolue, mais il enseigne une liberté authentique.

En résumé : tous devraient s’accorder sur le fait que chacun a la responsabilité d’obéir à Dieu, mais que, par lui-même, personne n’a le pouvoir d’obéir en raison de notre nature pécheresse. De nombreux chrétiens réformés, mais pas tous, affirment que Dieu n’a jamais donné aux non-élus la possibilité, le choix ou la capacité de répondre à Dieu de quelque manière que ce soit. Comme l’a formulé un réformé, vous êtes soit un robot de Dieu, soit un robot de Satan.

À titre d’aparté, certains théologiens réformés modérés (Spurgeon, Packer, Bunyan, etc.) affirment que Dieu adresse à tous une offre sincère de l’Évangile. D’autres (Pink, Gill, Hoeksema) soutiennent que Dieu n’offre pas l’Évangile à tous. D’autres encore affirment que nous pouvons offrir sincèrement l’Évangile à tous, puisque nous ne savons pas qui sont les élus, mais que Dieu ne saurait faire une telle offre sincère.

Veuillez vous reporter à la question suivante pour trouver des fondements bibliques en faveur du « libre arbitre » au sens où, même si notre volonté est liée au péché, chacun a la capacité de faire des choix authentiques et de répondre à Dieu.

Q : Dans Romains 9, 19, les êtres humains sont-ils comme des robots ou des marionnettes, ou bien Dieu a-t-il décidé d’accorder à chacun la capacité de faire des choix authentiques et de répondre à Dieu ?

R : Josué 24, 22-23 montre soit que les hommes peuvent faire des choix, soit que Dieu se contente de laisser Son peuple se bercer de l’illusion de croire qu’il choisit de conclure une alliance avec Lui.

Dieu a donné aux hommes la liberté de briser Son cœur (Jérémie 9, 1 ; Matthieu 23, 37-39, etc.). Si certains calvinistes affirment qu’il ne s’agit là que d’anthropomorphismes et que Dieu ne ressent pas réellement ces émotions, cela ouvre une véritable boîte de Pandore. À titre d’hypothèse, si tous les versets de la Bible évoquant le chagrin et la déception de Dieu ne doivent pas être pris au pied de la lettre, alors peut-être qu’il en va de même pour tous les versets traitant de la colère et de la fureur de Dieu ainsi que des anthropomorphismes, et que Dieu n’éprouve en réalité aucune colère. Peut-être que tous les versets sur l’amour de Dieu seraient également des anthropomorphismes et que Dieu n’éprouve en réalité aucun sentiment d’attention ou de sollicitude à notre égard. Ainsi, soit les versets qui décrivent les sentiments de Dieu ont bel et bien un sens, soit Dieu a gaspillé inutilement beaucoup d’encre dans la Bible alors qu’Il aurait pu se contenter d’énoncer les conséquences et de se présenter comme une sorte de simple ordinateur.

Consultez la discussion sur Genèse 50, 19-20 ; Deutéronome 1, 39 et Josué 24, 21-24 pour plus d’informations sur la capacité des êtres humains à faire des choix.

Reportez-vous à la réponse suivante pour une analyse plus approfondie de la capacité de l’homme à faire des choix.

Q : Dans Romains 9, 19, si les êtres humains ne sont ni des robots ni des marionnettes, que dit la Bible au sujet de la capacité de l’homme à faire des choix ?

R : Pardonnez-moi d’insister sur ce point, mais de nombreux calvinistes ne parviennent pas à comprendre que Dieu accorde aux hommes un véritable choix quant à la décision de Le rechercher. Voici tout d’abord deux points concernant Dieu, puis quelques points concernant les hommes.

LE PÈRE ET JÉSUS : Le Père a choisi, appelé et envoyé Jésus pour qu’il soit notre Sauveur. Cela est conforme à Matthieu 12, 18 ; 1 Pierre 2, 6 ; Hébreux 5, 4 ; 3, 2 ; Luc 23, 35 ; et Ésaïe 48, 15 ; 49, 1, 6.

Cependant, le choix, la connaissance et le plan du Père n’ont pas annulé le fait que le Christ lui-même a néanmoins librement choisi de venir et d’obéir, conformément à Jean 10:18 ; Luc 22:42 ; et Hébreux 10:9.

LES HOMMES : Tous les hommes sont pécheurs et dépravés. Sans l’œuvre de Dieu, personne ne cherchera Dieu, selon Romains3:11 , qui paraphrase les paroles de David dans le Psaume 14:2 et le Psaume 53:2.

Pourtant, David lui-même affirmait avoir cherché Dieu dans le Psaume 63, 1 et le Psaume 27, 4, 8.

De plus, beaucoup d’autres, avec l’aide de Dieu, ont choisi de servir le Seigneur.

Josué 24:22 « Vous êtes témoins contre vous-mêmes que vous avez choisi de servir l’Éternel », dit-on à propos d’Israël

Matthieu6:33 « Cherchez d’abord le Royaume de Dieu »

Beaucoup cherchent Dieu : 1 Chroniques 16:10, 11 ; 2 Chroniques 15:12 ; 30:19 ; Esdras 6:21 ; Psaume 34:10 ; 69:32 ; 70:4 ; Proverbes 28:5 ; Zacharie 8:21, 22 ; Malachie 3:1

Mettez tout votre cœur à rechercher Dieu 2 Chroniques 11:16

1 Chroniques22:19 ; 28:8,9 ; 2 Chroniques7:14 ;12:14 ; 14:4 ; 15:2 ;15:13 ; 19:3

2 Chroniques 20:3,4 ; 31:21 ; 34:3 ; Osée 3:5

Le Psaume 9:10 et Ésaïe 45:19 constituent une promesse de ne pas abandonner ceux qui cherchent Dieu

Psaume22:26 , ceux qui cherchent l’Éternel le loueront.

Psaume 24:6 Telle est la génération de ceux qui le cherchent.

Psaume 40:16 ; 105:3,4 ; 119:2,45 : tous ceux qui vous cherchent se réjouissent et exultent

Psaume 119:94 J’ai recherché vos préceptes

Proverbes 1:28b-29 Ils chercheront sans trouver, car ils n’ont pas craint l’Éternel

Proverbes8:17 : « Ceux qui cherchent la sagesse la trouvent. »

Ésaïe 51:1, vous qui cherchez l’Éternel

Ésaïe 55:6 Cherchez l’Éternel pendant qu’il se laisse trouver ; invoquez-le…

Jérémie 29:13 Vous le chercherez et vous le trouverez, si vous le cherchez de tout votre cœur

Jérémie 50:4 Israël et Juda chercheront Dieu

Osée10:12 « … Car c’est le moment de rechercher l’Éternel »

Amos 5:4,6 ;5:14 Cherchez l’Éternel et vous vivrez

De plus, avec l’aide de Dieu, chacun peut choisir d’accomplir la volonté de Dieu.

Jean7:17 Si quelqu’un désire faire sa volonté, il saura si mon enseignement vient de Dieu ou si je parle de mon propre chef.

Jonas 2:8 « Ceux qui s’attachent à des idoles sans valeur abandonnent son amour dévoué »

Psaume 83:16 Dieu agit afin que les hommes le cherchent

Psaume 119:30 « J’ai choisi la voie de la vérité ; »

Psaume 119:173 « car j’ai choisi tes préceptes »

Ésaïe 7:15 « Avant qu’il ne soit en âge de distinguer le mal du bien, il mangera du lait caillé et du miel. »

Ésaïe 56:4 « Aux eunuques qui observent Mes sabbats, qui choisissent ce qui Me plaît… »

Proverbes 8:10,16:16 Il nous est ordonné de choisir l’enseignement de la sagesse plutôt que l’argent de choix

Jean5:35 Jean était une lampe qui brûlait et donnait de la lumière, et vous avez bien voulu, pendant un certain temps, vous réchauffer à sa lumière

Jean7:17 « Si quelqu’un veut faire sa volonté, il saura… »

Actes20:21 « … la repentance envers Dieu et la foi en notre Seigneur Jésus-Christ »

Éphésiens1:13 Et en Lui, après avoir entendu et cru la parole de vérité…

Deutéronome 30:19 Or, [Israélites], choisissez la vie, afin que vous viviez, vous et vos enfants

Romains11:32 Car Dieu a livré tous les hommes à la désobéissance, afin de faire miséricorde à tous. (Le mot « tous », pantas, est le même dans les deux cas)

2 Thessaloniciens2:10 ceux qui périssent, trompés parce qu’ils refusent d’aimer la vérité et d’être ainsi sauvés.

Tite2:11 « Car la grâce de Dieu s’est manifestée, apportant le salut à tous. »

1 Pierre1:22 « Puisque vous avez purifié vos âmes par l’obéissance à la vérité… »

2 Pierre1:10 « efforcez-vous de rendre sûrs votre appel et votre élection. »

En revanche, les hommes sont responsables de ne pas avoir cherché leur Dieu.

Ésaïe 9:12-13 ; Osée 7:10 Dieu est en colère parce que le peuple n’est pas revenu vers Lui et ne L’a pas cherché. Dieu est-Il en colère à cause de ce qu’Il a décrété qu’ils ne devaient pas faire, et en colère contre ce qu’Il n’a pas choisi de leur permettre de faire ?

Jérémie 30:15 À cause de votre grande culpabilité et de vos nombreux péchés, Dieu vous a punis

Psaume 10:4 Les méchants ne cherchent pas Dieu. (Quel serait le sens de ce verset si des personnes pieuses comme David ne cherchaient pas Dieu non plus ?)

Proverbes1:29 Parce qu’ils ont haï la connaissance et n’ont pas choisi de craindre le Seigneur.

RÉSUMÉ : Puisque l’appel de Dieu n’a pas annulé le choix de Jésus, et que la Bible dit qu’avec l’aide de Dieu, nous pouvons choisir Dieu, l’appel de Dieu n’annule donc pas notre choix.

Q : Dans Romains 9:19, serait-il possible que les non-chrétiens n’aient pas de libre arbitre, alors que les chrétiens en ont un ?

R : Non, mais c’est une suggestion intéressante qu’un de mes amis calvinistes m’a faite un jour. Je n’ai toutefois jamais entendu cela de la part d’autres calvinistes. Voici quatre points à prendre en compte pour comprendre pourquoi cette idée est erronée.

Dieu est souverain, en ce sens qu’Il connaît tout ce qui va se passer, y compris chaque choix que nous ferons. Il contrôle également, jusque dans les moindres détails, tout ce qu’Il souhaite contrôler, et pas un seul atome ne bouge sans que Dieu ne le permette. Cependant, Dieu peut aussi se restreindre Lui-même. Il peut choisir de « déléguer Sa souveraineté » temporairement et dans certaines limites, de telle sorte que nous puissions faire des choix dont nous, et non Dieu, sommes responsables des conséquences.

Qu’est-ce que le libre arbitre ? Si l’on définissait le libre arbitre comme cette partie de nous-mêmes qui est totalement indépendante, que même Dieu est incapable de contrôler, ce type de libre arbitre n’existe pas. Cependant, les premiers auteurs chrétiens décrivaient le libre arbitre comme notre capacité à faire des choix, et affirmaient que Dieu nous permet même de faire des choix qui Lui déplaisent et qui ont des conséquences désastreuses. Cependant, notre libre arbitre est entravé par le péché, tout comme celui d’un alcoolique ou d’un toxicomane est entravé par ses péchés. Ces personnes n’ont peut-être pas la force, par elles-mêmes, de se libérer de leur dépendance, mais elles peuvent se retrouver par hasard dans une église ou un centre de désintoxication et implorer de l’aide.

De nombreux calvinistes nient que les êtres humains disposent d’un libre arbitre au sens propre du terme ; ils nient que les êtres humains puissent faire des choix. C’est presque comme si nous étions des robots. Certains calvinistes nient que nous ayons le libre arbitre parce que Dieu est souverain. D’autres calvinistes, tout comme Martin Luther, nient que nous ayons le libre arbitre parce que nous sommes déchus et prisonniers du péché. Cette question sous-entend que les calvinistes nient le libre arbitre pour cette seconde raison.

Les non-calvinistes peuvent admettre que Dieu est souverain et que la volonté de l’homme est prisonnière du péché. Cependant, aucune de ces deux raisons ne réduit nos choix apparents à une parodie, ni ne fait de la responsabilité de l’homme face à ce à quoi il est incapable de réagir un mystère incongru.

Q : Dans Romains 9, 20-21, en quoi Dieu est-il comparable à un potier et nous à l’argile ?

R : Paul fait référence à l’illustration de Jérémie 18, 6 ; Ésaïe 29, 16 ; 45, 9. Dans Genèse 2, 7, lorsque Dieu a formé l’homme, le mot utilisé pour « former » a la même racine que celui désignant le potier. Dieu peut faire ce qu’Il veut de la création, et nous avons le devoir de suivre notre Créateur. Bien sûr, l’argile qui n’est pas travaillée par le potier reste simplement une masse informe et dépourvue d’art.

Comme l’a dit Charles R. Erdman : « La souveraineté de Dieu ne s’exerce jamais pour condamner des hommes qui devraient être sauvés, mais elle a plutôt abouti au salut d’hommes qui devraient être perdus. » L’Épître de Paul aux Romains, p. 109. (Extrait du Believer’s Bible Commentary, p. 1719.)

Q : Dans Romains 9, 25-33, que fait Paul ici ?

R : Paul démontre son argument en citant des passages bibliques les uns après les autres. Cela montre qu’il ne s’agit pas d’une simple remarque accessoire dans un verset, mais bien d’un fil conducteur récurrent dans les Écritures. Il existe un terme pour désigner le fait de citer des passages bibliques les uns à la suite des autres : on parle de « catena ». Les auteurs du Nouveau Testament (en particulier Paul) utilisaient des catenas, tout comme au moins 29 auteurs de l’Église primitive, antérieurs au premier concile de Nicée ; il s’agissait donc d’un moyen d’expression courant.

Q : Dans Romains 9, 32-33, comment et pourquoi Dieu a-t-il fait de Jésus une pierre d’achoppement pour les Juifs ?

R : Bien que ce passage n’en donne pas la raison, nous pouvons observer plusieurs choses. Jésus a dit qu’il fallait être comme un petit enfant pour venir à Lui, en Matthieu 18, 3-5 et 19, 14. Les petits enfants ne sont généralement pas impressionnés par leur propre savoir ou leur sagesse, et ne tirent pas de fierté du fait d’en savoir plus que les autres. Ils souhaitent simplement, avec humilité, être proches de quelqu’un qui les aime et les aide dans leur faiblesse. Dieu ne se réjouit pas de notre force, mais plutôt de la manière dont Sa force peut resplendir à travers notre faiblesse. Dieu a dit à Paul dans 2 Corinthiens 12, 9b-10 : « … car ma puissance s’accomplit dans la faiblesse. » C’est pourquoi je me glorifierai d’autant plus volontiers de mes faiblesses, afin que la puissance du Christ repose sur moi. C’est pourquoi, à cause du Christ, je me réjouis des faiblesses, des outrages, des détresses, des persécutions, des difficultés. Car c’est quand je suis faible que je suis fort. » Tout le monde n’est pas disposé à adopter cette attitude.

Q : Dans Romains 9, 33, en quoi ce mot signifiant « trébucher » est-il inhabituel ?

R : Ce mot ne signifie pas « trébucher ». Sa signification se rapproche davantage de « tomber d’une falaise ».

Q : Dans Romains 10, 1-4, quels sont les exemples où le zèle religieux d’une personne fait obstacle à sa connaissance de Dieu ?

R : La religion elle-même, même une bonne religion, peut être une idole. Mais il existe aussi une religion toxique, qui n’est pas bonne. Lorsque la religion ordonne de brûler vive une femme récemment veuve, ou de tuer des personnes qui ne vous combattent pas, simplement parce qu’elles refusent d’accepter votre religion, alors cette religion est toxique. Jean 16, 2 dit : « Ils vous excluront des synagogues. En effet, l’heure vient où quiconque vous tuera croira rendre un service à Dieu. »

Q : Dans Romains 10, 3, comment Dieu pourrait-il punir les Israélites de manière juste pour leur ignorance ?

R : Il n’y a aucun exemple dans les Écritures où Dieu punirait quelqu’un pour une ignorance innocente. Cependant, toute ignorance n’est pas nécessairement innocente. Par exemple, de bons parents ne punissent pas un nourrisson pour son ignorance, mais un bon enseignant sanctionne pour son ignorance un élève qui néglige de lire ses devoirs. Les Juifs, tout comme nous aujourd’hui, ont pour « devoir » de connaître la parole de Dieu.

Q : Dans Romains 10, 4, en quoi le Christ est-il la fin de la loi ?

R : Bien que le Christ ait Lui-même parfaitement observé la loi, cela ne saurait constituer la fin de la loi.

Le Christ est la fin de la loi à plusieurs égards.

1. En tant que grand prêtre, le Christ a accompli la loi pour nous. Une fois pour toutes, il a accompli le sacrifice pour nous (Hébreux 9:13-14).

2. Le but de la loi est de nous conduire vers le Christ. Hébreux 10, 1 dit que la loi était l’ombre de ce qui allait venir.

3. Le Christ est la fin, ou la destination de la loi. Les sacrifices de l’Ancien Testament « couvraient » le péché (Hébreux 9, 9-10 ; 10, 2-4) avant que le Christ n’ôte complètement le péché.

Le mot « fin » ou « achèvement » (telos) est mis en évidence en grec, car il s’agit du premier mot de la phrase.

Q : Dans Romains 10, 4, la loi s’applique-t-elle toujours à ceux qui ne croient pas ?

R : Il s’agit ici de la loi mosaïque. Romains 10, 4 ne précise pas qu’elle s’applique « uniquement à ceux qui croient ». Les païens non-croyants ne doivent donc pas songer à suivre la loi mosaïque, mais plutôt le Christ et ses commandements. Ainsi, la loi mosaïque a pris fin pour tous, mais la loi du bien et du mal, inscrite dans le cœur des hommes, est toujours présente.

Q : Dans Romains 10, 5, vivons-nous en observant la Loi, ou bien la loi apporte-t-elle la mort, comme le dit Romains 8, 2 ?

R : Une analogie pourrait vous aider ici. Le fait que la loi humaine apporte la vie ou la mort dépend de votre point de vue. Une victime potentielle d’un crime et un meurtrier condamné à mort ont des points de vue différents.

Si l’on observait parfaitement la loi, cela apporterait la vie. En revanche, enfreindre une loi dont on a connaissance entraîne le jugement et la mort.

Q : Dans Romains 10, 7, qu’y a-t-il d’intéressant dans l’exemple donné ici par Paul ?

R : Paul a adapté cette citation tirée de Deutéronome 30, 13, où il est dit : « Qui traversera la mer ? », pour dire : « Qui descendra dans l’abîme ? » Nous n’avons pas besoin de descendre dans l’abîme pour obtenir le salut (ce qui serait de toute façon impossible pour nous), car le Christ l’a déjà fait pour nous.

Q : Dans Romains 10, 9-10, suffit-il simplement de dire « Jésus est Seigneur » pour aller au ciel ?

R : Non, ce n’est pas ce qu’enseigne ce verset. Dans Actes8:13 , Simon le Magicien « a cru », et pourtant Pierre a déclaré qu’il allait périr dans Actes 8:18-20. Le mot grec utilisé pour « croire » dans Actes 8:13, episteuse, n’est pas le mot couramment employé dans la Bible pour « croire ». Le mot courant, pestuvo, signifie faire confiance et avoir une foi salvatrice en quelqu’un. Le mot utilisé dans Actes 8:13 désigne un assentiment intellectuel.

Q : Dans Romains 10, 9, une personne peut-elle être sauvée en faisant confiance à Jésus en tant que Sauveur, mais pas en tant que Seigneur ?

R : Non, rien dans les Écritures ne laisse entrevoir cette possibilité. Romains 10, 9 dit que nous devons appeler Jésus « Seigneur » ou « Maître ». Se contenter de dire que Jésus est un Sauveur, mais qu’il n’est pas votre Seigneur, ne signifie pas que vous avez reçu le salut de Jésus.

Q : Dans Romains 10:11, pourquoi est-il dit « vous ne serez jamais confondus », alors qu’il s’agit d’une référence à Ésaïe 28:16 qui, dans le texte massorétique, dit « vous ne serez jamais découragés » ?

R : Romains10:11 correspond à l’expression de la Septante « ne soyez en aucun cas confus », et non au texte massorétique. À de nombreux autres endroits également, les citations du Nouveau Testament sont plus proches de la Septante que du texte massorétique.

Le mot traduisant « se décourager » dans Ésaïe 28:16 du texte massorétique est chuwah (Concordance de Strong 2363), qui signifie littéralement « se hâter ». Cela prend tout son sens si l’on comprend « se hâtera » comme le fait de se précipiter pour fuir le champ de bataille en cas de défaite. Cependant, ce terme fait également référence à des émotions, comme le fait d’être « profondément troublé » dans Job 20:2. Le texte massorétique et la Septante ont donc ici un sens similaire, mais la Septante est un peu plus précise et plus facile à comprendre pour une personne ne parlant pas l’hébreu.

Q : Dans Romains 10:11, sur quoi repose l’affirmation selon laquelle un rocher inanimé représente une personne ?

R : Dieu est métaphoriquement une pierre d’achoppement dans Ésaïe 8:14 et 1 Pierre 2:8 : « Une pierre d’achoppement et un rocher de scandale. » Le Psaume 118:22 dit : « La pierre que les bâtisseurs ont rejetée est devenue la pierre angulaire. » Le psalmiste ne nous parle pas ici de bâtiments ; il s’agit d’une métaphore qui s’applique naturellement au Messie.

Q : Dans Romains 10:12, est-il vrai que « l’identité du “Seigneur” ne peut être établie avec certitude à partir du contexte », comme l’ont enseigné les Témoins de Jéhovah (La Tour de Garde du 1er février 1977, p. 95) ?

R : Non. 1 Corinthiens 12:4-6, ainsi que de nombreux autres versets, montrent qu’il s’agit de Jésus-Christ.

Q : Dans Romains 10:13, faut-il invoquer spécifiquement le nom de « Jéhovah » pour être sauvé, comme l’enseignent les Témoins de Jéhovah ?

R : Non. Il faut plutôt invoquer le Dieu véritable et vivant. Les anciens Israélites eux-mêmes ne disposaient pas du mot « Jéhovah », car ils ne prononçaient pas le son « J ». Ainsi, faute de ce son « J », tous les saints de l’Ancien Testament n’auraient-ils pas adoré le vrai Dieu ? Bien sûr, c’est absurde. Dieu se soucie de notre cœur, ainsi que des paroles et des actes qui en découlent, et non de la prononciation.

Q : Dans Romains 10:13, une personne peut-elle accepter Jésus comme Sauveur sans l’accepter comme Seigneur ?

R : Non. Malheureusement, certains ont enseigné qu’il suffisait d’accepter Jésus comme Sauveur, et que l’accepter comme Seigneur constituait une deuxième étape. Une variante affirme que la seigneurie est facultative. Une deuxième variante, défendue par *The Complete Book of Bible Answers* (p. 190), ne dit pas qu’elle est facultative, mais que se soumettre à Jésus en tant que Seigneur n’est pas une décision préalable au salut que l’on doit demander aux non-chrétiens de prendre, comme l’est [apparemment] le fait d’accepter Jésus comme Sauveur. Accepter Jésus comme Seigneur se fait progressivement, à mesure qu’un chrétien marche avec Lui.

Dans *Now That’s a Good Question*, p. 122-123, R.C. Sproul souligne que le fait d’être sauvé sans accepter Jésus comme Seigneur constitue une déformation du véritable Évangile, appelée antinomisme. Les calvinistes affirment reconnaître cet enseignement antinomiste chez des hommes tels que Zane Hodges et Charles Ryrie.

Cependant, Jésus réfute l’antinomisme dans Matthieu 7, 21-28 et Jean 14, 21-24. En bref, ceux qui aiment Jésus obéiront à son enseignement, et ceux qui n’aiment pas Jésus n’y obéiront pas. De plus, dans Colossiens 2, 6, Paul dit : « comme vous avez reçu le Christ Jésus comme Seigneur ». Dans ce passage, la Bible ne s’adresse pas à ceux qui tentent d’accepter Jésus comme Sauveur et non comme Seigneur.

Q : Dans Romains 10, 13, si quiconque invoque le Seigneur sera sauvé, comment savoir si vous étiez sincère lorsque vous avez imploré Dieu de vous sauver ?

R : Posons une question plus simple à titre d’analogie. Comment savez-vous que vous aviez l’intention de déjeuner hier ?

1. Avez-vous mangé par accident plutôt que volontairement ?

2. Ne saviez-vous pas que vous vouliez déjeuner avant de manger effectivement votre déjeuner ?

3. Quelqu’un vous a-t-il forcé à manger, alors que c’était votre libre choix ?

Si vous avez déjeuné hier et que la réponse aux trois questions précédentes est « non », alors vous aviez l’intention de déjeuner.

De la même manière, invoquer le Seigneur n’est pas une chose compliquée, comme passer un examen. Si vous avez invoqué Jésus intentionnellement, que vous saviez ce que vous faisiez, que vous n’avez pas été contraint et que vous en aviez librement le désir, alors si vous avez invoqué Jésus pour qu’il vous sauve, vous l’avez réellement invoqué pour qu’il vous sauve.

Q : Dans Romains 10, 14-15, si nous ne faisons pas notre devoir et que nous ne prêchons pas l’Évangile, notre désobéissance conduira-t-elle les gens en enfer ?

R : Non. Dieu est à la fois tout-puissant et souverain, et il ouvrira la voie à tous les élus pour qu’ils viennent à lui. Cependant, nous pouvons partager la joie et le privilège d’être un instrument que Dieu utilise pour accomplir sa volonté.

Q : Dans Romains10:14 -15, quelqu’un peut-il aller au ciel s’il n’a jamais entendu l’Évangile ?

R : Cela s’est déjà produit. Pour preuve, Hénoch, Abraham, Job et les croyants de l’Ancien Testament ont suivi ce que Dieu leur avait révélé, mais ils n’ont pas entendu ce qui constituait pour eux le mystère de l’Évangile du Nouveau Testament. Rappelez-vous que c’est en fin de compte Dieu qui sauve, et non l’Évangile, ni notre réponse à l’Évangile. Voir également la question suivante pour plus d’informations.

Q : Dans Romains10:14 -15, quelqu’un peut-il aller au ciel s’il n’a jamais entendu l’Évangile, après la résurrection de Jésus d’entre les morts ?

R : Les véritables chrétiens ne sont pas d’accord sur ce point.

Certains répondent par la négative. Cela ne signifie toutefois pas nécessairement qu’ils n’aient pas eu d’occasion. Si une personne n’ayant jamais entendu l’Évangile suivait la vérité qu’elle connaît et répondait à l’action du Saint-Esprit dans sa vie, Dieu peut remuer ciel et terre pour lui apporter la vérité. Par sa providence, Dieu peut amener un chrétien à venir lui partager l’Évangile du Christ. On en trouve un exemple dans Actes 10:2, 22, 31 : il s’agit d’un Romain craignant Dieu, nommé Corneille, qui était juste, priait et faisait l’aumône. Dieu a envoyé un ange pour dire à Corneille d’aller faire venir Pierre.

D’autres sont en total désaccord. Alors que 2 Thessaloniciens 1:8 affirme que ceux qui n’obéissent pas à l’Évangile de Jésus seront punis d’une destruction éternelle, Romains 4:15 et5:12 indiquent que le péché n’est pas imputé là où il n’y a pas de loi. Bien que les Écritures n’enseignent pas qu’une personne dispose d’une seconde chance après la mort, certains y voient une opportunité pour les gens d’entendre l’Évangile et de bénéficier d’une première chance après la mort, et/ou pendant le Millénium. Voir la discussion sur 1 Pierre3:19 (deux questions) et 1 Pierre 4:6 concernant Jésus prêchant l’Évangile aux morts. Voir la discussion sur Apocalypse 20 concernant d’éventuelles opportunités pendant le Millénium. Enfin, puisque c’est en fin de compte Dieu qui sauve les hommes, Il pourrait faire en sorte que les bébés ou toute autre personne aillent au Ciel sans avoir entendu l’Évangile s’Il le souhaitait.

Le passage de Romains 10:14 est au cœur de cet argument : il dit que les hommes ne peuvent invoquer Dieu sans croire, qu’ils ne peuvent croire sans entendre, et qu’ils ne peuvent entendre sans un prédicateur. S’il s’agissait d’un parallèle, Romains10:13 dirait que nul ne peut être sauvé sans invoquer Dieu ; or, Romains10:13 n’est pas un parallèle. Au contraire, il dit simplement que « quiconque invoquera le nom du Seigneur sera sauvé ».

Romains 10, 13-14 ne fournit pas de raison plus solide pour affirmer que chaque adulte n’ayant jamais su invoquer le Seigneur ira en enfer que pour affirmer que chaque nourrisson n’ayant jamais su invoquer le Seigneur ira en enfer.

Q : Dans Romains 10, 18, en quoi les Juifs n’ont-ils pas compris, alors qu’ils étaient, plus que quiconque, les plus informés au sujet de Dieu ?

R : Ce n’est pas parce qu’ils ne disposaient pas des informations nécessaires, ni parce qu’ils n’étaient pas assez intelligents. C’est plutôt qu’ils avaient un autre paradigme, selon lequel le respect de la loi était la seule chose nécessaire, et ils n’avaient pas de place pour la vérité, car celle-ci ne cadrait pas avec leur paradigme.

Q : Dans Romains 10, 19, comment Dieu a-t-il suscité la jalousie des Juifs à l’égard de ceux qui ne constituent pas une nation ?

R : Les Juifs considéraient Dieu comme acquis. Ils tenaient également pour acquis qu’ils étaient les seuls à avoir été choisis par Dieu. Dieu allait leur montrer qu’ils n’avaient aucune raison de se vanter. S’ils pouvaient envier la puissance politique d’autres nations, le sens premier ici est religieux. Il existe de nombreux non-Juifs qui connaissaient l’Ancien Testament mieux que la plupart des Juifs. Ils se soucient davantage de plaire à Dieu que la plupart des Juifs. Un Juif pratiquant pourrait y voir un problème dans la pratique du judaïsme.

Voici ce qu’Irénée de Lyon (vers 160-202 apr. J.-C.) a dit à ce sujet. Il cite 11 mots sur 20 de Romains 10, 19 et suivants : « De plus, Moïse, dans le Deutéronome, dit que les païens devraient être « la tête », et le peuple incrédule « la queue ». Et il ajoute : « Vous m’avez provoqué à la jalousie par ceux qui ne sont pas des dieux, et vous m’avez irrité par vos idoles ; moi aussi, je vous provoquerai à la jalousie par ce qui n’est pas une nation, et je vous irriterai par une nation insensée. » Car ils ont abandonné le Dieu qui est, et ils ont adoré et servi des dieux qui ne sont pas ; et ils ont tué les prophètes de Dieu, et « prophétisé pour Baal », qui était l’idole des Cananéens. Et le Fils de Dieu, qui est, ils l’ont méprisé et condamné, mais ils ont choisi Barabbas, le brigand qui avait été arrêté pour meurtre ; et ils ont renié le Roi éternel, et ils ont reconnu pour roi le César temporel. (Ainsi) il a plu à Dieu d’accorder leur héritage aux païens insensés, même à ceux qui n’appartenaient pas à la communauté de Dieu et ne savaient pas ce qu’est Dieu. » Démonstration de la prédication apostolique, chap. 95.

Q : Dans Romains 10, 21 et 11, 7, pourquoi Dieu (et Paul) semblaient-ils déçus que les Juifs, en tant que groupe, n’aient pas accepté Jésus, alors que Dieu savait déjà qu’ils seraient désobéissants ?

R : Dieu est à la fois hors du temps et au sein du temps. Leur désobéissance était de leur faute, et Dieu savait qu’elle allait se produire avant même que la terre ne fût créée. Mais Dieu éprouve tout de même des émotions au moment où cela se produit. Romains 10, 21 offre une image déchirante : le Dieu tout-puissant de l’univers, capable de déchirer les étoiles, tend doucement et patiemment les bras vers ce peuple, mais celui-ci, en tant que nation, lui tourne le dos et ne vient pas à Lui, du moins pas encore.

Q : Dans Romains 11:1, 11, cet état de fait n’était pas permanent. Quand une situation défavorable semble-t-elle permanente, alors qu’en réalité elle ne l’est pas ?

R : Le rejet des Juifs était partiel, provisoire et temporaire. Cependant, pour l’observateur lambda, il semblait permanent à l’époque. C’est ainsi que les choses peuvent apparaître aujourd’hui.

Situations désagréables : Une situation peut sembler permanente alors que nous espérons sincèrement qu’elle ne le soit pas, et que nous ne voyons aucune lueur d’espoir au bout du tunnel. Comme quelqu’un l’a dit un jour : « J’ai vu une lumière au bout du tunnel, mais ce n’était qu’un train. »

Situations agréables : Une situation peut sembler permanente lorsque nous souhaitons qu’elle le soit, et nous tombons alors dans le piège de croire que le simple fait d’espérer qu’elle le soit suffit à la rendre réelle.

Mais nous pouvons au moins reconnaître que nous avons tendance à considérer certaines choses comme plus permanentes qu’elles ne le sont réellement. Nous devrions contrebalancer cela en nous rappelant que nous ne pouvons pas savoir ce que demain nous réserve (Jacques 4:14). Par conséquent, nous ne devrions nous attacher qu’avec modération aux choses de ce monde, et reconnaître que chaque nouveau jour, pour nous et nos proches, est un don.

Q : Dans Romains 11, 14, était-ce Dieu, Paul ou les deux qui ont cherché à susciter la jalousie des Juifs ?

R : Le texte grec de Romains 11, 14 utilise le « je », c’était donc certainement Paul.

Réponse incorrecte : Il s’agissait uniquement de Paul, selon le Believer’s Bible Commentary, p. 1725.

La réponse : Ce n’était pas seulement Paul, mais aussi Dieu, comme Paul le reconnaît lorsqu’il cite Deutéronome 32, 21 dans Romains 10, 19.

Susciter la jalousie est une stratégie intéressante. Lorsque les gens ne veulent plus écouter et qu’ils font preuve d’une surdité persistante, constante et obstinée, il faut alors s’adresser à quelqu’un d’autre, en leur présence, et ils pourraient se demander ce qu’ils sont en train de manquer.

Q : Dans Romains 11, 16, en quoi les chrétiens d’aujourd’hui sont-ils le peuple élu de Dieu, alors que dans l’Ancien Testament, l’olivier était un symbole des Israélites ?

R : L’olivier n’était pas le symbole des Israélites en tant qu’ethnie ; ils pensaient simplement à tort qu’il l’était, accordant plus d’importance à leur ascendance qu’à leur relation juste avec Dieu.

Q : Dans Romains 11, 16, qu’est-ce que le tronc principal de l’olivier ?

R : Commençons par ce qui n’est pas la réponse, puis examinons deux points de vue sur la réponse.

Ce n’est pas la réponse. Il ne représente pas Israël, car les païens qui se sont joints à lui n’ont pas été circoncis et n’obéissent pas à la loi juive.

La descendance spirituelle d’Abraham : y compris les patriarches, selon The Bible Knowledge Commentary : New Testament, p. 484-485.

La lignée privilégiée de Dieu, ou « statut de nation privilégiée », selon le *Believer’s Bible Commentary*, p. 1725-1726.

Le peuple élu de Dieu

Q : Dans Romains11:17 -24, que sait-on de la culture des oliviers ?

R : Les oliviers avaient une grande valeur, mais ils exigeaient beaucoup de travail. En temps de guerre, les Israélites n’avaient pas le droit d’abattre les oliviers, comme le précise Deutéronome 20:19-20. Si les oliviers étaient abattus, cela réduirait les ressources alimentaires du pays pendant au moins vingt ans. Cela explique également pourquoi l’abattage des oliviers était considéré comme un désastre dans Habacuc3:17 et Deutéronome 28:40.

Le Dictionnaire biblique Wycliffe, p. 1366-1367, consacre une section détaillée à la culture de l’olivier. En conclusion, il précise : « Les oliviers sont cultivés à partir de boutures greffées sur un vieux tronc ou un olivier sauvage lorsque les pousses ou les rejets mesurent environ trois pieds de long. De nouvelles pousses peuvent également jaillir des racines ou de la souche d’un vieil olivier parent (Psaume 128, 3 ; Ésaïe 11, 1). Il ne produit pas de fruits pendant trois à quatre ans, et il faut attendre 17 à 18 ans pour obtenir une récolte abondante. Pendant tout ce temps, l’arbre nécessite une attention particulière : le sol doit être labouré et fertilisé chaque printemps, et arrosé avec régularité. … S’il est correctement entretenu, un olivier adulte produira une demi-tonne d’huile par an et continuera ainsi jusqu’à ce qu’il atteigne un âge incroyable. » Le New International Bible Dictionary, p. 802, et l’Encyclopédie Britannica de 1972, vol. 16, p. 936, présentent des photographies d’oliviers âgés de 1 000 ans. Si j’étais un arbre, j’aimerais être un olivier, robuste, résistant aux insectes, et vivre jusqu’à l’âge de mille ans !

Q : Dans Romains11:17 -24, pourquoi quelqu’un grefferait-il des branches d’olivier sauvage sur un olivier cultivé ?

R : Normalement, on ferait plutôt l’inverse. On combinerait un arbre fruitier sauvage, avec ses caractéristiques de robustesse, à des branches cultivées qui produisent des fruits aux qualités appréciables. Cinq points à prendre en compte dans la réponse.

1. Paul donnait un exemple. Il ne cherchait pas à enseigner aux gens comment cultiver des olives, mais à illustrer la manière dont les païens avaient été greffés. Comme l’explique le Wycliffe Bible Dictionary, p. 726 : « Cette inversion délibérée renforce la figure de style imagée qui transmet la vérité éternelle du rejet d’Israël en tant que nation et de la constitution du véritable Israël – tous les croyants. » Voir également le *New International Dictionary of the Bible*, p. 402, pour une description similaire.

2. De nombreuses plantes ne sont pas greffées du tout. On ne greffe généralement une branche indigène que si elle est faible, infestée d’insectes ou malade. Paul précise expressément, dans Romains 11, 20, que ces branches ont été retranchées à cause de leur incrédulité.

3. L’analogie selon laquelle les Israélites sont un olivier leur était déjà familière, comme on le voit dans Jérémie 11, 16 et Osée 14, 6. Ainsi, d’un point de vue chronologique, la racine représentant les ancêtres d’un arbre généalogique, ce sont les païens qui ont été greffés, et non l’inverse.

4. Si Paul avait dit que les Juifs étaient la racine sauvage et les païens les branches cultivées, alors les païens auraient pu penser que Dieu les avait greffés parce qu’Il avait besoin de certaines qualités souhaitables chez eux, plutôt que par pure grâce. De plus, ce ne sont pas les païens qui ont été cultivés, mais les Juifs.

5. Si l’on utilisait l’analogie selon laquelle les païens seraient la racine sauvage et les Israélites les branches cultivées, ce serait une inversion encore plus flagrante. Ce sont les païens qui ont été greffés sur le peuple élu de Dieu, et certainement pas l’inverse.

La New Geneva Study Bible, p. 1787, affirme que des rameaux sauvages étaient parfois greffés sur des oliviers cultivés afin de leur insuffler une nouvelle vitalité. Apparemment, si tous les rameaux étaient cultivés, l’olivier ne pousserait pas autant. Cependant, le *Today’s Handbook for Solving Bible Difficulties* (p. 152-153), le *Believer’s Bible Commentary* (p. 1726) et le *New International Bible Dictionary* (p. 402) indiquent qu’aucun pépiniériste ne procéderait ainsi, et s’accordent à dire que Paul a utilisé cet ordre pour enseigner le rejet d’Israël et la greffe des païens, et non pour parler d’horticulture. Paul le laisse peut-être également entendre dans Romains 11:24 en affirmant que le greffage d’un rameau sauvage sur une racine cultivée était « contraire à la nature ».

Le *Bible Knowledge Commentary : New Testament*, p. 484, indique que le greffage d’un rameau sauvage sur une racine cultivée n’était pas la norme, bien que cela se pratiquât.

Conclusion : Paul nous explique précisément pourquoi ce sont les Israélites qui constituent la racine dans cette analogie. Dans Romains 11, 18, Paul leur dit de se souvenir que ce ne sont pas eux (les païens) qui soutiennent la racine, mais que c’est la racine qui les soutient.

Q : Dans Romains 11, 20, quels étaient certains des obstacles qui empêchaient les Juifs d’être fructueux pour Dieu ?

R : Ils étaient dans l’incrédulité. De plus, ils souffraient

un manque d’amour pour les perdus (à l’instar de Jonas)

de l’idolâtrie et d’autres péchés jusqu’à l’exil (Osée9:10 ).

Ils ne trouvaient aucun plaisir dans la parole de Dieu (Jérémie6:10 ).

Ils avaient oublié la nécessité de persévérer (Hébreux10:23 , 32-35).

Pris par les soucis de ce monde, comme dans le troisième sol (Matthieu 13:23).

Réduire la parole de Dieu à un simple ensemble de règles de vie

Oublié les commandements d’éduquer vos enfants (Deutéronome 6:4-7).

C’est ainsi que les Juifs se sont endurcis, « porosis » en grec.

Q : Dans Romains 11:22, comment Dieu peut-Il être à la fois bienveillant et sévère, sans que cela soit contradictoire ?

R : Le mot grec peut signifier à la fois « sévère » et « dur ». Sur terre, un policier peut se montrer bienveillant en venant en aide à un inconnu qui en a besoin. Ce même policier peut se montrer sévère en abattant un meurtrier qui tente de tuer quelqu’un. Si un être humain peut être à la fois bienveillant et sévère, vous ne devriez certainement pas avoir de mal à comprendre que Dieu puisse agir de la même manière, en faisant preuve de miséricorde tout en restant fidèle à Sa nature sainte. Reportez-vous à la discussion sur Romains 13:10 pour en savoir plus sur la manière dont un chrétien peut exercer la fonction de policier.

Q : Dans Romains 11:25, que signifie « la plénitude des païens » ?

R : Cela signifie qu’Israël a été rejeté en tant que peuple de Dieu jusqu’à ce que les païens qui croiront soient entrés dans le Royaume de Dieu.

Q : Dans Romains 11:26, tous les Israélites vont-ils au ciel ?

R : Non, selon Jean 8:24 et Matthieu 23:33. Reportez-vous à l’analyse de Romains 9:8-9, 27 pour obtenir la réponse.

Q : Dans Rom11:26 -27, Dieu accomplira-t-il encore à l’avenir certaines promesses pour les descendants biologiques d’Israël ?

R : C’est l’une des différences fondamentales entre les chrétiens adeptes de la théologie de l’alliance et ceux qui sont dispensationalistes.

Les théologiens de l’alliance répondent par la négative. Toutes les promesses futures s’accompliront non pas pour l’Israël physique, mais pour l’Israël spirituel, c’est-à-dire l’Église, composée de tous les vrais croyants de toutes les nationalités. C’est ce qu’on appelle la théologie du remplacement.

Les dispensationalistes répondent par l’affirmative. De nombreuses promesses s’accompliront pour l’Israël spirituel, mais l’Israël physique héritera tout de même de la terre de Palestine pour toujours. Les 144 000 mentionnés dans Apocalypse 7 et 14 proviennent des tribus d’Israël.

Q : Dans Romains 11:32, que signifie le fait que Dieu ait « livré » tous les hommes à la désobéissance ?

R : Dieu n’a pas simplement renoncé à sa norme de justice ni abaissé son niveau d’exigence en matière de perfection pour le Ciel. Au contraire, Dieu a fait preuve de miséricorde envers leur désobéissance grâce au sang de Jésus versé sur la croix.

Cela peut également être lié au fait que Dieu a créé au moins cinq types d’êtres :

Non moraux : les animaux

Sans péché et qui le restent : les anges de divers ordres

De l'innocence à la chute : démons

Des déchus aux sans-péché : les élus

Les déchus qui restent déchus : les réprouvés

Romains11:32 montre que tous les hommes, à l’exception d’Adam, d’Ève et de Jésus, appartiennent aux deux dernières catégories.

Q : Dans Romains 12, 1, pourquoi Paul utilise-t-il ici le mot « C’est pourquoi » ?

R : « C’est pourquoi » signifie ici « en raison de toutes les miséricordes de Dieu évoquées dans les chapitres précédents ». Cela fait référence à l’ensemble des chapitres précédents de l’épître aux Romains, et pas seulement aux chapitres 9 à 11.

Paul divise bon nombre de ses épîtres en deux parties : une partie doctrinale et une partie pratique. Ou, comme le dit A. M. Hunter, « un aspect de la foi et un aspect du comportement », comme l’indique le New International Bible Commentary, p. 1338. Dans les Éphésiens et les Colossiens, ces parties sont à peu près de même longueur, mais dans l’épître aux Romains, la partie doctrinale est plus de deux fois plus longue.

Q : Dans Romains 12, 1, qu’y a-t-il d’intéressant concernant les temps des verbes grecs « conformés » et « transformés » ?

R : Résumer cela par « Ne vous conformez pas, mais transformez-vous » est tout à fait erroné. Ces verbes sont à la voix passive et non à la voix active. Il n’est donc pas dit « ne vous conformez pas », mais plutôt « ne soyez pas conformés ». Il en va de même pour « transformés ». Techniquement, Dieu ne nous ordonne donc pas ici de faire quoi que ce soit, mais, paradoxalement, il nous ordonne de subir une action. Ainsi, ce n’est pas que les gens cherchent explicitement à se conformer au monde ; mais ils sont conformés à mesure qu’ils suivent la voie qu’ils ont choisie. De même, il ne nous est pas ordonné de nous transformer, car nous ne pouvons pas nous transformer nous-mêmes. Il nous est activement ordonné d’« être transformés », ce qui est le résultat du renouvellement de notre intelligence par le Saint-Esprit. Dans le Psaume 40, verset 8, David a dit que la loi de Dieu était dans son cœur. La parole de Dieu devrait également être dans le nôtre.

Q : Dans Romains 12, 1, comment devons-nous nous offrir en sacrifice à Dieu ?

R : Romains 12:1 ne dit pas que nous devons être un sacrifice mort ou brûlé, mais plutôt un sacrifice vivant. Bien sûr, un sacrifice vivant peut avoir tendance à vouloir descendre de l’autel, et nous ne devons pas le faire.

Voici une histoire qui illustre bien cela. Un jour, un poulet et un cochon se promenaient dans la campagne et virent beaucoup de gens affamés. Le poulet dit : « Je sais ce que nous pouvons faire : préparons-leur le petit-déjeuner ! » Le cochon répondit : « C’est facile à dire pour toi, mais pour moi, c’est un engagement total. » Or, Dieu ne nous appelle pas à être des poulets, mais il nous appelle à nous engager pleinement pour apporter le salut à ce monde. Cet engagement total ne consiste pas à mourir au service de Dieu (bien que ce soit le cas pour certaines personnes), mais à ce que nous vivions tous pour Dieu.

Q : Dans Romains 12, 1-2, quelle est la différence entre marcher avec Dieu et œuvrer pour Dieu, et de quoi s’agit-il ici ?

R : Les versets 1 et 2 ne traitent pas, à proprement parler, de « l’action » ; cela vient plus tard, à partir du verset 3. Les versets 1 et 2 consistent à vous offrir volontairement afin que s’opère en vous un « changement d’être ». Êtes-vous disposés à laisser Dieu vous changer et vous transformer ? Certaines personnes ne le sont pas, car elles sont trop satisfaites de leur situation actuelle.

Q : Dans Romains 12, 2, combien de fois devons-nous être transformés ?

R : Une seule fois, mais il s’agit d’un processus continu, depuis le moment où nous avons cru pour la première fois jusqu’au jour où nous quitterons cette terre.

Q : Dans Romains 12:3, de quelles manières les gens peuvent-ils avoir une opinion d’eux-mêmes plus élevée qu’ils ne le devraient ?

R : Dans le monde, les gens peuvent se surestimer par rapport à ce qu’ils devraient en matière d’intelligence, d’argent, de compétences financières, de capacités sportives ou musicales, d’attrait physique, d’ascendance ou de statut social. Tout ce que vous possédez de bon est un don de Dieu. Cela peut également disparaître à tout moment.

Pour les chrétiens en particulier, il existait un excellent ouvrage chrétien intitulé *Les sept vertus mortelles* (The Seven Deadly Virtues), de Todd E. Outcalt. L’un des messages de ce livre est que toute vertu, toute chose bonne, devient mortelle lorsqu’elle est mêlée d’orgueil. Votre foi, votre connaissance de la Bible, voire votre amour, peuvent paraître déplaisants tant aux yeux de Dieu qu’aux yeux des autres lorsqu’ils sont mêlés d’orgueil lié à cette vertu.

Dans l’Église primitive, certains pouvaient se croire supérieurs aux autres chrétiens parce qu’ils étaient juifs. Certains Grecs instruits pouvaient être fiers de leur sagesse, et d’autres, à l’époque comme aujourd’hui, pouvaient se sentir plus influents en raison de leur richesse, ou d’autres encore pouvaient estimer qu’ils avaient davantage d’influence, comme le montre Jacques 2, 2-5.

Même Paul connaissait apparemment cette tentation, car il a déclaré dans 2 Corinthiens 12, 7-10 que Dieu lui avait envoyé un « messager de Satan » pour le tourmenter afin qu’il ne devienne pas orgueilleux. Même Paul a dû lutter contre cela.

Q : Dans Romains 12, 3, le contraire de cela consiste à penser que tout ce que nous possédons n’est rien ou ne vaut rien, et la Bible ne dit pas non plus que nous devrions adopter cette attitude. Quelle devrait être notre attitude ?

R : Romains 12, 3 dit que nous devons faire preuve de « discernement ».

Ces éléments peuvent nous aider à nous ancrer dans un jugement sobre.

Il n’y a rien de mal à s’efforcer de remporter une course ou un prix (Philippiens 3:14). Prendre conscience que vous êtes meilleur que d’autres dans certains domaines n’est pas de l’arrogance, mais peut simplement être la prise de conscience de la vérité. Mais sachez également que, quel que soit le domaine dans lequel vous excellez, à moins d’être le meilleur au monde dans ce domaine, il y a toujours quelqu’un de meilleur que vous.

Nos vies ici-bas sont éphémères, et nous allons de toute façon bientôt quitter ce monde. Voir Job 14, 1-2 ; Psaume 62, 9 ; 103, 13-16 ; Ésaïe 40, 6-7 ; (en partie 1 Corinthiens 7, 31) ; Jacques 1, 10-11 ; 1 Pierre 1, 23-24. Il existe une association qui vient en aide aux personnes atteintes de la maladie d’Alzheimer, appelée « Still Me », qui rappelle aux familles que si la personne atteinte a peut-être perdu certaines capacités cognitives, comme l’a dit l’un d’entre eux : « Je suis toujours moi-même ! »

« L’homme qui se vante de dons qu’il n’a jamais accordés est comme des nuages et du vent sans pluie » (Proverbes 25:14, BSB). Peu importe les talents que vous possédez, si vous n’en faites rien.

Nos dons ne sont pas pour nous, mais pour les autres. Philippiens 2:17 dit que Paul « s’offrait en sacrifice » pour les autres chrétiens.

Nous devons mettre nos dons au service des autres, et non pas seulement pour nous-mêmes, comme le montrent Romains 12, 5-8 et 1 Corinthiens 12, 12-27.

Vos capacités et vos talents ne définissent pas qui vous êtes. Avez-vous de grandes connaissances sur un sujet, êtes-vous intelligent ou doué pour une chose en particulier ? Il se peut qu’un jour vienne où vous les abandonnerez, où vous les laisserez derrière vous, pour toujours, et où vous obtiendrez quelque chose de mieux, lorsque vous irez au ciel. Mais vous ne les abandonnerez pas avec tristesse, à moins que vous ne pensiez à tort que ces choses temporaires et mineures constituent tout ce que vous êtes.

Aimez sans hypocrisie (Romains 12, 9). Les talents et les capacités d’une autre personne ne constituent pas son identité. Vous êtes-vous marié(e) avec quelqu’un pour son argent ? – Que se passerait-il s’il perdait son argent ? Vous êtes-vous marié(e) avec quelqu’un pour son physique ? – Le quitteriez-vous s’il avait un accident ou s’il perdait son physique pour une autre raison ? Je connaissais un garçon au lycée qui avait une petite amie et une très belle voiture. Mais lorsqu’il a eu un accident de voiture, elle a rompu avec lui. Elle n’était pas amoureuse de lui, mais seulement de sa voiture. Aimons-nous les autres pour leurs talents ou leurs capacités, ou pour ce qu’ils peuvent faire pour nous ?

Q : Dans Romains 12, 6-8, pourquoi la liste des dons diffère-t-elle de celles de 1 Corinthiens 12, 7-11, 1 Corinthiens 13, 8 et Éphésiens 4, 7-13 ?

R : Il est bon que les dons énumérés soient différents. S’ils ne l’étaient pas, certains pourraient penser que cette liste est exhaustive et qu’il n’existe aucun don qui n’y figure pas. Ces listes sont données à titre d’exemples de catégories de dons. Dieu est libre d’accorder des dons supplémentaires, voire des catégories supplémentaires de dons, selon Son bon plaisir et en fonction des besoins de l’Église.

Q : Dans Romains 12, 8b, que signifie « faire preuve de miséricorde » ?

R : Cela ne signifie pas accorder le pardon, mais plutôt venir en aide à ceux qui sont dans le besoin.

Q : Dans Romains 12:9, les chrétiens sont-ils censés éprouver de la haine, et si oui, de quelle manière ?

R : Nous ne devons pas haïr les personnes, mais nous devons haïr le mal et ce qu’il fait subir aux gens. 1 Jean 3, 10 ; 4, 7-8 dit que nous ne sommes pas vraiment croyants si nous n’avons pas d’amour pour notre frère. Mais les personnes que nous sommes censés aimer sont-elles uniquement les croyants ? Non, on a demandé à Jésus qui nous devions aimer, et il a répondu par la parabole du bon Samaritain dans Luc 10, 25-37.

Comme l’a dit Augustin d’Hippone : « Haïssez le péché, mais aimez le pécheur ». Ne laissez pas votre haine du mal déborder jusqu’à la haine de la personne.

Q : Dans Romains 12, 11, comment pouvons-nous cultiver le zèle sans faiblir ?

R : Dieu a apparemment confié aux croyants la responsabilité de veiller à ne pas devenir tièdes dans leur foi. Le mot utilisé ici pour désigner le zèle, « zeontes », peut également faire référence à l’ébullition. En général, les croyants ne deviennent pas tièdes du jour au lendemain. Le plus souvent, il s’agit d’une érosion progressive, jour après jour, de notre dévotion et du temps que nous consacrons à Dieu, qui sont remplacés par d’autres choses.

Q : Dans Romains 12, 13 ; 1 Timothée 5, 10 et Matthieu 25, 35-45, que dit la Bible au sujet de la pratique de l’hospitalité ?

R : Le mot grec utilisé ici, philoxenos, signifie littéralement « amour des étrangers ». Il a une signification plus large que le simple fait de rendre service à des personnes que l’on ne connaît pas ; il implique également d’aimer sincèrement ces personnes que l’on ne connaît pas. Voici ce que la Bible prescrit de manière générale, puis les précisions apportées à ce commandement.

Commandement positif : Romains12:13 et 1 Timothée 5:10 nous enjoignent de pratiquer l’hospitalité ; cela vaut aussi bien pour les chrétiens que pour les non-chrétiens. Dans Matthieu 25:35-45, Jésus a déclaré que si vous donniez à manger, à boire, un hébergement, des vêtements ou des soins aux pauvres, aux étrangers, aux malades ou aux prisonniers, c’était comme si vous le faisiez pour Lui. Hébreux 13:2 mentionne également que certains ont accueilli des anges sans le savoir.

Exemples négatifs : Job 31, 32 mentionne le fait de ne pas faire preuve d’hospitalité envers un étranger comme un péché. Parmi d’autres péchés, Ézéchiel 16, 49 indique que Sodome et Gomorrhe n’ont pas fait preuve d’hospitalité ; elles se sont en réalité montrées assez méchantes envers les étrangers.

Précision : 2 Jean 9-11 précise qu’il ne faut pas accorder l’hospitalité aux hérétiques. De même, 1 Corinthiens 5:11 indique que nous ne devons pas fréquenter quiconque se dit frère mais mène une vie impie.

Clément de Rome (96-98 apr. J.-C.), auteur de l’Église primitive, devait considérer l’hospitalité comme importante puisqu’il en cite quatre exemples.

Q : Dans Romains 12, 14, que signifie « bénir ceux qui nous persécutent », et de quel type de persécution Paul a-t-il spécifiquement parlé ?

R : Paul n’a pas précisé de persécution particulière ; il peut donc s’agir d’une persécution liée à notre foi ou à toute autre raison. Cela signifie au minimum ce qui suit :

Ne vous vengez pas et ne rendez pas le mal pour le mal. Ce point est souligné dans les Écritures : Romains 12, 19 et 17 ; Lévitique 19, 18 ; 1 Pierre 3, 9 ; (implicite) Matthieu 5, 38-46 ; Luc 6, 27-36

Faites-leur du bien. Rendez le mal par la bénédiction, comme le dit 1 Pierre 3, 9. Faites-leur du bien, par exemple en leur donnant à manger, comme le mentionne Romains 12, 20.

Ne les haïssez pas. Nous devons aimer tout le monde. 1 Jean 3, 15 dit que quiconque hait son frère n’a pas la vie éternelle en lui.

Aimez-les. Ne vous contentez pas de cesser de les haïr pour devenir indifférents, mais aimez-les véritablement. 1 Jean 3, 10-11, 14 affirme avec fermeté que s’aimer les uns les autres est un devoir. En fin de compte, l’amour est un choix, et non un sentiment.

Priez pour eux, afin que la meilleure chose possible leur arrive : qu’ils connaissent le Seigneur. Matthieu 5, 44 ; Luc 6, 27-28 ; Actes 7, 60 ; Luc 23, 34.

Combattez le mal par le bien : nous devons combattre le mal, mais paradoxalement, Romains 12, 21 dit que nous devons combattre le mal par le bien, et non par un mal équivalent. C’est en quelque sorte le contraire de « combattre le feu par le feu ».

N’oubliez pas qu’ils vous valent une récompense au ciel. Matthieu 5, 10 dit : « Heureux ceux qui sont persécutés pour la justice, car le royaume des cieux est à eux. » (BSB) Voir également Luc 6, 23.

Q : Dans Romains 12:15, comment devons-nous nous réjouir avec ceux qui se réjouissent et pleurer avec ceux qui pleurent ?

R : La première étape pour se réjouir et pleurer avec eux, sans hypocrisie, consiste à se soucier d’eux.

Se réjouir avec eux : si un de vos amis obtient une promotion ou vit un événement heureux, en êtes-vous heureux, même si vous n’en tirez aucun avantage ? Ou bien la jalousie ronge-t-elle la joie que vous devriez éprouver pour votre ami ? Sans Dieu, les gens sont tristes lorsque de bonnes choses arrivent aux autres, par envie. Or, 1 Corinthiens 13, 4 dit que l’amour n’est pas envieux. Il arrive aussi que les gens éprouvent de la joie lorsque des malheurs arrivent aux autres, ce que l’on appelle en allemand la « schadenfreude ». C’est peut-être ce que recherchait Jonas lorsqu’il était assis aux portes de Ninive. Mais 1 Corinthiens 13, 6 dit que l’amour ne se réjouit pas de l’injustice, mais se réjouit de la vérité. Quant à ceux qui persécutent les chrétiens, nous devrions à la fois prier pour eux et leur souhaiter que la meilleure chose possible leur arrive : qu’ils puissent venir à connaître le Seigneur Jésus-Christ comme leur Sauveur personnel, aller au ciel après cela, et que nous puissions vivre ensemble avec eux au ciel pour toujours. Nous connaissons déjà une personne de ce genre avec laquelle nous vivrons au ciel : Saul de Tarse, également connu sous le nom de l’apôtre Paul.

Partager leur deuil : imaginez quelqu’un qui serait capable de se réjouir avec ceux qui se réjouissent, mais incapable de pleurer avec ceux qui pleurent. Cette personne pourrait profiter des bons moments, mais au lieu d’être présente pour écouter lors des moments difficiles, elle pourrait se replier sur elle-même, en plaisanter ou simplement dire à la personne de « tenir le coup », sans aucune empathie. Parfois, lorsqu’une personne subit une perte et que vous ne pouvez pas simplement « régler le problème », elle peut trouver un certain réconfort dans votre présence et dans le fait que vous preniez le temps d’être simplement à ses côtés, parce que vous l’appréciez. Parfois, elle peut avoir besoin et envie de conseils, mais parfois non. Dans tous les cas, montrez-lui que vous vous souciez d’elle en passant du temps avec elle.

Q : Dans Romains 12, 16, pourquoi est-il dit de vivre en harmonie les uns avec les autres, alors qu’il est déjà question d’aimer, d’être dévoués les uns aux autres et de s’honorer mutuellement dans Romains 12, 9-10 ?

R : Nous pourrions poser la question à Euodia et Syntyche dans Philippiens 4, 2, et nous pourrions la poser à Syzygus (le compagnon de joug), à qui Paul a confié la tâche extrêmement importante d’aider ces femmes à s’entendre. Jésus a dit que les gens reconnaîtront que nous sommes chrétiens à notre amour, dans Jean 13, 34-35, et que nous ne formons qu’un, dans Jean 17, 20-21.

Faisons-nous preuve d’unité avec d’autres croyants issus de milieux différents, de parcours variés, de confessions diverses et ayant des divergences de croyance sur des questions secondaires ? Nous devrions nous rappeler que le Christ, qui nous unit, est plus grand que ces choses qui peuvent nous diviser.

Q : Dans Romains 12, 16, pourquoi quelqu’un pourrait-il ne pas vouloir fréquenter des personnes de condition modeste, et pourquoi devrions-nous le faire ?

R : Il arrive parfois que l’on veuille éviter une personne considérée comme de condition inférieure par arrogance, mais le plus souvent, c’est par crainte du jugement des personnes en position d’autorité. Par exemple, Pierre fréquentait les païens et mangeait avec eux, mais dès que d’autres Juifs arrivaient, il cessait de le faire, comme le rapporte Galates 2, 11-16. Comme Pierre agissait ainsi en public, Paul l’a publiquement interpellé sur son hypocrisie.

Mais si vous fréquentiez des personnes prétendument de condition inférieure, vous pourriez découvrir quelque chose. Nous sommes tous créés à l’image de Dieu, et aux yeux de Celui qui compte, c’est-à-dire Dieu, ces personnes ne sont pas réellement d’une condition inférieure à la vôtre. Au contraire, si vous êtes orgueilleux et qu’elles ne le sont pas, c’est peut-être vous qui êtes en réalité d’une condition inférieure.

Q : Dans Romains 12, 17, quelles sont les méthodes socialement acceptées pour rendre le mal pour le mal ?

R : Romains 12, 17 indique qu’il n’existe aucune méthode acceptée pour les chrétiens. Mais la société en général peut considérer comme acceptable de parler dans le dos de quelqu’un, de calomnier et de mentir pour ruiner sa réputation, de veiller à ce que son travail soit vain, ou de lui jouer des tours mesquins, à lui ou à sa voiture. Dès que vous vous posez la question « comment puis-je me venger ? », vous glissez vers le péché. Romains 12, 19 dit que Dieu est de toute façon plus à même de se venger que vous ne l’êtes. Ainsi, parmi toutes les choses dont nous devons nous préoccuper dans la vie, la manière de se venger de quelqu’un n’en fait pas partie.

George Washington Carver a dit un jour : « Je ne laisserai jamais un autre homme ruiner ma vie en me poussant à le haïr. »

Q : Dans Romains 12:18, quels sont les moyens de vivre en paix avec les autres, dans la mesure du possible ?

R : Faites-vous un effort supplémentaire pour apaiser les conflits ou les ressentiments entre vous et quelqu’un d’autre ? Êtes-vous un artisan de paix, comme Jésus nous encourage à l’être en Matthieu 5:9 ? Nous devons faire preuve de miséricorde, comme le dit Matthieu 5:7.

Il arrive parfois que nous devions nous montrer désagréables pour des raisons importantes, et cela n’a rien de grave. Mais ne soyez jamais désagréable dans le seul but de chercher la querelle.

Au-delà du simple fait d’éviter les conflits, posez-vous la question suivante : vos voisins sont-ils heureux de vivre près de chez vous ? Votre conjoint et vos enfants sont-ils heureux de vivre avec vous ? Vos collègues se sentent-ils chanceux de travailler avec vous ? Peut-être ne faites-vous rien d’ouvertement hostile, mais agissez-vous de manière amicale ?

Q : D’après Romains 13, 1-6 et 1 Pierre2:13 -14, comment devons-nous obéir aux autorités ?

R : Nous devons obéir à leurs lois et les honorer, tant dans l’esprit que dans la lettre. Nous ne devons ni faire le mal, ni donner l’apparence du mal (2 Corinthiens8:20 -21 ; 1 Thessaloniciens5:22 ). Cependant, les lois d’une nation prévalent sur celles d’une province, et les lois de Dieu prévalent sur celles des nations. Nous ne devons pas obéir aux lois d’un pays qui contredisent la loi de Dieu. Nous ne devons pas dire du mal du chef du peuple, comme le précisent Actes 23, 5 et Exode 22, 28. Exode 22, 28 ferait également référence aux dirigeants laïques.

Q : Dans Romains 13, 1-2, Dieu nous dit : « Que chacun se soumette aux autorités qui règnent, car il n’y a pas d’autorité qui ne vienne de Dieu. Les autorités qui existent ont été établies par Dieu. Par conséquent, quiconque résiste à l’autorité s’oppose à ce que Dieu a établi, et ceux qui agissent ainsi s’attireront le jugement. » Cela signifie-t-il que des gouvernements tels que ceux dirigés par Hitler, Staline, Pol Pot, etc. ont été établis par Dieu et que le peuple n’était pas censé leur résister ? J’ai beaucoup de mal à y croire. Si vous pouviez m’expliquer cela, je vous en serais très reconnaissant.

R : Permettez-moi d’abord de vous donner une réponse brève, puis une réponse plus détaillée.

En bref, non, nous ne devons jamais obéir à des ordres qui vont à l’encontre des commandements de Dieu (tels que « Tu ne tueras point », etc.). Staline, Pol Pot, Hitler, etc. étaient des hommes mauvais, que Dieu a permis de régner. Mais rappelez-vous que la Bible mentionne le « prince » de ce monde, et qu’il s’agit de Satan. Cependant, même si ces hommes sont mauvais, nous devons respecter l’autorité gouvernementale, dans la mesure où elle n’est pas contraire à l’autorité de Dieu.

Les premiers chrétiens ont été confrontés à ce dilemme, car le gouvernement romain leur ordonnait, sous la menace de la torture et de la mort, d’offrir des sacrifices à l’empereur et d’adorer l’empereur ou les dieux romains. Ils comprenaient qu’ils devaient obéir à toutes les lois romaines, sauf lorsqu’elles entraient en conflit avec la loi supérieure, la loi de Dieu. Ils exprimaient cela en distinguant les lois « légales » et les lois « illégales », ce qui, en grec, constituait en quelque sorte un jeu de mots face à la mort. Ainsi, même s’ils étaient censés désobéir aux lois imposant de sacrifier à d’autres dieux, ils savaient qu’ils devaient tout de même obéir aux autres lois qui étaient conformes, ou du moins qui n’allaient pas à l’encontre de la loi de Dieu.

Imaginons que nous vivions dans les années 1940, dans l’Allemagne nazie. Hitler était sans aucun doute un homme malfaisant, et nous devrions désobéir à tout ordre nous enjoignant de dénoncer des Juifs au gouvernement. Mais nous devrions tout de même respecter le code de la route et (malheureusement) payer l’impôt sur le revenu.

La situation se compliquerait si nous étions appelés sous les drapeaux. J’ai lu qu’il était assez évident pour l’Allemand moyen que de nombreux Juifs entraient dans les camps, qu’aucun n’en ressortait, et que l’air autour des camps empestait la chair humaine. Si nous devions nous enrôler dans l’armée, nous devrions prendre conscience que nous faisions partie d’une armée malfaisante, et soit nous rendre aux Alliés à la première occasion, soit, mieux encore, devenir gardien de prison et laisser les Juifs s’échapper. Il y avait un officier nazi nommé Oskar Schindler, qui est le seul soldat nazi à être honoré en Israël. Il savait de première main ce qui se passait dans les camps de concentration et s’est efforcé de sauver autant de Juifs que possible. Il existe un film célèbre à son sujet intitulé « La Liste de Schindler ». Ce que l’on sait moins, c’est qu’il y avait un deuxième membre du parti nazi, qui travaillait en Chine continentale, nommé John Rabe, et qui, de la même manière, a fait tout ce qu’il pouvait pour sauver la vie de Chinois à Nankin et dans d’autres endroits.

Q : Dans Romains 13, 1-2, 4, le sceptique Bart Ehrman se demande si les chrétiens étaient censés obéir aux autorités [romaines] au pouvoir, ou si les autorités romaines seront méchantes et malfaisantes, comme le laisse entendre Apocalypse 17, 18 (Jesus, Interrupted, p. 97-98).

R : J’ai posé cette question à ma fille de 14 ans, et elle a clairement compris la réponse : les deux affirmations sont vraies. Paul a vécu sous le règne de l’un des empereurs romains les plus méprisables et les plus malfaisants de tous les temps : Néron. Paul savait, à son époque, à quel point l’empereur romain pouvait être cruel ; il n’avait pas besoin d’attendre que l’Apocalypse soit écrite (près de 50 ans après son martyre) pour savoir que les autorités au pouvoir pouvaient être très malfaisantes. Pourtant, Paul nous a tout de même enseigné à obéir aux autorités. Les premiers chrétiens obéissaient effectivement aux autorités, sauf lorsque leurs ordres allaient à l’encontre des commandements supérieurs de Dieu.

Q : Dans Romains 13, 1-6, dans quelles circonstances les chrétiens doivent-ils recourir à la désobéissance civile ?

R : Les chrétiens doivent en général obéir aux lois du pays. Cependant, tout comme une loi fédérale prévaut sur une loi d’État, la loi de Dieu prévaut sur les lois des hommes. Ainsi, si une loi va à l’encontre de ce que Dieu a ordonné, nous devons d’abord obéir à la loi de Dieu. Pendant la Seconde Guerre mondiale, certains chrétiens, comme la famille ten Boom, ont enfreint la loi et caché des Juifs aux autorités. Ils ont eu raison de protéger des personnes opprimées contre une loi injuste.

Q : Dans Romains 13, 7, en quoi les fonctionnaires païens et corrompus du gouvernement romain étaient-ils des ministres de Dieu ?

R : À l’époque de Paul, le gouvernement romain était extrêmement corrompu. Des hommes amassaient d’énormes fortunes simplement en occupant des fonctions de gouverneurs de provinces telles que la Sicile. Ces personnes n’étaient pas des ministres de Dieu, ni par choix conscient, ni en raison de leur moralité. Elles étaient plutôt des ministres de Dieu dans le seul et unique sens où, puisqu’elles constituaient le gouvernement en place, les chrétiens devaient leur obéir tant que leurs lois ne contredisaient pas celles de Dieu. En général, les premiers chrétiens respectaient scrupuleusement la loi, sauf qu’ils refusaient d’adorer l’empereur en plus du Christ. C’est pour cette raison que des dizaines de milliers d’entre eux ont été martyrisés.

Q : Dans Romains 13, 8, pourquoi les chrétiens ont-ils des dettes ?

R : Romains 13, 8 ne dit pas de ne jamais avoir de dette, mais plutôt de ne laisser aucune dette en suspens, sauf celle de l’amour envers autrui. En d’autres termes, la première partie de ce verset indique que nous pouvons avoir des dettes, mais que nous devons les rembourser. Il arrive parfois que des lois étranges et inhabituelles libèrent quelqu’un de l’obligation légale de rembourser une dette valable. Cependant, quelles que soient ces lois humaines étranges, nous devons toujours obéir à Dieu.

Cela ne signifie pas qu’il ne faut jamais avoir de dettes, mais plutôt qu’il faut payer ce que l’on doit, selon le « Believer’s Bible Commentary » (p. 1732) et le « Bible Knowledge Commentary : New Testament » (p. 491).

Q : Dans Romains 13, 9-10, « aimer son prochain comme soi-même » résume-t-il vraiment toute la Loi ? Qu’en est-il d’aimer Dieu également, comme le dit Marc 12, 29-30 ?

R : Paul mentionne ici quatre des Dix Commandements. En réalité, les cinq derniers et demi peuvent être résumés par « aimez votre prochain comme vous-même ». On peut résumer les quatre premiers et demi par « aimez le Seigneur votre Dieu de tout votre cœur, de toute votre âme et de toute votre force ». Ainsi, d’une part, « aimez votre prochain comme vous-même » résume effectivement toutes les lois concernant les relations avec les autres.

Un deuxième point est qu’il est difficile d’avoir la force d’aimer véritablement son prochain sur le plan spirituel, émotionnel, financier et à tous les autres égards, si l’on n’aime pas d’abord Dieu.

Q : Dans Romains 13, 10, puisque nous ne devons nourrir aucune animosité envers nos prochains, un chrétien peut-il être policier et procéder à des arrestations ?

R : Oui. Par amour pour les autres, pour le bien de la société et pour faire respecter les lois à l’encontre des malfaiteurs, un policier chrétien peut arrêter des personnes, en recourant à la force si nécessaire. Cependant, il doit le faire sans haine, sans malice, sans colère ni animosité envers le malfaiteur. Un bon policier ne doit jamais adopter l’attitude selon laquelle il se situerait lui-même au-dessus de la loi, ou que les autres devraient le traiter de manière privilégiée.

Pour un bon exemple de ce qu’est la vie d’un policier chrétien patrouillant dans la « capitale australienne de l’héroïne », voir Creation ex Nihilo, vol. 3, n° 3, juin-août 1998, p. 14-16.

Q : Dans Romains13:11 -14, quelle est la signification de ce passage ?

R : Chacun est libre de vivre comme il l’entend. Cependant, le passage de Romains14:12 indique qu’il devra rendre compte de la manière dont il a vécu. Comme nous ne savons pas quand la fin de notre vie sur terre surviendra, Romains 13:11-12 souligne l’urgence de prendre conscience des réalités qui nous entourent.

À titre d’anecdote, Augustin d’Hippone (388-430 apr. J.-C.) a déclaré avoir été profondément ému par Romains 13, 11-14. Avant de devenir chrétien, Augustin vivait avec sa compagne, avec laquelle il avait eu un fils.

Q : Dans Romains 14, 1, que sont exactement les « choses douteuses » dont il est question ici ?

R : Le texte dit littéralement : « mais pas pour des querelles d’opinions ». Paul n’a pas défini précisément les choses douteuses sur lesquelles les chrétiens sont en désaccord, je suppose donc que nous pouvons nous trouver en désaccord là-dessus aussi ! Paul se contente de décrire ces choses douteuses à l’aide de deux exemples. Il évoque le régime alimentaire d’un chrétien et le fait de considérer un jour (tel que le sabbat ou le dimanche, il ne le précise pas) comme supérieur à un autre jour. De bons chrétiens peuvent être en désaccord sur ces points, et plutôt que de répondre à ces questions, comme l’apôtre aurait pu le faire, il s’en sert pour montrer comment les chrétiens devraient s’entendre malgré leurs divergences sur les « choses douteuses ». Les choses douteuses sont celles qui ne sont pas explicitement énoncées dans les Écritures et dont la bonne compréhension n’est pas essentielle au salut. Ce n’est pas que toutes les choses douteuses soient sans importance, mais plutôt qu’elles ne sont pas aussi importantes que les enseignements clairement énoncés.

Q : Dans Romains 14, 1-5, comment se fait-il qu’il y ait eu des Juifs à Rome ?

R : Les Juifs ont été expulsés de Rome en 139 av. J.-C., puis à nouveau par l’empereur Tibère en 19 apr. J.-C. Plus tard, l’empereur Claude a expulsé tous les Juifs de Rome en 49 apr. J.-C., mais ceux-ci sont revenus après la mort de Claude en 54/55 apr. J.-C. Ainsi, à l’instar des autres Églises, l’Église de Rome comptait probablement des croyants juifs, mais sans doute dans une proportion moins élevée que dans d’autres Églises.

Q : Dans Romains 14, 2, 14, 17, 20-21, étant donné que les chrétiens catholiques et orthodoxes s’abstiennent de consommer de la viande autre que celle de poisson pendant le Carême, tous les chrétiens devraient-ils en faire de même pour éviter de faire trébucher leurs frères plus faibles ? De même, comme certains chrétiens ont pour principe de ne jamais boire d’alcool, tous les chrétiens devraient-ils s’en abstenir ?

R : Voici un résumé de ce que vous devriez faire.

1. Mettez en pratique ce que vous estimez juste, mais ne méprisez pas ceux qui agissent différemment.

2. Ne laissez pas vos convictions être présentées comme erronées, si elles ne sont pas contraires à la Bible. (Voir Colossiens 2, 16-20)

3. Si une personne vous rappelle cette question, précisez qu’il n’y a pas de mal à le faire, mais dites-lui que si telle est sa conviction, vous ne le ferez pas en sa présence.

Il est important de respecter à la fois les points 2 et 3. Si vous vous contentez de vous abstenir de le faire à ce moment-là, cette personne pourrait avoir l’impression que vous acceptez de ne plus le faire. Si elle découvre que vous l’avez refait en son absence, cela donnera l’impression d’une hypocrisie. Par conséquent, abstenez-vous de le faire en sa présence, mais précisez clairement que vous continuez à croire que c’est juste et que vous ne laissez pas entendre que vous allez cesser de le faire complètement.

Q : Dans Romains 14:5, est-il désormais acceptable de travailler le samedi ou le dimanche, ou non ?

R : Les véritables chrétiens, tant à l’époque qu’aujourd’hui, ne sont pas d’accord sur ce point. Reportez-vous à la discussion sur Exode 20:8 pour connaître la réponse. Paul a demandé de collecter l’argent le premier jour de la semaine dans 1 Corinthiens 16:2. Les premiers chrétiens célébraient le culte le dimanche, selon le

textes suivants :

Lettre d’Ignace aux Magnésiens, chap. 9, p. 62 (106-117 apr. J.-C.) : « Si donc ceux qui ont été élevés selon l’ordre ancien des choses sont parvenus à la possession d’une nouvelle espérance, n’observant plus le sabbat, mais vivant dans l’observance du Jour du Seigneur, jour où notre vie a également renaît par Lui et par Sa mort »

Lettre d’Ignace aux Éphésiens, chap. 5, p. 51 (107/116 apr. J.-C.) « Celui, donc, qui ne se rassemble pas avec l’Église, a par là même manifesté son orgueil et s’est condamné lui-même. »

La Didachè (= Enseignement des douze apôtres) (vers 60-120 apr. J.-C.), chap. 14, p. 381 (sous-entendu) : « Mais chaque jour du Seigneur, rassemblez-vous, rompez le pain et rendez grâce après avoir confessé vos transgressions, afin que votre sacrifice soit pur. »

L’Épître de Barnabé (vers 70-130 apr. J.-C.), chap. 10, p. 143 (sous-entendu), indique que les chrétiens observent le « huitième jour » [c’est-à-dire le dimanche] car c’est le jour où Jésus est ressuscité d’entre les morts. Il est ensuite monté au ciel.

Justin le Martyr (vers 150 apr. J.-C.) : « Mais le dimanche est le jour où nous tenons tous notre assemblée commune, car c’est le premier jour où Dieu, ayant opéré un changement dans les ténèbres et la matière, a créé le monde ; et Jésus-Christ, notre Sauveur, est ressuscité d’entre les morts ce même jour. Car il a été crucifié la veille du jour de Saturne (le samedi) ; et le lendemain du jour de Saturne, qui est le jour du Soleil, après être apparu à ses apôtres et à ses disciples, il leur a enseigné ces choses, que nous vous avons également soumises [à vous, l’empereur Hadrien] pour que vous les examiniez. » Première Apologie de Justin Martyr, chap. 67, p. 188

Dionysius de Corinthe (170 apr. J.-C.) (extrait) « Nous avons passé ce saint jour du Seigneur, au cours duquel nous avons lu votre lettre, dont la lecture assidue nous permettra de tirer des enseignements, tout comme celle de la précédente que vous nous aviez envoyée par l’intermédiaire de Clément. » Fragment 2, vol. 8, p. 765

Irénée de Lyon (180-188 apr. J.-C.) (de seconde main) est mentionné dans l’ouvrage éponyme Questions et réponses à l’orthodoxie : « Cette [coutume], qui consiste à ne pas s’agenouiller le dimanche, est un symbole de la résurrection, par laquelle nous avons été libérés, par la grâce du Christ, des péchés et de la mort, qui a été mise à mort sous Son règne. Or, cette coutume remonte à l’époque apostolique, comme l’affirme le bienheureux Irénée, martyr et évêque de Lyon, dans son traité *Sur la Pâques*, dans lequel il fait également mention de la Pentecôte ; lors de cette [fête], nous ne nous agenouillons pas, car elle revêt la même signification que le jour du Seigneur, pour la raison déjà invoquée à ce sujet. » (La note de bas de page précise que le dimanche mentionné ici fait probablement référence au dimanche de Pâques.) ANF, vol. 1, Fragments d’Irénée, fragment 7, p. 569-570.

Clément d’Alexandrie (193-202 apr. J.-C.) (extrait partiel, le jour du Seigneur est le huitième jour) « Et Platon évoque de manière prophétique le jour du Seigneur dans le dixième livre de *La République*, en ces termes : « Et lorsque sept jours se seront écoulés pour chacun d’eux dans la prairie, le huitième jour, ils devront se mettre en route et arriver en quatre jours. » Stromates, livre 5, chap. 14, p. 466

Tertullien (200-220/240 apr. J.-C.) affirme que, tandis que les fêtes juives étaient le sabbat et la purification, les chrétiens faisaient du dimanche leur jour de repos et de fête. Ad Nationes, livre 2, chapitre 13, p. 123

Origène (225-253/254 apr. J.-C.) : « Mais s’il ressort clairement des Saintes Écritures que Dieu fit pleuvoir la manne du ciel le jour du Seigneur, et qu’Il n’en fit pas pleuvoir le jour du sabbat, que les Juifs comprennent qu’à partir de ce moment-là, le jour de notre Seigneur fut placé au-dessus du véritable sabbat. » Homélies sur l’Exode (traduites par Rufin, qui a traduit de manière très libre) Homélie 7, chap. 5, p. 308

Cyrille de Carthage (vers 253-258 apr. J.-C.) (extrait) « Car, en ce qui concerne l’observance du huitième jour dans la circoncision juive de la chair, un sacrement avait été donné auparavant sous forme d’ombre et de coutume ; mais lorsque le Christ est venu, il s’est accompli dans la vérité. En effet, puisque le huitième jour, c’est-à-dire le premier jour après le sabbat, devait être celui où le Seigneur ressusciterait, nous rendrait vivants et nous accorderait la circoncision de l’esprit, le huitième jour, c’est-à-dire le premier jour après le sabbat et le jour du Seigneur, existait déjà sous forme de figure ; cette figure a cessé lorsque, par la suite, la vérité est venue et que la circoncision spirituelle nous a été donnée. » Lettres de Cyprien, lettre 58, chap. 4, p. 354

Anatolius d’Alexandrie (270-280 apr. J.-C.) (extrait) « La résurrection du Seigneur, qui a eu lieu le jour du Seigneur, nous amènera à la célébrer selon le même principe ; toutefois, cela doit se faire de telle sorte que le début de Pâques… » Canon pascal, chap. 16, vol. 6, p. 151

Victorin de Petau (martyrisé en 304 apr. J.-C.) : « En ce jour également, en mémoire de la Passion du Seigneur Jésus-Christ, nous observons soit une station en l’honneur de Dieu, soit un jeûne. Le septième jour, Il s’est reposé de toutes Ses œuvres, Il l’a béni et sanctifié. La veille, nous avons coutume de jeûner rigoureusement, afin que, le jour du Seigneur, nous puissions nous présenter pour recevoir notre pain en rendant grâce. Et que la veille soit un jeûne rigoureux, de peur que nous ne semblions observer un quelconque sabbat avec les Juifs, ce que le Christ Lui-même, le Seigneur du sabbat, dit par l’intermédiaire de Ses prophètes que « Son âme hait » ; sabbat qu’Il a aboli dans Son corps, bien qu’Il eût néanmoins Lui-même ordonné autrefois à Moïse que la circoncision ne se fasse pas après le huitième jour, jour qui tombe très souvent un sabbat, comme nous le lisons dans l’Évangile. » Sur la Création du monde, p. 341-342

Concile d’Elvira (306-307 apr. J.-C.) (21 canons incontestés) « Si quelqu’un qui vit en ville ne se rend pas aux offices religieux pendant trois dimanches, que cette personne soit exclue pour un court laps de temps afin de rendre publique cette infamie. » Canon 21.

Pierre d’Alexandrie (306, 285-311 apr. J.-C.) évoque le quatrième jour et le fait que Jésus a souffert pour nous le sixième jour [vendredi]. Il ajoute ensuite : « Mais nous célébrons le jour du Seigneur comme un jour de joie, car c’est en ce jour-là qu’Il est ressuscité ; ce jour-là, nous avons pris pour coutume de ne même pas fléchir le genou. » Épître canonique, canon 15, p. 278

Méthode (270-311/312 apr. J.-C.) (extrait partiel, mentionne le huitième jour) : « Son propre Fils, afin de révéler aux prophètes Sa future apparition dans le monde sous la forme de chair, au cours de laquelle la joie et la connaissance du huitième jour spirituel seront proclamées, […] avant que l’Église ne fût unie au Verbe, ne reçoive la semence divine et ne prédise la circoncision du huitième jour spirituel. »

Parmi les hérétiques et les ouvrages apocryphes

L’hérétique Bardaisan/Bardesan (154-224-232 apr. J.-C.) affirme que nous [les chrétiens] nous réunissons le premier jour de la semaine. Le Livre des lois des divers pays, p. 733

Après le premier concile de Nicée (325 apr. J.-C.)

Hégémonios (IVe siècle) (extrait) explique comment le Christ a supplanté le sabbat en tant que Seigneur du sabbat. La Dispute avec Manès, chap. 42, p. 216

Constitutions des saints apôtres (vers 375/390 apr. J.-C.) : « Mais observez le sabbat et le jour du Seigneur ; car le premier est le souvenir de la création, et le second celui de la résurrection. » Livre 7, section 2.23, p. 469

Constitutions des saints apôtres (vers 375/390 apr. J.-C.) « Mais rassemblez-vous chaque jour, matin et soir, pour chanter des psaumes et prier dans la maison du Seigneur : le matin, récitez le soixante-deuxième psaume, et le soir, le cent quarantième, mais surtout le jour du sabbat. Et le jour de la résurrection de notre Seigneur, qui est le jour du Seigneur, réunissez-vous avec plus de zèle, en rendant gloire à Dieu qui a créé l’univers par Jésus, … » Livre 2, chap. 8.59, p. 423

Des écarts par rapport à cette pratique ont été mentionnés par Justin le Martyr (qui a écrit vers 138-165 apr. J.-C.) (Dialogue avec Tryphon, ch. 47), qui qualifie ceux qui observent le sabbat de « frères plus faibles », et par Eusèbe de Césarée (324 apr. J.-C.), qui mentionne que les hérétiques ébionites observaient le sabbat.

Q : Dans Romains 14, 5, Paul faisait-il ici référence au sabbat ?

R : Cela s’applique à la fois au sabbat et aux jours saints juifs. Les chrétiens ont deux points de vue. Paul n’a explicitement précisé ni les fêtes de l’Ancien Testament ni le sabbat. Il a utilisé l’expression très générique « jours particuliers » pour englober les deux.

À l’inverse, les éditeurs de la New Geneva Study Bible calviniste, p. 1791, estiment que Paul ne faisait référence qu’aux jours saints juifs. On y lit : « Si le sabbat avait été visé, il aurait été plus naturel de dire : “L’un considère le sabbat comme supérieur aux autres jours.” »

Il est discutable d’ajouter des restrictions à la formulation de Romains 14:5, car ailleurs (Colossiens2:16 ), Paul dit expressément que nous ne devons pas juger les autres « au sujet d’une fête, d’une nouvelle lune ou des sabbats ». Ainsi, Paul a abordé la question des croyants ayant des points de vue divergents et a insisté sur le fait de ne pas juger les autres, tant en ce qui concerne les fêtes que les sabbats.

Q : Dans Romains 14:5, que pensez-vous d’Eric Liddell, le personnage principal du film « Les Chariots de feu », qui a refusé de participer aux Jeux olympiques dans sa discipline de prédilection, car la compétition avait lieu un dimanche ?

R : Éric avait la conviction personnelle qu’il plaisait à Dieu en sanctifiant le dimanche et en s’abstenant de tout travail ce jour-là. Participer à une course aurait été considéré comme un travail. Cependant, la Bible n’interdit nulle part de travailler le dimanche. Dans l’Ancien Testament, les Israélites devaient s’abstenir de tout travail le samedi, et non le dimanche.

Q : Dans Romains 14, 5, alors que Paul avait l’occasion idéale de trancher la question du sabbat, pourquoi s’en est-il abstenu ?

R : Parce que le point que Paul cherchait à faire valoir était plus important que notre point de vue sur le sabbat. Bien que Paul ait en réalité donné la réponse de manière indirecte au sujet de la nourriture (Romains14:14 , 17, 20), le point principal de ce passage n’est ni la nourriture ni le sabbat, mais ce qui suit :

1. Les chrétiens obéissants auront des opinions divergentes sur des questions non essentielles, et cela est tout à fait acceptable. Nous ne devons pas mépriser ceux qui ont des points de vue différents. (Romains 14:1-4, 10-13)

2. Ne laissez pas ce que vous considérez comme bon être qualifié de mauvais. (Romains 14, 16-17)

3. Ne soyez pas une pierre d’achoppement pour les autres. Même si vous savez que c’est acceptable, cela peut tout de même constituer un péché pour les frères plus faibles, qui ne le font pas par foi. (Romains 14:13-15, 20-21, 23)

Voir également l’analyse de 1 Corinthiens 8, 9-13 pour plus d’informations.

Q : Dans Romains 14:15, comment le simple fait de « manger » peut-il détruire un frère chrétien ?

R : La nourriture ne cause pas de préjudice physique à un autre croyant, mais Paul parle d’une manière dont le fait de manger peut détruire la foi d’un autre chrétien. Si un chrétien estime qu’il est mal de manger quelque chose, et qu’un autre chrétien le pousse à agir contre sa conscience, cela peut alors nuire à la foi du premier chrétien.

Q : Dans Romains 14, 16, comment devons-nous veiller à ce que ce qui est bon ne soit pas présenté comme mauvais ?

R : Il peut parfois arriver que vous préfériez ne pas faire certaines choses à un moment donné pour éviter d’offenser quelqu’un. Par exemple, vous pourriez préférer ne pas manger de porc devant des juifs ou des musulmans, car cela pourrait les offenser. Vous pourriez ne jamais vouloir poser une Bible par terre devant des chrétiens du Moyen-Orient, car ils penseraient que c’est un manque de respect envers la Bible. Mais il semblerait hypocrite de ne pas faire ces choses en leur présence, puis de leur faire découvrir que vous les faites lorsqu’ils ne sont pas là. Ce serait un peu comme l’hypocrisie de Pierre dans Galates 2, 11-18.

La meilleure façon de gérer cela consiste à concilier le souci de ne pas offenser avec Romains 14:16. Dites-leur que ces choses sont acceptables et que vous les faites, mais que vous ne les faites pas en leur présence, en tant que serviteur, afin de ne pas les offenser. Pour les questions doctrinales secondaires, vous estimez peut-être que le moment et le lieu actuels ne sont pas les plus propices pour débattre de tel ou tel sujet. Dites-leur brièvement que vous croyez qu’une doctrine particulière est vraie et qu’il est bon d’y croire, mais que vous n’avez pas besoin d’entrer dans un débat à ce sujet ici et maintenant.

Q : Dans Romains 14, 19, de quelles manières pouvons-nous œuvrer activement pour promouvoir la paix et l’harmonie au sein de l’Église ?

R : Commencez par observer autour de vous pour identifier les domaines où une meilleure harmonie est nécessaire. Parfois, il s’agit d’une personne avec laquelle la plupart des autres ont du mal à s’entendre. D’autres fois, ce sont deux factions qui se méfient l’une de l’autre ou ne s’apprécient pas. Parfois, c’est une question de rapport entre les frères forts et les frères plus faibles. Paul s’adresse principalement aux frères les plus forts pour qu’ils fassent preuve de sensibilité envers les plus faibles.

Q : Dans Romains 14, 20-21, un croyant de type C5 (qui refuse parfois d’être qualifié de chrétien) a enseigné que les chrétiens, même aux États-Unis, ne devraient pas manger de porc, car cela heurte la sensibilité de certains musulmans, alors même qu’ils consomment des crustacés et de la viande de chameau, ce qui va à l’encontre du régime alimentaire des Juifs dans l’Ancien Testament. La consommation de bœuf heurte la sensibilité de certains hindous. Les jaïns enseignent qu’il ne faut pas manger après le coucher du soleil. Les pythagoriciens enseignaient qu’il ne fallait pas manger de haricots. Que diriez-vous à ce sujet ?

R : Si vous respectiez toutes les coutumes de toutes les religions, la vie serait plus difficile ; surtout si les coutumes d’une religion contredisent celles d’une autre. Quatre points à prendre en compte dans cette réponse.

1) En tant que chrétiens, nous avons la liberté de manger la viande (ou les haricots) de notre choix, quand nous le souhaitons.

2) Nous ne devons pas laisser passer les remarques de ceux qui affirment qu’il est mal de manger certains aliments, ou à certains moments.

3) Cependant, par respect pour la conscience d’autrui, nous ne devrions pas faire en leur présence ce qu’ils considèrent comme choquant.

4) Toutefois, si on nous le demande, nous ne devrions pas mentir et leur dire que nous en mangeons.

Q : Dans Romains 15, 1-3, en quoi un chrétien qui voudrait plaire à Dieu et à lui-même, sans se soucier guère des autres, différerait-il de celui qui vivrait pour plaire d’abord à Dieu, puis aux autres ?

R : Le premier type ne se soucierait même pas de la réponse à la question précédente. Parfois, les chrétiens peuvent avoir une mentalité de « justicier solitaire », où ils ne communient qu’avec Dieu, sans se soucier des autres. Un chrétien peut se livrer à ce qu’il sait être acceptable pour lui, sans reconnaître ni se soucier du fait que cela puisse faire trébucher quelqu’un d’autre. Un chrétien de la première catégorie se soucierait de savoir s’il grandit spirituellement, s’il est nourri et soutenu, si l’Église l’aide et s’il devient de plus en plus à l’image du Christ. Tout cela est louable. Mais un chrétien de la deuxième catégorie se soucierait encore davantage de savoir si les autres autour de lui grandissent spirituellement, s’ils sont nourris et soutenus, comment il pourrait aider l’Église, et si les autres deviennent de plus en plus à l’image du Christ.

Q : Dans Romains 15:2, devons-nous chercher à plaire aux autres, ou plaire à Dieu sans chercher à plaire aux hommes, comme le disent Éphésiens 6:6, Colossiens 3:22, 1 Thessaloniciens 2:4 et Galates 1:10 ?

R : Nous devons avant tout plaire à Dieu. Les versets qui montrent que nous devons plaire à Dieu (et non pas nous contenter d’obéir à Lui par pure routine) sont Hébreux 11:6 ; 13:21 ; 1 Thessaloniciens 2:4 ; 1 Jean 3:12 ; Éphésiens 5:10 ; 6:6 ; Colossiens 3:20 ; 3:22 et l’Ecclésiaste 7:26.

Ne cherchez pas d’abord à plaire aux autres : plaire aux autres ne doit pas être notre objectif premier ; c’est plaire à Dieu qui doit l’être. Jésus a expressément déclaré qu’aimer son prochain comme soi-même était le deuxième commandement, et non le premier, dans Marc 12:28-31 ; Matthieu 22:37-40 ; Luc 10:27-28.

Dieu nous commande d’aimer et de plaire aux autres, après Lui. Nous devons d’abord plaire à Dieu, et nous pouvons Lui plaire en obéissant à Ses commandements, notamment 1 Jean 5:2 et 2 Jean 5-6. Jésus a dit que le deuxième plus grand commandement est d’aimer les autres comme nous nous aimons nous-mêmes. Cela inclut certainement le fait de leur plaire (à une exception près mentionnée au point suivant). Ainsi, si nous voulons plaire à Dieu, nous aimerons les autres et nous leur ferons plaisir.

Faites plaisir aux autres pour leur bien : Romains 15, 2 ajoute « pour leur bien ». Lorsqu’il existe des choses susceptibles de faire plaisir à quelqu’un, mais qui sont pécheresses ou lui sont autrement nuisibles, ne les faites pas. En effet, il arrive parfois que, parce que nous aimons une personne, nous puissions faire – et ferons – des choses qui ne lui feront peut-être pas plaisir. Bien sûr, cela va à l’encontre de l’idée de simplement faire plaisir aux autres à tout prix, mais cela est cohérent avec le fait d’aimer les autres et de plaire à Dieu.

Q : Dans Romains 15:2, quelles sont les bonnes façons dont nous pouvons mieux plaire aux autres ?

R : Il y a un certain nombre de choses à faire, mais aussi un certain nombre de choses à ne plus faire.

Ne faites pas de choses qui donnent aux gens le sentiment d’être rabaissés. Cela ne signifie pas seulement de ne pas rabaisser les autres ; cela signifie également d’essayer d’éviter de faire des choses qui, bien qu’elles ne soient pas faites dans le but de rabaisser les autres, auront pour effet secondaire de leur donner ce sentiment.

Ne méprisez pas les autres et ne donnez pas l’impression que vous le faites. Montrez-leur que vous les respectez, que vous les appréciez et que vous leur rendez hommage. Traitez les autres comme s’ils étaient plus importants que vous-mêmes, comme le dit Philippiens 2:3.

Soyez au service de Dieu avant tout, puis au service des autres.

Faites preuve d’empathie envers l’autre, essayez de comprendre à quoi ressemble la vie à travers son regard. Vous n’y parviendrez peut-être pas entièrement, selon ce qu’il a vécu, mais vous pouvez tout de même essayer.

Aimez-vous être en compagnie de l’autre, comme le mentionne Paul dans Romains 15, 24 et 32 ? Si tel est le cas, montrez-lui que vous appréciez sa présence.

Obéissez : Dieu nous a donné un commandement explicite, celui d’aimer les enfants de Dieu, dans 1 Jean 5:2 et 2 Jean 5-6.

Q : Dans Romains 15, 4, l’Écriture nous donne la vérité, mais en quoi l’Écriture nous a-t-elle également donné la patience, le réconfort et l’espérance ?

R : À mesure que la vérité de Dieu demeure en nous et transforme nos vies, nous devrions faire preuve de plus de patience, trouver davantage de réconfort et avoir plus d’espérance à mesure que nous grandissons dans la connaissance de Dieu.

Q : Dans Romains 15, 7, que signifie « accueillir les autres croyants comme le Christ nous a accueillis » ?

R : Nous n’étions pas (et ne sommes toujours pas) parfaits, sans péché. Nous n’avions probablement pas, et n’avons toujours pas, une croyance à 100 % correcte sur chaque doctrine. Et pourtant, Jésus, qui a mené une vie sans péché et qui connaît tous les mystères et toute la connaissance, nous a tout de même acceptés comme son peuple. À combien plus forte raison devrions-nous accepter les autres croyants, que le Christ a acceptés, malgré leurs défauts. Imaginez que vous pensiez : « Je sais que Dieu nous pardonne, mais je ne sais pas ce qu’il en est des autres croyants, car leurs exigences sont plus élevées que celles de Dieu. » Nous devrions faire preuve de patience envers les autres, en étant reconnaissants de la patience dont Dieu a fait preuve à notre égard.

Q : Dans Romains 15, 14, comment pouvons-nous exhorter les autres croyants de manière à ce qu’ils soient plus enclins à écouter et à accepter ?

R : Tout d’abord, le fait qu’une personne accepte ou non la correction et la réprimande qu’elle devrait accepter relève de la responsabilité de celle qui reçoit l’exhortation. Si quelqu’un vous exhorte de manière maladroite, mais que son exhortation est justifiée, vous devriez tout de même y donner suite. Néanmoins, en tant que personne qui exhorte, il y a certaines choses que nous pouvons faire pour faciliter l’acceptation de cette exhortation.

Ne la réprimandez pas comme une personne supérieure réprimandant une personne inférieure, mais adressez-vous à elle en tant que coreligionnaire. Veillez à souligner ce qui n’allait pas, la gravité de la situation et l’urgence de changer dès maintenant. Insistez sur le fait que vous ne la détestez pas mais que vous l’aimez toujours, même après ce qu’elle a fait, mais que vous détestez ce qu’elle a fait.

Une méthode qui peut fonctionner dans certains cas est l’approche dite de « Nathan le prophète ». Demandez-lui quelle est la meilleure façon de procéder, ou comment il gérerait une situation analogue à la sienne. Vous pourriez lui demander ce qu’il dirait à une personne pour l’amener à écouter et à changer. Expliquez-lui ensuite que vous avez un ami qui se trouve dans cette situation : lui-même. Puis, en utilisant d’autres mots, répétez-lui la même chose. Vous pouvez lire comment Nathan a agi de manière similaire avec David dans 2 Samuel 12, 1-15.

Q : Dans Romains 15, 18, dans quelles circonstances ne faut-il pas parler des grandes choses que Dieu a accomplies à travers vous ?

R : En général, il est bon de partager ce que Dieu a fait. Cependant, vous ne devriez pas le faire dans des circonstances ou d’une manière qui puisse paraître vantarde ou qui attire l’attention sur vous-même. Vous devez veiller à ne pas le faire, même accidentellement, d’une manière qui laisse entendre que vous êtes un serviteur de Dieu plus efficace, plus utile ou plus béni qu’une autre personne.

Q : Dans Romains 15, 20, que voulait dire Paul en affirmant qu’il ne fallait pas bâtir sur le fondement d’un autre, et pourquoi était-il bon d’éviter cela ?

R : D’une part, nous devons collaborer avec les autres croyants, nous compléter mutuellement et reconnaître que l’œuvre appartient au Seigneur et non à nous. Mais ce que Paul voulait dire ici, c’est que nous ne devons pas travailler de manière compétitive avec d’autres croyants, ni essayer d’amener des personnes qui écoutent principalement un autre bon croyant à nous écouter à la place. Paul aborde cet équilibre dans 1 Corinthiens 3, 4-7. Les croyants jouent des notes différentes, mais certains jouent en harmonie ; nous devrions tous jouer la même mélodie.

Q : Dans Romains 15, 23, une fois que Dieu vous a conduit dans un lieu ou une situation, comment savez-vous que le moment est venu où vous « n’avez plus votre place dans ces contrées » ?

R : Les champs sont mûrs pour la moisson. Il existe de nombreux endroits propices pour faire des disciples et prêcher la Parole, mais parmi tous ces endroits propices, quel est le meilleur endroit où Dieu souhaite que vous soyez, et quand cela change-t-il ?

Si vous ne voyez pas de moisson tout de suite, priez Dieu. Peut-être est-il temps de partir vers un autre endroit. Ou peut-être Dieu veut-Il que vous persévériez plus longtemps là-bas, en semant la semence de la Parole, et la moisson viendra ici plus tard.

Peut-être constatez-vous une bonne moisson, et les moissonneurs ne manquent pas. Il se pourrait que, comme Paul, il soit temps de partir vers des lieux où il n’y a personne, maintenant que d’autres peuvent prendre le relais de ce ministère.

Parfois, il faut attendre de disposer des moyens nécessaires pour agir. L’une des raisons pour lesquelles Paul a exposé en détail ici son projet de se rendre en Espagne était peut-être qu’il espérait obtenir un soutien financier de l’Église de Rome pour ce voyage.

Dieu pourrait bien semer dans votre cœur le désir de prêcher la Parole de Dieu dans un lieu particulier dès maintenant.

Enfin, il se peut que les nouveaux chrétiens soient en train de grandir spirituellement, et que votre présence, avec toute votre expérience, les empêche de prendre leurs responsabilités et d’acquérir l’expérience nécessaire dans les rôles auxquels ils doivent s’épanouir.

En fin de compte, il n’y a pas de règles absolues, et vous devez prier pour que Dieu vous guide.

Q : D’après Romains 15, 24 et 28, Paul s’est-il jamais rendu en Espagne ?

R : Paul a rédigé l’épître aux Romains alors qu’il se rendait à Jérusalem (Romains15:25 ), donc s’il s’y est rendu, cela a dû avoir lieu après la rédaction de cette épître. Voici les éléments qui prouvent qu’il s’y est rendu.

a) Paul avait l’intention de s’y rendre, comme l’indique l’épître aux Romains (15:24 , 28).

b) Eusèbe a laissé entendre que Paul s’y était rendu dans son *Histoire ecclésiastique*, 2, 22, 2-3.

c) La 1re Épître de Clément (96-98 apr. J.-C.), chapitre 5 (ANF vol. 1, p. 6 ; voir également ANF vol. 9, p. 230-231), dit à propos de Paul : « Lorsqu’il eut atteint les confins de l’Occident, il rendit son témoignage devant les dirigeants, puis quitta ce monde. » Il serait étrange que les « confins de l’Occident » désignent Rome, puisque Clément écrivait depuis Rome.

d) Paul a agi ainsi selon 1 Clément, chap. 5, p. 6, le Canon muratorien, chap. 2, lignes 34-39, p. 603, et les Actes de Pierre apocryphes (IVe siècle ?), chap. 1-3. Je n’accorderais pas beaucoup de crédit aux Actes de Pierre, mais j’aurais tendance à me fier aux deux autres sources.

Q : Dans Romains 15, 29, qu’est-ce que la « plénitude de la bénédiction de l’Évangile du Christ » ?

R : Cela peut faire référence à la fois à la vie de Paul et à ses paroles. Il vient vers eux avec une vie remplie de tout son cœur des bénédictions du Christ. Par ses paroles, il va prêcher et enseigner l’Évangile dans son intégralité, et non pas seulement une partie de celui-ci.

Q : Dans Romains 15, 30-32, quelles sont les quatre demandes de prière de Paul, et pourquoi sont-elles importantes ?

R : Ces demandes ressemblent-elles à vos propres prières ? Paul demande spécifiquement qu’on prie

1) D’être délivré des incroyants de Judée. Cette prière n’a pas reçu de réponse affirmative.

2) Que son service envers les saints de Jérusalem soit bien accueilli. Paul prie pour pouvoir répondre à leurs besoins, comme il le dit dans Romains 1, 10-11.

3) Pour que Paul puisse se rendre auprès d’eux dans la joie, selon la volonté de Dieu. Il ne s’agit pas simplement pour Paul de prononcer les bonnes paroles. Cela implique que toute la personne de Paul soit un instrument de l’Évangile.

4) Paul et eux puissent être réconfortés ensemble. Apparemment, il était important pour Paul que les croyants aient l’esprit réconforté. Paul prie pour que le Dieu de la paix soit avec eux dans Romains 15, 33.

Q : Dans Romains 15, 30-32, pourquoi pensez-vous que Paul n’a pas demandé davantage de choses, telles que sa sécurité personnelle ou son confort ?

R : Les premiers chrétiens n’ont pas prié pour leur sécurité physique ni leur confort dans Actes 4, 25-31, et le tremblement qui s’ensuivit indiqua que Dieu était très satisfait de leur prière.

Apparemment, Paul estimait que sa sécurité physique et son confort n’étaient pas aussi importants que ces autres choses. Paul savait que Dieu prendrait soin de lui, et qu’il ne mourrait pas tant que Dieu ne l’aurait pas permis. Paul ne se concentrait pas sur cela ; il se concentrait sur la prédication audacieuse de l’Évangile.

Paul a toutefois prié pour être délivré des incroyants dans Romains 15, 31.

Q : Dans Romains 15, 32, comment pouvons-nous mieux « réconforter » les autres ?

R : Soyez un serviteur. Commencez par examiner votre cœur. Considérez qu’une partie de la raison pour laquelle Dieu vous maintient sur cette terre est d’être un « porteur d’eau » chrétien, ou une « porteuse d’eau », apportant un peu de réconfort aux saints importants qui accomplissent son œuvre. Philippiens 2:3 nous invite à considérer les autres comme plus importants que nous-mêmes. Faites preuve d’empathie envers les autres ; mettez-vous à leur place, pour ainsi dire.

Mais veillez à ce que vos « encouragements » ne soient pas en réalité une forme subtile de découragement. Par exemple, lorsque vous dites à quelqu’un : « Vous tenez si bien le coup, alors qu’une personne normale verrait là de nombreuses raisons de se plaindre à juste titre », l’avez-vous vraiment encouragé ou plutôt découragé ?

Encouragez-la à persévérer, à rester inébranlable et à trouver le repos dans le Seigneur. Ne vous contentez pas de « vous plaindre à sa place » en prétendant que c’est de l’encouragement.

Q : Dans Romains 15:33, comment se fait-il que le Seigneur soit un Dieu de paix, alors que Exode 15:3 dit que Dieu est un guerrier ?

R : La Bible ne dit jamais que Dieu est uniquement un artisan de paix, ni que Dieu est la paix. Au contraire, la Bible mentionne que Dieu est doté de colère tout en étant un Dieu de paix. De la même manière qu’un guerrier peut imposer et protéger la paix d’autrui, Dieu peut imposer la paix.

Q : Dans Romains 16, cette longue liste de personnes vivant dans une ville que Paul n’avait pas visitée indique-t-elle que cette lettre n’était pas réellement adressée aux Romains (Guide de la Bible d’Asimov, p. 1097) ou que Romains 16 ne faisait pas réellement partie de l’épître aux Romains (Guide de la Bible d’Asimov, p. 1093) ?

R : Non. Parmi les plus de 28 personnes mentionnées par Paul, l’une venait d’Asie, trois étaient des proches de Paul, et certaines étaient des collaborateurs que Paul connaissait de Corinthe et d’autres lieux. De plus, rien n’indique que Paul ait rencontré chacune de ces personnes en personne ; certaines étaient peut-être des collaborateurs dont Paul avait entendu parler par des tiers et qu’il souhaitait recommander. Le « Commentaire évangélique sur la Bible », p. 955, et le « Commentaire biblique de l’Expositor », vol. 10, p. 162, ajoutent qu’il n’était pas rare que les gens voyagent beaucoup dans le monde commercial de l’Empire romain.

Q : Dans Romains 16, 1-2, qu’y a-t-il d’intéressant à propos de Phœbé ?

R : Soit Paul l’a envoyée en tant qu’émissaire, soit il savait qu’elle voyageait pour le ministère.

Nous ne savons toutefois pas ici si Paul l’a directement envoyée à Rome, ou, ce qui est plus probable, s’il lui a simplement confié la lettre parce qu’elle se rendait de toute façon à Rome. Le mot grec désignant ici une « servante », diakonon, est le même que celui utilisé pour les diacres dans Philippiens 1, 1 ; et 1 Timothée 3, 8, 10, 12. Il est également utilisé dans Romains 15, 8 et 1 Corinthiens 3, 5.

Le nom Phoebe vient du mot grec signifiant « lumineuse » et est un surnom du dieu Apollon. C’était un nom païen, mais il était acceptable de conserver un nom païen en tant que chrétien.

Q : Dans Romains 16, 5, pourquoi les chrétiens se réunissaient-ils chez eux ?

R : À cette époque, toutes les Églises se réunissaient dans des maisons. Elles se sont réfugiées dans les catacombes et dans des lieux secrets lorsque les persécutions ont commencé. Les édifices religieux ne sont apparus qu’à la fin du IIe siècle. Aquila et Priscille, tous deux fabricants de tentes, avaient apparemment les moyens de posséder une maison suffisamment grande pour qu’un groupe de croyants puisse s’y réunir à Rome. Lorsqu’ils vivaient à Corinthe, ils avaient également une Église chez eux.

Q : Dans Romains 16, 7, Andronicus et Junia étaient-ils des apôtres, puisqu’ils étaient en vue parmi les apôtres ?

R : Non. Cela signifie qu’Andronicus et Junia étaient particulièrement remarqués par les apôtres. À titre d’aparté, ils n’ont jamais été mentionnés par les auteurs ecclésiastiques jusqu’en 325 après J.-C. Il existe une certaine ambiguïté quant au genre de Junia. Cependant, le Commentaire évangélique de la Bible, p. 956, indique que les éléments disponibles penchent en faveur de l’hypothèse selon laquelle Junia était une femme ; si Junia était un homme, ce serait le seul passage de toute la littérature grecque où ce nom désignerait un homme.

Q : Dans Romains 16, 10, pourquoi les « familles » ont-elles été saluées ?

R : Le terme grec utilisé ici signifie « appartenir à », ce qui indique que cela ne faisait probablement pas référence en premier lieu à une épouse et à des enfants. Un foyer aisé comptait de nombreux esclaves, et ce passage faisait donc référence à ces derniers.

Q : Dans Romains 16, 9 et 12, qu’y a-t-il d’intéressant concernant les noms de Tryphène, Tryphose et Urbain ?

R : Ces prénoms féminins signifient « délicate » et « luxueuse », des qualificatifs qui ne décrivent pas particulièrement des femmes travailleuses. Elles appartenaient peut-être à l’aristocratie, plutôt qu’aux classes populaires ou à l’esclavage. Mais Paul affirme que, quels que soient leurs prénoms, c’étaient des femmes travailleuses. De même, Urbanus est un prénom masculin signifiant « raffiné » ou « élégant », et cela devait être agréable d’être servi par un ouvrier dont le nom signifiait « élégant ». En revanche, Hermas, Hermès et Ampliatus étaient des prénoms courants chez les esclaves. Au sein de l’Église, on trouve des personnes « de haute naissance » et fortunées, ainsi que des personnes plus modestes et même des esclaves, travaillant tous ensemble dans l’unité et sur un pied d’égalité, unis dans le Seigneur.

Q : Dans Romains 16, 13, ce Rufus est-il le même que celui de Marc 15, 21, qui était le fils de Simon de Cyrène et qui a porté la croix de Jésus ?

R : C’est possible, mais pas nécessairement. Rufus, qui signifie « roux », était un prénom courant.

Q : Dans Romains 16, 25 et 1 Pierre 1, 10-12, comment Jésus-Christ a-t-il pu rester un secret jusqu’à sa venue, alors que tant de prophéties de l’Ancien Testament font référence au Messie ?

R : Tout comme une personne peut évoquer un secret en le qualifiant de mystère sans l’expliquer, l’Ancien Testament mentionne fréquemment le mystère de la prophétie concernant la venue du Messie, sans expliquer l’Incarnation de Jésus.

Q : Dans Romains 16, 17-18, pourquoi Paul met-il si souvent en garde les gens contre les faux docteurs ou les docteurs impies ?

R : Cela pourrait s’expliquer par une combinaison de ce qu’il observait chez les gens, de leur vulnérabilité, et de la prophétie contenue dans Actes 20, 29-31. Paul a également prophétisé cela dans 1 Timothée 4, 1-3 et 2 Timothée 4, 3-4. Le mot utilisé ici pour « obstacle », skandala, ne désigne pas de gros blocs, mais plutôt des pièges ou des filets. Les personnes qui sont trompées sont désignées par le terme akakon en grec, qui signifie « naïfs » ou « innocents ». Le mot « innocent » en rapport avec le mal est un terme apparenté, akeraios en grec, qui peut signifier « non affaibli » ou « pur ».

Cependant, la préoccupation légitime de Paul concernant l’Église, à savoir se prémunir contre les faux docteurs, n’a pas diminué avec le temps. Bien que certains aient dénigré les croyants qui veillent sur le troupeau en les qualifiant de « chasseurs d’hérésies », il est important de protéger le troupeau contre les loups spirituels.

Q : Dans Romains 16, 17-18, en quoi les personnes qui sèment la discorde servent-elles leur propre « ventre », c’est-à-dire leurs appétits ?

R : Les gens sèment souvent la discorde pour servir leurs propres intérêts, même si ceux-ci ne sont pas nécessairement judicieux ou intelligents.

Cela peut concerner leur propre personne : elles peuvent semer la discorde ou se montrer désagréables parce que cela leur procure un sentiment d’importance et nourrit leur orgueil. Elles peuvent avoir l’impression d’apporter une contribution, en jouant le rôle de chien de garde ou en ne laissant pas quelqu’un s’en tirer à bon compte. D’une manière étrange, elles peuvent se montrer difficiles, puis avoir le sentiment d’apporter une contribution magnanime lorsqu’elles finissent par céder et y consentir.

Cela peut être une question d’argent : ils pourraient réaliser davantage de ventes ou bénéficier de nouvelles opportunités s’ils font tomber quelqu’un d’autre. Ou bien ils pensent que leur patron pourrait être plus satisfait d’eux s’ils « manipulent psychologiquement » une personne, pour tenter de la faire passer pour mauvaise.

Cela peut concerner l’autre personne : ils sèment la discorde pour tenter de rabaisser quelqu’un d’autre, même si cela les discrédite un peu aux yeux des autres. Certains s’opposaient à Paul pour cette raison dans Philippiens 1, 15-16.

Cela peut être lié à une situation : s’ils acceptent et se rallient à une cause, cela pourrait leur faire subir une perte financière.

Cela peut concerner leur public : ils pensent que cela leur donne une bonne image aux yeux des autres, et c’est parfois le cas. Ils peuvent penser que cela leur donne l’air d’être des personnes fermes, intelligentes, ou de bons dirigeants. En résumé, ils pensent pouvoir renforcer l’estime que les autres leur portent, en se présentant comme une force avec laquelle il faut compter.

Q : Dans Romains 16, 23, quelle preuve archéologique existe-t-il concernant Éraste ?

R : Dans Romains 16, 23, Paul salue Éraste, le trésorier de la ville d’où il écrivait (Corinthe). Il s’agit peut-être du même Éraste que celui mentionné dans 2 Timothée 4, 20 et Actes 19, 22.

En 1929, lors de fouilles à Corinthe, on a découvert sur une dalle de pavage réutilisée l’inscription suivante : « Éraste, conservateur des édifices publics, a posé ce pavage à ses propres frais. »

Q : À quelle époque l’épître aux Romains a-t-elle été écrite ?

R : Probablement au cours de l’hiver 56/57 après J.-C.

Q : Comment sait-on que l’épître aux Romains a réellement été écrite par Paul ?

R : De plusieurs façons :

L’épître aux Romains elle-même l’affirme, et l’Église primitive n’a jamais remis cela en question.

Le Canon muratorien (170-210 apr. J.-C.), chap. 3 (ANF vol. 5), p. 603, mentionne que Paul a écrit à sept Églises dans ses épîtres : les Corinthiens (deux lettres), les Éphésiens, les Philippiens, les Colossiens, les Galates, les Thessaloniciens (deux lettres) et les Romains. Paul a également rédigé l’épître à Philémon, celle à Tite et deux lettres à Timothée.

Irénée de Lyon (182-188 apr. J.-C.) cite Romains 1, 1-4 comme étant l’œuvre de Paul s’adressant aux Romains. Irénée, Contre les hérésies, livre 3, chap. 16.3, p. 441. Il cite également Romains 8, 36 comme étant l’œuvre de Paul dans sa lettre adressée aux Romains, dans Irénée, Contre les hérésies, livre 2, chap. 22.2, p. 390.

Irénée de Lyon (182-188 apr. J.-C.) : « C’est pourquoi, lorsque Paul expose la faiblesse humaine, il dit : “Car je sais qu’il n’y a rien de bon dans ma chair”, montrant ainsi que le “bien” de notre salut ne vient pas de nous, mais de Dieu. Et encore : “Malheureux que je suis ! Qui me délivrera de ce corps de mort ?” [Romains 7, 24] Puis il présente le Libérateur, [en disant] : « La grâce de Jésus-Christ, notre Seigneur. » Irénée, Contre les hérésies, livre 3, chap. 20.3, p. 450

Tertullien (207/208 apr. J.-C.) mentionne que Paul est l’auteur des Épîtres aux Galates, aux Corinthiens, aux Philippiens, aux Thessaloniciens, aux Éphésiens et aux Romains, dans *Cinq livres contre Marcion*, livre 4, chap. 5, p. 350.

Tertullien (198-220 apr. J.-C.) : « Mais comment Paul, […] Comme également dans son Épître aux Romains : “Et non seulement cela, mais nous nous glorifions aussi dans les tribulations, étant certains que la tribulation produit la patience, et la patience l’expérience, et l’expérience l’espérance ; et l’espérance ne fait pas honte.” [Romains 5, 3-5a] Et encore : « Et si nous sommes enfants, nous sommes aussi héritiers, héritiers de Dieu et cohéritiers du Christ, pourvu que nous souffrions avec lui afin d’être aussi glorifiés avec lui. Car j’estime que les souffrances du temps présent ne sont pas dignes d’être comparées à la gloire qui sera révélée en nous. » C’est pourquoi il dit ensuite : « Qui nous séparera de l’amour de Dieu ? La tribulation, l’angoisse, la famine, la nudité, le péril ou l’épée ? (Comme il est écrit : « C’est à cause de toi que nous sommes mis à mort tout au long du jour ; nous sommes considérés comme des brebis destinées à l’abattoir »). Non, dans toutes ces choses, nous sommes plus que vainqueurs, par Celui qui nous a aimés. Car nous sommes persuadés que ni la mort, ni la vie, ni les puissances, ni la hauteur, ni la profondeur, ni aucune autre créature ne pourra nous séparer de l’amour de Dieu qui est en Jésus-Christ notre Seigneur. » [Romains 8, 17-39] Scorpiace, chap. 13, p. 646

Hippolyte (222-235/6 apr. J.-C.) cite Romains 1, 17 comme étant de Paul, dans son Traité sur le Christ et l’Antéchrist, chap. 64, p. 218. Voir également Contre l’hérésie de Noète, chap. 4, p. 225

Origène (225-253/254 apr. J.-C.) « Mais Paul, en tant qu’amoureux de la vérité, dit à propos de certains sages parmi les Grecs, lorsque leurs affirmations sont vraies, que “bien qu’ils aient connu Dieu, ils ne l’ont pas glorifié comme Dieu, et ils ne lui ont pas rendu grâce”. Et il atteste qu’ils connaissaient Dieu, et ajoute également que cela ne leur est pas arrivé sans la permission divine, en ces termes : « Car Dieu le leur a révélé » ; faisant, je pense, une allusion voilée à ceux qui s’élèvent des choses sensibles à celles de l’intelligence, lorsqu’il ajoute : « Car les choses invisibles de Dieu, depuis la création du monde, se voient clairement, étant comprises par les choses qui sont faites, à savoir sa puissance éternelle et sa divinité ; de sorte qu’ils sont sans excuse : car, ayant connu Dieu, ils ne l’ont pas glorifié comme Dieu, et ne lui ont pas rendu grâce. »» [Romains 1, 19-21a] Origène, Contre Celse, livre 3, chap. 47, p. 483

Novatien (250-257 apr. J.-C.) mentionne Romains 1, 20 comme étant de l’apôtre Paul. Traité sur la Trinité, chap. 3, p. 614

Cyrille de Carthage (vers 246-258 apr. J.-C.) mentionne l’« Épître de Paul aux Romains » dans les Traités de Cyrille – Témoignages, chap. 45, p. 546.

Lors du septième concile de Carthage (258 apr. J.-C.) (extrait), Paulus d’Obba cite la moitié de deux versets, Romains 3, 3b-4a, comme étant de l’apôtre, p. 570

Adamantius (vers 300 apr. J.-C.) cite Romains 7, 12 comme étant de Paul. *Dialogue sur la vraie foi*, deuxième partie, chapitre 20, p. 105. Voir également ibid., première partie, chapitre 21, p. 64

Victorinus de Petau (martyrisé en 304 apr. J.-C.) mentionne l’Ancien et le Nouveau Testament dans son « Commentaire sur l’Apocalypse de saint Jean », p. 345. Il énumère les épîtres de Paul comme suit : Romains, Corinthiens, Galates, Éphésiens, Thessaloniciens, Philippiens, Colossiens et Timothée, et cite 1 Timothée 3, 15 au chapitre 16, p. 345. Il poursuit en citant 1 Corinthiens 15, 53 à la p. 346

Méthode (270-311/312 apr. J.-C.) cite Romains 8, 19-21 en disant : « Paul en témoigne clairement ». Discours sur la résurrection, 1re partie, chapitre 8, p. 365

Q : Dans l’épître aux Romains, comment savons-nous que les Écritures d’aujourd’hui constituent une transmission fidèle de ce qui a été écrit à l’origine ?

R : D’une manière générale, avant l’an 325 après J.-C., les manuscrits bibliques et les premiers auteurs chrétiens citaient 84,5 % de l’Épître aux Romains. Cela représente la quasi-totalité des 433 versets, à l’exception de 65,6 versets. Voir https://www.biblequery.org/Bible/BibleCanon/EarlyChristianNTQuotes.xlsx pour plus d’informations. Pour détailler davantage, il existe trois réponses complémentaires.

1. Dieu a promis de préserver sa Parole dans Ésaïe 55, 10-11 ; Ésaïe 59, 21 ; Ésaïe 40, 6-8 ; 1 Pierre 1, 24-25 ; et Matthieu 24, 35.

2. Les témoignages de l’Église primitive. Les auteurs de l’Église primitive, jusqu’au premier concile de Nicée (325 apr. J.-C.), ont cité l’épître aux Romains environ 497 fois, sans compter les allusions. Ces 21 auteurs ont cité 57 % de l’épître aux Romains, en comptant les versets fractionnaires comme des fractions. Cela représente 246,0 versets sur un total de 433. Consultez le site https://www.biblequery.org/Bible/BibleCanon/EarlyChristianNTQuotes.xlsx pour plus de détails.

Voici les auteurs pré-nicéens qui ont fait référence à des versets de l’Épître aux Romains, suivis des auteurs postérieurs.

Clément de Rome (96-98 apr. J.-C.) cite Romains 1, 32 et suivants (9 mots sur 23) dans la 1re Épître de Clément, chap. 34, vol. 1, p. 14 ; vol. 9, p. 239

Polycarpe (vers 150 apr. J.-C.) : Éphésiens 14, 10b, 12 (1 citation et demie) dans l’Épître de Polycarpe aux Philippiens, chap. 6, p. 34

(L’ouvrage *The Ante-Nicene Fathers*, vol. 1, p. 591, mentionne quatre références dans les œuvres de Justin le Martyr en annexe, mais à mon avis, celles-ci ne sont pas suffisamment claires pour être considérées comme des références.)

Théophile d’Antioche (qui a écrit entre 168 et 181/188 apr. J.-C.) cite Romains 2, 7 et 2, 8-9 dans Théophile à Autolycus, livre 1, chap. 14, p. 93. Il cite une partie de Romains 13, 7-8 dans *Théophile à Autolyque*, livre 3, chapitre 14, p. 115. Ce sont les seuls passages où il fait référence à l’épître aux Romains.

Les chrétiens de Vienne et de Lugdunum (177 apr. J.-C.), dans l’ANF, vol. 8, p. 778, citent 15 des 17 mots de Romains 8, 18.

Irénée de Lyon (182-188 apr. J.-C.) cite Romains 1, 1-4 comme étant l’œuvre de Paul s’adressant aux Romains. Irénée, *Contre les hérésies*, livre 3, chapitre 16.3, p. 441. Il fait également référence à Romains8:36 comme étant l’œuvre de Paul dans sa lettre adressée aux Romains, dans Irénée, *Contre les hérésies*, livre 2, chapitre 22.2, p. 390

*La Passion des martyrs de Scillita* (180-202 apr. J.-C.), p. 285 (extrait, Paul) : « Que contient votre coffre ? » Speratus répondit : « Des livres et des épîtres de Paul, un homme juste. »

Le Canon muratorien (170-210 apr. J.-C.), ANF, vol. 5, p. 603, mentionne que Paul a écrit à sept Églises dans ses épîtres : les Corinthiens (deux lettres), les Éphésiens, les Philippiens, les Colossiens, les Galates, les Thessaloniciens (deux lettres) et les Romains. Paul a également écrit à Philémon, à Tite et deux lettres à Timothée.

Clément d’Alexandrie (193-217/220 apr. J.-C.) cite Romains 16, 19, tiré de l’Épître aux Romains de l’apôtre. L’Instructeur, livre 1, chap. 5, p. 214

Tertullien (198-220 apr. J.-C.) déclare : « L’apôtre exhorte les Romains » et cite Romains 13, 1 dans *Scorpiace*, chap. 14, p. 647.

Hippolyte (222-235/6 apr. J.-C.) cite Romains 1, 17 comme étant de Paul, dans son Traité sur le Christ et l’Antéchrist, chapitre 64, p. 218

Commodien (vers 240 apr. J.-C.) (extrait) évoque Salomon et l’apôtre Paul. « Instructions de Commodien », chapitre 31, p. 209

Théodote, probablement montaniste (vers 240 apr. J.-C.), cite un quart de Romains 8, 15, qui correspond également à un quart de Galates 4, 6, dans sa lettre, chap. 19, p. 45

Origène (225-253/254 apr. J.-C.) cite Romains 9, 16 en disant « chez Paul » [versions latine et grecque] ; Origène, Contre Celse, livre 3, chap. 1, p. 307

Novatien (257 apr. J.-C.) fait référence à Romains 1, 20 comme provenant de l’apôtre Paul. Traité sur la Trinité, chapitre 3, p. 614

Le Traité contre Novatien (254-256 apr. J.-C.), chap. 12, p. 661, cite Romains 14, 4 comme provenant de l’apôtre. Il cite des passages de Romains 2, 11 au chap. 16, p. 662.

Cyrille (vers 246-258 apr. J.-C.) cite « l’épître de Paul aux Romains » notamment dans le Traité 12, livre III, chapitre 17.

Moyses et al., dans leur ouvrage consacré à Cyprien (250-251 apr. J.-C.), citent Romains 8, 35 comme provenant de l’apôtre. Lettres de Cyprien, lettre 25, chapitre 4, p. 303

Lors du septième concile de Carthage (258 apr. J.-C.), à la page 570, Paulus d’Obba cite la moitié de deux versets, Romains 3, 3 (citation intégrale) et 3, 4a (11 mots sur 26 cités), comme provenant de l’apôtre.

Dionysius d’Alexandrie (vers 246-265 apr. J.-C.) fait référence à un tiers de Romains 14, 23 comme provenant de l’apôtre. Épître à l’évêque Basilide, canon 4, p. 96.

Adamantius (vers 300 apr. J.-C.) fait référence à Romains 2, 16. Il cite également Romains 6, 13 comme provenant de l’apôtre, et Romains 7, 12 comme provenant de Paul

Victorin, évêque de Petau en Autriche (martyrisé en 304 apr. J.-C.) Il mentionne l’Ancien et le Nouveau Testament dans son Commentaire sur l’Apocalypse de saint Jean, p. 345. Il énumère les épîtres de Paul comme suit : Romains, Corinthiens, Galates, Éphésiens, Thessaloniciens, Philippiens, Colossiens, Timothée, et cite 1 Timothée 3, 15 au chapitre 16, p. 345. Il poursuit en citant 1 Corinthiens 15, 53 à la page 346

Pierre d’Alexandrie (306, 285-311) : Romains 10, 8-10. Épîtres canoniques, canon 5, p. 271. Il cite la moitié de Romains 2, 11 dans les Épîtres canoniques, canon 7, p. 272.

Méthode (270-311/312 apr. J.-C.) cite Romains 8, 19-21 en disant : « Paul en témoigne clairement ». Discours sur la résurrection, 1re partie, chapitre 8, p. 365

Athanase d’Alexandrie (vers 318 apr. J.-C.) cite Romains 1, 26 et suivants (13 mots sur 22 cités) ; 1, 27a (24 mots sur 35 cités) : « comme l’a dit Paul, le saint ministre du Christ ». Contre les païens, chap. 26, p. 17

Lactance (vers 303-vers 325 apr. J.-C.) fait allusion à Romains 1, 22 dans *Les Institutions divines*, livre 2, chapitre 3, p. 44. Il fait allusion à Romains 1, 21-23 dans *Les Institutions divines*, livre 4, chapitre 1, p. 101

Alexandre d’Alexandrie (313-326 apr. J.-C.) cite Romains 8, 32 comme provenant de saint Paul. Épîtres sur l’hérésie arienne, Épître 1, chap. 8, p. 294

Eusèbe de Césarée (318-339/340)

De Nicée à Éphèse (325 apr. J.-C. – 431 apr. J.-C.)

Aphrahat/Aphraates (337-345 apr. J.-C.) fait référence à l’Épître aux Romains en tant qu’Écriture. Démonstrations choisies

Hégémonios (IVe siècle), citant Archélaos (262-278 apr. J.-C.), cite Romains 5, 14 comme Écriture sainte dans sa controverse avec Manès. Controverse avec Manès, chap. 29, p. 202

Philon de Carpathie (IVe siècle) fait référence à l’Épître aux Romains 10:15

Sérapion (après 362 apr. J.-C.)

Réponse de Marius à l’arien Candidus (359-362 apr. J.-C.)

Victorin de Rome (après 363 apr. J.-C.)

Athanase d’Alexandrie (367 apr. J.-C.) énumère les livres du Nouveau Testament dans sa Lettre festale n° 39, p. 552

Hilaire de Poitiers (355-367/368 apr. J.-C.) cite Romains 1, 2-4 comme étant de Paul. Dans *Sur la Trinité*, livre 7, chapitre 25, p. 129

Hilaire de Poitiers (355-367/368 apr. J.-C.) cite Romains 6, 10-11 : « Il [le bienheureux apôtre] écrit à nouveau aux Romains », dans *Sur la Trinité*, livre 9, chapitre 13, p. 159

Le *Synopsis Scripturae Sacrae* (350-370 apr. J.-C. ou Ve siècle) mentionne l’Épître de Paul aux Romains comme faisant partie du Nouveau Testament. Il cite l’intégralité de Romains 1, 1.

Le Canon de Cheltenham (= Catalogue de Mommsen) (vers 360-370 apr. J.-C.)

Tite de Bostra (avant 378 apr. J.-C.)

Éphraïm le Syrien (350-378 apr. J.-C.)

Basile de Cappadoce (357-378/379 apr. J.-C.) cite Romains 11, 36 comme étant de Paul. Sur l’Esprit, chap. 5, p. 5

Synode de Laodicée (en Phrygie) (343-381 apr. J.-C.) : le canon 60, p. 159, énumère les livres de l’Ancien Testament et du Nouveau Testament. Le canon 59, p. 158, stipule que seuls les livres canoniques de l’Ancien et du Nouveau Testament peuvent être lus à l’église.

Ambrosiaster (après 384 apr. J.-C.)

Cyrille de Jérusalem (vers 349-386 apr. J.-C.) mentionne Romains 8, 14 comme étant une épître de Paul aux Romains, Conférence 14.29, p. 102

Apollinaire de Laodicée (vers 390 apr. J.-C.)

Ambroise de Milan (370-390 apr. J.-C.) cite Romains 1, 24-25 comme étant l’œuvre de « Paul, qui, rempli de l’Esprit de Dieu ». Dans *Sur la foi chrétienne*, livre 1, chap. 16.101, p. 218.

Ambroise de Milan (370-390 apr. J.-C.) cite Romains 8, 32 comme un passage de l’Écriture. Dans *De la foi chrétienne*, livre 1, chap. 17.109, p. 219.

Grégoire de Nazianze (330-391 apr. J.-C.)

Pacien de Barcelone (342-379/392 apr. J.-C.) cite Romains 2, 4-5 comme étant de l’apôtre Paul. Dans *Sur les pénitents*, chap. 11.2, p. 84

Grégoire d’Elvira (après 392 apr. J.-C.) fait référence à Romains 7, 22 et à d’autres passages

Amphilochius (-394/397 apr. J.-C.) dans *Iambi ad Seleucum*

Grégoire de Nysse (vers 356-397 apr. J.-C.) affirme que Romains 1, 1 est de Paul dans *Contre Eunomius*, livre 2, chap. 4, p. 105, et que l’Épître aux Romains est de Paul dans *Contre Eunomius*, livre 2, chap. 9, p. 117

Didyme l’Aveugle (398 apr. J.-C.)

Diodore (398 apr. J.-C.)

Le schismatique Lucifer de Cagliari, en Sardaigne (361-vers 399 apr. J.-C.)

Le Livre syriaque des degrés (Liber Graduum) (350-400 apr. J.-C.)

Catalogue syrien de Sainte-Catherine (vers 400 apr. J.-C.)

Macaire/Siméon (IVe/Ve siècle)

Asterius d’Émèse (vers 400 apr. J.-C.)

Macaire/Siméon (IVe/Ve siècle)

Maximin de Turin (IVe/Ve siècle)

Épiphane de Salamine (360-403 apr. J.-C.)

Le pape Innocent Ier de Rome (vers 405 apr. J.-C.)

Rufin (374-406 apr. J.-C.)

Gaudentius (après 406 apr. J.-C.) fait référence à Romains8:35 et à d’autres versets

Chromace (mort en 407 apr. J.-C.)

Jean Chrysostome (392-407 apr. J.-C.) a rédigé 32 sermons sur l’Épître aux Romains.

Séverien (après 408 apr. J.-C.)

Nicétas de Remésian (361-vers 415 apr. J.-C.)

Rufin (374-406 apr. J.-C.), traduisant Origène (225-253/254 apr. J.-C.), cite Éphésiens 1, 1-4 dans l’Épître de Paul aux Romains. De Principiis, livre 2, chap. 4.2, p. 276

Orose/Hosius de Braga (414-418 apr. J.-C.)

Concile de Carthage (393-419 apr. J.-C.)

Jérôme (374-420 apr. J.-C.) cite Romains 7, 6 en disant : « comme le dit l’apôtre ». Lettres de Jérôme, lettre 69, chap. 7, p. 146

Augustin d'Hippone (388-430 apr. J.-C.) mentionne l'apôtre rédigeant l'Épître aux Romains dans *La Cité de Dieu*, livre 20, chapitre 1, p. 421

Jean Cassien, semi-pélagien (419-430 apr. J.-C.), cite les versets14:10 , 11 de l’Épître aux Romains en ces termes : « l’apôtre… s’adressant aux Romains » dans *Les Sept Livres de Jean Cassien*, livre 3, chapitre 7, p. 566

Nilus (vers 430 apr. J.-C.) fait référence à Romains 7, 12.

Marc d’Eremita (après 430 apr. J.-C.)

Le concile d’Éphèse (juin-septembre 431 apr. J.-C.) fait allusion à l’épître aux Romains.

Preuves concernant les hérétiques et les livres apocryphes

Marcion (vers 160 apr. J.-C.) fait référence à l’Épître aux Romains comme étant de Paul, selon Adamantius et Tertullien.

Tatien (vers 172 apr. J.-C.) fait allusion à Romains 1, 20 dans son « Discours de Tatien aux Grecs », chap. 4, p. 66.

L’hérétique Manès (262-278 apr. J.-C.) reconnaît comme Écriture le texte d’Archélaüs citant Romains 5, 14. « Dispute avec Manès », chap. 29, p. 202

L’hérétique manichéen Faustinus de Milevis/Milevum (après 383 apr. J.-C.)

L’hérétique Priscillien (vers 385 apr. J.-C.) fait référence à Romains 8, 11

L’hérétique donatiste Tyconius (après 390 apr. J.-C.)

Eunomius de Cyzique (vers 360-383/394 apr. J.-C.), arien radical

L'hérétique Pélage (416-418 apr. J.-C.)

L’hérétique pélagien Théodore de Mopsueste (392-423/429 apr. J.-C.)

L'hérétique pélagien Julien d'Éclane (vers 454 apr. J.-C.)

Tous ces textes sont encore disponibles aujourd’hui.

3. Les plus anciens manuscrits de l’Épître aux Romains dont nous disposons montrent qu’il existe de légères variations entre les manuscrits, mais aucune erreur d’importance théologique. Les sept manuscrits de l’Épître aux Romains datant d’avant le premier concile de Nicée (325 apr. J.-C.) citent 63,5 % de l’Épître aux Romains. Cela représente 275 versets cités sur un total de 433 versets. Consultez https://www.biblequery.org/Bible/BibleCanon/EarlyChristianNTQuotes.xlsx pour plus de détails.

p27 Romains 8:12-22, 24-27 ;8:33 - 9:3 ; 9:5-9 (IIIe siècle) L’ouvrage *The Complete Text of the Earliest New Testament Manuscripts* présente une reproduction d’une partie d’une page du p27 à la page 109.

IIIe siècle – 1968 – *Le texte du Nouveau Testament*.

p. 40 Romains 1, 24-27 ; 1, 31-2, 3 ; 3, 21-4, 8 ; (2 lettres sur 19 de 6, 2 ; 7 lettres sur 62 de 6, 3) 6, 4-5 ; (7 lettres sur 56 de 6, 15) ; 6, 16 ; 9, 17, 27 (IIIe siècle) Texte alexandrin.

IIIe siècle – 1968 – Le texte du Nouveau Testament ne mentionne pas les versets 6,2-3, 15

p46 Chester Beatty II, 100-150 apr. J.-C. Romains 5:17-6:3 ; 6:5-14 ; 8:15-25, 27-35 ; 8:37-9:32 ; 10:1-11:22 ; 11:24-33 ; 11:35-15:9 ; 15:11-16:27 , ainsi que d’autres passages des épîtres de Paul et de l’épître aux Hébreux. (233 versets de l’épître aux Romains) L’ouvrage *The Complete Text of the Earliest New Testament Manuscripts* présente une photographie d’une partie du p46 à la page 192. Il indique également aux pages 197-198 que la qualité du texte et les marques stichimétriques montrent que ce manuscrit a été rédigé par un scribe professionnel.

Première moitié du IIIe siècle – 1936 – Frederic G. Kenyon, d’après *The Complete Text of the Earliest New Testament Manuscripts*.

IIe siècle, 200 apr. J.-C. – 1935 – Ulrich Wilcken, d’après *The Complete Text of the Earliest New Testament Manuscripts*.

200 apr. J.-C. – 1968 – *The Text of the New Testament*.

81-96 apr. J.-C. – 1988 – Young Kyu Kim, d’après *The Complete Text of the Earliest New Testament Manuscripts*.

Vers 200 apr. J.-C. – 1975 – Aland et al., troisième édition.

Vers 200 apr. J.-C. - 1998 - Aland et al., quatrième édition révisée.

Du début au milieu du IIe siècle – 1999 – Le texte complet des plus anciens manuscrits du Nouveau Testament. Ce texte s’appuie en partie sur le fait que l’écriture est très similaire à celle du papyrus d’Oxyrhynque 8 (fin du Ier siècle ou début du IIe siècle) et du papyrus d’Oxyrhynque 2337 (fin du Ier siècle).

Collection de Green (début du IIIe siècle) Romains 9, 18-21 et une partie de Romains 10

p. 113 (= Papyrus d’Oxyrhynque 4498) Romains2:12 -13,20 (IIIe siècle)

Uncial 0220 (vers 300 apr. J.-C.) Romains4:23 -5:3 ; 5:8-13 (vers 300 apr. J.-C.) L’ouvrage « The Complete Text of the Earliest New Testament Manuscripts », p. 646, indique que ce manuscrit concorde avec le Vaticanus en tous points, sauf en ce qui concerne Romains 5,1. Il précise également que, bien que Romains 5,8-13 y figure également, ce passage est trop endommagé pour pouvoir être reconstitué.

Après le premier concile de Nicée (325 apr. J.-C.)

Le Vaticanus [B] 325-350 apr. J.-C.

Le Sinaitique [Si] 340-350 apr. J.-C.

p. 10 (= Papyrus d’Oxyrhynchus 209) Romains 1, 1-7 (IVe siècle). Texte alexandrin

IVe siècle – 1968 – Le texte du Nouveau Testament.

Vieux syriaque (vers 400 apr. J.-C.)

Copte bohairique [Boh] IIIe/IVe siècle

Copte fayoumite [Fay] IIIe/IVe siècle

Copte sahidique [Sah] IIIe/IVe siècle

Peshitta syriaque (443-)

Ephraemi Rescriptus (444 apr. J.-C.)

Alexandrin [A] vers 450 apr. J.-C.

Gothique [Goth] 493-555 apr. J.-C.

Rescriptus d'Éphraïm [C] Ve siècle

Arménienne [Arm] à partir du Ve siècle

Claromontanus [D] Ve/VIe siècle

Éthiopien [Eth] à partir de vers 500 apr. J.-C.

p. 26 Romains 1, 1-16, vers 600 apr. J.-C. Concordance avec le Sinaiticus et l’Alexandrinus

vers 600 apr. J.-C. – 1968 – Le texte du Nouveau Testament.

p. 61 Romains 16, 23, 25-27 ; 1 Corinthiens 1, 1-2, 4-6 ; 5, 1-3, 5-6, 9-13 ; Philippiens 3, 5-9, 12-16 ; Colossiens 1, 3-7, 9-13 ; 1 Thessaloniciens 1, 2-3 ; Tite 3, 1-5, 8-11, 14-15 ; Philémon 4-7. Vers 700 apr. J.-C.

vers 700 apr. J.-C. – 1968 – Le texte du Nouveau Testament.

Vers 700 apr. J.-C. – 1975 – Aland et al., troisième édition, et 1998 – Aland et al., quatrième édition révisée

p. 94 Romains 6, 10-13, 19-22 (Ve/VIe siècle)

p. 31 Romains 12, 3-8, VIIe siècle. Correspond au Sinaitique

VIIe siècle - 1968 - Le texte du Nouveau Testament.

Consultez www.BibleQuery.org/RomansManuscripts.html pour en savoir plus sur les manuscrits anciens de l'épître aux Romains.